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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 27 janvier 2026 218 min

🔴 Table ronde de responsables des contenus de France TV sur la stratégie éditoriale du groupe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et je je remercie l'ensemble des des dirigeants du groupe qui participent à la stratégie éditoriale d'être d'être parmi nous aujourd'hui. Alors le le la contrainte de nos auditions nous oblige à essayer de ramasser les auditions. J'ai bien conscience que vous représentez des champs du service public audiovisuel importants et très larges.

Mais nous avons souhaité cette première table ronde afin de d'avoir un aperçu de la stratégie éditoriale de France Télévision et il y aura ensuite des questions pour les uns et pour les autres. Bien conscience que les documentaires sont pas exactement la même chose que le que le cinéma et que les magazines et c'est l'occasion de pouvoir échanger avec vous et de mesurer la la diversité des programmes COF France Télévision. Euh l'organisation de la stratégie éditoriale de votre groupe est assez pyramidale puisqu'elle est principalement assurée par le comité de stratégie éditoriale qui a pour rôle de définir la feuille de route éditoriale et de valider les choix stratégiques de l'offre de programme de France Télévision sur l'ensemble des supports.

Elle repose sur une formule assez claire : informer, éduquer, divertir et rassembler. La stratégie éditoriale de France Télévision repose sur plusieurs directions dont vous êtes aujourd'hui les représentants. Alors c'est un classement qui n'est ni alphabétique ni par ordre de préférence mais enfin la direction du cinéma des fictions internationales et des jeunes adultes dirigés par Manuel Aldui.

Avant de prendre votre poste, en avril 2022, vous avez travaillé, monsieur le directeur, successivement pour Canal Plus pour Walt Disney de 2020 à 2021 avant d'être directeur du cinéma et du développement international pour la ville de Paris de 2021 à 2022. La direction des variétés des jeux et du divertissement dirigé par Alexandra Red à Miel depuis le mois de septembre 2019. Auparavant, vous allez travaillé plusieurs années pour Endemol avant de passer notamment par M6 et la Garder Studio.

La direction des magazines qui est dirigée par Florent Dumont depuis janvier 2025 après un premier poste chez France 2 puis chez UGC Sin Cine cité, vous avez été notamment directeur des antennes de France Télévision de septembre 2020 à avril 2022 puis directeur adjoint des antennes et des programmes jusqu'en janvier 2025. La direction des documentaires dirigé par Antonio Grigolini. Vous êtes entré à France Télévision il y a près de 20 ans.

Vous avez été notamment directeur des programme et social TV, directeur de France TV/ puis directeur de la programmation et de l'éditorialisation des antennes non linéaires jusqu'à la direction des documentaires que vous occupez depuis avril 2023. La direction des antennes et des programmes représentés aujourd'hui par son directeur délégué Philippe Martinetti. Nous avons déjà entendu au côté de Stéphane Silbon Gomez au mois de décembre dernier.

Je rappellerai rapidement que vous avez été notamment spécialiste en communication marketing pour la ville d'Ajacio avant d'entrer chez France 3 en septembre 2011 et que vous êtes directeur délégué des antennes et des programmes depuis le mois de décembre 2023. La direction des programmes et de la fiction dirigée par Anna Holmes, directrice des programmes et de la fiction depuis 2022. Avant d'intégrer France 3 en 2003, vous avez travaillé pour Hamster Production et JLA Production.

Depuis que vous occupez votre poste, vous avez lancé des séries aussi connues qu'un village français ou que Capitaine Marlot. La direction de France TV Studio et France TV distribution dirigée par Arnaud Leonnier après avoir occupé plusieurs je ah voilà pardon je voyais pas excusez-moi. Après avoir occupé plusieurs fonctions au sein de la Fédération des industries du cinéma et de l'audiovisuel et d'Euromédia France, vous entrez à France Télévision en 2012.

Vous dirigez France TV Studio et France TV distribution depuis septembre 2020. Enfin, la direction des publics et de la stratégie éditoriale dirigée depuis octobre 2020 par Tifen Deagonel. Vous avez débuté votre carrière chez Adis Media avant de travailler pour le groupe La Garder.

Vous intégrez France Télévision en septembre 2012 où vous avez été notamment directrice du département jeunesse pendant plus de 8 ans. Si l'on regarde l'évolution de la stratégie éditoriale de France Télévision depuis quelques années, on peut semble-t-il décéder deux grandes tendances. l'accent mis sur la jeunesse et l'accent sur le numérique.

Euh sur le premier mois, je vais aller rapidement, les études montrent que 64 % de la consomation vidéo se fait encore à la télévision linéaire en live, mais 36 % est désormais fait à la demande, une part qui ne cesse de croîre et j'imagine que vous aurez l'occasion d'y revenir. sur l'offre numérique. Elle est également mise en avant sur les différentes plateformes de de France Vision et notamment sur votre plateforme de streaming gratuit qui a aujourd'hui 36 millions de visiteurs chaque mois.

Et pour la première fois récemment, une série a davantage été visionnée sur France.tv TV que sur les postes télé proprement dit la série Rivage ainsi a ainsi été consommée à 55 % sur la plateforme et j'imagine que nous pourrons y revenir sur la dimension numérique de votre groupe, j'indiquerai simplement et vous aurez l'occasion de d'y revenir que la présidente Delphine Airnote a engagé une profonde réorganisation de France Télévision pas plus tard que la semaine dernière en souhaitant renforcer notamment les compétences digitales. Je vous propose donc de donner la parole pour 10 minutes à monsieur Dumont qui sera le porte-voie de l'ensemble des directeurs que nous directrices que nous avons le plaisir d'auditionner aujourd'hui.

J'aurai ensuite deux questions à vous poser à l'issue de cette présentation de 10 minutes et puis laisserai la parole au rapporteur. Mais avant de vous donner la parole et comme nous l'imposent les textes, je vous remercie de nous déclarer chacun et chacune tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serement de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité.

Je vais donc vous inviter chacun d'entre vous à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure on peut commencer. Je le jure. Merci beaucoup.

Je le jure. Merci. Je le jure.

Merci beaucoup. Je le jure. Merci.

Je le jure. Merci. Je le jure.

Merci. Je jure. Micro a pas suivi mais je je vois que c'est fait.

Non non mais c'est c'est bon. Je le jure. Merci.

Je Merci. Et donc je laisse la parole pour un propos liminaire de 10 minutes à monsieur Dumont qui peut donc prendre le micro. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, depuis le début de vos travaux, vous avez abordé des sujets essentiels : la gouvernance, le financement, le fonctionnement de l'audiovisuel public.

Aujourd'hui, je tiens à vous remercier de donner aux directeurs éditoriaux qui se tiennent devant vous l'occasion de nous attarder sur ce qui constituent le cœur de métier de France Télévision, les contenus, les programmes et la manière dont ils rencontrent les publics. Car lorsque les Français allument leur télévision, se rendent sur la plateforme France.tv ou regardent des extraits de nos programmes sur les réseaux sociaux, il ne voit ni une organisation, ni un budget, ni une ligne comptable.

Il voit secret d'histoire ou le monde de Jamie, fort Boyard ou 100 % logique, rendez-vous interconnu, Déracin et des ailes ou échappé Bell, Alex Hugo ou Ainsi Grand Soleil, les éditions d'information national et régional envoyé spécial téléin au coup pour les plus jeunes d'entre eux affaire conclu ou n'oubliez pas les paroles. J'arrête là les numération des rendez-vous qui structurent l'offre de France Télévision. Vous les connaissez tout comme les Français que vous représentez dont plus de 50 millions nous regardent chaque semaine.

Ces contenus font partie du quotidien des Français, de leur mémoire collective, de ces rendez-vous familiers qui accompagnent les moments de vie, les grandes émotions comme les jours ordinaires. Ce travail s'inscrit dans un cadre très clair, le cahier des charges de France Télévision. Ce texte n'est pas une contrainte abstraite, c'est un projet de société.

Il définit ce que la nation attend de son audiovisuel publique. Je le cite la société nationale de programmes France Télévision conçoit et diffuse des programmes qui répondent à des missions d'information, d'éducation, de culture, de divertissement et de cohésion sociale. Tout est dit ou presque.

Les directeurs éditoriaux que vous entendez aujourd'hui sont des professionnels de la télévision qui depuis de nombreuses années consacrent leur énergie à une mission simple à formuler mais exigeante à remplir faire se rencontrer un contenu et un public chaque jour partout en France. Car une question traverse en permanence notre travail. Si le service public ne le fait pas alors qui le fera ? qui portera des programmes commémoratifs comme ceux consacrés au 13 novembre ou à l'entrée au panthéon de Robert Badinter qui font systématiquement l'objet de soirée spécial sur nos antennes qui mettra en valeur l'authenticité de nos territoires et la richesse de notre patrimoine à travers des collections de documentaires régionaux qui fera rayonner la création française et les héros emblématiques que sont Astrid des Raphaël ou Capitaine Marlot qui enfin lancera les rencontres du papotin deè format le plus adapté dans le monde en 2025 5.

La première mission qui nous est confiée est d'informer et d'aider les Français à comprendre le monde dans lequel ils vivent. Le cahier des charges le formule sans ambiguïé. Je le cite à nouveau.

France Télévision assure une émission d'information pluraliste, honnête et indépendante, contribuant à la compréhension de l'actualité et des enjeux contemporains. L'information s'exerce aujourd'hui dans un environnement profondément fragilisé. La circulation accélérée de contenu non vérifié, la montée de la désinformation, la fatigue et la défiance à l'égard des médias constitue un défi majeur.

Je ne m'étendrai pas sur notre offre d'information car je sais qu'une audition dédiée se tiendra demain. En revanche, ce qu'il me paraît important de souligner ici, c'est la force du rendez-vous le plus souvent en direct. Ainsi, le traitement de l'actualité dépasse largement les seuls journaux télévisés.

Il se fait au travers de magazines de décryptage comme c'est dans l'air, c'est politique ou c'est ce soir ou de talkshow quotidien ou hebdomadaires comme c'est à vous ou quelle époque ? Dans ce contexte, la télévision linéaire reste centrale dans l'offre de France Télévision pour une raison précise. Sa capacité unique à rassembler massivement au même moment autour d'un même contenu.

Là où les usages sont fragmentés, nous recréons du commun. Le direct en particulier s'accompagne d'un devoir de vigilance et d'exemplarité accrue. Il donne également lieu à la diffusion de grands événements qui anime la vie de la nation.

Qu'il s'agisse des grandes commémorations nationales, cérémonie du 14 juillet, réouverture de Notre Dame de Paris, grande soirée du 31 décembre ou de grands rendez-vous sportifs, Tour de France ou jeux Olympiqu en point d'org. Ces moments sont pensés comme des temps de rassemblement, de mémoire, de partage collectif. Là encore, le service public joue un rôle que nul autre acteur ne peut assumer avec la même constance.

Comprendre le monde dans lequel nous vivons suppose enfin de s'inscrire dans le temps long. C'est le rôle essentiel du documentaire et des grands formats de connaissance. Comprendre ne se limite pas à l'actualité immédiate.

Cela passe par l'histoire, les sciences, la culture, la géopolitique, la société, la littérature, les grands procès de Barbie, Papon et Touvier dans la série documentaire Crime contre l'humanité, le choix de Sonia le 13 novembre, les rendez-vous hebdomadaires sciences grand format ou le monde en face qui propose des documentaires sur les grands enjeux internationaux. La Grande Libra Magazine littéraire diffusé chaque semaine en première partie de soirée. Ces programmes emblématiques offrent des clés de lecture durable, accessible et exigeante.

C'est aussi la mission de Lumini, notre offre éducative, numérique, gratuite qui aide les élèves de la maternelle à la terminale non seulement à réviser leur cours, mais aussi à s'éveiller au monde et à développer leur esprit critique et leur culture générale. La deuxième mission qui nous est confiée est de divertir et d'accompagner les Français au quotidien et sur tous les supports. La création constitue l'un des piliers les plus visibles et les plus attendus de l'action du service audiovisuel public.

Elle fait appel aux imaginaires, raconte des histoires, propose des récits dans lesquels les Français peuvent se reconnaître, réfléchir, rêver. De fait, alors que les plateformes américaines ont envahi le marché national, France Télévision est le premier éditeur de fiction française qui en mêlant héros populaires et audace créatives a su rassembler et surprendre de la collection des meurtras encréés dans nos régions à la série événement des vivants qui retracent le parcours de survivants du 13 novembre de l'adaptation de la peste de Camu à la série fantastique Anaon bientôt diffusée sur nos antennes. La fiction renouvelle les écritures, met avant le patrimoine historique et littéraire et s'inscrit en résonance avec les évolutions de la société contemporaine.

Le cinéma constitue également une contribution essentielle du service public à la diversité des récits, à la liberté de création et au rayonnement de la culture française. Ces dernières années, cet engagement s'est traduit par le soutien à des films qui ont rencontré à la fois le public et la reconnaissance critique. Anatomie d'une chute, palme d'or à canne et multirépensé à l'international.

Le règne animal salué pour son ambition artistique et son succès public ou encore je verrai toujours vos visages qui a profondément touché les spectateurs illustre la diversité des œuvres soutenues par France Télévision. Cette ambition s'exprime aussi dans l'animation avec des œuvres exigeantes et singulières capables de toucher tous les publics. Des films comme Arco ou Amélie et la métaphysique des tubes tous deux nommés aux Oscars 2026 illustrent cette capacité du service public à accompagner une animation française créative. audacieuse et reconnue à l'international.

Elle s'exprime aussi très fortement dans le spectacle vivant du registre classique aux formes les plus contemporaines. France Télévision donne accès au plus grand nombre à des événements culturels majeurs, des victoires de la musique aux grandes soirées de musique contemporaine du concert de GIMS aux captations de l'opéra de Paris. Enfin, le service public porte fièrement une émission d'accompagnement des Français dans leur quotidien.

Que ce soit grâce à son offre de jeu, véritable porte d'entrée vers la culture pour de nombreux téléspectateurs, du fauteuil de tout le monde veut prendre sa place à la gymnastique intellectuelle de Slam de création originale française. Que ce soit au travers de témoignages inspirants d'anonymes sur le plateau de Saence aujourd'hui ou de personnalité dans le grenier d'un dimanche à la campagne ou de réponse aux questions que se posent les Français sur leur santé physique ou mentale dans le magazine de la santé dans B et Bien ou sur la famille et la parentalité dans les maternels. Ces programmes offrent des repères, de l'écoute, de l'utilité concrète.

Il donnent la parole au français de tous horizons. Il permettent de s'identifier, de se comprendre, de dialoguer. Dans une société de plus en plus fragmentée, il joue un rôle essentiel : créer du lien, favoriser l'écoute mutuelle et rappeler ce qui rassemble.

Car oui, c'est bien cela la mission du service public. Être présent dans les grands moments comme dans les moments ordinaires. Divertir sans détourner du réel.

Accompagner et s'adresser à tous les Français. Continuer à rassembler là où les modes de consommation contemporain poussent à la dispersion. Je voudrais terminer, si vous me le permettez, sur une note plus personnelle.

Issue d'un milieu populaire en zone rurale, j'ai eu la chance de grandir entouré de personnes qui m'ont inculqué deux valeurs cardinales. L'importance de l'éducation et la nécessité de l'accès à la culture pour tous. La télévision publique a été pour moi une source d'ouverture sur le monde et un vecteur d'émancipation.

De mon premier stage étudiant au sein de la direction des études de France 2 il y a 25 ans aux responsabilités éditoriales et managériales qui sont les miennes aujourd'hui, j'ai toujours eu à cœur de défendre un audiovisuel public à la fois puissant et exigeant, populaire et de qualité, créatif et scrupuleusement respectueux de son cahier des charges. Ce parcours, c'est un parcours parmi ceux des huit professionnels qui sont devant vous aujourd'hui. Ce parcours, c'est un parcours parmi ceux des collaborateurs et collaboratrices qui forment nos équipes, tous différents, tous singuliers, mais avec un dénominateur commun, un sens aigu de notre responsabilité dans l'exercice de nos missions et un attachement viscéral aux valeurs du service public.

Je vous remercie. Merci beaucoup. euh même pas épuisé les 10 minutes et merci de vous être fait l'écho euh des euh h directions que vous représentez.

Comme vous auriez pu prendre un peu plus de temps, j'aurai quelques questions liminaires, je vais profiter du temps de parole que vous n'avez pas utilisé puis je donnerai ensuite la parole au rapporteur. J'aurai trois questions peut-être pour commencer avant de céder la parole au rapporteur. La première c'est que Delphine Arnold, je l'ai dit a annoncé après son audition dans cette commission d'enquête. sans doute la plus grande réforme survenue à France Télévision depuis plus de de 20 ans et a indiqué vouloir engager France Télévision autour d'un modèle streaming first. pas très français mais enfin bon de mettre l'accent sur le sur le streaming.

Je voulais voir dans quelle manière ça percutait la manière dont vous pensiez vos contenus, vos offres, vos programmes. Ça c'est la première question, cette transformation numérique annoncée par Delphini Not. La deuxième, c'est peut-être sur votre la stratégie que vous menez à la tête de la direction des documentaires.

Il y avait eu une une éviction qui avait fait beaucoup parler parler d'elle il y a quelques mois, quelques années. C'était le le remplacement de madame Catherine Alvarez qui a été licencié en mars 2023, qui avait suscité des interrogations et et les mois dans le milieu de la la production. Et il avait été dit à l'époque, mais je parle sous réserve de ce qu'on a pu lire ici ou là dans la presse, qu'on aurait pu lui reprocher notamment de faire appel à des producteurs indépendants, à trop de producteurs indépendants là où peut-être que la direction a préféré des recours soit à des productions internes ou à des animateurs des animateurs producteurs maison ou alors à des agences de presse plus large.

Ma question, elle va au-delà de ce choix de ce choix de de personne. c'est finalement quelle stratégie vous avez instauré depuis depuis votre arrivée. En quoi elle en quoi elle est elle est différente de celle qui avait été mise en place auparavant ?

Et puis ma troisème question et c'est une question d'actualité mais comme elle a suscité beaucoup des mois parmi les responsables politiques de tous les bords et des Français, je vais vous la poser directement, c'est le choix qui a été fait par la direction de de France Télévision il y a quelques semaines d'interdire aux équipes des émissions de C'est à vous et de ce soir de recevoir des invités politiques euh qu'il s'agisse de ministres, de parlementaires ou d'élus euh parce que euh l'ARCOM aurait mis en garde France Télévision sur le non respect des temps de parole ou du pluralisme politique dans ces émissions. Et là, je parle à titre personnel, ça m'apparaît une décision un peu funeste étant entendu que le service public audiovisuel a toujours à l'occasion des grands rendez-vous démocratiques permis de donner la parole aux responsables politiques quel que soit leur port. On sait le rôle de France 3 au moment des élections législatives qui organise des débats partout en France.

Et donc c'est c'est on est assez surpris de cette décision si elle est confirmée, si vous nous la confirmez déjà qu'effectivement les responsables politiques ne sont plus euh ne sont plus invités dans ces deux émissions importantes du débat public. Euh et ça traduirait l'incapacité finalement de faire respecter le pluralisme. Et je m'appuie là sur une déclaration qui nous a tous surpris ici là encore quel que soit nos bords.

C'était un syndicat de votre maison. Mais mais j'aimerais votre avis, je fais pas le porte-voie, je vous dis ce qu'il a été dit ici pour que vous puissiez aussi y répondre, que finalement le fait de euh faire appel à des producteurs euh sur des émissions qui qui doivent garantir le pluralisme politique, en l'occurrence des émissions qui traitent de la politique ne permettait pas toujours de garantir le respect du pluralisme. Pour être plus clair, ce qui nous était expliqué, c'est que le fait de confier ces émissions à des producteurs ne permettait pas pour la direction de France Télévision de garantir le respect du pluralisme.

Et quand on voit ce que l'ARCOM vous a indiqué et le choix qui vient qui a été fait que vous nous confirmerez de suspendre les invités politiques au motif qu'on serait pas capable de garantir le pluralisme, c'est vrai que ça ça peut interroger la représentation nationale et des Français. Voilà, question d'actualité. Donc je il me semblait je pouvais pas vous la poser, ça me paraissait essentiel dans notre discussion.

Voilà, mais il y aura plein d'autres sujets sur le cinéma, sur les séries, sur les documentaires, sur les fictions. Je pense que le rapporteur a beaucoup de questions. Je vous laisse peut-être répondre à ces trois questions et ensuite je vous passe la parole.

Euh vous je vous remercie pour la monsieur le président pour la question que vous avez posé concernant l'organisation de France Télévision et l'évolution envisagée. Cette évolution s'inscrit pleinement dans le projet de Delphine Ernote Kinci. Elle est aussi dans la continuité des mouvements qui ont été réalisés chez France Télévision au cours des 5 dernières années puisque nous avons réalisé une une évolution très importante de notre offre, un basculement même des chaînes traditionnelles France 2, France 3, France 4 et France 5 et France info vers deux plateformes France.tv TV euh et France Info qui sont devenues nos antennes principales.

Euh et pour une simple et bonne raison que il nous semble nous avons la conviction que pour continuer et assurer la pérennité du service public, nous avons besoin de nous adapter à l'évolution des usages de nos publics. Quelques chiffres pour remettre ces ces évolutions en perspective. Aujourd'hui, un français âgé de 4 ans et plus selon les chiffres de médiamétrie consomme 4h14 euh de vidéo chaque jour.

Euh et 61 % de cette consommation continue à se faire sur la télévision en live. Les 39 % restants se font désormais dans des offres à la demande, qu'il s'agisse d'offres de vidéos en ligne sur les réseaux sociaux ou des sur des plateformes vidéos comme YouTube ou euh de plateformes de SVOD ou de bivod à hauteur de 15 %. Euh la tendance, elle est que la consommation à la demande euh progresse de façon inexorable.

Elle a gagné 3 points en 1 an puisque c'était moins de 60 moins de c'était 36 % en 2024. Euh là, je vous donne la consommation chez l'ensemble des publics de plus de 4 ans. Si on regarde sur les moins de 50 ans, la consommation à la demande représente désormais plus de la moitié de leur consommation.

Et je ne parle pas des jeunes adultes pour lequel la consommation en live représente désormais moins de 20 % de leur temps de consommation de vidéo. L'essentiel de ce temps de consommation se faisant sur les offres de vidéos en ligne euh que ce soit sur des plateformes comme YouTube ou sur les réseaux sociaux, les plateformes de Bivod et de Svod restant assez minoritaires dans la consommation des moins de 25 ans. Évidemment, dans dans ce contexte, il nous semble indispensable d'adapter nos offres à la fois en terme de distribution pour être pr que l'ensemble de nos offres soient présent sur notre plateforme France.tv TV qui est distribué sur l'ensemble des environnements sur lesquels les publics peuvent être amenés à consommer des programmes, que ce soit les écrans de télévision, mais aussi les écrans de mobile, les ordinateurs ou les tablettes.

Et par ailleurs, ça nous oblige aussi à repenser nos contenus et c'est sans doute là le cœur du sujet qui concerne la nouvelle organisation, affronter ces défis à venir et on sait qu'avec l'apparition et la prise en main par les publics très rapide des outils d'intelligence artificielle générative, les changements vont être très importants. que il s'agit vraiment de poser les bases qui peuvent assurer la pérennité de l'audiovisuel public. Euh les questions qui sont posées euh c'est évidemment l'avèement de l'intelligence artificielle générative qui est d'ors et déjà utilisé par les publics.

On sait que les outils tels que Chat GPT sont désormais font désormais partie du quotidien des publics, notamment des plus jeunes euh et euh figure également dans les moyens de production utilisés par euh euh l'ensemble des producteurs avec lesquels euh travaille France Télévision. Euh ce monde du à la demande, c'est aussi un monde de la fragmentation des audiences euh d'une difficulté quand même assez sensible à rassembler les publics, même s'il existe toujours des occasions de rassemblement. Les Jeux Olympiques à Paris en 2024 ont montré que c'était possible et que la télévision pouvait être le lieu de ce rassemblement.

Mais euh il y a aussi des consommations beaucoup plus affinitaires euh qui se font sur des programmes, sur un créateur de contenu sur sur YouTube qui a la capacité à fédérer une partie du public mais une partie seulement. Donc euh c'est une vraie question pour le service public de savoir comment on peut concilier euh la volonté euh de rassembler le public, les exigences de qualité que nous avons et ces logiques de plus en plus euh affinitaires. Et par ailleurs, cette question elle ces évolutions des usages nous posent aussi la question de comment nous modernisons nos contenus et comment nous répondons à ces besoins avec six objectifs forts de renforcer la place de l'information de service public sur l'ensemble des points de contact puisqu'on sait que désormais les réseaux sociaux sont le premier lieu de consommation de l'information pour les jeunes publics.

Donc il faut que nous soyons présents avec l'information de qualité produite par le service public dans ces environnements. Il faut aussi que dans l'organisation de France Télévision, nous avions une direction du numérique qui gérait notamment les produits France.tv et France Info et qui avait les expertises spécifiques au numérique.

Il nous semble qu'il est temps aujourd'hui que ces expertises noériques soient au plus près de l'ensemble des métiers de France Télévision. C'est un des objets fondamentaux de cette nouvelle organisation. Euh et dans ce cas, nous avons décidé de réunir l'expertise technologique à la fois de la diffusion linéaire et de la euh construction des de nos plateformes propriétaires dans une seule direction.

Euh et par ailleurs, il s'agit pour les unités de programme plus spécifiquement de penser des nouveaux contenus. Nous avons bien vu avec le succès de la plateforme France.tv dont je rappelle qu'elle est la première plateforme de vidéo gratuite à la demande en France avec euh plus de 39 millions de visiteurs uniques par mois en moyenne en 2025.

Le succès de cette plateforme s'est construit autour du succès de la fiction et de notre capacité à diversifier l'offre de fiction. Euh si vous regardez 10 ans en arrière, euh l'essentiel de l'offre de la fiction euh à la télévision, c'était euh euh quelques séries et des unitaire de 90 minutes. Aujourd'hui, dans l'offre de France Télévision, nous proposons des mini séries de fiction feuillonnante, ce qui était un cauchemar de programmateur sur une antenne linéaire est devenu une vraie proposition éditoriale différente qui permet aussi de diversifier les arènes et les univers que nous proposons à nos publics. vous l'avez cité dans votre introduction sur ce genre de miniéréfeuille de Nantes, on a une part de consommation à la demande qui dépasse la moitié des contacts avec ces séries.

Et évidemment, nous devons répondre également aux enjeux de quels sont les contenus de service public qu'on peut offrir sur les réseaux sociaux et sur les plateformes comme YouTube, mais dans quel cadre de partenariat on peut travailler avec eux. Merci. C'est vrai que j'ai ouvert un champ très large et merci d'avoir présenté.

Voilà. aussi succèsement possible, c'est cette dang peut-être une réponse plus rapide sur les documentaires, peut-être sur à la fois ce le choix de se séparer de cette professionnelle documentaire et la stratégie que vous admettz en œuvre aujourd'hui et puis après voilà et puis je donne la parole au rapporteur. Merci monsieur le président.

Euh effectivement depuis près de 3 ans, j'ai l'honneur et la chance de diriger l'équipe de l'unité documentaire de France Télévision. Euh un point seulement euh l'offre de documentaire de France Télévision est structurante pour nos antennes, pour nos missions et pour nos publics. Elle est riche, elle est extrêmement variée.

Euh nous finançons et nous diffusons plus de 1000 films tous les ans en lien avec plus de 360 producteurs différents. C'est pour le moment l'offre la plus riche d'Europe et l'obéi là aussi l'enjeu clé des missions à l'article 12 de notre cahier des charg qui mentionne explicitement la primauté de France Télévision de le documentaire et qui va jusqu'à mentionner l'écart par rapport au privés. Donc nous tenons ce rôle en finançant plus de 50 % du document des documentaires produits en France et en audiovisuel.

Et un point seulement ce n'est pas qu'une obligation bien évidemment c'est pour nous une très grande fierté. C'est la fierté de proposer cette variété inégalée de documentaire dans toutes les thématiques, dans toutes les voilures du documentaire d'auteur à la grande série de première partie de soirée en histoire, en culture, en jeu politique, en science, c'est une variété, une diversité inégalée. Fierté de proposer, je cite quelques exemples, le choix de Sonia il y a quelques mois ou des séries comme pas juste parce que qu'on calme les choses.

Moi, je vous ai proposé de parler chacun 3 minutes pour présenter vos directions et mais pour vous m'avez vous avez choisi de de d'avoir un porte-voie. Je vais vous laisser terminer, je veux pas être désagréable, mais si finalement euh vous souhaitez tout ce que je peux comprendre présenter vos missions, c'est normal, vous êtes là devant nous. On aurait pu choisir aussi un autre format.

Donc je vous propose de de terminer juste répond là. Voilà, avançons en avance les questions, vous aurez l'occasion de de mais je comprends parce que voilà, chacun avait préparé aussi la présentation de vos de vos voilà moi je je respecte le choix qui a été fait par France Vision. Je le dis parce que on a proposé aussi que vous puissiez chacun vous exprimer de manière assez succinte.

C'est pas le choix qui a été fait et vous avez monsieur Dumont présenté largement. Je vous laisse terminer mais essayons après de suite passer au jeu des questions réponses. C'est aussi ça les fonctionnement de cette commission d'enquête.

Là où je voulaisir, c'est euh sur le rôle central de France Télévision pour le documentaire euh français, pour la filière du documentaire qui est une partie essentielle de l'édifice de l'exception culturelle. Donc bien évidemment, les personnes qui qui qui animent cette filière sont extrêmement attentives aux évolutions, notamment aux évolutions à France Télévision qui est né qui qui est, je disais en quelque sorte le le poumon de la filière documentaire. Donc effectivement au printemps 2023, au moment de ma nomination, des craintes ont été exprimé.

Il y a eu l'apparution de quelques articles de la presse également. Les craintes portaient essentiellement sur la dénaturation de l'offre, sur le poids de la production indépendante et une forme de crainte d'instion d'instion d'inattention pardon par rapport au documentaires de création. Voilà, c'était ça.

Les inquiétudes étaient là. Donc tout d'abord, très simplement, immédiatement après ma nomination, j'ai été rencontré les principaux acteurs du documentaire français, les syndicat de producteurs, les sociétés d'auteurs. Il était absolument essentiel et l'est toujours de fonctionner à un confiance avec l'écosystème.

Ces échanges ont permis d'enstaurer une confiance dans les échanges qui qui perdurent, qui est toujours là, qui perdure depuis et qui perdure y compris aujourd'hui dans un moment compliqué pour la filière pour l'ensemble du secteur. Donc non seulement je pense pouvoir dire sereinement que nous avons repris des échanges en confiance mais qui plusaient les fait depuis sont venus quelque part démentir ces ces craintes. Déjà dans dans ce qui concerne la part de la production indépendante de le financement de l'offre, elle reste très majoritairement dominante. cela n'a pas n'a pas changé la part de documentaire aidé aidé par le CNC, donc le documentaire de création également, elle n'a pas elle n'a pas évolué.

Je crois que l'année dernière, elle a même euh évolué à la à la hausse. Donc nous continuons de proposer les documentaires de création. Nous continuons de travailler avec des des producteurs indépendants, des auteurs, des auteurs, des réalisateurs euh dans une très très grande variété de formats d'écriture, de proposition.

Nous avons depuis lors le le mouvement que Tifen de Regnel décrivait tout à l'heure. C'estàd depuis depuis le printemps 2023, nous avons accéléré sur une série de chantiers éditoriaux qui concernent essentiellement la capacité de nos documentaires à à vivre, à rayonner, à rencontrer leur public dans un environnement qui qui n'est pas réellement natif pour la télévision linéaire dans les dans les plateformes. Qu'est-ce que cela veut dire concrètement ?

Tout d'abord, je me permets de alors je vais juste prer la question parce que on avance, je suis désolé mais il y a d'autres questions. Ma question, elle portait sur le J'ai pas compris en fait la réponse pour être clair mais j'ai peut-être voilà j'ai euh qu'est-ce que le changement de personne vous a permis de faire ? En fait, c'est la question.

Est-ce qu'il faut tout ce que vous dites, je le comprendsement, moi je suis pas là pour juger d'un d'un choix de personne. C'est pas ça ma je considère que c'est pas le lieu de la commission d'enquête. En revanche, ce que j'essaie de comprendre, c'est qu'est-ce que le fait d'avoir remplacé cette personne qui est ensuite allé travailler chez un producteur avec lequel France Télévision travaille vous a permis de faire ?

Pourquoi il fallait voilà, c'est une question juste pour essayer de comprendre parce que je le dis parce que ça suscité beaucoup d'interrogation en peut-être assez rapidement puis ensuite je donnerai. Je comprends, je je peux vous répondre sur nos chantiers éditoriaux, nos missions. Est-ce que nous avons euh injecté en terme de variété éditoriale depuis ?

Euh un un point qui me paraît important, l'accélération euh sur de la de la performance de la performance des documentaires sur France.tv et là nous avons enregistré plus 30 % sur France.tv l'année dernière.

Cela va de père avec des chantiers éditoriaux que nous menons sur nous avons multiplié par deux par exemple le nombre de séries documentaires. Nous avons ouvert des territoires des territoires éditoriaux qui qui restaient à à explorer euh avec des séries arènes sportives, des documentaires d'anticipation. Euh nous avons proposé euh la première série documentaire à destination des enfants aussi.

C'était un public auquel le documentaire ne s'adressait pas directement. Il y a il y a beaucoup de documentaires sur les enfants, bien sûr, certains euh magnifiques, très peu voir aucun documentaire à destination directement des enfants. Ce sont autant de chantiers.

Je tiens à préciser que nous avons mené avec l'équipe avec l'équipe de l'unité documentaire qui est une équipe formidable, connue et reconnue en France, à l'international. Donc c'est c'est avec cette équipe que nous travaillons tous les jours et bien évidemment avec la filière. Merci.

Je vous ai posé cette question parce que ça interroge les Français quand vous avez des responsables documentaires qui sont licenciés par Fran Vision qui ensuite vont travailler chez un producteur qui continue de travailler franement. C'est que ça pose question. Je sais que le rapporteur il reviendra parce que c'est un sujet qu'il explore dans sa dans son rapport.

Donc voilà, on a l'occasion de dire j'explique pourquoi j'ai posé la question. C'està-dire que cette personne-là encore une fois je juge pas le choix qui a été fait par France Télévision. Ce qui pose question c'est comment ensuite ces personnes vont généralement travailler chez les producteurs avec lesquels travaillent France Télévision.

C'est ces retours qu'on interroge mais comme c'est un sujet que le rapporteur traite dans sa commission dans son rapport, je laisserai vous poser la question vers précis s'il souhaite y revenir. Juste peut-être que rapide sur les invités politiques, l'arrêt des invités politiques et et le pluralisme politique. Voilà, je vous laisse monsieur le président.

Je vous remercie pour cette question. Euh j'ai vu effectivement, monsieur, votre micro, j'ai j'ai pu voir effectivement des articles dans la presse ces derniers jours à ce sujet. Donc je suis ravi de pouvoir euh devant la commission venir euh présenter ce point important.

Euh nous sommes évidemment extrêmement attachés au pluralisme politique. Euh c'est la loi de 1986 qui nous le demande. C'est notre article 35 du cahier des charges qui euh l'organise.

Euh et évidemment les temps de parole politiques sont un enjeu majeur qui fait qui font l'objet d'échanges très réguliers avec les équipes de France Télévision, le secrétariat général, la direction de la déontologie et du pluralisme avec l'ARCOM. Euh ce premier trimestre 2026 est un trimestre très particulier puisque euh les 15 mars et 22 mars prochain auront lieu des élections municipales. Lors des élections municipales, ce n'est pas un des comptes que l'on doit piloter mais trois.

C'est le pilotage que nous demande l'ARCOM, c'est-à-dire qu'il y a un décomte, je dirais traditionnel, du temps de parole national, du temps de parole politique national comme n'importe quel trimestre. Et puis il y a lorsque s'ouvre euh la période de communication officielle sur la campagne donc ou qui s'ouvrira ce lundi 2 février euh sur recommandation de l'ERCOM, cette période de couverture de la campagne, donc une une période allant du 2 février au 15 mars et pour le premier tour et puis une autre période allant du 16 au 22 mars pour le second tour. Là, il y a deux nouveaux décomtes qui s'ouvrent. un décomte national lorsque l'on parle des municipales en général et puis des décomtes par circonscription lorsqu'on ouvre une circonscription et donc l'on doit donner une équité de temps de parole à différents candidats de la circonscription concerné euh comment comme on fait les lois on est au courant de de voilà vous avez raison de le rappeler vous avez raison de rappel important de rapp parce que dans ce contexte nous avons pris la décision de demander aux productions des magasin magazine de France 5 de ne pas recevoir en ce début d'année de de personnel politique de de personnes exprimant un temps de parole politique.

Alors, je vais peut-être vous surprendre mais c'est pas la première fois que ça arrive. Au premier trimestre 2020, la même mesure avait été appliquée expressément et elle avait été levée le 16 mars 2020. Pourquoi ? parce que c'était le confinement et là pour le coup la situation étant évidemment extrêmement différente de ce qui était prévu et les élections municipales reportées là à partir du 17 mars 2020 sur le plateau de C à vousou notamment on avait retrouvé des invités politiques mais entre janvier février et la mi-mars 2020 pour les mêmes raisons, il n'y avait pas eu d'invités politiques sur les plateaux de de France 5.

Euh nous sommes en train d'élaborer et nous en parlerons avec les producteurs le cadre qui sera celui de la campagne qui va s'ouvrir à partir du 2 février pour voir comment on fait bouger ces lignes. C'est en fait sur ce mois de janvier, nous avons adopté un principe de précaution sur le temps de parole nationale qui lui démarrait dès janvier pour pouvoir nous concentrer sur le traitement des municipales à partir de début février. Donc pour bien comprendre après ça le rapporteur c'est une mesure c'est pas ce qu'on m'a dit moi donc soyez précis parce qu'ussi vous avez prêté ça mam me dit que l'ARCOM vous a mise en garde parce que France Télévision ne respectait pas sur France 5 le pluralisme politique.

Là vous nous expliquez que c'est une mesure préventive parce que les décomtes des temps de parole sont pas faciles à mettre en œuvre et que donc par prévention vous prenez cette décision. Je juste et ensuite je donne la parole. Euh est-ce que c'est par rapport à à des échanges que vous avez avec Larcom vous avez pris cette décision parce que le pluralisme politique sur France 5 dans ces deux émissions n'était pas totalement respecté ou est-ce que c'est préventif ?

Non. Alors, c'est pour ça que je redis que au premier trimestre 2020, qui était déjà un trimestre d'élection municipale, cette décision avait déjà été prise. Et donc, pour bien pouvoir traiter ces élections municipales, nous avons pris cette décision pour les magazines de France 5.

C'est dire qu'il y aura pas d'invité politique jusqu'à la fin des élections municipales. Non, jusqu'à l'ouverture de la campagne des municipales, c'est-à-dire lundi prochain, lundi 2 février et ensuite ça reprendra pour être dans les dans les deux décomtes de campagne municipale, nationale et potentiel circonstru. Oui, très rapide.

Monsieur monsieur le président, vous posez la question, une question essentielle, celle qui anime nos discussions et nos échanges dans cette commission, c'est la question du pluralisme. Évidemment, Florent Dumont l'a dit, c'est notre responsabilité, je dirais même plus et j'irai plus loin, c'est l'éthique de la responsabilité de Wali Safutuna à Limoge de Strasbourg à nos bureaux de Washington. Nous sommes le premier producteur d'information en France.

Vous avez évoqué, monsieur le président, la séquence des municipales qui s'ouvrent et vous avez posé la question du dispositif notamment des municipales. Vous le savez, j'ai eu l'occasion de le dire lors d'une précédente audition, nous sommes engagés avec toutes les équipes dans une ambition, dans une exigence même de décentralisation et je dirais même plus de déconcentration. Nous avons confié le pilotage de l'information de France 3 à aux 24 rédactions régionales lors de la séquence des municipales qui arrivent qui approchent.

Nous allons proposer une centaine de débats sur les antennes régionales. Autant d'invités politiques. Nous allons euh proposer à peu près 180 duplexes le soir des élections.

Donc vous voyez c'est ma question j'ai bien compris et ma question simple maintenant c'est le rapporteur qui va avoir la parole. Ma question était de savoir est-ce que c'était par rapport à la décision de l'ARCOM qui considérait que sur France 5 dans ces deux magazines le pluraliste pas respecté c'est oui ou non. Je sais que c'est un peu binaire mais en même temps c'est une question simple c'est est-ce que l'ARCOM a considéré que sur ces deux émissions, sur ces deux magazines, le pluralisme était pas respecté et donc par mesure préventives, il y a le choix qui a été fait pendant une période de quelques semaines de pas inviter d'invités politiques.

Juste oui juste juste voilà. et l'ambition de faire porter par les antennes régionales la séquence des municipales. Monsieur rapporteur, allez-y.

Merci monsieur le président. Bon, on a une une audition qui est contrainte. Je vous remercie en tout cas de de venir participer à cette audition.

Moi, j'ai beaucoup de questions à vous poser. On n pas beaucoup de temps. Il y a déjà à peu près 50 minutes qui ont été consacrées au propos liminaires et aux premières questions.

Il y en a une toute première sur la stratégie éditoriale qui est quand même le cœur de notre audition aujourd'hui. L'indicateur clé pour juger de la performance de vos équipes, de vos directions et de France Télévision, c'est celle où vous en conviendrez, l'audience. Concernant les audiences, il y a un chiffre clé, le plus important, c'est celui de la part d'audience où France Télévision semble plafonner notamment en 2025 à 29,4 % en recul par rapport à l'année précédente.

Là où les concurrents, notamment les chaînes privées concurrentes comme TF1, M6 et Canal Plus sont elles en progression. Si on compare vos résultats d'audience par rapport au budget et à l'argent public qui vous êtes accordé, je pense qu'on peut dire que vous avez peu ou pro les mêmes audiences que le groupe TF1. Mais pourtant votre budget de grille est deux fois plus élevé.

Vous avez deux fois plus de salariés que le groupe TF1. France Tévision compte plus de ou près de 9000 salariés. Vous avez pas de publicité. vous n'avez pas de publicité après 20h et vous disposez en plus de quatre chaînes sur les neuf premiers numéros.

TF1 pour le coup n'a qu'une seule chaîne. Quand on regarde aussi par rapport à vos concurrents européens et bien on voit qu'en Italie la raille avoisine les 40 % d'audience quand vous en êtes, je le rappelle à 29 % et en Allemagne on est à près de 50 % de part d'audience. Donc ma question et c'est une toute première question, elle est assez simple.

Euh comment pouvez-vous justifier avec plus de 2 milliards d'euros d'argent public qui vous est accordé de faire à peu près les mêmes résultats que certaines chaînes privées commercial, des résultats inférieurs à celui de chaînes publiques euh européenne alors que pourtant les montants à loués sont bien supérieurs. Qui veut répondre à cette commencer la réponse ? concernant les indicateurs que nous utilisons, effectivement la part d'audience reste un indicateur important.

Vous l'avez mentionné monsieur le rapporteur, on on a bien terminé l'année 2025 à 29,4 % de part d'audience. On était à 29,8 % de part d'audience euh sur l'année 2024 mais qui était une année à caractère assez exceptionnel compte tenu de la tenue en France des Jeux Olympiques et paralympiques qui avait largement contribué à faire augmenter les performances de France Télévision et avec 29,4 % de part d'audience, nous nous retrouvons au même niveau qu'en 2022. Donc, il nous semble qu'on peut pas parler d'un recul de la de la part d'Anience de France Télévision et avec cette performance, ça nous place en position de premiers médias en France.

Euh les comparaisons avec euh les acteurs internationaux seront toujours euh assez compliquées à mener puisque en France, on a euh une situation particulière où la première chaîne audiovisuelle du marché a été privatisée, euh ce qui n'est pas le cas euh dans les pays euh que vous avez mentionné, que ce soit l'Italie ou l'Angleterre. Euh euh mais après je je pense qu'il est important de préciser que nos objectifs concerne au moins autant la couverture que la part d'onnance. Et ce qui nous importe le plus aujourd'hui, notamment dans cet environnement où les usages évoluent beaucoup, c'est le nombre de gens euh que nous touchons euh que nous touchons euh chaque mois ou chaque semaine.

Euh donc chaque semaine, France Télévision rassemble 80 % des Français qui viennent au moins une fois regarder nos contenus. Et chaque semaine, si on regarde des publics un peu plus éloignés de la télévision comme les 15 24 ans, c'est 71 %. euh de ce public qui vient regarder au moins un moment un programme de France Télévision.

Et d'ailleurs sur la question de l'âge moyen que vous avez qui a été déjà mentionné dans le cadre de ces auditions, euh il nous semble important de calculer plutôt l'âge moyen sur l'indicateur de couverture. C'est la manière d'ailleurs dans l'ensemble des autres médias, que ce soit les médias numériques ou la radio calcule leur âge moyen. C'est sur le nombre de gens qui ont venus qui ont eu un contact avec le média.

Donc l'âge moyen de la télévision, c'est 46 ans. L'âge moyen de France Télévision, c'est 49 ans. Quand son principal concurrent TF1 est à 47 ans d'âge moyen si on le calcule sur la couverture hebdomadaire.

Par ailleurs, pour compléter sur la comparaison avec l'international, le budget si on prend notamment l'audiovisuel public allemand est trois fois supérieur deux fois deux fois supérieur pardon au budget français. Et par ailleurs, je tiens à rappeler que dans le budget de France Télévision, il y a des missions qui n'incombent pas à nos principaux concurrents privés. la mission de la présence de France Télévision en région avec un réseau régional qui représente une part importante des salariés de France Télévision et un réseau ultramarin qui est présent dans neuf territoires d'outremer qui d'ailleurs réseau ultramarin qui ne figure pas dans les audiences que j'ai mentionné puisque l'audience de médiamétrie ne mesure que l'audience en métropole et en Corse.

Merci pour ces éléments de précision, monsieur le rapporteur. Oui, mais je vous remercie madame pour votre réponse. Peut-être pour rebondir sur votre réponse, vous évoquez un indicateur d'audience que j'ai entendu d'ailleurs de la part de de madame Ernut que vous appelez donc le le rich, c'est-à-dire donc vous expliquer 80 % des Français regardent nos contenus.

Mais en fait, cet indicateur, quand on le regarde, ce qu'on appelle le taux de couverture, c'est euh des personnes qui pendant 10 secondes au cours du mois passé ont regardé euh vos contenus. Donc est-ce que vous pensez vraiment que cet indicateur dont se prévaut madame Airnote euh régulièrement est le bon indicateur de mesure d'audience ? Alors que pour moi l'indicateur clé, c'est la part d'audience et vous êtes à peu près au même niveau que TF1.

Et encore une fois euh vos budgets, vous évoquez les budgets sur l'outre mer et sur les réseaux euh locaux. Euh quand on les enlève, votre budget grille est toujours supérieur à celui de TF1. Le nombre d'employés est toujours deux fois supérieur à celui de TF1.

Vous avez pas de publicité après 20h, vous disposez de quatre chaînes parmi les neuf premiers numéros. TF1 n'en dispose que d'une chaîne. Donc encore une fois, pardon d'être insistant, mais comment est-ce que vous expliquez qu'avec le budget, notamment le montant public qu'on alloue à France Télévision, les indicateurs d'audience, l'indicateur clé, celui de la part d'audience est pas celui qui consiste à consommer 10 secondes par mois un contenu de France Télévision, votre taux de rich, comment est-ce que vous expliquez et bien cette absence de performance et d'efficience par rapport aux chaînes privées commerciales ?

Euh je vous remercie monsieur le rapporteur pour cette demande de précision. Alors, je n'ai pas tous les chiffres, moi je suis directrice de la stratégie éditoriale, donc euh je n'ai pas tous les éléments financiers. Euh donc euh je pense que je suis pas la personne la mieux à même de répondre.

En revanche, sur la question de du rich, évidemment, ça n'est pas un indicateur qu'on suit uniquement, mais il nous semble quand même que le rôle de du service public, c'est avant tout euh de rassembler les les Français et d'avoir des contacts avec ces Français. Par ailleurs, on sait que on est sur un média qui dont globalement la durée d'écoute baisse. D'ailleurs, vous avez sans doute vu que la durée d'écoute a été supprimée euh des communiqués de presse de médiamétrie euh et c'est une décision collégiale de l'ensemble du marché.

Donc nous ne sommes pas le seul acteur à avoir bougé euh nos nos indicateurs référentiels. Et par ailleurs sur euh euh pour répondre à votre question sur un secteur particulier, je vais céder la parole à Manuel Adu qui peut vous indiquer sur le cinéma la spécificité de France Télévision. Merci pour votre question, monsieur le rapporteur.

Je voudrais vous donner un exemple où la comparaison, je pense elle sera parlante, immédiate de différence entre TF1 et France Télévision. Euh France Télévision, c'est interdit d'acheter par exemple des séries américaines. Très franchement, si on achète des séries américaines et qu'on arrête de coproduire de la fiction française, c'est moins cher, on il y a du stock, ça sera plus efficace, on aura de l'audience.

Euh France Télévision par exemple s'est engagé à coproduire plus de 60 films français par an. On aurait pu concentrer nos 60 et quelques millions d'euros dans le cinéma français euh à beaucoup moins de films. TF1 investi sur environ 19 films par an pour environ 40 millions d'euros.

Je vous laisserai vérifier, j'ai pas tous les chiffres de TF1 par cœur en tête. Euh France Télévision s'est engagé à des à à investir dans des premiers films, dans des seconds films. Tout ça pour rester fidèle à son cahier des charges, à ses engagement avec la filière, à feu le contrat d'objectif et de moyens et cetera et cetera.

Et donc quand on a un cahier des charges qui est différent, qui est éditorialement différent, qui nous demande de travailler des publics qui sont différents, qui nous demande de travailler avec une filière qui est différente, c'est sûr qu'à l'arrivée, la course n'est pas la même. Et pourtant, et pourtant, on arrive à avoir de très bons scores et je pense que la fierté et mes collègues pourront avoir d'autres d'autres exemple dans leur genre à porter à l'attention du public en millions de personnes des programmes qui ne sont pas aussi commerciaux que ceux que nos concurrents privés font. J'ai été 5 ans vendeur de films américains auprès de TF1 et de M6 et donc je vois très bien le type de machine de programme qu'ils achètent pour satisfaire leur leurs objectifs pardon qui sont de rentabilité publicitaire et qui sont tout à fait louables pour cette précision.

Ce qui permet de rappeler que France Vision est un des principaux financeurs du du cinéma français. Monsieur le rapporteur, je vous laisse continuer. Je vous remercie madame.

Je vous remercie monsieur pour votre réponse. Je me permets de rebondir sur votre réponse. Donc vous expliquez ce sont vos mots que France Télévision et le deux public n'a pas la ne produit pas ou en tout cas ne diffuseent pas les mêmes programmes pas aussi commerciaux que ceux de nos concurrents privés.

Et c'est bien là d'ailleurs je pense tout l'honneur et tout l'ADN du service public de l'audiovisuel de se démarquer des contenus et des programmes proposés par les chaînes privées commerciales. Je voudrais attirer votre attention sur un point. le point des jeux.

Euh, j'ai comparé par exemple sur la seule journée d'aujourd'hui la différence entre France 2 et TF1. Sur France 2 et bien quand je regarde V grille le mardi 27 janvier, je trouve un premier jeu tout le monde veut prendre sa place à 5h. Mot de passe le duel à 5h50 chacun son tour à deux reprises à 10h50 et 11h25.

Tout le monde veut prendre sa place à 11h55. Tout le monde a son mot à dire à 18h6 éditions de n'oubliez pas les paroles à 18h40 et 19h10 et enfin à nouveau mot de passe le duel à 21h0 ce qui fait neuf cases de jeux pour la seule journée d'aujourd'hui pour France 2. Et quand je regarde TF1, chaîne privée commerciale, et je vous cite encore, la vocation de France 2 et de France Télévision n'est pas de proposer des programmes aussi commerciaux que ceux de nos concurrents privés, sur TF1, je vois un seul jeu par jour, les 12 coups de midi.

Comment est-ce que vous expliquez que la distinction de France Télévision et que l'ADN du service public ce soit de proposer des jeux, des programmes extrêmement commerciaux que d'autres chaînes privées commerciales pourraient produire et diffuser alors qu'on attend probablement le service public de l'audiel sur bien d'autres contenus et programmes. Merci beaucoup monsieur le rapporteur. J'aimerais bien pouvoir répondre à à cette question qui me semble extrêmement importante et qui va permettre aussi de resituer finalement c'est quoi les Jeux de France télévision ?

Les Jeux de France Télévision, c'est sont un pilier historique du service public qui accompagne les Français depuis toujours, depuis ses origines depuis plus de 50 ans. Et je pense que c'est extrêmement important de remettre dans le contexte. Je vais vous dire quelque chose que j'ai ressenti quand je suis arrivée il y a 7 ans à France Télévision.

Les jeux sont des véritables liens pour les Français. Quand on arrête un jeu sur le service public, c'est toujours beaucoup d'émotions. Et pour nous, c'est jamais un geste anodin parce qu'on a pleinement conscience de ce que représente les jeux pour les Français.

Les jeux de France Télévision sont les créations les plus populaires. Ils réunissent chaque jour 8 millions de Français de tous les âges, de tous les territoires et sur tous nos écrans. Ce sont des rendez-vous qui sont stables, qui sont identifiés, qui sont rassurants.

Et pourtant, il nous représente, en préparant cette commission, j'ai trouvé ça intéressant d'aller chercher quelques chiffres, 6 % de l'offre globale des antennes en volume horaire. Et puis comme le rappellent les articles 18 et 20 du cahier des charges, ça c'est pour justement la singularité de nos jeux. France Télévision dans ses missions, c'est rassemblé, c'est favoriser la création française et les jeux permettent tout ça, monsieur le rapporteur.

En 2025 sur 20 marques de jeux, 14 sont des créations françaises. France Télévision avec ses jeux soutient et développe l'industrie française et les créateurs français avec aujourd'hui des créations qui sont de véritable succès et qui se sont exportées. Le jeu, vous en parlez, c'est quoi notre différence ? c'est que ça c'est un accès, excusez-moi, à la culture pour de très nombreux téléspectateurs qui ne regarderaient pas d'autres typologies d'émission parce qu'il porte la culture populaire, il porte des jeux avec du sens, de la culture générale, du jeu de transmission, du jeu comme savoir, du jeu éducatif et du jeu de partage. des jeux qui parlent à tous partout en reflétant la diversité de la société française parce que il y a aussi cette notion d'apprendre dans le plaisir parce que plus que jamais dans un monde qui va pas bien monsieur le rapporteur dans un monde où tout est sombre, les jeux et les divertissements restent l'endroit et un des derniers endroits de qui rassure et qui rassemble.

Alors vous me parlez bien sûr de beaucoup de jeux. Il y a beaucoup de jeux. Ce que je peux vous dire, c'est que nos publics ne sont pas les mêmes.

À 11h, à 15h, 18h, une mère de famille euh une personne seule chez elle, elle ne peut absolument pas. Ce ne sont pas les mêmes créneaux, ce ne sont pas les mêmes horaires. Ce que je voudrais vous dire, c'est que tous ces jeux, ça crée des rendez-vous fédérateurs et accessibles, que ça permet d'installer des habitudes, des rendez-vous et de réunir des publics.

Notre offre de jeu, et je trouve ça très intéressant cette question, elle ne elle n'est pas une répartition, ce n'est pas une répétition de format, c'est une diversité de moment qui permet à chacun de trouver sa place dans cette grille. Je vous prends et soyons concret, chacun son tour. Je je vais un peu j'ai mais je trouve très important cette question parce que je il y a une réflexion autour de ces jeux complémentaires et ces jeux finalement qui sont tous très différents.

Chacun son tour, c'est le jeu le plus accessible en terme de culture. Tout le monde veut prendre sa place, c'est la culture générale. Tout le monde a ce moi dire joue avec le langage et la grammaire.

N'oubliez pas les paroles jouent avec la la mémoire collective de la musique. Slam pour le vocabulaire et les mots. Duel en famille autour de la transmission familiale et des savoirs qui se complètent.

Et j'ajouterai que les Français nous prouvent chaque jour puisque vous parlez d'audience juste avant en terme de question, ils sont de plus en plus nombreux autour de nos jeux. Les journées sont puissantes comme tout le monde veut prendre sa place. qui bat des records d'audience avec Cyril Ferrot après 20 ans d'existence parce que c'est ça aussi la force du service public, c'est de d'avoir des jeux qui sont là depuis extrêmement longtemps. 1on7 de téléspectateurs, chacun son tour de la même façon avec Bruno Guillon. 1 million de téléspectateurs Nagi avec n'oubliez pas les paroles leader chaque soir régulièrement avec 2 millions et demi de téléspectateurs 100 % logique ou The Flore avec 3 millions de téléspectateurs.

C'est un fait monsieur le rapporteur qui me permet de vous dire que quand plusieurs millions de français choisissent chaque jour et chaque soir ces programmes en étant plus nombreux chaque année, ce n'est pas une contrainte, c'est une c'est une adhésion. Merci beaucoup monsieur le rapporteur pardon. Merci beaucoup.

Merci madame la directrice pour votre réponse. Je voudrais peut-être pouvoir aller un peu plus loin dans dans la question que j'ai posé. Est-ce que vraiment selon vous c'est l'ADN du service public ?

C'est ce qu'on attend des chaînes de France Télévision pour se distinguer des chaînes privées commerciales de proposer sur l'antenne de France 2 9 jeux par jour alors que TF1 je crois n'en propose qu'un. Vous parlez de moment qui rassemblent, vous parlez d'audience. J'ai j'ai regardé, j'ai comparé.

Je vois par exemple que le seul jeu de TF1 les 12 coup de Midi rassemble 40 % de part d'audience chaque jour. Sur France 2, j'ai l'impression que les meilleurs jeux ne dépassent pas ou en tout cas oui, je crois qu'il ne dépasse pas les 20 % de part d'audience. Pour France 3, il y a pas de jeu qui dépasse les 10 % de part d'audience.

Il y avait question pour un champion que vous avez décidé d'ailleurs de déprogrammer en semaine, qui était l'un des jeux qui euh performait le le mieux, qui était je crois après 15 % de part d'audience, vous avez décidé maintenant de de le cantonner euh au weekend. Donc ma ma question est assez euh assez simple mais assez générale et j'ai l'impression que vous tenez en même temps, vous êtes direct trils du divertissement et et des jeux donc vous allez défendre forcément votre précaré. Et j'aimerais peut-être entendre deux ou trois autres de vos collègues, mais est-ce que c'est vraiment la mission du service public de proposer neuf jeux sur France 2, là où les chaîne privé commercial, les concurrents TF1 en propose qu'un, est-ce queon pourrait pas s'attendre à plus de 2 milliards d'euros d'argent public versés par les Français chaque année à ce que France Télévision propose d'autres types de contenus peut-être plus intéressants, plus innovants qui honorent davantage la mission de service public ?

Alors, je comprends comme vous dites, je suis directrice des divertissements et des jeux, donc je vais je vais défendre en tout cas défendre mes convictions. Ça fait 27 ans que je fais ce métier et que je je l'aime profondément parce que il m'est pas tombé dessus. Je l'ai choisi.

Je l'ai choisi parce que divertir ça a un sens et que c'est une offre parmi tant d'autres dans un groupe de services public et qu'aujourd'hui vous êtes en train de me dire est-ce qu'il y en a trop ? Est-ce que dans l'offre globale, il devrait y avoir des choses différentes ? Je vous répondrai qu'il faut de tout parce que je pense que sincèrement le divertissement et les jeux aujourd'hui sont essentiels sont essentiel pour des gens qui n'ont pas accès à la culture tout le temps pour les jeux sont essentiels parce que ils réunissent d'une certaine manière parce que quand on parle de rassembler c'est vrai qu'il y a l'audience monsieur le rapporteur mais il y a d'autres choses.

Il y a ce qu'on appelle la cohésion sociale. Il y a ce qui s'appelle finalement un des derniers endroits encore dans ce monde où il peut se passer des choses. Vous savez, je vais vous donner juste une petite anecdote qui pour moi est très importante.

On parle des jeux, on parle du divertissement. le 31 décembre qu'on a créé il y a quelques années, le 31 décembre, on a décidé de l'installer dans justement dans cette notion de patrimoine. Donc c'est dans les régions françaises que l'on va pour pouvoir incarner nos incarner nos divertissements. le nombre de gens, le nombre de téléspectateurs qui nous écrivent pour nous dire simplement merci de ce de ce moment, merci de ce partage, merci de cet ancrage, merci de finalement essayer de réunir et de pouvoir partager, c'est de l'inclusion aussi.

Il y a énormément de participants sur les sur les jeux. Donc bien entendu, on peut parler que d'audience, mais petit à petit, voyez pourquoi est-ce qu'on est arrivé à à mettre des jeux sur le samedi soir ? C'est une question.

On avait des jeux quotidiens et puis il y a des jeux du samedi soir mais finalement parce qu'il rassemble monsieur le rapporteur parce qu'aujourd'hui 100 % logique fait a des scores typen de Ragnel la patronne de la stratégie pourra peut-être vous les donner qui sont des scores absolument énormes sur les jeunes plus de 20 % je crois il me semble sur la partie sur la partie 1534 il me semble les jeux du samedi soir sont devenus un jeu de ce sont des l'endroit de la réunion et de la communion. Donc je crois qu'il y a les journées sont complémentaires aux soirées et aujourd'hui je crois au-delà d'être patronne de ce genre, j'ai une véritable conviction que les divertissements et les jeux ont un sens extrêmement important dans le service public. Si je peux me permettre de compléter monsieur, il y a une autre question après.

Bon, on va va on va essayer d'avoir des échanges. Le rapporteur va écouter les réponses et puis merci merci pour votre réponse. On a on a évidemment beaucoup de questions à vous poser.

Je vous remercie en tout cas pour vos réponses concises. Pour finir peut-être sur le volet le volet jeu, vous justifiez donc de la peut-être la surreprésentation des jeux sur France Télévision en expliquant que ça permet de réunir les Français. Et je pense qu'il y a bien d'autres contenus que ce soit de la fiction, que ce soit des documentaires, que ce soit des contenus à vocation pédagogique qui peuvent aussi rassembler nombre de Français, vous les justifiez peut-être par une audience notamment en soirée notamment les les primes.

Bon, j'ai pu voir par exemple le 1er janvier 2025, je crois que vous avez diffusé en prime, les Bravo d'or, une cérémonie qui a été animée par Nagi. Je crois que c'est lui-même d'ailleurs qui a produit cette cérémonie. Les audiences en fait étaient catastrophiques.

France 2 a réuni près de 6 % des téléspectateurs. Au même moment, M6 et TF1 on réunissaiit 13 % et 16 %. Euh, on a eu aussi l'émission Z Artist qui a réuni dès le 2e épisode seulement moins de 6 % de part d'audience. 5,6 %, loin derrière les 26 % de part d'audience de TF1.

Là aussi, c'était une émission qui a été animée et peut-être aussi, vous allez me le préciser, produite par Nagi. Sur quel critère en fait est-ce que vous validez ces émissions et ces jeux ? Pourquoi y a-t-il autant une telle surreprésentation des jeux sur France Télévision ?

Et mon tout dernier point, j'ai appris par exemple dans la presse que vous étiez en train de préparer une émission de type Star Academy qui allait peut-être sortir bientôt sur les antennes de France Télévision. Euh vous allez peut-être nous nous en dire plus, mais à nouveau, est-ce que c'est la vocation de l'audis public de copier-coller des formats des chaînes privées commerciales alors qu'on est en droit d'attendre euh que le service public de l'audisel public propose d'autres types de contenus différenciants qui justifient l'ADN euh de l'audiovisuel public ? Alors je vais peut-être si vous êtes d'accord juste madame la directrice je propose si les rapportant est d'accord que soit la question du nombre de jeux c'est une question finalement qu'il appartient d' finir note monsieur SB Gomez d'y répondre parce que vous êtes directrice des jeux vous produisez enfin vous organisez le nombre de jeux qu'on vous demande d'organiser si monsieur le rapporteur est d'accord je pense qu'on pourra poser cette question on va réaudition finir note sur pourquoi il y a autant de jeux parce que bon vous êtes diiste des jeux votre rôle c'est de proposer des jeux en revanche la question du rapporteur c'est quelle est votre sinugularité la question sur un programme peut-être pilote proche de academie voilà c'est quoi votre stratégie en terme de jeu qui vous différencie peut-être des concurrents privés.

Si vous êtes d'accord monsieur porteur, on peut fonctionner ainsi. Alors, merci beaucoup pour cette question. Je reprends.

Vous avez parlé donc des brave d'or et vous avez parlé d'une deuxième émission, c'étais artiste. Alors, on va parler des C'est intéressant parce que là, les deux émissions dont vous avez parlé, ce sont c'est de la création française et la création française et c'est le cahier des charges, article 18 et 20 qui reprend à quel point le rayonnement de la création dans le le service public est important. Je crois qu'aujourd'hui euh je il y a euh 40 nous avons à peu près 49 marques sur dont 38 créations.

C'est-à-dire que quoi qu'il arrive dans tout ce que l'on fait et dans tout ce qu'on essaie d'animer sur le service public, on essaie de travailler avec la création française. Z artistes et les Bravo sont des créations qui ont été lancées dans une dynamique extrêmement claire qui est celle encore une fois de mettre en lumière à travers artiste les talents parce que je crois que nous avons cette mission aussi à travers l'Eurovision, à travers basique, à travers les victoires de la musique de mettre en lumière les artistes et puis sur les Bravau d'orse c'est une création française qui a été tentée. Alors il y a des moments où les créations ne marchent pas.

Et puis il y a des moments où ça marche, où ça fonctionne. Je crois que si aujourd'hui on ne prend pas de risque, monsieur le rapporteur, sur la création, on ne pourra pas continuer à développer ce que le cahier des charges aussi nous demande. Et je crois que c'est essentiel.

Il faut accepter, il faut pouvoir faire ce que l'on appelle chez nous des postmortems, c'est-à-dire comprendre pourquoi ça n'a pas marché. Mais en aucun cas, si deux échecs doivent avoir comme conséquence qu'il faut arrêter la création française, je pense qu'on n'est pas dans la bonne dynamique. Je pense que ça a tout son sens aujourd'hui de pouvoir déployer ça.

Et encore une fois, notre singularité à nous, comme vous vous l'avez demandé, monsieur le président, notre singularité c'est d'être un accès à la culture sous toutes ces formes, qu'elle soit dans la musique, qu'elle soit dans la dans le dans les jeux. Je crois qu'aujourd'hui ce qui est essentiel, vous parlez beaucoup d'audience monsieur le rapporteur et moi je vous parlerai aussi de l'impact parce que je crois que l'impact c'est aussi ce monde de demain. C'est ce monde aussi qui va qui va bouger, qui va être modifié.

Vous savez nous et je termine là-dessus au divertissement et au jeu, je me rends compte de quelque chose d'important, c'est qu'on ne parle plus au même public. Moi, j'ai trois petites filles aujourd'hui qui ne savent plus vraiment communiquer avec le langage de la télévision et finalement on se rend compte dans tout ce que l'on fait qu'on doit parler à tout le monde et je crois que ça ça va être aussi notre manière et notre problématique de révolutionner le monde de demain. Merci.

Ben on va on va changer quitter le monde des jeux et juste pour celles et ceux qui nous écoutent comprennent bien c'est pas toujours très clair qui sont nombreux à nous écouter il y a des adaptations de jeux créé à l'étranger qui viennent en France et il y a des jeux qui sont créés en France et quand vous parlez de création c'est juste pour être sûr que certains de tout le monde nous comprend c'està dire que c'est des jeux dont le concept du jeu est inventé en France et c'est ça que vous expliquez monsieur le rapporteur allez-y ex merci monsieur le président sur un autre sujet notamment sur la transparence des des programmes chez France Télévision et comment ces programmes sont accordé notamment aux sociétés de production lors du rapport de la Cour des comptes de 2016 et bien était formulé une recommandation importante. C'était celle de créer un comité d'investissement qui était chargé de se prononcer sur les programmes, c'est-à-dire sur les contrats de production inférieurs à 10 millions d'euros puisque pour des montants supérieurs à 100 millions d'euros, c'est au comité des engagements et donc du conseil d'administration de se prononcer. J'ai donc demandé dans les différents documents que j'ai demandé à la direction de France Télévision certains avis du comité d'investissement des programmes.

Les dirigeants de France Télévision à date ont été incapables de me les fournir puisque je vais les citer selon eux ces documents n'existent pas. Alors ma question est simple. À quoi cela sert d'avoir un comité chargé notamment de prévenir les conflits d'enterrêts entre les producteurs et vous directeur des programmes sur chacune de de vos unités ? s'il y a pas vraiment de trac écrite pour le vérifier.

Est-ce que vous pouvez me dire où se trouvent aujourd'hui les avis de ce comité d'investissement de France Télévision ? Je suis désolé, je vais m'y coller. Euh monsieur le rapporteur, euh chez France Télévision et je peux comparer avec d'autres entreprises privées, donc nous avons toutes sortes de comités.

Euh d'abord, il y a des comités éditoriaux, c'est là qu'on présente des projets, on parle pas forcément argent. Euh on y vient avec nos critères euh et face à nous, nous avons les antennes, la direction des antennes et des programmes et nous débattons des des sujets. Euh chaque semaine, il y a un comité d'investissement des programmes qui passent en revue, tous les programmes qui passent en prime qui dépassent un certain seuil.

Deuxièmement, quand il n'y a pas de comité d'invest excusez-moi, je vais être complet. Quand il n'y a pas de comité d'investissement, nous avons un système informatique de validation de mandat de négociation qui commence au premier euro et qui associe l'intégralité de la chaîne de décision, pas simplement les unités de programme. Et puisque je m'occupe du cinéma, pour le cinéma, nous avons un comité mensuel à part dans lequel tous les projets de film qui ont vocation à être choisi éditorialement et ensuite validé financièrement, comme parfois certains refus parce que ces comités ne sont pas toujours conclusifs sur les projets présentés.

Donc, il se tient avec la même collégialité de personnes. Euh pour la bonne marge de l'entreprise, il y a des compte-rendus écrits, communiqués par email. Il y a un workflow informatique.

Donc je ne sais pas quel directeur vous avez interrogé, mais très sincèrement chacun d'entre nous ici présent peut témoigner d'attendre avec attention, parce que nous ne sommes pas tous personnellement dans ces comités, d'attendre avec attention et parfois impatience le résultat de ces comités d'investissement parce que ça nous bloque tant que ces comités n'ont pas lieu, on n'avance pas. Je vous je vous remercie beaucoup pour votre réponse, monsieur le directeur. Alors, ma question est simple, mais peut-être que vous n'êtes pas la bonne personne pour me répondre.

Vous m'expliquez qu'il y a des compte-rendus écrits qui sont réalisés à l'issue de ces comités d'investissement des programmes. Pourtant, moi la direction de France Télévision, j'ai demandé ce compte-rendu écrit. La direction de France Télévision aujourd'hui me dit que ces documents n'existent pas.

Alors, pourquoi est-ce qu'on ne me donne pas ces documents ? existe-t-il ou non ? Quelle est votre explication ?

Donc je précise juste pour être clair parce que le rapporteur a effectivement formuler des demandes de documents à France Télévision et je confirme, c'est dire puisque mon rôle c'est de garantir qu'il puisse obtenir les documents qu'il souhaitent à date. Je je j'appuie ce que vous dites monsieur le rapporteur. On nous explique effectivement que les procès verbaux du comité de stratégie éditoriale, c'est une question aussi qu'on peut vous poser, n'existe pas.

Voilà et vous y reviendrez peut-être. et sur la question des des comités d'investissement euh répondre à la question du rapporteur mais est-ce que par exemple vous vous en êtes membre enfin juste pour moi vous êtes membre de ces comités d'investissement euh et si vous en êtes pas membres est-ce que vous vous en recevez les compte-rendus ? Euh oui, en tant que membre du comité d'investissement, je reçois l'ordre du jour de ce comité avec l'ensemble des dossiers euh qui vont être présentés et euh je reçois exalterendus et il est clairement indiqué dans les ordres du jour euh les dossiers qui font euh l'objet de mesures particulières.

Euh par ailleurs, il me semble que le le décision du comité d'engagement figure dans les PV du conseil d'administration qui, je pense, vous ont été transmis. Et euh concernant euh le comité de cette stratégie éditoriale, euh vous avez fait la demande de euh quels étaient les critères qui étaient retenus euh pour l'analyse des projets éditoriaux et nous avons préparé, alors si vous ne l'avez pas encore reçu, je pense que vous allez le recevoir très prochainement, une présentation de la méthode d'analyse des programmes qui est en fait la traduction opérationnelle sous forme d'une fiche d'aide à la décision pour les unités de programme du plan de stratégie éditoriale qui vous sera transmise très prochainement. Je D'accord.

Vous nous confirmez que les PV des comités stratégies éditorial et des investissements existent. Je vais donc saisir secrétaire général de France Télévision et les équipes de France Tévision pour obtenir ces documents. Comme ça le rapporteur pourra les pourra les avoir.

Monsieur le rapporteur, je excusez-moi, je vous Oui, je vais vous préciser, je sais pas, moi je connais pas le terme PV ou autre. On a un compte-rendu écrit qui dit qui dit voilà ce qui a été validé, voilà ce qui a pas été validé. Enfin, pour le dire très clairement pour des opérationnels que nous sommes.

Non, mais procès verbaux, contre-endu, écrit, enfin en tout cas des documents qui permettent d'avoir les relevés de décision. Parler en jargon administratif. Monsieur le rapporteur, je vous remercie pour vos réponses et encore une fois la direction de France Lévision moi m'a indiqué effectivement pour les comités d'investissement de programme et aussi bien pour la définition des charges éditoriales.

Donc c'est ce que vous expliquez que la direction de France Télévision ne disposait pas de ces documents. C'était la raison pour laquelle je ne les avais pas aujourd'hui. Je me réjouis du fait que vous expliquez aujourd'hui qu'il y a bien des PV écrits.

Donc je relais ma demande pas forcément auprès de vous parce que vous êtes pas forcément décisionnaire pour la transmission des documents. Je veux pas vous accabler mais je renouvelle ma demande auprès de la direction de France Télévision. Visiblement, ces documents existent et donc ils ils doivent m'être transmis et euh je trouve pas ça normal en tout cas d'attendre plus de 3 mois d'une commission d'enquête qui n'endure que 6 pour recevoir des documents aussi essentiels.

Et il y a il y a j'envoie un courrier dès ce soir. C'est mon rôle de prendre commission d'enquête, je le dis. Donc voilà, on va avancer.

J'écris dès ce soir pour obtenir ces documents puisqu'ils existent. Monsieur rapporteur, peut-être avancer. Absolument.

Euh j'aimerais revenir sur euh sur euh un point, c'est les liens notamment qu'il peut y avoir entre des sociétés de production, donc des sociétés privées qui bénéficient chaque année par la commande publique, enfin en tout cas par la commande de France Télévision de centaines de millions d'euros de contrats de production. Et vous qui êtes à la manœuvre et qui êtes parfois à la signature de certains de ces contrats, est-ce que vous pouvez nous dire très simplement comment sont signés ces contrats, à quelle durée et aussi quels sont les gardes de fou que vous mettez en place pour prévenir tout conflit d'intérêt éventuel entre des dirigeants de société de production et vous qui décidez dans le cadre, j'imagine de de comité d'investissement et de contrat de production et bien de la décision d'accorder certains contrats importants à ces sociétés là. Euh pas encore mais voilà, je vous laisse la parole.

Bah oui. Alors, je vais parler de mon genre sur je représente la fiction. Je vous remercie de votre question.

Euh donc depuis 2011, il y a une charte qui a été mise au point par les syndicats de producteurs, l'USPA pour les producteurs et le SPI, la SACD et la guilde des scénaristes et le producteur. Je vais vous expliquer comment ça se passe pour vous voyez qu'on n'est pas du tout en conflit en fait. Alors, je vais peut-être être un peu ennuye mais je vais être rapide.

C'est l'avantage. Le producteur, il doit impérativement venir donc nous voir à France Télévision avec deux auteurs pour pitcher un projet pitcher, c'est raconter l'histoire un projet avec deux auteurs. Une fois qu'il arrive, la personne en charge de de recevoir le pitch de l'accueil du projet, ils ont la responsabilité déjà à ce stade de refuser un projet parce qu'il y a un doublot, on a presque le même et cetera, d'évaluer un surcoup et de dire bah non, on va pas le faire parce qu'on pourra le financer ou si c'est pas du tout en accord avec notre ligne éditoriale.

Donc ça c'est déjà un premier palier de deux conseillers de programme. Après il le repit à deux autres conseillers de programme qui relisent les euh les autres qui relisent le projet. À la suite de ça, on présente ce projet en réunion hebdomadaire où on on évalue le potentiel du synopsis.

Puis le projet, il est alors relu par deux autres membres de l'équipe et si on combien on en est déjà à quatre lecteurs. En cas des accords, il sera relu par deux autres membres de l'équipe. Donc on est à 5 six lecteurs.

Et à ce moment-là, c'est à ce moment-là que j'interviens, moi directrice de la fiction et je tranche. Si le projet est validé par l'ensemble de l'équipe de l'équipe fiction et moi-même, il est alors à d'ordre du jour d'un comité éditorial. C'est ce dont on a parlé tout à l'heure et que vous n'avez pas les compte-rendus et que vous allez demander.

Ce comité éditorial est alors composé d'un directeur des antennes, d'une directrice de la stratégie éditoriale, d'un directeur des moyens des antennes et des programmes, du directeur des programmes et des antennes. J'ai été voilà et c'est seulement là que la mise en production est envisageable. Aucun programme n'est engagé donc sans aucun accord collectif.

Donc on ne peut pas choisir nous-même sous prétexte qu'on trouve que c'est bien ou que c'est pas bien. On ne peut pas. C'est un accord collectif.

Donc personnellement, je reçois 1500 projets chaque année et dans mon métier, une plus grande partie de mon comien de mon quotidien, c'est de dire non. On produit 125 films. Je vous laisse imaginer le nombre de personnes qu'on déçoit chaque jour.

Je suis la personne qui déçoit le plus dans l'audiovisuel français. Je pense là. Euh donc évidemment que il y a des gens qui disent "On a favorisé un tel, on a favorisé un tel" et on n'est peut-être pas euh tout à fait euh droit quand on pense que il y a du favoritisme.

Mais vous voyez la démarche, on peut pas favoriser quelqu'un parce que quand la mise en production est actée et là je reviens à le deuxème point, le projet est alors évalué par la direction des moyens des programmes et par une administration de production. Et là ça nous regarde plus nous les idétaux et ils ont autorité pour financer le film. Il leur appartient il leur appartient de négocier et il vérifie tous les montants.

Donc sur une fiction par exemple, il regarde les cachets, les castings, les décors, la figuration et là simplement là on met le le film en production. Il me semble pas que on puisse nous traiter de d'impartialité. Si vous éc sur Non, mais je voulais rajouter un élément monsieur le rapporteur, pardon, parce que vous avez mentionné les va et viens entre le privé, le public et cetera.

Je viens du privé. Euh euh dans les comités d'investissement, quand une personne récemment arrivée dans l'entreprise, ça a été mon cas il y a 5 ans, euh a un lien avec l'entreprise qui propose euh le programme qui est en train d'être soumis pour validation, la personne l'employé de France Télévision n'a aucun droit ni de validation, ni de sélection, ni de participer au comité. Il y a une procédure, il se déporte, enfin il est exclu.

Et ça ça dure 12 mois. Ça m'est donc moi arrivé personnellement il y a 5 ans pendant 12 mois. La même procédure existe et elle m'est arrivée à nouveau puisque quelqu'un de mon équipe est parti dans le privé l'année dernière.

La même procédure existe dans l'autre sens. Quand on fait des affaires avec une société où il y a un employé de France Télévision récemment arrivé dans cette société pendant 12 mois procédure renforcé, ça veut dire que ça remonte au contrôle d'État. D'accord.

C'est un point important à préciser, monsieur le rapporteur. Merci. Merci pour vos réponses madame Holmes donc vous avez aimablement souhaité répondre à ma question sur le le strict encadrement notamment de la passation de contrat entre l'audiovisuel public et et les sociétés de production.

Bon, je rappelle que vous êtes tous vous avez tous prêté serment. J'ai j'ai une question assez simple. Qu'est-ce que vous mettez en place pour vos équipes et aussi pour vous pour euh prémunir de tout risque de euh conflit d'intérêt avec ces sociétés de production ?

Est-ce que par exemple vous, madame Holness, il vous est arrivé d'avoir des propositions de voyage, des propositions de vacances faites par des dirigeants de société de production ? Si oui, qu'est-ce que vous faites ? Quelles sont les garanties en tout cas de parfaite imperméabilité que vous effectuez pour vous et vos équipes entre ces sociétés de production et la direction des programmes et de la fiction qui je le rappelle et la direction la plus importante, c'est celle qui dispose du plus grand budget de France Télévision.

Euh on a une plateforme à France Télévision, c'est une plateforme de déclaration d'intérêt. Donc quand vous recevez à France Télévision, puisque vous me parlez de voyage, il me semble pas avoir qu'on m'est proposé des voyages, on a une plateforme à France Télévision où on déclare chaque élément qui nous arrive en cadeau. Donc une boîte de chocolat est déclarée sur cette plateforme et validée quel que soit le montant du cadeau.

Je c on n pas le droit de recevoir un cadeau plus de 150 € je crois. D'accord. Comme donc ça c'est interdit et et c'est on le déclare sur une plateforme et après c'est je sais pas c'est validé.

Enfin en tous les cas c'est tout est noté sur une plateforme et non excusez-moi mais je suis sous serment. On m'a pas proposé un voyage. Pas j'ai j'évoqué les voyages et les vacances par exemple chez des chez des dirigeants de société de production.

Vous avez raison. Nous aussi en tant que député, on doit déclarer le moindre cadeau, je crois de enfin cadeau en tout cas même un restaurant de plus de 150 € qu'on nous paye. On doit le déclarer.

Euh vous par exemple à la tête des programmes et la fiction, vous avez jamais passé de vacances par exemple chez un dirigeant d'une société de production ou en tout cas vous l'auriez déclaré ? J'ai effectivement passé des vacances chez un dirigeant de société de production. Vous faites bien de m'en parler.

C'est effectivement euh déclaré euh sur un conflit. Donc, j'entretiens effectivement une relation de longue date et très amicale avec un dirigeant de de groupe. Euh, elle a été déclarée comme il se doit dans ma déclaration de lien d'intérêt.

Donc, j'ai une c'est une déclaration que nous faisons chaque année où nous déclarons des liens d'intérêt. De ce fait, ce producteur dont vous me parlez, je n'ai pas le droit de regarder ces projets. Tous ces projets sont instruits par mon N + 1, sont regardés par mon hiérarchique, mon supérieur hiérarchique et je n'ai même pas le droit de les instruire.

Ils sont instruits par mon N-1, c'est-à-dire mon en dessous. C'est-à-dire que je ne suis pas informée de ces propositions et de ce qu'il fait. Et effectivement, mais tout est clair, c'est déclaré sur ma déclaration et euh et je je n'ai même pas le droit de le de m'occuper de ces projets.

Et je sors de réunion quand dans une réunion, on parle d'un des projets. D'accord. Ça c'est des procédures organisées de départ.

C'est des procédures qui me mettent à l'abri de tout conflit d'intérêt et je remercie d'ailleurs France Télévision de m'avoir fait faire ça. Vas-y. Est-ce que vous pouvez nous peut-être nous nous donner cette société de de production, nous indiquer la société de de production pour laquelle donc semble-t-il vous avez été invité à passer des vacances et pour laquelle donc vous nous expliquez que vous avez été vous êtes déporté.

Quelle est cette société de production ? Je me demande si c'est pas de l'ordre du privé cette question. Je Vous êtes pas obligé de répondre.

Je suis pas obligé de répondre. Voilà, je ne vais pas répondre mais euh oui, ce que je veux dire c'est que juste après, qu'on comprend bien juste pour être clair, c'est parce que je c'est avec une personne, c'est pas avec la société de produit, c'est pour bien peut-être sans dire le nom, peut-être nous préciser qu'on comprenne qu'il y a pas de voilà qu'il y a une réponse claire qui soit apportée au rapporteur à sa question. Je suis une amie depuis 40 ans d'un producteur et effectivement je donc je pars effectivement en vacances avec mes enfants, ses enfants euh voilà mais euh j'étais ami avant de rentrer à France Télévision, je le suis après et je pense qu'on a quand même le droit d'avoir des amis quand on rentre à France Télévision.

Je vous remercie pour votre réponse. Dans dans le cadre de cette commission d'enquête, il y a l'une des trois dimensions les plus importantes qu'on essaie de de regarder, c'est celle des conflits d'intérêt. C'est pour ça que il y a à peu près un/ers de mes questions qui porte sur ces conflits d'intérêt.

Vous êtes à la tête d'une direction et d'un budget public très important qui concerne notamment la fiction. Euh je pense que c'est important de faire la transparence aussi sur des liens entre des dirigeants de société de production et des dirigeants de France Télévision. et d'éventuelles compromissions même à titre privé qui pourrait être organisé.

Donc c'est la la raison la raison de ma question. Et peut-être pour finir sur ce chapitre là et je peux donner la parole à d'autres personnes, quels sont les cadres imposés par la direction de France Lévision pour que ce type de conflit d'intérêt personnel n'intervienne pas dans les décisions d'accord de contrat de plusieurs millions d'euros passés avec des sociétés de production. commencer à répondre là-dessus, peut-être prolonger la réponse puis peut-être je vais répondre.

Allez-y. Donc avant les comités d'investissement, il est rappelé, il est demandé aux membres, aux participants s'ils ont un lien d'intérêt avec les programmes qui sont présentés dans le comité. Ensuite, comme l'a rappelé Anne, nous devons faire une déclaration d'intérêt.

Ça veut pas dire qu'il y a un conflit, mais une déclaration d'intérêt relative à nos périmètres d'intervention opérationnelle respective. Ensuite, je vous les mets dans dans un ordre d'importance pas nécessairement cohérent. Euh quand notre directeur des antennes et des programmes a été auditionné par votre commission, il a rappelé que vous avez ici des représentants de la des directions éditoriale et que la partie financière de notre activité, la négociation avec les producteurs, la signature des contrats n'est pas de notre ressort.

Donc je ne fais que répéter ce qui a déjà été précisé à cette commission. Euh et enfin euh je vous ai mentionné, mais je le remionne au cas où euh c'était passé à l'AS euh la procédure renforcée quand nous avons un lien euh économique récent, donc de moins de 12 mois, soit en entrée, soit en sortie de France Télé, quelle que soit la personne. J'en profite juste pour préciser que nous devons déclarer euh le moindre chocolat et non pas à partir de 150 € offert à un membre de l'équipe ou à nous-même.

Par contre, à 150 € c'est automatiquement refusé. et cumulé sur l'année, pardon. D'accord.

Et peut-être, pardon, vous précisez que lorsqu'il y a ces principes de procédure renforcé, la décision alors non seulement le le sal le collaborateur se déporte de la décision, la décision remonte directement à la présidente et au contrôleur d'État qui en est informé. Très bien. Merci de ces ces éclairages.

Monsieur le rapporteur, merci pour vos réponses. Je voudrais maintenant vous poser une question notamment sur France 5. On a interrogé des représentants syndicaux la semaine dernière à l'occasion d'une table ronde et donc on peut voir que près de 80 % des émissions de flux sur France 5 sont produites par deux sociétés de production Media One et Toger.

C'est dans l'air produite par Media One, c'est dans l'air invité également, c'est à vous également, c'est à vous le samedi également, c'est ce soir par Tous Gaur en société également, c'est politique par tousga Gazer, la fabrique du mensonge par Toga Gazer en terre opposé aussi par Tazer Média. Je vous fais même une parenthèse sur les profils politiques des dirigeants de ces sociétés là. Renault Levankim a été un militant assumé et affirmé de la Ligue communiste révolutionnaire.

On a des actionnaires français de Mediawan comme monsieur Niel et monsieur Pigas qui aujourd'hui on soupçonne des ambitions présidentielle. On a par exemple monsieur Pigas qui explique que il mettra tous les moyens dont il a à sa disposition pour lutter contre la droite radicale, y compris des moyens médiatiques. Et on a ces représentants syndicaux qui nous expliquent aujourd'hui que certains en tout cas non nous font part de leur préoccupation sur le fait que l'externalisation de la ligne éditoriale en externalisant les émissions de France 5 à des sociétés de production ferait peser un risque sur la rupture quant au principe d'honnêteté, de pluralisme et d'indépendance.

Euh qu'est-ce que vous nous répondez par rapport à ça ? En quoi ce phénomène d'hyperconcentration des sociétés de production sur des émissions de flux de France 5 peut-il influer sur la ligne éditoriale ? Et pourquoi est-ce que les syndicats de France Télévision s'émeuvent peut-être d'une rupture de du principe de neutralité en le déléguant à des sociétés de production ?

Peut-être juste avant que vous répondiez. J'essaie de bon on va auditionner ici les producteurs, les actionnaires. Il y a des producteurs animateurs, il faut pas tout mélanger.

Certains sont juste actionnaires, d'autres dirigeants. Donc, il y aura des auditions là-dessus qui permettront d'éclairer ce sujet-là. Je précise que la question du rapporteur pour celles et ceux qui n'auraient pas écouté l'audition des des représentants syndicaux découle monsieur rapporteur juste pour préciser d'où vient votre question d'un syndicat qui est effectuellement de France Tévision qui a dit au cours de son audition ce que le rapporteur vient de vient de rapporter pardon pour ce terme mais en tout cas queeffectivement l'externalisation des programmes notamment d'information de France 5 pouvait mettre en jeu le respect des exigences de pluraliste d'indépendance César.

Donc ça procède une audition qui a eu lieu en fin de semaine dernière. Peut-être je vous remercie de cette question monsieur le rapporteur. Juste pour préciser, vous avez parlé de 80 % de la grille de France 5 euh qui serait euh qui qui concernerait des productions de Mediawen.

Donc pour mémoire, la grille de France 5, c'est 40 % de documentaires qui font l'objet de beaucoup de producteurs. C'est 20 % d'animation. Le reste est constitué d'animation et de spectacles vivants et les magazines et les plateaux concernent 30 % euh de l'offre de France 5.

Donc à aucun moment, il ne peut y avoir euh 80 % dépendant d'eur le rapporteur a précisé d'émission de flux. Alors, est-ce que vous confirmez ce chiffre puisque 2 secondes rapporteur donc est-ce que vous est-ce que vous confirmez le rapporteur disait 80 % des émissions de flux de franc 5 serait produite par deux producteurs est-ce que vous avez le chiffre parce que l'hi j'ai pas le chiffre voilà effectivement les programmes mentionnés sont bien produits par ce producteur par contre on peut rappeler les chiffres qui ont été donnés par Stéphane Sidbongom lors de son audition que nous travaillons avec plus de 700 producteurs chaque année à France Télévision que la moitié de ces producteurs sont des petits producteurs indépendants et que les cinq principaux producteurs dont font partie Méwen ne représentent que 30 % de l'investissement de France Télévision et Mediawan à lui tout seul représente 11 ou 12 %. Je vous donne les chiffres de mémoire mais je pense que vous les avez déjà entendu lors de l'audition de Stevan Songez.

Juste ces deux ces deux émissions donc que c rapporteur est dans le périmètre de qui ? De des magazines alors peut-être répondre à la question du rapporteur. C'est voilà si vous me permettez monsieur le président j'ai pas dit 80 % de des programmes de France, j'ai dit 80 % des émissions de flux.

Je vous ai cité euh je pense un un nombre d'exemples éloquents. C'est dans l'air, c'est dans l'air invité, c'est à vous, c'est à vous le samedi, c'est ce soir en société, c'est politique, la fabrique du mensonge en terre opposé produite exclusivement soit par Media One, soit par Tazer. Comment est-ce que vous justifiez ce phénomène d'hyperconcentration en plus alors que ces sociétés sont détenues en tout cas par des actionnaires qui ont un agenda politique assumé en plus d'énoncé par des syndicats de France Lévision qui expliquent qu'il y a un risque de rupture des principes de neutralité en déléguant la ligne éditoriale à ces sociétés de de production.

Comment est-ce que vous garantissez à la fin que des émissions aussi importantes externalisées à des sociétés de production respectent ce principe-là ? et beaucoup je pense s'émeuvent du risque de privatisation de l'audiovuel public. Est-ce que vous avez pas l'impression qu'en externalisant 80 % des émissions de flux à des sociétés de production privée, il y ait déjà une privatisation à l'œuvre en cours chez France Télévision ?

Alors, je vais je vous remercie pour cette question. Je vais tenter d'y répondre. Il y a plusieurs questions dans la question.

Euh premier point, je vais revenir au texte. Euh j'ai parlé déjà tout à l'heure de la loi de 1986 ou du cahier des charges. Au-delà de ça, nous avons aussi des chartes déontologiques et notamment une charte de l'antenne que je vais citer.

La charte de des antennes explique que euh les principes déontologiques auxquels France Télévision est soumise en tant qu'éditeur s'appliquent aussi à toute émission produite ou acquise à l'extérieur dont nous avons la responsabilité éditoriale et qui relève du contrôle de l'ARCOM. Ce qui veut dire que euh nous sommes euh responsables de ces programmes et du respect de de l'ensemble des euh des critères qui nous incombe par le par l'ARCOM. 2è point, je vais peut-être vous raconter comment on travaille parce que nous sommes des équipes éditoriales.

Euh euh ce sont des émissions quotidiennes en direct euh tout au long de la saison, y compris l'été et pendant une partie des fêtes pour une émission comme c dans l'air, comment nous travaillons euh au sein effectivement de la direction des magazines puisque ces programmes dépendent de cette direction. et euh avec mes collaborateurs qui ont en charge qui sont en charge du suivi de ces programmes. Chaque matin, les rédacteurs en chef de ces de ces émissions nous soumettent euh les thèmes qu'il souhaitent aborder dans l'émission et la liste des invités qu'il prévoit de d'accueillir sur les plateaux pour traiter de de ces programmes.

Euh cela nous permet de piloter cette liste d'invités selon trois critères. Nous avons évidemment et on en a parlé tout à l'heure, le pluralisme politique au sens des délibérations de l'ARCOM. Nous avons le pluralisme d'opinion au sens des nouvelles délibérations de l'ARCOM du 17 juillet 2024, c'est-à-dire bien être clair sur d'où parlent les invités, comment on les présente et est-ce que le plateau est le plus équilibré possible, que ce soit lorsqu'on a des journalistes et qui représentent des des rédactions, des membres de STANK, des membres d'ONG, nous avons cet échange avec les producteurs euh sur les les propositions de plateaux qu'ils nous font chaque jour pour les émissions. du soir, chaque semaine pour les émissions de fin de semaine pour le pour le weekend pour en société, c'est politique par exemple et nous pilotons un équilibre sur un moyen long terme de des invités qui sont proposés.

Le 3e point, c'est la parité des experts, puisque vous le savez, c'est un engagement de notre présidente et il y a eu des grandes avancées euh par rapport à 2015 où dans l'air, c'était euh euh 25 % de femmes expertes. Aujourd'hui, nous sommes à la parité quasi parfaite sur l'ensemble de l'année. Voilà les critères que nous pilotons et dont nous sommes responsables.

Je vous remercie pour pour vos réponses. Dernière question sur France 5 et pour rebondir aussi sur votre réponse. Donc le président l'a expliqué en propeliminaire.

L'Arcom a estimé l'année dernière que France 5 n'avait pas respecté ses règles en matière de pluralisme politique. Et donc, j'ai analysé avec mes collaborateurs l'ensemble des invités sur les cinq dernières années des émissions phare de France 5. C'est ce soir et c'est politique.

Je me suis appuyé sur l'intelligence artificielle pour être tout à fait transparent. Et donc parmi les invités que l'intelligence artificielle pouvait classer comme politique, il a pu trouver sur les cin dernières années sur ces deux émissions farce ce soir et ses politiques qu'il y avait 10 fois plus d'intervenants socialistes et progressistes que d'intervenants libéraux et conservateurs. Les chiffres exactes, c'est même sur ces politiques 66 % des invités sont classés politiquement socialistes ou progressistes contre 6 % de libéraux et conservateurs.

Et pour ce soir, c'est même 79 % d'invités socialistes contre 7 % d'invités libéraux et conservateurs. Comment est-ce que vous l'expliquez ? Vous expliquez que vous pilotiez au titre de France télévision un équilibre et un respect du pluralisme ?

Est-ce que selon vous l'externalisation à ces sociétés de production, le phénomène d'hyperconcentration aussi pour ces deux sociétés Media One et Tier peut être une clé d'explication sur cette rupture du pluralisme ? Je juste pour qu'on avance essayer d'être le président à part ça que j'essaie depuis le début entre peut-être l'effet hyper grossissant de l'intelligence artificielle don on peut pas s'assurer de la méthodologie mais qui donc on va non mais on va on va on va peut-être essayer de pas poser des questions sur du tasat d'intelligence artificielle en même temps on peut pas non plus expliquer monsieur le directeur que tout va bien à France 5 depuis le début vous ne répondez pas à nos questions. l'AR non sur ce sujet là, pardon, mais je vous le dis avec le respect que je vous dois, mais l'ARCOM a averti France Télévision sur un déficit de pluraliste politique sur France 5.

Vous êtes d'accord avec ça ? Nous avons une mise en garde en juin 2024 au moment des législatives où la période était extrêmement particulière et sur le le 2e trimestre de 2024, nous avons une mise en garde de la D'accord. Et selon mes sources, il y a eu encore des alates récemment ce qui vous a conduit quand même, j'essaie moi voilà dans cette présence d'être impartial.

Donc quand le président cite des chiffres d'intelligence officielle, je me permets de lui rappeler que c'est pas une méthodologie tout à fait adaptée. Bon, selon vos sources, j'en sais rien mais enfin en tout cas voilà. Donc en tout cas, on va se baser sur l'ARCOM qui est le gendarme de l'audiovisuel et l'ARCOM aujourd'hui considère pas simplement 2024 et on les réhauditionnera sans doute que il y a quand même une difficulté à faire totalement respecter le pluralisme sur France 5.

C'est pas un petit sujet, il faut pas en avoir un effet hyper grossissant mais en même temps, on peut pas le balayer derrière ver de main. Euh et je prolonge donc la question du rapporteur. Quand vous nous expliquez, c'est très intéressant que vous avez euh des outils, des réunions, des procédures qui vous permettent de garantir aux exigences de pluralisme, sauf que quand l'ARCOM regarde, elle a pas le sentiment que le pluralisme est tout à fait respecté.

Et ça vous a même conduit à suspendre pendant quelques semaines des invités politiques. C'est pasin quand on en arrive à demander à ces émissions de ne plus inviter d'invités politiques. C'est pas c'est pas anodin.

C'est par voilà c'est c'est donc c'est important qu'on qu'on puisse avoir votre perception quand même de cette décision là. Et qu'est-ce qui voilà où c'est que ça pêche ? Pardon de dire un peu trivialement.

Est-ce que c'est parce que comme le rapporteur l'évoque c'est sous-traiter à des à des sociétés de production externes ? où c'est voilà à quoi c'est dû. Alors, je vous rappelle déjà que le le pilotage euh des temps de paroles se fait sur l'ensemble de la chaîne France 5 et pas émission par émission.

Ça c'est le premer point. Le 2è point, je le redis mais ce cette demande de ne pas inviter des missions politiques en ce début de trimestre premier trimestre 2026 n'est pas quelque chose d'inédit et avait déjà eu lieu au premier trimestre 2020. Et c'est vraiment les le la le principe de précaution avant l'ouverture du de la de la couverture de des campagnes municipal lundi prochain le 2 février qui nous a euh prévalu euh qui nous a conduit à faire cette cette demande au producteur.

Et puis pour monsieur par excuse-moi, je vois pas le lien, c'est vous nous expliquez que c'est plus compliqué de piloter les temps de parole quand la campagne commence. Donc en fait là je pardon mais je comprends pas la logique. Vous nous expliquez au début de l'audition que c'est plus compliqué de piloter les temps de parole une fois que l'élection municipale va commencer.

C'estàd début février. Oui parce qu'il y a parce qu'il y a trois temps. Bien sûr mais je vous explique parce qu'il y a trois il y a trois décomtes de temps de parole.

Donc ce que l'on a voulu faire c'est démarrer les les trois décomtes le 2 février. Les trois décomtes simultanément que ce soit le le temps de parole national qui lui aurait démarré au 1er janvier. euh que ou bien les les deux autres temps de parole liés au municipal, c'est pour vraiment démarrer à la même date.

Je précise tout de même que il n'y a pas d'invité politique sur les plateaux, mais il y a de la parole politique dans les émissions puisque dans les différents sujets, dans les différents reportages, il y a de l'expression politique évidemment soumise au contrôle de l'ARCOM. Alors, je remercie de précision, j'avais pas compris que c'était pour remettre les compteurs à zéro. Bon, je propose quand même que le KCH on réauditionne l'ARCOM, on en parlera en bureau pour essayer de comprendre aussi leur perception de ce sujetl.

Ça ça permettra d'avancer si vous êtes d'accord monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président, monsieur Aldoui. Je voudrais vous poser une question en votre qualité de de directeur du cinéma, des fictions internationales, des programmes de jeunes adultes.

Je crois que c'est vous notamment qui avez piloté et supervisé notamment la plateforme France TV/ash. J'ai cru lire que vous aviez eu quelques quelques regrets sur le sur cette plateforme. Euh je voudrais simplement vous faire revenir sur une interview que vous avez accordée à Telerama le 25 septembre 2025.

Vous indiquez d'ailleurs que chaque série diffusée sur Slash représente un coût d'environ 1,5 million d'euros. Et vous précisez, je vous cite, on va faire moins de sociétal, il faut des séries plus divertissantes et vous ajoutez un peu plus tard. À titre d'exemple, je vous cite encore, on va lancer Phenniix, donc je crois que c'est une série sur un groupe de jeunes militants écologistes qui kidnappent les enfants de riches dirigeants pollueurs.

Je pense que vous avez vu par exemple qu'à Paris il y a quelques semaines, il y a déjà des faits de kidnapping de riches dirigeants de société notamment dans les cryptos qui se produisent en plein jour qui choquent des millions de français. Est-ce que vous avez l'impression que c'est la vocation de l'uel public de financer ce type de contenu ? Est-ce que c'est comme ça que demain on arrivera à rassembler des millions de français derrière ce type de contenu ?

Je vous propose une réponse rapide parce qu'on a une audition dédiée à slash. Voilà, donc allez-y parce qu'on aura une audition qui sera dédiée à slash. Donc alors réponse très rapide.

C'est vraiment dommage que notre audition a lie aujourd'hui. La série Phenniix dont dont dont vous faites l'écho sera mise en ligne la semaine prochaine. Je vous rassure, elle ne fait pas l'apologie du kidnapping d'enfants.

Euh elle est c'est une série qui a été proposée par un un producteur privé indépendant auquel s'est adjoint ensuite un producteur qui est qui fait partie du groupe Media One et qui a été cofinancé par huit autres diffuseurs européens. Donc c'est pas une série que de France télé. Nous sommes je pense de mémoire à hauteur de 40 % des apports des diffuseurs.

Donc sans doute 30 % du de vie total. C'est un thriller. La fiction permet et je terminerai avec ça avec un moteur narratif de thriller donc de suspense d'incarner des problématiques, de poser des questions et voilà.

Donc enfin vous jurez sur pièce, je vous vraiment je vous rassure, je vous invite à la regarder. Elle est très bien. Elle a été primée à au festival de fiction de la Rochelle en septembre dernier.

Il y avait deux épisodes de diffusé. Donc elle était déjà un peu en accès libre pour celles et ceux qui étaient dans la région. Elle est vraiment très bien.

Sur l'interview auquelle vous faites référence, en fait je voulais expliquer et je le dis dans deux phrases que nous sortons d'un cycle. Nous avons fait beaucoup de fiction sociétale, c'est-à-dire qui est tenté de raconter des problématiques de la jeunesse entre 18 et 30 ans. Euh et ensuite, bon, ça a été lancé il y a 7 8 ans, mais depuis les streamers sont là et il nous a pensé plus intéressant d'aller dans d'autres registres plus divertissants parce que la concurrence France Tellé n'est pas en monopole, la concurrence des streamers est forte et donc il faut qu'on se renouvelle et c'était ça que j'ai essayé d'expliquer dans la l'interview à Térerama.

Merci beaucoup pour ces précisions, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le le directeur. Donc je rappelle, vous êtes directeur du cinéma des fils internationales et des jeunes adultes.

Et encore une fois, je me rapporte à votre interview dans Telérama le 20 septembre 2025, vous expliquer de la série Phenniix qu'on va découvrir donc vous expliquer la semaine prochaine, je vous cite, on va lancer Phenniix sur un groupe de jeunes militants écologistes qui kidnappent les enfants de riches dirigeants pollueurs fin de la citation. Je pense que vous pourrez comprendre mais mes en tout cas mes interrogations sur la pertinence que le service public peut avoir à mettre en scène du kidnapping d'enfants de dirigeants. Sachant que ça se produit déjà dans les rues de Paris et que ça choque des millions de français.

Et je vais vous laisser peut-être la la réponse sur le sujet. Réponse lourde parce que j'aurai une dernière question sur le financement des œuvres cinématographiques euh vous vous considérant. Mais en fait vous posez une question de fond et je vous en remercie. quand on diffuse quant au cofinance et à l'époque c'était l'un de nos plus gros investissements cinématographiques bacnord est-ce qu'on doit s'interdire est-ce que est-ce que la question que vous nous posez c'est de ne pas financer un film comme Bnor qui parle de trafic de drogue de policiers à Marseille on l'a rediffusé le film là il y a il y a il y a 15 jours, 3 semaines.

Donc oui, avec la fiction, que ça soit qu'elle soit en télé ou au cinéma et en plus nous ne sommes pas à l'origine des projets, on traite de sujets qui sont parfois très difficiles. Notre concurrent TF1 il y a de jours a fait un énorme score avec un un film américain qu'on aurait bien aimé acheter, mais on achète moins de films américains pour des raisons de différenciation. euh qui raconte l'histoire d'une jeune policière dans une ville aux États-Unis confrontée à un tireur fou euh qui fait donc un carnage.

Le film s'appelle Leise Misanthrope. C'est un très bon film, ils ont rassemblé à peu près 4 millions de personnes dimanche soir. Je suis désolé de faire la publicité de TF1.

Euh donc c'est un cas très fréquent d'avoir des fictions qui traitent de choses en écho avec la réalité qui sont pas des choses agréables, mais que les gens regardent et font la distinction entre la fiction et ce qu'ils sont en train de de vivre dans la vie. Je suis vraiment désolé, je ne comprends pas plus que ça votre question. Je vous remercie pour votre réponse.

Je pense que vous avez compris ma question. On se à la lecture de votre de votre interview. Est-ce que c'est le rôle du service public de mettre en scène du kidnapping d'enfants de dirigeants alors que ça se produit déjà dans les rues de Paris en plein jour et que ça inquiète des millions de français ?

Est-ce que c'est ce type de contenu qu'on attend pour fédérer ? Est-ce que c'est le cœur de l'ADN du service public de proposer ce type de contenu ? Je me permets une autre question sur le choix d'ailleurs de financement de France Livision.

France Télévision finance nombre de films et un grand soutien à la création française. Il y a beaucoup de films d'ailleurs qui reçoivent des budgets conséquents de France Télévision mais qu'ils sont des échecs d'audience. Je pense par exemple au film Toute pour une qui a reçu 2,6 millions de France télévision sur un budget total de 100 millions.

Il n'a fait que 20000 entrées. Il y a d'autres films qu'on peut qualifier d'ailleurs de films à à orientation progressiste qui ont été financés par France Tévision qui ont été aussi des échecs patents commerciaux. Euh donc en plus de toute pour une gang des Amazones FCY ma frère des preuves d'amour dossier 137 les braises.

Il y a eu d'autres projets qui portent d'autres sensibilités euh qui n'ont pas eu les mêmes chances de financement je crois comme le film Sacrécœur au-delà de votre parcours politique où j'ai pu lire notamment dans un portrait ou une interview dans le monde que vous étiez un ancien militant Trotskills dans vos jeunes années. Comment est-ce que vous garantissez la neutralité idéologique dans l'allocation des fonds publics notamment pour soutenir certains films ? Qu'est-ce qui fait que France Télévision aujourd'hui est parfaitement neutre dans la location des fonds des Français ?

Je préfère je préfère qu'ici je préfère que dans ces commissions d'enquête parce qu'à mon moment je veux aussiendre qu'il y a pas de sous-entendu. Donc soit monsieur le rapporteur vous posez votre question directement c'est poszla non mais posez-la frontalement. Vous avez eu un engagement militant.

On va Oui. Non, faut poser non parce que parce que parce que parce que ça choque aussi des gens de fois les sous-entendus. Posez la question frontalement.

Oui. Bah poser la question directement, ça évite des sous-entendus. Donc je vous invite monsieur le président, je vais poser ma question frontalement mais j'ai l'impression que sur une question sur deux, vous avez plaisir à reformuler ma question, à entraver un certain nombre de gens.

Vous vous êtes dans un souci permanent de reformuler et d'interférer dans les questions que je pose directement aux personnes qui sont interrogées, qui ralentissent et embolisent les débats et que je regrette personnel. Non non mais vraiment vraiment et là à nouveau monsieur le rapporteur question je pense que ma question je pense que ma question est claire monsieur le président si vous voulez que je reformule je la reformule mais elle a été parfaitement claire monsieur d'accord donc maintenant je vais vous juste vous dire monsieur le rapporteur soyons clair je je ici je crois que j'ai essayé au contraire que vous puissiez obtenir des réponses à toutes vos questions et moi je suis présent je suis pas potiche hein donc mon rôle ici c'est de garantir aussi que il y ait pas de il y a pas non mais je les ai pas toutes reformulé parfois je suis venu en soutien quand la question des doges pas du tout et celles et ceux qui nous écoutent pour regarder qu'il y a pas eu d'entrave au fait que vous ayez les réponses à toutes vos questions et c'est le rôle, c'est votre rôle et c'est le rôle des personnes auditionnées. Par exemple, sur France 5, je crois qu'on allit au bout du sujet sur les jeux, je vous ai pas du tout interrompu, vous avez posé énormément de questions sur les jeux.

Donc je suis pas là pour vous entraver. Celles et ceux qui ont écouté cette audition depuis le début, je crois que je vais jamais censurer une seule question. Maintenant, je dis juste et je vous demande et vous l'aviez accepté en réunion bureau effectivement qui qu'on essae ben peut-être que ça ça vous ça vous permettra d'être plus direct.

Non, je dis je dis que quand on met en cause l'engagement politique d'une personne, autant poser la question directement. Donc voilà, donc personne ne connaît le parcours politique de monsieur AD. Donc si vous voulez l'interroger là-dessus, interrogez-le là-dessus.

Soyons direct. Soyons soyons voilà. Et je Merci euh monsieur le président.

Je pense que mes questions sont directes et ne nécessitent pas de reformulation. Très honnêtement, je pense d'ailleurs que mes questions sont succintes, précises, directes. On me le reproche d'ailleurs suffisamment et donc je pense que ce titre ne nécessite pas une lourdeur de reformulation.

Bon, monsieur Aldi, je pense que vous avez compris ma question. Vous avez un rôle significatif dans l'attribution de fonds public pour le financement de création du cinéma français. J'ai pu lire notamment dans un article du monde que vous étiez un ancien militant trot skills.

Je pense que vous l'assumerez. vous avez eu un engagement militant à gauche que vous avez assumé. En quoi cela n'altère en rien les le respect la neutralité qu'on attend de France Télévision quand il s'agit de financer des films français ?

Et j'observe d'ailleurs qu'il y a beaucoup de films euh qui ont été financés de façon très importante par France Tévision qui n'ont pas fait d'audience et d'autres qui n'ont pas été financés par France Tévision qui en en fait beaucoup plus. Comment est-ce que vous garantissez ce cadre un peu de respect de la neutralité alors que vous avez vous-même un profil qui par le passé a été connoté politiquement ? Merci beaucoup monsieur rapporteur.

Au moin la question est directe. Euh donc les fonctions que j'exerce aujourd'hui sont très similaires à celles que j'ai exercé pendant une dizaine d'années dans le groupe Canal Plus. C'est hier comme aujourd'hui.

En fait, nous sommes dans une collégialité d'une part et dans une dépendance avec ce que les producteurs extérieurs nous propose. Le film Sacré Cœur que vous avez mentionné, je l'ai vu, je l'ai beaucoup aimé et malheureusement pour France Télévision, nous sommes dans l'interdiction formelle, c'est dans le cahier des charges, d'acquérir, de diffuser un film qui est financé par une organisation politique, religieuse ou syndicale. Le film Sacrécœur tombait sous le coup de cette interdiction.

Donc c'est pas un choix euh ni de moi ni de personne d'autre, c'est juste exclu par la loi. Euh comment se passe la sélection des films ? Pardon, je voudrais répondre rapidement à une de vos sous-questions.

Euh France Télévision comme TF1, comme M6, comme nous sommes des chaînes gratuites. Nous jugeons l'efficacité, la rentabilité d'un film avec du recul. Les entrées en salle sont un paramètre évidemment pour juger si le public était là.

Depuis le Covid, on s'est rendu compte que c'est un paramètre de plus en plus désynchronisé avec les performances du film sur nos antennes. Nous diffusons, vous savez, les films environ 2 ans après la sortie en salle. sur la période récente là sur le le 2e semestre enfin le début de la saison 2025-2026, je peux vous citer un film comme pour la France de Rachi Ami qui a fait de mémoire 33000 entrées et qui a réalisé donc l'année dernière enfin l'été dernier 2300000 téléspectateurs et en même temps quelques semaines près, nous avons diffusé Je verrai toujours vos visages de Jeanne Erie qui avait fait plus d'un million d'entrées en salle il y a 2 ans et demi et qui n'a fait que 2 millions téléspectateurs sur France 2.

Donc là, je vous ai cité deux exemples qui sont pris vraiment dans le même contexte de programmation, la même année, la même chaîne, la même case, les mêmes efforts de promotion. C'est pour illustrer le fait que il faut surtout surtout éviter de juger euh l'efficacité, l'accueil du public d'un film uniquement sur sa sortie en salle et de surcroix euh le premier mercredi de sa sortie. Nous sommes nous sur le temps long euh sur les procédures sur la neutralité puisque je pense que c'est ça votre vraie question. euh sur la neutralité.

Donc le processus de France Télé, nous travaillons sur le cinéma avec cinq contraintes. Le cahier des charges qui par exemple dans son article 37 nous impose de de refléter la la diversité du pays prise dans une acceptation très large de bien traiter, je crois que c'est l'article 9, notre patrimoine national, nos régions et cetera et cetera. Deuxièmement, deuxième contrainte, nos engagements avec la filière.

Nous devons au moins financer 60 films français par an. Donc on fait avec ce que le marché nous propose. Troisièmement, la concurrence.

Nous ne sommes pas en situation de monopole. Il y a des films qu'on aurait aimé avoir. Nous aurons nous aurions aimé financer le diptique que vous allez bientôt voir sur le général de Gaulle.

Nous avions nous-même coproduit un film sur le général de Gaulle diffusé en 2020 euh à l'occasion de l'un de ses anniversaires. Mais le prochain était trop cher pour France Télévision. Nous n'y sommes pas allés.

Nous n'avons pas pu non plus cofinancer euh le diptique trois mousquetaires parce que trop cher pour le financement du service public. Euh et à la place, je fais un petit clin d'œil, on a préféré tenter euh ça n'a pas marché en salle, on verra quand on le diffusera dans 2 ans, un trois mousquetaires au féminin que vous avez rappelé tout à l'heure. Euh donc la concurrence 4e contrainte, le contexte économique.

France Télévision n'est pas à l'initiative des films. C'est pas moi ni personne de mon équipe qui choisit d'écrire tel scénario. Et donc le contexte économique d'un film, c'est le financement privé qu'il doit avoir avant que nous décions.

Aucun film longm métrage de France Té n'est financé par France Té sans avoir une chaîne payante à une ou deux exceptions près qui en général sont des documentaires pas chers. Tous les exemples que vous avez cités sont financés majoritairement et d'abord par le secteur privé. Les producteurs sont privés, les distributeurs sont privés. les chaînes payantes majoritairement historiquement c'était le groupe Canal Plus du groupe Bolloré qui est à nos côtés sur tous les exemples que vous avez cité.

Merci beaucoup. J'indique juste à celles et ceux qui nous écoutent, aux collègues députés que le rapporteur a encore une dernière question à vous poser. Ensuite, je donnerai la parole aux représentants des différents groupes politiques et pour terminer parce que et après le rapporteur aura d'autres questions, je veux être très clair parce que effectivement certains mettent pas le rapporteur mais ensuite les propos de rapporteur peuvent susciter des interrogations des Français qui mettent en cause la manière dont je conduis cette présidence et sur le fait que j'entrave le rapporteur.

Je n'entrave pas le rapporteur. Je dis très clairement ici et solennellement si je voulais l'entraver je pourrais faire comme toutes les commissions d'enquête organiser des auditions de 2h. Ça fait déjà 2h qu'on audition on va continuer encore quelques instants et on continuera et on continuera le temps qu'il faut parce que justement euh vous êtes là pour répondre à l'ensemble des questions du rapporteur.

Je crois qu'il en a encore une liste très très longue et je présiderai je resterai ici tant que le rapporteur aura des questions à vous poser. Monsieur rapporteur, je vous allez-y monsieur le président et même dans la liste très longue effectivement de questions déjà vous posées, je les sélectionne et j'en poserai même pas un/ers de tout celles que j'ai pu préparer et effectivement c'est important de donner la parole à tous les députés qui sont présents. Donc je je voilà je je me soumets volontiers à cette règle de pluralisme qui est importante dans le cadre de nos travaux.

Monsieur Aldou, parce que j'ai été mise en cause par le président, je vais citer l'article, le fameux article du monde qui vous décrit donc effectivement comme un ancien militant trotskiste, je cite l'article, "S'il a quitté les extrêmes, son engagement reste sans ambiguïté", soutient-t-il à gauche. Et j'ai une question très précise. Il semblerait que vous ayez vous aussi comme madame séjourné en 2023 à Cann dans le Palace Majestique pour quasiment une dizaine de nuits dans certaines suites étant chiffré à 1700 € la nuit.

Comment est-ce que vous conciluez à la fois votre exigence professionnelle de directeur d'une entreprise financée par Fonds public et par les Français ? et en même temps aussi votre engagement politique d'homme de gauche avec le fait pendant 10 jours de séjourner dans une suite d'un Palace à plus de à près de 1700 € la nuit. Euh je vais vous laisser les commentaires sur vos commentaires sur mes opinions politiques qui n'ont absolument rien à voir, rien à faire et ne concerne pas mon métier.

Et vous auriez dû préciser, monsieur le rapporteur, la date de l'article auquel vous faites référence. Et par ailleurs, comme je pense être le plus âgé, euh mon engagement politique doit remonter celui donc auquel vous faites référence à une période où il n'y avait ni téléphone portable. Euh le festival de Cann, le festival de Cann, c'est l'événement culturel le plus médiatisé.

Je suis je vais être très bref là-dessus hein. C'est l'événement culturel le plus médiatisé au monde. L'année dernière, ce sont les chiffres du festival, il y avait près de 1800 médias différents et presque 5000 journalistes du monde entier accrédités.

Deuxièmement, c'est le premier festival de cinéma au monde. L'année dernière à Cann, il y a eu 250000 tickets pour 372 séances. Euh vous aviez 40000 personnes accréditées pour aller voir des films euh parfois des citoyens du coin mais aussi beaucoup beaucoup de professionnels.

Et enfin troisièmement, le festival de Can c'est aussi le premier marché du film du monde. Quand vous cumulez tout ça dans la ville de Cann qui est une ville qui par ailleurs a beaucoup d'autres événements professionnels, vous êtes très clairement, ma présidente l'a rappelé, dans une bulle inflationniste énorme euh qui crée toutes sortes de difficultés à France Télévision dans la contrainte des moyens que nous avons. France Télévision euh était à Cann euh ça s'appelait pas France Télévision.

Dans les années 70, vous pouviez voir la cérémonie de clôture commentée par les 11. Vous aviez Henry Chapier qui faisait la montée des marches et les palmes d'or passaient au journal télévisé. Donc il y avait une longue histoire du festival de Cann avec France Télé.

Puis ensuite à à la fin des années 80, début des années 90, c'est le groupe Canel Plus dans lequel j'ai travaillé qui a pris la main qui est devenu le partenaire exclusif. Et quand nous, France Télévision, nous sommes redevenus partenaires en 2022 à partir de 2022, pardon, euh c'était un peu un retour à la normale de de d'avoir ce plus grand festival culturel au monde en terme de médiatisation euh dans le le giron de communication et de traitement de l'actualité culturelle de France Télé. Euh euh il se trouve que pour pour aller directement maintenant à votre question, euh pendant à peu près 25 ans, France Télévision était déjà à l'hôtel Majestique euh avec plus de chambres dans le passé avant 2013.

Après, ça s'est réduit et depuis 2022, le groupe a trouvé une solution pour que ça ne coûte pas 1 € d'argent public. Elle vous a déjà été expliquée, je pense les documents vous ont été communiqués euh euh pour qu'on puisse être sur place pendant le festival et faire notre travail. Voilà, merci.

Je je comment dire peut-être juste un un élément pour euh autant je je conteste la manière dont parfois le rapporteur peut euh rappeler des engagements politiques passés euh parce que ce qui compte c'est est-ce que ils ont un impact sur les fonctions d'aujourd'hui ? Maintenant, je là où je rejoins le rapporteur sur un élément, c'est que mais c'est ma perception personnelle, je vous le dis comme je pense. C'est-à-dire que euh je considère que quand on est série de duel public, on est tenu un devoir d'impartialité et on n'est pas obligé à l'occasion d'une interview ou d'un portrait dans un média d'indiquer sa sensibilité politique.

C'est que vous avez parfaitement le droit d'avoir effectivement l'article du monde, je le dis, le monde vous s en disant bref c'est pour avancer, c'est pas pour relancer le débat. C'est c'était en 2009. Je suis à France Tellé depuis le 1er février 2021.

Non mais pardon, je n'ai pas fait retirer d'Internet, enfin des internet l'intégralité de mes interventions publiques du passé. Ça enfin c'était il y a très bien. Mais c'est pour ça que vous avez enfin vraiment je suis désolé, il faut demander au monde et vous avez parfaitement raison.

Mais admettez que comme on pourra revenir peut-être que le rapporteur sur la question des réseaux sociaux. Moi je vous le dis en tout voilà j'ai vous respecte dans votre fonction, c'est pas le sujet. Mais quand je vois des salariés de public, quelle que soit leur fonction journaliste, directeur de la fiction, avoir des Twitters professionnels avec le logo de France Télévision, avec le titre directeur de la fiction et avoir un compte, ce qui est parfaitement vos droits, mais comme c'est le cas, je vous mets pas en c Mais on peut quand même se poser la question aujourd'hui du statut de ces réseaux sociaux où euh certains s'expriment en utilisant des comptes professionnels puisqueil y a le logo de France Télévision qui a la fonction et et on peut-être on y reviendra mais il y a écrit noir sur blanc sur ce compte je réplique et effectivement c'est un compte où vous partagez vos convictions et c'est tout à fait vos droits.

Mais pourquoi le faire ? C'est ça que je ne comprends pas. Pourquoi le faire avec le logo de France Tévision et avec directeur France visision ?

C'est ma vo c'est une question que je me permets de vous poser. Euh c'est sur le compte X puisque j'ai plusieurs compte Twitter pardon enfin ex Twitter. Euh donc je respecte le code de bonne conduite de France Télévision, la charte qui a été mise à jour en 2020 qui s'applique à nous en tant que salarié de l'audiovisuel public.

Euh et il se trouve que depuis ça s'est accéléré depuis 2 ans euh ou peut-être 3is maintenant euh il y a un sujet très important qui a frappé notre filière euh qui est euh le sujet euh y compris sur les réseaux sociaux. Euh euh au nom de France Télévision, j'interviens pour trois choses sur les réseaux sociaux. Je reste sur votre question, monsieur le président.

J'interviens pour promouvoir nos programmes surtout ceux dont je suis coresponsable. J'interviens pour expliquer comment ça fonctionne, pourquoi on a choisi ce film. Non, ce film n'est pas encore un échec.

Attendez s'il vous plaît et cetera. Et je réponds aux attaques, aux critiques euh dont nous sommes l'objet quand elles me concernent. En plus de ça, j'allais y venir.

Il y a le sujet MITU qui nous a traversé. C'est un sujet qui est professionnel. Euh le sujet MITU, il a commencé en 2017.

Il a eu un petit coup d'accélérateur en 2019. Il a eu un grand coup d'accélérateur début 2023 euh avec l'affaire de pardieu. Il a été relancé l'année der il y a 2 ans maintenant pardon avec Judith Godch.

Et pour nous qui dépensons de l'argent public, le sujet mitou, il nous pose des questions existentielles sur notre rapport au talent qui qui collabore à des me concernant des films, sur l'exposition de ces films, sur notre propre neutralité en tant que diffuseur. Est-ce qu'on doit diffuser un film au moment où il y a une procédure en cours ? qu'est-ce qu'on fait et cetera.

Et donc c'est là-dessus, je pense si vous regardez les interventions que se porte l'essentiel de mes propos quand ils ne sont pas dans les trois premières catégories. Mais si vous avez un message en particulier qui vous a choqué, enfin je je m'en explique quand vous voulez ou par écrit. Merci beaucoup d'avoir répondu à cette question plus large effectivement du statut aujourd'hui des réseaux sociaux et comment on fait la différence entre des comptes personnels et des comptes professionnels et on a compris la typologie que vous utilisez ou en tout cas le cadre dans lequel vous vous voulez utiliser.

Je laisse la parole au Rassemblement national peut-être pour monsieur monsieur Ballard pour 2 minutes. Oui. Je serais peut-être plus bref.

Alors, je m'excuse, j'ai pas suivi toute l'audition parce qu'il y a des débats dans l'hémiciple, c'est une notion de censure qui se prépare, mais j'ai regardé un petit peu à mon à mon bureau. En fait, je suis tombé sur la séquence où on parlait des des jeux notamment, c'était vous qui vous exprimiez et le rapporteur énonçait le nombre, je crois que c'est 11 ou 13 cases. D'accord.

Alors euh notamment vous nous disiez euh bah c'est un c'est un choix, c'est culturel euh vous employez ce mot et vous citiziez euh l'émission de Nagi, n'oubliez pas les paroles. Euh quand on la regarde, on a plutôt l'impression que c'est une émission. Alors je critique pas le contenu, hein, mais que ça ça c'est plutôt dans privé qu'on devrait trouver une telle émission.

Mais en quoi euh est-ce une émission culturelle ? Et l'un des buts de cette commission d'enquête, c'est aussi de faire la part des choses entre ce qui est du ressort du service public et ce qui est du ressort du privé. Et parfois, on a le sentiment ou plus que le sentiment que vous alors j'ai pris cet exemple parce que au cours de l'audition, je suis tombé quasiment uniquement sur cette sur cette partie.

Euh et bien vous vous appropriez des des pas entiers qui relèvent du privé, non pas du du public. Alors merci beaucoup pour cette question qui va me permettre en plus de repréciser que monsieur le rapporteur, je sais pas s'il faut l'attendre ou non alle euh que les émissions en quotidien nous en avons cinq émissions sur France 2, deux émissions sur France 3, ce qui correspond à 2h30 sur France 2 et 1h10 sur France 3. Voilà déjà je voulais vous représer ça parce que ça me semblait important par rapport au chiffres que donnait le rapporteur.

La deuxième chose, c'est que n'oubliez pas les paroles qui est un exemple parmi tant d'autres est une émission de mémoire collective, c'est-à-dire que c'est la chanson, c'est le patrimoine français à travers la chanson française. Je ne suis pas sûre qu'une émission, n'oubliez pas les paroles qui a sur TF1 ne ferait que de la chanson française. Vous savez, une de mes plus les les moments où on se dit que cette émission a un vrai sens sur le service public, c'est quand vos enfants, vos petits cousins, les enfants qui sont petits et qui peuvent chanter du Michel Sardou, la maladie d'amour.

C'est-à-dire qu'il y a une transmission dans cette émission qui permet d'avoir la chanson française en permanence. Oui, on est dans ce patrimoine là et c'est ce que l'on revendique à France Télévision et c'est ce que l'on fait quand on fait l'Eurovision et c'est ce que l'on fait quand on fait les victoires de la musique. On essaie de de d'avoir notre patrimoine et n'oubliez pas les paroles.

C'est ce qu'il fait chaque jour. C'est-à-dire que toutes les générations, j'appellerai serait vraiment une émission de transmission parce que je trouve que c'est intéressant de d'avoir cette cette chanson française qui est là pour de finalement de 7 à 77 ans comme on le dit. Voilà monsieur, merci pour cette réponse.

En première partie de soirée à la télévision en France, donc l'ensemble des divertissements qui sont proposés en première partie de soirée en 2025. France 2, on a diffusé 19 %, France 3, 6 % alors que les divertissements représentent 40 % des programmes proposés en première partie de soirée par M6 et euh 35 % pour TF1. Je pense que vous voyez avec ces chiffres qu'il y a une différence et par ailleurs, je me permets de souligner que le public quand on l'interroge sur la spécificité de l'offre du service public euh voit euh très clairement euh une différence et euh les chiffres euh d'abord ils accordent une satisfaction à l'offre de service public supérieure à celle qu'ils accordent aux chaînes privées.

C'est plus de 72 % de Français qui se déclarent satisfaits de l'offre du service privé. Et par ailleurs, il considère que sur le service public, on découvre des programmes différents de ce que proposent les autres chaînes de télévision dans une proportion beaucoup plus importante que sur les chaînes privées. Merci de ces précisions madame Calves, pour le groupe ensemble pour la République.

Merci pour Merci monsieur le président. Je précise que j'ai été membre du conseil d'administration de France Tellé en 2023 et 2024 puisquil faut à chaque audition rappeler quels sont les liens que nous avons pu avoir avec les auditionnés. Cette audition a permis de montrer un nombre et une variété de programmes qui sont offerts par France Télévision.

Vous l'avez dit de l'exceptionnel jusqu'au quotidien et que ça soit en linéaire ou délinéarisé. Alors parfois on aime, parfois on aime pas mais ce qu'on peut faire c'est déjà se réjouir que ça soit disponible. Euh moi je voulais revenir sur une question de fonctionnement hein, puisqu'on doit étudier la neutralité, le fonctionnement, les financements.

Euh le fonctionnement et c'est sur l'externalisation de la production. Alors euh oui, bien sûr, il y a des obligations de financement euh qui euh relèvent aussi bien de la loi de 86 que vos de votre cahier des charges qui ajoutent en plus des obligations d'exposition de ces programmes. Moi, je voulais savoir aujourd'hui en 2026, comment qualifieriez-vous la hauteur de l'externalisation ? ce qu'on a besoin où on est forcé à recourir à l'externalisation.

Comment ça a évolué ces dernières années ? Pourquoi on y a recours au-delà des obligations qui nous sont faites ? Est-ce que on y trouve de l'innovation ?

Est-ce qu'on y trouve de l'agilité ? Est-ce qu' on y trouve un moindre coût ? Quelles sont les différentes raisons qui expliqueraient éventuellement qu'on est davantage recours à l'externalisation ?

On a des équipes en interne, on a des talents en externe. Comment on arrive à valoriser les uns et les autres pour se dire que quand on a une pâte audiovisuelle publique, elle est d aussi à ses équipes internes. Et j'aimerais, puisque monsieur le Sony est là, que vous puissiez nous parler de France TV Studio et ce que ça peut apporter comme ces dernières années puisque c'est quand même assez récent sur des émissions qui parfois existantes, parfois continuer mais sous l'égance TV studio.

Je vous remercie. Merci chers collègues aussi de permettre à monsieur de t'exprimer. Je crois que important de vous entendre aussi.

Merci monsieur le président pour cette bienveillance. Merci madame la députée. Euh merci de me donner l'occasion de vous parler effectivement de France TV Studio.

Vous disiez tout à l'heure que l'entreprise France Télévision avait davantage recours à l'externalisation. En fait, c'est pas tout à fait juste. Je crois que alors je je alors j'ai mal compris mais jamais l'internalisation de programme n'a été aussi forte au sein de France TV Studio.

France TV Studio, c'est une entreprise d'environ 650 salariés équivalents temps plein dont environ 200 permanents. C'est un chiffre d'affaires qui cette année va s'établir à 115 millions d'euros en forte progression ces dernières années. Le résultat net est positif.

Je ne communiquerai pas de vi voie dans cette séance pour des raisons de confidentialité des affaires, mais bien évidemment, je vous transmettrai les comptes de résultat si vous le souhaitez. C'est une société dont les activités principales peuvent se regrouper sous trois chapitres. celui de la production, ça représente environ 80 % du chiffre d'affaires de l'entreprise.

Nous produisons tous les genres, que ce soit la fiction, le documentaire, le flux et les événements. Le deuxième activité principale, c'est ce que nous appelons dans notre jargon l'autopromo, c'estàdire les programmes courts qui font la promotion des programmes avant leur diffusion sur les antennes. C'est une activité que nous avons récupéré il y a quelques années qui représente aujourd'hui 10 % de notre chiffre d'affaires.

Et l'accessibilité qui comprend les activités de sous-titrage, d'autodescription et de doublage représente là encore 10 % de nos activités. Je précise que France TV Studio possède également des filiales. Nous avons une agence de presse créée en 2021.

Nous avons une société d'effets spéciaux qui s'appelle les tonton trucurs basés à Montpellier. Nous avons une filiale d'animation nommée DARF, elle aussi basée à Montpellier. Et nous inaugurons bientôt, toujours à Montpellier, des studios de création V Studio en l'occurrence le 10 février prochain.

Comme Stéphane Sidbon Gomez a eu l'occasion de le rappeler lors de son audition, France TV Studio est aujourd'hui le deuxè fournisseur du groupe, le premier producteur de flux et le troisème producteur de fiction en France. Depuis 2013, l'activité a connu une croissance extrêmement soutenue avec un chiffre d'affaires multiplié par près de 4, un volume d'heures produite également multiplié par 4, des effectifs multipliés par 4. Cette montée en puissance s'est accompagnée d'un haut niveau d'exigence qualitative.

France Télévision Studio étant aujourd'hui leader en matière d'accessibilité, la seule société du secteur à être certifié ISO 9001 pour le sous-titrage. C'est aussi à ma connaissance la seule société productrice d'une fiction quotidienne labellisée Ecopr 3 étoiles niveau d'excellence. Lors d'une précédente audition et ce chiffre a été évoqué tout à l'heure lors de nos débats, il a été rappelé que 11 % des commandes de France Télévision le sont auprès de France TV Studio.

C'est un volume extrêmement conséquent. C'est un taux qui est comparable à celui de Mediawan ou de Banij à cette différence près que Mediawan ou Banij fidè fédère plusieurs société de production alors que France TV Studio est unique et c'est trois fois plus que Newen Fédération Studio ou satisfaction. Cette dynamique est le résultat direct d'une ambition stratégique affirmée dès 2015 par la présidente visant à capitaliser sur les actif du groupe et à renforcer la production interne.

Une ambition que les équipes de France TV Studio et je les salue ont su pleinement s'approprier et traduire opérationnellement. Peut-être juste parce que je pense que la question de madame Cav monsieur directeur aussi implique aussi d'autres peut-être d'autres directions que que françaison pour avoir le temps peut-être on y reviendra peut-être tout à l'heure mais ça permet comme monsieur Martinetti voulait s'exprimer partage un peu les temps de parole et voilà par été assez large à question même calvest puis ensuite j'en parle à monsieur Saintou je finirai juste avant je laisse finir céder la parole voilà cette réussite elle est reconnue sans ambigué par la Cour des comptes je la cite en quelques années la filiale a atteint son objectif de devenir le premier producteur de contenu du groupe en créant un catalogue valorisable et en renforçant les actifs de France Télévision, la réussite de cette stratégie de filialisation de la production est manifeste avec l'augmentation du nombre d'heures de programmes livrés qui explique aussi la hausse des effectifs de la filiale. Merci.

Merci monsieur le Soier. votre micro s'il vous plaît. Madame la députée Calvez, juste quelques mots sur la production interne.

Vous l'avez évoqué, ce sont des discussions qui anime beaucoup beaucoup nos échanges. Un point particulier sur l'offre régionale. Vous la connaissez, je l'ai dit tout à l'heure, nous avons confié aux rédaction régionales l'intégralité du pilotage de l'information de France 3.

Nous avons des matinales communes avec avec Radio France au nombre de 44 dans quelques dans quelques semaines maintenant. Tout cela a fait que nous avons souhaité conforter un pacte de décentralisation. Je l'ai évoqué et de fait nous avons augmenté en intégrant les matinales communées avec Radio France la production interne sur les antennes régionales.

L'offre de France Télévision elle se lie à l'one de toute sa diversité de toutes les antennes, de l'intégralité des offres. L'offre régionale est importante lorsque nous augmentons, lorsqu'on en 2020, au moment du lancement de la régionalisation, vous connaissez cela par cœur, nous sommes à peu près à 18000 heures d'antennes linéaires sur France 3 dédié aux régions. Nous sommes aujourd'hui en production interne aux alentours au comptant les matinales de 25000 he c'est du linéaire, c'est de la production interne et l'on compte les matinales avec avec Radio France.

Donc tout cela participe aussi de notre ambition, de notre volonté de de d'augmenter la production interne. Vous l'avez évoqué et j'insiste là-dessus, pardon, c'est peut-être un tropisme régional mais la production interne, elle se lie à l'oune de l'ensemble des offres du groupe. Merci beaucoup monsieur.

Merci monsieur Martinetti. Monsieur Saintou. Merci monsieur le président.

Bon, on entend beaucoup de choses dans cette commission d'enquête, souvent des basernes, mais j'avoue que dans mon bingo du macartisme, j'avais pas le trotskisme de Renault Levankim. Alors, pour la mémoire de nos débats quand même, je signale que monsieur Levankim a produit la plupart des meetings de campagne de Nicolas Sarkozi, c'est de être un trait de son trotskisme. Euh oui, d'accord.

Je sais pas, monsieur Saintou, pourquoi chaque prise de parole, vous venez commenter la manière dont cette commission d'enquête se déroule, la manière dont le rapporteur se conduit. Il me semblait que vous ayez été rapporteur, c'était le rôle aussi du président de pouvoir recadrer les débats. Euh enfin, j'ai trouvé, je vous le redis à chaque fois, c'est pas je le fais, je vous laisse la parole tout de suite que vous avez subi vous aussi en permanence des attaques quand vous étiez rapporteur d'une commission d'enquête importante de cette assemblée et vous pouvez pas vous empêcher alors vous avez subi vous-même ces attaques de commencer chacune de vos interventions en attaquant le rapporteur.

Voilà, moi j'essaie de de gérer mon rôle de président, d'essayer quand je considère qu'il faut essayer de progresser dans la discussion, dans le débat, de pas mettre en cause personnellement les personnes qui nous dision de le faire. On m'accuse assez de de créer entraves, ce qui n'est pas le cas. Mais s'il vous plaît, pour aussi qu'on puisse avoir des des auditions constructives, ne remettez pas au début de chacune de vos interventions en cause de rapporteur.

Voil monsieur le président, si vous voulez que l'audition soit constructive, ne laissez pas dire des choses qui sont des balvernes. Vous pouvez pas évoquer le le trotskisme de Renault Levankim comme un fait bien établi à partir duquel vous pourriez par la suite évoquer le fait que Together Production pourrait être une officine trotzkiste. Je connais des trots kist, il ne ressemble pas à Renault le Vanquim que je ne connais pas par ailleurs.

Bon voilà, il faut quand même pouvoir dire ces choses-là s'il vous plaît. Par ailleurs, il y a des contradictions qui émergent au fil de l'audition. Je crois que c'est mon rôle aussi, en tout cas je le prends comme ça et que ça vous plaise ou non, ce sera pareil de les mettre en évidence.

Mon collègue à ma gauche a évoqué le fait que par exemple sur les divertissements, il y avait dans la le service public une façon de s'approprier des pans entiers. C'est l'expression qu'il a employé. Bon, je crois que ça montre une espèce de contradiction dans ce qui a pu être dit parce que tantôt on ne fait pas assez d'audience, tantôt on en fait trop et dans ces cas-là si ça devient vraiment rentable d'une certaine façon, on va sur les brisés du du privé.

Donc je pense que c'est intéressant d'expliciter. Par ailleurs, évidemment, le service public est loin d'être parfait et j'ai plein de questions, mais je vais essayer d'aller vite. La stratégie de fermeture de France Ha euh ça s'inscrit dans quelle stratégie ?

Voilà, vous la direction de la stratégie devant moi. C'est quoi la stratégie ? Parce que en réalité au fil des années, bah les objectifs ont pas été atteints en matière de représentation des outremères.

Euh 2è problème, la représentation des CSP moins, comme on dit de façon un petit peu euh maladroite, je dirais. Euh parce que dans ce domaine-là, euh France Télévision ne fait pas exception. Les objectifs euh ne sont pas atteints.

Euh une autre question, comment vous faites pour vous assurer de la représentation d'un courant d'idées qui existe en France, qui a pas de représentation peut-être parlementaire, mais un courant de pensé comme le courant libertaire, c'est qui les libertaires chez vous. après tout euh vous avez des des obligations en matière de pluralisme et j'aimerais bien savoir comment vous arrivez à les respecter en la matière. Et puis une dernière question euh on parle beaucoup d'infotainment.

Comment vous class émissions d'infos ou de divertissement pour dire les choses très simplement ? Est-ce que quelle époque ça relève de la direction des de l'information ou ça relève de la direction du divertissement ? Et dans ces cas-là, comment il faut considérer une espèce d'interview d'entretien fleuve très complaisant avec Jordan Bardel ?

Est-ce que c'est de l'information ou est-ce que c'est du divertissement ? Monsieur le député Saint, je peux prendre la dernière question si vous le voulez que les camarades puissent répondre aux autres. concernant euh la partie des magazines, vous évoquez les magazines d'actualité qui sont regroupés en partie chez mon voisin de droite, Florent Dumont, également euh la direction de la culture et pour une partie à la direction de l'information.

Nous sommes engagés, Tifan Ragnell l'a dit au début de cette commission, nous sommes engagés dans une euh réorganisation, mais une une réorganisation qui a un enjeu avant tout éditorial, un enjeu autour du récit et de l'offre. dans cette réorganisation que nous avons présenté il y a quelques jours maintenant en CSE central, euh nous avons souhaité, nous souhaitons regrouper au même au sein d'une même direction, une direction des magazines d'actualité, une direction des magazines d'information, l'entièreté l'entièreté des magazines du groupe, c'est un c'est un acte important et sous la responsabilité pour répondre à votre question de la direction de l'information du groupe qui de fait se retrouve élargi et renforcé. C'est un acte important parce que cela va nous permettre d'avoir une cohérence encore plus forte.

Nous l'avants, mon voisin l'a évoqué, mais encore plus forte en terme d'engagement éditorial, en terme de positionnement éditorial, en terme de coordination avec l'ensemble des invités sur l'ensemble des magazines du groupe. 2000 invités sur l'année, c'est aux alentours de 2000 invités sur l'année sur les magazines du groupe. Donc tout cela ça cela participe aussi surtout à notre ambition de conforter la direction de l'information, de conforter notre stratégie de magazine et de conforter la marque de services public des magazines d'information et d'actualité.

Nous les regroupons au sein d'une même entité. Merci beaucoup France. Oui, votre micro monsieur Martinetti.

Fermé France Ha concernait d'ailleurs à l'époque France 4 n'est pas une décision de France Télévision mais une décision prise par le gouvernement de l'époque, le gouvernement de monsieur Philippe et que elle s'est imposée à France Télévision. Je vous rappelle également qu'à l'occasion de la fermeture de França euh puisque la question de la visibilité des outresemères dans l'offre de France Télévision était pour nous une question extrêmement importante, nous avons mis en place un pacte de visibilité des outresemes euh qui euh impose une visibilité forte des outresemes dans tous les genres de programmes. a commencé par l'information nationale.

Donc dans tous les rendez-vous d'information nationale, les sujets consacrés à l'outre sont traité et pas uniquement les sujets dans les périodes de catastrophe ou d'événements extraordinaires, mais plutôt dans le quotidien. Euh par ailleurs euh il y a également euh une semaine euh dédiée à l'outreem sur les antennes de France Télévision qui s'appelle la semaine cœur Outreemè à l'occasion de laquelle nous pouvons diffuser des documentaires dédiés à l'outreem des divertissements dédiés à l'outreem des fictions euh dédiées à des personnalités ultramarines et par ailleurs, ça n'a pas empêché France Télévision de continuer à développer l'offre ultramarine puisque dans le même mouvement que celui qui a concerné l'ensemble des chaînes de France Télévision. L'offre ultramarine a fait l'objet euh d'une d'un changement d'équilibre du poids du corps pour renforcer son offre sur le numérique avec notamment un portail des outremèes et l'ensemble des contenus ultramarins qui sont disponibles sur france.tv notamment à destination des publics de la diaspora quand ils sont présents en France.

Donc la suppression de Franço n'était pas le choix de France Télévision, mais euh elle elle nous y avons nous avons travaillé à continuer à donner de la visibilité au programme ultramarin indépendamment de la disparition de FL. Merci. Et la question sur l'infotainement qui qui a la responsabilité de l'infotainment.

Euh il y a encore une demi-heure de questions du rapporteur si on peut voilà avancer mais en même temps monsieur Saintou alors CSP- d'accord la question des CSP et ensuite et ensuite la question de l'infotainment est-ce que c'est de l'info est-ce que c'est de l'entertainment donc concernant les les CSP moin c'est une préoccupation que nous partageon monsieur le député c'est effectivement un des rôles il nous semble de la télévision de toucher l'ensemble des publics et de ne pas laisser à l'écart les publics les publics CSP moins. Euh nous avons beaucoup parlé du divertissement et je il me semble important à cette occasion de rappeler que le divertissement est un des genres privilégiés de cette catégorie du public. Alors, on englobe dans CSP moins une très large partie de la population et il faudrait rentrer dans le détail de la diversité, mais on peut noter que l'ensemble des programmes de divertissement de France 2 euh sont plus en affinité avec les goûts des CSP moins que les goûts des CSP+.

Euh et par ailleurs, on peut rappeler que les programmes les plus consommés sur France Télévision par les CSP moins, ce sont les rendez-vous d'information et notamment euh les journaux de 20h qui et de 13h euh puisque euh notamment euh euh dans les foyers CSP moins, ben il y a une surreprésentation euh des populations vivants en province qui ont plus l'habitude de rentrer déjeuner et qui sont donc sont sont très attentives au rendez-vous d'information de de 13h. Ça serait un peu long de faire l'ensemble mais c'est vraiment un sujet qui nous tient à cœur et on on parlait aussi des émissions de magazine de journée et il nous semble aussi que pour la visibilité des publics moins plus populaires, ce sont des rendez-vous très importants puisqueen fait c'est des moments où ils sont invités sur nos plateaux, ils sont présents. On pourrait parler notamment de Ça commence aujourd'hui qui est une émission de témoignage ou de affaires conclu qui est plus sur le mode du divertissement qui font venir dans nos émissions de résidence télévision et qui garantissent la visibilité puisque la question de la visibilité pour un service public audiovisuel également très importante.

Merci beaucoup. Je profite du fait que vous m'ayez donné la parole pour vous préciser que les compte-rendus des comités d'investissement ont été versés à la data room. Donc voilà.

D'accord. Bon ben très bien. Donc il n'y a pas de PV à proprement parler mais bien des compes-rendus qui donnent les décisions et à chacun des sujets.

On prend ce point. Donc il a ils ont été versés récemment euh sur l'infotainment. Ensuite, je redonne la parole au rapporteur, c'est-à-dire ces émissions qui sont entre l'information et le divertissement et où on reçoit des invité politiques.

Ah ben alors bon déjà l'infotainment et puis ensuite sur l'infotainment, on a répondu sauf enfin en explicitant que aujourd'hui ce sera enfin demain quand leur réorganisation sera effectuée sera sous-pilotage de la direction de la formation. Oui. Non, je souhaitais juste ajouter un mot sur Boutremers qui est un programme qui est important qui est diffusé quotidiennement sur France 5 depuis janvier 2025 produit par Eden.

C'est un programme qui est présenté par Karine Bast qui s'appelle C'est pas si loin et qui est dans ces carrefours des magazines d'actualité qui tous les jours devant plusieurs centaines de milliers de téléspectateurs traitent des thématiques des outresemes en donnant la parole aussi au aux personnes qui sont sur les différents territoires avec leur point de vue et cetera. Donc en terme de visibilité, c'est un programme qui est extrêmement important et qui est aussi très valorisé dans le comité de suivi du pact de visibilité. Merci beaucoup.

Euh je vous propose de de sans vouloir entraver le rapporteur mais de garder encore 25 minutes d'échange euh ce qui permettra au rapporteur de terminer ses ses ces questions et je vous propose et je vous demande s'il vous plaît des réponses assez courtes pour qu'on puisse mettre un terme à cette audition à 18h30 18h35 qui fera 3h d'audition ce qui me paraît être important pour aller au bout des sujets avec vous monsieur rapporteur. Merci monsieur le président. On a appris il y a quelques semaines que France Télévision avait demandé auprès des sociétés de production de réduire de 5 % les coûts des programmes ou en tout cas les montants des des contrats.

Est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui si l'ensemble des sociétés de production qui contractualis avec France Tévision ont accepté la réduction de de 5 % des des coûts ? Et si oui, est-ce que vous avez pas l'impression que ça traduit une forme de surfacturation appliquée par ces sociétés de production ? qui court depuis des années auprès de France Télévision.

Alors nous nous sommes des équipes éditoriales qui n'avons pas la responsabilité de la négociation avec les producteurs puisque cela dépend de la direction de la production ni des contrats qui dépendent de la direction juridique. Donc euh nous pourrons vous faire passer des éléments par écrit mais nous n'avons pas les compétences autour de cette table pour vous répondre. Merci ter de la surfacturation.

On peut tout de même préciser que dans les négociations qui ont mené à ces réductions, ça n'a pas toujours été à volume de programme constant et qu'il y a eu beaucoup de discussions sur une émission quotidienne qui était programmée 42 semaines par an qui est sur un nombre réduit, un recours plus important aux rediffusions. Donc ça n'est pas forcément la le même volume exactement d'émission qui est facturé 5 % de moi. Je mais en revanche pour rentrer dans un détail.

Merci beaucoup. Pardon mais c'est un point qui est important. Je crois qu'effectivement Delphine Arnut a annoncé qu'il y avait une renégociation des contrats passés avec les sociétés de production où il y avait 5 % de roiers sur les les chiffres d'affaires ou en tout cas les les contrats passés avec les sociétés de production. vous qui êtes en relation avec ces sociétés-là, est-ce que aujourd'hui vous pouvez nous dire s'il y a eu effectivement une baisse de la facture de cet ordre là à votre connaissance euh avec les les contrats passés avec les sociétés de production ?

Je vous répète monsieur le rapporteur que ces responsabilités de négociation dépendent de la direction de la production et pas des équipes éditoriales qui sont devant vous ce soir. Merci beaucoup et on demandera donc des des précisions et des réponses à la direction de la production. Monsieur rapporteur, merci.

Je je comprends votre réponse. Merci pour votre réponse. Lors d'une d'une interview de Delphine Ernut qui a fait couler beaucoup d'ancre, c'était le 25 septembre 2015, la présidente de France Télévision a affirmé "On a une télévision d'homme blanc de plus de 50 ans.

Il va falloir que cela change. Ça a été l'un des premiers chantiers, je crois, qu'elle a mise en application lors de son arrivée. En écho à ces déclarations, j'ai vu notamment que l'ARCOM avait publié, je crois, dans l'un de ses rapports en 2024, je cite, la représentation de la diversité de la société française dans les médias où l'ARCOM dénombre des moyennes de personnes non blanches dans l'audiovisuel. ce sont leurs termes, les personnes non blanches et l'ARCOM s'appuie sur des chiffres qui auraient été envoyés par un certain nombre de groupes audiovisuels.

Est-ce que vous pouvez nous dire si chez France Télévision, il y a un décompte de personnes non blanches qui est effectué concernant les chiffres qui sont envoyés par l'ARCOM ? C'est bien l'ARCOM qui effectue lui-même ce comptage puisque nous n'avons pas le droit d'effectuer ce type de comptage comptages qui sont effectués sur des corpus je vous dis ça de mémoire il me semble de 2 semaines de programmation choisies de manière aléatoire mais le même moment de l'année pour l'ensemble l'ensemble des programmes. Et en revanche, je peux vous indiquer que nous avons une attention particulière à la représentation de la diversité de la population française puisque nous y sommes tenus par notre cahier des charges qui nous incite notamment dans le respect de valeurs républicaines à défendre euh le l'exclusion euh et la diversité dans notre offre de programme l'inclusion pour pas qu'il y ait de de d'erreurs au contre-rendu.

Je pense ce que vous vouliez dire. Non non de c'est bien c'est bien l'exclusion qui qui de ne pas exclure en des catégories de pas défendre l'exclusion. Je vais de reformuler pour pas qu'il y ait de de mal entendu.

Monsieur le rapporteur, donc madame la directrice, je vous remercie de votre réponse. Vous confirmez qu'il y a pas dans des rapports ou dans des compte-rendus chez France Télévision de décomtes de personnes blanches ou de personnes non blanches dans les différents travaux menés par France Télévision ? Non, il n'y a pas de décomte.

Nous avons fait nous avons conduit une étude sur ce sujet avec une équipe d'universitaires, mais c'est eux qui ont fait l'analyse du corpus et à aucun moment les fichiers qui leur ont permis d'établir des résultats nous ont ne nous ont été transmis et c'est la même chose pour l'ARCOM. Nous avons eu d'ailleurs des des de nombreuses discussions parce que il nous semblait que c'était intéressant sur les question de parité, de diversité de pouvoir mesurer ce qu'il en était. Mais après discussion avec l'ARCOM, avec l'ACNIL, il est apparu qu'on était dans l'impossibilité légale de le faire.

Donc nous avons décidé de ne pas le faire. Merci madame la la directrice. Une question d'ordre un peu plus général et et financière.

Est-ce que vous pourriez alors vous mais peut-être qu'il y aura l'un l'une des personnes qui se présentera comme un représentant, est-ce que vous pourriez nous donner les marges moyennes d'un producteur de fiction, d'un producteur de documentaires, d'un producteur de jeux par exemple qui travaille pour France Télévision ? Alors, on va pas rentrer dans les marges exactes réalisées par chacune des sociétés de production pour chacun des projets, mais est-ce que vous pourriez donner une idée notamment au Français qui nous écoute, de la marge moyenne sur de la fiction, un documentaire, un jeu chez France Télévision s'il vous plaît ? commencer par le cinéma peut-être parce que vous voulez prendre Non, en fait je pense ça on peut commencer et terminer par le cinéma parce que le cinéma a une particularité par rapport aux autres gens qui est que les éléments éditoriaux et économiques des films, c'est les plans de financement comme nous ne sommes pas en commande des programmes sont appréhendés par les mêmes équipes.

Donc je peux vous répondre sur le cinéma. Tous les devis de films euh sur lesquels France Télévision investit euh sont déposés au RCA, au CNC. Euh c'est en accès libre, vous pouvez y aller.

Euh j'ai pas l'idée précise de la marge. En général, les producteurs chiffrent des imprévus et des frais généraux. De mémoire, dans tous les devis, c'est de 7 %.

Euh je parle bien des devis prévisionnelles de production euh sur lequel s'adancement, c'est-à-dire la répartition des investissements demandés aux différents partenaires dont France Télé. Donc là, on a cette transparence là très en amont sur les autres genres de programmes comme l'a rappelé Florent. C'est ce sont d'autres directions de France Télé qui se chargent de ces aspects-là et qui parfois négocient les devis à la dans le dans le plus grand détail.

Mais donc, faudra leur demander. Merci pour votre réponse. Est-ce que vous pourriez nous donner euh le coût pour France Télévision d'une émission par exemple comme c'est dans l'air ou c'est ce soir ?

Ah, c'est pour le directeur des magazines. Alors, la question. Merci pour la question, monsieur le rapporteur.

Je vais vous refaire la même réponse. C'est ces responsabilités là ne dépendent pas des équipes éditoriales qui sont en face de vous aujourd'hui. Nous nous avons en charge le fait que ces programmes respectent bien les missions du cahier du charge, qu'elles rencontrent leur public mais pas les points budgétaires.

C'està dire que vous il y a pas de pardon juste pour comprendre c'està dire que le coût de votre grille, vous dirigez les magazines, le coût de votre grille ne dépend pas de vous. vous pouvez penser tous les magazines que vous voulez quel que soit leur coût. Vous regardez jamais la question des coûts.

Non, on a un pilotage collégial et j'échange évidemment avec ces équipes de la direction de la production mais ce n'est pas ma ma responsabilité, elle est éditoriale. Pardon, je m'étonne de votre réponse parce que vous êtes responsable notamment des contenus que vous proposez. Quels sont les indicateurs en fait que vous suivez au quotidien pour savoir si un programme est pertinent ou non ?

J'imagine que vous mettez en comparaison le coût pour France Télévision et donc pour le contribuable probablement la part d'audience qu'il génère. Est-ce que vous pouvez nous donner un peu plus de précision quand vous me dites que vous pouvez pas me donner le coup par exemple de c'est dans l'air ou ce soir ou d'une ou d'un jeu. J'espère que vous le connaissez ce coup et que vous le mettez en regard de la part d'audience pour savoir si au fur et à mesure des saisons, c'est pertinent de continuer à proposer ce type d'émission.

Quels sont les indicateurs que vous suivez au quotidien ? Les les coûts, ils sont évidemment sous le secret des affaires. Euh encore une fois, c'est une équipe France Télévision.

Là, vous avez les équipes éditoriales. On travaille main dans la main avec la direction des antennes qui programme l'ensemble des contenus et qui a la responsabilité du respect du coût de grille. Et on travaille avec les équipes financières de la direction de la production.

C'est un travail encore une fois collégial. notre responsabilité et vu le le volume d'heures inédite que l'on diffuse chaque jour et chaque semaine, ce sont des responsabilités importante, c'est euh le la rencontre des programmes avec les publics dans le respect des des missions inscrites dans le cahier des charges. Peut-être pour prolonger la question du rapporteur, euh j'imagine quand même pour bien comprendre que la direction vous donne un budget.

Vous dit pour le documentaire, je crois que c'est un peu plus de 100 millions de enfin vous avez bien des budgets, c'est vous qui les a luez qui les a louez pardon ces budgets. Pour être clair, c'est pas vous par exemple. Est-ce qu'on vous donne un budget pour les jeux par exemple ou pour les documentaires qui a la responsabilité d'allouer ce budget, de ventiler ce budget en disant on va financer.

Ouais, c'est la direction financière. Il y a un cadre qui est alloué à la à l'unité en fait et après c'est la direction financière qui la qui la donne à l'unité et nous on on doit rester dans ce cadre en fait. Mais ce qui est formidable c'est que il y a non mais nous on a il y a un cadre budgétaire où on doit pas sortir de ce cadre là.

Et c'est vous qui a loué ce qui a loué ce budget pour bien comprendre une discussion intéressante que le rapporteur a ouverte qui alloue ce budget. Si on vous dit vous avez temps pour les jeux la direction financière. Donc c'est pas vous qui ventilez votre budget.

Non. D'accord. D'ailleurs, on peut rappeler que l'ensemble des contrats de programme 15 ont été versés à la data home.

Donc, il y a une assez grande transparence qui est faite sur ces informations. Vous nous avez demandé sur quel critère on évaluait le succès d'un programme. Évidemment, ça fait l'objet d'un suivi très précis.

Euh d'abord, nous avons des audiences quotidiennes sur l'ensemble de nos programmes qui font l'objet euh de discussions régulières euh avec l'ensemble des équipes euh éditoriales et euh euh de d'alerte euh quand il y a lieu euh sur l'insatisfaction qu'on peut avoir à l'égard d'un programme. Nous avons également un baromètre qualitatif qui nous permet chaque jour d'avoir le retour des téléspectateurs sur l'intérêt éditorial de ce programme, sur trois critères principaux qui sont l'impact du programme. Est-ce que j'en ai parlé autour de moi ?

Est-ce que c'est un programme dont je me souviendrai euh sur ses qualités éducatives et sur son originalité. Donc sur l'ensemble des programmes qui ont réuni plus d'un million de téléspectateurs, les unités de programmes ont accès à ces informations avec le cas échéant un niveau de détail assez précis sur les choses qui ont plu et les choses qui ont déplu aux téléspectateurs et si besoin quand on arrive dans une période où un programme ne donne plus complète satisfaction ou quand on se pose la question de est-ce qu'il faut faire une nouvelle saison ou repartir sur la production de ce programme, on fait des dispositifs plus précis, soit quantitatifs, soit qualitatifs où on fait parler les téléspectateurs sur l'intérêt de ce programme. Vous avez mentionné l'arrêt de question pour un champion.

Typiquement, c'est un des programmes qui a fait l'objet d'un suivi très particulier, très spécifique. Je vous rappelle que question pour un champfion a été programmé depuis de très longues années sur France Télévision. Pendant les 10 premières années de son existence, il a réalisé plus de 50 % de part de marché, ce qui était effectivement un des rendez-vous emblématiques de la télévision.

Dans les dernières années, le le la part d'audience moyenne de question point champion ne dépassait pas les 11 12 % de part de marché. Ce qui a justifié qu'on se pose la question euh indépendamment de l'intérêt et de toutes les valeurs de de ce programme de euh ne plus l'avoir en version quotidienne et ça aussi dans le contexte des économies budgétaires. Un exemple de la manière dont on peut mener une une réflexion toujours difficile sur l'arrêt d'un programme ou sa réduction.

Merci beaucoup. Merci pour votre réponse. Monsieur le directeur des magazines.

Si vous nous donnez pas aujourd'hui par exemple le coût d'une émission comme c'est dans l'air ou comme c'est à vous, est-ce que c'est parce que vous ne connaissez pas le coût ou est-ce que c'est parce que pour différentes raisons, vous voulez pas nous nous le donner ? Alors il y a il y a des notifications budgétaires qui sont faites aux direction des unités de programme, aux directions éditoriales et à la direction de la production. Donc je connais les coûts des programmes, je n'ai pas la responsabilité de les négocier euh ou de de discuter de euh enfin la voilà encore une fois la la discussion euh financière à lieu entre la direction de la production et les et les sociétés de production.

Je connais ce coup de programme, il relève du secret des affaires et vous vous convenez que c'est l'utilisation de l'argent public. Connaître que les Français sachent combien coûte une émission comme c'est dans l'air ou c'est à vous. parce que c'est l'utilisation de leur argent, c'est d'intérêt public.

On est dans le cadre d'une commission d'enquête. C'est une question que nous vous posons. S'abriter systématiquement derrière le secret des affaires.

On a entendu beaucoup cette réponse. Je suis pas sûr d'ailleurs qu'elle corresponde parfaitement au règlement de de l'Assemblée nationale et aux questions que l'on peut vous poser. Pourquoi est-ce que vous refusez de nous donner le coût exact d'une émission comme c'est dans l'air ou ou c'est à vous ?

Florent, pardon, excusez-moi, mais en fait on vous a dit qu'on tous les contrats sont déposés. Non, mais donc la commission d'enquête est informé, c'est dans la data room. Ouais, juste pour répondre, est-ce que vous êtes informé ?

Oui, vous êtes informé. Je crois que c'était pas la question du rapporteur. Euh mais merci de cette précision. euh la effectivement pour clarifier les choses euh les documents qu'à le rapporteur aura connaissance de tous ces éléments et il a les documents comme vous voulez de le dire monsieur le directeur, il a les éléments euh qui aujourd'hui lui permettent d'apprécier le coût de ses émissions.

La question du rapporteur c'était je crois je parle sur comp rapporteur vous avez ces document vous pourrez vous vous allez avoir cette information donc le rapporteur aura cette information le coût d'agri des programmes, les contrats de production la question du rapporteur et c'est intéressant peut-être que vous y répondiez pourquoi le pourquoi effectivement à l'oral vous ne souhaitez pas les les révéler ces coûts et peut-être c'est pour que aussi les français qui nous écoutent comprennent ce que c'est le ce qu'elle affaire en quoi en quoi ça vous poserait une difficulté de révéler le coup de voilà donc je vais être très clair pour être résumé parce qu'il se fait tard le rapporteur a ses éléments effectivement monsieur Al raison les documents lui ont été communiqués donc il a connaissance de ses coûts. France Tision, on n'a pas fait entrave la connaissance des coûts des programmes, mais la question du rapporteur, c'était finalement pourquoi à l'oral vous ne souhaitez pas les révéler ? Euh pourquoi le secret des affaires c'est important pour vous ?

C'est pour comprendre voilà aussi pour celles et ceux qui nous écoutent ce que ça veut dire le secret des affaires et en quoi ça peut voilà pourquoi le communiquer au rapporteur mais pas à l'oral. Voilà, c'est moi je peux apporter une réponse en tant que président de la la société de production interne. En l'occurrence euh je facture moi-même des programmes à France Télévision.

Je ne voudrais pas que il soit su par l'ensemble de la communauté des producteurs qui sont par ailleurs mes concurrents, ce que sont mes tarifs ni d'ailleurs ce que sont mes marges. Donc euh ces éléments vous ont été fournis. Si vous avez besoin des compléments d'information, moi le premier je serai ravi de vous en fournir mais pas ici à l'oral dans cette commission simplement parce que comme vous l'avez rappelé monsieur le reporteur elle est très suivie et notamment par les gens qui sont nos concurrents.

Mais c'est important pour pas que les sentiments c'est pour ça que je vous ai permis d'expliciter cette réponse parce que je trouve que c'est important pour pas qu'il a d'instrumentalisation que les français se disent on nous cache des choses. le rapporteur a ces éléments et le secret des affaires comme le prévoit à l'ordonnance de 1958 garantit que ces éléments doivent être communiqués par écrit mais pas forcément une obligation de les communiquer à l'oral pour des raisons que vous avez évoqué. Monsieur rapporteur, allez-y.

Merci monsieur le président. Oui, dernier point sur le sujet. J'ai demandé à la direction de France Tévision de me transmettre par exemple des coûts nets qui sont ventilés par heure et et par par d'audience qui me semble des indicateurs essentiels pour juger de la pertinence par exemple d'un programme et ce sont des éléments aujourd'hui qui ne m'ont pas été fournis ou adressés et dans vos réponses, j'ai aussi l'impression qu'il y a une sorte de d'imperméabilité entre la direction financière et vous les critères que vous appliquez.

Donc c'est ce qui me fait aussi réagir. Quels sont les indicateurs aujourd'hui clés ? De façon très simple, quels sont les indicateurs clés qui font que aujourd'hui vous êtes en mesure de dire ce programme fonctionne, on va continuer à le produire.

Est-ce que c'est la part d'audience ? Est-ce que c'est le coût par rapport à la part d'audience ? Enfin voilà.

Quels sont les indicateurs ? Dans toute entreprise, vous avez des indicateurs un peu un peu concrets pour l'utilisation des programmes chez France Livision. Quel indicateur suit-on ?

Il me semblait vous avoir répondu mais donc nous avons des indicateurs d'audience, des indicateurs plus qualitatifs et c'est sans doute vous toucher du doigt je pense qui fait la spécificité du service public, c'est qu'effectivement moi j'ai travaillé dans des groupes privés où l'indicateur principal était le ratio coût audience. Et bien dans le service public, ça n'est pas l'indicateur principal. Comme l'a rappelé la présidente dans son audition, si la rentabilité d'un programme était notre seul driver, nous ne ferions pas le Téléton.

Si la rentabilité d'un programme était notre seul driver, nous ne ferions pas du spectacle vivant en prime time sur nos antennes. Donc à plein d'égards, je pense que le fait que cette information soit bien partagée entre les équipes éditorial et les équipes du du moyen de des moyens de production et traduit vraiment la spécificité du service public et toute la précaution qui est émise dans la gestion de l'argent public. Est-ce que est-ce que du coup il y a des programmes pour poser la question du rapporteur où l'audience joue un rôle plus important ?

Parce que vous avez parlé vous-même de l'audience en parlant de question pour un champion. Donc est-ce queil y a des par des des filières rapidement je où l'audience est un un marqueur plus important là ou pour d'autres ? Donc et ça fait partie d'ailleurs des dans les raisons qui motivent le choix d'un programme.

On indique bien dès le départ si on a un objectif d'audience, de rassemblement, de quel type de public on vise ce qui permet d'évaluer sa performance à postériori. Ce sont des éléments qui sont partagés ou si on se dit là on cherche plutôt de l'impact ou on cherche à couvrir de manière très large tous les festivals de l'été. Donc effectivement, il y a des objectifs associés à chacun des programmes.

Évidemment, les programmes qui sont diffusés en journée euh sur les tranches horaires où nous avons aussi des écrans publicitaires sont un peu plus regardés sur le critère des audiences que les programmes de soirée puisque vous savez qu'à partir de 20h, nous n'avons pas de publicité. Ce qui nous donne d'ailleurs une liberté importante par rapport à ces critères d'audience, un peu moins sur les programmes de journée, notamment sur les programmes d'ACS Primetime qui sont qui sont un peu le prime time publicitaire de France Télévision puisque nous n'avons pas accès à la publicité après 20h. Merci beaucoup.

Je vous remercie pour votre réponse. Récemment, on a pu apprendre dans les médias que certains animateurs producteur notamment sur les jeux pouvait réaliser des marges pourraient réaliser des marges sur des contrats passés avec France Division de près de 70 %. Est-ce que ça existe chez France Division des animateurs producteurs qui réalisent des marges de 70 % ?

Et si oui, est-ce que c'est dans l'ADN du service public de permettre à des producteurs de réaliser des marges aussi importante ? Ouai. Bon, comme il monsieur a évoqué un des jeux d'animateur de jeux, peut-être madam directrice si vous voulez répondre.

Ouais, je sais pas si tu veux répondre en ce qu'on vous disait, c'est-à-dire que c'est on ne connaît pas les les producteurs gèrent avec la direction des production donc on a aucune connaissance des marches des produ. J'aurais aimé vous donner d'autres informations mais nous n'avons pas d'information à ce sujet-là. Merci beaucoup.

Merci pour votre réponse. Est-ce que il vous arrive ou il arrive à la direction de France Lévision de signer des contrats de production pluriannuel, c'est-à-dire des engagements qui engagent donc le France Lévision sur plusieurs années notamment sur les jeux ? Est-ce que ça arrive ou est-ce que en fait il y a une échéance annuelle qui au regard de l'audience, au regard du coût, au regard du respect des obligations notamment de la charte de France Télévision, est-ce que tout est en fait rediscuté de façon annuelle ou est-ce que en fait il peut y avoir des contrats de production ? passer sur de de de longues années.

Là, de la même manière, c'est vraiment la direction des productions. Après, c'est quoi qu'il arrive contrat par contrat parce que encore une fois, moi qui m'occupe vraiment du contenu, on réfléchit d'émission en émission pour savoir si on les reconduit. Mais c'est vraiment des questions, autant on vous répondrait sur plein de questions éditaux, autant sur la question des la direction des productions, c'est elle qui gère directement avec euh les producteurs.

Donc tout ce qui est contrat et cetera, c'est Mais par contre, je pense que tous les documents vous être vont vous être envoyés, tous ceux que vous pouvez demander autour de vos questions. Pardon ? Mais euh à entendre vos réponses, j'ai l'impression qu'en fait vous n'avez pas de responsabilité euh dans la décision des programmes qui sont actités, dans leur reconduction, dans l'étude euh des coûts et de leur impact.

Vous vous en remettez à chaque fois à la direction qui doit me remettre un certain nombre d'éléments sur une question aussi simple. Est-ce que il y a des contrats pluréannuels ? Comment sont-ils décidés ?

Est-ce que vous avez une idée parce que je sais qu'il y a des audits de production qui sont réalisés qui permettent de vérifier les marges de certains de certaines émissions. Vous êtes des directeurs importants des principales unités de France Télévision. J'ai du mal à comprendre que vous ayez aucun élément à m'apporter sur ces questions-là.

Intéressant. Et c'est ce qui fait aussi toute la sécurité, le contrôle de France Télévision, c'est que chacun a des missions. Ce qui fait que le contenu n'a pas la partie financière, ce qui permet qu'à un moment donné, on est dans un contrôle.

C'est aussi rassurant pour le service public de savoir ça, c'est que ce n'est pas une personne qui gère tout, c'est plusieurs personnes. Donc ça déjà, il me semble que ça peut vous rassurer sur ce point-là. C'est-à-dire que quand nous euh parce que la question revient et je pense qu'on n'y a pas répondu, c'est que euh vous voyez toute la table que l'on est, elle se rassemble avec toutes les personnes qui à un moment donné vont être en charge de la responsabilité qu'il a.

C'est-à-dire que ça soit sur les contrats, sur le financier, comme vous expliquez Tifen, les comités éditoriaux, les comités d'investissement, il y a énormément d'étapes qui font qu'à un moment donné, chacun dans son rôle va euh donner sa position. Ma position à moi quand je la donne, c'est euh que la qualité du programme, qu'est-ce que on en a pensé, comment on l'a fait, est-ce qu'on a trouvé que c'était pertinent ou pas pertinent ? Est-ce que dans une dans une dans un une offre globale de divertissement et de jeux, on trouve que c'est complémentaire et que ça a un sens ?

Ça, c'est notre rôle éditorial. De l'autre côté, on va avoir des équipes qui vont être financières, des équipes qui vont s'occuper ce qu'on appelle des administrateurs qui vont s'occuper des contrats et qui vont permettre aujourd'hui, monsieur le rapporteur, qu'on ait une lisibilité et un contrôle parfait sur ce qui se passe sur nos émissions. Je voudrais juste ajouter quelque chose.

Il me semble que dans enfin dans dans souvent dans les contrats enfin toujours même il me semble qu'on a des clauses de sciéance qui sont évalué par la direction par Tifen de Ragnel qui est la direction de la stratégie. Je vais parler par exemple pour ma partie quand une fiction fait pas d'audience elle n'est pas reconduite. Que ce soit n'importe quel groupe audiovisuel il y a juste une clause où on dit si vous n'arrivez pas à réunir tant de téléspectateur et ben elle n'a pas raison. n'a pas lieu de de continuer et je pense que c'est exactement pareil pour le flux et pour les magazines.

Donc en fait, nous ne pouvons pas reconduire des enfin nous pouvons pas reconduire des des émissions sans que la clause d'audience ait été faite et accomplie. Merci beaucoup. Juste pour monsieur rapporteur, la question c'est est-ce qu'il y a des contrats pluriannuels sur les jeux ?

Je crois même la directrice, il y a il y a des contrats pluriannuels sur quelques jeux. Je ne pourrais pas vous dire lesquels euh mais il y en a quelques-uns. En fait, ça dépend souvent, c'est quand il y en il y en a et ça fait longtemps, c'est des des c'est des des marques emblématiques euh qui euh marchent et fonctionnent depuis longtemps.

Ça peut arriver qu'il y ait des contrats pluriéannuels. Mais vous pardon, mais parce que vous vous gérez quand même les jeux sur France Télévision donc on imagine quand même que vous savez les jeux sur pour lesquels vous allez pas pouvoir changer d'année en année. S'il y a des jeux sur lesquels Fran sont engagés, j'imagine que vous savez les jeux non parce que même quand il y a du pluriannuel, il y a des D'accord.

Mais vous avez quand même la liste vous vous la connaissez des jeux pour lesquels France Télévision est engagé pour plusieurs pour plusieurs années. Je vous demande pas forcément de mon la liste mais vous c'est une infraction que vous avez. Tous les tous les contrats que vous demandez vous seront communiqués dans la data room.

Donc non mais c'est pas Attendez c'est pardon là je crois qu'on se comprend pas. C'est pas une c'est pas une question euh de savoir si on aura les contrats, on les aura. C'est la loi.

La question c'est de savoir pour bien comprendre votre rôle et et et votre activité, votre périmètre, de savoir si dans le dans dans dans les les les des secteurs que vous que vous avez à votre dans votre périmètre, euh comment vous gérez cette partie financière et de contrat. C'est c'est on a bien compris que vousz l'éditorial, on a bien parfaitement compris ça. Mais mais comme ça ça il y a aussi des enjeux d'engagement pluriannuel et des engagements financiers, c'est comment ça se coordonne ?

Ça la question en fait, c'est c'est les documents, j'ai bien on les aura ça je et si on les a pas, je m'assurerai qu'on les obtienne. En fait, c'est c'est le principe d'un fonctionnement collégial, c'est-à-dire qu'il y a des directions différentes qui ont des responsabilités différentes mais qui travaillent ensemble pour construire une offre de programme à destination des publics. les uns avec des responsabilités éditoriales, c'est les personnes que vous avez en face de vous ce soir, les autres avec des responsabilités de de publication, la direction des antennes et d'autres avec des des responsabilités budgétaires, la direction de la production au sein de la direction financière.

Et évidemment, nous travaillons ensemble et nous nous parlons tous les jours. Ça renvoie à un principe assez simple d'organisation des administrations qui euh se résume ainsi, c'est la séparation des ordonnateurs et des comptables. Et c'est une sûreté qu'on apporte aux entreprises de faire en sorte que ce ne soit pas la même personne qui puisse ordonner un programme et décider très précisément de son coût et de son équilibre financier.

C'est vrai dans plein d'organisations et ça se retrouve fort logiquement à France Télévision et c'est plutôt rassurant et c'est une sûreté apportée dans l'entreprise. Je je Non mais je vous avoue que on a un peu de mal à comprendre vos réponses à des questions pourtant simples. La question était simple, c'était existe-t-il des contrats pluréannuels notamment pour les jeux ?

Est-ce qu'il y a des jeux, des cases où France Télévision s'est engagé sur plusieurs années qui en dépit d'une audience par exemple en Berne pourra pas être supprimé ? Enfin voilà, la question est simple. Vous êtes directrice des jeux, vous pouvez pas nous apporter la réponse.

Il y a d'autres questions qu'on vous a posé. Visiblement, la réponse est est partagée par différentes directions. Tout tout ça, je trouve est est assez flou et compliqué à comprendre.

Donc ce qui me fait poser la question, est-ce que vous pourriez nous décrire de façon assez simple ? Euh s'il y a par exemple une procédure d'appel d'offre chez France Télévision, imaginons par exemple que demain, n'oubliez pas les paroles où c'est à vous disparaisse et que France Télévision décide de renouveler ce programme à cette même heure. Comment ça se passe concrètement ?

Quel est le processus, la procédure d'appel d'offre ? Je pense que ça pourra éclairer vraiment nos nos travaux. Peut-être la première question, c'est est-ce qu'il y a des clauses d'audience dans les jeux ?

Madame la directrice de la fiction et des programmes nous a indiqué que pour elle, il y avait des clauses d'audience sur les fictions. Est-ce que dans les jeux, il y a des clauses d'audience ? C'est la Oui, il y a des clauses d'audience aussi de la même manière.

Oui. Non, mais je demandais pour les jeux, je demandais, on avait les réponses sur les jeux pareil de la même manière. et l'appel d'offre.

Du coup, la question du rapporteur que je ne reformule pas juste pour qu'il ait sa réponse, la question sur l'appel d'offre, les tu peux parler des des sitcom par exemple. Les sitcom euh je peux parler de tous les programmes ? Non, je peux parler de tous les programmes parce que si un programme s'arrête et qu'on veut le remplacer parce qu'on a un trou dans une grille, il y a effectivement un appel d'offre qui est connu, commun, qui se passe ou par la presse ou par une annonce et dans lequel on développe une sorte de cahier des charges, quel que soit le genre. euh un magazine plutôt politique, un magazine plutôt de santé, euh un jeu plutôt de connaissance euh ou même il m'est arrivé de faire un appel d'offre sur de la sitcom puisque je trouvais que il n'y avait pas assez de euh rire sur le service public.

Donc dans ce cas euh les gens répondent, enfin les producteurs répondent sur l'appel d'offre et comme on vous l'a déjà dit et j'ai l'impression qu'on se répète mais on se réunit encore une fois tous ensemble pour évaluer le potentiel du projet, le potentiel de la case. Là il y a la réflexion. Qu'est-ce qu'il y a en face ?

Quel est le public qui est là à cette heure-là ? Est-ce que à 7h du soir, c'est le même public ? Quelle cible on veut atteindre ?

Quel coût on a pour le faire ? Donc c'est pour ça qu'il y a la direction effectivement la direction de la production et donc il y a toute une dynamique qui se met sur ce projet et après effectivement le choix est fait et donc il y a pas enfin nous choisissons et je pense que c'est vraiment le message que je voudrais vous apporter c'est que on choisit vraiment les programmes, on choisit pas les gens et on choisit les programmes en fonction de plein de critères qui sont des fois difficiles à évaluer parce que c'est des critères un peu aussi de de sensation. on est un peu dans dans un monde où euh où on est aussi dans qu'est-ce qui va plaire.

Merci, merci pour votre réponse. Mais sur l'appel d'offre en particulier, est-ce que euh il y a un appel d'offre qui est émis auprès de l'ensemble des sociétés de production ? Est-ce qu'il y a un délai pour pouvoir y répondre ?

Est-ce qu'il y a un cahier des charges ? Est-ce qu'il y a un comité qui se prononce ? Est-ce que tout ça est documenté ?

Est-ce qu'il y a des paliers par exemple par un montant d'investissement inférieur à 100 millions ou supérieur à 100 millions ? comment tout ça se se passe ? On a l'habitude de marchés publics qui sont parfaitement encadrés.

En l'occurrence, ça peut s'apparenter à ce type de de contrat et de marché là. Est-ce que vous pourriez nous dire précisément demain comment une société de production indépendante française pourrait se positionner pour récupérer par exemple un créneau qui serait remis en concurrence par France Télévision ? Bah, comme je vous l'ai dit, il y a effectivement un cahier des charges.

Alors, vous vous m'interrogez sur les programmes, je pense que ça marche pas sur tous les programmes de la même façon, donc c'est un peu difficile pour moi de répondre. Euh je sais que enfin généralement il y a un cahier des charges. Encore une fois, il y a un programme qui doit répondre à une demande, il y a une offre qui doit être intéressante pour une heure il y a effectivement Mais en fait tout le monde peut répondre à un appel d'offre dans le dans enfin c'est c'est public un appel d'offre.

C'est c'est tous les producteurs peuvent répondre. Tous les peuvent peuvent répondre et après chaque producteur va venir avec son savoir-faire. Mais euh tout ça est étudié, c'est encadré, il y a des dossiers, il y a enfin c'est pas euh euh on choisit pas comme ça, il y a des fiches d'évaluation, c'est des fois enfin quelquefois même les équipes de la stratégie éditoriale font une étude sur ce sur ce programme en disant est-ce que finalement il est bien euh enfin c'est très encadré en fait mais je je qui décide qui qui décide très concrètement qui décide par exemple de l'attribution d'une case de jeu sur France 2.

Est-ce que ça répond à un appel d'offre qui à la fin la décision ? Sous combien de temps ça se fait ? Est-ce que c'est transparent ?

Est-ce que moi par exemple en tant qu'importeur, je peux accéder à cette décision ? Concrètement comment ça se passe ? Comme c'est des questions larges, peut-être qu'il faut peut-être qu'il y a différents process.

Oui, on va les jeux peut-être le jeu. Bon, en fait, c'est pas par jour. Euh, par exemple, on va prendre un exemple concret. par exemple vous vous remplacez vous pardon madame la directrice comme on avance parce que c'est des questions très larges et importante hein bien sûr mais c'est autant le prendre parce que c'est pas la même chose au cinéma la fiction les jeux les magazines donc comme vous avez évoqué les jeux peut-être qu'on peut prendre l'exemple d'un jeu mais temps ça arrive à Francevision de remplacer des de remplacer des jeux de changer de jeux on a vu avec l'arrêt des chiffres et des lettres le la réduction de questions pour un champion et donc comment ça se passe concrètement quand on se met en recherche d'un nouveau jeu voilà ce qui ce qui important de rappeler, c'est ce que vous a dit Anne tout à l'heure, c'est-à-dire que on passe beaucoup plus de temps à refuser des projets qu'à les accepter.

Donc en fait euh on a quand même aussi cette logique qui est que de toute façon les gens viennent les producteurs viennent vers France Télévision pour nous proposer des programmes, y compris quand il n'y a pas de case disponibles. Donc nous traitons d'abord toutes ces demandes et sur des critères éditoriaux partagés liés à la stratégie éditoriale, aux résultats d'audience, aux attentes du public lié aussi à l'analyse de ce qui est disponible sur une chaîne ou de ce qui est disponible dans un genre pour essayer de renforcer la la diversité de notre offre. Donc ça c'est le premier travail et c'est déjà un travail qui occupe beaucoup.

Après, il y a des moments dans l'année où il y a des rendez-vous avec les producteurs où l'unité fiction Antonio va demain à au FIPADOC, il va présenter le lineup de Prance Télévision à la même par la même occasion, il va présenter les attentes de France Télévision à l'ensemble des producteurs de documentaires. Ceux qui ne sont pas présents verront les recensions qui sont faites, notion d'intervention dans la presse qui permet et ces rendez-vous, ils se font tout au long de l'année. Chaque semaine, chacun de de des directeurs qui est ici reçoit une dizaine de producteurs et c'est l'occasion d'échanger sur les lignes éditorielles, les besoins, les attentes.

Dans certains cas, euh il y a une consultation encadrée. Peut-être qu'Antonio, tu peux raconter la dernière consultation qui a été faite sur le documentaire à titre d'exemple pour bien expliquer le process. Ce sera mieux si c'est toi qui le fait parce que c'est toi qui étais à la manœuvre.

Dans ce cas-là, il y a un brief avec effectivement euh un délai pour déposer les dossiers, euh un comité euh éditorial qui se réunit euh avec euh l'ensemble des personnes de France Télévision et une décision qui est partagée avec l'ensemble des producteurs qui ont remis un dossier, mais ça n'est pas le cas systématique. Merci. Merci beaucoup.

C'est c'est des éléments effectivement importants. Dis au rapporteur effectivement le cinéma c'est la même chose que la fiction et les documentaires c'est pas les mêmes mécanismes comme la question c'était sur les jeux. Allez je vais peut-être préciser la question ou là on a un peu plus direct c'està dire comment un nouvel entrant qu' aurait une proposition comment ça marche quoi.

Il y a une case à remplacer vous cherchez je repose la question enfin je la reformule pas je la je la pose à nouveau. Vous cherchez un nouveau jeu. Comment ça fonctionne très concrètement ?

Est-ce que c'est des propositions que vous recevez ou est-ce que comme le disait le rapporteur il y a des commissions d'appel d'offre ? Il y a voilà ça ça se passe comment quand on cherche un nouveau jeu ? Moi je peux vous répondre pardon en tant que producteur et un producteur qui récemment réussi à placer un jeu de sa création sur les antennes de France Télévision.

C'était la première fois que ça nous arrivait. En fait il y a deux flux qui se croisent pour répondre à votre question. Il y a un flux qui est tiré par les antennes, c'est-à-dire à l'occasion soit d'appel d'offre, soit de réunion professionnelle.

On fait savoir ce qu'est le besoin en le formalisant ou pas. Et à ce moment-là, l'ensemble des producteurs dont nous sommes proposons des productions en rapport avec le souhait exprimé par le diffuseur. Et puis il y a très régulièrement, quasi quotidiennement un flux qui est poussé par les producteurs.

C'estàd que nous prenons l'initiative d'aller mettre le pied dans la porte pour vous le dire tout à fait trivialement et en disant "J'ai ce projet, qu'est-ce que tu en penses C'est particulièrement le cas en matière de documentaire, en matière de fiction, mais c'est aussi le cas sur des magazines et des jeux. Et c'est ce que nous avons fait avec un jeu qui s'appelle Memory qui est un format que nous avons créé au sein de la filiale interne et que nous avons proposé aux équipes euh d'Alexandra et euh nous avons été retenus pour un test et effectivement on trouve à ce moment-là dans la grille le petit espace qui va permettre sur une durée donnée de tester ce jeu et en fonction de sa performance de le reconduire ou pas. Donc il y a continuellement ces deux flux qui sont en parallèle.

Celui qui est tiré par l'entreprise, celui qui est poussé par les producteurs. Il est plus ou moins formalisé jusqu'à 2 millions d'euros d'engagement de programme. Le contrôle général économique et financier dont vous savez que c'est le représentant de l'État au sein de l'entreprise est informé et donne son avis sur le projet.

Au-delà de 10 millions d'engagements, ça passe en comité désengagement. Merci. C'est très clair.

Oui, merci. Dernière question sur le sujet. un cas précis avant l'arrivée de Delphine Ernut à la présidence de France Télévision en août 2015, la société Together n'existait pas.

Elle a été crée en octobre 2015 et très rapidement donc elle s'est retrouvée par exemple coproductrice de l'émission C soir qui a été produite depuis 20 ans par le groupe La Garder avec un certain succès d'audience. Est-ce que vous pourriez nous dire pour quelle raison et dans quelles conditions en aussi peu de temps la société Toger de Renault Levankim a été imposé en tant que coproductrice au groupe La Gardire de cette émission ? C'est ce soir ?

Quels étaient les rationnels ? Quel a été le motif de la décision ? Qui l'a acté ?

Je pense que c'est un exemple qui peut illustrer aussi bien des questions qu'on vous pose depuis quelques minutes. Je je crois qu'aucun de nous était là en 2015 ou s'ils étaient là, on était pas dans des fonctions qui nous permettent de vous répondre. Monsieur le rapport Oui, parce que directeur des magazines est le directeur des magazines depuis euh Oui.

Depuis l'année dernière janvier 2025 et en 2015, j'étais directeur des études donc j'étais à France Télévision dans des responsabilités qui n'avaient absolument rien à pas dans cette fonction. Donc je leur dit clairement qu'il y a pas de malentendu ni sur les sociaux ni ailleurs, vous n'étiez pas en poste au moment où il y a eu cette décision. Donc on pourra poser la question peut-être à madame et est-ce que madame Darry Grand a été décisionnaire sur ce choix de coproduire cette émission avec la société tous les heures ?

Je crois que monsieur Sid Bong Gomez vous a déjà répondu sur cette question. Euh madame Daré Grand était partie bien avant euh le l'engagement euh de ses ce soir et donc elle n'a aucun aucun aucun intérêt euh avec cette émission. Elle a été travaillée comme on vous l'a expliqué quand on sait faire du magazine et qu'on sort de France Télévision, on sait faire on sait faire du magazine.

Donc elle était chez togzer mais elle aurait pu aller ailleurs. Merci. Est-ce que elle a été impliquée dans des signatures de contrat passées avec Tous Gazer d'autres émissions comme par exemple ces politiques ?

Est-ce que madame Darry Grand a été impliquée dans la signature de contrat passé avec Touzer avant de rejoindre la société Touzer ? Je j'en ai pas connaissance mais je crois que non. Enfin je suis sûr que non.

Aucune émission mais j'en ai pas connaissance en 2015 enfin quand vous me parlez je suis pas direct de répondrez plus simple parce que là on va dire que je sens dire vous n'étiez pas en poste donc voilà je encore une fois je fais attention je ne suis pas en train de censurer que vous ne vousz pas en poste donc le rapporteur pourra poser la question à la personne qui é en poste à ce moment-là et il y avait personne qui était en poste à ce momentlà c'est pour ça et comme on réauditionnera certaines cadres dirigeants de de France Vision pour leur poser la question pour obtenir une nouvelle fois des réponses. D'accord. Merci.

Merci monsieur le président. Peut-être une ou deux dernières questions et merci en tout cas pour votre patience et de vous prêter à à cet exercice qui j'en convient être assez long. Donc merci à tous.

Vous le savez donc France Télévision est réputé évidemment pour ces nombreuses fictions. Media One est un une société de production qui a capitaliser aussi sur ce carnet de commande très fourni jusqu'à en devenir en 10 ans le premier producteur de fiction française. Alors si Media One se trouve aujourd'hui à ce niveau, c'est parce que cette société s'est développée aussi en très grande partie grâce à la commande de France Télévision.

Alors madame Holmes, est-ce que vous réussissez malgré tout dans ce phénomène qu'on peut qualifier quand même de concentration ou d'hyperconcentration de ces sociétés de production qui est attestée par les chiffres, pas simplement sur la fiction mais d'un point de vue général, comment est-ce que vous garantissez l'émergence de nouveaux talents de production ? Comment est-ce que vous réussissez et bien à nourrir le le bassin de production et création indépendante française quand on a des acteurs comme Media One qui sont aussi importants et à qui France Télévision accorde des contrats aussi lucratifs et nombreux. Alors merci pour cette question mais je vais avant tout vous rappeler quelques chiffres parce qu'ils sont très parlants ces chiffres.

Si on se réfère aux dernières années et notamment à celle de 2024 puisque j'ai pas pu obtenir 2025, elle était pas encore prête. Relative à la répartition de la production de la produ de la fiction, 42 % de nos œuvres ont été produites par des producteurs indépendants. Ce sont des chiffres. 22 % de notre production est assurée par France Télévision Studio, notre filiale et il s'agit du premier fournisseur de fiction.

Et les 36 % restants sont partagés entre trois grands groupes : Mediawan, Fédération, Newwen, Éléphant, Banij et JLA. Chaque année en fiction française, nous travaillons à peu près avec 60 sociétés de production différentes. Au regardes éléments, il me paraît difficile de qualifier cette situation d'hyperconcentration des contrats.

D'autre part, je voulais vous juste vous préciser quelque chose. Les producteurs assurent avec leur marge, puisque vous parliez de marge, l'essentiel du développement de leur projet. Il est donc pas incongru que les groupes avec leur marge proposent plus de projets que les producteurs indépendants puisque ils ont plus de projets en production.

Donc nous sommes très attentifs justement au respect de la production indépendante par rapport au groupe. Voilà, je voulais juste vous préciser ce merci cette précision encore 9 minutes et je suisendra 19h monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Je je m'en remets au rapport de la cour des comptes la Cour des comptes qui indique qu'entre 2017 et 2023 la part des 10 principaux producteurs de programme de France Télévision a augmenté de de près de 5 points jusqu'à 41 % d'achat des programmes. Donc c'est une question vous avez répondu, je vous en remercie madame Holmes mais qui vous concerne tous. Comment est-ce que vous veillez chacun à votre niveau à éviter ce phénomène de concentration ou d'hyperconcentration des contrats passés avec euh les principal sociétés de de production ?

Je vois par exemple que sur le sujet Media One, les activités du groupe Media One sont aussi largement dépendantes du du carnet de commande de France Télévision. Si je cite par exemple l'ARCOM, on voit que Media One France a réalisé sur l'année 2023 de son volume horaire de programme avec France Télévision et cela équivalait en 2023 à près de 110 millions d'euros d'achat de programme pour France Télévision. Donc comment concrètement est-ce que vous réussissez à défendre aussi d'autres sociétés de production qui ne sont pas Media One, Benig, Together ?

Quel est quels sont vos vos critères de sélection ? En fait, monsieur monsieur le rapporteur, puisque vous posez la question à l'ensemble des équipes éditoriales ici présentes, un mot pour évoquer la structuration d'un écosystème de production indépendant, notamment en région euh dont j'ai la responsabilité. J'ai eu l'occasion de le dire ici.

Alors, nous avons lancé il y a quelques années, vous connaissez cela, ce que nous avons appelé la stratégie de régionalisation sur les antennes de France 3 et nous avons augmenté le volume le volume le temps d'antenne dévolu aux programmes régionaux. Ce que nous avons fait et c'est un vrai principe, une une position importante pour nous parce que nous souhaitons structurer cet écosystème en région. Nous produisons 250 documentaires par an.

C'est colossal pour structurer une filière. Vous savez, c'est des emplois, c'est des emplois associés. C'est souvent des premiers films, des jeunes auteurs.

Il y a un an maintenant, nous avons augmenté notre rapport sur le documentaire régional de plus de 50 %. C'était inédit he ces 11 dernières années. Inédit ces 11 dernières années.

Rien que cette action essentielle importante pour la structuration d'une filière indépendante nous a permis de créer autour d'un bassin de d'emploi autour de 20000 emplois. C'est ça ce que représente le le tissu économique en région. 20000 emplois, 20000 auteurs, 20000 euh réalisateurs euh de documentaires.

Tout cela c'est essentiel et cela participe aussi de notre ambition, de notre exigence de service public qui est de structurer une filière indépendante, chacun dans notre secteur et en l'occurrence sur les antennes régionales. C'est une réalité du quotidien pour se compléter ce que dire micro. Attendez parce que votre micro monsieur porteur voulait rebondir.

Tu compléter rapidement puis monsieur lapporteur rebondira. nous a parlé du tissu régional. Moi je peux parler du tissu parisien.

En l'occurrence, vous rappelez, je l'ai dit tout à l'heure, mais Mediawan, c'est une fédération de 28 ex indépendants euh dont certains travaillaient avec France Télévision lorsqu'ils étaient indépendants avant d'être achetés par Mediawane. Et pour euh vous dire le souci que nous avons de la production indépendante, euh je dirais que nous-même au sein de France TV Studio euh très régulièrement, nous travaillons en coproduction et nous faisons alors le choix de le faire. avec des sociétés indépendantes.

Souvent, elles sont porteuses d'idées très créatives. Elles n'ont pas forcément les moyens que nous nous avons en terme de structure d'entreprise ou de moyens financiers pour pouvoir les porter dans la durée parce que certains projets prennent du temps à se développer et donc nous nous associons bien volontiers avec elle. Sauf que aujourd'hui le mouvement d'intégration est tel que les indépendants d'aujourd'hui sont potentiellement les intégrés de demain.

Voilà. Et qu'aujourd'hui ce mouvement de concentration, il est toujours à l'œuvre. Et c'est ce qui rend cet exercice de soutien à la production indépendante pas toujours aisé que nous pourrions le souhaiter.

Merci pour votre réponse. Dernière question sur le sujet. Si je m'étonne de aussi de de ce phénomène de concentration, du fake Media One bénéficie de 110 millions d'euros de contrat par an.

Euh et je rappelle c'est de l'argent public, c'est parce queil y a eu quand même nombre d'émissions que Mediawan a a produite récemment qui ont réalisé des scores d'audience catastrophiques, on peut le dire. Je vais vous donner quelques exemples. Le grand échiquier qui a réuni que 5 % des téléspectateurs en moyenne.

Beau gestes 4 %. Par le passé, il y avait des émissions comme Bon baisé d'Europe, Hôtel du temps et Jean-Pa qui ont dû être arrêté faute d'audience. Mais pourtant récemment, en dépit de ces échecs répétés, France Lévision a semblé insister parce que vous avez signé une nouvelle émission sur France 3, animalement vôtre, animée par Bernard Monttial et produite par Mediawan, société électron libre qui elle aussi a été un échec.

Elle a réuni, je crois que 5 % de part d'audience en moyenne depuis sa première diffusion le 9 novembre 2025. C'est une question, il y a quelques exemples, mais pourquoi continuer à accorder ce type d'émission à une société alors que il y a bien d'autres talents en France que cette société en plus capitalistiquement est détenue par un fond d'investissement américain Kakar. Je pense qu'on l'a rappelé à nombreuses reprises et qu'en plus de ça, les audiences ne sont pas au rendez-vous parce qu'il y a pas d'autres critères qui motivent la signature de ces contrats par la direction de France Télévision.

Faire une réponse, pardon, monsieur Aldu, allez-y. Pardon. Non, juste en fait, on choisit des programmes, pas les producteurs.

Deuxièmement, certains producteurs sont indépendants. Je peux vous citer des exemples très récents dans ma partie la fiction internationale. Là, il y a il y a 3 ans, nous avions trois productions en développement qui ont été trois séries pardon en développement qui ont été mises en production.

Les trois sociétés ont été rachetées dans le cours de la production par Mediawane. Bon ben je je très franchement comment on réagit à ça ? On n'abandonne pas le projet, on va jusqu'au bout.

Et j'espère que vous avez eu le plaisir de regarder la série Kabou il y a un peu moins d'un an. C'était l'un de ces trois projets. Euh le la question après de l'échec, c'est une analyse programme par programme.

Je pense qu'on vous a donné euh des éléments d'explication. De surcroix, les les évaluations de programmes sont différentes d'un genre à l'autre. Les modes d'interaction entre les unités de programme et et nous-mêm et les producteurs sont différentes d'un genre à l'autre.

Donc il n'y a pas il y a pas de de réponse précise, simple, rapide en une phrase à votre question. Le phénomène de concentration des producteurs audiovisuels, un peu moins vrai dans le cinéma, il est européen, il est pas que français. Si vous discutez avec la RAIL, vous avez cité la RAIL tout à l'heure, euh il se plaignent d'avoir affaire à que quelques groupes avec très très peu de distribution de de producteurs indépendants.

Je rajoute un dernier élément qui est dans votre cours. Les obligations d'indépendance et de dépendance dans les investissements qui nous incombent, que ça soit sur le cinéma ou les œuvres audiovisuels, elles concernent uniquement notre propre rapport avec les producteurs et la nature des droits que nous prenons sur ces producteurs et non pas la taille. des intervenants privés avec lesquels nous nous traitons.

Donc quand nous traitons avec France Téléudio, c'est une dépense dépendante de France Télé. Mais comment le secteur s'organise dans un régime dans un dans une économie capitaliste et concurrentielle ? C'est pas de notre ressort.

J'ai une question juste pour monsieur le directeur de la production. Pardon juste 2 secondes pour le directeur de la excusez-moi pour le directeur de la production. Est-ce que pas vous difficulté mais vous vous considéreriez qu'aujourd'hui au regard de de vous de de l'expertise que vous avez acquise de vos équipes ?

Peut-être le prongement de la question, je suis sorti 2 minutes. Euh, est-ce que vous vous diriez que France Tévision a la capacité aujourd'hui de peut-être produire plus en interne ? Est-ce que vous vous plaidez pour ça dans le groupe France Télévision ?

Je sais pas si vous êtes comité au comité exécutif de France Télévision, mais est-ce que vous est-ce que vous comité de direction, je sais pas comment on a cela mais est-ce que vous vous plaidez pour une plus grande production ? J'ai pas besoin de plaider parce que ça fait partie intégrante de la stratégie industrielle mise en place par Delphine Arnold Kins à son arrivée en 2015. Euh donc cette ambition, elle demeure euh et donc la croissance qui a été la nôtre jusqu'à présent a la vocation à se poursuivre.

Euh et donc c'est d'ailleurs ce qui correspond au plan d'affaires que nous avons pour la période 2015 2025 pardon 2030. Euh je donnerai pas les chiffres mais mais qui se traduit par une poursuite du développement des activités de production au sein de l'entreprise. D'accord.

Est-ce qu'il y a un secteur en particulier où vous dites que vous pourrez plus produire en interne ? Je sais pas. Vous avez évoqué un jeu, il y a document enfin les jeux les divers ouais les jeux il y a il y a tout genre donc on progresse sur le documentaire on progresse sur la fiction c'est plus compliqué parce que ce sont des projets qui connaissent une gestation beaucoup plus longue.

On est très présent sur le magazine et les divertissements de manière générale et on souhaite continuer à l'être de la même manière dans l'objectif de contribuer à des ressources financières complémentaires pour France Télévision. On se tourne vers le hors groupe. C'est aussi un de nos euh un de nos objectifs pour les années à venir, encouragé par la cour des comptes d'ailleurs euh que de développer les activités hors groupe, que ce soit en France ou à l'international.

Ça fait partie de notre plan de charge. Merci beaucoup. Une dernière question du rapporteur.

J'en aurai une dernière puis on va conclure rapidement. Merci. Micro madame la diatrice.

Merci monsieur le président. Effectivement, une dernière question qui concerne le les conflits d'intérêt, monsieur Aldi, donc vous êtes l'un des plus éminents directeur, je pense, de France Lévion parce que vous êtes directeur du cinéma, des fictions internationales et des jeunes adultes. Le 27 novembre dernier, complément d'enquête, donc ça fait pas partie de votre ressort, je le précise, mais consacré à une émission assez news.

Et dans les quelques témoignages à charge, il y en a eu deux, je crois, sur l'ensemble de l'émission. Il y a eu le témoignage d'un journaliste de France Télévision qui critiquait ces news et il y a eu un autre témoignage, celui d'une experte en sémiologie, madame Cécile Aldoui, qui est je crois, pour ne pas me tromper votre sœur. Est-ce que vous étiez informé de son témoignage ?

Est-ce que vous avez suggéré sa participation à cette émission à la direction de France Tévision ou en tout cas au producteur et animateur de complément d'enquête ? Est-ce que vous n'y voyez pas une sorte de conflit d'intérêt ? Même si on peut avoir des frères et sœurs qui ont des opinions politiques différentes, mon frère est de gauche.

Désolé de désolé de de le dire, il va m'en vouloir. Je je me permets simplement aussi de pour préciser la question, c'est que vous avez pris, je crois 13 ou 14 reprises récemment sur votre compte X position contre la chaîne C News et le groupe Boloré d'une façon générale. C'est aussi pour ça que je me permets de vous poser cette cette question. laisserai répondre.

Je veux juste préciser parce que je me doutais que la question allait arrivée. J'essay aussi de préparer ces auditions. Bon voilà vous je parce qu'on que bon c'est votre sœur peut-être que vous confirmerez mais mais que c'est pas non plus n'importe qui puisqu'elle est euh ancien élève de l'économ supérieur, elle a travaillé à l'université de Stanford à Sciencep donc je crois qu'elle a un parcours disciplinaire qui lui donne une certaine autonomie.

Donc voilà, je veux le préciser mais je vous laisse répondre à la question du rapporteur. Là je j'admets avoir repris le rapporteur parce que je pense que on peut avoir des frateries et être totalement autonome et indépendant à la fois dans ses convictions politiques et dans ses métiers. Voilà.

Mais vous allez répondre à la question. Allez-y. Alors je je vais commencer d'abord par une précision.

Donc je déclare mes intérêts. On vous l'a rappelé tout à l'heure, nous avons un processus interne. Chaque année, nous devons déclarer nos intérêts, c'est-à-dire tous les intérêts en rapport avec nos fonctions.

Donc moi, mes fonctions, c'est le cinéma et quelques fictions. Fiction internationale d'un côté, fiction jeune adulte de l'autre. Ce n'est pas l'information, les magazines, je n'ai absolument aucun rôle à France Télé.

Je ne suis pas informé de quoi que ce soit là-dessus. J'adore compléments d'enquête comme beaucoup d'autres émissions d'investigation ou d'autres émissions de mes collègues, mais ce n'est pas dans ma partie. Donc, je n'ai pas déclaré toute ma carte ma ma cartographie pardon familiale.

Euh deuxème élément euh sur votre question précise sur ce complément d'enquête, en fait pour tout vous dire, je l'ai appris la veille de sa diffusion par un journaliste externe à France Télévision. Euh voilà, donc je me suis mis devant le poste le lendemain soir pour découvrir l'émission. Je n'avais pas accès à cette émission.

Euh euh donc et le dernier élément, il m'est arrivé très récemment, comme ça je devine, je devance pardon peut-être une de vos interrogations, de recevoir dans l'exercice de mes fonctions à France Télévision un projet documentaire longmétrage qui était sur un thème proche euh des sujets d'analyse de de la personne que vous avez cité et j'ai décidé de m'en déporter même si elle n'était même pas mentionnée. J'ai juste considéré de moi-même que j'avais pas du tout envie de rentrer dans ce sujet-là. Euh voilà, donc ce sont d'autres collègues qui ont analysé et je ne sais pas si le film va se faire ou pas.

Voilà. Enfin, par rapport à mes si vous avez des messages en particulier à ressortir dans ce que j'ai pu dire sur la chaîne C News ou d'autres chaînes, il ne vous a pas échappé que que France Télévision en général est relativement critiqué assez souvent par cette chaîne. Et je reste je reviens à la réponse que je vous ai fait tout à l'heure.

Quand il y a des critiques qui concernent ce que je fais à France Télévision, je réponds. Quand ça vient de ces news, je réponds. Merci beaucoup.

Ce qui me permet de rappeler qu'on peut avoir dans ce pays des frères et sœurs, je le redis parce que je pense que quand on évoque les questions personnelles, il faut faire attention à ce que l'on dit. Je précise juste, elle est euh, je parle sous le contrôle de ce que je vois, professeur à Stanford, chercheuse à science pour Paris. Euh ce qui veut dire que elle est sans doute reconnue dans son secteur d'activité.

Euh et je vous remercie de la réponse que vous avez faite au rapporteur. J'ai une dernière question parce qu'il se trouve que dans quelques semaines, nous allons auditionner euh des présentateurs de magazines euh dont vous avez la charge monsieur Dumont. Il se trouve que les magazines, il y a des magazines d'information.

Par exemple, cette question en fin de course, mais je trouvais important de vous la poser avant d'interroger les les les présentateurs de ces magazines. Ne relève pas du champ de l'information puisque ils sont sous votre ils sont sous votre dans votre périmètre pardon, sous votre responsabilité. Or, pourtant, c'est des magazines d'information et je voulais savoir comment vous travaillez avec la direction de l'information euh sur ces sujets là parce que ces magazines, bon, on le sait, parfois ils suicident parfois de par suc de les mois, des interrogations.

Euh, ils sont aussi tenus au respect du pluralisme, du contradictoire et et l'information, la direction de l'information met en œuvre le respect des exigences de ces principes. vous les mettez aussi en œuvre mais vous avez aussi des magazines culturels, d'autres magazines et et ça rejoint un peu ma question du début pardon, mais aussi sur France 5, c'estàdire est-ce que vous diriez que finalement tout ce qui relève de l'information estant étant entendu qu'aujourd'hui l'information est un est un bien public essentiel et et que la question du pluralisme est au combien importante dans notre pays aujourd'hui et qu'on sait bien que c'est devenu aussi un sujet inflammable. l'information et le pluraliste indépendance l'honnêteté.

Est-ce que vous diriez que ça aurait du sens que à la fois les magazines d'information de France 5 euh les magazines d'information de France 2 euh rentrent dans le périmètre demain de la direction de l'information et soit pas sous autorité mais sous l'autorité de la de la direction de l'information. Mais peut-être que c'est le rôle de monsieur Martinetti dans sa réorganisation. Je sais pas puisque vous me posez la question, je peux tout à fait répondre.

De fait, historiquement, ces magazines dépendent de la direction des magazines, de la direction des magazines de France 5 lorsque l'organisation était faite par chaîne et que chaque chaîne avait la responsabilité de ses contenus. Aujourd'hui, nous avons une organisation depuis 2019 qui est transverse et donc effectivement la direction des magazines couvre un spectre très large pour toutes les chaînes. Puisque je vous me donnez l'occasion de le dire, les magazines de France Télévision, vous l'avez dit, il y a des magazines d'actualité, des magazines d'accompagnement, de témoignages, voilà, c'est 3000 heures par an, ça représente plus de plus de 8h par jour uniquement inédite.

Je ne parle pas des rediffusions. C'est donc 8h par jour x 365 3000 heures par an. Voilà.

Et sur lequel nous avons une rigueur la même qu'il s'agisse des magazines d'actualité, des magazines de sur la parentalité, sur la santé, sur la société et cetera. Voilà. Philippe Martinetil a dit, il y a un projet de nouvelle organisation qui se profile qui fait que ces dire ces magazines dit d'actualité vont dépendre désormais de la direction de l'information pour avoir un un pilotage global de l'ensemble de l'offre d'infos et et je trouve ça extrêmement cohérent d'un point de vue stratégique pour le groupe France Télévision.

Merci. Et et du coup comme ça ça sera j'aurais eu la réponse à ma première question mais c'est pour parce que je pense que la la mise en cause qu'a fait l'un des syndicats était quand même assez forte. Et donc je pense que c'est important que vous puissiez répondre totalement.

Voilà, j'étais au début, je pense qu'on a répondu un peu rapidement mais c'était pas à Noin ce qu' ce qu'ils ont dit et et j'aimerais voilà juste que vous nous confirmiez, vous nous indiquer si si quand même comme directeur du magazine euh je sais pas si vous produisez des magazines, je ne sais pas si vous produisez des magazines d'information en interne ou si tout est produit en externe, mais est-ce que c'est effectivement plus compliqué de garantir le pluralisme politique, l'indépendance de l'information quand on fait appel à des producteurs extérieurs ou si c'est exactement C'est peut-être là pour monsieur Martin je ne sais pas parce que vous travaillez aussi sur la réorganisation de l'information mais est-ce que pour est-ce que c'est la même manière parce que c'est la même capacité la même facilité à garantir le respect du pluralisme politique notamment l'indépendance d'information quand on produit en interne et que c'est donc c'est salariés ou quand c'est produit en externe ? Monsieur monsieur le président, en tout cas, c'est la même ambition et la même exigence que les docum que les magazines soient produits en interne ou soient produit en externe. Euh nous l'avons évoqué un petit peu tout à l'heure et je vous l'accorde un petit peu rapidement, c'était au début de notre de notre audition, mais il y a des dispositifs éditaux qui existent.

Florent l'a l'a rappelé, chaque magazine d'actualité produit en externe avec des sociétés de production externe, il y a des échanges, il y a des conférences de rédaction où les sujets sont évoqués, sont débattus. Il y a des rédacteurs en chef dans chaque émission en régie. Je vais vous donner un exemple très personnel, très personnel.

Euh j'ai moi-même en régie piloté une émission euh avec les équipes évidemment euh en production externe. J'étais en régie, je pilotais l'éditorial. Pourtant la société qui produisait était une société externe à France Télévision.

Donc de ce point de vue-là, de ce point de vue-là, nous avons évidemment des dispositifs éditaux qui sont essentiels et qui nous permettent de ne pas laisser des émissions en production externe sans la Pâte Magazine Service Public de France Télévision. Et juste pour terminer là-dessus, c'est important de le signaler. Vous avez évoqué la réorganisation, j'ai eu l'occasion de de répondre à une question, la réorganisation qui est en cours et qui a été présentée la semaine dernière en en comité en CSE central.

Oui, nous avons décidé de de d'intégrer l'ensemble des magazines dit d'actualité en production externe et l'ensemble des magazines d'information sous le pilotage, sous la responsabilité de la direction de l'information pour conforter cette stratégie de pluralisme, pour conforter et coordonner davantage encore plus fortement les invitations et être encore plus performant que nous le sommes, encore plus performant sur la dimension éditoriale. Ben écoutez, merci à chacune, chacun d'entre vous de d'avoir répondu longuement à à nos questions pendant plus de de 3 heures, quasiment 4 et et vous remercier chacun euh dans vos euh dans vos domaines d'activité puisque le mot m'a échappé tout au long mais dans dans vos différents engagements. Euh vous remercier aussi de du travail que vous menez, d'avoir répondu avec transparence à nos questions et aux questions du rapporteur et des députés.

Merci à vous. Euh j'indique juste pour conclure parce que on a le rapporteur et et moi-même avons été saisiis de de d'un email de France Télévision en transparence pour pas qu'il y ait d'ambiguïté sur la question des documents. Je le précise juste pour le compte-rendu.

Euh on a reçu un un email de France Tévision pendant l'audition sur la question des procès verbaux des compte-rendus des comités d'investissement de France Télévision nous ont été communiqués ont été communiqués au rapporteur. Je termine après vous pourz. Il ne m'avait pas été communiqué.

Il ne m'avait pas été communiqué. Donc ce que vous avez précisé comme quoi vous les aviez à disposition, je confirme que jusqu'alors jusqu'à cette audition euh on m'avait indiqué qu'il n'existe pas et que il n'allait pas m'être envoyé. Effectivement, j'ai reçu en cours de l'audition après que vous ayez témoigné un mail du secrétaire général de France Tévision m'indiquant que ils allaient m'être envoyé comme quoi cette audition et ce que vous avez pu nous expliquer porte ses fruits.

Donc je vous en remercie. Donc on a reçu effectivement merci monsieur mon rôle parce que je l'ai saisi immédiatement. Donc on a reçu effectivement ces document que nous n'avions pas et il s'agit de compte-rendu pour que tout ça soit transport à tous celles et ceux qui nous écoutent de tableaux.

Il y a pas de formellement de procès verbaux écrit. Nous avons reçu des compte-rendus sous forme de tableau. Voilà.

En tout cas merci pour votre présence.