Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewJean-Luc Mélenchon· 27 juin 2026 59 min

« La nouvelle géopolitique – la France, l’Europe et le monde » - Introduction de Jean-Luc Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le texte qui vient de vous être donné à un statut particulier, c'est un point d'étape d'une discussion qui a commencé maintenant il y a plus de 3 mois entre nous. Car contrairement à certaines rumeurs, nous discutons beaucoup mais nous le faisons avec discrétion. Ce qui nous permet d'ensuite de pouvoir discuter de ce qu'on a fait et pas de comment on l'a fait.

Et ce texte donc je vous promets une prochaine édition dans laquelle il y aura toute la partie Europe qui est encore en discussion entre nous et tel qu'il se présente là. Je vous promets aussi qu'il y aura une autre édition avec des intertitres et peut-être quelques illustrations pour le rendre moins austère d'apparence. Il brosse un tableau d'ensemble et je voudrais le résumer à cet instant pour ouvrir les travaux de la journée qui devront être pris en compte pour la suite du travail que nous avons à accomplir.

Je pense qu'il est acquis entre nous que ordre économique et ordre géopolitique sont intimement liés d'une manière générale. J'y ajouterai volontiers pour ma part que l'ordre symbolique et l'ordre culturel sont évidemment eux aussi entraîné dans ce circuit. Nous nous trouvons c'est ainsi à la fin d'un cycle dans l'histoire de l'humanité et d'un cycle de grande ampleur. celui qui avait succédé à la réorganisation du monde après la défaite de l'Axe et la deuxième guerre mondiale et la fin du cycle qui lui-même s'était engagé après que la période dite de reconstruction a donné tous ces effets.

Au début des années 70, le capitalisme mondial tel qu'il était organisé à l'époque est entré dans la nécessité de devoir se réorganiser compte tenu de l'étouffement qu'il ressentait du fait à la fois des raisons classiques, ordinaires, habituelles qui étouffent ce système de l'intérieur mais du fait que le tiers de l'humanité était soustrait à la circulation de qui produit l'accumulation du capital et en 1970, la puissance dominante qui étaient les États-Unis d'Amérique était elle-même dans un moment d'asphyxie qui l'a obligé à inventer un autre système d'organisation et de répartition des efforts et des gains. C'est ainsi que au mois d'août de l'année 1971, rompant avec ce qui était la règle pour tout le reste de l'humanité, les États-Unis d'Amérique ont décidé qu'il ne feraiit plus en échange d'un dollar quelque contrepartie matérielle que ce soit et en tout cas en aucun cas la part d'or qui jusque-l s'attachait à 1 dollar. Évidemment, c'était décrété pour les États-Unis un privilège inoui de puissance qui était d'imprimer de la monnaie autant qu'il le voulaient. surtout qu'il s'était accordé avec les principaux bailleurs de la principale matière première de la période de la civilisation du pétrole, c'est-à-dire les monarchies euh saoudiennes, cetera.

Que les échanges concernant le pétrole dont tout le monde avait besoin et que tout le monde avait besoin d'acheter se ferait en dollar. de la sorte, il y avait en quelque sorte une compensation à chaque dollar et c'est sans doute la raison pour laquelle on les a appeler les pétro dollars, c'est-à-dire des dollars qui étaient garantis par le fait qu'avec ça, on pouvait acheter du pétrole et des matières premières puisque progressivement ce privilège s'était tendu à toutes les matières premières. Ça c'est 1971, mais dès 1972 avec la rencontre entre Nixon et Mazedung, une autre organisation s'est mise en place qui mettait en place un circuit où d'une part on délocaliserait, les États-Unis délocaliseraient les productions de base pour en effondrer les prix et où l'accumulation des commandes permettrait à la Chine d'acheter des bons du trésor.

C'était la contrepartie que l'un a porté à l'autre d'un côté des commandes et du développement, de l'autre côté de l'accumulation et la garantie du système. Cette courroie s'est mise en place en 1972 pour ceux qui étaient là à l'époque peut-être se souviennent-ils de l'épisode charmant de la diplomatie du pingpong qui prépara la rencontre entre Mao et Nixon qui était un événement mondial qui en plus remplissait une deuxième fonction très agréable pour l'impérialisme américain de rompre le bloc communiste qui s'étendait de la Russie à la Chine. Si je mentionne ce point, c'est pour dire quel exploit a été de réussir à recoller les Russes avec les Chinois à la suite des aberrations de la politique nord-américaine.

Mais c'est leur affaire. Ça c'est 1970 72 1974 arrive l'accord dit du Plaza. Ça se passe dans un hôtel où il est convenu que le dollar vaut ce que vaut un panier de monnaie.

Autrement dit comme l'a dit un américain, c'est notre monnaie, c'est votre problème. C'est ce système monde là. qui progressivement s'est mis lui aussi à chaoté et jusqu'au point où il s'est autoasphyxié.

Pourquoi ? parce qu'il a généré évidemment une sphère financière gigantesque qui a fini par submerger tout le reste de l'économie dite réelle, même si je sais que ce concept de économie réelle ou économie financière est contestée, mais à submerger l'économie réelle au point que dans la sphère financière se réalise des taux de profit sans aucun rapport avec ce qu'on peut obtenir de la production et de l'échange réel. Et donc cette sphère est devenue dominante.

Il est clair que dès lors qu'elle est devenue dominante et incontrôlée, elle a provoqué le désastre dont tout le monde se souvient en 2008 pour une sombre affaire de quelqu'un qui n'arrivait plus à payer la maison qu'il avait acheté. une catastrophe financière mondiale par effet domino. Un peu du type de celle que dorénavant on observe sous une forme plus ou moins violente tous les 10 ans et en ce moment même tout le monde sert les bras parce que bah il se reproduit dans la sphère financière une crise ayant pour point de départ l'explosion de la bulle qui s'est formé autour des entreprises d'intelligence artificielle.

Et évidemment, le destin promis à ce modèle économique, c'est évidemment l'effondrement à répétition. Sauf que chaque effondrement est plus puissant que le précédent et que les moyens avec lesquels on a réparé les précédents effondrements, c'est-à-dire l'injection massive de monnaie, a progressivement produit de moins en moins d'effets pour la raison que l'organisme mondial est saturé de liquidité qui monte ou descendent suivant les cours qui leur sont attribués. Mais en tout cas, ça n'a plus l'effet de relance.

Comme en même temps la capacité économique ne s'est pas développée du fait de la stagnation de la productivité, le système dans son ensemble est condamné à aller de crise en crise et évidemment d'effondrement en effondrement. La suite de 2008 a mis à nu quelque chose qui n'était pas prévu par la puissance dominante, c'est que la Chine ayant développé quelle stupidité fallait-il avoir ? Quel racisme fallait-il avoir pour considérer que les Chinois se contenteraient de produire à ville prix des marchandises plus ou moins discutables quant à leur qualité ?

La Chine est la première civilisation du monde. C'était le premier PIB au 19e siècle avant que nous l'ayons effondré à coup de commerce de drogue. Et dès lors, elle a su ce qu'il fallait faire pour développer à partir de ce qu'on lui commandait de nouvelles techniques, de nouvelles méthodes et devenir la première puissance du monde accumulant des réserves considérables qui mettent tous les autres pays du monde en quelque sorte à sa disposition.

Mais elle pratique elle-même une forme particulière. euh de développement dans lesquels il n'y a pas de pratique impérialiste ou plus exactement il n'y a de pratique que dans l'organisation de circuits commerciaux dont il vise à assurer la stabilité sans que cela s'accompagne de char de militair de garmison de casernes d'exécution et cetera du moin c'est ce que nous avons pu observer jusqu'à maintenant mais en 2008 c'est la relanche chinoise qui remet d'applel le système capitaliste mondial et dès 10, il apparaît que pour la première fois la Chine devient la première puissance manufacturière du monde. Et c'est alors que toutes sortes de gens qui avaient été assez assez assez superficiels et désinvoltes pour proposer pour ceux qui s'en souviennent aussi que dorén avant le futur seraient des entreprises sans murs, sans usine et sans ouvriers qui se contenteraient d'avoir des brevets, des licences, des dollars pour fonctionner. et on a compris qu'on ne s'abritait pas dans une police d'assurance, qu'on ne se nourrissait pas avec un taux de change et ainsi de suite.

La première puissance manufacturière est nécessairement la première puissance mondiale car jusqu'à présent nous nous nourrissons, nous nous vêtons, nous nous organisons à partir de réalités matériell et pas seulement de d'abstraction immatérielle comme les échanges de services. La Chine étant la première puissance manufacturière, immédiatement l'impérialisme américain, je dis l'impérialisme américain parce que lui est un impérialisme assumé et ceux qui en doutaient ont pu le vérifier dans la période récente a immédiatement compris ce que cela signifiait. Si bien que dès 2011, madame Clinton et monsieur Obama parlent du pivot stratégique.

Ils comprennent que le centre du monde politique s'est déplacé du côté du centre du monde économique et que cela se déroule dans la zone que l'on appelait à l'époque Asie- Pacifique et que pour des besoins de propagande et de désignation de l'ennemi, on appelle désormais un dos pacifique. Mais il s'agit bien toujours du même endroit, c'est-à-dire de l'endroit qui représente 60 % du PIB mondial, quelque chose comme 60 à 70 % de l'humanité et cetera et cetera. Et ce pivot, selon les propos des responsables nord-américains met à l'ordre du jour le fait qu'il n'y a pas de solution de marché à la compétition avec la Chine.

C'est donc lorsqu'arrive monsieur Trump, il vient au bout de cette période dans laquelle quelque chose d'autre évidemment, comment pourrais-je ne pas le mentionner, s'est produit. C'est l'effondrement de l'URSS qui euh laisse croire à la victoire absolue d'un modèle absolument alternatif. Cependant, là je donne mon point de vue personnel, les États-Unis d'Amérique sont une sorte de projection de la noirceur bureaucratique de l'URSS, car elle fonctionne elle aussi sur des bureaucraties concurrentes qui opèrent dans l'ombre des conflits arbitrés par personne ou donnant lieu à des synthèses absurdes du genre.

Qui est notre ennemi ? Est-ce la Chine ? Évidemment, les bureaucraties qui sont intéressées à l'une et à l'autre solution parce que derrière viennent des marchés d'armement, des déploiements de personnel décident qu'on fera l'un et l'autre, c'est-à-dire et la Russie et la Chine.

Résultat, vous l'avez sous les yeux. Alors, cet événement lui aussi a donné lieu à des déroulements, des développements qui ont fini une forme d'encerclement de l'impérialisme nord-américain. Et dans le temps où se déroule cette réorganisation politique, géopolitique, il y a évidemment un phénomène de polarisation sociale qui va s'étendre à la planète entière.

Premièrement, dans les économies dites développées, dans les pays dit occidentaux, le projet de moyennis de la société comme promesse d'un futur désirable à la masse de ceux qui le composent, s'est effondré à l'image du de la polarisation à l'échelle du monde où 56000 personnes possèdent autant que 2iards 800 millions d'êtres humains. cette accumulation extraordinaire qui s'est amplifiée est devenue le modèle général de toutes les sociétés qui ont accepté les règle de l'ordolibéralisme. C'est comme ça que ça s'appelle.

C'est-à-dire la politique ne se mêle pas d'économie et l'économie n'est est d'autant plus brillante qu'elle est totalement dérégulée et que l'État s'en retire. Dès lors que l'État s'en retiré, les nations qui sont constituées autour de leur état, comme c'est le cas de la nôtre, vont s'effondrant chaotiquement comme nous l'observons dans notre pays. Mais cela s'est passé dans des dizaines d'autres nations qui en étaient seulement à la construction de leur état et sur lesquels on avait d'abord expérimenté les fameuses politiques d'ajustement structurel qui sont ensuite devenues la règle pour le monde entier.

Nous voici donc rendus à une étape bien particulière. Vous remarquerez le rôle spécial que joue l'Afghanistan, petit pays dans le déroulé de cette histoire. C'est en Afghanistan que la Russie s'est brisé les dents après les Anglais, après les Français et après tout le monde pour la raison qu'il est impossible d'envahir l'Afghanistan et de l'occuper parce que il ne se laisse occuper par personne.

Si bien que la Russie s'est retirée d'Afghanistan et peu de temps après, compte tenu du coût qu'avait représenté la guerre d'Afghanistan sur la société soviétique, le révélateur qu'elle avait été de son inertie, de son incapacité à se renouveler, à prendre des décisions adaptées aux circonstances et pas simplement aux intérêts de sa bureaucratie, et bien l'URSS s'est effondré. Alors, on peut observer malicieusement que les États-Unis d'Amérique qui avaient à leur tour envahi l'Afghanistan pour soi-disant les punir d'un crime qu'il n'avait pas commis, soit dit parenthèse, et bien après 20 années de désordre de toutes sortes et d'un circuit qui faisait que 80 % de l'argent qu'on injectait là-bas revenait aux États-Unis d'Amérique à travers les ONG, les différentes organisations militaires qui s'activaient là-bas. après une guerre aux objectifs de plus en plus confus avec des moyens de plus en plus discutables et dont les résultats étaient de plus en plus inconnus.

Souvenons-nous par exemple du largage sur l'Afghanistan de la bombe conventionnelle la plus grosse de l'histoire qui paraît-il était équivalente à un pourcentage de la bombe d'Hiroshima. Personne n'a jamais su pourquoi on avait jeté cette bombe. Sinon, peut-être pour en débarrasser les États-Unis d'Amérique qui ne savaient où la mettre ni comment la démonter, ni quel résultat ont été obtenus. par ce largage.

Mais en attendant, l'Afghanistan qui devait se terminer par une négociation, s'est terminé par une débat qui épouvantable et quelque chose qui ressemblait à la fin des États-Unis d'Amérique au Vietnam. La différence évidemment, c'est que après que les États-Unis aient perdu la guerre du Vietnam contre le courageux petit peuple vietnamien qui avait auparavant défit les Chinois, les Français et une nouvelle fois les Chinois, et bien cette victoire laissait indemne le monde de la guerre froide, si bien que les États-Unis y avaient retrouvé naturellement leur place de première force armée. Là, après la défaite en Afghanistan, il n'y a aucun ordre du monde qui s'impose.

C'est la raison pour laquelle nous avons été de violence en violence pour démontrer, comme l'avait d'abord dit monsieur Bouge Per lorsqu'il a organisé l'invasion de l'Irak pour empêcher l'Iran d'y avoir de l'influence. Que chacun se souvienne que c'était le motif et mesure le résultat magnifique a été obtenu depuis. Et bien depuis cette guerre devait installer le nouvel ordre du monde sous l'autorité unipolaire des États-Unis d'Amérique.

Alors dans les débats est apparu un peu partout l'idée que le monde devait être multipolaire. J'en profite pour vous dire à cette dès cet instant que ce n'est pas du tout la vision que nous portons. Nous ne portons pas du tout la vision d'un monde multipolaire.

Nous portons la vision d'un monde ordonné. Et c'est parce que nous voulons un monde ordonné et non pas un monde multipolaire qui finit inévitablement dans la confrontation des nation et donc dans la guerre que fondamentalement des changements sont intervenus dans la manière avec laquelle nous posons les questions internationales. dit-nous, ça désigne globalement ce que nous sommes politiquement, mais je dirais la gauche radicale puisque j'observe que beaucoup des organisations de la gauche gauche se réfèrent à peu près au même cadre de pensée que celui dans lequel nous évoluons aujourd'hui.

C'est-à-dire que le droit international y occupe une toute autre place. Pourquoi ? Parce que en définitive les aléas de l'économie productiviste capitaliste et les alléas de la géopolitique qui en résultent ne sauraient résumer la réalité mondiale à elle seule. la crise qui s'observe dans la nouvelle forme de la division internationale du travail qui est la mondialisation d'un côté et la globalisation numérique de l'autre qui inclut la totalité de la production et des échanges dans un même espace numérique.

Tout cela ne saurait résumer la crise globale de la civilisation humaine. Celle-ci résulte des conditions que je viens de décrire puisque je vous l'ai dit en commençant à nos yeux, la domination de l'empire nord-américain est assise sur un dollar qui n'existe pas en valeur mais lui-même est assis sur des matières premières et sur la première d'entre elles le pétrole. Si bien qu'on peut dire qu'il y a un lien intime entre l'ordre géopolitique et la civilisation du pétrole et qu'il y a un lien intime que tout le monde connaît entre la civilisation du pétrole et la crise écologique globale.

C'est une seule et même réalité qui naturellement n'évolue pas au même rythme suivant les mêmes conditions ni dans les mêmes cadres mais qui forment un tout et qu'il faut penser comme un tout. C'est pourquoi il y a un instant, je disais nous ne prenons pas un monde multipolaire mais un monde ordonné car l'organisation général du monde doit non seulement intervenir dans la sphère de la géopolitique, dans la sphère de l'économie, mais également dans la sphère de la régulation écologique ou plus exactement dans la sphère de l'adaptation de la civilisation humaine à la catastrophe écologique commencée et irréversible qui est signifiée par le changement climatique dont nous observons quelques effets dans notre pays depuis maintenant une semaine avec cette canicule. Alors, commençons donc par cette évolution des principes qui n'a pas été perçu par les observateurs qui d'une manière générale ne perçoivent rien, notamment les observateurs médiatiques surtout eux qui n'observent rien et d'ailleurs ne s'y intéressent pas.

Mais dans notre discours, je pense au dernier conflit auquel nous avons été confrontés, c'est-à-dire l'organisation méthodique du génocide à Gaza avec les événements du 7 octobre, nous avons commencé pour notre part à nous référer de manière constante au droit international. Je voudrais dire aux plus jeunes et à ceux qui ne le savent pas que la référence au droit international n'était pas du tout la référence qui était autre fois celle de la gauche radicale. La vision alors était que le droit international était une sorte de décalque mondial du droit bourgeois et en d'autres termes que le droit international était le droit de l'impérialisme surtout. il est sans doute qu'il soit imparfait, c'est parfaitement évident, mais il nous a semblé qu'il était davantage, c'est-à-dire une capacité de référence qui peut être perfectionnée, qui peut être modifié, mais hors duquel il n'existe que la violence et les rapports de force et la loi du plus fort.

Notre changement de pied est passé inaperçu dans la bataille plus large qui s'exerçait à ce moment-là pour conquérir les opinions contre nous. Mais la vérité c'est que nous avons travaillé sur cette base, sur ce nouveau paradigme pour nous, pour l'interpréter d'après ce que sont nos propres priorités et non pas ce que nous avions simplement reçu du passé. Cependant, nous nous sentons une dette à l'égard de ce passé car aussi bien les Français ont joué un rôle considérable dans l'émergence de l'idée d'un droit international.

Et la première société des nations a d'abord été une idée conçue par les pacifiques, je ne dis pas les pacifistes, mais les pacifiques français à l'issue de la Première Guerre mondiale. Et cette intuition venue du mouvement socialiste était la bonne. C'est elle que nous voulons prolonger et nous voulons la prolonger d'abord dans la direction de la crise écologique globale.

La centralité de cette crise fait apparaître comme un fait objectif. Quels que soient les morcellements culturels, quels que soient les morcellements nationaux qu'il n'est pas question ici dans mon propos de mettre en cause mais qui sont quelle que soit leur intensité traversé animé occupé par une autre évidence objective. Il existe une humanité universelle liée par un intérêt général commun dont il a en quelque sorte la révélation par les effets de la destruction du seul écosystème dans lequel il est possible qu'il y ait une humanité.

Il y a donc par-delà les peuples tels qu'ils sont un peuple humain. Il y a par-delà l'intérêt général qui se rapporte à tel ou tel peuple ou telle ou telle nation du fait de son positionnement géographique ou que sais-je encore un intérêt général humain. Et cet intérêt général humain se concentre sur l'existence de bien commun et sur leur capacité à remplir le rôle qui rend possible la vie humaine.

C'est bien commun l'eau, l'air, la terre et cetera et jusqu'au droits spécifiques de l'espèce en tant qu'espèce animale, par exemple, le droit de se reproduire, la possibilité de se reproduire et quelques autres de cette nature, de vivre la nuit et le jour, de vivre le silence et le bruit et cetera et cetera sans lesquels il y a pas d'humanité possible. Cette centralité signifie que par conséquent les nations les plus avancées et qui ont à avoir la tâche historique qu'elles ont eu il y a de siècles à la suite de la grande révolution française qui à notre avis est un fait politique central dans l'histoire longue et de la proclamation des droits qu'on va appeler de l'être humain dit les droits de l'homme virgule et du citoyen. hein, qui fonde notre propre projet de révolution citoyenne.

Et cette révolution a un sens à l'échelle des nations comme à l'échelle du monde. Elle signifie la capacité pour l'humanité de contrôler son propre destin et les actes qui le commandent et le structurent, notamment dans la gestion des biens communs. Je vais du plus rapide que je peux pour montrer l'enchaînement de concept qui anime notre conception du monde et notre tentative pour le rendre le plus formel possible.

Nous prétendons pas avoir inventé quoi que ce soit dans ce domaine, mais nous pensons que nous en avons fait une certaine organisation qui a une cohérence globale qui commence à l'échelle de l'individu s'achève dans le mondial ou bien s'organise dans le global et se vérifie dans le local. C'est la raison pour laquelle le texte s'achève par un ensemble que vous avez s'achève par un ensemble de considération que l'on va qualifier à cet instant de philosophique parce qu'il montre cette articulation entre les différents niveaux des droits. Tout ce que je viens de dire nous conduit à formuler une autre stratégie diplomatique notamment pour notre pays qui commence par le refus des clubs fermés qui visent à se substituer aux organisations internationales.

Il est temps de bien préciser ces points. Pourquoi ? parce que la fin d'une époque vient de se caractériser par la signification à l'échelle du monde de l'ouverture de la phase du déclin des États-Unis d'Amérique et son entrée en agonie selon les termes d'un conseiller, je crois, de Obama aujourd'hui même.

L'agonie de l'empire qui ne pourra en aucun cas reconstruire sa puissance matérielle à coup de droit de douane ou d'invasion de ses voisins sera nécessairement comme la fin de tous les empires. Une fin violente et agressive. Dès lors, la fermeté des principes pour conduire l'action nationale est indispensable.

Sinon, on est condamné à être brinballé comme si le monde d'hier continuait à exister et à envoyer un porte-avion tantôt à Chypre, tantôt à traverser le canal de Suède et aller en pleine zone de combat ou bien se proposer pour s'interposer dans je ne sais quel conflit où nous serions les premiers à prendre les coups et à devoir les rendre. Vous voyez de quoi je parle ? Il faut sortir de cette période et pour cela, il faut renoncer, écarter tout ce qui renvoie à l'ancien ordre des choses.

Le G7 est une invention des Français. C'est monsieur Giscard Destin qui l'a mis en place. Et voici une sorte de directoire du monde composée des anciennes puissances qui ne représentent que 10 % de l'humanité et pas la plus naturellement la plus nombreuse mais pas non plus la plus puissante. 10 %.

Le G20 élargissement qui reçoit ses ordres des précédents, eux représentent 60 % de l'humanité mais ça ne fait toujours pas 100 %. La seule organisation qui représente 100 % des êtres humains, c'est l'ONU. Un parfaite, biscornu, fonctionnement bizarre, largement influencé par les suites de la deuxième guerre mondiale.

Cela va de soi, mais elle existe. C'est un bien précieux et nous faisons le choix de la défendre contre tout le monde et de la perfectionner. Mais mieux de nous appuyer sur main et une des conclusions auxquelles elle est arrivé qu'il s'agisse des problèmes des dettes souveraines, qu'il s'agisse des problèmes de la constitutionnalisation de la place de l'eau dans chacune des sociétés et cetera et cetera.

L'ONU est à l'avant-garde de la conscience humaine sur tous ces domaines. que même des organisations comme le PNUD après avoir inventé les indicateurs de développement humain peut aussi être considéré comme un outil central de la vérification de l'efficacité qu'on fait pour ceux qui appartiennent à ma génération et se souviennent des difficultés que nous avions à mesurer en quoi nous avions réussi ou échoué dans une politique dite socialiste et que on continuait à exper ton béton des tonnes d'aciers des kilomètres de rail jusqu'à ce queon nous dise peut-être que le progrès c'est pas l'accumulation de ces chiffres, mais c'est la qualité de la vie humaine, de sa durée, de son alphabétisation, de sa mixité et cetera et cetera qui sont les valeurs que le PNUD a mis au centre de son indicateur de développement humain dont je ne suis pas en train de vous dire qu'il est parfait, mais en tout cas, il a le mérite d'exister et de prouver qu'il est possible qu'il y ait une humanité universelle avec des points d'analyse communs. Il va de soi que dès lors qu'on a dit ça, il ne peut pas être question si peu que ce soit ni de se maintenir dans des alliances militair du passé qui n'ont aucun autre objectif que d'organiser la la suivante guerre mondiale au profit des États-Unis d'Amérique contre la Chine qui l'a désigné comme son ennemi.

Il ne peut pas être question donc de rester membre de l'OTAN ni d'entrer dans de nouvelles coalitions militaires comme celles qui se sont en configuration avec l'Australie. la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne et ainsi de suite pour faire face à la zone Asie-pacifique. Ni non plus bien sûr d'aucune façon de mettre si peu que ce soit le doigt dans le fameux Board of Peace qui est une espèce d'organisation paramilitaire soumise à la à la décision unique du président des États-Unis d'Amérique, c'est écrit tel quel dans les statuts et qui permettent de participer à la décision à condition de cotiser le contraire de la règle sur laquelle est construite l'ONU. mais une ONU renouvelée et il est certain qu'alors notre diplomatie aurait pour vocation de la renouveler non pas pour donner un siège aux Allemands au conseil de sécurité car ils ne sont absolument pas en état d'y avoir leur place mais pour que l'assemblée générale joue un rôle toujours plus grand et que le renouvellement du conseil de sécurité par l'assemblée générale joue sa fonction normale et en particulier que le droit de véau soit retiré à un certain nombre de cas avérés comme l'organisation de génocide ou de crime de guerre et que il ne puisse pas être possible pour un pays de bloquer toute décision et qu'ensuite quand il y a des interventions militaires qui sont décidées et bien que ces interventions soient placées sous le commandement militaire de l'ONU car il y a un commandement militaire de l'ONU, il y a pas besoin de l'OTAN pour faire ça.

Et bien sûr, il ne donc peut plus être question de participer à des coalitions comme celles qui ont permis l'agression en Yougoslavie dans la faire pour finir créer une base américaine au Kosovo, l'intervention de la deuxième guerre du golfe et ainsi de suite. Je fais plus toute la liste parce que depuis c'est une liste interminable de violation impunie parmi lesquelles évidemment il y a l'invasion de l'Ukraine et l'impuissance absolue à régler le problème qui a d'ailleurs été en large partie créé par ceux même qui aujourd'hui en déplore les conséquences. Donc une ONU renouvelée et un nonalignement structurel de la politique française.

Ce nonalignement se traduit non seulement par la sortie des organisations militaires comme l'OTAN, sans bien sûr rayer les accords que nous avons dans le cadre de l'Union européenne avec les autres pays qui participent de cette union dans une obligation de défense mutuelle qui n'a pas d'inconvénient pour la vision que nous portons du futur, mais qui nous oblige et nous ferait devoir d'engager avec la Russie les discussions qui permettraient d'avoir des garanties mutuelles sur la suite des événements au lendemain de leur retrait de l'invasion de l'Ukraine et que si dans les accords comme cela avait été d'abord suggéré par monsieur Trump puis accepté par monsieur Macron et monsieur Zelenski, il devrait y avoir des changements de tracé de frontières. Alors, ces changements devraient se faire avec l'accord des populations. Car il est tout à fait frappant qu'à nous, à qui on reproche souvent d'avoir une distance avec la démocratie qui n'a jamais été démontrée ou que ce soit, personne ne se préoccupe de savoir ce que pensent vraiment les gens qui sont engagés dans ce type de conflit.

Bref, à notre tour d'imaginer un nonalignement coopératif qui bien sûr pour la part coopérative se tourne d'abord vers ceux avec qui on ne coopère pas dans le moment autant qu'il le faudrait. C'est-à-dire la Russie pour assurer des garanties communes et une paix de longue durée. car l'erreur fut de laisser se démembrer l'empire de l'URSS sans qu'on discute un seul jour des frontières qui résulterai de ce démantellement en sachant tous que ces frontières avaient été arrangées à la faveur de discussion du bureau politique de l'Union soviétique comme ce fut le cas pour la Crimée et combien d'autres endroits de cette sorte qui pris dans le com engagé dans l'alliance militaire le pacte de Varsovie ma fois tout ça ne se discute pas mais dès lors que l'empire s'est effondré, oui et pour les meilleurs connaisseurs parmi vous, vous savez aussi bien que moi que l'Ukraine n'est pas sortie d'affaires quant aux appétits de ses voisins et je ne désigne pas les autres parce qu'il y a les Russes là-bas de soi, mais on doit aussi compter les Polonais et aussi on doit compter les Hongrois.

Dès lors, si on ne stabilise pas une bonne foi et avec l'accord des populations exprimées par des votes réellement libres et contrôlés, il n'y a pas de garantie mutuel possible entre les nations. Nous français, nous avons des intérêts de garantie que nous sommes en droit d'exiger qui concerne l'installation des missiles de portée moyenne et de longue portée. Nous sommes maintenant plus en danger de guerre généralisée que nous l'étions pendant la période de la guerre froide.

Parce qu'à l'époque de la guerre froide, après les accords d'elsinki, de tels tirs étaient rendus impossibles et contrôlés mutuellement. Aujourd'hui, on contrôle tout ce qu'on veut depuis l'espace. Ce n'est donc pas une difficulté d'avoir un accord et de le respecter.

Cet accord a été rompu, dit-on matériellement par les Russes, en tout cas politiquement par les Américains et ça n'a pas l'air de les déranger. Mais nous sommes les premières cibles. Et il va de soi que l'installation du matériel militaire des Nord-Américains en Allemagne fait de l'Allemagne une cible et que nous sommes son voisins.

Par conséquent, ce ne sont pas des questions dont nous pouvons nous tenir éloignés en disant c'est pas notre affaire qui s'en débrouille. Nous sommes forcément impliqués dedans et donc en droit de dire que dans les garanties mutuelles que nous demandons, il y a le retrait de toutes les armes nucléaires qui se trouvent sur le sol de l'Union européenne. de la même manière que nous pouvons entrer dans la discussion qui a été proposée de recommencer la discussion sur le désarmement nucléaire qui commence point numéro 1 par la non dissémination qui fait que nous avions réglé un accord avantageux avec l'Iran, que aujourd'hui la situation est pire qu'elle était au moment où il y avait cet accord et qu'on peut en demander leur établissement premièrement.

Deuxièmement, que le désarmement doit commencer dans les zones de guerre et par conséquent que le premier désarmement nucléaire à opérer et celui du Moyen-Orient où se trouvent les installations atomiques euh de l'État d'Israël. Il va de soi que c'est pour la sauvegarde commune car le constat que nous pouvons tous faire, c'est que le concept de dissuasion nucléaire ne fonctionne pas et ne pourrait fonctionner et ne pourrait fonctionner qu'à un prix incalculable pour l'humanité. Normalement, telle qui'est notre stratégie de la dissuasion, nous aurions dû ne pas accepter le premier jour du commencement du conflit en Ukraine.

Mais qui ici irait dire que c était une bonne idée de faire un tir en profondeur sur les Russes à coup d'armes nucléaires. Peut-on oublier qu'il suffit d'un seul coup pour qu'il y ait plus de France ? Non.

Donc la politique doit s'inspirer d'abord et avant tout de la réalité. Pas d'armes dans les nucléaires dans les zones de conflit. De même étons en droit de poser la même question à l'Inde et au Pakistan qui sont les derniers à cette armée et qui ont régulièrement des conflits entre eux et ainsi de suite.

Je ne dis pas qu'une telle politique se réalise d'un claquement de doigt et en un jour évidemment ni qu'elle doivent prendre une forme agressive mais en tout cas une forme assez déterminée voulue par la communauté de l'humanité universelle et de l'ONU pour qu'elle représente une perspective pour l'humanité. Nous n'en avons pas aujourd'hui. Il n'y a pas de projet global mondial qui soit proposé au peuple du monde.

Aucun. Autre fois, c'était la démocratie contre le le la dictature communiste. Quelqu'un peut-il nous dire ce que proposent les États-Unis d'Amérique au monde aujourd'hui ?

Rien. Et à nos pays, quoi ? Faire des économies et rembourser la dette.

Voilà le projet. Où est passé le projet de moyennis ? Où en sont les classes moyennes de tous nos pays ?

Et bien, c'est un américain qui a rendu monsieur Sullivan le diagnostic. On aurait cru qu'il nous lisait une résolution altère mondialiste. Il a dit la politique des droits de douan zéro.

Je rappelle que c'est un démocrate monsieur Sullivan, c'était un conseiller de monsieur Biden. La politique des droits de douanes zéro et des faibles salaires a détruit notre classe moyenne et notre économie. J'estime que le verdict est rendu.

Le non alignement coopératif signifie donc d'abord de discuter avec ceux avec qui on ne discute pas et de refuser absolument la politique de confrontation violente avec la Chine. Ce qui signifie entrer dans une politique de coopération renforcée avec ce pays. On ne choisit pas ces relations en fonction du gouvernement d'un pays ou bien on ne discute avec personne parce qu'il n'y a personne avec qui nous pourrions nous entendre et dire il pense exactement comme nous.

Cette politique est possible. Je ne dis pas qu'elle sera toujours possible mais nous en sommes encore à l'étape où elle est possible parce qu'on a un interlocuteur pour l'amener. C'est sans doute l'aspect que nous ne voulons pas cacher, qu'en tout cas moi je ne veux pas cacher de ce qui constituerait une nouvelle direction de travail.

Il faut discuter avec les plus avancés. Il faut coopérer avec les plus avancés et définir ceux qu'on laisse et puis ceux qu'on prend et ce qu'on protège et ce qu'on ouvre. C'est la condition du futur.

Il n'y a aucune perspective à la violence et à la fermeture à l'égard de la Chine ou de l'Inde. Évidemment des coopérations. J'imagine que c'est un propos qui ne fera pas l'unanimité mais en tout cas il nous permettra de discuter et je suis certain qu'on y confrontera des vues réalistes.

Je termine en disant quel serait l'outil d'une telle stratégie. Ce serait la stratégie de que nous avons appelé des causes communes. La France propose au l'un à l'autre des causes communes avec des zones prioritaires.

Des causes communes, qu'est-ce que c'est ? Et ben, aux quatre frontières de l'humanité, l'espace, la mer, le numérique et la santé publique. Car la santé des êtres humains sur une planète dévastée et polluée à mort devient une frontière pour la propre survie de l'espèce.

Je le résume bien sûr et des zones ensuite qui doivent être des zones prioritaires. Il va de soi que la première zone qui vient à l'esprit pour un français et ben c'est le la francophonie naturellement. Une francophonie libérée de l'esprit colonialiste.

Une francophonie qui comme le disait Thomas Sankara soit une prise de guerre pour l'ensemble des peuples qui se libèrent. Une francophonie qui permettrait de mettre en place et donc de gagner les uns par la coopération avec les autres. l'appui de la jeunesse intellectuelle d'Afrique d'Afrique francophone prioritairement cela va de soi et puis des zones comme la latinité peut-être que beaucoup l'ignorent mais la France était impliquée dans une union latine autrefois que dont nous avons interrompu l'existence en 1995 sur la demande présente de nos amis allemands qui ne manquent jamais de se souvenir de ce genre de choses.

Dans tout ce que je viens de vous dire, la francophonie, la latinité, évidemment, il y a l'espace méditerrané et là on va au-delà de l'urgence géographique géopolitique, on va dans l'urgence écologique. La mer Méditerranée a une ouverture sur l'océan mondial de 13 km au détroit de Gibraltar. Cette ouverture fait que cette mer met 100 ans à se renouveler.

Elle est dorénavant polluée par les effets de la guerre qui a lieu en Ukraine puisque ces fleuves se jettent en partie dans la mer noire. laquelle communique avec la Méditerranée et donc implique 500 millions d'êtres humains dans ses destinées. Cette mère est enfermée, elle se réchauffe plus vite.

Je ne dis pas que ce soit les seules cochonneries qu'il y a dans la mer. Elle est en train de se transformer en égût. Il y a un phénomène de raréfaction de l'oxygène qui transforme la biosphère et toute la vie végétale aussi de cette mer.

Il y a donc urgence à organiser des moyens communs entre les pays riverins en commençant par le petit bassin puisque c'est la zone qui est en paix aujourd'hui si j'ose dire par rapport à l'autre partie de la mer méditerranée où la moindre décision nous plonge dans des nids frelons d'un brogliot de contradiction politique. Au moins, si on faisait déjà le ménage à l'endroit où on est, on aurait un bon commencement. Comme vous le savez, c'est d'autant plus urgent que l'ensemble des fleuves qui se jettent dans la Méditerranée sont eux-mêmes print à réchauffement, sont bordés de centrales nucléaires qui ne peuvent plus être refroidis parce que les fleuves se réchauffent et que bon non mais parce que les grands esprits qui avaient inventé tout ça avaient oublié juste cette affaire là.

Et puis il y a de l'autre côté dans le golfe de de Gascogne, je crois, un réchauffement qui est celui de toute l'Europe qui se réchauffe plus vite que le reste du monde. Pour une raison qui m'a d'abord par mystérieuse, avant qu'on me l'explique, on m'a expliqué que comme l'Europe comportait de nombreuses calottes glaciaires et que celle-ci fonde, et bien la part de chaleur et de lumière qui était renvoyée vers l'espace par ces glaciers tout blanc et bien doréen avant tombe directement sur nous et donc proportionnellement nous nous réchauffons plus vite que les autres. Je ne le dis pas pour juste manier des signaux d'alerte et des sirènes d'alarmes dont je déteste pour ma part qu'elles conduisent inévitablement à proposer comme seule matière d'échange la peur.

Peur du lendemain, peur de ceci, peur de cela, peur du soleil, peur de la nuit, peur du voisin et cetera. Nous avons un défi. Ce défi peut en finir avec la civilisation humaine.

Ça s'est déjà produit. Il y a déjà eu des grandes phases d'extinction de la biodiversité. Et pourquoi les singes nus que nous sommes ne participeraient pas de ces épisodes réguliers ou en effet ayant pourri absolument tout leur environnement, bah ils se détruisent eux-mêmes.

Ça a déjà eu lieu, ça pourrait se produire mais en même temps, c'est une opportunité extraordinaire pour reconstruire le monde sur d'autres bases pour la raison que quoi qu'on en pense, celui-ci n'est plus viable et que les gens ne vont pas tarder à s'apercevoir que contre les canicules et bien les climatiseurs ne suffiront pas. et que le problème est sans doute beaucoup plus profond. En tout cas, on peut le penser et nous le pensons et que dès lors, ce sont des politiques beaucoup plus global et beaucoup plus interdépendante qu'il s'agit de mettre sur pied.

Voilà, je j'achèverai sur ces mots en vous disant pour pour ma part que cela conduit pour les Français à une redéfinition de leur vision de la puissance. Le temps où la puissance s'exprime et se manifeste par les portes-avions, peut-être même les avions et que sais-je encore est une période révolue. Les enjeux essentiels de la vie des êtres humains se jouent dans l'espace, dans la mer et dans la sphère, la nahère qu'ils ont eux-mêmes inventé.

Toutes ces zones sont des zones pour l'instant quasi vides de droit et où l'appel d'un droit international est le plus puissant. Nous avions décidé que la Lune était une propriété commune. Il y a même un traité sur la Lune que la France n'a toujours pas signé.

Et c'est pourquoi le groupe insoumis à l'Assemblée a déposé une proposition d'adhésion traité sur la Lune. Pourquoi ? pour faire entrer la France dans une discussion sur le droit à propos de l'espace puisque nous avons signé à l'étourdi un accord avec les Nord américain tout à fait inacceptable sur la manière d'occuper de Réénant les corps célestes sur lesquels se poseraient les êtres humains en garantissant leur sécurité dont on se demande par qui elle pourrait bien être mis en cause si ce n'est par les êtres humains eux-mêmes et leur rivalité.

C'est le cas pour l'espace qui, vous savez aujourd'hui est en réalité la véritable zone décisive pour ce qui concerne les compétitions entre les nations. C'est vrai pour la mer dont les grands fonds sont quasi vides de droits juridiques définis même si on a fait quelques progrès dans ce domaine. Et évidemment pour la noosphère alors là pour le coup c'est rien du tout.

Le la globalisation numérique ne fait l'objet d'aucune stabilité juridique puisque les gafames font, décide et organise ce qu'elles veulent au détriment de tout le reste de l'humanité. Il y a donc une grande possibilité d'introduire et d'organiser de l'ordre de l'ordre légal, de l'ordre délibéré, de l'ordre dans des domaines où nous pouvons tirer prétexte du fait qu'il n'y en a pas d'organisé pour proposer qu'il y en ait. Et c'est pourquoi ce que je décris n'a rien à voir avec une politique d'agressivité ou de de manière de repousser la coopération avec les autres.

Non, c'est l'organiser complètement différemment. Voilà ce qu'est le fond du projet. Il faut désencombrer notre relation au monde de la propagande atlantiste qui submerge les esprits depuis je ne sais combien de décennies et font trouvé naturel des inepsies euh anti-historiques.

Par exemple, nous aurions été libérés par les Américains. Il est vrai qu'ils ont participé de manière décisive et importante à notre libération. Mais nous avons été si nous avons été libérés par quelqu'un d'autre que nous-mêmes c'est Paris soviétiques qui ont perdu dans cette affaire entre 15 et 20 millions de leurs concitoyens pour défaire les nazis.

Je ne dis pas que ce soit pour enlever à l'un ce qu'on voudrait attribuer à l'autre mais juste pour regarder rationnellement ce qu'est la réalité. Et de même la Première Guerre mondiale, les États-Unis d'Amérique arrivent à la fin et de même à la fin de la deuxième guerre mondiale et jusqu'à l'extrême limite de la descence, les États-Unis d'Amérique ont soutenu le Premier ministre de Philippe Pétin contre l'autorité du général de Gaulle, c'est-à-dire d'Arland qu'il a fallu assassiner pour en être débarrassé et que plus personne ne vienne nous empoisonner avec ce type. Comme disait un résistant pied noir, nous avons aidé la nature.

Pardon, je suis brutal, mais c'est pour peut-être un peu désenchanter le rêve de cette affection de toujours avec les Nord-Américains. Chacun a des intérêts et les a défendu. Point final.

Et encore de même aujourd'hui. Les États-Unis d'Amérique sont dans une période de faiblesse et vous avez raison madame Sylvie, si vous permettez de dire qu'ils s'en sont déjà remis à plusieurs reprises comme tous ceux qui veulent vivre se remettent des épreuves qu'ils subissent. Mais ils ont été encouragés par le fait que la base sur laquelle ils existaient, le capitalisme, les moyens qu'il déployaient, l'impérialisme ont eu le dernier mot.

Ça ne leur est pas tombé par je ne sais quelle mission divine. Puisque j'en suis à la mission divine, j'en profite pour dire que c'est pas qu'ils aient pas essayé de dire qu'ils en avaient une. Et ça me rapprochera de l'encyclique Rérer Novarom, du pape Léon X.

Vous savez que l'actuel pape s'appelle Léon XIV. Et ce n'est pas par hasard. Il a voulu se rattacher à la doctrine sociale de l'église.

Oui. Oui, bien sûr. Mais aussi à ce que contient la politique de Léon X et de ses encycliques.

C'est une dénonciation de du clerger catholique nord-américain qui prétendait que Dieu leur avait assigné une mission qui en faisait une église d'exception. À quoi Léon X a répondu : "Pour ce qui est de savoir ce que Dieu veut, c'est moi qui m'en charge. Et vous êtes prié, s'il vous plaît, de renoncer à ce qui sans cela serait une hérésie.

Je vous signale ce fait pour vous dire que les luttes de longues durées dans l'histoire existent et que on ne doit pas faire l'erreur d'être fasciné par l'instant qui passe, par le moment. Les ondes longues de l'histoire nous traversent et nous français, ce n'est pas d'aujourd'hui que nous avons commencé à nous méfier de l'empire nord-américain contre ses volontés d'hégémonie, y compris contre nous. Ce n'est pas ma tasse de thé, mais Napoléon I s'il a eu l'idée de trouver un empereur autrichien pour le Mexique, c'était pour une raison fort simple, c'est qu'il se demandait comment contenir les États-Unis d'Amérique.

Et il avait eu cette idée absurde d'amener un Autrichien, ça c'est sûr. Mais à l'époque, il n'y avait il y avait plusieurs Allemagnes, c'était donc un monde assez vivable et lui-même avait été éduqué en Autriche et il avait donc emmené cette vempereur autrichien. Mais pourquoi ?

Parce que et bien les Mexicains sont catholiques et hispanophones et à l'époque où on pouvait penser que des catholiques hispanophones c'était bien pratique pour contrebalancer l'empire. Cette manœuvre a échoué parce que comme tout le monde le sait les peuples n'aiment pas les missionnaires armés fus-il français. Et donc nous avons été mis en déroute et aujourd'hui on ne peut plus citer que les lettes de Victor Hugo qui encouragent le peuple à frapper au front le de la pierre de la liberté.

Le tyran Napoléon 3, c'est tout ce qui nous reste pour nous défendre d'avoir participé à cette aventure. Mais elle doit nous servir à nous souvenir que nous sommes les enfants d'une histoire longue dès lors queon épouse la France et et qu'on l'aime. Et il y a ça dedans.

Et aujourd'hui, les États-Unis d'Amérique sont punis par où ils ont empêché. Car après avoir envahi le Mexique et confisqué la moitié de son territoire sous prétexte de l'avoir acheté, les voici encombré de 35 millions de Mexicains hispanophones et catholiques. Et ces hispanophones catholiques font que on dit que la moitié de la population des États-Unis, madame, je sais pas si c'est vrai, parle à la maison l'espagnol mais bien fait.

Et euh évidemment, c'est en contradiction et est-ce que quand Trump décide qu'Antropique n'a plus le droit de vendre son intelligence artificielle, il aille contre l'intérêt d'un patron d'une firme qui a participé à la rédaction de l'encyclique concernant l'intelligence artificielle. Vous voyez, on ne s'émancipe jamais tout à fait de l'histoire longue. Et nous, notre problème c'est que faire nous les Français qui sommes passionnément attachés à l'indépendance.

Nous le sommes pas parce que nous serions des tribus rebelles, mais parce que sans indépendance, il n'y a pas de souveraineté. L'indépendance et la souveraineté sont les deux noms d'une même réalité qui au bout du compte veulent dire la souveraineté du peuple. Le peuple n'est pas souverain s'il n'est pas indépendant, c'est-à-dire s'il n'est pas dans la main d'une autre puissance.

Voilà pourquoi il n'y a de République française qu'indépendante des États-Unis d'Amérique pour la raison c'est eux les dominants d'aujourd'hui et qui ne supportent pas la liberté des autres contrairement à ce qu'il raconte. Voilà le le moment. Et donc pour nous, les stratégies que nous déployons, que vous avez entendu rappelé avec beaucoup de clairvoyance par Sopia ilia un instant, c'est de savoir que nous sommes dans leurs mains et qu'il n'est pas acceptable d'avoir une politique étrangère qui passe à côté de cette réalité.

Nous sommes dans leurs mains et il faut en sortir. Pour en sortir, il faut que nous déployons notre domination et notre souveraineté sur la sphère numérique. Car comme vous l'avez parfaitement résumé Benjamin, la démonstration de la puissance se fait par la maîtrise des infrastructures.

Ce n'est pas seulement des routes, c'est des canaux. Beaucoup de câbles passent par la France, beaucoup d'applications passent par l'espace. Mais aujourd'hui, la sphère numérique est dominée par les États-Unis d'Amérique et la seule alternative qui existe, c'est la Chine.

Car dans les mentions que vous avez faites, n'oublions pas que la Chine a déployé l'équivalent du système Swift qui permet les transactions internationales. Dans un délai de 12, 24 ou 48 heures, les Chinois ont mis en place un système qui lui permet des transactions en 17 secondes. Par conséquent, l'argument qu'il mettent sur la table n'a rien d'idéologique.

C'est un confort par une route à une infrastructure. 57 pays d'Afrique sont entrés dans ce système et la totalité des pays de la zone Asie de l'Asie du Sud-Estans. Dorén avant, les Chinois sont en état de passer complètement à côté et de contourner ce que les États-Unis d'Amérique éventuellement leur interdiraient.

Comme je posais la question à quelqu'un dont j'ai l'honneur d'être l'ami qui est le président du Mexique, je lui avais dit croyant être malicieux. Alors, quel est le problème avec les gringo aujourd'hui ? Il m'a dit et bien le problème c'est comme avant 3500 km de frontière commune.

Dès lors, quel est le problème des Français avec les gringo aujourd'hui ? le fait qu'on est dans leur mains sur le plan numérique et que l'urgence est d'en sortir. Et si nous gouvernons ce pays, c'est la première chose que nous ferons, nous assurer des infrastructures qui nous permettent d'être hors de leurs mains.

Les naïfs, hein, et les plaisantins qui ont cru que un pouvoir ne s'exerce pas jusqu'au bout dès qu'il en a l'habitude, dès qu'il en a la possibilité viennent de découvrir que quand l'oncle Sam appuie sur un bouton anthropique ne fait plus fonctionner son système numérique. De même l'oncle Sam ne permet pas que les avions volent s'ils ne sont pas d'accord avec la guerre qui est au service de ces avions et cetera et cetera. Croire autre chose, c'est une naïveté absolue et c'est accepter sa soumission.

Et pour ma part, je pense que comme la totalité d'entre vous, je n'en veux pas. C'est un tigre de papier. Ma ma politique, la politique que nous portons, c'est pas de les affronter.

Vous avez assez bien expliqué, profondément bien expliqué madame comment tout ça ces gens-là nous on les on les on c'est c'est pas la peine d'essayer. Contournons-les. Contournons-les parce que ça on peut le faire.

Et c'est comme ça que font les gens rationnels qui comprennent que les épreuves de violence, nous les perdrions par nécessité avec notre porteavion et les autres outils dont nous avons dont certains sont très performants, croyez-moi. Mais ce n'est plus ce n'est plus cette bataille là qui est engagée. La confrontation des puissances est une confrontation intellectuelle.

C'est la capacité à comprendre, à programmer, à organiser le numérique, à occuper les nouvelles frontières de l'humanité, notamment l'espace. C'est la raison pour laquelle je pense que ça viendra un peu plus loin dans nos débats. Nous crons l'avion spatial parce que c'est le moyen pour nous d'acquérir une souveraineté qui mettra en but celle des États-Unis d'Amérique et leur interdra couper les communications dont nous avons besoin pour satisfaire notre souveraineté si par hasard nous venons à nous fâcher avec eux.

Ce que pour ma part je ne souhaite pas. Je donne cet exemple mais combien d'autres ? Pareil pour la mer et je l'ai dit pour la santé.

Dans toutes ces situations, ils sont en état de faiblesse. Tant mieux puisque c'est une opportunité. S'ils étaient en pleine force, on pourrait même pas les contourner.

Il nous couperaiit la route avant. et nous avons forcément besoin d'alliance de revers. On a toujours fait comme ça.

Toujours. François 1er s'est allié à au au au au chef des ottomans et c'était une abomination absolue. On l'a traité de tous les noms parce que c'était le seul moyen qu'il avait trouvé de contourner les Habsbourg.

Et bien nous on contourne là où est la puissance par une autre alliance. Nous avons besoin de nous entendre d'une manière raisonnée et maîtrisée avec les Chinois parce que ils sont ouverts à une telle tractation kille. Bon, je garde pour moi mes mauvaises blagues sur le sujet de nos relations dans le passé avec le Dalaï Lama et et autres fouises.

Mais la vérité dans le moment c'est que de la même façon que Françoiser l'a fait, le général de Gaulle s'est allié avec Staline en pleine guerre. Était-il devenu Stalinien ? Le général de Gaul a reconnu la République populaire de Chine.

Il était tout le seul à le faire. Est-il devenu maois pour autant ? Non.

Le seul vrai maoïste qui a eu, c'est Nixon parce que lui a passé avec les avec les Chinois un pacte qui a considérablement étendu la durée de vie du capitalisme chinois qui sans ça n'en aurait pas eu les moyens. Donc c'est le réalisme qui doit l'emporter et le réalisme consiste à bien discerner qui est l'ami, qui est la possibilité de contournement et quels sont les véritables fronts du futur. J'achève là-dessus, la ligne stratégique des Français doit être le saut technologique.

De la même manière que les Chinois n'ont pas mis un seul kilomètre de fil pour installer le téléphone filaire et ont attendu qu'il y ait le smartphone qu'ils ont eux-mêmes créé en même temps que che Américains. De la même manière, si nous voulons faire des voitures électriques, il faudra que nous trouvons le moyen de contourner les piles à lithium pour les voitures électriques et que donc on en fasse au sodium. que si l'on veut se passer des trains chinois, je me rappelle de la période où on essayait de leur vendre le nôtre, et bien il faudra trouver le moyen de réarmer le réseau ferroviaire français et d'y faire circuler des trains qui ne soient pas bondés, aspyti et malodorant comme c'est le cas aujourd'hui et ainsi de suite et qu'on trouve les moyens de passer à l'étape suivante.

Si nous voulons électrifier électrifier toute l'économie française comme il faut impérativement le faire pour sortir de la civilisation du pétrole et si on ne veut pas se mettre dans la main de centrales nucléaires que nous ne maîtriserons pas parce que personne ne peut maîtriser le danger militaire que représente d'avoir une centrale nucléaire primo et segundo l'impossibilité d'être indépendant quand on en a. Alors si nous voulons réussir ça, nous devons d'urgence nous rééquiper industriellement nationaliser l'orital pour être capable de produire les aciers spéciaux dont nous avons besoin, remettre en route les fonderies que nous avons à Grandange et à Florange, notamment le four vert qui s'y trouve de manière à pouvoir équiper les machines dont nous avons besoin pour extraire la puissance de la mer et les autres hydroliennes que nous mettrons en place partout dans le pays. Tout ça se tient et à la base pour les Français, il y a le fait que nous ne serons forts que si nous cherchons à être les premiers, non pas dans la violence et la puissance militaire, mais dans la puissance intellectuelle.

Et ça, c'est tout à fait à notre portée. Voilà. Merci pour votre patience.