"Nous n’avons que quelques mois devant nous" : Philippe Baptiste sur la suppression de Parcoursup
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous validez le constat d'échec collectif de Macron sur la gestion de la crise ?
- 0:43RelanceÉludée
Est-ce que vous regrettez la gestion de cette crise ?
- 1:25RelanceRéponse partielle
Est-ce que tout simplement sur Parcoursup il n'aurait pas fallu faire des annonces plus tôt ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Est-ce que vous y croyez vraiment à la reprise des cours lundi ?
- 2:35FerméeÉludée
Est-ce que vous enverrez les forces de l'ordre pour débloquer les lycées ?
- 4:22RelanceRéponse directe
Vous avez conscience d'avoir répondu seulement en partie aux revendications ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02Philippe BaptisteChiffre
« Les étudiants qui sont aujourd'hui en première année de licence, c'est un public très fragile. J'ai à peu près un sur deux qui va abandonner ses études. »
- 5:03Philippe BaptisteChiffre
« On a augmenté le nombre de places, enfin, on est en train de dire 15000 places de plus. essentiellement en Île-de-France. »
- 10:39Philippe BaptisteFait
« Il y a une présidentielle qui arrive dans 6 mois et donc qui quelque part aussi va permettre d'avoir un certain nombre de débats. »
- 15:10Philippe BaptisteFait
« Est-ce qu'on est pour ou est-ce qu'on est contre la sélection ? Est-ce qu'on veut une assignation territoriale des jeunes ? »
- 15:44Philippe BaptisteFait
« Est-ce qu'on est pour ou compte conserver une dimension forte de l'apprentissage ? »
- 21:31Philippe BaptistePromesse
« Il y aura des amendements du gouvernement qui vont être proposés pour financer les mesures additionnelles. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour Aud. Bonjour. Et bonjour Philippe Baptiste. Bonjour. C'est un échec collectif. Voilà ce que dit Emmanuel Macron au journaliste et vidéaste Hugo Desc après un mois et demi de contestation lycéenne et étudiante. Il parle en particulier des nombreux blessés parmi les jeunes. Certains très grièvement. Des centaines de blessés aussi du côté des forces de l'ordre. Est-ce que vous validez ce constat ? Est-ce que vous reprenez ces mots d'échec collectif ? Ouais. Je pense que évidemment le fait qu'il y ait de la violence et le fait qu'il y ait une violence qui soit durable quelque part euh aujourd'hui, c'est évidemment quelque chose que personne ne peut souhaiter. Ce qui est important aujourd'hui, c'est d'arriver à progresser, à résoudre ce conflit social, à prendre en compte les
revendications des étudiants. Justement, mais vous êtes là pour le dire aujourd'hui, après un mois et demi de manifestation, vous avez donné vos réponses la semaine dernière après 5 semaines de de mobilisation. Ce que dit le président en creux, non, simplement ce que dit le président en creux, c'est que euh il y a eu une réponse politique sans doute qui a été trop tardive et qui euh a laissé la violence s'installer. C'est comme ça que vous le comprenez. On peut toujours discuter du calendrier, mais moi ce qui est important c'est d'abord les discussions avec les organisations représentatives, les syndicats et les équipes. Estce que vous regrettez la gestion de cette vi Vous savez ce qui est important c'est aussi un moment ou un autre sur des sujets qui sont des sujets qui sont
complexes he je pense par exemple au système d'orientation et d'affectation dans le supérieur. C'est des sujets qui sont très techniques et donc derrière en fait il faut construire des réponses. C'estàd que simplement aller sur un plateau de télévision ou de radio pardon et dire je vous ai compris nous allons supprimer ceci. Nous allons supprimer cela et ne rien faire derrière. Moi, c'est pas ça mon c'est pas ça vision. Vous avez vous avez mis plusieurs semaines à acter le fait qu'il y avait un vrai souci avec Parcours sup et à promettre sa modification dans un premier temps, son remplacement dans un deuxième temps. Est-ce que tout simplement sur parcours supait pas fallu faire des annonces plus tôt et acter le problème ? Mais vous savez, il faut les construire
les annonces. c'est d'abord écouter les lycéens, écouter les étudiants pour comprendre en gros quelles sont les difficultés, ce qu'on peut changer immédiatement. Parcours sub, c'est une plateforme qui est adossée à une loi et donc à un moment ou un autre, il y a des choses que vous pouvez faire en gardant la loi telle qu'elle est aujourd'hui. C'est ce qui va c'est ce qu'on va faire pour la prochaine campagne qui commence là maintenant dans quelques semaines. Et puis après, il faut construire la suite, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on va faire, comment on va changer la loi et donc tout ça c'est des sujets, c'est pas juste des annonces, c'est des choses qui sont Excusez-moi, moi je suis bon, je sa je suis un scientifique, je suis un ingénieur hein. avant de construire un
pont, avant de construire une fusée, je veux être sûr que quelque part le plan je s on comprend bien que vous voulez pas exprimer de regrets sur la la gestion de de cette crise et sur la réponse politique du gouvernement. Vous avez dit euh le travail doit reprendre lundi dans les universités et les lycées, lundi jour de rentrée. Emmanuel Macron dit hier soir, je souhaite que la jeunesse puisse reprendre les cours. Il souhaite, vous dites, les cours doivent reprendre. Euh, d'abord, est-ce que vous y croyez vraiment ? Et ensuite, qu'est-ce que ça veut dire les cours doivent reprendre ? Mais je pense que c'est absolument essentiel. Je vais vous donner une un exemple très simple, hein, c'est que les étudiants qui sont aujourd'hui en première année de licence, c'est un
public très fragile. J'ai à peu près un sur deux qui va abandonner ses études. Donc, c'est vraiment un public très très très fragile. Si aujourd'hui, ils ont eu entre 3 et 4 semaines de cours depuis la rentrée et donc on risque d'avoir simplement une écatombe. Donc maintenant, il faut absolument que les cours puissent reprendre. Ça veut pas dire que je demande pas aux étudiants d'abandonner leur contestation ou d'abandonner leur revendication. Je pense que la porte, elle est toujours ouverte. On a posé des éléments pour commencer à discuter et pour commencer à travailler. Et la porte est encore ouverte, les choses peuvent encore évoluer. Mais par contre, il faut arrêter les blocages, il faut arrêter les violences. C'est absolument essentiel que les cours puissent
reprendre en présentiel, pas simplement à distance, en présentiel parce que c'est indispensable. Je pense en particulier encore aux jeunes Bacheliers qui rentrent en L1 et qui n'ont quasiment pas eu de la rentrée doivent reprendre. Ça veut dire que vous enverrez les forces de l'ordre pour débloquer les lycées, les universités s'il y a des blocages. Mais non, je je je parle pas du tout de maintien de l'ordre. Je pense que simplement il faut il faut simplement arrêter. C'est une infction que vous faites au lycéens et aux é Non mais je pense que il faut pas pardon faut la question est pas une question de sémantique. Enfin je pense que le président de la République je dis la même chose que le président de la République. C'est simplement il faut il est souhaitable, il est nécessaire que
les cours puissent reprendre. Alors, on va écouter justement les lycéens et les étudiants qui ont bien l'intention de poursuivre la mobilisation. He, ils l'ont dit dès lundi devant Matignan. Nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons. Nous demandions 2500 places dans les fac, nous en obtenons à peine 15000. C'est ridicule. Il nous propose des choses, une soi-disante refonde de parcours sup. Ils vont modifier la police de du site, ils vont rajouter trois fleurs dans les coins et voilà la refonte. s'il continue à euh à nous faire euh vivre vololter, on continuera dans la rue, c'est pas un souci. Alors, vous avez conscience euh Philippe Baptiste d'avoir répondu seulement en partie aux revendications ? Non. Alors, je il y a une plateforme de
revendication des lycéens et des étudiants qui est effectivement très très ambitieuse et qui je crois correspond pas non plus intégralement à ce qu'il est souhaitable de faire. Il y a des choses, il y a des vrais bougers qu'on a qu'on est en train de faire. Effectivement, on a augmenté le nombre de places, enfin, on est en train de dire 15000 places de plus. essentiellement en Île-de-France. Peut-être qu'il faut aller plus loin, peut-être qu'il faut une dynamique pluriannuelle autour de ça. Et là, encore une fois, je l'ai déjà dit au lycéens, je l'ai déjà dit aux étudiants, la porte est ouverte, on peut continuer à en discuter. Excusez-moi, mais quand on parle de mi, excusez-moi, quand on parle de miett, on est en train de mettre 1 milliard d'euros sur la table pour la rénovie. année
1 milliard d'euros sur 3 ans avec 200 millions d'euros d'argent frais dès cette année enfin pardon dès l'année prochaine dès 2027 pour les universités pour les universités pour la rénovation des sites universitaires c'est c'est pas suffisant pour tout rénover bien sûr hein je veux dire pour tout remettre au meilleur niveau mais c'est un pas qui est un pas extrêmement important dans la tension budgétaire qu'on connaît aujourd'hui donc je veux dire on peut pas parler de miette c'est pas vrai il y a un vrai effort qui est fait tous les sujets qui ont été ouverts par les étudiants, les lycéens on est en train d'y répondre pas toujours à la hauteur de ce qui demand de de mais que quelque part il y a continue à se mobiliser qui continue à revendiquer qui continue à exiger à
demander des choses. C'est normal ça fait partie du débat et ça moi j'ai pas de difficulté avec ça. La seule chose que je dis aujourd'hui c'est qu'il faut sortir du cycle de violence qu'on a connu précédemment et puis surtout il faut sortir des blocages parce qu'il faut que les cours reprennent. C'est indispensable pour tout le monde. On l'a entendu. Euh il y a une manifestation qui est prévue samedi contre la vie chère à l'appel notamment de de gilets jaunes. Les les étudiants les étudiants, les lycéens euh s'y joindront. En tout cas euh c'est euh l'appel de leurs organisations. Est-ce qu'il faut s'attendre au même dispositif de sécurité que samedi dernier ? Très important après le lespillages du 17 octobre. Vous savez le maintien de l'ordre c'est un métier et et moi je vais pas je je je
je je suis pas je ne suis pas un spécialiste du maintien de l'ordre. Moi je je crois qu'on est dans une logique qui est une logique de évidemment continuer à avoir un dispositif de maintien de l'ordre qui permettent de garantir comme ça a été le cas juste précédemment de garantir des manifestations dans de bonnes conditions. Le ministre de l'intérieur a parlé a priori d'un dispositif euh similaire à celui du weekend dernier. Justement le ministre de l'intérieur il reçoit les organisations lycéennes et étudiantes aujourd'hui. C'est assez inhabituel. Les jeunes ont l'intention de venir forcément avec leur revendication de demander un changement de doctrine de maintien de l'ordre. l'interdiction des gaz lacrymaux, des sprays au poivre, des LBD. Est-ce que vous êtes d'accord avec
ça ? Interdire ces euh ces armes en tout cas qui sont utilisées dans le cadre de manifestation à destination des jeunes ? Alors, je vais vous faire la même réponse, hein. La maintien de le maintien de l'ordre, c'est un métier. Ce n'est pas mon métier et je suis pas dans le commentaire. Donc maintenant, je pense que vous êtes au gouvernement, vous parlez avec votre collègue de l'intérieur. Absolument. Mais si on é savoir savoir si on utilise tel spray ou tel autre, excusez-moi, mais ça c'est pas des doniss simplement vous n'avez pas d'avis sur Philippe Baptiste sur les armes intermédites intermédiaires qui sont utilisées contre les étudiants auquels vous adressez Je crois que aujourd'hui la logique c'est une logique de proportionnalité et évidemment c'est celle-là qui doit être discutée. Je
pense qu'il y a aussi un travail évidemment d'explication et je pense que c'est aussi ça que fera le ministre de l'intérieur expliquer quelles sont les doctrines de main Lord, comment ça fonctionne, comment ça marche et je pense qu'il y a une discussion qui va se nouer et c'est pas à moi de commenter avant la réunion même les conclusions de cette réunion. Et quand vous entendez qu'il y a eu 248 élèves blessés, au moins, plus de 150 manifestants blessés les deux derniers weekends, aussi euh un millier de forces de l'ordre blessé euh chaque weekend, euh c'est un bilan quand même lourd. Mais c'est un bilan, c'est c'est je crois exactement ce que j'ai dit, c'est un bilan qui est lourd. Il faut évidemment être capable de sortir de ce cycle de ce cycle de de contestation
violente et sans et moi je demande pas du tout encore une fois aux étudiants au lycéens d'abandonner leur revendication. C'est pas le sujet mais je pense que il faut qu'on arrive à sortir de cette violence, sortir des blocages pour que les cours puissent reprendre. Alors vous avez dit la pardon la négociation va continuer et c'est normal et il y a des marges de négociation sur quoi ? Mais je pense que on peut regarder, il y a plus enfin il y a différents sujets qui ont été ouverts aujourd'hui. Il y a le nombre de places évidemment, il y a le plan d'investissement et la manière dont on va le faire. Il y a aussi la question autour de la revalorisation des bourses he puisque comme vous le savez le gouvernement s'est engagé à indexer les bourses qui est un grand dispositivité sociale
les augmenter autant que les prix. C'estàd en fait ne faire en sorte qu'elle qu'elle ne baisse pas. Ce qui est une revendication qui date de de plusieurs enfin de plus de 15 ans hein. Donc c'est c'est un vrai pas simplement vous les maintenez au niveau des prix. Mais est-ce que vous pourriez les augmenter ? Mais alors c'est une discussion ces discussions on peut les avoir, on peut regarder comment on va comment on va faire. Donc voilà, la porte est ouverte. Il y a des sujets de négociation qui sont toujours ouverts aujourd'hui et aujourd'hui on a des discussions. J'ai encore reçu hier et avant-hier les organisations représentatives, les organisations syndicales. Donc on est vraiment dans un dialogue social qui est engagé d'ouverture tout en tenant compte
aussi pardon n'oublions pas une chose aussi bah les finances aujourd'hui du pays sont quand même extrêmement tendues. On est extrêmement observé sur les marchés financiers vous le savez. Et donc c'est aussi extrêmement important d'avoir une rigueur budgétaire qui correspond. Les marchés financiers, ils vont aussi regarder la stabilité de la France et le fait que le pays est quand même en ébullition sociale et euh en feu certains samedis. Bien sûr, mais c'est pour ça que je pense qu'il faut avoir à la fois une discussion, une discussion sociale, réussir à avancer sur un certain nombre de sujets tout en étant réaliste et puis aussi en étant réaliste sur le calendrier en expliquant bien qu'il y a des sujets qui sont des sujets qu'on peut faire tout de suite maintenant. Et
puis je rappelle quand même à tout le monde qu'il y a une présidentielle qui arrive dans 6 mois et donc qui quelque part aussi va permettre d'avoir un certain nombre de débats. Je veux dire, je je reprends par exemple la question de l'affectation dans le supérieur. Le débat fondamental derrière en fait qui est un peu l'éléphant dans la pièce hein, c'est de savoir en gros est-ce qu'on veut un système qui soit un système plus sélectif ou un système moins sélectif ? Dans le temps, dans le temps, moi quand j'ai passé le baccalauréat, on avait à peu près 40 % de Bacheliers, c'était la classe d'âge, c'était 40 % et il y avait un taux de succès au baccalauréat qui devait être de 60 %. On est passé sur le bac général à 96 % de succès. Donc il y a plus la sélection du baccalauréat. Est-ce qu'on
doit refaire quelque chose ? question là, je pense que ça doit être un débat de la Philippe Baptiste euh ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Vous allez nous dire justement comment vous voyez le le futur de parcours sup, en tout cas le dispositif qui va remplacer la plateforme. Vous allez nous le dire dans un instant, juste après l'info en une minute à à 9h mo avec Laura du lieu, le 830 France [musique] Audre Tison, Simon Lebaron. Toujours avec vous Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur. Vous promettez la fin de Parcours Sup. Alors, avant de remplacer cette plateforme, il y a d'abord l'étape de l'année prochaine à la rendre plus transparente. Concrètement, qu'est-ce que vous allez faire pour la rendre plus transparente ?
Alors, effectivement, comme vous l'avez dit, il y a deux étapes. Une première étape, c'est sans changer la loi parce que changer la loi, ça prend du temps. Faire un maximum de transformation qui permett d'assurer effectivement plus de transparence. C'est une revendication depuis longtemps de de de des lycéens en particulier autour des algorithmes que enfin ce qui est mal appelé mais qui est appelé ainsi les algorithmes locaux. C'est-à-dire aujourd'hui la plateforme elle-même est totalement transparente. Le code est disponible, tout le monde peut savoir comment ça fonctionne. Par contre après chaque jury en fait, chaque commission dans une université, dans une école, elle a ses propres règles de fonctionnement qui sont des règles de fonctionnement interne.
Et ça ça va être ça. Alors, il y a déjà les critères qui sont aujourd'hui explicités, c'est déjà le cas depuis quelques années. Mais au-delà simplement de ces critères un peu généraux, on va aller vraiment dans le détail parce que je crois que c'est une c'est une demande aujourd'hui. Et ces détails, ça veut dire qu'en gros les traitements automatisés, c'estàdire qu'en gros si par exemple à un moment donné, ils utilisent une feuille Excel pour pondérer des notes ou des choses comme ça, et ben c'est c'est ce détail là devra être quelque part explicité. Transparence totale. Les les universités, les tous les établissements d'enseignement supérieur vont publier quoi sur leur site internet. leur traitement tel logiciel, on s'est réuni à tant de personnes dans une salle pour
examiner les dossiers, les traitements automatisés, on proposera aussi alors là sur la base du volontariat aussi à des à des lycéens qui voudraient participer à tel ou tel jury en fait, bah aussi ce sera ce sera possiblement ouvert. Donc il y aura aussi enfin un vrai travail de transparence. À côté de ça, je pense qu'on essaiera aussi, enfin on essaiera on on on donnera la possibilité à des lycéens qui sont refusés dans une formation de saisir la formation pour comprendre pourquoi ils ont été refusés. Donc c'est aussi c'est un appel ou c'est juste une demande d'explication ? C'est une demande d'explication. Il a pas d'appel. Il y a pas de refusé. Je demande une chance. C'est pardon s'il y a pas d'appel. Enfin, vous voyez, c'est déjà c'est déjà une la procédure
d'affectation est [raclement de gorge] déjà assez complexe. Si on met en place une procédure d'appel, alors là, c'est pour comprendre le mot saisir. Saisir. Alors, ça c'est une étape intermédiaire que vous proposez dès dès cette année. Vous annoncez la fin de Parcours Sup, ça ne plaît pas à tout le monde he l'ancien ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer qui a mis en place parcours sup avec votre préd prédécesseur Frédéric Vidal vous accuse de l'acheter avec l'abandon de cette plateforme. On l'écoute, c'était ce mardi sur France démagogie à gauche, l'acheter à au centre et à droite. Oui, et surtout immense démagogie aux deux extrêmes. Alors, est-ce que vous avez cédé par facilité Philippe Baptiste ? Al bon, d'abord je enfin je vais je vais répondre à Jean-Michel Blanquer pour qui
j'ai d'abord la plus grande estime et la plus grande amitié aussi. Donc je le je le ferai avec beaucoup de plaisir. Euh là, il y a pas il y a pas de il y a pas de l'acheter. Il y a il faut je crois qu'il faut refonder et reposer le débat. Et c'est bien de ça dont on parle pour l'appchain plateforme. La plateforme c'est pas le sujet numérique, c'est pas le sujet du logiciel parcours sup qui est d'ailleurs enfin j'entendais hier au débat à l'Assemblée nationale le logiciel en tant que tel est pas tellement enfin c'est pas tellement ça le sujet. La question fondamentale c'est qu'il faut qu'on réponde à trois ou quatre questions de fond. Et quand je dis on c'est aussi la représentation nationale. D'ailleurs, j'ai pas eu les réponses hier. Est-ce qu'on est pour ou
est-ce qu'on est contre la sélection ? Première question. Non, attendez, laissez-moi laissez-moi poser les quatre question j'ai quatre questions à poser. Quatre questions à poser qui me semblent être structurantes. Est-ce qu'on est pour ou est-ce qu'on est contre la sélection ? Est-ce qu'on veut une assignation territoriale des jeunes ? C'està-dire dire en gros, vous avez fait vos études, votre lycée, votre baccalauréat dans telle ville, vous devez aller dans telle dans dans telle université. Moi, je suis résolument contre ça, mais je veux dire, c'est une question fondamentale. Est-ce que oui ou non on veut privilégier les boursiers ? Aujourd'hui, les boursiers sont privilégiés dans le parcours sup. Il y a des quotas. Donc moi, je suis résolument pour ça, mais est-ce qu'on veut garder
ça ? Est-ce qu'on est pour ou compte conserver une dimension forte de l'apprentissage ? Vous savez sur Parcours Supourd'hui, il y a 11000 formations en apprentissage, presque la moitié. Avant il y en avait zéro sur AP. Est-ce que est-ce qu'on veut faire ça ou pas ? Ces questionsl elles sont structurantes. C'est de ça dont on doit parler dans les prochaines semaines et après faire une loi et une fois qu'il y aura la loi, faire la plateforme. Mais vous dites en gros euh c'est c'est un bon système parcours sup. Les les présidents d'université disent "C'est un bouqu émissaire facile." Jean-Michel Blanquet, on l'a entendu parce que vous n'avez pas répondu à la à à la question. Il dit euh "E creux, il y a une lâchetée euh au il y compris au gouvernement. Euh
et il dit euh le taux d'échec en fin de première année d'études supérieures grâce à Parcours Supé en 8 ans de 60 à 50 % de 10 points. Oui. En première année de licence. Donc vous validez ça. Pourquoi supprimer un système qui fonctionne ? parce que je pense que il y a des questions aujourd'hui. Il y a une colère sociale autour du système et il y a aussi une incompréhension d'un certain nombre d'outils qui sont utilisés dans le système. On donc je veux dire, il faut répondre à cette à ces revendications et puis je pense qu'il faut aussi refonder le débat. C'està-dire que les questions de fond dont on doit parler c'est est-ce que oui ou non on veut la sélection ? Est-ce que oui ou non on veut une assignation sociale des Bacheliers et cetera. Ces questions sont des questions
de fond, des questions qui sont pas des questions de plateforme qui sont des questions éminemment politiques. Vous nous dites quand même qu'ils sont passés par une loi. Ah bah c'est indispensable aujourd'hui dans la loi. Vous avez la moindre illusion de faire passer une loi là-dessus d'ici la fin de ce quinquena. Moi, je pense que c'est pas complètement impossible. Peut-être, je sais pas si on arrivera complètement au bout. Je veux dire, enfin, je connais à la fois le calendrier et les tensions, mais en tout cas qu'il y a des propositions et qu' soient des des propositions qui soient déposées et discutées, je pense que c'est possible. Et puis moi, j'appelle aussi les candidats à la présidentielle. On est dans un temps où les programmes se construisent. Et bien, j'attends avec
impatience des positionnements clairs. Et je parle pas des positionnements démagogiques du RN ou de LFI que j'ai entendu hier. Je veux dire, enfin, c'est dire des propositions qui sont construites parce que dire on va cré c'est quoi les propositions démagogiques ? Ben, créer 2500 places dans l'enseignement à l'université demain. Est-ce que l'avenir de tous les jeunes doit passer nécessairement par une licence ? C'est pas ce que demandent justement les organisations ligners étudiants. 2500 places et vous en avez proposé 15000. Mais on a le droit de se poser la question, est-ce que l'avenir de chaque bâchelier, de chaque lycéen, il doit passer par une licence et un master ? Je suis pas sûr. Moi, je crois que il y a des places, il y a des formations en apprentissage, il y a des
formations dans d'autres types de formation différ Mais aujourd'hui, monsieur, je vous renvoie un rapport de l'OCDE qui est sorti il y a quelques semaines et qui classe les différents pays de l'OCDE en fonction de leur sélection. Et vous savez où est positionné la France ? Dites-nous. C'est la dernière. Donc nous sommes le pays le moins sélectif de l'ensemble des pays de l'OCDE. Moi je veux bien qu'on soit encore moins sélectif que que ça, mais enfin je veux dire ça commence ça commence à être compliqué. Mais la sélection notre sélection en fait elle existe et vous savez où elle est la sélection ? Elle est en première année de licence. C'est une boucherie et ce système là, il est hypocrisie avait permis de faire baisser le 10 points et on est arrivé à
50 % c'est-à-dire que aujourd'hui on en a presque un sur deux qui réussit pas en première année. Donc en fait le remplaçant de parcours supait une plateforme encore plus dure pour les pas du tout. Je pense que il faut la discuter. C'est une probablement où il y a plus d'orientation, plus de discussion. C'est pas du tout ce que je dis. Je dis pas du tout qu'il faut faire qu'il faut faire ça. Je vous dis simplement en gros il faut poser les questions. C'est des questions qui sont politiques. Il faut trancher les questions politiques simpement. Philippe Baptiste. Juste Audry vous a posé la question et a pointé le l'état de l'assemblée aujourd'hui. Vous avez 6 mois, vous dites il faut discuter. Vous n'avez pas aujourd'hui de d'idée précise de ce à quoi doit ressembler la prochaine
plateforme qui remplacera Parcours Sup. En gros, si je comprends bien, il y a une chance négligeable que vous ayez promis aux étudiants le remplacement de parcours sup et vous que vous quittiez le pouvoir sans l'avoir fait. Mais attendez, le ce que ce que nous avons dit aujourd'hui, c'est une prochaine plateforme pour la campagne 2028. Donc vous laisserez ça 2028 mais pas du tout. Je pense que le travail peut être très largement avancé et c'est bien ce à quoi on s'engage aujourd'hui. Je dans un calendrier où on a effectivement quelques mois devant nous. Donc c'est effectivement un calendrier qui est un calendrier tendu. On a besoin évidemment d'avoir aussi l'avis de la représentation nationale et c'est pour ça que c'était très important d'avoir ce débat hier autour du 50-1 qui
a été discuté à l'Assemblée pour la construction de la suite. Mais enfin se dire que s'imaginer que c'est enfin que on va finir la construction de la plateforme dans les 6 mois qui viennent pour la session de 2028. Voilà donc ce sera le prochain gouvernement qui le fera prochain gouvernement la loi vous voulez la mettre au vote avant mars la fin de cette saison il faut commencer à discuter maintenant pour voir ce qu'on peut faire et si effectivement il y a possibilité de passer au moins dans l'une des deux assemblées avant la fin de la prochaine session d'accord on a compris ce que vous vouliez dire sur les places complexité la complexité pardon de de cette assemblée nationale elle va elle est aussi présente pour l'adoption de ce budget he ce sont les débats actuel
les promesses que vous avez faite il y a quelques jours aux lycéens et aux étudiants, elles doivent pour la plupart être transcrites bien sûr budget. Cette assemblée n'est pas très favorable à ce gouvernement. Elle va sans doute refuser le budget que vous proposez, sans doute refuser vos amendements. Là aussi, question, vous avez fait des promesses que vous n'êtes pas sûr de pouvoir tenir en fait. Non, non, non, pas du tout. Je pense que d'abord enfin d'abord il y a le budget qui va vivre sa vie. au Parlement, il y aura des amendements du gouvernement qui vont être proposés pour financer les mesures additionnelles qui ont été proposées là, tant pour le ministère de l'éducation nationale que pour le ministère de l'enseignement supérieur. Donc de l'argent en plus qui va financer
toutes les mesures qui ont été proposées, ça c'est sûr et certain. Après, il y aura la discussion du budget. Moi je pense que il peut y avoir une voie de passage. Enfin, je je l'espère, je le souhaite. Et sinon, il y a des outils qui sont des outils constitutionnels. Le 493 par exemple qui est aussi qui est l'une des pistes et qui permettra évidemment d'intégrer pas exclu de passer le budget en 493. Mais je pense que aujourd'hui tout le monde sait que c'est l'une des options parmi d'autres et mais je veux dire ce qu'on privilégie aujourd'hui c'est le débat parlementaire. Il faut aller au bout du débat parlementaire parce que ce débat il est important, il est fondamental et puis après voilà. [grognement] Mais donc c'est toutes ces promesses seront financées au travers du prochain budget.
L'association France Université qui regroupe les les présidents d'université, vous connaissez bien, dénonce un sous-financement chronique des universités. Il le rappelle aujourd'hui, mais le fait depuis des mois, des années. En résumé, les fac embaucher suffisamment d'enseignants chercheurs. Donc, il y a pas que le problème des places, il y a le problème simplement des professeurs devant les élèves. Ils ne peuvent pas non plus payer leurs enseignants à la hauteur de leurs compétences. Euh pourquoi il y a pas de proposition là-dessus ? Alors euh quand on crée des places et quand je vous dis qu'on crée des places 15000 places, ça veut dire qu'évidemment on on a les budgets correspondants qui seront transférés aux universités pour embaucher aussi et y compris des enseignants chur des places
essentiellement TSUT. Là on vous parle de général. Oui mais ça tombe bien parce qu'en fait les IUT sont de l'université. [musique] Vous savez les universités c'est pas que les licences c'est aussi les IUT. Donc euh bien sûr évidemment donc évidemment il y a ça d'une part et puis d'autre part euh s'agissant euh du financement et de la revalorisation des [musique] salaires des enseignants chercheurs et des chercheurs, je voudrais souligner qu'il y a eu une loi qui s'appelle la loi de programmation de la recherche. On n'est pas allé complètement au bout, elle a été mise un petit peu en standby contenu des contraintes budgétaires, mais il y a eu de très gros efforts de revalorisation qui ont été faits. Est-ce que c'est suffisant ? La réponse est non, mais on
parle quand même en moyenne de [musique] 7 à 8000 € de plus par an hein pour les enseignants chercheurs et les chercheurs qui sont arrivés et qui existent vraiment. Vous pouvez pas faire. Donc il y a eu des efforts et il faut aller plus loin, j'en suis profondément persuadé et c'est a priori pas vous qui le ferez. Merci euh Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Philippe Baptiste