Nicolas Dupont-Aignan sur Europe 1 04/03/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 49 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:06OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faudrait faire face aux attaques russes en Ukraine ?
- 2:13ComplaisanteRéponse partielle
Saluez-vous l'initiative d'Emmanuel Macron d'aller voir Vladimir Poutine ?
- 3:28OuverteRéponse directe
Alors c'est quoi la solution Nicolas Dupont-Aignan ?
- 4:19RelanceÉludée
Vous dites reconnaissance de la Crimée comme zone russe, mais vous qui êtes souverainiste, vous êtes en train de dire à un État souverain de ne pas se défendre face à un pays géant à côté finalement.
- 6:44RelanceRéponse directe
Ce n'est pas antinomique avec ce que vous venez de dire ?
- 6:54FerméeRéponse directe
Imaginez l'Allemagne réclame l'Alsace et la Lorraine. Vous ne serez pas d'accord ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:09Locuteur non identifiéChiffre
« Il dit « J'ai investi dans les hôpitaux. Il a supprimé 17 300 lits pendant son quinquennat, dont plus de 5 000 pendant la crise du Covid. » »
- 10:32Locuteur non identifiéFait
« Il nous dit « Il y a une Europe puissance. » »
- 13:40Locuteur non identifiéChiffre
« La sécurité, avec une augmentation des violences sexuelles de 80%, avec une augmentation des coups et blessures de 30%, avec une justice qui ne fonctionne pas... »
- 14:40Locuteur non identifiéPromesse
« Priorité absolue, les économies sur les gaspillages pour redéployer l'argent. Parce que je ne fais pas de fausses promesses. Et l'argent, je le redéploie sur trois priorités. »
- 14:50Locuteur non identifiéPromesse
« Baisser les charges salariales sur les feuilles de paie pour augmenter le pouvoir d'achat des Français de 8%. »
- 15:05Locuteur non identifiéChiffre
« Nous avons la pire balance commerciale. Jamais vu. Moins 83 milliards. »
- 15:12Locuteur non identifiéPromesse
« Il faut baisser l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. »
- 16:15Locuteur non identifiéChiffre
« Le logement, c'est la première dépense des Français. Il a réduit de 15 milliards sur les 5 ans les crédits pour le logement. »
- 18:08Locuteur non identifiéFait
« Le pass sanitaire pour entrer à l'hôpital et maintient l'obligation de vaccination pour les soignants. »
- 22:30Locuteur non identifiéPromesse
« Suppression du droit du sol et aucune aide sociale les cinq premières années d'arrivée dans notre pays. »
- 24:26Locuteur non identifiéChiffre
« Par an net, 10 milliards, c'est quasiment le budget de l'enseignement supérieur. »
- 29:00Locuteur non identifiéFait
« Le Mercosur, c'est-à-dire qu'on met nos agriculteurs sous la concurrence de pays qui ne respectent pas nos normes sanitaires, sociales et environnementales. »
- 29:13Locuteur non identifiéFait
« J'ai vu hier des éleveurs de porcs qui, à chaque fois qu'un porc sort de chez eux, ils perdent de l'argent. »
- 29:24Locuteur non identifiéChiffre
« Les éleveurs français ont été divisés par deux en moins de 20 ans. »
- 29:40Locuteur non identifiéFait
« des sanctions contre-productives qui vont se retourner contre les Français. »
- 30:02Locuteur non identifiéFait
« Parce que c'est l'Europe entière qui va perdre pour la plus grande joie des Chinois qui vont récupérer la Russie avec l'Inde, l'Iran. »
- 30:12Locuteur non identifiéFait
« l'Europe de projet est la seule solution pour peser dans le monde. »
Temps de parole
- Locuteur non identifié74 %
- Présentateur17 %
- ?9 %
≈ 45 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et
on continue nos week-ends avec, comme chaque vendredi, l'invité politique de ce vendredi soir. Alors que nous sommes au 9e jour de la guerre en Ukraine, la campagne présidentielle s'est accélérée en France avec la déclaration de candidature d'Emmanuel Macron. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir monsieur. Vous êtes candidat à la présidentielle pour Debout la France. Vous avez réuni vos 500 parrainages. Vous allez donc pouvoir être sur la ligne de départ. Avant d'en venir à cette campagne présidentielle, l'Ukraine bien sûr, avec aujourd'hui cette attaque russe contre la principale centrale nucléaire d'Ukraine et d'Europe. Le pire a été évité. On va vers une guerre nucléaire selon vous
? Je
ne suis pas devin. Je ne sais pas, mais je pense que non. Du moins je l'espère si on est capable
de
faire preuve de sang-froid et d'enclencher la désescalade.
Car
il n'y a pas d'issue pour l'Europe dans ce combat fratricide entre la Russie et l'Ukraine.
Et
moi je suis très triste de cette tragédie. Parce qu'au-delà des souffrances du peuple ukrainien,
qui
mérite l'aide, je dirais l'aide sentimentale, il y a
un
danger pour l'Europe de sortir de l'histoire.
C
'est-à-dire qu'à partir d'un conflit régional, et c'est ce que je ne cesse d'expliquer depuis des années, puisque j'ai retrouvé une vidéo que j'avais faite en 2015, je suis membre de la commission des affaires étrangères depuis 2012, donc je connais bien le dossier, j'avais déjà alerté en disant ne laissez pas pourrir ce conflit du Donbass.
A
partir d'un conflit régional,
on
a laissé pourrir pendant des années,
et
ça a pété avec cette agression russe, mais qui a aussi une explication,
parce
qu'on a laissé pourrir ce conflit, et il ne faudrait pas que ça devienne un conflit existentiel européen, parce que là l'Europe sortirait de l'histoire, avec d'un côté la Chine, de l'autre les Etats-Unis,
et
on serait handicapé pour le 21ème siècle. Mais
si vous étiez
président Nicolas Dupont-Aignan, on voit bien que malgré les sanctions économiques, les attaques russes continuent, des civils sont tués, qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Parce qu'Emmanuel Macron, il est allé voir Vladimir Poutine, vous saluez
quand même cette
initiative
d'Emmanuel Macron ? J'ai
salué la volonté
de discuter, j'ai reproché l'absence d'un plan français
précis,
clair,
de
désescalade.
Il y a un plan européen quand même ? Oui mais non,
justement le problème c'est qu
'il
n'y
a
pas de plan. J'ai été reçu par M. Castex à Matignon, avec tous les candidats à la présidentielle, et à la fin de la réunion j'ai posé une seule question, j'ai dit mais quelle est la position française au fond
? Qu
'est-ce qu'on prévoit après les sanctions
? Et
ils étaient incapables de me dire. Ça veut dire quoi ? Si on n'est pas capable de trouver une sortie de crise,
on
se limite à des sanctions qui sont plutôt des gesticulations, puisque personne n'ira combattre en Ukraine.
Et
c'est ça
le trafic. Oui, l
'OTAN a répété qu'il n'ira pas. Joe
Biden, après avoir attisé quand même, livré des armes, fait croire au gouvernement ukrainien qu'il allait le défendre, Joe Biden a signé la fin de la récréation en disant « on vous laisse tomber
».
Les Européens ont dit « on n'engagera pas de troupes ». Jean Castex a dit à l'Assemblée nationale, après des grandes retomondades symboliques, « mais on n'ira pas
».
Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'au fond,
on
n'y va pas. Et on fait croire qu'on va faire quelque chose alors qu'on ne le fait pas. Et en même temps, il n'y a pas de plan de paix.
Alors c'est quoi la solution Nicolas Dupont-Aignan ? Alors le plan de paix que je me
proposais depuis des années, qui est l'évidence, je ne
suis
pas le seul Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin et d'autres, c
'est
retrait des troupes russes en échange d'un statut de neutralité de l'Ukraine dans le cadre d'une conférence de la sécurité en Europe, en échange des accords de Minsk qui prévoyaient déjà l'autonomie constitutionnelle du Donbass, qui avait été refusée par l'Ukraine, c'est-à
-dire
qui n'a jamais appliqué l'accord de Minsk, des élections libres dans toute l'Ukraine, supervisées par l'ONU, c'est-à-dire un compromis. Alors je sais que ça paraît douloureux de
dire
ça, quand il y a du sang qui tombe, qui est versé, c'est horrible de dire ça, mais comme on ne fait rien pour les défendre, et on ne fera rien, il y
a
un moment, à quoi ça sert de
le faire croire ? Mais c'est là où je
ne
vous
suis plus Nicolas Dupont-Aignan, parce que vous dites reconnaissance de la Crimée comme zone russe, mais vous qui êtes souverainiste, vous êtes en train de dire à un État souverain de ne pas se défendre face à un pays géant
à côté finalement. Non, ce n'est pas ça que je dis. Je dis qu'il y a
des pays, je suis désolé,
il
y a des pays neutres dans le monde, dont les frontières sont respectées,
Mais
ils ont le droit de se défendre aussi,
les Ukrainiens. Mais ils ont le droit de se
défendre,
mais
là, bien évidemment qu'ils ont le droit de se défendre, mais
tout
le monde sait
qu
'il faut
prendre
un peu de recul, même si c'est douloureux, parce que je comprends le martyr des Ukrainiens, mais si on ne prend pas de recul historique,
on
ne traitera jamais le problème.
On
le laisse pourrir, ça fait des années qu'on le laisse pourrir. Il y a une Ukraine qui est sous influence russe depuis des siècles, Catherine II de Russie, ce n
'est
pas nouveau. Il y a une Ukraine, l'Ouest, qui a été autrichienne, polonaise, c'est toute la partie
Ouest. Mais qu'importe, l'Ukraine est indépendante aujourd'hui.
Non, non, ça c'est ce que, pardonnez-moi, tous les journalistes répètent depuis des semaines, qu'importe, non.
Mais l'Ukraine est indépendante, monsieur Dubourg-Aignan. Il y a tout
ce que vous voulez. On ne fait pas de politique étrangère sans comprendre l'histoire, sans comprendre ce qui s'est passé. Et on est à une zone de fracture entre le monde slave et le monde occidental.
C
'est ancien, ça dure depuis 1917.
L
'indépendance de l'Ukraine de 1917, ça a duré quatre ans, après écrasé par Lénine, par Staline,
et
l'indépendance, elle est récente de 1991. La fin
de l'URSS.
Pour les Russes,
c
'est une terre russe. C'est le berceau de Kiev. Ce n
'est
pas moi qui le dis, même Jacques Attali l'a dit. Ça ne veut pas dire que
j
'excuse Poutine. Ça ne veut pas dire que je donne raison à Poutine. Je dis que c'est comme ça. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On fait de la gesticulation,
on
passe dans un engrenage nucléaire, on ne le fera pas, heureusement.
Ou
on traite le problème. Et le compromis que je propose, c'est ce qu'a demandé Nicolas Sarkozy, qui n
'est
pas suspect d'être pro-russe, c'est la seule solution. Et ce que je regrette, c'est que le gouvernement français n
'ait
pas une position gaullienne en disant, voilà ce qu'on propose. On demande le retrait des troupes russes. Le CCL fait le retrait des troupes russes. Mais on trouve une issue au conflit. Sinon, on va laisser pourrir. Ça va être l'escalade. Et vous savez, attention, l'Europe va perdre beaucoup aussi. Et les Français vont beaucoup souffrir.
Et moi, je ne veux pas
que les Français souffrent dans un conflit régional qui n'est pas le leur.
Nicolas Dupont-Aignan, dans votre programme pour 2022, vous dites réaffirmer le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et le respect du multilatéralisme pour relever les défis globaux. Ce n
'est
pas antinomique avec
ce que vous venez de dire ? Non. Disposer le peuple d'eux-mêmes. Le
Donbass a le droit peut-être aussi de disposer de lui-même.
Oui, mais ils sont ukrainiens.
Non. Ils sont
russes.
Imaginez l'Allemagne réclame l'Alsace et la Lorraine. Vous ne serez pas d'accord ? Non,
mais la France a repris l'Alsace et la Lorraine. Oui, mais...
Attention,
jusqu'où vous allez, parce que vous pouvez être dans l'autre sens. Je vais vous donner un exemple. Quand l'OTAN reconnaît le Kosovo et bombarde la Serbie, le Kosovo,
c
'était un morceau de la Serbie que l'OTAN a décidé d'autonomiser en indépendant. Comme les Russes
voudraient
avoir le Donbass indépendant. Vous voyez, la guerre de 1914 est née de ces problèmes de conflits régionaux. Ce que je dis aux Français,
c
'est les vatanguères des plateaux télé.
M.
Bernard-Henri Lévy qui a semé le chaos en Libye. Il a semé le chaos en Libye. On l'a suivi médiatiquement. C'était l'émotion. On a des djihadistes dans tout le Sahel.
Alors, vous voulez en venir,
Nicolas Dupont-Aignan ? Ce que je veux dire,
c'est que la politique étrangère est une affaire trop sérieuse pour se faire sur les plateaux télé dans l'émotion.
Il
y a la raison, il
y
a l'histoire et il faut un compromis. Et ce que je dis, c'est qu'aujourd'hui, je vois sur tous les plateaux télé français des gens qui sont des vatanguères et qui nous plongent dans un engrenage alors même qu'ils n'assument même pas les conséquences de leur parole. Je vais vous donner un exemple.
Et je sais que ce
n
'est
pas populaire de dire ça. Allez-y, allez-y. Livrer des armes à l'Ukraine, ça paraît très généreux.
Oui, vous avez dit.
C
'est la pire
bêtise qui soit. Je vais vous dire pourquoi. Et pourquoi, oui. Parce que si on livre des armes en Ukraine, on met des soldats qui savent s
'en
servir. Mais livrer des armes en Ukraine et laisser la guerre civile l'emporter et le chaos en Ukraine avec ces armes
qui
vont se répandre n'importe comment ou vous n'allez pas connaître les belligérants, c'est ne pas rendre service aux Ukrainiens, c'est les plonger dans un bain de sang.
C
'est irresponsable. Soit l'Europe intervient et a les moyens d'intervenir, elle ne les a pas et les Américains disent stop. Soit elle trouve une issue de paix. Et je le répéterai inlassablement parce qu'on perd la raison. Et vous avez quantité de conflits comme ça où si on déclarait la guerre nucléaire pour chaque conflit régional, on serait très mal. Et je ne veux pas... Et je trouve qu'Emmanuel Macron, je vais être très clair, je trouve qu'Emmanuel Macron réagit dans l'émotion après avoir échoué, c'est pour parler de paix, et est en train d'instrumentaliser cette crise grave pour des raisons purement politiciennes.
On a évoqué la guerre en Ukraine, la campagne présidentielle et sur une nouvelle dynamique avec la candidature d'Emmanuel Macron. Vous avez sûrement lu sa lettre aux Français. Ça y est, Nicolas Dupont-Aignan, c'est votre principal adversaire, Emmanuel Macron ? Écoutez,
Emmanuel
Macron a un bilan
dont
on ne parle pas. et il a un projet qui n
'est
pas clair. J'ai lu la lettre, j'invite les Français à la lire
parce
qu'elle est tellement creuse.
Elle
a été publiée dans tous les journaux régionaux.
D'ailleurs, j'aimerais que chaque candidat à la présidentielle
ait
le droit d'avoir une lettre dans les journaux régionaux. Ça serait un élément d'égalité pour les Français. C'est très honorable que chaque candidat à la présidentielle puisse publier une lettre très courte parce que celle-là est très courte. et en tout cas, la mienne, je pense, serait plus précise pour les Français. Qu'est-ce que je veux dire par là ? C'est une lettre incroyable, il faut la lire pour comprendre, dans laquelle le président ment parce que c'est un mensonge. Je vais vous donner un exemple. Pourquoi c
'est
un mensonge ? Je vais vous le dire. Il dit « J'ai investi dans les hôpitaux.
Il
a supprimé 17 300 lits pendant son quinquennat, dont plus de 5 000 pendant la crise du Covid. » Il y
a
un moment, il y
a
des chiffres. Il dit « Nous avons avancé dans la transition énergétique. Il a fermé Fessenheim et on n'a jamais autant utilisé des centrales à charbon pour produire de
l
'électricité en France.
»
Ça, ce sont des faits. Il nous dit « Il y
a
une Europe puissance. » On a vu le résultat avec l'affaire Crimée, avec l'affaire du Donbass. L'Europe, elle n
'est
pas puissante, elle est impuissante parce qu'elle n
'a
pas de moyens. Donc, ce que je veux dire, c'est qu'à un moment, le président doit croire à ce qu'il écrit, j'imagine, mais les Français n'ont pas le même recul, le même regard. Et d'abord, est-ce qu'à partir d'un tel bilan, la sécurité a explosé, l'immigration a augmenté, le pouvoir d'achat a diminué, les hôpitaux ont été sacrifiés ? Enfin, ça fait quand même beaucoup. La politique du logement a été complètement assassinée. Et face à ça, il nous dit après quasiment rien. Il va falloir travailler plus. On va investir dans les nouvelles technologies et on va inventer le monde de demain. Alors,
vous énumérez
vos reproches, mais les Français semblent vous donner tort puisqu'il augmente dans les sondages. Il est à 29%
dans de
nombreux... Les sondages.
Et vous dites que vous êtes assez bas.
Ah ben,
je ne sais pas. Moi, je n'y crois pas.
Vous vous êtes à 2%
actuellement, Nicolas Dupont-Aignan. Comme la dernière fois.
La dernière
fois, j'étais
à
0. Vous avez fait 4
,5% à
la dernière présidentielle.
près de 2 millions de Français. Ce n
'est
pas assez. Mais vous savez, les sondages,
je
m'en méfie beaucoup. Valérie Giscard d'Estaing, cinq semaines avant la présidentielle, face à François Mitterrand, étaient en tête très largement. Moi, je crois que les Français, actuellement, sont un peu hypnotisés
parce
qu
'il
y
a
eu la crise du Covid, la peur du Covid, grande manipulation qui a permis
d'évacuer les débats. Pourquoi vous dites ça ? Parce qu'on a évacué tous les
débats
et
on n'a parlé que de ça.
C'était une
crise majeure, quand même, Nicolas
Dupont-Aignan.
Mais il peut y avoir des crises majeures. Par exemple, la crise ukrainienne est une crise que je prends très au sérieux, qui est majeure avec une tragédie pour le peuple ukrainien. Mais pour autant, la France vit, les Français souffrent, il y
a
des problèmes non réglés. Et moi, je suis candidat parce que je veux apporter des solutions à mon pays pour traiter les racines des problèmes. Et je considère qu'une réélection d'Emmanuel Macron sur un programme aussi flou, aussi contradictoire, serait un vrai danger pour le pays. Je suis candidat
parce
que je pense qu'Emmanuel Macron serait un vrai danger. Et je demande aux Français d'ouvrir les yeux. Et deuxièmement, j'aimerais qu'on compare les solutions
parce
que je crois à la politique sérieuse. J'ai publié un livre sur Où va-le-pognon où je décris 100 milliards d'économies pour redéployer l'argent vers la récompense du travail, vers la relocalisation industrielle, vers la reconstruction des services publics. Je pense aussi qu'il faut retrouver notre indépendance, qu'il faut retrouver la liberté des Français.
Bref,
est
-ce que vous ne
les regrettez pas quand on
voit les images de l'Ukraine et ces civils bombardés
?
Parce que sinon, il n
'y
a plus de démocratie.
On peut avoir la compassion et l'inquiétude sur l'Ukraine, mais on n'est pas obligé de supprimer l'élection présidentielle et de confier notre destin à un homme qui a menti sur son programme de 2017, qui a plongé la France
dans une énorme difficulté. qu'il a
menti ? Parce qu'en 2017, il avait promis des choses qu'il n
'a
pas respectées. Et parce que les résultats sont catastrophiques. La sécurité, avec une augmentation des violences sexuelles de 80%, avec une augmentation des coups et blessures de 30%, avec une justice qui
ne fonctionne pas...
Alors
ce sont vos chiffres,
moi je ne
peux
pas les vérifier
sur autant de figure. Ce sont les
chiffres, je les ai, de l'INSEE, pas de l'INSEE, du ministère de l'Intérieur. Les fermetures de lits d'hôpitaux, ce n'est pas moi qui les ai inventées, ça vient du ministère de la Santé. Vous savez,
on
oublie les choses, le pouvoir d'achat, les retraités.
Les
retraités, les pensions de retraite ne sont plus indexées sur l'inflation. On va arriver à plus de 3% d'inflation. Mais
alors, quelles sont vos solutions ? Parce qu'à chaque fois, vous dites des
choses, mais quelles sont vos solutions ?
Je
vais vous en parler.
Priorité absolue, les économies sur les gaspillages pour redéployer l'argent. Parce que je ne
fais
pas de fausses promesses. Et l'argent, je le redéploie sur trois priorités. Première, le pouvoir d'achat. Baisser les charges salariales sur les feuilles de paie pour augmenter le pouvoir d'achat des Français de 8%.
C
'est-à-dire un treizième mois. Le travail n'est pas récompensé dans notre pays. La différence entre l'assistanat et le travail n'est pas assez forte. Deuxièmement, indexer les pensions de retraite sur l'inflation pour que nos anciens ne sombrent pas dans la misère. Vous savez, trois années à 3% d'inflation, plus de 3%. Si vous n'êtes pas indexé, ça fait 10%
de
perte de pouvoir d'achat. Quand vous avez une moyenne des retraites très basse à 1 000, 1 200 euros, vous ne pouvez plus vivre. Ça, c'est concret. Donc, récompenser le travail. Deuxième axe majeur, nous avons la pire balance commerciale. Jamais vu. Moins 83 milliards.
Il
faut relocaliser. Relocaliser, il faut faire comment ? Il faut baisser l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. C'est... Aujourd'hui, un chef d'entreprise a intérêt à délocaliser. Il faut lui redonner intérêt à investir
en France. Emmanuel
Macron parle de souveraineté. Justement,
il veut remettre la souveraineté énergétique, la souveraineté agricole, agricole, la souveraineté... Mais
c'est extravagant. C'est ça qui est extravagant dans Emmanuel Macron. Il est schizophrène, j'ai dit ce matin. Ça paraît grave comme accusation. Oui,
c
'est pas...
C'est de la
schizophrénie.
Il
passe sa vie en même temps. La souveraineté, c'est lui qui a fermé Fessenheim. On pouvait le faire fonctionner. Vous êtes pro-nucléaire, Nicolas Dupont
-Élant ? Je
suis pour... Bien sûr, l'électricité nucléaire, c'est la seule solution pour réduire le gaz à effet de serre. Mais comment peut-on faire Mephessenheim en ce moment ? On aurait pu, là, jusqu'au mois de mars.
C'est
la dernière limite. Certains
disaient
qu'elle
était
trop vétuste et
qu'elle avait fait son temps. Elle n'avait pas vétuste, elle avait été
entièrement refaite. Je vais vous donner un autre exemple sur
la
politique du logement. Le logement, c'est la première dépense des Français. Il a réduit de 15 milliards sur les 5 ans les crédits pour le logement. Il a réduit l'APL pour les plus modestes. Et il a supprimé l'impôt sur la fortune. Enfin, quand même, les plus riches de France se sont enrichis comme jamais. Et les plus pauvres se sont appauvris. C'est dans toutes les statistiques.
Est
-ce qu'on continue comme ça ? On a bien senti qu'Emmanuel Macron n'était pas votre ami. Mais non, c'est pas
mon ami, c'est pas la question de mon ami. J'en ai rien à faire.
J'ai
envie que mon pays pour
avancer, Nicolas Dupont-Aignan.
en
réindustrialisant mais en donnant des moyens pour les PME qui investissent en France et pour les gens qui bossent.
Pour avancer,
Nicolas
Dupont-Aignan. Le travail
doit payer.
Laurent Wauquiez, à l'occasion d'un grand rassemblement d'élus à Chartres des Républicains, a qualifié de dictateur. Emmanuel Macron, est-ce que vous
condamnez ses propos ? Il a pas dit ça. Il a employé le mot
de dictature.
Il a employé... Il a
dit c'est un modèle monarchique ou de dictateur. Il a pas dit il est dictateur. Il
fait un lien entre Emmanuel Macron et dictateur et monarchie. En tout cas, c'est
excessif. Est-ce que vous condamnez ses propos ?
Non, je vais pas les condamner parce qu'il y a quelque chose de cela, de toute puissance malsaine dans cet homme. Et je pense que les Français, on l
'a
vu au moment de la crise du Covid, en ont assez des atteintes aux libertés. Je serais le
seul... Il y a eu des
atteintes aux libertés en France ? Très
fortes. Puisqu'on ne pouvait plus circuler quand on n'était pas vacciné. Ça s'est apparu complètement délirant. La plupart des pays l'ont fait sauter. Or, en France, ce ne sera que suspendu. Suspendu. Le gouvernement maintient le
pass sanitaire.
dénoncé
une grossière
manipulation
visiblement avec cette
fin du masque obligatoire et
du pass
vaccinal. Non,
non, non. C
'est pas ça, c'est pas la fin.
C
'est la
suspension et pas la suppression.
Au 15
mars, il n'y aura plus de pass vaccinal. Suspension.
Les
mots à sens.
C
'est-à-dire que le dispositif reste et le gouvernement l'enlève pour l'élection présidentielle et le maintient, le pass sanitaire pour entrer à l'hôpital et maintient l'obligation de vaccination pour les soignants.
Ce
qui est une aberration puisqu'on s'est privé de milliers de soignants. Vous ne
pensez
pas que
ça a servi quand même
à
réduire l'épidémie en France
?
On n'a jamais eu une épidémie aussi forte. Ça n'a servi à rien.
Ça, c'est vous qui le dites. Mais moi, je
dis ce que je pense, oui. Oui, mais heureusement. Je ne suis pas un hypocrite et je dis que je suis le seul candidat à la présidentielle qui veut la suppression définitive, permanente de ce pass vaccinal et de cette obligation vaccinale de fait d'une injection inefficace et sans expérience.
Vous n'êtes pas vacciné, vous, Nicolas Dupont-Aignan ? Non, et je l'assume.
Vous l'assumez. Total. Et je demande aux Français de ne jamais vacciner leurs enfants et les jeunes. En revanche, pour les personnes âgées et fragiles, je n'ai jamais décommandé la vaccination car je n'en ai pas le droit parce que je veux des précautions. Mais malheureusement, on s'est aperçu
que
ce n'était pas la réponse suffisante. Et dans cette crise, je pense qu'il y avait une palette de solutions à mettre en œuvre. la vaccination peut en être une, mais la liberté vaccinale pour les jeunes montre qu'elle était indispensable et on ne
va
pas revenir dessus.
Mais le danger, c
'est qu'on revienne dessus après la présidence. Vous avez la responsabilité de vos propos, Nicolas Dupont-Aignan. Avant d'en venir à l'Europe, et je sais que vous avez beaucoup de choses à dire sur l'Union européenne, vous avez toujours prôné une position souverainiste, on ne
va
pas la prendre aux auditeurs, mais comment vous pouvez exister alors que Marine Le Pen et Éric Zemmour maintenant sont dans le jeu ? Non, parce que Marine Le Pen, d'abord, ça a été votre allié,
au deuxième tour, comme Mme Petrette a été alliée de M. Macron au deuxième tour. On rappelle toujours d'un côté, mais jamais de l'autre. Bon, c'est étonnant. Mais sérieusement, vous savez, je suis gaulliste, je crois à l'indépendance de la France, mais j
'ai
un parcours différent d'Éric Zemmour et Le Pen. Souvent,
on
m'interroge, toujours la même question, qu'est-ce qui vous différencie ? Qu
'est-ce qui vous différencie ? J'ai été
22 ans maire, j'ai sauvé une ville de la faillite, j'ai une expérience locale. C'est important, je crois. Je suis pour la bonne gestion. Et je crois que les Français confieront leur destin à quelqu'un différent du système. Je prône une rupture, vous le voyez bien.
Que
si cette rupture est sérieuse, c'est-à-dire que très chiffrée, argumentée, que si on a bien géré, voilà. Après, je ne dis pas qu'ils gèrent mal, je dis simplement qu'ils ne sont plus, disons, voilà, je ne
veux
pas... Pour
l'instant, ça n
'imprime pas, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes
à 2% dans les sondages. Mais dans la
vie...
Les
sondages, vous êtes à 2%.
Mais les sondages,
donnez-moi le temps de parole des autres et vous verrez que les sondages montrent
très vite. L
'Arcom va vous
donner raison. L'Arcom est 0
,4%. Alors que j'ai quand même fait 5%. J'ai 10 fois moins de temps de parole que Mme Taubira qui ne sera pas candidate. Est
-ce que vous
différenciez quand même sur Éric Zemmour sur l'accueil des migrants en France, les migrants ukrainiens ?
Oui, parce que je ne peux pas. Parce que lui, il dit
non,
on les laisse en Pologne. C'est absurde, il y a une crise humanitaire. Moi, je suis pour le droit d'asile
et
pas pour l'immigration massive. Je suis contre la submersion migratoire et le détournement du droit d'asile.
Je
suis contre ça. Mais en revanche, le droit d'asile, un peuple en guerre européen pour le coup de la grande Europe,
je
ne vois pas comment Éric Zemmour peut dire on les refuse tous, c'est absurde. En revanche, on ne
va
pas prendre tout le monde, on ne
va
pas déménager un peuple, d'où l'importance de mon plan de sécurité pour l'Europe. Et on peut accorder une part temporaire à certaines personnes de manière raisonnable parce qu'il y a une
détresse humaine. À l
'époque de la guerre en Syrie, vous étiez moins catégorique. Vous disiez que c'était de la fausse généralité. Oui. Nous n'en sommes pas qu'à plat, c'est irresponsable.
Il faut les raccompagner. Pourquoi ?
Oui, dites-moi. Parce qu'on savait très bien à l'époque qu
'il
y avait beaucoup de djihadistes qui se cachaient parmi les réfugiés et que c'était que des hommes et que
ça
n'avait rien à voir. Voilà. Et moi, je ne voulais pas de djihadistes en France. Donc là, vous
faites
un distinguo. Oui, bien évidemment,
mais je l'assume parce qu'il y a une chose différente entre des femmes et des enfants qui fuient un pays en guerre et qu
'on
doit accueillir avec mesure. Il ne
s
'agit pas de tout ouvrir. D'ailleurs, ce qui m'inquiète beaucoup plus, ce que n'a pas dit Éric Zemmour ni d'autres, c'est que s'ils arrivent en Pologne et qu
'ils
sont acceptés en Pologne, comme il
y
a la libre circulation au sein de l'Europe et je suis hostile à cette libre circulation, je veux rétablir des frontières nationales compte tenu du fait qu'on a notre système social le plus favorable au monde, le danger, c'est qu'il y ait alors là, pour le coup, trop de monde qui viennent chez nous de manière durable pour les prestations sociales et ça, je ne le veux pas. Je remets en cause ça, je le dis, suppression du droit du sol et aucune aide sociale les cinq premières années d'arrivée dans notre
pays. Sur
ça, vous ne
vous
différenciez pas trop d'Éric Zemmour et de Marine Le Pen.
Oui, mais c'est fondamental.
Sur l'Union Européenne, vous prenez dans votre programme la fin de l'Union Européenne. Alors déjà, j'aimerais savoir comment vous faites ça. Est-ce que vous voulez un Frexit ? Parce que vous voulez une communauté des nations libres et des projets à la carte. Donc c
'est
un Frexit. Non, je veux
revenir. Pour moi, l'Union Européenne a été bonne au départ
et
a dérapé dans un système beaucoup trop bureaucratique, supranational, qui de plus ne s'occupe pas des vrais défis. Je veux simplement revenir à l'idée du général de Gaulle et d'Adé Dower,
qui
est une Europe des nations
qui
sont respectées chacune, qui gèrent leurs affaires, comme une copropriété où chacun est maître dans son appartement.
Vous avez une formule le syndic,
c
'est ça ?
Oui, c
'est
très
simple.
L'Union Européenne, c'est l'Union Européenne, c'est une copropriété où le syndic prendrait tout votre budget, supprimerait les portes de votre appartement, vous direz à quelle heure vous mangez, ce que vous dînez, la couleur de
votre moquette, votre emploi du temps. Nicolas Dupont-Oignan, vous savez très
bien que c'est les États membres qui font
l'Union Européenne. ce n'est pas
simpliste, c'est qu'on a donné des pouvoirs extravagants à une bureaucratie, souvent ajoutée par la France, d'ailleurs, il faut être honnête, qui durcit en plus le système. Et je veux revenir à ce qui est pour moi une Europe, c'est une copropriété où il y a un syndic qui n'outrepasse pas ses droits et qui se concentre sur les parties communes, c'est-à-dire l'aide au développement en Afrique, qui est vitale parce qu'on ne parle plus de l'Afrique, mais il y
a
le doublement de la population. Je suis le seul candidat à parler de l'Afrique régulièrement. Si on ne stabilise pas l'Afrique, on ne réglera pas le problème migratoire. Deuxièmement, rattraper le retard technologique sur la Chine et les États-Unis. Et troisièmement, assurer la transition énergétique. Pour moi, ça, c'est le rôle de l'Europe. Tout le reste, les frontières, le fonctionnement des nations revient aux nations démocratiques.
Mais
la France retire des bénéfices quand même de l'Union Européenne. Ça nous coûte 10 milliards.
Par an net, 10 milliards, c'est quasiment le budget de l'enseignement supérieur. C'est une folie. Dans un organisme bureaucratique, inefficace. Donc, mettons l'Europe sur les priorités des coopérations, comme Airbus, comme Ariane, et rendons la démocratie aux nations.
Les
gens ont voté, ils ont voté contre.
La France est le deuxième contributeur au budget de
l
'Union Européenne derrière l'Allemagne. 28,8 milliards d'euros versés en 2021. Et combien reçu ?
Dites-le. Je ne pourrais pas vous dire là comme ça. 10 milliards de moins. 15
milliards reçu, entre 15 et 18
reçu.
C'est oublié aussi tous les avantages qu'on
peut avoir avec le marché commun.
Les travailleurs détachés qui concurrencent nos artisans, les accords de libre-échange qui ruinent nos agriculteurs, la bureaucratie qui multiplie les normes sans qu'il y
ait
de vote. Je ne vois vraiment pas
comment
on peut accepter une telle défiguration de la belle idée européenne. Donc moi, je ne suis pas pour le Frexit. Je veux simplement renégocier les traités en six mois. Soit nos partenaires comprennent
qu
'il faut changer. Vous savez, dans beaucoup de pays, il y a la volonté de changer. En Italie, même en Allemagne, il y a beaucoup de gens qui en ont assez de cette bureaucratie. Et puis, on renégocie un traité, soit on le renégocie, soit à ce moment-là on s
'en va, si ça ne marche pas.
L'Union européenne face à la guerre en Ukraine, ce n
'est
pas votre Union européenne rêvée ce qui se passe ?
Mais non, mais
faire quoi ?
Il y a
une union
en ce moment. Mais l'union de quoi ?
Des pays.
L'union de
gesticulation, de symbole, de pleurnicherie. Voilà. Mais l'union de quoi
?
De rien. L'effort de la défense allemande, vous savez combien c'était ? 1,4. C'est la France qui paye la défense de l'Europe au Sahel. On a eu plus de 50 soldats tués au Sahel
pour la défense de l'Europe. Il y a des forces
européennes dans la force
d'arbanne. Rien du
tout. Mais rien du tout. Mais non,
mais
trois symboliques. Et je veux dire que, moi, ce que je demande, bien sûr que l'Europe doit assumer sa défense de manière autonome des États-Unis.
Vous n'êtes pas pour une communauté européenne de défense. Vieux serpent de mer. Surtout pas.
Mais ça voudrait dire quoi ? Ça voudrait dire que s'il y
a
un problème à la frontière des États baltes, on va faire tuer des soldats français ? Sans qu
'on
maîtrise les choses ?
Je ne vous suis pas trop, mais c'est finalement le principe
de l'OTAN.
Moi, je suis
hostile à
ce principe de
l'OTAN. Oui, vous
sortez du commandement intégré
de l'OTAN. Bien sûr, comme
le général de Gaulle. Le général de Gaulle a créé la dissuasion nucléaire. Pourquoi
?
La dissuasion nucléaire. D'ailleurs, Mme Parly l'a dit récemment, je ne
suis
pas le seul. La dissuasion nucléaire n'a de sens que pour défendre sa nation. On ne meurt que pour son territoire. Et quand on meurt pour un autre territoire, c'est comme au Sahel, on y réfléchit à deux fois
et
on engage la nation parfois. On peut engager la nation pour la Pologne, pour les États baltes, au cas où, mais
ça ne doit jamais être automatique. Une dernière phrase avant d'en venir à l'agriculture. A chaque campagne présidentielle, on vous pose la question, mais la nation France, est-ce qu'elle peut être comme vous le souhaitez alors qu'on est dans un monde avec des géants comme la Chine, avec les États-Unis, la Russie aujourd'hui
?
C'est toujours le même
procès que vous faites finalement. Mais
sauf que Singapour est une petite nation qui a une protection de
ses ministres. Mais regardez Taïwan.
La Corée du Sud a une politique protectionniste intelligente et gagne des parts de marché. Israël défend ses intérêts. Il n'y a que la nation
qui
est capable de se tuer pour quelque chose. Il n
'y
a qu'il est capable d'être forte. Ce qui n'interdit pas des coopérations. Moi, je ne suis pas hostile à une coopération franco-allemande. Vous savez, en Europe, les grandes nations qui comptent, c'est l'Angleterre, la France, l'Allemagne, la Russie.
Le Royaume
-Uni n'est plus
dans l'Union Européenne. Mais c'est une grande nation qui compte, qu'elle soit ou pas dans l'Union. D'ailleurs, la preuve, c'est que l'Union Européenne s'est couché pour vendre ses BMW et nos noix de vin.
Il y a des accords de libre-échange qui sont restés. Un mot, Nicolas
Dupont-Aignan. Le Salon de l'Agriculture se tient à Paris. Vous y êtes allé hier. C'est bien ça. Vous, vous arrêtez la PAC, je suppose. Pas du tout. La vraie PAC, celle qui
était bien.
Protection douanière aux frontières, prix garanti, quota.
9,5
milliards
d'agricoles pour la France en 2019.
Oui, mais
attendez.
On a touché 28 milliards, on a payé 28 milliards, on reçoit 10 milliards de moins, dont la PAC. Donc, de toute façon, ce système nous coûte 10 milliards par an net.
On revient toujours au même point. Combien ça rapporte ? Ça ne rapporte rien puisque les 9 milliards, ils sont
dans le second de
paye des... Donc, sur la PAC, Nicolas Dupont-Aignan. Sur la
PAC. La PAC de départ était une bonne PAC.
Elle
a été complètement détruite parce que les dirigeants français ont été faibles et on a ouvert toutes les frontières. Le CETA, Emmanuel Macron, autre mensonge en 2017, avait dit
on
ne le signe pas. après coup, ça a été appliqué. Le Mercosur, c'est-à-dire qu'on met nos agriculteurs sous la concurrence de pays
qui
ne respectent pas nos normes sanitaires, sociales et environnementales. Moralité, le marché est complètement perturbé. J'ai vu hier des éleveurs de porcs qui, à chaque fois qu'un porc sort de chez eux, ils perdent de l'argent. C
'est la faillite
générale. Les intrants coûtent de plus en plus cher. Les éleveurs français ont été divisés par deux en moins de 20 ans. Est-ce qu'on va être en pénurie de viande et de lait
en France ? Est-ce que vous êtes
inquiet sur l'explosion des prix des matières premières, notamment le blé ? Qu'est-ce que vous dites aux Français aujourd'hui ? Je leur dis que quand on
a
de la surenchère inconsciente
et
des sanctions contre-productives qui vont se retourner contre les Français. Et sur le prix de l'énergie ? Énorme. Énorme. Et à force de jouer à ce petit jeu, tout le monde va y perdre.
Le petit jeu, c'est quoi ? Le petit jeu, c'est la guerre en Uri ? Le petit jeu de l
'engrenage.
Et
qu'il faut désamorcer. Et je reviens à
ce
que j'ai dit au départ d'un plan de paix qui fasse un compromis, qui est la seule solution. Parce que c'est l'Europe entière qui va perdre pour la plus grande joie des Chinois qui vont récupérer la Russie avec l'Inde, l'Iran. Et si on pouvait voir un peu plus loin. Et je vous assure que l'Europe de projet est la seule solution pour peser dans le monde. Vous avez raison. Ce n
'est
pas la France toute seule qui va tout faire. Mais en revanche, la démocratie française, la taille des courgettes, le fonctionnement de notre pays n'a pas besoin d'être décidé à Bruxelles. Libérons les énergies.
Et vous verrez
que
ça
ira mieux.
Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre invité ce soir sur Europe 1.
que ça
ira mieux. –
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