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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 18 février 2026 214 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesNumérique

[DIRECT] Audiovisuel public : audition des représentants de la société Together Média

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 49 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00RelanceRéponse partielle

    Comment a-t-on pu en arriver à un non-respect du pluralisme politique sur France 5 ? Confirmez-vous les lettres fermes de l'ARCOM ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous que votre société, créée en 2015, ait accédé dès ses débuts à des productions majeures comme C dans l'air ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi France Télévision a-t-il intégré Together Media comme coproducteur de C dans l'air alors que l'émission fonctionnait déjà bien ?

  • 50:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi l'attribution de C politique à Together Media, alors que votre société venait d'être créée ?

  • 1:00:00FerméeRéponse directe

    Avez-vous participé à la sélection de Together Media pour la production de C politique ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez participé directement ou indirectement à la sélection de Together Media pour la production de ces programmes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « En 2020, vous quittez vos fonctions. En 2021, quelques mois plus tard, vous rejoignez la société Togermeda, média, productrice de plusieurs émissions dont la mise à l'antenne où la reconduction contractuelle avait été validée sous votre direction. »
  • 8:00Fait
    « France Télévision décide de négocier avec vous. Vous vous faites licencier, vous êtes une salariée, vous avez une négociation transactionnelle avec un employeur, c'est la responsabilité de votre employeur. »
  • 10:00Fait
    « C'est la responsabilité de France Télévision dans ces négociations contractuelles de ne pas vous imposer des clauses de non concurrence non situation de débauchage. »
  • 12:00Chiffre
    « On lance à l'époque parce que les modalités ont changé mais à l'époque on lance des mandats de négociation sur lequel il y a pas moins de 10 personnes qui figurent. »
  • 16:00Fait
    « Je tiens tout de suite à le dire et euh il y a une il y a une différence entre enfin on s'est fait vous faites préférence au papier de de d'arrêt sur image. On s'est fait taxer de censure alors qu'on a quand même le droit de refuser un projet. »
  • 18:00Chiffre
    « Les invités politiques, non, on a je crois que mais Benjamin la scène vous pourra vous en parler mais on doit avoir sur 10 invités, on doit avoir au moins un invité politique. »
  • 3:00Fait
    « Elle est de gauche, elle ne s'en cache pas. »
  • 8:00Fait
    « On a fait ce débat dans une forme de contradictoire. »
  • 13:00Fait
    « Elle participait au Jeudi communiste de la révolution permanente. »
  • 55:00Fait
    « Le service public est l'un des deux plus gros contributeurs du cinéma en France. »
  • 0:30Fait
    « il y a le contrôle et on le doit au français, il y a la transparence et on la doit au français et il y a aussi le fait de garantir la libre concurrence »
  • 1:30Fait
    « faire toute la transparence sur des contrats financés à 100 % par de l'argent public, ça n'aura pas un effet inflationniste »
  • 2:30Chiffre
    « les Français qui consomment ces programmes et ces émissions sont en droit de savoir pour 4 milliards d'euros qu'il payent chaque année sur l'audiovisuel public »
  • 3:30Chiffre
    « il s'agit de nuit au Majestique à Cann pour des suites à quasiment 1700 € à la nuit »
  • 4:30Chiffre
    « monsieur Levantim et monsieur Lacroix, vous avez remboursé votre part à hauteur, je crois, de 38000 € »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

avec lesquels France Télévision contracte. Il y a un peu d'éco dans le micro mais c'est ainsi. Nous accueillons donc trois trois invités cet après-midi.

D'abord vous Renault Levank Kim, vous êtes le président de Together Media. On vous connaît également comme réalisateur, producteur pour la télévision. Même si vous avez poursuivi à un moment des études de médecine et de biologie que vous avez arrêté, c'est l'image qui vous a toujours passionné. passé par l'école Louis Lumière, vous devenez assistant opérateur sur des longs métrages avant de prendre la caméra pour devenir caméraman en reportage, journaliste reporteur d'images comme on dit aujourd'hui.

Puis vous partez pour l'Australie où vous réalisez des reportages notamment musicaux que vous proposez en France et qui sont parfois achetés. Cette activité vous permettant de rencontrer notamment Antoine de Cône et d'approcher plus directement le milieu de la télévision. Après avoir rencontré la directrice des divertissements TF1 Dominique Cantien, vous commencez là-bas votre activité de réalisateur qui vous conduira à réaliser des événements et des émissions aussi connues que le grand journal Sacrée soirée, l'ouverture et la clôture du festival de Cann la cérémonie des Césars.

Vous quittez Canal Plus en 2016 notamment pour désaccord avec Maxime Saada sur la manière dont le grand journal allait se poursuivre et en 2016 vous lancez l'aventure de Brut médias de reportage vous diffusez des vidéos qui sont autant de conversation pour susciter le débat qui mettent les sujets en perspective le succès est important on pourrait dire même immense puisqu'on estime à 25 millions d'utilisateurs quotidiens qui regardent des vidéos de brut vous continuez de travailler dans les secteurs de la réalisation et de la production et vous êtes, je l'ai dit, le président de Together Media. Madame Nathalie Darry Grand, je vous souhaite la bienvenue dans cette commission d'enquaise. Vous êtes directrice générale en charge des contenus.

Vous avez commencé votre carrière de journaliste sur France 3 avant d'être éditrice de programme pendant plus de 6 ans. Entre 2001 et 2005, vous avez été responsable des magazines sur France 5 avant d'avoir été successivement directrice adjointe des programmes de France 3 puis directrice des magazines sociétés de France Télévision. En janvier 2010, vous êtes directrice de l'unité magazine de France 2 avant d'être nommé directrice exécutive de France 5 au 1er janvier 2016.

Vous quittez France Télévision en février 2020 avant d'être nommée directrice générale de Together Media en charge des contenus en au mois de septembre 2021. Enfin, nous accueillons monsieur Benjamin Houassen. Vous avez commencé votre carrière comme rédacteur en chef sur BFM TV.

Vous êtes resté un peu plus de 4 ans avant de rejoindre où vous travaillez quelques mois au cours de l'année 2019. Depuis le mois d'août 2019, vous êtes producteur éditorial sur Together Media. Together Media.

Je vous remercie d'être parmi nous pour cette audition importante. Je l'ai dit, vous êtes une société de production qui contractualise qui contracte beaucoup avec France Télévision. Vous produisez notamment les émissions C politique sur France 5, c'est ce soir sur la même chaîne le 28 minutes sur et l'émission regard. autant de rendez-vous importants qui traitent du débat d'idées, des émissions politiques et on aura l'occasion d'y revenir.

Un point peut-être de méthode sur cette audition. Je vais vous laisser la parole pour une un propoliminaire de 10 minutes. J'aurai deux questions très rapides puis je laisserai la parole au rapporteur pour 45 minutes.

Je donnerai ensuite la parole aux collègues et puis le rapporteur pourra ensuite compléter ses premières questions. Voilà comment je vous propose de procéder. Mais avant de vous donner la parole pour 10 minutes, comme vous le savez, je vais vous demander de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclaration.

Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prédécesserement de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun et chacune à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure. J je le jure, je le jure.

Merci et je vous cède la parole pour un proposiminaire de 10 minutes. Merci beaucoup monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés. Euh merci de me donner l'occasion de vous raconter en 10 minutes ce qu'est la société TUR Méia.

C'est important pour nos équipes et pour moi-même d'être présent aujourd'hui évidemment pour vous rendre compte de notre contribution au service public de l'audiovisuel. Vous nous offrez ainsi l'occasion de présenter au plus grand nombre le sens de notre travail avec France Télévision, notre modèle de production, le contenu des programmes que nous produisons et comment ils sont contrôlés, ces objectifs notamment civiques et culturels, le coût que cela représente et son utilisation et bien entendu nos résultats. Je pense que la première chose que nous vous devons, c'est de présenter une autre société Toger Media. me concernant, je n'ai pas tellement l'habitude de parler de moi et pour être fran j'aime pas cela, mais j'ai vu et lu une partie de ce qui a été dit lors de ces auditions et une fois pas coutume, je vais vous parler de moi.

J'ai en effet 67 ans, vous l'avez rappelé, j'ai une carrière de 45 ans. Je suis devenu un professionnel de l'audiovisuel et de la télévision en exerçant tous les métiers ou presque. J'ai été successivement projectionniste au cinéma, assistant opérateur au cinéma, caméraman à la télévision, journaliste, reporteur d'images, monteur, chef opérateur, réalisateur puis producteur.

Caméraman dans les années 80, j'ai commencé avec le service public sur antenne 2 puis avec l'autre chaîne publique de l'époque TF1. Quand TF1 a été privatisé, je suis devenu réalisateur au studio Début de Chaumon et au studio Cognac. C'est là que j'ai appris à réaliser à produire, vous l'avez rappelé, des programmes populaires destinés au plus grand nombre avec les directrices des contenus de l'époque Dominique Cancien et Pascal Brenot à TF1, Marie-Fance Bruyer à antenne 2, Sabine Mignot à FR3.

J'ai réalisé effectivement des programmes populaires de divertissement, des débats, des événements spéciaux, les restos du cœur, les débuts de la fête de la musique, les cérémonies d'ouverture et de clôture de la coupe du monde 98 ou encore la panthéonisation d'André Malot en 96. Mais en 93, Étienne Moujotte alors vice-présidente de TF1 me propose de créer avec son équipe la première chaîne d'information en continu LCI. Nous avons lancé LCI le 4 juin 1994.

Au début des années 2000, j'ai continué à trahier avec la direction de la formation de TF1. Mais pour ce qui concernait la culture et le divertissement, je suis allé chez Canal Plus avec Ain de Greff puis Michel Deis. Et là, Pierre l'escur m'a demandé de bâtir avec son équipe la deuxième chaîne d'information française en continu Itél rebaptisé aujourd'hui Cs.

Nous avons lancé Itlé le 4 novembre 1999. Puis lorsque Rodol Bemer a été nommé directeur de Canal Plus, j'ai créé en 2004 le Grand Journal présenté par Michel Deniz, une émission qui traitait de l'actualité politique, sociétale et culturelle que j'ai produite pendant 10 ans. En 2012, vous l'avez rappelé, monsieur le président, j'ai en 2015, pardon, avec un après un un désaccord éditorial avec la chaîne, j'ai cessé ma collaboration avec Canal Plus, mais en 2012, j'avais remporté l'appel d'offre lancé par une autre chaîne publique, pour la création de son access time.

L'émission est encore à l'antenne aujourd'hui, elle s'appelle 28 minutes. Et pour information, elle est toujours produite par le groupe Canal par le groupe Canal Plus, enfin par une pardon, par une filiale de production qui s'appelle km, mais je ne la produis plus. Avec mon équipe, nous avons réfléchi ensuite à une nouvelle émission de société débat et nous avons répondu à un appel à projet de France Télévision pour l'émission C politique que nous avons gagné.

C'est ainsi qu'après 20 ans de collaboration avec TF1, après 15 ans de collaboration avec Canal Plus, a débuté une nouvelle collaboration de 10 ans aujourd'hui avec le service public de l'audiovisuel. Dans le même temps, j'ai voulu me tourner vers les nouvelles générations et j'ai cocréé en 2016 le média brut. destiné à la publication de vidéos en ligne pour les réseaux sociaux qui a toujours eu comme règle éditoriale la valorisation d'action positive, une cartographie de la société racontée par ceux qui la vivent et une adaptation des formats aux nouveaux usages.

Brut a connu un succès immédiat et c'est une belle aventure qui continue aujourd'hui dans de nouvelles mains. Depuis 40 ans, je suis un entrepreneur indépendant, un artisan. Ma société pour mémoire together n'appartient à aucun grand groupe média.

Nous sommes un producteur indépendant. J'ai créé des emplois dans de nombreux CDI et j'ai travaillé avec des intermittents du spectacle, des journalistes et des techniciens. Je suis depuis 40 ans comme entrepreneur dans la réalité économique, la loi du marché, les contraintes de la vie réelle, les attentes changeantes du public, les obligations de résultats que les chaînes de division attendent de nous et l' vie de mes collaborateurs.

Je suis très fier d'avoir contribué à créer en 40 ans des centaines d'emplois et fait de travailler tant de personnes à travers les sociétés de production. Avant de vous exposer le travail de Together et de notre partenariat avec France Télévision, il me paraît utile de rappeler pourquoi il existe des sociétés de production audiovisuelle indépendante comme Together, en quoi elles sont un acteur indispensable du paysage et pourquoi les chaînes de télévision font parfois appel à ces sociétés extérieures. De leur vitalité, de leur diversité dépendent largement la viabilité économique du système ainsi que la qualité et pluralisme de l'offre de programme.

Depuis 40 ans, les pouvoirs publics l'ont bien compris et ont d'ailleurs développé une politique cohérente en la matière dans la continuité au-delà des alternances politiques, instituant une claire séparation entre les métiers de producteur et les métiers d'éditeur. L'appel à la production indépendante figure d'ailleurs dans le cahier des charges de France Télévision. Le recours aux sociétés de production extérieure ne fragilise donc pas l'emploi des salariés du service public.

Au contraire, il le renforce en contribuant fortement à la créativité du navire amiral et nous pensons que nous sommes un plus pour le service public. Je le rappelle, Toger n'est pas l'unique producteur de ces émissions. C'est une particularité, mais coproducteur avec France Télévision et à ce titre en collaboration évidemment permanente avec leurs équipes.

Par ailleurs, nous travaillons exclusivement avec la structure technique interne de production de France Télévision qu'on appelle la fabrique. Cette coopération contribue à maintenir une activité technique internalisée à France Télévision et une continuité de savoir-faire entre les équipes de la chaîne et les équipes de Toger. J'ajoute en tant que coproducteur que en tant que coproducteur France Télévision bénéficie de la copropriété de l'ensemble des droits de nos émissions, donc de la création d'un actif commun.

Sachant encore une fois que nos émissions sont copropriétés de la chaîne. Ce rappel fait, j'entre très rapidement dans le détail de cette collaboration mais vous l'avez dit tout à l'heure, Tzer est une société de production que je préside qui a d'abord produit des émissions phare du secteur privé comme la nouvelle Star pour M6 et qui travaille aujourd'hui majoritairement avec l'audiovisuel public dans un cadre contractuel, économique et éditorial strictement encadré. Pour information, nous ne figurons pas parmi les 15 premiers producteurs à la fois en terme de nombre d'heures ou en terme de chiffre d'affaires de France Télévision.

Comme je vous l'ai dit, nous sommes des artisans et des producteurs indépendants. La France compte et tant mieux quelquesuns des très grands champions européens et mondiaux dans de production mais Toger n'en fait pas partie. Nous sommes un producteur indépendant.

Nos principales activités éditoriales concern des émissions en société présenté par Émilie Tranenguyenne, ces politiques présenté par Thomas Nagarof, c'est ce soir présenté par Karim Risoui et Camille Diao ainsi que la quotidienne la nouvelle quotidienne de la chaîne de West-France on nouveau présentée par Claireanou. Nous produisons également des documentaires et des reportages pour ces émissions coupent aujourd'hui une place structurante dans l'offre éditoriale du service public. Elle constitue une des vitrines des chaînes et de la qualité des programmes de France Télévision et Fight figure parmi les émissions appréciées du public.

Si par ailleurs elles sont reconduites depuis 10 ans, c'est la raison de leur bons résultats d'audience et de leur inscription dans la stratégie éditoriale des chaînes et surtout elles répondent aux attentes des téléspectateurs. Mais la confiance n'empêche pas le contrôle. Tezer a fait l'objet en disant de se audit consécutifs à la demande de France Télévision.

Concernant nos émissions, comme cela est contractuellement prévu, ils s'inscrivent dans les procédures normales d'évaluation et de contrôle de la qualité des programmes et de la maîtrise des coûts. Depuis sa création, TG Media n'a pas distribué de dividende. Je serais très heureux de vous expliquer pourquoi, mais sachez que les résultats Together sont intégralement réinvestis dans l'activité, dans la production et dans la création d'emploi.

Notre activité représente aujourd'hui un volume significatif d'emploi avec 70 corps de métiers différents. Mesdames et messieurs, je vous viens de vous le dire, je suis réalisateur, producteur, chef d'entreprise. Je ne suis pas journaliste mais je viens maintenant quand même à un point central pour votre commission dont vous avez longtemps débattu, j'ai presque terminé, monsieur le président.

L'indépendance éditoriale et la neutralité de l'information. Nous ne sommes pas seuls. Les contenus éditoriaux sont élaborés par nos rédactions et font l'objet d'échange quotidien avec les unités de programme des chaînes dans un cadre contractuel, structuré et transparent.

Les journalistes, animateurs et présentateurs de nos omissions sont salariés de Together. Ils ne sont pas dirigeants de Together. Aucun d'entre eux n'est actionnaire de Together.

Aucun d'entre eux n'est salarié de France et division. Le sens que nous donnons à nos productions est fondamental. Par exemple, des films documentaires comme l'emprise numérique Cinq femmes contre le Big Five ont mis en lumière les enjeux majeurs de protection de l'enfance face aux usages addictifs des réseaux sociaux.

Ces œuvres ont nourri le débat public et accompagné des évolutions législatives récentes. Votre collègue Lor Miller qui avait cité la projection en avant-prè de ce documentaire s'est mobilisé et est devenu rapporteur de la commission d'enquête sur les effets néfastes et psychologiques de TikTok sur les mineurs. Pour terminer, je vous dirai que nos formats de débat et d'analyse visent à offrir au public des espaces de confrontation d'idées, de pluralisme et de rigueur factuelle avec comme idée directrice sur l'ensemble de nos émissions débattre pour ne pas se battre dans un contexte de monté de la violence dans le débat public et dans la société, de fragmentation de l'information, de polarisation du débat et de défiance croissante envers les médias dit traditionnels et donc de fragilisation de la démocratie.

C'est essentiel. Voilà le cœur de notre contribution au services public. Dernier point, monsieur le président, et j'en aurai terminé.

Permettez-moi d'évoquer d'ors et déjà un point particulier qui a fait l'objet depuis le début de de vos travaux de cette commission d'allégation totalement infondée. J'ai entendu qu' a été mis en cause ici même sur les plateaux de télévision, à la radio, sur les réseaux sociaux avant même que la commission ne démarre que notre directrice de des des des charges contre directrice, madame Nathalie d'argand. J'ai été choqué, elle aussi et avec elle, toutes nos équipes ont été choquées par les propos qui ont été tenus.

Comme je vous l'ai indiquer, j'ai gagné un appel d'offre en 2016 pour l'émission C politique lorsque madame Darig Grand était directrice de France 5. Si elle a rejoint Toger Media après qu'elle a été licenciée de France Télévision, c'est parce qu'elle était disponible sur le marché du travail, qu'elle est une immense professionnelle et qu'il n'y avait sans doute personne à mon sens qui connaisse mieux qu'elle les émissions de débat et de magazine de société. Il n'y a aucun conflit d'intérêt, aucun mélange des genres.

Le droit du travail, le droit des sociétés, de l'aud public ont été parfaitement respectés et la décision de revenir de retenir la nouvelle formule de l'émission C politique était collégiale. 10 personnes dont Nathalie Darrand, mais aussi le directeur général adjoint, la directrice des stratégies des programmes et enfin le directeur des productions et d'autres personnes ont participé à ce débat-là. Le contrat a été signé, je tiens à le rappeler, par la présidente de France Télévision.

Ceci étant dit, pour conclure son propos, monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, nous vous devons aussi, ce sera mon vraiment mon dernier point, des compte en terme de résultat. C'est fondamental pour nous vraiment c'est un chiffre. Je vous donnerai un seul chiffre, monsieur le président, global est très significatif.

En 10 ans, entre 2015 et 2025, les émissions que nous avons produites à Together pour France Télévision ont progressé en audience d'environ 1 demi million de téléspectateurs quand dans le même temps, du fait de la concurrence des plateformes numériques, l'audience globale de la télévision française a chuté de 5 millions d'expateurs. Je suis donc fier, nous sommes fiers de qui nous sommes, de ce que nous faisons pour l'au du public. Nous continuons ce travail avec force et passion dans un souci constant d'amélioration et comptessions-nous maintenant pour répondre à vos questions.

Merci beaucoup. Merci pour votre propos. liminaire.

J'aurai deux questions rapides et puis le rapporteur a beaucoup de questions puis il y a des collègues nombreux. Donc on va essayer de on va essayer d'être efficace à la fois dans la rapidité des questions et des réponses afin que tout le monde puisse vous interroger. Première question qui m'a paraît essentielle et alors c'est le principe des commissions d'enquête.

On examine les manquements, les dysfonctionnements et et c'est le rôle aussi de ces ces commissions. C'est c'est cet exercice qui le veut. Et donc aujourd'hui, on va insister sur des sujets qui nous apparaissent aux membres de cette commission rapporteur moi-même comme des dysfonctionnements, des manquement et je vais en pointer un.

Vous produisez des émissions C politique C soir qui sont diffusées sur France 5. L'ARCOM a adressé des lettres fermes, c'est-à-dire pour les Français qui nous regardent des rappels à l'ordre à France Télévision et plus particulièrement à France 5 dans le courant de l'année 2025 parce qu'elle considérait que sur France 5 et notamment dans les émissions que vous produisiez, il y avait une suurexposition de certains partis, une sous-exposition de certains partis et elle considérait que au regard du volume horaire consacré au magazine d'information de débat, il n'était pas normal que France 35 soit en incapacité d'équilibrer les temps de parole. Ces lettres fermes de l'ARCOM adressée à France Télévision ont conduit France Télévision au moment des élections municipales à suspendre depuis décembre dernier les invités politiques.

C'est un manquement que je considère grave à la mission de service public qui est confiée par l'État à France Télévision. Je le précise pour les Français qui nous écoutent. Les missions que l'État demande à France Tévision d'accomplir sont inscrites dans le cahier des charges.

Un cahier des charges qui est euh porté que j'allais dire qui est porté par un décret du Premier ministre. Et ce cahier des charges, je ne détaillerai pas ici, mais à son article 46 notamment à son article 14, il précise que France Télévision doit consacrer des émissions régulières et donner la parole, une expression directe, je cite, aux formations politiques qui sont représentées à l'Assemblée nationale ou au Parlement et au Sénat. La décision de France Télévision consécutive à des manquements de respect du pluralisme notamment dans l' émission que vous produisiez sont donc une remise en cause des missions de service public que l'État a confié à France Télévision.

Et donc ma première question, elle était un peu longue, j'en conviens, mais je pense qu'elle était importante. Comment a-on pu en arriver là ? Est-ce que vous nous confirmez ces lettres ferme de l'ARCOM ?

Est-ce que vous nous confirmez qu'il n'y a pas d'invité politique dans les émissions que vous produisiez ? Ce qui serait une remise en cause fondamentale à un moment où le débat démocratique doit être riche, nourri puisqu'on est en pleine élection municipale ? Nous confirmez-vous ces informations.

Monsieur le président euh monsieur le président France Télévision a a de nouveau autorisé la présence de politique sur les plateaux de France 5 depuis le 2 février. On a reçu un courrier qui nous permettait de le faire et de de pour donc de suivre les élections et les élections municipales et la vie politique. Vous avez des invités politiques depuis le 2 février dans vos émissions ?

Non, nous on n' pas eu de d'invités de politique depuis. D'accord. Parce que c'est pas les information que j'ai.

Moi, on m'a m'a m'a dit personnellement, il se trouve que je suis rapporteur d'une autre mission sur la natalité et il y a quelques jours, on m'a indiqué que on n'invitait plus de de politique dans les émissions de France 5. Et donc, est-ce que vous avez eu des juste une chose, pardon ? Non, il faut savoir que on a l'autorisation de nouveau de la chaîne de pouvoir inviter des invités politiques.

Mais il se trouve que les émissions que nous produisons ne sont pas des émissions politiques ou de débat politiqu sont des émissions de débat d'idées. Et donc pour mémoire, moins de 10 % des personnalités qui viennent sur le plateau sont issus du champ de de la société civile ou du champ universitaire et pas des politiques. Donc par construction, on a vu très très peu d'hommes ou de femmes politiques.

Néanmoins, nous avons de nouveau l'autorisation. et Benjamin, je crois que tu voulais Non, je vais rajouter quelque chose, c'estàd que en effet, il y a une mesure une mesure de précaution qui a été donnée euh qui était pas une obligation mais une mesure de précaution au début de au début en en janvier. Euh je rappelle ce que dit Renault en effet, not est-ce qu'on peut être précis par exion nous a dit décembre c'est décembre ou janvier ?

Moi j'ai eu l'information donc fin décembre début janvier. Je vous dis ça parce que en fait nous invin c'est décidé quand une chaîne de télévision décide de plus inviter de responsables politiques alors que c'est dans son cahier des charges. C'est une décision très importante.

On est en pleine élection municipale et queil y ait plus d'invités politiques sur France 5 dont c'est le rôle pardon. C'est le cahier des charges de France Télévision. Si on a une chaîne comme France 5, c'est notamment pour permettre le débat politique et l'expression directe de plus avoir d'invités politiques parce que vous dites que vous avez une autorisation de France télévision mais vous nous confirmez aussi que vous n'avez toujours pas une critique je constate n'êtes toujours pas invité à nouveau des politiques euh donc c'est quand même voilà une remise en cause.

Alors je vous laisse finir. Non juste pour pour nuancer ce propos c'estàd que mesure de précaution donc plus d'invités politiques en effet on s'est astreint à respecter cette consigne. Cependant, dans les reportages, les sujets et les sonores qu'on peut utiliser, on utilise des sonores de et des et des interview de d'hommes et de femmes politiques.

Le contexte était que en janvier 2020, il y avait déjà eu cette consigne s'agissant des municipales parce que le temps de parole, le calcul du temps de parole pour les municipales est beaucoup plus complexe et que en effet à cette époque la chaîne et donc elle a réitéré cette proposition vu la difficulté à faire la répartition des temps de parole. vous savez, vous connaissez mieux que moi la difficulté que représentent les temps de parole pour pour des campagnes municipales. Euh évidemment beaucoup de listes et donc c'était cette mesure de précaution.

Ceci étant dit, nous nous sommes une émission en effet qui invitons parfois des politiques. D'ailleurs, certains parmi vous sont déjà venus dans notre émission, mais ce n'est pas une émission politique au sens classique du terme. Ce n'est pas un débat politique, ce débat d'échange d'échange autour de de certains débats d'idées.

Mais voilà, j'espère que j'ai répondu à votre question et et que c'était merci. Juste 3 minutes que ensuite j'en a parlé au rapporteur. Est-ce que vous comment vous nous expliquez euh ce rappel à l'ordre ?

Pardon, cette lettre ferme pour être très précis mais pour les Français qui nous écoutent et qui ne connaissent pas forcément le système decom, on va dire qu'une lettre ferme, c'est un rappel à l'ordre. Comment vous nous expliquez le non respect du pluralisme politique ? Alors, je vais pas citer tous les partis.

Moi, on me dit les informations que j'ai une sous-exposition de partis comme Reconquête, Horizon, une surexposition LRPS. Euh je vais justement je vais vérifié sur ce sujet lorsque vous parlez de rappel à l'ordre. Euh il y a une mise en garde selon les information que j'ai à ma disposition sur nos émissions euh et sur je veux dire sur la chaîne France 5 parce que déjà premier point de méthode mais je pense que vous êtes vous connaissez très bien aussi c'est des comptes.

On ne compte pas le temps de parole par émission mais par chaîne. Après moi mes vérifications et après avoir mes dialogues avec les personnes à qui je parle chez France Télévision. Donc je pense à la personne en charge de la déontologie ou évidemment ceux qui sont mes référents au niveau des programmes.

Il a eu qu'un exemple et qu'un cas de déséquilibre de temps de parole. C'était donc en juin 2024 et j'imagine que vous vous en souvenez, c'était en période de dissolution. Donc pardon je vous interrompe parce que encore très précis.

Moi, je vous parle de lettre ferme de l'Arcom parce qu'il y a un non respect du pluralisme politique sur France 5 et vous me dites que Francevision ne vous a pas sollicité ou contacté pour vous faire part de ces lettres fermes. Moi, je vous parle en 2025 de l'être ferme qui a envoyé l'ARCOM en disant attention France Télévision sur France 5 le pluralisme politique est pas tout à fait représenté et je voulais savoir voilà comme et après je la parle raporteur. Hop là !

Ouais. Euh euh non non, nous quand on reçoit une continue de France télévision, on l'applique. Mais comme vous le savez, l'ARCOM ne ne juge pas de la de la de la du pluralisme à l'intérieur des émissions mais à l'intérieur de la chaîne.

Je suis désolé, il y a quelqu'un qui fait des travaux euh mais à l'intérieur de la chaîne et dans nous quand quand il nous appelle et qu' nous demande de respecter notre notre cahier des charges, c'est-à-dire le la capacité à tenir des temps de parole, on le fait. Il se trouve que ce que rappelait monsieur Laassen, c'est que dans nos émissions, on a eu du mal parfois au moment de la dissolution à euh obtenir euh l'accord d'invitation de l'exécutif. Euh donc c'était celui-là qui était le plus sous-représenté.

Et nous notre apport négatif, je dirais, à la à la au temps de parole, c'était plutôt là qu'il se logeait. Et comme nous sommes pas les seuls à France 5, je peux pas parler à la place de mes collègues et mes confrères. Et c'est exactement la même chose sur ce trimestre 2025.

Bon, on y reviendra parce que c'est je pense que c'est partie des questions du rapporteur, mais c'est pas un petit sujet parce que encore une fois si vous nous expliquez que des émissions comme c politique euh entre autres mais mais finalement ne permettent pas à France Télévision de remplir la mission qui lui est confiée à l'article 46, c'est-à-dire de permettre des émissions régulières consacrées à l'expression directe des formations politiques. Je sais pas très bien quelles émissions permettent de le faire. Alors en fait ces politiques n'est pas une émission politique au sens où je vous l'ai dit où elle où elle n'est pas là que pour inviter.

D'ailleurs avant que nous produisions cette émission que je prodission. Oui, mais ce que je veux dire c'est que c'est politique ce soir les nos émissions on je crois qu'on est à peu près à 37 % d'actualité politique au sens strict dans nos émissions à travers des reportages, à travers des invités qui ne sont pas sous des hommes des femmes politiques et en gros à travers 10 % d'invités qui sont vraiment des hommes et des femmes politiques. On aura l'occasion d'y d'y d'y revenir et je laisse la parole au rapporteur. 45 minutes.

Merci monsieur le président, merci madame. Merci messieurs pour votre participation cet après-midi. J'aimerais pour cette première question peut-être revenir monsieur Levantkim sur la jeunèse même de la création de votre société tout heer et aussi des conditions dans lesquelles elle a accédé à la commande publique notamment à celle de France Télévision et votre société Tazer Media a été créée en octobre 2015 et ce point n'est pas anodin car quelques semaines plus tôt en août 2015 madame Delphine Ernut prenait ses fonctions à la présidence de France Télévision autrement dit avant cette date tout n'existait dans le paysage de la production audiovisuelle, il ne s'agissait pas d'une société installée de longue date, ni d'un acteur historique de la production de flux ou de magazine d'information pour le service public.

Selon les documents qui m'ont été transmis, je constate qu'à peine créé votre structure Toger Media a accédé presque aussitôt à des productions significatives de France Télévision, en particulier sur France 5 avec des émissions majeures comme c dans l'air, mais aussi ces politiques et ces polémiques qui seront par la suite remplacé par en société et ses politiques. cette situation interroge d'autant plus que ces programmes ne sont pas des formats qu'on peut qualifier d'expérimentaux ou même d'originaux. On parle d'une émission quotidienne diffusée du lundi au samedi en première partie de soirée ainsi que de deux émissions hebdomadaires le dimanche soir.

On parle d'émissions installées donc qui occupent des cases stratégiques dans la grille et qui pour certaines étaient même historiquement produites par d'autres groupes qui disposent, on peut le dire, d'une ancienneté et aussi d'un savoir-faire reconnu. La première question, comment est-ce que vous expliquez que dès ces toutes premières années d'existence, votre société, une société aussi jeune qui n'avait fait aucune preuve pour l'instant et pu accéder à un tel volume de contrat de France Télévision. Quelle a été la raison qui a conduit Delphine Airnut et l'ensemble des quatre dirigeants de France Télévision dans un moment aussi précoce pour votre société à vous attribuer des contrats aussi importants ?

Merci beaucoup monsieur le rapporteur. Je vais tâcher de vous répondre. Je reprends le narratif de votre question.

Je vais avoir du mal parce qu'il y a beaucoup de travaux. Je suis désolé. On Je vous entends très très mal.

Oui, c'est pas très grave. Euh euh non mais euh je vous en prie euh je ne suis pas d'accord avec le avec le pardonnez-moi avec le On va essayer de les faire. Oui.

Je ne suis pas d'accord avec la définition de votre question. On ne peut pas dire, je vous l'ai dit, je me suis permis de rappeler un un un quelques quelques uns endroits de mon CV tout à l'heure dans mon propre liiminaire. Je n'étais pas un jeune producteur avec peu d'expérience.

J'avais me s je crois quand j'ai créé cette société de production 56 ans. J'avais 35 ans d'activité de production à mon service et je venais d'arrêter mon activité dans ma précédente société de production. une quand lorsque je me suis lorsque je suis parti quand lorsque j'ai arrêté de travailler avec le groupe Canal Plus.

Donc j'étais et je le dis vraiment avec beaucoup d'humilité et de simplicité, j'étais déjà un référent dans la production. Tout le monde me connaissait et je vais vous expliquer ce qui s'est passé quand je quand je sors de de Canal Plus et que je crée ma société de production. J'ai beaucoup d'appels de TF1, d'M6, d'Art, de France Télévision et de beaucoup d'autres chaînes qui me disent "Bah, tu es un grand producteur, tu viens de faire le grand journal, si tu as si tu as des projets à nous proposer, n'hésite pas à nous envoyer des dossiers." J'ai donc démarré non pas du tout avec France Télévision, vous oubliez toute une partie importante de l'activité que j'ai pu avoir quand j'ai quitté Canal Plus.

J'ai démarré, j'ai acheté les droits, je me permets de répondre parce que c'était inexact. J'ai acheté les droits d'un show américain qui s'appelle le SNL, le Saturday Night Live que j'ai produit en France présenté par Gadel Maly si vous avez envie. Il y a des des endroits qui diffusent encore sur YouTube.

Pour M6, dans la foulée de ce show, j'ai organisé un une émission de plusieurs heures au Champ de Mars pour la COPE avec la présence d'Algor pour parler de des problématiques environnementales et écologiques. Et ensuite, j'ai produit j'ai proposé M6 de reformat de remettre à l'antenne un format qu'ils avaient eu quelques années auparavant et que j'avais réalisé qui s'appelle la nouvelle star et j'ai produit la nouvelle star pendant une saison entière. Euh ensuite seul et ensuite je suis allé voir France Télévision et euh l'équipe pour vous dire les choses et pour vous dire que c'est comme si c'était la même maison de production puisque l'équipe qui était partie avec moi quand je dis l'équipe c'est des chargés de production, des directeurs de production, des producteurs et des journalistes qui étaient partis de mon équipe avec Canal quelques semaines auparavant m'avait rejoint et donc j'avais une équipe rédactionnelle compétente qui avait 20 ans d'expérience qui était avec moi.

Donc j'étais pas un nouveau venu comme vous me l'avez dit. C'était pas tout à fait ça. Et donc j'avais très envie de continuer à faire ce que j'avais commencé comme mouvement au grand journal, c'est d'amener le grand journal sur la société.

Vous savez, je suis obsédé des questions de société. Je trouve que c'est intéressant. Dans l'époque où on était, je l'ai développé à travers mes émissions sur France Télévision et à travers le média Brut.

Et donc c'est ça que j'ai proposé à France Télévision. Et j'avais une obsession, c'était de faire un magazine de société sans hommes et femmes politiques mais avec des représentants de la société civile, des intellectuels et des reportages avec des hommes et des femmes politiques, mais avec des plateaux où la parole serait donnée à d'autres personnes qui seront plutôt issu civile ou universitaire et c'est ça qu'on a proposé à France Télévision. Voilà.

Merci beaucoup monsieur le rapporteur. Merci. Merci monsieur le président.

Je voudrais désormais vous interroger sur l'évolution du montant des contrats que votre société a signé avec France Télévision depuis 2015, depuis la création d'ailleurs de votre société. On peut retracer d'ailleurs de façon précise la progression du volume de programme attribu à T Gazer Media depuis la fin des années 2010. En 2017, le montant des productions confiées par France Télévision à votre société s'établissait à 4,7 million d'euros.

Ça atteint 4,8 millions en 2018. 5,1 million en 2019, ça s'est stabilisé autour de 5 millions d'euros en 2020. Donc jusqu'ici, je pense qu'on on voit une progression mesurée relativement conforme à celle que pourrait connaître une société de de production en phase d'installation progressive dans le paysage audiovisuel public.

Mais à partir de 2021, la trajectoire change brutalement de dimension. Le montant des commandes publiques double quasiment en une seule année, passant d'environ 5 millions d'euros à 10,5 millions d'euros. Vous passez alors de la 43e place des sociétés de production à la 10e en même pas 5 ans.

Cette dynamique se poursuit en 2022 avec 14,1 million d'euros de commande, soit près du triple du niveau observé 4 ans plus tôt. En 2023, le niveau demeure très élevé avec près de 13,5 millions d'euros. Il s'établit autour de 12 millions d'euros en 2024.

Je pense que vous le voyez, il s'agit pas d'une croissance structurelle mais bien d'un véritable saut quantitatif concentré sur une période en plus extrêmement resserrée. Une telle accélération qu'on peut observer, ça appelle je pense à des explications précises. D'autant plus qu'elle intervient dans un secteur assez contraint où les volumes sont par définition limité, où toute progression significative d'un acteur se traduit aussi mécaniquement par une redistribution des des parts de marché entre l'ensemble des des producteurs.

Entre 2017 et 2023, donc le montant des commandes publiques attribuées par France Télévision à Touzer a presque tripléant de quelques millions d'euros à plus de 10 millions d'euros annuels. Est-ce que vous pouvez nous détailler les raisons objectives qui ont conduit France Télévision à vous accorder un tel volume de contrat en si peu de temps ? Tout à fait monsieur rapporteur, avec plaisir.

En fait, je vais il faut que je rappelle un petit peu le contexte de ce que sont des le budget des émissions à la télévision. Il y a plusieurs formats, plusieurs natures d'émission et il y a comme vous le savez, il y a des il y a des émissions qui sont des émissions hebdomadaires et puis il y a des émissions qui sont des émissions quotidiennes. Pour plein de raisons, pas seulement pour des raisons d'intérêt t individuel mais pour des raisons d'entreprise.

Les producteurs dont je suis euh cherchent à produire, à vendre et à fabriquer des émissions quotidiennes. Pour une raison simple d'abord, c'est que l'amortissement de vos équipes est plus intéressant puisqueen fait, ils sont amortis sur plus d'émissions à l'année que s'ils étaient amorti sur une émission hebdomadaire. Par ailleurs, j'attends que parce que vous allez dire que je vous ai pas répondu.

Pardon, non, je vous en prie. Pardon ? Non non, je je vous disais que pour répondre à votre question, euh le quand on fait une émission quotidienne ou plutôt quand on fait une émission hebdomadaire, faut bien vous imaginer que une fois qu'on a fait une saison d'émission hebdomadaire parle sur 10 mois, on a fait 40 émissions.

C'est ce qu'on fait en 2 mois avec une émission quotidienne. Évidemment que le chiffre d'affaires d'une quotidienne est donc même pas trois fois. quatre fois plus élevé parfois qu'une édomadaire 100 % faire de mathématiques à outrance, c'est une évidence.

Si je faisais une mensuelle, elle serait euh quatre fois moins élevée. Donc évidemment, moi quand je faisais par exemple quand je produisais le grand journal, avant de produire le grand journal, je produisais des événements. J'avais un chiffre d'affaires qui était assez bas dans ma maison de production.

Quand j'ai commencé à produire une quotidienne, mon chiffre d'affaire était multiplié par 8. Mes dépenses aussi, mes frais aussi. Quand j'ai vendu 28 minutes à je me j'ai j'avais une émission quotidienne que je coproduisais avec une société de production.

Bah j'ai multiplié mon chiffre d'affaires par beaucoup mais dépenses aussi. Donc il y a quelque chose qui est systémique monsieur le rapporteur, c'est que évidemment quand on produit une émission 40 fois dans l'année ou quand on produit une émission 200 fois dans l'année, celle qui fait 200 dans l'année coûte plus cher. Vous remarquerez d'ailleurs que il y a pas de proportion parce qu'on augmente quand même beaucoup moins le nombre d'émissions parce que les charges fixes de l'émission des émissions L s'amortissent.

Par contre, il y a des charges variables parce que un caméraman qui fait une émission, ça coûte une mission. Pour revenir sur la sur le la question dans la question, je le redis euh il y a pas de croissance structurelle dans une dans une dans dans à la télévision. C'est on travaille ou on ne travaille pas, on vend une émission, on vend pas.

Mon métier pendant 40 ans, ça été dire est-ce que j'ai une bonne idée ? Est-ce que j'arrive à la vendre ? Mais surtout la mesure de notre réussite, c'est pas la vente de l'émission.

Et je voudrais le dire de manière très solennelle parce que c'est le fondement de ma vie professionnelle. La mesure de la réussite, c'est la réussite de l'émission. Parce que voyez-vous, moi j'ai des des objectifs d'audience tous les ans.

Je le dis au passage, tous les ans, ces objectifs ont été revus à la hausse ou quasi ou ou presque tous les 2 ans. Enf en tout cas très souvent, ils ont été revus à la hausse. à chaque fois au bout de 2 3 ans, nous les avons atteints et les émissions ont été ça fait 10 ans, reconduites, ressignées par tout un collège de personnes qui décident au vu de l'adéquation de nos émissions et de son contenu à la stratégie de rial de la chaîne et au vu surtout des résultats.

Merci beaucoup. Merci monsieur le Merci monsieur le président. Je voudrais vous vous poser une question notamment.

Donc on a parlé des volumes que France Télévision vous a confié, vous expliqué que c'est par le fait d'un passage de de d'émission à un rythme hebdomadaire, un rythme de de quotidienne. Je je voudrais revenir sur une émission en particulier, c'est les l'émission C dans l'air où j'ai pu voir que France Télévision a décidé du jour au lendemain d'intégrer tous les médias comme producteur de cette émission. dans l'air qui est une émission phare de France 5 au côté de Maximal Production qui est une filiale de Mediawane.

Est-ce que vous pouvez peut-être revenir sur cette décision qui a été prise d'associer un coproducteur à une émission qui marchait déjà très bien, qui fonctionnait très bien, qui avait de très bons résultats, qui ne souffrait d'aucune contestation, surtout qu'elle était assurée par un producteur déjà établi depuis longtemps. Pourquoi du jour au lendemain alors que vous aviez créé votre société juste après l'arrivée de Delphine Arnut, on vous a imposé comme coproducteur de cette émission ? Vous avez raison, c'était une émission qui marchait vraiment très bien.

Je le dis ou je le dis devant Nathalie Darrand qui était directrice de France 5 qui a lancé ses dans l'air. Cette émission qui était présentée par Yve Calvi, produit par un très grand directeur de l'information qui s'appelle Jérôme Bet s'appelait et que je connais bien parce que je l'avais engagé quand j'ai lancé comme directeur de l'information. en mai 2002 en mai 2016, je crois que c'est ça, if Calv dont on n'imaginait pas que l'émission pouvait lui succéder s'il s' s'il disparaissait annonce son départ, c'est un élément important de France 5 à la surprise générale à la fin de la saison pour partir à LCI.

Dans la foulée, quelques jours plus tard, Jérôme Bellet, son producteur, son rédacteur en chef et le président de Maxima la maison de production qui produisait pour Franc 5 cette émission annonce son départ. et part avec l'ensemble quasiment la majorité de sa rédaction des producteurs, des rédacteurs en chef, des reporters et des programmateur. L'émission se retrouve décapitée.

Il y a deux particularités à ces émission. C'est un énorme succès. C'est un des fondements de ce qu'est France 5 aujourd'hui et ce qui éétait France 5 à l'époque.

C'est un asset important de la chaîne. Or, elle continue l'été. On doit être fin mai ou quelque part par là.

Et là à la stupeur générale, l'ensemble des équipes de France 5, de France Télévision, j'imagine sont très ennuyés parce qu'en fait ils ont un trou dans la chaîne et c'est le ce trou, c'est l'émission la plus importante. Ils peuvent pas faire l'été. Euh j'ai un coup de téléphone non pas de Maximal qui n'était pas propriété de Mediawan mais qui était propriété de la Garder à l'époque.

Donc Laagarder le groupe Laagarder était un groupe de production comme aujourd'hui vous pouvez voir Mediawan qui possédait cette société maximale. Le l'équipe de la Garnière m'appelle encore une fois on est à la même époque à laquelle je faisais référence tout à l'heure. Il y avait au mois de mai personne de disponible.

Vous imaginez que les rédacteurs en chef, les animateurs, tout le monde est en charge. Il y a pas d'équipe pour faire la télévision. Je viens de partir du groupe Canal, en tout cas je viens de partir de ma je viens d'arrêter ma collaboration avec le groupe Canal pour être plus exact et je me retrouve avec une équipe complète sur le marché.

Franchement, je vous les assure que c'est la vérité. J'étais une opportunité pour beaucoup, non pas que je sois meilleur que d'autres, mais j'étais disponible. Euh l'équipe de la Garnière m'a appelé, ils m'ont proposé d'être coproducteur.

J'ai refusé la coproduction de ces enlaires pour votre information parce que je considérais que c'était pas un actif qui m'appartenait. J'avais rien fait pour faire cette émission pour pour faire le succès de cette émission. Donc j'ai refusé et donc j'ai accepté de les aider pendant 2 ans comme prestataire de service pour faire du conseil pour eux.

Et donc j'étais producteur coproducteur exécutif. Je n'avais pas de droit de format, pas de droit d'image, pas de droit de décision et j'étais le sous-traitant prestataire du groupe la garder pour cette émission. Et j'ai bien fait parce que l'émission s'est remise à fonctionner très rapidement et quand l'émission a été, je dirais hors d'eau, j'ai cessé mon activité parce que je n'étais plus utile.

Et j'en profite pour dire que à l'époque personne ne croyait qu'IF Calvie pourrait être remplacé par quelqu'un. la chaîne, pas moi, a décidé de mettre une jeune journaliste à l'antenne qui s'appelle Caroline Rou et elle a réussi instantanément à à installer l'émission à un très haut niveau. J'en profite pour dire que cette émission est un succès de nouveau et je suis fier d'avoir participé à l'élaboration de succès pendant 2 ans, mais c'est vraiment en tant que prestataire.

Voilà. Merci beaucoup. Merci monsieur le président.

Mais il n'y avait que vous vous pensez pour coproduire cette émission. Comment ? La question c'était comment ça vous a été attribué alors que votre société était très jeune et qu'il y avait probablement bien d'autres concurrents qui auraient pu aussi assurer cette continuité et bénéficier de ce contrat de France Tévision.

Je croyais vous avoir répondu mais je vous le redis ma société n'était pas jeune. C'est une vue de l'esprit. Pardon je les gens souviennent pas des noms de mes sociétés de production.

Ils me disent la société de Rena Levanquille. Mais je le dis vraiment avec aucune arrogance avec beaucoup d'humilité mais j'étais pas jeune du tout. J'aurais j'aurais bien aimé avoir et je serais ravi aujourd'hui de me prendre avec vous avec 20 ans de mois mais c'est pas le cas.

J'ai les ongles années de service dans la production dans la réalisation des émissions de télévision. J'étais un référent pour tout le monde. Je connaissais bien le groupe la garder et pour encore je vous le je vous le redis aujourd'hui si de aujourd'hui une chaîne de télévision disait je lance une quotidienne pas une spéciale pas un unitaire une émission quotidienne où du jour au lendemain dans la semaine il faut mettre à l'antenne quotidienne il y a personne qui peut le faire.

Il y avait que il y a que des gens qui sont bah en jacher de de travail et j'étais moi en jaer de travail. Merci pour votre réponse. C'était une émission qui a été produite jusqu'à présent par La Garder.

Vous l'avez rappelé. Euh vous vous pensez pas que Laagarder aurait pu continuer à produire cette émission. Il y avait pas d'autres talents chez la Garder qui aurait pu assumer d'ailleurs la continuité de cette émission.

C'est d'ailleurs tout l'objet un peu de la contestation sur l'attribution de ce marché à votre société qui venait d'être créé. He moi je je me réfère aux dates de création des sociétés. Pourquoi la Garder n'a pas continué à produire cette émission ?

Alors, d'abord, c'est un marché privé, hein, ça c'est ça c'est ça c'est euh ça a été une discussion entre deux prest deux producteurs privés. Euh je pense pas que c'était ma personnalité pour le coup et j'étais pas de la fausse humilité qui les a intéressé. Je pense que surtout ils avaient pas d'équipe aujourd'hui, il fallait il fallait pour dans l'air trouver 10 15 journalistes, un rédacteur en chef, une équipe complète, un produit d'orial.

Mais encore une fois, je n'ai pas coproduit cette émission. J'étais prestataire. Je leur ai fait du conseiller en production.

Je n'étais pas coproducteur délégué de cette émission. Merci pour votre réponse. Je j'en viens et ce sera la dernière question un peu sur l'attribution des émissions phare qui ont été faites par France Télévision aux prémisses un peu au début de l'installation de votre nouvelle société Tous les heures médiia qui moi m'a beaucoup interpellé c'est l'émission donc C politique.

Vous savez C politique c'est un magazine très important d'information hebdomadaire qui est diffusé les dimanches soirs en prime sur France 5. La production de cette émission vous a été confiée très peu de temps après la création de Together Media, alors même que vous ne disposiez pas encore d'une antériorité au titre de votre société significative dans la production de de magazine politique pour le service public. Est-ce que vous pourriez de de façon assez synthétique revenir sur la procédure d'attribution de ce magazine important du service public ?

Bien sûr euh j'avais une grande notérioté à à à France 2. Encore une fois, j'ai démarré Antenne 2 il y a 40 ans. Donc j'étais pas un inconnu à France 2.

Je vous le dis, je permets de vous le redire. Donc je connaissais, j'ai travaillé avec beaucoup d'autres euh euh équipes à France 2 dirigées par d'autres directeurs euh généraux, d'autres présidents ou d'autres présidentes. Enfin, je j'ai l'habitude de travailler euh je crois comme le premier direct que j'ai fait que j'ai fait en antenne 2 comme réalisateur, c'était un prim time.

Pour information, ces politiques étaient pas un prim time, céit un prime time. C'était on m'avait confié le 26 août 89 la la réalisation du bicentenaire des des droits de l'homme. Je crois que c'est un de mes plus gros directs à France à antenne 2.

Puis après, j'ai compté longuement avec eux. J'ai fait beaucoup d'émissions avec eux. Donc, je n'étais pas du tout une un inconnu ou un étranger pour eux.

Euh c'est simple, je j'ai une équipe, donc j'ai une nombre de journalistes qui n'ont pas voulu rester euh dans le groupe et dans le avec lequel je travaillais, c'est-à-dire Canal Plus. J'ai donc une équipe que je paye moi-même et j'ai pas de contrat, donc je dois vendre une émission. Euh on toutes les semaines, on fabrique l'émission sur le papier, on a un conducteur qu'on envoie absolument à tout le monde en à France 5 en leur disant "Bah écoutez, on a ça, ça vous intéresse, ça vous intéresse pas." J'apprends qu'il y a un appel à projet à France 5.

Je crois qu'on était 5 ou 6. J'ai beaucoup de collègues qui ont participé, pardon, on était six. On je crois qu' beaucoup de collègues qui ont participé à cet appel à projet.

Et dans l'appel à projet et il y avait monsieur le président ça rejoint votre question sur le temps de parole des politiques la la je dirais la la le claims la baseline pour prendre un un terme publicitaire. En tout cas le mantra du du de l'appel d'offre c'était nous voudrions faire une émission politique sans politique. C'était ça l'appel d'offre.

Pour info, ces politiques existaient et étaient préexistants à mon arrivée puisque c'était une émission d'interview justement qui était présentée par Caroline Rou qui recevait des personnalités hommes et femmes politiques et qui les intervie. J'ai j'ai donc répondu à cet appel d'offre. On était très prêt.

Je pense qu'on était très prêt parce que comme en regard de ce qu'on j'imagine des dossiers des autres producteurs, ça faisait 6 mois qu'on bossait pas. On avait le temps de on avait le temps de préparer de maturer notre projet. On a répondu à l'appel d'offre et j'ai gagné l'appel d'offre.

Mais vous savez comme j'ai gagné l'appel d'offre, monsieur le rapporteur, comme j'ai gagné l'appel d'offre de 28 minutes où il y avait plus de 50 producteurs, j'ai gagné l'appel d'offre il y a quelques mois de la chaîne du nouveau où il y avait je crois 60 producteurs. Parfois je perds, parfois je gagne, mais là je l'ai gagné. Monsieur le monsieur le Vim et je et j'ai beaucoup de questions.

On a beaucoup aussi de collègues qui sont là et qui qui devront avoir la parole et c'est bien normal. Je vais vraiment vous demander de de faire des réponses un peu plus synthétiques. Ma question était très simple.

Vous n'avez d'ailleurs pas répondu à la fin. Pourquoi vous pourquoi sur une émission aussi importante alors que votre société vient d'être créée, vous avez passé 2 minutes 30 ou 3 minutes à à parler de de d'autres choses et à la fin vous avez dit je me suis présenté pour cette appel d'offre, j'ai gagné cet appel d'offre. Mais pourquoi vous l'avez gagné ?

Attendez, attendez, si je peux me permettre la question à France Télévision. Non, mais je vais quand même répondre quand même répondre parce que non, non, mais parce qu'il y a, je pardonnez-moi si je suis long, monsieur le rapporteur, mais il y a souvent une question dans la question. Euh euh je me permets, je vais je très court.

Alors vraiment je je j'imagine, il faudra demander. Allez, j'imagine que je l'ai gagné parce que mon dossier était le meilleur. Je pense que mon dossier était meilleur.

Merci. Une réponse claire. Merci monsieur le le président.

Madame Darry Grand, euh je souhaiterais donc aborder cette attribution notamment de de cette émission sous l'angle notamment des responsabilité décisionnelles qui étaient les vôtres au moment euh de de cette attribution. Vous avez derrière vous une longue carrière chez France Télévision, on peut le dire. Vous êtes entré, si je ne me trompe pas, en janvier 1988.

Vous avez quitté France Tévision, effectivement, monsieur le président l'a rappelé, en en janvier 2020. Entre-temps, vous êtes devenu directrice de France 5 en 2016, directrice des programmes de France Télévision en 2019. Lorsque vous étiez directrice de France 5, vous étiez en charge de la ligne éditoriale de la chaîne, de la structuration de la grille de programme ainsi que de la validation de producteurs associés aux différentes émissions.

Je remarque aussi que votre prise de fonction comme directrice de France 5 en 2016 est concomitante avec le moment où Toger Media récupère la production de de ces politiques. la rentrée 2016, votre position hiérarchique, on peut le dire, vous placez nécessairement au cœur du processus de décision pour attribuer ce magazine important de France Télévision. Vous conviendrez qu'après votre départ de France Télévision, vous avez rejoint la société Toger Media dont le chiffre d'affaires avec France Tévision avait été multiplié par 2,5 depuis 2017.

Donc cet enchaînement assez logique entraîne, vous le supposez plusieurs interrogations. Déjà, j'ai quelques questions assez courte, mais première question, est-ce que oui ou non vous avez participé à la sélection de Tazer Media pour la production de ces politiques ? J'avais demandé si c'était possible de faire un petit propre liminaire aussi pour pour faire partager mon parcours parce que j'ai été quand même nommément cité je crois par monsieur le rapporteur bien avant même que cette commission ne démarre.

Si c'est possible est-ce que je peux le faire ? Je alors peut-être je vais juste parce qu'on va aborder un sujet important et d'ailleurs qui vous concerne pas simplement Darig Grand si le rapporteur me le permet. Je veux juste poser le cas de ce débat et ensuite qu'il y a des réponses très précises sur sur ce sujet-là.

Peut-être dire à celles et ceux qui nous écoutent qu'un des sujets sur lequon traite avec monsieur le rapporteur, les membres de la commission d'enquête, c'est ce que certains appelleraient dans un autre cadre le pantouflage. Le pantouflage, il concerne les responsables politiques, il concerne les haut fonctionnaires. Et on peut considérer que même si les salariés du service public sont des salariés du droit privé, à partir du moment où il s'est investi d'une mission de service public, ils peuvent entrer dans cette catégorie de salariés pour lesquels on regarde les mouvements entre la fonction publique.

En l'occurrence, c'est un service public et c'est une entreprise privée, mais c'est ça reste un service public et ensuite des entreprises privées. Ça nous intéresse beaucoup avec monsieur le rapporteur. Je pose le cadre parce que vous n'êtes pas la seule la et je veux être juste très clair et si me permet la loi l'autorise.

Il faut être très clair. Mais mais non mais je vais je vais aller au bout et puis ensuite on va reprendre très rapidement les échanges et on a le temps. La loi l'autorise mais euh complément d'enquête a consacré un reportage au pantouflage en 2021 cache investigation en 2025 en se posant la question de si des salariés qui sont investis d'une mission de service public en l'occurrence c'était des élus et des haut fonctionnaires. pouvait poser questions quand ils allaient ensuite travailler dans les entre souhaite mieux appréhender avec le rapporteur, c'est effectivement des salariés comme vous, vous êtes pas la seule et vousz encore une fois la loi est de votre côté mais qui quittent un service public pour rejoindre une entreprise privée avec des questions d'indemnité des sentiments.

Je pose le cadre, c'est pas moi le rapporteur, donc le rapporteur aura plein de questions sur ce sujet. Ça permet d'expliquer que c'est un système à mon avis sur lequel il faut quand même qu'on réfléchisse, qu'on se pose des questions parce que vous n'êtes pas une élue. Les salariés le public ne sont pas des élus.

Ils ne sont pas non plus des haut fonctionnaires, mais ils sont quand même des salariés qui participent d'un service public et qui donc d'une certaine manière ont aussi des engagements. Si monsieur le rapporteur, on peut peut-être vous laisser. Bah ma question était vraiment très simple et je je pense que j'ai décrit de façon factuelle et vous me répondrez si jamais j'ai commis une erreur sur votre entrée chez France Vision. votre responsabilité dans l'attribution de programmes euh qui ont été attribués à tous Gazer Média alors que la société venait à peine de de secret votre départ de France Télévision, vous avez rejoint tout Gazer Media.

Ma question était vraiment très simple. Est-ce que vous avez participé directement ou indirectement à la sélection de Toer Médiia pour la production de ces politiques ? Euh oui, j'étais pas j'étais à la tête de de France 5 bien sûr que j'ai participé euh au lancement de ce ce magazine, à sa consultation, à même la définition de sa ligne éditoriale et à la mise en place de la consultation.

Alors, comment ça se passe ? vous a déjà expliqué les règles mais je je crois mais je vais le le refaire si vous voulez bien. Une fois que la la consultation est faite et tout à l'heure vous posiez la question de savoir comment on choisit là pourquoi on a choisi en fait la proposition de Together parce qu'en fait elle répondait au mieux au plus près au cadre éditorial qu'on avait fixé tout simplement.

Et ça c'est une décision qui est le collégiale qui se fait aussi la direction des magazines avec la direction de l'antenne. C'est jamais une patronne toute seule qui décide. Encore moins quand il s'agit d'aller contractualiser.

On lance à l'époque parce que les modalités ont changé mais à l'époque on lance des mandats de négociation sur lequel il y a pas moins de 10 personnes qui figurent. les des responsables de l'antenne, des responsables de la production, de la finance, le directeur général à l'époque, la directrice des programmes et de la stratégie à l'époque et la présidente. Ça ça permet aux gens qui négocient la production financière, hein, si l'éditorial a dit OK, de faire son travail, si ensuite l'antenne est d'accord, si ensuite la direction de la production est d'accord, alors ça va faire l'objet d'un contrat.

Ce contrat, il va être validé par le contrôleur d'État avant la signature de Delphine Ernaut. Je vous dis ça pour que on voit bien le le la méthode, la démarche et le j'allais dire la collégialité et le contrôle évidemment autour de ces magazines, autour de ces productions qui évidemment représentent une somme importante. Merci de votre franchise, monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président. Merci madame pour votre réponse pour pour en revenir peut-être sur votre situation entre France Télévision et et tous les médias qui nous a interpellé euh vous vous l'avez rappelé, je voudrais peut-être revenir sur les conditions dans lesquelles vous avez quitté France Télévision avant de rejoindre la société Toger Media. Comme on a pu le voir dans votre présentation, vous avez exercé donc les fonctions directrices de France 5, le directrices des programmes du groupe France Tévision, des responsabilités éminentes qui vous plaçait des d'ailleurs à l'époque au cœur des décisions éditoriales de France Lévision, notamment aussi au cœur du processus d'attribution de contrat de de production.

En 2020, vous quittez vos fonctions. En 2021, quelques mois plus tard, vous rejoignez la société Togermeda, média, productrice de plusieurs émissions dont la mise à l'antenne où la reconduction contractuelle avait été validée sous votre direction. Je crois qu'il y a ces politiques, il y a dans l'air, il y a la fabrique du mensonge.

Est-ce que vous pouvez nous dire à quelle date remonte vos toutes premières prises de contact ? et je rappelle que vous êtes sous serment mais vos toutes premières prises de contact avec la société Together Media pour une éventuelle un éventuel passage chez eux notamment comme directrice. Je vais vous expliquer ça très bien.

Je pars de France Télévision enfin sur un désaccord. Ce désaccord éditorial, il repose en fait sur Je sais pas si ça vous intéresse que je vous raconte ça, mais c'est parce que l'arrêt de France 4 qui a été demandé par la tutelle va euh impacter les chaînes avec un déploiement de dessins animés sur notamment France 5. C'est pour moi très difficile à accepter dans le sens où c'est déconstruire ce que j'avais construit avec les équipes de France 5.

Je vous dis ça pour qu'on comprenne bien le le le désaccord et une fois qu'on dit qu'on a un désaccord éditorial et bien on est licencié quand on est un cadre comme je l'ai été au comité exécutif de France Télévision. Je suis et ça va assez vite dans les dans les dates parce qu'on commence à à vraiment voir que ce désaccord existe en décembre en début février. En février, je ne suis plus à France Télévision.

Autant vous dire que je n'ai pas anticipé cette situation. Je me retrouve au chômage sans je suis sous serment, vous me le dites, sans point de chute, sans travail à la clé. Je suis donc dans une situation où bien entendu, je vous le dis, je pas très bon, j'ai 56 ans, c'est quand même une petit peu critique, on va dire, pour se lancer ou en tous les cas pour se refaire une activité.

Moi, j'ai envie de travailler. J'ai envie de continuer à travailler dans mon domaine d'expertise qui est celui de la télévision. Donc, je crée une société de conseil car c'est tout à fait possible et tout à fait légal. et je commence à travailler pour en conseil pour quelques producteurs.

Euh j'en peux citer quatre d'entre eux, Morgan, la famille famili à production CS avec qui on a j'ai développé avec eux l'écriture d'une série documentaire qui ira sur Canal Plus et Toger. C'est comme ça qu'on rentre en collaboration sur une sur une mission de conseil, mission de conseil de production. Et ça, on va être en en mission ensemble. pendant une année.

C'est c'est donc pas un contrat euh à durée déterminée. Donc c'est et j'allais dire on éétait pas certain en réalité que ça allait fonctionner. C'est un changement en tous les cas pour moi de profession.

On lancé une émission qui s'appelle c'est ce soir. C'est des moments qui sont évidemment toujours intenses, plein de mouvements. Il se trouve que ça a fonctionné, il se trouve que ça a marché et que à ce moment-là, au bout d'un an, en septembre 2021, Renault Levankim me propose d'intégrer la société Toger Media.

Voilà la chronologie en tant que directrice générale des contenus. Merci beaucoup. Merci monsieur le président.

Merci madame pour votre réponse. Euh je je voudrais vous vous si j'insiste sur votre situation notamment votre votre rôle dans le processus de décision d'attribution d'émission importante de France Télévision à à tous les heurer. C'est parce que j'ai pu apprendre dans les informations que France Télévision m'a m'a communiqué que vous auriez touché au moment de votre départ de France Tévision avant de rejoindre la société Toger Media pour laquelle vous aviez signé des contrats de production. vous allez toucher des indemnités de départ de près de 400000 € un peu moins.

Est-ce que vous pouvez nous préciser les conditions pour lesquelles vous avez touché une indemnité aussi importante qui peut s'apparenter à un parachute doré ? Je pense que on peut le dire, une somme comme celle-ci, c'est l'achat d'un appartement, c'est l'achat d'une maison, c'est un investissement d'une vie, c'est une somme qui est très importante. C'est aussi pour ça que votre cas et vous n'êtes pas la seule.

Et j'ai posé cette question aussi concernant d'autres personnes à madame Aernut. Est-ce que ce montant de plusieurs centaines de milliers d'euros d'indemnité correspondait à l'époque à la convention collective de France Tévision ou est-ce queil y a eu un régime dérogatoire qui vous a concerné ? Pas du tout.

Ça concerne l'intemité de mon licenciement est une indemnité légale conforme à l'état du droit, aux accords collectifs en vigueur à France Télévision. C'est vrai que ça peut paraître une somme importante mais c'est au regard de mes 32 années à France Télévision, c'est long 32 ans, au regard de mes responsabilités et ça a été négocié et on s'est mis on s'est enfin c'est une indemnité normale qui respecte en tout point les droits à France Télévision. Donc non, il y a pas eu de, j'allais dire procédure spéciale.

Juste peut-être une petite remarque, monsieur le rapporteur. Je crois que c'est des informations qui vous ont été communiquées dans le cadre du respect de la vie privée sur la plateforme numérique. Je ne suis pas certain que ces ces chiffres soient publics.

Euh je pense que je pense que dans cette commission d'enquête, il faut quand même veiller au respect de la la vie privée. Chaque salarié français qu'il soit salarié de l'audovel public ou qu'il soit salarié d'entreprise privée a le droit au respect de de sa vie privée en l'occurrence les indemnités de licenciement dans le casadre d'une négociation transactionnelle. Donc je préférais qu'on ne dévoile pas les chiffres précis quand ils sont transmis au rapporteur dans un cadre précis qui est celui de la plateforme numérique qui est mise à vos dispositions.

Voilà, je pense que c'est important et encore une fois c'est pas il s'agit pas de dire aux français qu'on ne fait pas toute la lumière ou qu'on leur cache des choses. Chaque salarié non non non monsieur le rapporteur c'est important chaque salarié dans ce pays et il y a des Français qui nous regardent qui sont salariés qui demain peut-être vont se faire licencier qui vont négocier avec leur employeur qu' soit public ou privé des indemnités de licenciement qu'on puisse échanger avec même Darig Grand et vous m'avez avec vous de de ce point de vue-là je pense qu'il y a des sujets d'aller-retour entre France Télévision les sociétés de production et je pense qu'il y a un cadre déontologique qui doit être renforcé et de ce point de vue-là je crois que on est plutôt d'accord sur les mesures qu'il faudra prendre mais voilà je dis simplement comme n'importe quel salariés français et il y a des français qui nous écoutent son salariés. Essayons de pas donner des chiffres précis.

On parlons en dizaine de milliers d'euros centaines de milliers mais voilà évitons de moi j'ai Merci monsieur le président. Je pense que j'ai pas de données de de chiffres précis. Il s'agit là de plusieurs centaines de milliers d'euros.

C'est important quand même pour le sens des questions que j'ai à vous poser. Je voudrais revenir sur un point. Vous parlez de négociation transactionnelle.

Don j'ai pas bien compris. Est-ce que c'était un montant légal de droit conforme à la convention collective où est-ce qu'il y a eu une négociation ? Est-ce que vous avez à plusieurs reprise dans votre réponse évoquer les termes de négociation ?

Donc j'aimerais vous clarifier peut-être ce pointl s'il vous plaît. Alors attendez non mais attendez attendez une petite une petite seconde parce que j'ai je parce que Attendez on a éche. Chers collègues chers collègues une seconde chers chers collègues une une petite une petite seconde.

J'en ai échangé ce matin avec avec j'en ai échangé ce matin avec le rapporteur et je je j'ai dit au rapporteur que je j'apporterai cette précision qui m'a paraît importante. France Télévision décide de négocier avec vous. Vous vous faites licencier, vous êtes une salariée, vous avez une négociation transactionnelle avec un employeur, c'est la responsabilité de votre employeur.

Je le dis, je le dis juste très clairement. J'apporte ce point et je vous redonne la parole, monsieur le rapporteur. Dans des entreprises privées, l'employeur quand il négocie avec un ou une salariée peut imposer des clauses de non concurrence, des clauses de non sollicitation, des clauses de non débauchage.

Très concrètement d'une entreprise privée, une entreprise pourrait dire vous dire vous n'avez pas le droit d'aller travailler chez un prestataire et pour cela, on va faire une négociation et on va dénégocier soit une clause de non concurrence, soit une clause de non sollicitation, soit une clause de non débauchage. Ils vous donneront de l'argent effectivement des centaines de milliers d'euros mais en échange et ça se fait beaucoup dans le privé, vous n'avez pas le droit pendant 1 an, pendant 2 ans, pendant 3 ans. Je le dis très clairement parce qu'on a dit avec le rapporteur ce matin s'en ai parlé France Télévision ne vous l'a pas demandé et j'espère qu'on aura l'occasion d'en parler à France Télévision parce que c'est leur responsabilité de licencier des salariés de négocier et c'est vous êtes licencié vous je vous je suis heureux pour vous que vousz négocié au mieux he comme n'importe quel salarié qui se fait licencier mais c'est la responsabilité de France Télévision dans ces négociations contractuelles de ne pas vous imposer des clauses de non concurrence non situation de débauchage.

Je redonne la parole au rapporteur pour qu'il puisse préciser ça. Vas-y monsieur rapporteur. Je je pense que mes questions étaient étaient précis madame Dar Grand simplement ma question.

Vous parlez beaucoup de négociation dans vos réponses alors que vous expliquez que ça correspondait parfaitement au cadre légal et à la convention collective. Est-ce que donc il y a eu une transaction supplémentaire, un excès par rapport au cadre légal qui a été négocié ou est-ce que en fait il y a pas eu une négociation et c'était parfaitement conforme au cadre de France Télévision ? C'est c'est ça, j'ai pas bien compris.

C'était parfaitement conforme au cadre légal de France Télévision et pardonnez-moi si j'ai parlé de négociation parce que c'est un terme que j'ai utilisé à à mauvaise est mauvais usage. Merci beaucoup. Merci madame.

Si je et je vais vous poser le la question, monsieur Levankim, juste après, je vous en prie. Si je si je vous pose cette question à les moi visiblement de beaucoup de députés qui sont présents d'ailleurs, quel que soit leur bord politique alors qu'il s'agit quand même d'argent public et que c'est aussi important. Non.

Non non monsieur monsieur non alors attendez systématiquement je n'ai pas pu poser de questions consécutives l'impression qu' une tentative à chaque fois de reformuler chacune de mes questionur de poser les questions que je souhaite monsieur le président sans être interrompu systématiquement ou que mes questions se voient reformulé je crois qu'elles sont précises et factuell monsieur le président monsieur monsieur attendez attendez attendez monsieur le rapporteur monsieur le rapporteur parce que j'en ai marre ensuite de voir sur Twitter monsieur le président censure le rapporteur députés coup la parole de cette audition chaque question monsieur le rapporteur je vais terminer monsieur vous reformulez longuement mes questions monsieur le président des témoins c'est absolument faux monsieur le rapporteur je vous ai appelé ce matin non alors je vais on va parler au français on va parler en transparence et je prends les français témoin moi aussi ça va bien laissz parler maintenant question maintenant vous me laissez parler s'il vous plaît monsieur le rapporteur monsieur le président monsieur le rapporteur vous me laissez parler tout le monde laissuler les questions je Rapporteur s'il vous plaît on va pas se donner en spectacle vous me laissez terminer je vous donne la parole je vous ai appelé ce matin je demande juste que le rôle de rapporteur soit exercé dans les 45 minutes qui lui sont donné ni plus ni moin monsieur est-ce que je peux terminer ma phrase ou suspend pour 2 minutes allez-y maisess de m'interrompre s'il vous plaît c'est c'est systématiquement alors je vais être très clair et j'espère que les français les journalistes qui nous écoutent ne vont pas instrumentaliser ce que j'ai dit j'ai appelé ce matin monsieur le rapporteur en lui disant on va auditionner madame Darry Grand cet après-midi. Il y a un sujet qui est important qui est un sujet effectivement des licenciements de salariés de France Télévision qui ensuite vont travailler dans les sociétés de production audioviduelle qui touchent des indemnités de licenciement qui retrouvent du travail dans les sociétés de production qui elles-mêmes contractent avec France Tévision et ça pose des questions et il y a un vrai sujet et j'ai dit au rapporteur et je lui dis et il le sait que j'apporterai juste une précision pas pour l'interrompre c'est que c'est la responsabilité de France Télévision lorsqu'il négocie des indemnités de licenciement avec ses salariés de ne pas prévoir des clauses de non concurrence, de non débauchage et de non sollicitation. Très clairement, c'est de la responsabilité de France Télévision de pas vous avoir demandé madame en échange des indemnités de licenciement de pas travailler pendant 1 an 2 ans, 3 ans chez un prestataire de Francevision.

Ils auraient pu vous demander. C'est le cas dans beaucoup d'entre privées. J'ai apporté juste cette précision et le rapporteur il sait très bien que sur ce sujet-là on n'est pas éloigné parce qu'on a effectivement il y a un sujet de fond qui est majeur que ce rapporteur soulève et je le laisse maintenant continuer.

Merci monsieur le Merci monsieur le président. Non, simplement monsieur Levanqu monsieur, je voyais que vous vouliez réagir. Je me permettais simplement de vous poser cette question parce que vous êtes donc président de de T Gazer Media.

Je je j'attire votre attention sur le fait qu'il y a eu un rapport du 17 décembre 2013 de Laurent Valallet qui est ancien président de l'INA sur les relations entre producteurs et chaînes de télévision dont l'avait d'ailleurs chargé à l'époque madame la ministre Aurélie Philippe en juin 2013. Et dans ce rapport figurer une recommandation relative à cette situation queon est en train de de décrire. Sur le plan déontologique, ce rapport prévoyait qu'un ancien salarié d'une chaîne ayant traité de création d'œuvres audiovisuelles, s'il fonde sa propre société ou devient employé d'une société de production, ne pourra pendant 3 ans bénéficier ou être chargé de contrat avec son précédent employeur.

C'est écrit textuellement. Je pense que toutes les sociétés de production ont lu euh ce rapport. Aurélie Philippetti alors ministre de la culture, on peut pas l'accuser d'être dans mon camp ministre socialiste, on l'a d'ailleurs auditionné dans le cadre de cette commission d'enquête il y a une semaine a déclaré souscrire à ses conclusions.

Il y a pas de gauche, il y a pas de droite dans les questions que je pose depuis le début de cette audition. Cette proposition d'ailleurs allait dans le sens d'un amendement qui a été voté par le Sénat mais qui à l'époque avait suscité une vraie levé de bouclier de la part des producteurs. Monsieur Levankim, qu'est-ce que vous pensez de cette recommandation qui figure noir sur blanc dans dans le rapport et comment est-ce que vous expliquez qu'il y a une levée de bouclier de la part des sociétés de production à ce moment-là ?

Qu'est-ce que vous pensez de cette recommandation très claire du rapport de l'ancien président de l'INA qui explique que il doit y avoir une période où pendant 3 ans, une personne qui a été débauchée d'une société qui a passé enfin d'une entreprise publique qui a passé des contrats avec une société de production ne peut pas être chargé de contrat avec son précédent employeur. Qu'est-ce que vous pensez de cette recommandation ? Et pourquoi on a entendu à l'époque il y avait une levée de bouclier des sociétés de production.

Est-ce que vous comprenez cette levée de bouclier et pourquoi ? Vous me demandez mon avis sur euh moi ce que je pense c'est que c'est plus euh simple que ça. Je vous forme une réponse d'entrepreneur.

D'abord juste pour répondre à monsieur le président euh moi il m'est arrivé d' de de de me séparer de collaborateur et on a envie de leur dire ben on va te signer un contrat de non débauchage et de non concurrence parce que ça nous protège. Ils ont appris des choses dans une entreprise, je vous parle comme entrepreneur et on n pas envie qu'il le transfère ailleurs. Mais ça coûte très cher.

Donc des sociétés comme la mienne, on peut pas se le payer. Je ne sais pas concernant France télévision, mais il faut savoir que ça coûte à l'employeur très cher parce qu'en fait on on paye un salarié pour plus travailler dans son cadre dans son champ de compétence, c'est pour plus travailler pour qu'il puisse pas transférer son son expérience ailleurs. Mais si vous aviez des moyens, vous le feriez.

Bah je je suis très sincère avec vous, je réfléchis. Ça dépend, je veux être très franc, ça dépend des ça dépend de l'activité du salarié. Par exemple, si j'avais un animateur génial qui me dit "Je m'en vais ailleurs, je serais très ennuyé." Si Karim Riss me dit "Bah écoute Renault, je vais partir à à TF1 faire la même chose parce que je veux plus travailler avec toi, je préférais qu'il s'arrête pendant un an qu'il faire la même chose avec un autre producteur.

Je sais pas s'il y aura les moyens de le payer, mais ça je serai très ennuyé. Je je pars franchement mais pardon si madame Darig pardon madameand je prends parti mais si si madame Darigan partait comme directrice des des contenus chez Banny Jeev vous vous accepteriez oui je l'accepterai entre pour le coup il y a pas cette concurrence non c'est pas dévalorisant non je vous explique pourquoi c'est pas dévalorisant non pas très franchement on peut plaisanter mais c'est pas dévalorisant travail de Nathalie Darrand c'est juste que on n pas ce niveau de compétition quoi qu'on en pense entre les entre les entre mes collègues la deuxième chose c'est que ce qui est embêtant quand on est il me semble parce que vous demandez une opinion Voilà, c'est pas quelque chose que je vis. Vous m'a demandé mon avis.

Mon avis est que quand on est, si j'étais, je l'ai jamais été, on me l'a souvent proposé mais j'ai jamais été éditeur de programme. Quand on est éditeur, diffuseur, ce dont on n pas envie, c'est que des gens qui ont rest qui sont contra pendant des années chez vous aillent amener leurs compétences à un concurrent. Si par contre quelqu'un qui a travaillé pendant des années pour vous continue à travailler pour vous via une production, c'est plutôt une bonne nouvelle.

Une bonne nouvelle j'imagine pour le pour le pour l'éditeur. Ça c'est mon avis. Concernant madame Data Drag parce que vous avez parlé d'aller retour, je voudrais qu'il y ait pas de confusion.

Non non c'est monsieur le président mais je vous répondais. Pardon monsieur pardon en général concernant madame Grand il s'agissait d'un aller sans retour. Merci.

Mais on a on a un passé qui est plus long que notre futur là quand même franchement. Et euh non, plus sérieusement donc c'était un aller sans retour. Moi, je suis producteur.

Euh quand euh ma société a doit avoir elle 5 ans je pense ou 6 ans, j'ai pas la date, je suis désolé pour l'impression de mes des dates, mais j'ai plus la date en tête. J'ai envie de prendre non pas du recul mais un peu de temps pour moi pour faire d'autres choses. Mes émissions sont le dimanche.

Il y a deux émissions en direct le dimanche. Tous les weekends sont pris. Après, c'est une quotidienne.

Cette quotidienne, elle finit le soir en fin de journée. Donc j'ai travaillé pendant des années, pendant 35 ans, près de 40 ans même, seul à la tête de maison de production. Ça faisait plusieurs plusieurs mois que je me demandais si j'allais pas moi avoir besoin de prendre quelqu'un qui est montracorde, ma génération qui ma génération et avec qui j' envie de travailler.

C'était une opportunité pour moi. Personne personne conteste le recrutement de ma grande. Je crois que la question du rapporteur était précise.

Est-ce que vous considérez que au regard des fonctions à France télévision euh je laisse pas reformuler après je vais me faire accus de reformuler. Je laisse reposer parce qu'il a pas eu sa réponse. Merci monsieur le président.

Non, effectivement le la seule chose qui me frustre, c'est que j'aimerais aussi faire quelques rebonds et et me permettre de de réagir à certaines de de vos réponses. J'ai posé cette même question à madame lors de son audition sur les allées simples ou même les les navettes, les allers-retours. J'ai pas simplement parlé de votre cas madame Darégrand, j'ai parlé aussi d'autres cas de monsieur Candilis qui venait de Banig qui était recruté par France Télévision où il a exercé comme exorcé comme directeur des programmes.

Il a pu signer nombreux contrats pour BANiger. Il a ensuite décidé de rejoindre cette société et puis lui, il a effectué des navettes entre France Télévision et Beniger. On peut aussi penser au cas de Catherine Alvarez qui était directrice des documentaires de France Télévision de 2019 à 2023 qui ensuite a pris la tête de KM production filiale de Banigé en charge des documentaires où il y a des contractualisations entre Biget et France Télévision.

Madame Darry Grand, comment est-ce que vous expliquez qu'entre votre arrivée, entre votre départ de France Télévision en 2020 et 2022, quelques mois après votre arrivée à la tête de Together Media, le montant des contrats passés entre France Télévision et Together Media est triplé. Comment est-ce que vous l'expliquez ? Est-ce que vous voyez pas un conflit d'intérêt entre votre rôle quelques mois avant à la tête de France Télévision, votre rôle à la tête de Tazer Media et un volume de contrat de Tazer Media pour France Télévision qui est triplé ?

Est-ce qu'il y a pas là un conflit d'enter évident ? Monsieur le rapporteur, je quitte France Télévision, je suis licenciée, je n'ai plus du tout accès, c'est pas moi qui prend les C'est plus moi qui prend les décisions concernant les programmes de France Télévision. Donc en aucun cas, il y a conflit de d'intérêt.

Vous voyez aucun conflit d'intérêt entre le fait de en quelques mois à peine exercer des responsabilités à la tête de France Lévision et signer des contrats pour tous les heures médias. vous faire licencier et prendre des indemnités de licenciement de plusieurs centaines de milliers d'euros, rejoindre tous les heures médias et faire augmenter en x 3 multiplié par 3 le volume de contrat passé entre cette société de production privée et votre ancien employeur France Télévision. Pour vous, il y a pas le début d'un soupçon de conflit d'intérêt entre l'audiovisuel public, France Télévision et tous les heures médias.

Je vous laisser répondre madame Darrand juste dis au rapporteur madame Darig Grand prend pas des invités de licenciement. Elle se fait licencier par France Télévision et comme n'importe quel salarié qui se fait licencier, elle a négocié unités de licenciement. Maintenant ça empêche pas que la question je fais juste attention à ça parce que vous êtes quand même fait licencier.

On parle d'une personne qui fait licencier. Jamais agréable de se faire licencier et et on vous souhaite de retrouver du travail. Mais je pense que la question qu'on a avec le rapporteur c'est vous retrouvez très vite du travail dans une société de production privée qui travaille avec France Vision.

Donc ça nous interroge sur effectivement des éventuels éventuels conflits d'intérêt et visiblement et en fait pourquoi je pose cette question c'est que visiblement vos liens et vos relations avec France Télévision n'en sont pas altérées en dépit de votre licenciement puisque une fois arrivé chez Toger Media vous continuez à faire augmenter le volume transactionnel passé avec France Télévision donc voyez aussi que ça peut laisser pliner un doute sur ces indemnités de licenciement de plusieurs centaines de milliers d'euros alors que vous avez réussi à continuer à augmenter le le volume passé avec France Télévision. Euh là, il se trouve que c'est pas moi qui fait augmenter le volume à Together, mais c'est Renault qui c'est lui qui obtient un contrat alors que je ne suis pas plus à France Télévision et depuis 6 mois. Donc c'est absolument pas euh c'est le le calendrier ne fonctionne pas.

C'est pas moi qui ai pris cette décision de lancer ce soir. Si vous voulez que peut-être que je reprécise le la chronologie. Euh euh oui, c'est moi qui est qui est qui est euh pardon c'est moi qui est c'est moi qui euh j'étais toi tu étais licencier de France télévision sur le marché du travail.

C'était plutôt une Ben pour moi mais on avait pas contracté du tout et le le c'est c'est moi qui ai vu les équipes de France Télévision et qui leur ai proposé une émission quotidienne avec présentée par Camer Soui. C'est vraiment moi qui l'ai fait tout seul. Ça n'a rien à voir avec madame Darrand.

Donc c'est une exact Merci pour pour vos réponses. Dernière question concernant votre cas personnel. Madame Daré Grand, je vous remercie en tout cas pour pour vos réponses.

C'est vous avez créé la société Azure Production en juillet 2020, c'est-à-dire quelques mois à peine après avoir quitté France Télévision. Le 31 décembre 2020, votre société Azure Production dépose la marque et le logo c'est ce soir en lien avec Together Media, en lien avec France Télévision. Quelques mois après, vous rejoignez Toger Media.

Donc ce passage à vide assez court, si je permets de le qualifier, vous a permis d'une certaine façon de prendre des parts à titre personnel dans une émission du service public qui lié en plus votre ancien employeur à à Together Media. Est-ce que vous confirmez ou pas ces propos et cette chronologie que j'ai pu constater ? Et comment est-ce que vous expliquez qu'une société de production naissante Azure Production a pu déposer une marque pour une émission quotidienne en partenariat avec des sociétés de la taille de tous les France Télévision ?

On a déposé quand on dit déposer une marque on a déposé le le nom de l'émission. C'est pas du tout des actions, il y a pas d'actionnariat. Pardon, je vais répondre que c'est moi qui ai fait le dépôt.

Je je me permets. En fait, il y a une petite confusion. Donc je me permets de la de la lever.

Euh euh France Télévision, nous sommes coproducteurs. Les copropriétaires de ces émissions, c'est France Télévision et les marques leur appartiennent. Par exemple, c'est politiques, c'est un exemple leur appartenait même avant.

Quand on dépose une émission, on a toujours peur d'avoir un procès parce que le titre est déjà pris. Pour mémoire, la société de Tirardisson avait déposé tellement de titres qu'à chaque fois, on se disait il va nous mettre il va nous mettre un procès, on pourra pas on pourra pas déposer. Donc en fait, on a déposé ensemble un nom d'émission.

Il y a pas de valeur financière attachée à ça. Il y a pas de valeur patrimoniale, c'est juste un dépôt de marque. Le rapport ch mais juste pour qu'on ait aussi à la fin des des des idées de proposition et de mesure.

Est-ce que vous le diriez quand même queil faut encadrer quand même parce que les politiques en fait par exemple un ministre pendant 3 ans, il peut pas travailler dans des entreprises ou dans des sociétés dans lesquelles il a eu des il a il a eu des liens. Euh pour les politiques, il y a une loi de moralisation de la vie politique. Pour les haut fonctionnaires, il y a un comité de la déontologie.

Est-ce que vous considérez quand même et c'est une question voilà très franche pour qu'on ait aussi enfin voilà votre avis est-ce que vous considérez que quand on a eu des responsabilités très importantes à France Télévision, monsieur Levant m'a parlé de que ça coûtait de l'argent mais est-ce que ça serait pas préférable à la limite dans vos négociations quand un salarié de Francevision soit est licencié qu'il puisse partir avec des indemnités de licenciement un peu plus importantes mais qu'en échange il ne puisse pas travailler pendant 1 an 2 ans, 3 ans avec des sociétés de production. Est-ce que ça serait pas au moins éviter tout soupçon ? Euh c'est pour ça qu'on en politique, pourquoi on l'a fait ?

Parce qu'il y avait des soupçons. Dès qu'un politique se retrouvait du travail, on considérait qu'il avait abusé de sa fonction précédente, de ses liens, qu'il vendait son carnet d'adresse et cetera. Et c'est pour ça que il y a eu cette loi de moralisation à vie politique que maintenant un ministre est très encadré pendant 3 ans.

Et la question que je vous pose voilà, c'est est-ce que quand on a des très grandes responsabilités dans une entreprise comme France Télévision, est-ce qu'il faudrait pas encadrer aussi ces ces allers-retours ou ces allées simples dans les sociétés de production ? parce qu'il y aura du soupçon nécessairement, même si derrière il y a un cadre que vous avez essayé de de préciser, de rappeler. Je pense que de ou 3 ans, c'est très très long sans pouvoir travailler dans son domaine de compétence.

C'est même les condamnés à plus pouvoir travailler dans ce domaine et alors du coup aller à la reconversion, il me semble. Et et je peux me permettre de rajouter pour compléter que euh Delphine, madame Ernot, avait dit d'ailleurs lors de son édition que euh il y a aujourd'hui une un une procédure renforcée pour les anciens collaborateurs. Donc elle vous l'a détaillé ou d'autres personnes l'ont détaillé donc vous la connaissez.

Et puis j'ajoute une chose, c'est que madame Darry Grand sur 32 ans, elle a travaillé avec 100 % des producteurs de la place. Ça veut dire quoi ? Mais c'est important.

Ça veut dire qu'en fait si elle n'a pas trop de travailler avec l'un de ceux-là euh dans un cadre légal, c'est une attraction de travail puisqu'en fait c'est 100 % du marché qui ne peut pas l'employer ou alors elle va faire autre chose de sa vie mais son champ de compétence était 32 ans en France télévision donc j'imagine que c'est ça qu'elle a envie de faire. Encore une fois, c'est pas une question personnelle madame grand, c'est pour essayer de comprendre comment on encadre ça de la même manière qu'on a encadré la vie politique, même si je ne compare pas ni les journalistes ni les cadres de France et vision à des responsables politiques, c'est bien sûr différent. Monsieur rapporteur et ensuite je donnerai la parole au groupe politique.

Un point sur le sur la concentration monsieur Levankim, la concentration des émissions de de production notamment des émissions de flux de France 5. On peut voir que 80 % des émissions de France 5 type c'est dans l'air, c'est à vous, c'est ce soir, c'est politique sont externalisés. Donc c'est pas France Télévision qui les produit.

On dépit du fait qu'ils ont 9000 employés, que ça coûte plusieurs milliards d'argent public chaque année, on les externalise à des sociétés de production privée et pour France 5 80 % de ces émissions sont externalisées à deux sociétés uniquement, Media One et la vôtre, together. Qu'est-ce que vous pensez de cette situation ? Pourquoi il y a un tel besoin de d'avoir re sociétés privées ?

Sachant que, pardon, mais il y a peut-être une expertise de votre part, mais ce sont des émissions, c'est un plateau, des invités, des cadreurs, des caméras. C'est pas aussi complexe qu'un prime, c'est pas aussi complexe qu'un spectacle du service public. Pourquoi est-ce que selon vous France Télévision a recours de façon aussi massive, aussi concentrée à deux sociétés pour externaliser des émissions qui sont en plus des émissions d'opinion, d'idées quasiment politique du service public ?

Merci monsieur le rapporteur. Euh euh plusieurs choses. D'abord euh je je reviendrai sur le fait que je pense pas qu'on fasse des émissions d'opinion, mais on aura l'occasion d'en parler.

C'est inexact. Euh l'ensemble des magazines de France 5 euh n'est pas produit par deux sociétés, monsieur le rapporteur. Il est produit par euh si on compte les documentaires, plus de 50 sociétés et si on compte vraiment et si on vraiment les dessus.

Vous savez, je vous donne deux exemples. Par exemple, les maternels, c'est produit par de P2L qui était une société qui n'est pas une propriété de Mediawan et et ni de Baning euh le pardon, c'est 80 des émissions. Non, non, mais il y en a il y en a beaucoup d'autres.

Vous dis vous m'avez dit il y a deux émissions, il y a deux maisons de production. Non, il euh un autre exemple, le magazine de la santé, c'est produit par un ami qui a un collègue qui a une société qui s'appelle gens production. Donc, il y a beaucoup de maisons de production qui travaillent.

Euh j'ai vu un j'ai lu un un dans un quotidien il y a 2 jours que j'étais j'aimerais bien mais que j'étais le 3e ou 4e producteur de flux pour France télé. Je suis pas dans les 15 premiers donc je produis deux émissions puisque c'est politique et en société c'est la même tranche. On les a nommé différemment mais c'est la même tranche horaire de 2 heures.

Je produis deux émissions pour le service public c'est tout. Donc je concentre pas. il me semble pas que je concentre énormément de de d'émissions euh dans ma seule société.

Donc et sur est-ce que le bien fondé de confier à des gens qu'ils ont confiance des émissions sur France 5 ? Ça c'est à France Télévision de vous répondre, je me mettrai pas à leur place. Et sur la dernière question euh induite on j'imagine on aura le temps de discuter mais j'ai pas le sentiment de faire des émissions d'opinion.

Je fais du débat d'idée où toutes les opinions dans un cadre de pluralisme absolu euh est représentée. Merci monsieur. Effectivement, il y aura toute une part sur la dimension de pluralisme et neutralité mais une fois que mes collègues se se sont exprimés, j'en profite donc pour vous poser une dernière question avant que monsieur le président parceil me l'a demandé, il a il en a bien raison de de faire circuler la parole.

Madame Daré Grand, cette question porte sur un documentaire qui vous a été présenté en en 2018. Vous étiez alors directrice de de France 5. En 2018, Geoffrey Livelsy aurait présenté à France Télévision un documentaire qui aurait pu trouver sa place sur France 5 sur la case Le monde d'en face.

Renault Aliler qui était à l'époque adjoint en charge des magazines et des documentaires de France Télévision pousse le projet de ce documentaire. Il vous le présente le 16 janvier. Or, ce documentaire, visiblement, vous avez refusé de l'acheter.

Jusque-là, vous me direz c'est votre droit et et tout va bien. Mais le problème, c'est que ce documentaire portait sur le harcèlement moral à France Télécom. Il coïncidait parfaitement avec l'actualité politique puisque l'entreprise était en plein procès. 1 an plus tard, en 2019, France Télécom, aujourd'hui Orange, sera condamné pour harcèlement moral suite à une situation de souffrance au travail ayant causé 35 suicides de salariés entre 2008 et 2009.

Pour rappel, madame Ernut était à l'époque cadre exécutive de France Télécom. Elle est devenue, au moment où le reportage est poussé et vous est présenté, présidente de France Télévision. Vous avez refusé de diffuser ce documentaire au motif je cite que vous auriez été je cite inquiète d'enquiéter sur l'ancienne boîte de la patronne.

Alors je tire mes informations de plusieurs sources crédibles. Une enquête d'arrêt sur image du 6 janvier 2018 et le récit du journaliste d'investigation Jean-Baptiste Rivoir dans son livre L'Élysée des oligarques contre l'info qui est paru en 2022. Madame Daril Grand, est-ce que vous confirmez les citations que je dont je vous fais état ?

Est-ce que vous avez vous-même refusé ou avec d'autres la publication de ce reportage qui aurait mis en difficulté madame Anaut alors qu'il était en plein dans l'actualité qu'il portait sur la vague de suicide qui avait eu lieu chez France Tellécom et pour laquelle France Télécom venait d'être condamné ? Je vais vous répondre monsieur le rapporteur, je me souviens très bien de sa discussion. Alors la première chose qui est fausse c'est que Renault Aliler n'a pas du tout qui qui travaille à l'unité documentaire de France Télévision n'a pas du tout poussé ce documentaire.

Je tiens tout de suite à le dire et euh il y a une il y a une différence entre enfin on s'est fait vous faites préférence au papier de de d'arrêt sur image. On s'est fait taxer de censure alors qu'on a quand même le droit de refuser un projet. C'était pas le censurer.

Censurer c'est si on avait produit et qu'on avait fait quelque chose contre sa diffusion par ailleurs. Donc là franchement le le documentaire n'était pas du tout dans la ligne de du monde en face. simplement d'en face plutôt une ligne géopolitique, on en était pas du tout là.

Donc c'est ce qu'on a dit à ce réalisateur qui évidemment était très déçu et qui évidemment a été se plaindre et parler de censure. Mais là franchement, on a le droit aussi de dire non à des documentaires et par ailleurs la présidente n'a jamais intervenu sur cette décision. Je vais donner la parole.

Bon, je vais donner la parole pour 2 minutes à Philippe Balard pour le Rassemblement national. Merci. Monsieur président, donc je dois préciser comme à chaque fois que j'ai été journaliste pendant près de 40 ans, 6 ans dans le service public, j'ai travaillé avec Jérôme Béet à France info notamment et je fais partie de l'aventure LCI en juin 94. effectivement vous étiez vous y êtes partis de cette aventure.

Euh moi, je voudrais revenir sur j'ai six petites questions. Euh bon, à présent c'est le directeur de l'information de France Télévision qui va avoir droit de regard en quelque sorte, enfin qui va chapaoter contrairement à ce qui se passe actuellement les émissions d'information. Qu'est-ce que ça va changer pour vous ?

C'est ma première ma première question. Euh la deuxème, mais ça a été apporté par le prés abordé par le président et et le rapporteur, donc Mediawan et vous-même, c'est à peu près 80 % des émissions de de flux. Alors, il y a pas d'invités politiques, je reviendrai sur ce point, mais avec les intervenants qui sont sur le plateau, on peut très bien euh en quelque sorte donner une orientation euh à ces à ces émissions.

Euh je voudrais revenir sur ce que vous disiez tout à l'heure. Il y a pas d'invité politique, c'est le président qui vous posait la question mais vous vous servez de sonore ? Enfin, c'est pas la même chose.

C'est pas vous que je vais l'apprendre. Entre employer des sonores et avoir un invité en direct en plateau, bah l'émission, elle est pas du tout orienté de la de la même de la même manière. J'ai une question d'ordre financière.

C'est à peu près alors d'après les documents qui nous ont été transmis par France Télévision, c'est 12 millions d'euros. On on a posé à France Télévision, c'est le document qui est là. Est-ce que vous connaissez la marge ?

Ils nous disent "Oui, on connaît la marge de ces sociétés, vous comme les autres." euh mais il nous la donne pas. Donc libre à vous de de nous renseigner sur ce point.

Euh et les deux dernières questions euh dans les réponses faites par France Télévision, j'ai posé la question à madame Delphine Arnut ce matin. Il y a une réponse de France Télévision qui interroge un peu et qui dit concrètement pour les programmes de flux la particularité réside dans le fait que les producteurs sont détenteurs de formats que France Télévision sélectionne en fonction de critères précis. Deux points pertinence éditoriale cohérence avec l'émission de service public potentiel d'audience et attractivité publicitaire.

Moi, j'aurais connaître votre regard. Est-ce que euh là le service public se transforme pas en télé commercial quand on parle de de rentabilité pour amener de la pub ? Et puis dernier point, euh je voudrais vous poser une question. libre à vous de répondre sur les motifs de licenciement parce que j'écoutais vos explications.

C'est donc un désaccord sur la ligne éditoriale si j'ai bien compris à propos de France 4. Euh mais alors j'ai été syndicaliste aussi pendant près de 20 ans. Euh si on n'est pas d'accord c'est une démission mais c'est pas forcément un licenciement ou alors c'est une rupture conventionnelle.

Voilà. Libre à vous de répondre sur ce point mais c'est pour avoir une précision. Merci beaucoup.

C'était une question de risque de déloyauté. C'est pour ça c'est une c'est une sur le motif du licenciement, c'est le risque de le délorioter une fois qu'on n'est pas d'accord. C'est pour ça.

Merci. Alors je vais jeesser répondre dans l'ordre très vite. 2 minutes.

Voilà, c'est un je répond 2 minutes aux six questions. Monsieur 2 minutes 30. Je vais je vais faire très rapidement.

Je vais faire je vais commencer par le plus simple. La marge c'est de droit des affaires. Normalement je la communique pas mais j'ai pas de souci.

Je vous ai dit dans mon propinaire que j'ai monté cette société il y a 10 ans. J'avais déjà 56 ans. Il fait beaucoup de choses à la télévision. en quittant le groupe avec lequel je travaillais avant, j'étais pas sûr de recommencer à avoir de la télévision.

Et pour être très franc, c'est des journalistes qui partaient qui m'ont qui m'ont incité à euh à à en refaire. J'ai décidé que cette société ne serait jamais une société que je vendrai. C'est pas une société qui est destinée à être cédée ou à être rejoint un grand groupe.

Et j'ai décidé que cette société n'était pas là pour générer des dividendes pour les actionnaires dont moi. Donc du coup moi ce que je souhaite c'est avoir une société qui est à l'équilibre et que l'ensemble de de la des bénéfices faits soit réinvestis dans la production et dans et dans l'emploi. La marge nette de Tokisor Méia pour le dernier exercice 2024 c'est 3 %.

Par ailleurs, il il se trouve et c'est tant mieux que le service public est sous une a été cette année dans une forme de contrainte financière et a demander aux producteurs de flux, vous le savez, de leur rendre 5 % non pas de leur marge mais de leur chiffre d'affaires, ce qui est beaucoup. Euh donc nous on s'y est souscrit et c'est normal, on le comprend bien. J'ai donc aujourd'hui une société qui dans l'exercice sont des exercices de saison et pas d'exercices annuels, donc de septembre à juin.

Donc je suis à la moitié de l'exercice de la société Together. Aujourd'hui ne génère pas de marge. Elle est à zéro.

Il est à l'équilibre. Tout se passe bien et je ne je ne je ne doute pas que nous puissions générer un peu de marche pour réinvestir d'ici la fin de la saison, mais ce n'est pas sûr. L'autre question que vous m'avez posé, les invités politiques.

Les invités politiques, non, on a je crois que mais Benjamin la scène vous pourra vous en parler mais on doit avoir sur 10 invités, on doit avoir au moins un invité politique. C'est très difficile, vous savez, les contraintes du temps de parole que sont imposées à Franc 5 et qui ce qui est normal sur nous et c'est un élément central de notre travail font que quand il y a l'exécutif qu'on voit pas de de de de personnalité chez nous et ben du coup ça déséquilibre notre notre champ de temps de parole et donc on se retrouve contraint. Donc on nous on a décidé et puis pour des raisons aussi qui sont des raisons éditoriales et de stratégie éditoriale de l'émission de donner la parole mais ces politiques a été lancé comme ça et on on doit être les premiers qui a 10 ans avant commencer à donner la parole euh aux gens qui vivent la société pas ceux qui la fabriquent et donc c'était très bien mais on reçoit quand même des omè de femmes politiques mais pas en grand nombre est-ce que c'est pas un vrai problème quand même cette invisibilisation des politiques ou il y a pas d'invisibilisation des politiques puisqu'on les reçoit maintenant si dans le champ de vous savez je fais c'est une émission vous dites que l'ARCOM dit hein oui je sais bien est pas d'accord avec vous.

Elle dit que avec 2 heures de débat, elle dit qu' si je faisais ça d'abord, je pense que je pourrais pas tenir les mission quotidienne ou alors il faudrait que ça s'appelle LCP ou public sénat et on ferait une captation parce que si dans une quotidienne plus deux hebd je ne refaisais je ne recevais que des hommes et des femmes politiques on serait on serait dans une grande difficulté. C'est pas ce que je dis mais bon l'article 46 quand même du cahier des charges dit clairement on parvenir sur le débat mais que France Tévision doit diffuser des émissions régulières consacrées à l'expression directe des formations politiques. Voilà, c'est un vrai sujet mais on va pas Alors je je rejoins.

Non mais je rejoins c'est vrai que nous on le fait régulièrement puisqu'on fait des reportages avec eux, on les suit en campagne enfin et je sais que c'est pas pareil qu'une émission en plateau, on peut s'exprimer mais on le fait de manière extrêmement active. On a des reporters qui sillonnent, qui sont des reporters politiques et on suit les campagnes. Et puis quand il y a des grands moments de de cristallisation politique dans la société, on break et on on produit beaucoup plus des émissions qui ont une couleur beaucoup plus politique.

Donc on est vraiment dans le poumon du moment et de la société même si on n'est pas une émission comme on dit de Hot News. Je vais rappeler le principe parce que on pas appué. Non, vous m'entendez ou pas ?

Non non, juste pour reprendre vos vos mots, on n'invis pas du tout les politiques, on les invite, je rappelle juste les règles, à hauteur de 10 %. C'est pas nous qui les avons édictés. C'est on réfléchit justement lorsqu'on construit une émission à faire du pluralisme, mais on ne veut pas que des politiques.

On aime inviter les politiques pour qu'ils soient confrontés à des intellectuels, des gens de la la société civile. Mais c'est cette cet étatge là qu'on a un peu mis en place. Euh pour la suite euh voilà, je veux dire l'ARCOM, nous on respecte euh toutes les règles que l'ARCOM fixe à notre chaîne.

Merci. En tout cas, je vais quand même dire clair clairement que les élections municipales en France sur France 5 se feront sans politique et je trouve ça très grave. Je rappelle juste qu'il y a d'autres émissions en fait sur France 5 mais je dis mais c'est très vrai.

Oui, bien sûr que c'est très vrai. Alors madame madame monsieur Saintou pour 2 minutes puis même la Daddé pour compléter. Euh merci monsieur le président.

On on brasse beaucoup de chiffres et ayant été rapporteur d'une mission d'information sur l'audiovisuel qui n'était pas l'audiovisuel public, je me permets quand même de signaler que moi j'ai eu beaucoup de chiffres entre les mains qui concernaient des entreprises privées. Je ne les ai jamais révélé et en tout cas jamais imputé à qui que ce soit des montants. Mais pour que le public sache quand même de quoi il est question, je peux dire que lorsque Canal a été racheté et que beaucoup de personnes sont parties, il y a certaines personnes qui sont parties avec des chèqus de plusieurs millions.

Et donc voilà, c'est pour que tout le monde sache qu'on parle d'un environnement qui sans doute brasse de l'argent. peut-être trop. Chacun est libre de le penser.

À titre personnel, je le pense euh mais en tout cas euh voilà, je ne voudrais pas que vous soyez comme ça livré à l'appréciation de personnes qui ne connaîtraient pas l'état réel de ce milieu. Euh monsieur Levankim, précisément, vous avez quitté ou vous êtes parti de Canal en 2015 au moment du rachat dans des conditions qui sont euh peu claires en tout cas ou incertaines. Est-ce que vous pourriez revenir un peu en détail dessus ?

Parce que notamment la question qui a été posée tout à l'heure de la succession des entreprises que vous avez pu créer pour quelqu'un qui est finalement un profan comme moi est pas clair. Je ne sais pas ce qui vous amène à fermer une boîte, en recréer une et je crois que c'est lié quand même au fait que vous ayez changé d'entreprise. Merci beaucoup.

Euh je quitte alors j'étais pas salarié Canal donc je quitte pas Canal mais j'étais producteur et j'étais en dans une dans une forme de dépendance économique et de dépendance complète industrielle avec le groupe Canal. Je quitte Canal parce que comme Nathalie Darrand avec les équipes de France Télévision, je suis en désaccord avec ce que la ligne éitoriale et pour être plus clair et pour répondre à votre question, je n'étais pas d'accord avec les nouveaux choix stratégiques concernant le grand journal. Je considérais à l'époque que euh si je faisais ce qu'on me demandait euh le grand journal aurait été affaibli.

C'est le premier point. Je j'ai pas de point de vue émotionnel avec ça. Si moi j'ai un collaborateur qui me dit "Écoute, je ne suis pas d'accord avec ce tu veux tu veux que je fasse ça, je veux pas le faire", je lui dirai bah c'est par nous, on peut pas travailler ensemble donc j'ai pas de souci.

Pour information, je suis parti avec 0 € de canal puisque j'ai démissionné du jour au lendemain. Ce que j'ai demandé c'est si l'activité dans ma société continuerait si j'en étais plus le président. L'actionnaire euh m'a dit "Oui, c'est le si tu pars, on va continuer, il y a pas de souci." Et d'ailleurs, cette société continue aujourd'hui à travailler et donc je suis heureux pour ce collaborateur là.

C'est pour ça que je suis parti de Canal Plus. Je ne souhaitais pas, pour te répondre très franchement parce que vous me parlez de mon histoire personnelle, je ne pensais pas refaire de la télévision. J'avais d'ailleurs fait une interview à l'époque en disant "Je ne referai plus de télévision" et je le pensais.

Et c'est un texto de Karim Rissoli qui m'envoie un jour un petit texto en me disant écoute on part aussi on se retrouve un peu en en manque de toi parce que du coup tu tu as tu n'étais plus là pour organiser les choses pour nous. Est-ce que tu es sûr de pouvoir ne pas avoir encore envie de refaire un petit peu de télévision ? J'étais parti pour faire autre chose qu'on m'avait proposé de réaliser un film.

Donc j'étais bien content de partir ça. C'est un rêve que j'ai pas que j'ai pas fait qui s'est pas réalisé. Et donc j'ai recommencé une activité de télévision et puis comme j'avais envie à l'époque puisque à l'époque où canal où je produisais le Grand Journal, dans le Grand Journal, il y avait un un élément très fort qui s'appelait les guignoles de l'info.

Ce que je savais c'est que les jeunes générations suivaient les Guignoles de l'info. C'est-à-dire que c'était le journal des jeunes. Dès que je parlais à moins de 20 ans, il ne regardaient pas les journaux.

À l'époque, ils étaient moins sur les sur les réseaux sociaux. Il y a les smartphones avaient pas encore en veille euh la société et leur journal c'était les guignotes de l'info. Et donc il y a 10 ans, je me suis dit euh et si j'essayis de faire quelque chose pour eux puisqu'ils n'auront plus les gagnoles d'info parce qu'il y a plus les gagnoles de l'info sur Canal et je me suis dit il y a plus grand-chose pour eux et c'est pour ça que j'ai créé brut.

Donc je me suis vraiment j'ai vraiment réenclenché la télé pour accompagner mes journalistes et amis et j'ai continué à travailler parce que j'ai compris qu'en fait les usages avaient changé et que si je voulais que les jeunes aient une vision éduquée et intelligente dans la société, il fallait le faire là où les jeunes sont sur les réseaux sociaux. Merci beaucoup madame Adisadé pour 2 minutes. Ah pardon.

Merci monsieur le président. Puis c'est vrai que j'ai pu vérifier en fait ce qui m'a interpellé, c'est que j'ai vu moi des invités politiques alors pas dans euh c'est à c'est ce je confonds toujours, il y a il y a trop de noms qui se ressemblent d'ailleurs. C'est c'est un vrai sujet.

Euh l'émission avec Caroline Rou, c'est c'est c'est dans l'air. Voilà, là vous faites le choix de ne pas avoir de politique pour avoir des experts qui viennent éclairer l'actualité. Et je pense que c'est pour ça qu'il y a une fidélité des téléspectateurs à cet à vous parce que on a non pas la parole d'éditorialiste mais la parole d'expert et qu'on regarde pour être éclairé sur un sujet et je enfin c'est je pense que c'est pour ça que cette émission marche et qu'elle a fait floreste parce qu'elle est assez unique.

Mais dans l'émission d'après, c'est ce soir, c'est à vous. Non, c'est ça. C'est ce soir, c'est l'émission Karim Rassoui là, il y avait des politiques.

C'est c'est pas vous qui produisez cette émission là ? C'est ce c'est ce soir. Voilà.

Donc ça sera Mediawan. C'est Mediawan. On posera la question à Mediawan.

Je crois qu'ils ne sont pas contents de ce changement là. Mais ça pose la question aussi de cette comment de cette montée aussi de la pression sur les médias. Le choix a été non pas celui de la censure mais celui de la prudence pour éviter tout conflit avec l'ARCOM.

Et euh de ce que je comprends, de ce que j'ai pu lire et pour éviter d'avoir à subir des pressions politiques de la part de ceux qui diraient qu'on n'est pas assez représenté, trop représenté, on préfère désinviter et faire moins de politique. Est-ce que vous êtes confronté aussi à ce problème-là sur les deux autres émissions que vous faites ? Comment vous gérez le problème du pluralisme ?

Parce que c'est vrai qu'il peut vous être reproché, je le vois dans certains médias, de faire la parbelle aux experts plutôt classés à gauche. Alors, comment vous vous class et comment vous prémunissez de toute forme de procès en non pluralisme ? Ça c'est ma première question.

Ma deuxième question porte sur votre média brut. Euh au départ brut euh était un un format nouveau qui essaie de capter les jeunes et petit à petit, on a vu euh l'arrivée d'une forme de commercialisation euh des formats de brut où on voyait apparaître par instant des formes de d'infomercial. Je sais pas si c'est le bon terme mais vous voyez ce à quoi je fais référence.

Et quelle est enfin comment comment vous arrivez à tracer cette ligne entre information même enfin même si c'est des formats nouveaux et je pense que c'est nécessaire de renouveler les formats pour attirer un nouveau public et cette tentation de ne pas céder à une forme de placement de produit. Vous voyez ce que je veux dire ? Et ça ça a pu vous être reproché par le passé.

Est-ce que c'est quelque chose quel vous êtes vigilant et quel mécanisme vous mettez en interne pour éviter justement que cette forme d'information ne soit euh enfin comment ne soit trop teinté de de business si je puis me permettre. Merci mêmeadé c'est trop tard. Ah j'avais une dernière question.

Voilà c'est comme ça. Ah bah voilà. Tant pis.

Alors je je vais vous laisser répondre. Je reprécise juste pardon pour que tout le monde soit très au clair. L'ARCOM a envoyé des lettres de rappel à France Télévision parce queil y avait un problème de pluralisme politique.

C'est pas une question de pression politique. M'a dit c'est pas une question, c'est une question que quand l'ARCOM regardait les émissions de Franc 5, y compris vos émissions, elle considérait que le pluralisme politique n'était pas respecté. Donc elle a mis elle a adressé des lettres de rappel.

L'aide de rappel, c'est l'alerte la plus faible, hein. C'est pas encore une mise en demeure ni une mise en garde, mais quand même en disant attention sur France 1 qui semblerait qu'il y a un déséquilibre des plalistes politiques. D'où ma question parce que vous êtes effectivement pas les producteurs des principales émissions qui invitent des politiques mais quand même vous y participez à ces 2 heures d'information politique sur France 5 par jour.

Ça me paraît et je le redis pardon, assez grave qu'alors que France Télévision a la mission de permettre l'expression directe des politiques. L'expression directe l'expression directe, c'est pas de la société civile, c'est les politiques eux-mêmes qui s'expriment que France Télévision est décidé par précaution de plus inviter de politique. Et c'est l'ARCOM elle-même qui le dit.

Elle dit que France Tvision doit être en mesure, France 5 de garantir le pluralisme et et elle le demande très clairement. Voilà, parce qu'elle considère qu'à partir du moment où il y a 2 heures d'information par jour, on peut être capable d'équilibrer le temps de parole de 10 formations politiques, 10 ou 11, même si c'est compliqué. C'est aussi ça le rôle du service public.

Et d'ailleurs, c'est la loi. Euh voilà. Et je pense que pardon, je le redis ici, je trouve que c'est dangereux.

Si dans une démocratie parce qu'on considère que le pluralisme politique est trop difficile à faire respecter, on considère et il y a pas d'autres mots, que d'invisibiliser, de faire disparaître la parole politique. On va avoir une élection municipale qui sur France 5 va se dérouler sans parole politique. Et c'est un vrai sujet.

Voilà. Allez. Non, vous avez raison de c'est un c'est un Alors vous on répond.

D'accord. Qu'il y a des pressions ? Est-ce que pour le coup il y a voilà, il y a pas de pression.

Comment vous intégrerez les règles de pluralisme ? Ah mais il y a il y a pas de il y a pas de pression. Il y a une il y a une j' dire une préoccupation pour nous et un respect et une difficulté parfois, on l'a dit, de réussir à à respecter totalement la le pluralisme parce que là, c'est ce que vous disiez Benjamin, il se trouve que on a par exemple un déficit de temps de parole de l'exécutif.

C'est tellement lié à l'actualité et on a eu par 40, on a fait 43 invitations à des ministres, 43 refus. Donc par exemple, ça pour nous c'est une situation qui est compliquée dans la mesure où notre émission est une émission de débat et où effectivement euh le le les invités politiques sont sur le plateau avec quatre ou cinq autres invités. 43 c'est ce soir, c'est ça ?

Oui. 43. Oui, parce que les ministres, ils sont pas dispo, ils ont pas envie de venir débattre. pas que moi je mme j'ai fait un rapport sur la natalité par de moi je devais présenter la maison des matériel on m'a expliqué qu'onit pas de politique parce que c'était les municipales voilà non mais je on a cette information depuis janvier madameadé il se trouve que j'ai pu le vérifier pour moi-même et cette information là depuis quelques semaines et et en l'occurrence c'est pas un sujet de municipal donc c'est pas le plus important mais je pense qu'avoir des débats sur les élections municipales sur les enjeux municipaux avec des politiques voilà c'est un vrai sujet votre deuxème question mé C'était et après on va avancer brut sur brut.

Voilà question sur comment vous qualifiez les Vous faites beaucoup appel à des experts dans vos deux émissions. Comment vous arrivez à les classer pour respecter le pluralisme puisque vous êtes vigilant à ça et voilà parce que dès que un expert s'exprime et ne dit pas l'expertise qu'on souhaite entendre, on dit il est il est du camp opposé ou privilégier le camp opposé. Voilà, je vais vous je vais vous répondre à cette question.

On utilise alors expert et le mot générique. C'est vrai que nous on invite beaucoup d'universitaires, d'intellectuels, d'écrivains, de géopolitologues. Ce qu'on fait, bah on travaille tout simplement le matin.

Je vais vous prendre un exemple si j'ai un peu le temps, mais de la manière dont on travaille. Euh lorsqu'on fait un sujet sur l'Iran, par exemple, sur des sujets géopolitiques, je pense cet exemple euh on va réfléchir en fonction évidemment de leur de leur de leur travail, de leurs travaux, pardon, de leurs recherches, de leur situation par rapport au sujet, du rapport à l'histoire, par rapport à l'histoire du pays. Les États-Unis, c'est la même chose.

Donc on va et et l'autre point très important, c'est qu'on situe toujours les experts qu'on invite. c'estd qu'on dit pas il est professeur d'histoire, on dit pas il est professeur de sciences politiques. On va qualifier à la fois ses travaux et pour dire simplement d'où il parle.

On va lorsqu'il est orienté situé, on va insister sur cette sur cette manière de de faire. C'est la même chose pour les journalistes qui sont on va dire qu'on va qualifier d'expert. Certains journalistes sont très spécialisés.

Bon ben un journaliste qui travaille à l'opinion et qui est très spécialisé, très documenté sur les questions économiques, on va justement le présenter travaillant dans un journal l'opinion qui est plutôt libéral. Si c'est libération un spécialiste des pages étrangers ou des services étrangers, on va le qualifier donc de travaillante pour un un quotidien de gauche de toute manière. Euh et je pense qu'on y reviendra, mais euh vraiment notre ambition euh première tous les matins, c'est de faire un débat équilibré.

Il peut y avoir des politiques d'un camp, mais en face, imaginons que ce soit euh voilà un politique centre gauche, social-démocrate, il aura face à lui un intellectuel plutôt conservateur. On a toujours fonctionné comme ça. Merci.

Et on peut rapidement brut brut, on sort un peu du champ de la commission. Oui, je pense. Et puis surtout vous savez, je je suis pas mandataire social, j'ai jamais été de brut.

J'avais pas de fonction de madal, je suis fondateur de brut donc je connais bien ce média. Je pourrais vous en parler si vous voulez mais je sais pas si c'est et au et pour information je suis plusar brut depuis 31 décembre donc mais c'est temps si dans un autre cadre je serai ravi de vous répondre. En tout cas, merci monsieur d'avoir précisé cette question parce que c'était c'est une c'est des questions vraiment importantes et et c'est vrai que on a pu voir sur C soir au cours des dernières semaines des débats sur le mercour sur la crise agricole sur Trump sans aucun représentant politique et pardon je maintiens et je trouve que ça pose quand même question je crois que vous l'avez compris à ce stade là des débats madame monsieur Morel pour 2 minutes.

Je reviens pas sur le cahier des charges. Je suis complètement d'accord avec monsieur le président. Euh moi je moi je au fur et à mesure des auditions et ça tombe bien qu'on vous ait parce que vous êtes quand même un des professionnels les plus aguérris euh euh sur la place comme on dit.

Euh quand même je m'interroge vraiment sur le recours euh aux sociétés de production dans le cadre du service public. Euh c'est une externalisation que moi je trouve euh largement excessive. Et je voudis j'ai une première question parce que le on a un débat nous les parlementaires sur le budget de l'audiovisuel public et je voulais savoir est-ce qu'il y a des clauses de renégociation euh avec les sociétés de production euh quand on a le budget de France Télévision par exemple qui baisse ?

Comment ça se passe concrètement ? parce que ce sont des sommes quand même importantes. Deuxième chose, les syndicats de France Télévision euh sont assez critiques hein sur le sur cette externalisation et notamment ils mettent en exerg une précarité des salariés dans le dans les dans les sociétés qui font des prestations extérieures qui expliqueraient la compétitivité mais qui serait pas forcément bonne pour eux.

Donc ça c'est la la première question en fait. J'ai peut-être que ça vaut le coup pour France Télévision en terme d'argent, je veux dire, de recourir à des sociétés de privées systématiquement, mais est-ce que forcément c'est pertinent ? Je n'en suis pas sûr.

Euh la deuxième chose, vous avez évoqué ou alors c'est peut-être que je l'ai lu, je me souviens plus, qu'il y avait un partenariat stratégique entre votre société et Méia One et j'aimerais savoir exactement à quoi elle constitue. Puis la troisème question, c'est marrant, personne n'en a parlé alors que ça avait fait il y a une dizaine d'années, je me souviens qu'il y a une polémique où la gauche vous avait accusé, vous souvenez peut-être, c'était une émission avec Nicolas Sarkozi dont vous aviez vous aviez été l'organisateur de ces meetings, vous avez filmé ces meetings euh de mémoire. Qu'est-ce que ça va ça vous a apporté au fond ?

À part du réseau évidemment c'est on laissa la question un communiste. Monsieur Morel, je suis pas communiste. Non.

Ah pardon, excusez-moi. GD, excusez-moi. Alors juste je merci de me permettre de vous répondre clairement parce que j'ai entendu beaucoup de choses.

Il y a, je crois queil y a eu plein de 20 fois, j'ai été cité alors des deux côtés hein, mais 20 fois lors de la commission et sur les réseaux sociaux, à la télévision et à la radio, on a dit que j'avais été j'étais un ancien membre de la ligue communiste révolutionnaire et que j'étais trotquiste. Donc pour information, c'est faux. Le secrétaire général Christophe Tardu de France Télévision vous l'a dit au début de vos travaux monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés et malgré cela, l'information a continué à être a continué à être produite.

Je n'ai jamais été ni à l'UNF ni à la Ligue Communistre. Je n'ai jamais été engagé dans un parti politique ou dans un syndicat. Ça c'est la première chose mais j'ai vu effectivement queil y avait des sources parce que j'ai entendu monsieur porteur vous aviez cité.

Je comprends que vous aviez eu ça dans les médias. J'ai vu j'ai j'ai donc pris la peine parce que je demandais d'où venait cette fausse information. Donc j'ai pris la peine de regarder effectivement.

Non non, je sais bien mais j'ai j'ai je je vu que dans dans Marianne et dans le journal Frontière, on avait dit ça, mais on a aussi dit de moi que j'étais chinois et communiste. Alors pour établir les vérités, j'ai pas de souci plus que ça. Je suis français d'origine vietnamienne, je le dis à tout le monde et je et je n'ai jamais été à la LCR. concernant mes activités de réalisateur dans le champ politique, pour être très clair, j'ai travaillé d'abord pendant près de 7 ans aux interventions politiques du d'un chef de l'état qui était Jacques Chirac. pour pour l'histoire, je l'avais rencontré quand j'avais réalisé et organisé la pantonisation d'André Malot et donc j'ai réalisé un certain nombre de d'interventions officielles, de débats et d'expressions, par exemple les venus nouvel an et cetera pour le président Chirak et où quand il s'agissait de de de débat pour les chaînes de télévision, je le rappelle très vite pour que tout le monde soit renseigné sur la manière ça se passe quand il y a une intervention officielle un chef d'État en France, il y a ce qu'on appelle un télédiuse haute qui prend en charge la fabrication.

Il amène des caméramans, des ingeurs du son, des techniciens et un réalisateur. C'est dans ce cadre là que j'ai travaillé sur Nicolas Sarkozi. Comme ça, je vais essayer de d'être le plus rapide possible.

Je j'ai été appelé par Christophe Lambert à l'époque qui était le directeur général de publicis et qui m'avait demandé de l'aider à mettre en scène le meeting de l'investiture de Nicolas Sarkozy à la tête de l'IMP s'il avait s'il avait été élu, ce qui était le cas. Moi je lui ai dit, je me souviens à l'époque, ben je suis pas fan de faire ça, je travaille plutôt pour l'État plutôt que pour un parti. Je l'ai jamais fait.

Mais si c'est dans le cadre de de de publicis, je vais faire une exception et j'ai fait ça. Puis la suite, j'ai réalisé des émissions pour TF1 pour France 2 en tant que réalisateur comme à chaque fois il y a un réalisateur avec François Hollande, avec Nicolas Sarkozy et avec Emmanuel Macron. Merci sur l'externalisation et en fait on va avancer la question.

Alors sur Mediawan, non, pardonnez-moi, je que quelqu'un a dû raconter une bêtise. J'ai pas du tout de contrat. Alors, je connais très bien Media One et leurs équipes.

On a mais je n'ai pas de de j'ai pas du tout de relation commerciale avec Mediawan. Et sur l'externalisation, la question de monsieur Morel, de le fait sur l'externalisation, je le répète, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Vous avez raison.

Non, mais c'est une très bonne question puisque il y a des clauses de négociation et je le rappelle puisqu'on parlait de Nathalie Darig Grand tout à l'heure euh ces politiques depuis je sais pas combien de temps. 9 ans. 10 ans 10 ans la je Alors il y a des contrats plus pl plus réannuels.

Un contrat plurannuel c'est je signe l'émission sur plusieurs années. Moi je n'ai pas de contrat pluréannuel. Je relance les D chaque année en fonction de mes résultats et de la qualité de l'émission en rapport avec la stratégie éditoriale artistique de la chaîne.

Donc je suis renégocié sur plusieurs bases celle-là sur une augmentation de la clause d'audience. J'ai une clause d'audience qui permet à la chaîne d'arrêter mon contrat facilement. Donc j'ai une renégociation et la clause d'audience ont monté.

Donc, comme j'ai réussi euh pour mémoire euh je crois que sur ces politiques et en société, sur la tranche du 1820, on a dû augmenter de près de 70 % euh le nombre de télateurs sur 10 ans. Donc comme c'est une réussite, il me ressigne. Mais globalement, c'est la qualité des émissions qui fait et ses performances.

Et un point, puisque vous en parlez parce que c'est un point qui me paraît central. Il y a une dotation publique sur le pour pour le fonctionnement de France Télévision et puis il y a de la publicité avec une régie publicitaire. Moi, il me semble puisqu'il y a les deux, normal que puisqu'il y a deux paramètres d'acquisition financière, ces deux paramètres se retrouvent dans les paramètres d'acquisition de en tout cas de ressignature des émissions.

Donc effectivement que que moi c'est pas le cas de de mes émissions parce que mais une émission d'Axess Printime France 2 que le le l'éditeur se dise c'est bien s'il y a des gens qui la regardent, c'est ça me paraît pas anodin. Et surtout que France Télévision pour information, il me semble que c'est une chaîne particulière puisque à la fois il parle au plus grand nombre au sens où dans les horaires où on a besoin de faire du monde parce qu'il y a la publicité, il parlent au plus grand nombre ils sont performants. Mais il parle aussi à tout le monde dans les horaires où la nécessité la publicité est pas déterminante.

Il parle à des communautés qui sont parfois plus petites mais qui qui sont pas adressées d'habitude par les télévisions. Merci. Une question de Hercia Assouet pour une minute et je redonne la parole au rapporteur.

Pardon, excusez-moi. Merci. Euh bon, sans grande surprise, cette audition aura été l'occasion pour monsieur le rapporteur de faire votre procès dans la continuité de tous les procès précédents.

Monsieur le rapporteur met en cause la probité de tout le monde, y compris celle de notre président de commission. Et on peut pour boucler la boucle, on devrait même s'interroger sur la proprité du rapporteur lui-même parce qu'en fait il remet en cause votre enfin voilà, il met il vous accuse de cooptation mais finalement la cooptation c'est un petit peu la spécialité de monsieur le rapporteur qui se vente d'ailleurs d'avoir été soutenu par des acteurs privés très puissants pendant sa campagne. Et donc ma question finalement c'est comment vous interprétez-vous cet acharnement du rapporteur ?

Est-ce que d'après vous ce serait pour avantager l'audiovisuel privé ? Est-ce que c'est pour faire entrer de nouveaux acteurs dans l'audiovisuel public ? Et voilà, pour ma part, j'appelle le président à faire en sorte que cesse cette chasse aux sorcières.

Bon, merci, je vais répondre pas de juste une seconde. Merci monsieur Levant Kim. Juste on va essayer d'éviter de mettre en cause le le rapporteur.

C'est mon rôle quand je considère que on est trop dans un procès individuel, je lui ai dit, il me l'a reproché. Bon voilà, on avance. il a quand même le droit, il est rapporteur d'une commission d'enquête de poser des questions.

Je pense quand même que la question des allers-retours ou des allées simples pour citer la formule de monsieur Lev le Van Kim pardon est légitime. On a quand même le droit d'une commission d'enquête de s'interroger sur des salariés de duel public qui se font licencier, qui négocient d'indicité licent qui ensuite vont travailler chez les producteurs privés d'essayer de comprendre comment tout ça est encadré, comment on garantit qu'il y a pas de conf d'intérêt. Je pense que c'est des questions importantes.

Ça évite justement la suspicion, ça évite justement les fausses accusations. Je pense que ça permet de faire la lumière et aussi de dissiper tout fantasme et le cas échéant d'identifier des manquements et dissonctionnements. Donc je pense que il y a des questions importantes.

On peut pas déballer d' ver demain et je pense pas que c'est ce que vous êtes en train de faire même soudais. C'est aussi le rôle du rapporteur de pouvoir mettre en lumière ses manquements, ses dysfonctionnements. Je lui ai dit qu'on était pas là pour instruire le procès de même Darry Grand, que c'était pas on était pas dans une tribunal des prudomes et qu'il fallait en rester à des questions larges.

Saisir votre expérience madame Darigan pour essayer d'éclairer ces questions importantes d'aller-retour ou d'aller simple entre les sociétés privées de production et France Télévision mais voilà essayons de de se respecter les uns les autres dans cette commission d'enquête. Je sais pas sûr que ça a pl une réponse mais si vous voulez y répondre-y. Merci beaucoup monsieur le président.

Non non, je voulais juste dire que je me j'étais moi je suis très heureux d'être là et je suis très je me sens très responsable vis-à-vis de la représentation nationale et je pense qu'on est dans un exercice que que je trouve très démocratique et vous me voyez très très content d'être là. Il y a pas de souci. Pour terminer sur ce sujet par rapporteur, vous voyez même souda vous n'étiez pas là hier mais j'ai dit au rapporteur par exemple qu'alors qu'on avait des auditions très très importante avec des sous de production cette semaine et la semaine prochaine, c'était important de bien garantir que le lieu des débats sur ces sujets des sociés de production soit bien dans la commission d'enquête et pas dans la presse, pas dans des interviews.

Donc voilà, voilà ce que je voulais dire. Je vous laisse la parole et je Merci monsieur le président. Je je voudrais en venir maintenant à la question du pluralisme et la neutralité parce que c'est l'une des trois dimensions de de cette commission d'enquête et vous produisez des émissions importantes de France 5 et du service public.

Et à ce titre-là, j'aimerais vous vous interroger. Eu vous produisez donc, on l'a dit chaque semaine à peu près 6h40 de magazine d'information pour France 5. Ces magazines sont diffusées en soirée sur des carrefours d'audience qui rassemblent des millions de français.

Vos choix éditoriens ont donc un impact clé dans le respect du pluralisme, de l'honnêteté et de l'indépendance de de l'information sur les chaînes du service public. Je me suis permis de recenser l'intégralité de vos invités sur 5 ans, c'est-à-dire entre 2021 et 2025. J'ai pris l'intelligence artificielle pour classer tous vos intervenants en groupes distincts.

Premier groupe socialiste et progressiste, deè groupe libéraux et progressistes, 3è groupe libéraux et conservateurs et enfin les neutres. J'ai retiré les neutres une fois que les résultats m'avait été donnés pour m'intéresser simplement aux intervenants politiques et le constat est éloquent. Entre 2021 et 2025, ces politiques sur ces politiques, les socialistes et progressistes représentent 66 % des invités, là où les libéraux et conservateurs ne sont que 6,6 %.

Donc c'est un rapport de 1 à 10 entre libéraux et conservateurs et socialistes et progressistes. Pour ce qui est de l'émission c'est ce soir qui est, je le rappelle diffusé tous les soirs du lundi au jeudi, les socialistes et progressistes représentent 79 % des invités, soit 8 invités sur 10. Les libéraux et conservateurs représentent 7 % des invités.

Vous voyez ma question sur le respect du du pluralisme. Pourquoi est-ce qu'il y a 10 fois plus d'invités socialistes et progressistes que d'invités libéraux et conservateurs ? Est-ce qu'il y a pas un problème de respect de pluralisme sur les émissions que vous confie France Télévision ?

Si j'étais taquin, je demanderai au rapporteur si un Horizon et un UDR étaient classé dans la même catégorie les libéraux conservateurs. Mais mais je vous laisse répondre sur le pluraliste dans votre émission. Allez, allez-y monsieur.

J'allais j'allais vous répondre parce que vous êtes déjà venu dans nos dans nos émissions mais une fois oui et on en reparlera tout à l'heure sans doute mais sur la question de l'IA sur la question de la classification justement de de notre émission et et des temps de paroles ou ou des opinions. Je sais pas si vous m'entendez. Euh cette moi ça m'interroge parce que je me suis dit tiens on va aussi vérifier.

J'ai vu et vous avez fait référence souvent à un institut Thomas Mor. Donc dans cet institut, je rappelle que pour ce qui était de Radio France, il avait classé le bulletin météo dans la colonne de gauche. Euh de la même manière, j'avais regardé le l'institut et le rapport de l'Institut Thomas Mor s'agissant des émissions de France Télévision notamment de France 2.

Complément d'enquête avait eu un un reportage bah une enquête sur les les violences faites aux femmes. Euh elle aussi encore une fois classée à gauche. J'ai regardé j'ai regardé nos émissions, je voulu utiliser également l'intelligence artificielle.

Je rappelle juste qu'on a environ 30 % de de sujets de société, on va dire sociétal, on dirait 30 % de sujets qui peuvent poser sur des débats et des idées politiques, 30 % sur la géopolitique. J'ai fait marcher LIA sur un nombre de sujets et par exemple, je vous prends un sujet qui selon moi mais est transpartisant, la question de la violence faite aux enfants et notamment la question de l'inceste. On a fait à deux reprises des émissions sur ce sujet en mai dernier et puis il y a 2 mois.

Et bien LIA nous donne cette émission classé à gauche alors que notre émission était sur la question de la protection de la violence et donc la protection des enfants et face à la violence. Je dis juste et ben justement j'ai alors absolument et donc au-delà de la thématique j'ai testé invités. Un invité que vous avez sans doute peut-être entendu dans des commissions parlementaires.

Je parle du juge Duran, l'ancien président de la civise. L'intelligence artificielle me l'a classé à gauche, progressiste de gauche. Écoutez, très sincèrement, vu le travail qu'il a fait ces dernières années, le juge Durant, je pense pas qu'on puisse se classer dans ce camp.

Donc sur cette question du pluralisme, il y a pour moi il y a un problème de fiabilité et et je préfère moi en tout cas l'intelligence humaine de mes journalistes qui je vous le rappelle chaque matin lors de nos conférences de rédaction c'est vraiment notre priorité. On ne s'amuse pas à à à jouer avec nos émissions. Elles sont pluralistes.

On essaie sans cesse d'avoir du contradictoire dans nos émissions. Tout le temps. C'est notre obsession.

Je vous remercie pour votre réponse. Bon, vous vous contestez la la méthode de Lia, c'est c'est votre droit et j'entends vos vos arguments. Il y a il y a d'autres ting tank en dehors d'ailleurs de l'Institut Thomas Mor que vous évoquez qui ont employé d'ailleurs d'autres méthodes qui n'ont pas fait recours à l'intelligence artificielle qui ont obtenu des résultats similaires au mien.

Je pense en particulier à l'institut hexagone qui a mesuré récemment pour l'émission C soir la présence de 43 % d'invités de gauche contre 14 % d'invités de droite. Quant à ces politiques, il a également mesuré un rapport de 1 à 10 entre les invités de droite et les invités de gauche. Vous évoquez la seule émission à laquelle j'ai été invité sur le service public sur France 5, c'était sur le référendum.

J'étais le seul invité de droite par rapport à une nuée d'invités de gauche et je ne le regrette pas parce que je pense que j'ai eu droit et c'était Karim Risouli qui animé cette émission, j'ai eu droit à un temps de parole important et j'ai pu m'exprimer mais euh vous évoquez que Lia est faussé dans ses résultats. Vous évoquez l'institut Thomas Mor est faussé dans ses méthodes. Je vous évoque un autre institut, l'institut Hexagone qui a Pignon sur qui indique que c'est ce soir sur l'émission c'est ce soir 43 % des invités de gauche contre 14 % d'invités de droite.

Comment est-ce que vous expliquez queles que soient les méthodes quels que soient les instituts qu'à chaque fois on indique une surreprésentation d'invités de gauche dans vos émissions ? Juste attendez attendez une petite seconde juste. Non bah je suis obligé de préciser parce que quand même je précise attendez monsieur le rapporteur c'est des sujets importants.

Je précise juste qu'on va auditionner je juste faire précision qu'on va auditionner l'institut de mass mort. Je dis juste parce que vous l'avez dit pignon sur rue, il faut être précis que Hexagone est financé par monsieur Sterrain qui a le droit de le faire et je dis juste et j'en m'arrête là pour vous laisser répondre que le gendarme de l'au duel publique c'est ni l'IA ni Hexagone ni l'institut au mass mort le gendarme de public s'appelle l'Arcom et que si l'arcom considère qu'il y a un défaut de pluralisme politique elle le dit et en l'occurrence elle l'a dit et en l'occurrence elle l'a dit donc je préférais qu'on s'appuie sur l'ARCOM qui en plus l'a dit on a pas besoin de l'IA puisque l'ARCOM l'a dit je vous laisse répondre non mais moi juste sur une question de philosophie de nos émissions au sens général et après je rentrai dans le détail si vous voulez. Ce qu' on a lancé cette émission avec et nos émissions avec une seule idée.

Ça a toujours été de rechercher la nuance avec une phrase qu'on s'est souvent répété avec Nathalie lors des conférences de rédaction. Débattre pour ne pas se battre. On cherche un nuancier très large.

Donc la répartition selon laquelle il y aurait la gauche et la droite et un clivage aussi, on va dire un peu comment dirais-je qui a maniqué n'est pas le bon. Euh nous on cherche un large nuancier. Il y a des souverainistes de gauche, des souverainistes nationalistes, des macronistes de gauche, des macronistes de droite.

C'est nos sujets qui nous amènent à chercher un équilibre sur certaines questions. Il y a des questions à la rentrée, notamment lorsqu'on parlait du budget ou de la retraite, il y a eu plus d'opposition entre un député socialiste et les filles que entre un député socialiste et macroniste. Donc ce que je veux dire globalement dans cette philosophie, nous recherchons sans cesse cette question de nuance.

Donc si on veut en effet classer de manière un peu arbitraire et de manière manicaine nos émissions, c'est plus complexe. C'est vraiment beaucoup plus complexe. Et puis s'agissant de votre de votre venue dans notre émission, je me souviens qu'on avait des gens par ailleurs et c'est un point de nuance.

Bastien François politologue qui a eu des engagements à gauche, je crois, il était écologiste, mais qui pouvait avoir aussi des points de contact avec ce que vous disiez et notamment sur la question du référendum. le le thème du débat, je m'en souviens, c'était est-ce que c'était un défi ou justement un piège ? Et là, à l'heure même qu'il y avait des gens qui n'avaient pas du tout la même culture politique, il y avait des points de contact et je pense que c'est làdedans qu'on va trouver de l'intérêt.

Je termine juste que on évite le clash et donc mettre deux personnes totalement opposées souvent n'arrivent pas à produire ce qu'on nous on recherche, c'est la réflexion. Il y aurait peut-être un non pardon de préciser sinon euh euh ce que Benjamin laassè vous dit mais c'est c'est que tu es une émission qui est très particulière c'est ce soir puisque on veut pas allumer de feu nous on essaie de dresser des ponts plutôt entre les gens et donc on va pas chercher l'ultra polarisation et revenant sur ce que vous me disiez tout à l'heure monsieur le rapporteur c'est que vous étiez venu et que vous vous sentiez un peu isolé dans dans votre champ politique à vous euh vous avez envoyé un petit un petit mot au journalistes qui vous avaient invité en lui disant que vous avez trouvé le format plus propice que d'autres euh euh que beaucoup d'émissions au débat argumenté, au pensé argumenté et que vous seriez ravi de revenir vu la nature équilibrée du débat et ça c'est vous qui lui avez dit et je comprends qu'il y a une différence de perception quand on sort de l'émission avec une perception générale. Donc je prends votre point quand vous me dites monsieur Levantkim, j'ai le sentiment qu'il y a pas de de qu'il y a pas d'équilibre mais vous-même vous-même en sortant de l'émission vous avez trouvé ça plutôt serein et équilibré.

Bon monsieur monsieur Levant Kim, je crois que vous travestissez largement mes propos. Je pourrais vous retrouver le texto. À aucun moment, j'ai dit nature équilibrée des débats.

J'ai dit que j'étais très content parce que c'était la première et dernière fois d'ailleurs que j'avais été invité sur l'une de ces émissions nature équilibré des débats. Je ne pense pas avoir évoqué ce point-là. En revanche, qu'on m'est donné le temps de m'exprimer, j'ai trouvé que cette émission a été de grande qualité parce que elle laissait le temps par rapport aux chaînes d'info en continu où il y a des interruptions de pub quasiment toutes les 10 minutes et donc on doit condenser son propos.

Effectivement, à la sortie de l'émission, j'ai envoyé un message en disant "C'est un format qui est plaisant. C'est d'ailleurs l'honneur du service public de pouvoir lapporter parce que il y a pas des interruptions de pub systématiques. Pendant 1h et3, on débat d'un sujet et c'est vraiment ce que j'ai voulu saluer.

Et quand je dis "Je suis attaché aux missions précieuses de l'autuel public, ça en fait aussi partie." C'estes grands débats d'opinion mais pardon sur la nature équilibrée des débats. Tout le monde pourra regarder le le l'émission.

J'étais très content d'y participer et d'être le seul du plateau à défendre l'intérêt du référendum. Je pense que j'ai été le seul de l'émission à défendre l'intérêt du référendum. Cette émission est encore publique.

Mais bon, le but n'est pas de parler de moi et de parler de l'émission, la seule émission à laquelle j'ai participé. Je je je vous permets peut-être enfin je je me permets de vous poser d'autres d'autres questions sur le sujet. Je voudrais revenir vous expliquer que le but de vos émissions, c'est peut-être de bâtir des ponts et pas simplement être dans le dans dans le clash ou dans l'opposition ou de de de mettre peut-être du sel sur des play.

Je voudrais revenir sur un un documentaire de la série La fabrique du mensonge qui a été diffusé le 21 mai dernier. C'était sur je cite Affer Lola, chronique d'une récupération. pendant près de 80 minutes, ce programme a mis en cause la prétendue extrême droite affirmant notamment, je cite, qu'en quelques jours à peine, une opération d'influence et de manipulation a été orchestrée, que cette récupération n'avait qu'un but.

Faire de la politique en s'emparant de l'affaire, en propageant de fausses informations et des théories du complot tout en profitant de l'émotion nationale. Fin de la citation. Allons jusqu'à évoquer.

Nouvelle citation. la crainte des services de l'État de voir se produire un attentat terroriste d'ramroite sur notre territoire. Fin de la citation.

Je vous rappelle les faits. Lola, 12 ans, a été assassinée à Paris en octobre 2022. Elle a été violée, torturée.

Son corps a été dissimulé dans une malâle. La principale mise en cause était une ressortissante algérienne sous OQTF qui était restée sur le territoire malgré une obligation de le quitter. Est-ce que vous convenez qu'une telle présentation des faits qui s'attachait plus au commentaires politiques qui en avait été fait qu'à la nature indigne et abjecte d'un tel assassinat et pu provoquer une telle émotion ?

Et est-ce que je vous donne un autre exemple sur l'affaire Quentin, on pourrait imaginer que vous récidiviez et qu'on retrouve sur le service public dans quelques semaines affaires Quentin chronique d'une récupération de la série La fabrique du mensonge. C'est bon, vous m'entendez ? OK, très bien.

Monsieur le rapporteur, vous évoquez une affaire très grave et très douloureuse. Vous me permettrez donc de de lire peut-être quelques lignes parce que je veux être le plus précis possible et je veux répondre par écrit à ce sujet. Together a été coproductrice avec la société Babel Doc d'un film documentaire intitulé Laferlola chronique d'une récupération.

Elle a été donc ce documentaire a été diffusé le 21 mai 2023 sur France 5 en primetime dans le cadre de la collection la fabrique du mensonge qui s'intéresse comme son nom l'indique à la construction à la diffusion des fausses informations et aux tentatives de manipulation de l'opinion notamment et essentiellement sur les réseaux sociaux. Nous pensons que cette question de la désinformation n'est pas secondaire dans le climat actuel marqué par l'explosion des fake news sur les réseaux sociaux et que c'est le rôle du service public de son emparé. Le meurtre de la petite Lola survenu le 14 octobre 2022 est un crime abominable qui a ôé la vie d'une jeune adolescente plonger sa famille dans et son entourage dans une douleur indiscible et frapper d'effroid tous les Français.

Ce que le film montre de manière très documentée avec de nombreux témoignages 7 mois après le drame, après avoir rappelé les circonstances du crime et son horreur, c'est un autre fait qui n'avait pas été traité médiatiquement, c'est comment une tentative de récupération de ce drame a eu lieu et comment elle a choqué la famille de la petite Lola et encore ajouté à sa douleur de la douleur. Quelques jours après, à peine après la mort de leur enfant, les parents de la petite Lola ont demandé d'arrêter publiquement d'utiliser le nom, l'image de leur fille à des fins politiques. Car le prénom de Lola, son visage et sa photo ont été abondamment brandi et exploité lors de rassemblement sur internet également sur les réseaux sociaux et de manière très organisée avec même des noms de domaine comme Justice pour Lola acheté par des gruscules identitaires à des fins de propagande politique.

Et c'est cette réalité factuelle et rien d'autre que les journalistes auteurs de ce film ont mis à jour après des mois de travail. Pour avoir mis à jour cette réalité, pour avoir fait leur travail, le réalisateur et les autres personnes ayant participé au film ont été menacés et harcelés sur les réseaux sociaux. leurs noms, leurs adresses personnelles ont été révélées.

Karim Risoui qui animait donc le débat qui suivait cette projection a été menacé de mort et il est devenu la cible de menace haineuse et raciste, ce qui a entraîné son placement sous protection. Donc voici la réalité des faits madames et messieurs les députés de ce qu'on l'on a pu subir nous aujourd'hui et ce qu'on peut subir encore lorsqu'on fait son travail de journaliste. Donc je rappelle bien plusieurs choses.

Nous nous étions du côté de la famille en réfléchissant justement sur ce qu'avait été cette affaire d'une récupération politique et uniquement de cela. Merci. Et ça permet de de préciser effectivement que la famille de Bermteé, la famille de pardon, la famille de de Lola avait dit très clairement qu'elle voulait pas de récupération politique et que on a vu très clairement et il faut aussi l'accepter et voir la réalité telle qu'elle est, que un des responsables de la campagne d'Éric Zemour avait fait monter le hashtag Lola sur Twitter, avait mené une vraie campagne sur les réseaux sociaux pour faire moner le sujet.

Donc voilà, je pense que que c'est pas le lieu de de débattre de ça, mais il faut aussi voir être capable de voir ce qu'on voit. Et oui, la famille de Lola s'est plain d'une forme de récupération et oui, il y a eu des gens qui sur les réseaux sociaux ont fait monter ce sujet avec des hashtag Lola d'une petite fillette. Vous l'avez venez de rappeler la gravité de ce qui lui est arrivé monsieur le rapporteur.

Donc faut que chacun balille devant sa porte parce que personne doit instrumentaliser un tel meurtre et et il y a eu une forme d'instrumentalisation. Pardonnez-moi de rajouter un dernier point, monsieur le rapporteur, parce qu'il y avait une deuxième question sur l'ensemble de la collection la fabrique du mensonge. Je vous précise que quelques mois avant, la fabrique du mensonge avait pour vous dire qu'il y a pas de biais quand l'Afrique mensonge se saisit de quelque chose qui me semble important aujourd'hui, c'est comment protéger les générations des mensonges sur les réseaux sociaux.

Euh on l'Afrique du mensonge a fait un un documentaire qui s'appelait terroriste en réseau qui raconte comment le mensonge d'une collégienne relayé sur les réseaux sociaux par les islamistes radicaux a mené un crime terroriste, celui de malheureusement Samuel Pati. Et pour une dernière chose parce que c'est un peu solennel mais je pense que ce documentaire était très difficile à faire, très douloureux parce que le contexte était horrible. Donc je vais prendre les mots de Delphine, la maman de de Lola une seconde.

Et voilà ce qu'elle dit, monsieur le rapporteur. Elle dit "C'est dans ces moments difficiles d'une violence extrême que le meilleur côtoie le pire, le meilleur c'est vous ici présent. C'est la solidarité, c'est la fraternité qui permet de croire encore aux valeurs qui nous unissent.

Le pire, ce sont les utilisations de l'image de notre fille à des fins mercantiles ou politiciennes. Merci pour vos réponses. Dernière question sur ce sujet parce que ça s'inscrit le sujet de l'affaire Lola.

Vous vous l'avez décidé de le traiter dans le cadre de cette série La fabrique du mensonge. Euh et je cite encore, "Vous avez expliqué que suite à ce meurtre ignoble, l'extrême droite, je cite, diffusé de fausses informations." J'ai pas bien compris, pourtant j'ai regardé le reportage, quelles sont les fausses informations que prétendu extrême droite aurait diffusé ?

Est-ce que c'est le fait de dire que ce meurtre abominable avait été commis par une ressortissante algérienne sousf ? Est-ce que c'est le fait de dire que si les OQTF étaient exécutés en France, peut-être que LOL aujourd'hui serait vivante. Pourquoi avoir décidé de consacrer un épisode entier en l'appelant la fabrique du mensonge à la prétendue récupération politique du meurtre de Lola ?

Quelle a été la fausse les fausses informations et les fake news ? parce que vraiment j'ai du mal à comprendre en quoi ces informations relayées ont été des fake news. Donc voilà, c'est la dernière question que je vous pose sur le sujet deè et dernière mais ça m'intéresse.

Allez-y et le rapporteur pourra demander à la famille de Lola pourquoi ils ont considéré qu'il y a eu de la récupération parce qu'à moment donné ça va bien 2 minutes. Il y a eu de la récupération et l'extrême droite ça existe dans un pays. L'extrême gauche ça existe.

L'extrême droite ça existe. L'extrême gauche ça existe. La droite ça existe.

La gauche ça existe. Chacun défend ses idées et c'est leur droit. Mais à un moment donné, sur un sujet aussi grave, je le redis pardon, j'ai aussi des convictions, c'est la famille elle-même de Lola qui a considéré qu'il y avait eu de la récupération.

Donc allez lui demander la famille de Lola, pourquoi elle a considéré qu'il y avait eu de la récupération ? Ça empêche pas de répondre sur une autre question. Euh voilà.

Mais bien sûr. Non, mais je je vais répondre. Oui, allez-y.

Allez-y. Ah, pardon. Vas-y.

Monsieur le président, est-ce que vous pouvez s'il vous plaît me laisser poser mes questions sans reformuler les termes, sans m'interrompre, sans poser une question à l'issue ? Est-ce que il y a un moment où dans mon rôle de rapporteur, vous allez lui donner un peu de respect et me laisser poser mes questions directement aux interlocuteur et aux personnes dictionnées sans systématiquement me reprendre et me dire quelle question méritent d'être posées et quelle question en fait ne méritent pas d'être posée. Parce que là, ça fait à peu près depuis le début de cette audition qu'à chaque fois que je pose une question, quasiment deux fois sur trois, vous me reprenez.

Donc je vais vous demander une fois pour toutes. J'ai été je pense assez poli lorsque je vous ai formulé cette demande. Je la fais de façon plus insistante.

Laissez-moi une fois pour toutes poser mes questions, s'il vous plaît. Alors monsieur le rapporteur, on va être très courtois et très respectueux. Les gens nous regardent.

Vous êtes le rapporteur. Je suis le président. Vous m'interrompez.

Voilà le président. Non non non non non non. Bon, je j'ai jamais interrompu.

Je vous ai jamais interrompu. J'ai jamais interrompu. Vous avez vous-même évoqué Quentin, monsieur le rapporteur.

Vous savez très bien, vous savez très bien aujourd'hui l'état de notre société, les fractures qui existent. Donc je ne reformule pas. Je vous donne tout le temps que vous avez.

On va continuer. On est encore tout le temps. Je suis à votre disposition.

Je suis à votre disposition, monsieur le rapporteur. Arrêtez de mentir aux français. On pourrait faire des auditions de 2 heures.

Parce que parce qu'on va dire la vérité. Je pourrais faire comme beaucoup de présidents de commission d'enquête faire des auditions de 2h. Je vous ai dit depuis le début de cette commission d'enquête que j'étais à votre disposition que si les auditions devaient durer 4h, elles durait 4h et elle duraient 5h.

J'ai juste dit et j'arrête là monsieur non j'ai juste dit monsieur le rapporteur que sur un sujet aussi grave que Lola, vous avez parfaitement le droit de poser des questions sur LOL et je veux pas du tout commenter vos questions. J'ai simplement dit que il fallait faire attention à ce qu'on disait sur un tel sujet puisque la famille de Lola elle-même, j'ai apporté cette précision. Arrêtez de penser qu'une précision c'est un commentaire.

C'est pas une précision en disant de vot poser votre question. J'ai rien accusé du tout monsieur. Je vous ai monsieur rapporteur, je vous ai pas empêché de poser de questions.

Je les ai pas commenté, je les ai pas instrumentalisé. J'ai juste apporté une précision. J'ai dû que sur un sujet aussi grave que l'ola, il fallait apporter aussi ce que la famille avait dit et c'est son droit.

J'ai apporté simplement cette aémande au débat. Point. Allez-y monsieur.

Et si je voulais entraver, je dis au français qui nous écoutent, je ferai des auditions de 2hes et ça serait beaucoup plus rapide et efficace. Non, vous vous parliez des mensonges donc qui auraient qu'on aurait donc dévoilé. Je vais je vais vous faire une réponse assez simple.

Il y a une succession de mensonge en effet de récupération politique dont on a parlé. D'abord si pour ceux qui n'ont pas vu le documentaire, d'abord il y a l'idée selon laquelle LOL aurait été victime d'un trafic d'organe international. Ça c'est un des premiers mensonges parce que plusieurs vidéos virales sortent très vite quelques heures seulement après le meurtre.

Et selon cette théorie du complot qui a un sujet très discuté sur TikTok, la jeune fille a été kidnappée par un réseau de trafic qui aurait revendu les organes de cette jeune fille. C'est horrible. Donc il y a ce genre de fake news et et donc et c'est ce premier mensonge qu'on a écarté et et et révélé.

Deuxième mensonge, c'est une récupération politique. C'est celle qui est dénoncée par les parents de LOL, par ses avocats. C'est l'achat de nom de domaines sur internet tel que justice pour LOL.

C'est l'utilisation de hashtag LOL sur les réseaux et l'utilisation à noséam de l'image, de l'OLA, des fins politiques et médiatiques. Voilà les éléments qu'on a juste rappelé très factuellement. Merci pour votre réponse.

Je souhaite à présent vous interroger sur le traitement éditorial récent d'un fait actuel d'actualité extrêmement grave qui a été abordé dans votre émission C politique le 15 février au soir il y a quelques jours. Ce programme revenait sur la mort de Quentin, jeune étudiant de 23 ans qui est décédé à Lyon après avoir été très violemment passé à tabac en marge d'une conférence de l'eurodéputé de la France insoumise Rima Hassan. Euh au moment de la diffusion de l'émission, une enquête judiciaire était en cours, mais il y avait déjà plusieurs éléments substantiels qui étaient connus ou qui a été en voie de consol de consolidation par les enquêteurs.

Depuis, l'enquête a connu des avancées majeures. Plusieurs interpellations ont eu lieu visant des individus lié à la mouvance dite d'ultragauche et plus précisément à la jeune garde organisation antifasciste et ultraviolente qui aujourd'hui est dissoute. Certains des suspects identifiés appartiendraient ou auraient appartenu à ce collectif fondé notamment par l'actuel député de la France insoumise, Raphael Arnaud.

L'un de ses collaborateurs parlementaires figure d'ailleurs parmi les personnes interpellées dans le cadre de la procédure. Tout ça est factuel. On est donc face à un homicide dont les investigations s'orientent vers une action collective ultraviolente menée par des individus structurés politiquement qui étaient présents sur les lieux pour en découdre.

Or, la présentation que vous avez réalisé dans votre émission du 15 février interpelle profondément et je vais citer le lancement du présentateur Thomas Negarov. Je le cite. Si les auteurs du meurtre n'ont toujours pas été identifiés après ce drame, des proches de Quentin et une partie de la classe politique accuse l'extrême gauche d'en être responsable, le Rassemblement national parle de milices d'extrême gauche et réclament leur qualification terroriste. puis dans la continuité immédiate vous évoquez les déclarations des dégradations de locaux de la France insomouise à messe et Lille avant d'ouvrir un débat plus large sur une spirale de violence et sur la radicalisation des jeunesses militantes.

Autrement dit, la structure éditoriale du sujet procède en trois temps. D'abord, vous insistez sur l'absence supposée d'identification des auteurs. Deuxièmement, vous présentez l'hypothèse d'une responsabilité de l'ultra gauche comme une une accusation politique contestable portée notamment par le Rassemblement national.

Et troisièmement, vous enchaînez sur des actes de vandalisme visant des locaux de la France insoumise, victimisant ce parti de fait et installant une forme de symétrie en quelques minutes à peine entre un homicide et des dégradations matérielles. Je pense que vous le voyez mais cette construction éditoriale produit un effet très particulier car elle tend à déplacer le centre de gravité du drame un homicide affreux vers ses conséquences politiques supposées tout en suggérant que les accusations visant l'ultra gauche seraient prématuré voire instrumentalisé voire pire même dangereuse. Je pense que vous voyez aujourd'hui que les résultats connus de l'enquête montrent que plusieurs suspects appartiennent bien à cette mouvance de la jeune garde associé à la France insoumise que il y a eu une logique de d'ultraviolence évidente.

Je voudrais vous poser une seule question, mais est-ce que vous considérez que cette construction éditoriale, j'ai été assez long sur la présentation pour être parfaitement factuel, mais est-ce que vous considérez que dans un tel moment d'émotion nationale, ça participe véritablement à l'honnêteté de l'information ? Vous savez, ce crime nous a énormément choqué. Premier point, on a consacré euh et avec ce soir encore, on a consacré 3h d'émission euh à cette à ce terrible meurtre.

Euh dès dimanches, on a organisé en effet un débat et le début de l'émission a commencé justement euh par un tour de table pour prendre l'ampleur de ce que représentait ce meurtre du jeune Quentin. On a organisé un plateau là encore très équilibré euh où il y avait euh des intellectuels spécialistes. En effet, on a beaucoup parlé de la radicalité, de la politique parce que le contexte et vous le rappeliez aussi monsieur le président, on est dans un contexte où la tension, la brutalisation du moment politique est terrible.

Et qu'est-ce qu'on a fait dans ces 2 heures d'émission ? Ce soir, on consacre une nouvelle heure. On a invité des gens qui avaient de prix de la hauteur.

On a eu Jean-Vamu, un grand spécialiste, politologue, spécialiste des extrêmes, qui à la fin de cette émission a fait quasiment une prière républicaine pour appeler justement à ce que la pression redescende. Lundi, c'est Jean-François Colossimo, un éditeur et un grand historien par ailleurs qui lui aussi a appelé la trêve à la trêve en disant il faut que la société comprenne ce que signifie un mort. Donc on a pris ce sujet avec la plus grande gravité sans jamais minorer les faits qui sont arrivés, la meurtre d'un jeune homme parce qu'il avait des opinions politiques.

Et je rappelle juste aussi également que dimanche, le procureur n'avait pas défini précisément et n'avait pas encore parlé parce qu'on rappelle dans le lancement d'ailleurs dont vous faites état de monsieur Snégarov et un peu plus tard que la conférence de presse du procureur intervenait le lendemain à 15h mais à aucun moment à aucun moment il a été minoré le rôle ou certains à l'époque dimanche ce sont en c'est un débat politique donc certains en effet et et plusieurs persés politiques, notamment deux ministres ce jour-là. On parle donc de Gérald Armanin, gardessau qui pointe en effet la responsabilité de l'ultra gauche et du ministre de l'intérieur. Donc à aucun moment on a écarté cette piste.

Au contraire, on en a parlé à tel point qu'on en a débattu. Là aussi, je termine mais certains de nos invités, notamment, je pense à Jacques de Saint-Victor qui est historien, chroniqueur au Figaro Magazine qui lui euh a montré du doigt euh et désigné l'extrême gauche comme étant pouvant être responsable en disant que les mots pouvaient avoir des conséquences gravissimes. Donc ce que je veux dire ici c'est que nos émissions et je le rappelle vraiment avec beaucoup d'importance, j'en suis fier, nos émissions, elles ont un intérêt à mon avis pour le service public et globalement pour les citoyens.

C'est que dans ces moments d'ultraviolence, de lourdeur, de polarisation, de brutalisation, on essaie d'avoir des personnes sur notre plateau qui fassent redescendent la température et qui nous permettent de parler. Je veux dire lundi, on avait beaucoup d'invités, Eugénie Bastier que je vais pas présenter mais qui est une joint Figaro face à un jeune journaliste de regard donc qui une revue plutôt à gauche. Ils ont réussi à se parler et ils n'ont pas la même culture, ils n'ont pas les mêmes idées, ils n'ont pas les mêmes opinions.

C'est ça ce qu'on essaie de faire. Merci beaucoup. Ce qui permet de nous dire très solennellement ici que aucun combat ou aucune cause politique ne pourrait ne peut justifier qu'on tue ou qu'on meurt pour ces idées en France en 2026.

Monsieur le rapporteur, je vous cède la parole. Merci monsieur le président. Vous vous expliquez que dans le traitement de l'information que vous avez faite et dans le plateau que vous avez animé, vous avez convié des experts, des invités qui permettaient de faire redescendre la température.

Je cite encore vos propos. On a invité des gens qui ont pris de la hauteur. Euh lors de cette même émission, vous receviez notamment madame Stéphanie Predioso.

Je voudrais revenir sur la manière dont elle a été introduite à l'antenne. Je vais citer sa présentation. Je cite l'antifascisme, son histoire, son actualité, c'est votre sujet.

Stéphanie Prcioso, merci d'être avec nous. historienne, professeur d'histoire à l'université de Lausanne, spécialiste du fascisme et de l'antifascisme. Votre dernier livre Découvrir découvrir l'antifascisme aux éditions sociales est sortie en mai dernier avec vous, on reviendra aux racines idéologiques de l'antifascisme.

Ce qu'il veut dire, ce qu'il a voulu dire, ce qu'il veut dire aujourd'hui et à quel moment la lutte politique peut basculer dans l'affrontement. Est-ce que vous diriez que cette présentation qui a été faite de madame Proso était suffisamment neutre et parfaitement honnête pour traiter d'un sujet aussi sensible ? Il faudrait voir l'ensemble des des participants à ce à ce plateau.

Juste madame Pressio a été présentée au titre de ce qu'elle est en effet aujourd'hui. C'est-à-dire qu'elle est historienne, professeur euh à Lausanne en Suisse. Euh on n' pas précisé l'ensemble de son CV mais on a justifié et expliqué qu'elle était une historienne engagée sur ces questions en fait d'antifascisme.

Mais je rappelle que l'essentiel est pas là. l'essentiel de de de je veux dire de de son CV. L'essentiel c'est que elle a discuté avec des gens, des historiens, des personnalités, des intellectuels qui n'étaient pas de son avis.

Je pense que vous faites référence que en effet c'est une spécialiste de de l'antifascisme. On voulait comprendre quelle était la naissance. Pour beaucoup de Français, si vous voulez, quand on parle d'antif ou de John Garard, ils ne savent pas du tout de quoi on parle.

Donc avoir une historienne qui connaît ses courants et cette histoire, moi en tant que journaliste, il m'est il est très important que le dimanche soir, malheureusement nous sommes à la veille de cette terrible nouvelle, qu'on comprenne de qui on parle. Donc on prend une historienne qui connaît ses mouvements. En face on a des historiens et des personnalités.

Je rappelle Jacques de Saint-Victor sur Twitter la veille qui annonce aussi lui qui considère que les antifas sont responsables. Donc il fallait avoir ce genre de personnalité pour qu'on puisse avoir une discussion mais à aucun moment on n'a caché qui elle était. On a bien précisé et Thomas lors de l'émission a rappelé qu'elle était positionnée, située parce que en effet bon elle est historienne de ce mouvement mais il n'y a jamais eu de déséquilibre et encore une fois inviter quelqu'un ne signifie pas pour nous partager ses opinions.

Inviter quelqu'un signifie lui permettre d'adresser ses opinions à quelqu'un qui ne les partage pas. C'est ce qu'on essaie de faire. Ma question n'était pas celle du pluralisme de vos invités, mais de la présentation et de l'honnêteté de cette présentation de cette experte.

Est-ce que selon vous la présentation qui en a été faite, qui la présente comme une simple historienne, professeur à l'université de Lausanne, spécialiste du fascisme et de l'antifascisme est une présentation suffisamment honnête et transparente sur un plateau du service public. Oui ou non ? Est-ce qu'il aurait selon vous fallu ajouter d'autres choses notamment d'éventuels engagements militants de cette personne là ?

C'est une question de fermée, elle est très simple. Je vous faire ma la réponse et je pense que je vous ai déjà répondu. On a rappelé qu'elle était positionnée.

Donc voilà ma réponse. Ce qui m'a choqué c'est que on a auditionné monsieur Cara et les directeurs de l'information de France Télévision. Ils nous ont expliqué que pour chaque intervenant en plateau sur France Télévision, il fallait présenter leur éventuel engagement politique.

Vous présenter sur un sujet aussi sensible que celui de l'assassinat de Quentin, une personne souscouvert d'expertise qui est historienne. Vous le rappelez encore, à aucun moment on a caché qui elle était. vous la présenté comme une historienne, une professeure à l'université de Lausanne, spécialiste du fascisme et de l'antifascisme, mais à aucun moment, vous mentionnez qu'elle a été membre du mouvement suisse anticapitaliste, solidarité, qu'elle a exercé un mandat conseillère national, qu'elle a participé à des événements organisés par des mouvements d'extrême gauche tels que les jeudis communistes de la révolution permanente, qu'elle a été candidate sur des listes de l'Union populaire en Suisse, qu'elle relait publiquement sur ses réseaux sociaux des prises de position très régulières d'Olivier Besance. de Rima Hassan qu'elle a même signé des appels à voter pour des candidats de la France insoumise.

Comment est-ce que vous pouvez dire que sur un sujet aussi sensible que l'assassinat Quentin qui implique des mouvements d'ultra gauche proche de la France insoumise, une telle présentation a été suffisamment honnête ? Euh, écoutez, je vous l'ai répondu, on l'a présenté comme une histoire insitué. Je n'ai pas fait l'ensemble de son CV qui était bien postérieur.

Vous parlez de de mandat, je crois, qui date il y a très longtemps. Elle estse, elle n'est pas française. Par ailleurs, je vous rappelle, on a fait ce débat dans une forme de contradictoire.

Je n'ai pas rappelé par ailleurs non plus les tweets de certains de mes invités. Je vais pas citer les noms ici, mais j'avais un journaliste notamment et un historien sur ce plateau. Si je remonte ces fils, ces tweets, je je voilà, j'avais regardé les citations.

Certains même des personnes qu'on a reçu lors de cette émission ont été, mais je me fie pas à la page Wikipédia donc d'une de ces personnes, on a dit d'elle qu'elle était proche d'Éric Zemour. Donc si vous voulez, moi à ce moment-là, j'essaie d'avoir des infos assez factuels et et équilibrées. Je la situe suffisamment.

Elle est de gauche, elle ne s'en cache pas. On en s'en cache pas. Elle est l'historienne de l'antifascisme, je connais peu euh de personnes de droite être spécialiste de l'antifascisme.

Donc pour nous, il est évident que dans un parallélisme équilibré, on on va pas refaire le CV en effet global sur plusieurs années de cette personne, mais euh on était dans l'équilibre. Jacques de Saint-Victor, monsieur Camu et d'autres, on était dans une forme d'équilibre très clair et une parité en tout cas un pluralisme respecté. Pardon, je reviens à ma marotte initiale, mais est-ce que quand je crois que le titre de l'émission dont on parle le rapporteur, c'est quelle responsabilité politique ou quelque chose comme ça ?

C'est une deuxiè c d'hier ça avec G Bassier et d'autres mais mais du coup on se demande est-ce qu'il faut pas des politiques aussi dans ces émissions ? Parce que je comprends la enfin moi je je comprends parfaitement la question du rapporteur. C'està-dire que c'est bien de donner la parole à la société civile mais sur des questions aussi importantes étant entendu que chacun des engagements.

C'est pas faire offense à Junie Bassier que j'apprécie beaucoup qui est une journaliste. Si je dis qu'elle est de droite, j'imagine qu'elle me conteste qu'elle le contestera pas mais et c'est très bien qu'elle puisse s'exprimer qu'en face il y ait des des des historiens des spécialistes d'antifascisme dont le rapporteur avait pu préciser leurs engagements. H je trouve queurigner qu'on arrive aussi du système.

C'est un sujet tellement graveur de un sujet éminemment politique. Vousmême vous titrez quelle responsabilité politique et il y a pas un politique pour en parler parce que pour le pou politique c'est clair. Vous auriez invité monsieur Allon vous saviez quel parti il était.

Vous m'auriez invité vous saviez quelle parti on était. C'est plus facile d'une certaine manière. Voyez, vous vous avez raison, c'est plus facile.

Mais ce qui nous intéresse encore une fois, nous on voulait garder une espèce de je dirais de dessence dans un moment donné qui était très grave et j'ai regardé comme vous hier enfin je veux dire les questions gouvernement. Je pense que là le moment était très abrasif, très difficile. Ouais, parce que je vais redonner un parur pardon.

Quand j'ai vu moi un journaliste qualifier Quentin Nazillon, je suis pas sûr que la société civile soit Non non mais on va dire chose non mais je suis pas sûr que la société civile soit toujours capable d'être plus euh moins abrasif que les responsables politiques. Vous voyez, je suis pas certain que si monsieur Allon ou moi-même étion allé euh étions allé sur un plateau de télévision, on aurait qualifié Quentin de nazillant. H voilà.

Non non, ma question n'était pas du tout de responsabiliser les politiques ou de considérer qu'ils sont pas responsables. C'est pas la question, c'est que j'avais besoin et on avait besoin de nous euh collectivement la rédaction de réfléchir à ce qui s'est passé avec des gens qui étaient pas ni désignés. Il fallait avoir des gens qui réfléchissent et c'est le cahier des charges que nous on s'est fixé dans nos émissions d'avoir des intellectuels certainement situés mais c'était ça l'idée en fait pour nous.

Après, sans doute peut-être plus tard, on y reviendra avec des politiques. Mais monsieur le président, pour vous répondre sur les sur les les la les invitations des politiques, c'est vrai que ce trimestre là est très particulier et évidemment à la fin du trimestre, on reprend les invitations des des politiques. Nous-même, on était assez frustré mais là, du coup, ça fait un temps très compliqué pour du coup pouvoir assurer le pluralisme.

Mais à la fin du trimestre, c'est sûr qu'on on vous réinvitera. Merci pour pour vos réponses. Dernière question sur le sur le sujet parce que j'ai j'ai vraiment pas bien compris votre votre réponse dans la présentation qui a été faite de de cette dame que vous présentez comme une historienne de l'antifascisme qui pourtant est une militante engagée qui a appelé à relayer des appels à voter pour la France insoumise qui est donc dans cette histoire du meurtre de Quentin abominable juge parti mais vous la présentez le service public la présente comme une historienne comme une experte et donc ça trompe des millions de français de téléspectateurs qui vont regarder et qui vont prendre pour acquis ces commentaires.

Est-ce que de la même façon vous auriez par exemple présenté Marion Maréchal comme fondatrice d'un établissement d'études supérieures certifié par l'État ? Est-ce que vous auriez présenté Sarah Knafo comme une ancienne magistrate à la Cour des comptes ? Voyez ce que je veux dire ?

On a vraiment l'impression que ces experts que vous invitez sur vos plateaux pour commenter en plus l'effet extrêmement graves, à chaque fois quand ils sont gauche ou d'extrême gauche, on occulte leur engagement politique. Alors que pourtant c'est la règle chez France Télévision, dès qu'on a un engagement politique direct ou indirect, il doit être communiqué. Pourquoi ne pas l'avoir fait pour une émission qui traitait d'un sujet aussi grave et bouleversant que l'assassinat de Quentin ?

Je pense que je vous ai répondu et c'est faux. C'est-à-dire que à chaque fois on présente la situation et l'orientation idéologique sans faire l'ensemble du CV. Je crois me souvenir que lorsque vous az participé à notre émission, vous étiez face à Bastien François donc et on avait rappelé ses engagements écologistes à l'époque.

Non mais c'est vrai qu'il y a une règle là, je vais en soutien du rapporteur. Elle a été je crois qu'elle a elle a eu des mandats politiques. Elle a occupé des mandats politiques.

Non non pas en France. En Suisse ? Ouais en Suisse.

Oui. Non mais voilà. d'extrême gauche, je crois écologiste dans mon je sais pas.

Bon, je vous laisse je vous laisse voilà. Non, mais je trouve qu'il faut il faut quand même qu'il y ait une vraie règle chez France Tévision. Quelqu'un qui a occupé onessaie pas de vous coincer.

On essaie aussi d'avoir à la fin moi je pense que la question de savoir d'où les gens parlent est essentiel. Si on veut que les Français aient confiance dans les médias et confiance dans les journalistes et confiance en nous les politiques, hein. Il faut qu'on sache d'où les gens parlent.

Là, je voilà, j'abonde dans le sens du rapporteur. Quelqu'un qui a été député d'extrême gauche ou de gauche, pardon, je la connais pas cette femme, je veux pas voilà, je veux pas qualifier ses engagements, mais qui a eu qui a été une responsable politique. Bon, c'est quand même important de dire qu'elle a eu des engagements politiques.

Elle est pas totalement neutre, ça fait pas d'elle une moins bonne historienne. Mais enfin, elle a été vois, je vérifie en temps réel oui, député ou député du canton de Genève de 2019 à 2023 pour le membre, sans doute le rapporteur l'a dit, de solidarité puis de l'Union populaire. Monsieur le rapporteur, juste pour finir avec je crois que Benjamin Alessan vous a répondu.

On je dis pas qu'il y a pas de zéro risque quand on fait une émission. Je vais je prends votre point. On on fabrique un nombre d'heur incalculable avec beaucoup d'invités.

Ce que je peux vous dire c'est que à chaque fois on essaie de situer l'invité et de comprendre d'où il parle. Alors peut-être que là on aurait pu préciser quand c'est des invités qui ont une carrière ou un engagement dans d'autres pays que la France, peut-être que il faut quand même qu'on sort des frontières. Ça c'est un sujet dont on peut parler dans la rédaction mais je peux vous assurer puisque c'était le sens induit de votre question il n'y a pas de biais.

On on travaille de manière extrêmement pluraliste. Vous savez moi j'ai deux j'ai deux intangibles pour ma rédaction. Je suis pas journaliste, je m'en occupe pas directement mais tangible c'est et je vous le dis c'est vrai, c'est ma vie professionnelle qui est témoigne de ça, c'est le pluralisme et l'indépendance de mes journalistes.

Donc c'est eux qui décident et eux qui choisissent mais je vérifie quand même et je le sais, je leur fais confiance, ils sont engagés pour ça, qu'on respecte systématement les règles du pluralisme. Merci pour votre réponse. Monsieur Laassan, vous vous sembliez minimiser.

Je vous disais, elle a des engagements politiques. Euh, elle mériterait donc d'être présentée comme telle. C'est une charte de France Télévision, le directeur de l'information nous l'a indiqué et vous me dites "Non, non, mais en fait, elle est écologiste.

Est-ce que être écologiste euh mérite qu'on oublie cette affiliation politique et qu'on soit présenté comme un expert ?" Elle a eu des engagements en plus politiques d'extrême gauche. Je vous les ai rappelé de façon très factuelle.

Elle participait au jeudi communiste de la révolution permanente. Elle a été donc candidate sur l'ex de l'Union populaire en Suisse. Elle relait régulièrement les position d'Olivier Besancno et de Rima Hassan.

Elle a appelé à voter pour des candidats à la France insemmise, mais même si elle n'était qu'écologiste entre guillemets, est-ce que ça mériterait qu'on oublie cette affiliation politique et que sur vos plateaux du service public, vous continuez à la présenter comme une simple historienne, surtout sur des émissions aussi importantes que celles qui traitent de l'assassinat de Quentin. Je crois que, pardonnez-moi, je suis désolé mais je crois que vous avez fait trois fois la question, je vous on a donné trois fois la réponse. Mais mais je je Non mais monsieur le rapporteur, vous avez raison et je vous le Non non mais je vous le redis qu'on qu'on adresse un nouveau sujet qui est le CV des personnalités qui ont une une carrière politique ou un engagement politique à l'extérieur de la France parce qu'ils sontsees ou bête, je ne sais quoi.

C'est peut-être un sujet le ce que ce que je peux vous dire c'est que vraiment on n' pas caché ça en plateau. Encore une fois, elle a bien expliqué d'où elle parlait puisqu'elle était elle documentait l'antifascisme et elle était contredie par des par des gens qui étaient d'un d'un plutôt des opposants idéologiques de de son sujet. Donc on vous a répondu.

Alors maintenant moi je je suis très très sincère. Si la question et je pense que c'est le sens de vos travaux, c'est de se questionner sur systématiquement ce qui sera à la fois euh une information nécessaire dans des débats polarisés. Mais par ailleurs une mais on le fait systématiquement mais peut-être pas là, on l'a pas fait mais suffisamment.

Peut-être que c'était imparfait, je prends le point. Euh et qu'on peut rappeler systématiquement l'ensemble du DCV. On pourrait peut-être faire ce qu'on appelle à la télévision des encadrés pour raconter d'où ils viennent, qu'est-ce qu'ils ont dit, leur fil Twitter et cetera.

Aujourd'hui, le la traçabilité idéologique est variable parfois de nos invités. Elle est elle est elle est elle s'exprime dans leur mandat électif. Elles s'expriment dans leurs engagements, dans leurs écrits et sur leurs réseaux sociaux.

Donc je je je serais ravi de poursuivre ces débats indépendamment de cette on arrive au convenez-en un paradoxe. On a plus de députés français pour parler d'une affaire aussi grave qu'à meurtrier la France. On va chercher une députée suisse dont on dit pas qu'elle a été députée d'extrême gauche.

On arrive à des à des situations un peu compliquées. Oui. Nous ne sommes pas une émission d'invités politiques mais nous recevrons des politiques.

Je je Non non mais c'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit qu'on arrive à un système où aujourd'hui à l'heure actuelle, vous ne pouvez plus inviter de responsables politiques pour parler de ce meurtre et que effectivement on va pas Mais vous savez comment ça comment ça fonctionne dans l'exercice du travail quotidien. Quand on fait des émissions, on on invite une femme ou un homme politique, ça déclenche le compteur de l'ARCOM.

Non non mais je vous accale pas ce que je dis c'est que enfin bref, vous pourriez très bien nous dire mais vous l'avez fait je crois que quand on invite un expert à la société civile s'il a eu un engagement politique on le dit point. Je pense que ça ça ça évite. Voilà vraiment on le fait hein quasiment oublié c'est vraiment notre on est totalement d'accord avec ça c'est ce qu'on essaie de comprendre donc ça a été on est d'accord avec ça d'accord donc ça a été un oubli donc donc on peut la question du rapporteur votre réponse a été la réponse c'est que c'était pas en tout cas si le rapporteur pense que c'est pas c'est c'est pas que c'est délibéré c'est faux non donc c'était plus un oubli d'accord bon mais merci pour vos réponses et Toute dernière question et précision sur le sujet.

Si je m'en ai meux autant, c'est que j'ai pu voir que cette dame qui était présentée comme une comme une experte, comme une historienne, j'ai regardé l'émission et je vois que assez rapidement dans l'émission, elle explique, je la cite, on efface, en parlant de de de l'assassinat Quentin, euh je la cite, on est face à une instrumentalisation insupportable du fait qu'on utilise la mort d'un jeune de 23 ans pour faire de la politique et attaquer la France insommise. Cette femme avait pourtant appelé quelques temps auparavant à voter pour des candidats insoumis. Donc encore une fois, je je vois qu'au début vous essayez de de défendre le caractère expert et le fait de dire aussi on a été transparent la présenté comme une historienne de l'antifascisme comme si être historien de l'antifascisme était forcément une garantie qu'on était affilié un mouvement d'extrême gauche.

Je pense que pour les téléspectateurs, c'est pas clair. Vous présentez quelqu'un comme un historien de l'antifascisme, le téléspectateur ne sait pas qu'il est politiquement engagé à l'extrême gauche. Donc encore une fois et c'est l'une des dimensions très importantes de cette commission d'enquête.

Euh on parle du pluralisme, mais la vraie zone grise du respect du pluralisme sur les émissions du service public, c'est les invités soi-disant experts qui sont légion sur les émissions que vous produisez et qui souvent comme Rokaya Dialo récemment sur un plateau de France info était présenté comme maître de conférence dans une université. On a oublié de rappeler son profil militant très à gauche. Euh, j'ai souvent l'impression que il y a un depoid de mesure.

Donc encore une fois, quelles sont aujourd'hui les garanties que vous pourrez à l'avenir nous nous assurer pour que les experts engagés politiquement soient présentés comme des experts engagés politiquement ? Je je vous le répète, je comprends votre point, je vous le répète, on le fait systématiquement. Il y a pas de volonté délibérée.

Donc il y a pas de biais, si c'est ça que vous voulez dire. Il y a pas de bien franchement. À chaque fois que vous pouvez regarder nos émissions euh euh quelle que soit la l'émission les hebdomadaires ou les quotidiennes, systè systématiquement, la plupart du temps, en tout cas majoritairement, on comprend d'où les gens parlent.

On fait pas on s'amuse pas, on est quand même des journalistes sérieux, ils ont fait ça sérieusement. On s'amuse pas à cacher délibérément, puisque c'est ce qui est induit par ce que vous dites, délibérément le CV des invités. C'est quand même Non, mais je pense que vous posez la question parce que vous nous avez expliqué de manière importante que sur ce meurtre qui a choqué euh les Français, vous vouliez une émission qui évitait d'être polarisée.

J'imagine que vous l'avez préparé énormément d'attention parce que une émission, on voit bien le caractère inflammable de ces sujets et la fracture que ça suscite dans le pays. Et c'est vrai qu'avec le rapporteur, on se dit que vous l'avez forcément préparé avec une très grande attention. vous avez choisi des invités que vous avez regardé avec soin et donc voilà, on vous on pousse un peu la discussion parce qu'on se dit que euh rien n'a été, comment on dit fait à la légère en préparant cette émission et et c'est vrai que cette personnalité encore une fois je la connais pas, je ne conteste pas ses travaux, c'est c'est sans doute une très grande historienne et cetera, mais elle elle a un vrai engagement politique et du coup ça biaè l'émission parce que c'était la seule finalement à avoir un engagement politique.

Donc elle vient sur votre elle vient sur votre plateau elle vient sur votre plateau comme historienne mais enfin elle a quand même occupé un mandat de député pendant 4 ans. Elle a elle est membre d'un parti politique. Donc finalement vous avez une émission vous nous dites on invite plus les politiques françaises. compliqué.

Je vous entends même Darig grand en ce moment les municipales ont fait quelque chose de dépol enfin dépolitisé au sens premier du terme c'est pas de responsable politique on met que des experts de la société civile et finalement on se retrouve avec quelqu'un qui est certes une experte société civile mais qui est quand même une responsable politique donc et la seule de son camp en plus parce qu'il y avait pas en face un un un chercheur ou un historien qu' aurait été député de droite et cetera. Je c'est pour ça qu'on pose la question, c'est juste je pense qu'on Ouais. Mais juste je me permets d'ajouter que euh concernant France info, je suis désolé, je je pense qu'ils font du très bon travail mais je suis pas le directeur de la rédaction de France info donc je m'exprimerai pas sur Dialo la manière dont elle été présenté.

Il peut arriver qu'on présente pas tout le CV d'un invité. Ça arrive mais je serais faire injure à Thomas Sigarof et à ses équipes d'imaginer que dans l'ensemble de sa carrière depuis 10 ans et ce qu'il fait pour les services publics, il il laissait pas le plus souvent possible de raconter d'où les gens parlent à la fois comme journaliste, comme historien. Et mais je pense voilà, je jette la pierre à personne.

Je pense que c'est un sujet très compliqué. Je pense qu'il faut qu'on soit tous très attentifs. Je pense qu'il y aura des propositions de moment venu du rapporteur.

Moi en tout cas, j'en aurais aussi pour faire pour garantir qu'on sache à chaque instant d'où les gens parlent. et et voilà pas pour adopter. Je pense qu'à un moment donné, c'est pour ça aussi que j'insiste beaucoup sur l'expression directe des politiques parce que l'avantage sur des débats aussi inflammable, c'est quand vous habitez un député de l'UDR, vous savez qu'il a l'UDR.

Quand vous habitez un député d'horizon, vous savez qu'il est à Horizon. Je pourrais citer des partis de gauche et et c'est vrai que moi je considère qu'il y a aujourd'hui de plus en plus d'émissions qui considèrent que le débat politique étant tellement fracturé, polarisé à l'Assemblée nationale, il ils se disent voilà, on va arrêter d'inviter des responsables politiques parce que ça va être compliqué dans la gestion du plateau. mais à vouloir finalement trop invisibiliser la parole des responsables politiques.

On se retrouve à finalement avec des plateaux composés exclusivement d'experts dont certains ont un engagement et donc ça repolitise une discussion qu'on a pas voulu inscrire dans ce cadre là. Et donc je pense que c'est un sujet de réflexion globale hein sur l'état de notre débat démocratique, sur l'état de notre débat médiatique qu'il faut qu'on se pose collectivement nous responsables politiques et vous les les producteurs d'émission et en rajoutant un élément supplémentaire qui est le régulateur qui doit peut-être euh travailler de manière peut-être différente, c'est pas facile parce que les les le régulateur et et les temps de paroles de France 5 nous obligent à à équilibrer les temps de En tout cas, merci pour cet échange et il nous reste 20 minutes pour avant de conclure. Merci monsieur le président.

On vous expliquer que ce cas sur lequel je suis revenu longuement mais qui me paraît quand même assez symptomatique est une exception qu'il ne se reproduirait plus. J'en ai un autre sur un sujet tout aussi contemporain, c'est le sujet des exactions qui sont commises aujourd'hui en Iran par le régime des Mola qui a fait l'objet d'un certain traitement sur vos émissions. Je vois que vous avez invité à plusieurs reprises sur le plateau de C soir Shirine Hardakan qui était uniquement présentée comme avocate des droits humains.

C'est la citation quand elle est présentée sur ce plateau. Madame Ardakan, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, elle a été candidate à une élection sous l'étiquette du parti radical de gauche. Elle a participé aussi comme tête d'affiche au côté de Rim Hassan à une table ronde consacrée à la Flottille Vergaza.

Elle a organisé aussi une conférence avec Assad Traoré et des élus de la France insoumise. Vous voyez que c'est en rien uniquement une avocate des droits humains. C'est une militante, une activiste politique d'extrême gauche.

Le 16 juin dernier sur votre plateau, elle déclarait même "Je la cite, je ne fais aucune différence entre Netaniaahu et Rameni, mettant ainsi sur le même plan le guide suprême du régime terroriste des Mola et le chef d'État israélien. Pourquoi est-ce que encore une fois un autre exemple, vous avez pas présenté madame Ardakani pour ce qu'elle est comme une militante d'extrême gauche ? Merci de me donner la possibilité de de répondre.

Je vais d'abord vous dire qui est Shirinard et comment nous l'avons présenté. En effet, Shirinard Akani est une avocate franco-iranienne. Elle est membre du collectif Iran en justice qui défend des centaines d'opposants au régime iranien et qui sont emprisonnés notamment dans la prison dévine à Teran.

Elle est l'avocate d'un prix Nobel de la paix, Narges Mohamedi. Et elle est l'avocate aussi de la famille de Cécile Colère, française oage d'État en Iran et aujourd'hui toujours retenu en Iran. Ardakan, Shirine Ardakan, pardon, est une opposante au régime des Molins.

Sa famille a fuit le régime des Molins dans années 80. Et pour ce qui est de son passage donc au parti radical de gauche en 2014, euh oui, on est en 2014, nous sommes donc 10 ans plus tard. Et sur ce sujet en l'espèce, s'agissant de la question du régime des mola et des répercussions et à la répression, je pense que il était pas utile de le rappeler.

Moi, je ne l'avais pas cette information là pour être totalement honnête. Nous avons invé invité une avocate franco-iranienne pour parler de la société iranienne, d'une avocate franco-iranienne engagée engagée au nom des libertés. La première fois, je crois qu'on l'a reçu, c'était à l'époque de femme vie liberté.

Donc il y a pas eu de si vous voulez de confusion. Elle était là uniquement pour parler de du régime des Mola et je vous rappelle elle est l'avocate d'opposant au régime. Mais mais vous certes euh elle est là en tant que avocate, elle est là en tant que que avocat des droits humains comme comme vous l'expliquez, mais vous n'ignorez pas qu'en Iran, il y a à la fois une opposition peut-être euh enfin il y a différentes sensibilités politiques dans l'opposition au régime des Molas.

Et pour une vraie transparence et une honnêteté de l'information, quand vous invitez une experte et militante sur un plateau, il est bon aussi de rappeler son engagement politique, surtout lorsqu'il a été évident. assumé même récent vous expliquer que elle s'est présentée en 2014 mais beaucoup plus récemment. Elle était tête d'affiche au côté de Rima Hassan à une table ronde consacrée à la flotti Vergaza.

Elle a organisé aussi une conférence avec euh Assa Trauré et des élus de la France insoumise. Cette personne quand vous invitez des experts sur vos plateaux, j'imagine que vous vous renseignez sur leur prise de position récente. Elles ont été multiples et publiques à nouveau euh et peut-être que vous aurez des contrexemples de droite à me présenter, mais j'ai un certain nombre d'exemples d'experts soi-disants qui ont été des militants de gauche récents qui sont présentés comme des experts sur ce cas précis comme le précédent.

Pourquoi est-ce que vous faites pas toute la transparence sur les engagements publics et politiques ? sur le sujet qui nous intéressait. S'agissant de l'Iran, euh ce qui nous semble plus important, c'est que ça soit une avocate qui défend les droits des opposants au régime.

Vous avez fait, je crois, référence à une déclaration qu'elle aurait eu à l'époque en comparant la Rameney avec Benjamin Netaniau. Euh cette remarque valait au selon elle au nom du droit international. Ce jour-là en plateau, j'avais une on avait une journaliste qui est Tamar Sebboc du Yeddot ANT qui est une journaliste israélienne et qui a pu lui répondre aisément et lui donner la contradiction.

Donc encore une fois cette question elle est justement enfin aucun invité n'est seul à avoir une opinion. Il à chaque fois à chaque fois ils sont face à des personnes qui peuvent leur apporter la contradiction. Je comprends bien ce que vous voulez dire mais inviter si j'avais invité Sherinard pour parler du budget ou des municipales, j'aurais évidemment rappelé ses engagements politiques auparavant. s'agissant de l'Iran et je pense que sur nos émissions vis-à-vis de ce qui est en train de se jouer, on a invité toutes les les représentations pour parler justement de ce que représente ce régime.

J'avais même d'autres invités qui ont rappelé que c'était le régime le plus brutal, le plus tyrannique au monde. Donc il y a jamais eu une on a jamais voulu si vous voulez je dire le fait qu'elle soit du PRG ou qu' a dans engagement à gauche était pas opérant sur cette question précisément. Merci pour votre réponse.

Vous la présentez comme une opposante au régime des Molas. Bon, il se trouve par exemple que elle est absolument opposée à monsieur Reza Palavi. C'est une opposante d'extrême gauche au régime des Molas.

C'est comme si par exemple demain sur un plateau euh aux États-Unis, un plateau de Fox News, on invitait un opposant soi-disant à Emmanuel Macron, on le présenter comme simple expert avocat des droits humains par exemple et on oublié de préciser s'il était gauche ou droite des opposants à Emmanuel Macron. Il y en a sur un spectre politique assez large. On peut avoir à la fois Jean-Luc Mélenchon, on peut avoir Bruno Retaillot, on peut avoir Jordan Bardella.

C'est important aussi pour savoir quel est quelles sont les conclusions que cette personne va apporter de savoir quel est son engagement politique. En l'occurrence, peut-être que cette personne a aussi indiqué son opposition au Mola mais l'idée de transition démocratique qu'elle voyait. Mais un téléspectateur français s'il ignore son engagement politique d'extrême gauche alors que vous vous le connaissez, vous qui produisez cette émission, son engagement auprès de Rima Hassan et d'élu de la France insommise, il date pas d' enfin il date pas d'avanti-hier, il date de mars 2025.

C'est un engagement qui est extrêmement récent. Donc encore une fois, je pense que vous portez une responsabilité très importante sur du décryptage de conflit géopolitique complexe, le fait d'ignorer le fait de mettre des œillères sur des passés politiques même récents, je trouve que ça dit beaucoup aussi d'une ligne éditoriale qui n'est pas compatible aussi avec l'engagement d'honnêteté du service public. Je suis pas d'accord avec vous, je pense que je vous ai répondu, mais elle n'a jamais eu ses propos politiques sur notre plateau.

Elle n'a jamais parlé d'engagement avec des personnalités politiques. Lorsqu'on vient, on est dans un contexte tout lorsqu'elle vient et sur notre plateau et qu'elle est invité, elle vient dans un contexte tout à fait particulier pour parler justement de la société iranienne. À l'époque, la guerre avec Israël donc elle intervient dans un débat contradictoire avec d'autres personnalités qui lui apportent la contradiction.

Je pense que l'information qu'elle soit du PRG et c'est ma réponse n'avait pas de sens ou de ses engagements à gauche. À partir du moment, il n'en était pas question dans la mission. Merci.

Bon, effectivement, elle a pas d'engagement, elle a pas de mandat. Donc c'est un vrai sujet. C'est il faut enfin c'est on est là pour réfléchir aussi dans cette commission d'enquête.

C'est vrai qu'elle elle a pas de mandat politique contrairement à l'autre historienne dont on a parlé pendant une demi-heure ici qui elle avait un mandat politique mais ça ouvre des questions importantes. Monsieur Merci monsieur le président. Un tout dernier exemple et je serai moins locas sur le sujet parce que je pense que vous avez compris mon point mais c'est dernière illustration parce que vous expliqué he que chaque fois c'était des des exceptions où c'était un cas mais j'ai l'impression qu'il y en a beaucoup.

C'était le 13 septembre 2023 c'était quelques jours seulement après le 7 octobre 2023. ce soir consacré une émission importante Israël Palestine. Peut-on parler d'Appartaide ?

On retrouvait parmi les invités madame Rima Hassan qui n'était pas encore députée européenne mais aussi monsieur Thomas Vescovi qui a été présenté comme chercheur indépendant en histoire et spécialiste de la gauche israélienne. Alors monsieur Vescovi exerce simplement des fonctions de professeur d'histoire dans l'enseignement secondaire. il a jamais soutenu de thèse et se présente aujourd'hui d'ailleurs comme doctorant de l'université Paris 8 sur son compte Twitter, mais surtout il exerce depuis plusieurs années des responsabilités militantes au sein de l'association France Palestine Solidarité, une organisation qui est engagée dans la défense de la cause palestinienne et qui est impliquée dans les campagnes de boycott d'Israël.

Pourquoi à nouveau quelques jours seulement après le 7 octobre sur un moment aussi sensible vous présentez monsieur Vescovi comme un simple chercheur indépendant alors que c'est un militant engagé politiquement notamment pour le boycott d'Israël ? C'était avant le 7 octobre. C'était le Oui, c'était avant c Oui, c'était effectivement pardon.

Oui, je crois qu'il n'est jamais plus revenu d'ailleurs par la suite, mais c'était avant le 7 octobre, juste cette précision. Absolument. Et peut-être une question complémentaire parce que vous avez indiqué que c'était aussi un espace pour apaiser aussi le le débat d'idée, le débat public à un moment où le pays est quand même fracturé, polarisé sans remettre en cause la liberté éditoriale, la liberté journaliste.

Mais pourquoi un tel titre du coup ? Ah oui, alors je vais vous expliquer le contexte, c'est pas du tout quelque chose de de sensationnel. Je vous je vous rappelle alte, je sais pas si on l' entendu.

Alle- je crois je vous citer. Non non, c'était la question de l'apartide. C'est ça c'était Israël paestine.

Peut-on parler d'apartide ? Ce qui est ce qui est une question mais je veux dire pourquoi ? Alors juste important chronologiquement c'était avant le 7 octobre.

Deuxièmement cette citation elle vient de la presse israélienne c'està-dire qu'il y avait un officier officiel pardon ex de l'armée israélienne et c'était un débat qui montait sur la question des droits qu'il y avait en Israël au sujet des Arabes israéliens. Et donc après je vais pas refaire l'histoire ces trois dernières années en Israël sur la réforme juridique et autres mais c'était la question qui avait été soulevée. C'est pour cela raison aussi qu'on avait reçu là encore je crois qu'il y avait Pascal Zenchin une journaliste qui est correspondante en Israël.

Euh donc voilà, à chaque fois, toujours pareil, je le rappelle parce que je pense que c'est important, nos débats sont équilibrés et toutes les paroles sont représentées, toutes les opinions. Mais voilà, en tout cas euh c'était donc juste en référence à un débat qui avait eu lieu en Israël et euh dans la presse et à la télévision israélienne. Ouais, mais c'est intéressant parce que j'ai essayé de regarder un peu justement sur Israël qui un sujet aussi compliqué, je veux dire ce conflit est majeur et cetera et c'est vrai quand on regarde l'éthique Israël vers un isolement inédit, Israël, une société aveuglée par la guerre.

Enfin, je trouve que les titres euh peuvent aussi orienter la réflexion. Et donc, je me demandais comment vous vous choisissez, comment vous concilier à la fois cette volonté d'apaiser, d'essayer de pas trop polariser. Je vous cite hein, je pas dit que c'est ce que vous deviez faire.

Moi je pense que les journalistes et de les débat, il peut aussi être vigoureux. On n'est pas toujours obligé de je veux dire, d'être dans comment dire dans dans des choses totalement molles et que parfois le débat d'idée, il est important. Vaut mieux que ça se règle dans le débat d'idée que que dans la rue.

Mais comment voilà, est-ce que aussi vous réfléchissez comment vous conciliez cette volonté d'apaisement et et et de nuance dont on manque un peu dans le débat médiatique et politique aujourd'hui avec quand même parfois des angles en tout cas sur le papier en regardant, j'ai regardé rapidement mais des angles qui eux participent aussi à ce qui se passe dans d'autres médias, dans d'autres lieux où on a des tres très clivants, très choc. Euh à chaque fois nos questions sont à voir avec l'actualité. aux questions qui sont posées.

C'estàd que on n'invente pas des questions. On reprend par exemple la question de l'isolement, ça a été un vrai débat. Ça a été un vrai débat.

Je vais pas refaire plus le contexte. Donc oui, on pose des questions, il y a toujours une forme interrogative en fonction des questions qui sont posées dans la presse ou qui sont posées par des représentants de part et d'autres. Donc c'est là-dessus qu'on va les questionner et je vous réponds.

La nuance, on l'a sur notre plateau quoi. Merci monsieur rapporteur. Merci beaucoup.

Merci monsieur le président. Et effectivement euh si je vous pose euh cette question, ceci parce que euh conformément à ce que disait le monsieur le président, il y a il y a eu des bandeaux, il y a eu des thèmes d'émission qui ont pu euh choquer. Je crois que c'était le 16 février 2025, donc euh euh longtemps après le le 7 octobre, euh vous avez mis un bandeau euh dans l'une de vos émissions.

Le bandeau c'était à masse de points une organisation toujours dangereuse. point d'interrogation à nouveau sur le traitement de l'information, sur les invités que vous que vous convoquer. Est-ce que jusqu'à présent et peut-être que vous pourrez être plus transparent sur des mises en garde de l'ARCOM, est-ce que votre rédaction, vous en tant que dirigeant, vous avez tiré des signaux d'alerte par rapport à certaines dérives, certaines lignes rouges qui auraient été dépassées ?

Est-ce que vous pouvez nous citer des cas précis où vous vous êtes dit là ça dépasse les bornes et il faut quand même qu'on rappelle à l'ordre peut-être nos nos responsables éditoriaux. Répondre à cette question, elle est très importante et je vais vous répondre très précisément. D'abord, je voudrais qu'on soit extrêmement clair.

Nous avons toujours qualifié le Hamas d'organisation terroriste. Un point de contexte lorsqu'était apparu ce ce bandeau. Les intervenants sur le plateau expliquaient que le Hamas, si il avait subi justement des pertes et avait été bombardé, il continuait continuait à recruter des hommes.

Et donc la question était posée justement de savoir où en était la dangerosité du Hamas. Je vous dis je je vous dis ça et c'est très important et c'est à la suite de la question de monsieur le président. Comment on choisit nos titres ?

Cette question de la dangerosité du Hamas avait été posée par l'excrétaire d'État Anthony Blincolen qui venait juste de de quitter ses fonctions. On est donc l'année dernière en janvier et qui avait justement et on débattait de cette question. Il disait le Hamas organisation terroriste est frappé à sa tête et bombardé et pourtant attention il est en garde il continue de recruter et c'est ce débat dont on parlait.

Ce bandeau, il est resté 1 minute 30 et je vous le rappelle au moment où il apparaît sur l'antenne avec un point d'interrogation à ce moment-là Thomas Negarov explique la position de Blincen et dit "Faisons attention. En effet, ce qui se passe en ce moment, c'est que évidemment le Hamas est bombardé mais il continue d'avoir une force, une influence dans le territoire et il continue de recruter. Ce qui s'est passé, c'est là où je vais répondre à la le dernier point de votre question, monsieur le rapporteur.

Pourquoi le point d'interrogation ? Alors, comment pourquoi le point d'interrogation ? Parce qu'il faillit répondre pour dire que le Hamas était absolument pas affaibli.

à ce que et je rappelle organisation terroriste et ce qu'on rappelle dans toutes nos émissions. Donc il n'y ait aucune équivoque euh à ce sujet. Euh et donc qu'est-ce qui s'est passé ?

C'est que il est resté 1 minute 30 je crois précisément. Ensuite euh bah souvent on fait quasiment une cinquantaine de liners dans nos émissions. Donc euh ça bouge.

Et à ce moment-là, très instantanément, il y a eu en effet sur les réseaux sociaux des gens qui ont fait des captures d'écran en amputant le son et en amputant le sens de ce qu'on racontait à ce moment-là. J'ai même vu une chroniqueuse d'une chaîne d'info, je ne diraiis pas son nom, qui a utilisé ce bandeau pour dire exactement l'inverse de ce qu'on racontait en disant "Oui, France 5, le Hamas n'est plus une organisation terroriste qui était absolument l'inverse." Et donc pour répondre à votre questionin, à partir de ce moment-là, comme j'ai vu qu'on n'était plus maître en tout cas du contenu éditorial, vu qu'on amputit le son de nos émissions, on a fait des liners sans points d'interrogation pendant 6 mois.

J'en profite pour soulever un sujet. Hop, voilà. J'en profite pour soulever un sujet qui peut être utile dans le cadre de vos travaux.

Monsieur le rapporteur, mesdames et monsieurs les députés et monsieur le président, c'est que avant la télévision était linéaire et donc on regardait l'audiovisuel. Aujourd'hui, les points de contact pour consommer les contenus que nous fabriquants, nos autres producteurs de télévision qui sont multipliés. C'est un sujet que je connais très bien.

Donc vous pouvez regarder nos contenus sur Instagram, sur TikTok, sur Twitter, parfois sur YouTube, sur des téléconnectés partout. Le il y a un sujet qui va monter, on en a fait les frais, on a été la victime de ça, qui est un sujet qui est que au titre de œuvre audiovisuelle, parfois on amputte l'audio ou le visuel. Donc ça c'est une forme de détournement volontaire dans l'information.

C'est beaucoup utilisé sur les réseaux sociaux et ça on peut pas le contrôler. Pour revenir à la question de monsieur le rapporteur et vous avez raison de poser cette question. Quand on voit qu'on est attaqué sur les réseaux sociaux et qu'on fait une émission en direct, le rédacteur en chef, le directeur de l'information, le producteur éditorial, quel qu'il soit en l'occurrence Benjaminen, décide d'amener une précision parce qu'il voit qu'il ne maîtrise pas sur les réseaux sociaux la pertinence et la vérité de ce qu'il fabrique en temps réel.

C'est pour ça que Thomas Negarov à la fin de l'émission dans la foulée de la publication du bandeau dit un point de précision pour qu'on soit très clair après ce qui a été évoqué dans dans en société sur la situation du Hamas et sa dangerosité persistante, il ne s'agissait évidemment pas de minorer sa dangerosité mais de réagir au propos d'Anthony Blinken l'ancien secrétaire d'État américain qui estimait que l'organisation était toujours active et qu'elle recrutait toujours de nouveau militants. et vous dire la difficulté avec les réseaux sociaux et les et la et je dirais les réseaux sociaux d'opinion de fabriquer des émissions en direct aujourd'hui comme quoi les guillemets comptent les points d'interrogation, les points d'exclamation et les points mais voilà c'est c'est aussi ça qui est important et il y a eu d'autres bandeaux qui ont choqué dans d'autres émissions, dans d'autres médias et c'est pour ça que tout est important, tout compte et c'est aussi ce qu'on essaie de comprendre, de mieux comprendre dans cette commission. Monsieur, encore deux questions, il y a 5 minutes.

Dans 5 minutes, je suspendrai. Merci. Merci monsieur le président.

Je vais tâcher de de faire cours. Je voudrais revenir sur le festival de Cann puisque vous le savez France Télévision vous en a confié à la production en 2022. Ce contrat s'élève à 2,6 millions.

Il est séparé en deux tranches. Il y a d'abord la production de contenu télévisé sur place à Cann puisque France Télévision a choisi de délocaliser plusieurs de ces émissions à Cann le temps du festival. Alors, on peut se demander si cela est est strictement nécessaire puisque ça a coûté 1300000 € en moyenne en comptant les 1500000 € de décor et d'habillage.

Il y a aussi ensuite deuxième tranche la production de la cérémonie d'ouverture et la conférence de presse qui a coûté la somme d' 1300000 € ce qui est une somme conséquente pour seulement quelques heures de direct. Quand on regarde les détails de ces montants, j'ai pu voir notamment que concernant la maîtresse de cérémonie à l'époque l'actrice Virginie Fiera, sa prestation a coûté 60000 € pour la seule cérémonie d'ouverture, l'équivalent de tric annuel pour seulement quelques heures de mission. Pourtant, c'est pas elle qui a écrit les textes car les textes vous les avez commandés pour 30000 € supplémentaires.

Je ne compte pas les 6000 heures, les 6000 € de commission pour rémunérer l'argent et l'agent de la maîtresse de cérémonie. Il y a eu aussi 1500 € de maquillage, 1500 € de coiffure, 300 € de manucure dont elle a pu bénéficier et c'est même sans compter les 30000 € de contrat que vous avez provisionné pour un happening concernant un hommage au président du jury. Est-ce que vous avez vraiment l'impression que dans une situation financière aussi critique que traverse France Télévision qui est dans une situation de quasi fake qui a cumulé 80 millions d'euros de déficit depuis 2017 qui a une trésorerie négative qui est en risque de dissolution, est-ce que ces montants là, plus de 2 millions d'euros qui peuvent paraître superflu pour le contribuable, est-ce qu'il vous semble vraiment justifié ?

Oui, monsieur l'importeur. Pardon, monsieur le président. Non, non, je vous en prie.

Juste rappeler parce que c'est c'est important une commission d'enquête et et on a des pouvoirs très importants. Ça peut engager des des du donner lieu à des procédures pénales, à des sanctions pénales, à des condamnations pénales. Non non mais je je je pense monsieur le rapporteur que il y a un équilibre à trouver entre la transparence qu'on doit au français et si je suis président de cette commission d'enquête et que vous êtes le rapporteur c'est qu'on veut faire la transparence pour les Français sur une politique publique importante qui coûte beaucoup d'argent 4 milliards d'euros qui est un service public auquel j'y suis je suis personnellement attaché mais qu'on est là pour identifier des manquements et des dysfonctionnements.

C'est le rôle d'une commission d'enquête et c'est précieux de le faire. On a eu un bon échange aujourd'hui, je vous en remercie. Mais je dis simplement, on vous a communiqué, vous avez aussi des responsabilités immenses comme rapporteur, celle effectivement de faire la lumière pour les Français.

Vous avez aussi une responsabilité majeure, c'est de respecter le secret des affaires car le milieu audiovisuel évolue dans un milieu concurrentiel avec des acteurs publics, des acteurs privés. C'est une industrie, c'est certes de l'argent public, mais c'est aussi un secteur qui est concurrentiel. Et je termine juste là vous dire, monsieur le rapporteur, je vous demande très solennellement que les documents qui ont été portés à votre connaissance dans le cadre de la plateforme numérique à laquelle vous avez accès pour pouvoir faire vos travail de rapporteur respecte bien et le principe constitutionnel de respect de la vie privée et celui du secret des affaires parce que vous venez de dévoiler un contrat qui est très important parce que demain c'est de l'argent public aujourd'hui mais demain can ça peut être porté par une société privée enfin je dire par une une antenne privé, ça a été le cas pendant des années avec Canal Plus.

Et donc révéler comme ça un contrat euh qui s'inscrit dans le cadre du secret des affaires m'apparaît contraire et il est payé par l'argent public, monsieur le président et c'est tout l'objet de notre commission d'enquête, c'est le financement, le fonctionnement de l'audiuel public. jusqu'à présent, à chaque fois qu'on réclamait, qu'on posait des questions, on s'est vu opposer, je pense que vous l'avez d'ailleurs déploré à plusieurs reprises, une sorte de front et de consigne de la direction de France Télévision qui refusait de communiquer aux Français la moindre information. Je pense que une information comme celle-ci, elle ne concerne personne directement.

Elle concerne le festival de Cann pour l'audiovisuel public qui est un événement qui est regardé par beaucoup de personnes. Ça ne trahit en rien ni le secret des affaires, ni il y a une rupture, une violation du droit à la vie privée. Et c'est la raison pour laquelle monsieur Levant Kim, je me permettais de de vous poser la question et tout l'objet aussi c'est que vous puissiez répondre et nous dire pourquoi c'est justifié.

C'était le sens de ma question. C'est pour ça monsieur le rapporteur que je vous ai pas coupé. Je vous ai laissé aller au bout d'autres questions, mais c'est mon rôle pardon.

C'est le rôle du président le garant aussi du fait que vous ayez tous les documents et vraiment je le redis devant les Français qui nous écoutent s'il vous en manque à la fin de la commission d'enquête vous me trouverez à vos côtés pour garantir et s'il faut qu'on aille sur place à France Télévision ou à Radio France prêt à vous accompagner s'il manque des documents. Mais je le dis très sonnellement c'est aussi mon rôle comme président de garantir aussi voilà c'est mon rôle comme ça c'est un rôle c'est l'ordonnance de 1958 de garantir le respect de la vie privée et le secret des affaires. Je pense que vous avez à votre disposition des informations très précieuses.

Je ne vous ai pas coupé donc vous avez pu les dévoiler. Mais je pense qu'il faut être très attentif au fait et je sais que vous êtes attaché à cela vous qui êtes chef d'entreprise aussi au secret des affaires parce que aujourd'hui ce contrat c'est France Télévision qui le noue avec Together Media mais hier c'était Canal Plus et demain ça pourrait être à nouveau un acteur privé. Donc on est aussi garantement du respect du secret d'affaire dans un cadre qui est le nôtre.

Et je vous laisse répondre à la question du rapporteur monsieur le Van Kim. Ensuite, je suspendrai. Merci monsieur le Merci monsieur le président.

Juste un tout petit point de un petit point de contexte. Euh je vous en veux pas du tout mais la commission vient de faire quelque chose qui va pas qui va à l'encontre non pas seulement des droits des affaires, mais de la négociation qu'on peut avoir. Parce que pour pour être clair, euh il y a moi j'ai produit pendant de nombreuses années pour le pour la chaîne Canal Plus, le festival de Cagne.

Il y a une compétition euh entre Canal Plus et France Télévision et pour l'acquisition des droits depuis il y a 5 ans. Et évidemment, les montants des budgets pour fabriquer sont des éléments clés dans le cadre de la compétition. Donc maintenant, ils sont publics et Canal Plus les a.

Donc la compétition si jamais il devait y avoir lieu, elle serait légèrement faussée. Mais bon, c'est le jeu de cette commission et je m'y souscrit. Non, non, c'est pas le jeu.

C'est pas le jeu. Moi, je trouve ça grave. Je le dis je et je l'assume et ça sera peut-être instrumentalisé et les Français diront que le président empêche la vérité.

Moi, j'assume ce que j'ai dit. Je le dis de mais justement alors justement monsieur le rapporteur si on veut que l'argent public soit bien alors je vais vous alors je le dis au Français qui nous écoutent si on veut que l'argent public soit bien utilisé c'est pas en révélant des contrats qu'on va bien gérer l'argent public parce que qu'est-ce qui va se passer demain il y aura une inflation puisque comme vous venez de révéler le coût du contrat de Cann qu'est-ce qui va se passer demain Canal Plus pourra proposer un peu plus et il y aura comme ça une sorte de course à l'échalotte par de l'expression vous êtes un chef d'entrepris comment on fait notre travail monsieur le président si on ne peut pas aller vérifier toute la transparence sur certains contrats qui concernent directement les contribuables. Monsieur le président, vous voyez que à aucun moment je ne trahis, je ne viole le secret de la vie privée ou toutes ces choses qui vous sont opposées parfois de façon falacieuse.

Un contrat avec un montant aussi important qui est financé à 100 % par de l'argent du contribuable. Si on a commis cette commission d'enquête avec le groupe UDR, c'est aussi pour faire la transparence. Et de très nombreux Français sont frustrés que depuis le début de ces auditions, à chaque question qu'on pose sur le coût d'un programme, sur des salaires de dirigeants de duel public, on nous oppose systématiquement la même réponse frontale.

Je ne parlerai pas. Ces éléments vous sont transmis, mais ils ne sont pas transmis au français. Moi, j'assume cette transparence et je pense que c'est important surtout sur des contrats de plusieurs millions d'euros qui concernent les Français puisqu'ils les regardent.

Monsieur le rapporteur, la transparence qu'on doit au français, c'est pas le voyurisme. Parler des frais de maquillage de madame Virginie Efira, je pense que c'est pas au niveau, c'est pas la hauteur de cette commission d'quête. Je vous le dis comme je le pense.

Voilà, vous avez le droit de pas l'accepter. Je vous le dis comme je le pense. Je pense que vous auriez pu très bien dire "Monsieur Levkim, vous avez un contrat pour produire le festival de Canne à quelques millions d'euros".

Mais avoir détaillé comme vous l'avez fait et je le dis aux Français qui nous écoutent quand le festival de Cann le contrat coûtera deux fois plus cher à France Télévision pour pouvoir continuer de produire le festival de Cann parce que vous venez de révéler aux acteurs privés, aux chaînes privées le coût du comp, vous venez de faire quelque chose de grave. Voilà, je vous le dis comme je le pense. Pardon ?

Euh euh voilà euh monsieur le rapporteur, je vais vous répondre. Euh je vais prendre un tout petit peu de temps parce que voyez-vous quand vous parlez du f de canne, vous parlez de ma vie. J'ai commencé à produire le festival de Cann il y a un peu plus de 35 ans.

Euh je vais attendre que pardon euh Oui. Donc je vous disais je je vais vous parler de ma vie parce que le festival de Cann je l'ai produit pendant plus de 25 ans pour Canal et maintenant pour France Télévision. Euh pardon, je je laisse terminer.

Pardon. Vous vous trompez, vous confondez plusieurs choses. Donc je vais vous expliquer et c'est normal que vous vous trompiez puisque'en fait il ne s'agit pas d'une captation du festival de CN.

Effectivement euh c'est que ces budgets que vous avez révélé sont des budgets si c'était des budgets de captation. Si demain il y a Hello qui joue au théâtre du Châtelet et qu'on va poser des caméras pour capter Hello bah les budgets sont moins importants. Sur le festival de Cann je vous répondre en trois points.

Le premier c'est sur le plan budgétaire, le deuxième c'est sur le plan stratégique et le trème c'est sur le plan culturel. Sur le plan budgétaire, la mission qui est donnée au partenaire France Télévision, elle n'est pas de capter un événement préexistant à elle-même, elle est de fabriquer l'événement. Je m'explique, le festival de Cann demande à France Télévision de produire non pas la télévision, mais de produire la cérémonie avant même de la capter pour la télévision.

Donc vous fabriquez Hello et ensuite vous le captez. C'est pas tout à fait le même budget. Donc ils construisent un décor qu'ils doivent démonter parce qu'il y a une dans la foulée donc avec nombreux machinistes parce qu'il y a une projection de film dans la foulée.

Il paye les droits de mes musiciens, il convoque, il montent la mise en scène, il y a beaucoup de répétitions. Alors ça moi c'est ma vie et mon métier. Ça vous paraît rapide ?

Vous dites "Oh bah il y a pas grand chose à faire. Virginie Vera, elle tient, elle écrit pas ses textes et elle parle." Virginie Vera, c'est une actrice d'abord c'est une grande actrice, elle pourrait s'exonérer de faire le festival de Can.

Donc obtenir Virginie Fira, ça a été ma fierté. Obtenir Camille Cotin, obtenir Caramastroyani, obtenir Laurent Lafit, c'est pas simple, c'est mon métier, c'est difficile. Là aujourd'hui, nous sommes au mois de février, je vais m'atteler à ça.

Ça se fait pas en 2 jours. Ils ont des plannings très remplis, ils tournent beaucoup. C'est une grosse prise de risque parce que les acteurs, sauf quand ils sont au théâtre, sont habitués à faire cin ou six prises.

Là, il y en a qu'une, ils sont devant leur père et les professionnels. C'est pas une masse affaire. Je je dirais que donc quand on quand on demande à un maître, une maîtresse de venir, quand on lui quand on écrit avec des textes, quand on produit un spectacle, je vous donne un exemple, quand je quand je quand je passe des extraits d'images, je il y a un hommage à je sais pas moi, George Lucas, j'invente et on prend un extrait de de d'un de ces films.

Cet extrait, il faut en payer les droits. Vous appelez la Major, vous appelez Paramoun, vous appelez la Warner. Il y a tout un écosystème de production qui est très lourd et coûteux.

Je vais vous dire les Jeux Olympiques, ça coûte cher, les Miss France, ça coûte cher, le festival le festival de Cann ça coûte cher, Rolin Garos, ça coûte de l'argent mais la réalité c'est que le festival de Canné. C'est le premier festival à la fois de cinéma populaire et de cinéma indépendant au monde. Que le service public qui a fait cette compétition ait pu gagner contre un acteur majeur du de du cinéma en France qui est Canal Plus.

Moi, je considère que c'est une fierté pour le service public et puis vous n'ignorez pas que le service public est l'un des deux plus gros contributeurs du cinéma en France. Par ailleurs, quand ils ont des films, euh ben on est bien content de les retrouver au palmarès. Anatomie d'une chute qui prend d'un prix à canne et qui va prendre l'Oscar du meilleur film étranger.

C'est produit par nous le service public, par vous et par nous tous. C'est un bien commun qui se retrouve récompensé par les Américains qui ont une position quand même dominante sur le cinéma. C'est formidable.

Donc pour vous répondre budgétairement, objectivement je trouve moi pour répondre à votre question monsieur le rapporteur, c'est pas très cher et si je devais moi produire en tout cas c'est moins cher que ce que je dépensais avant quand je le faisais pour le privé ce qui est normal donc on est beaucoup plus raisonnable plus contraint et on arrive à produire un spectacle et en plus une fois qu'on l'a produit dans ce budget dont vous avez parlé monsieur le rapporteur on prend de l'argent pour produire la captation et à ce moment-là on prend des caméraman de direct et cetera et cetera et donc c'est très difficile et puis en Suisse il y a autre chose c'est que les gens à Cann ils y habitent pas. Si le festival de Canne et la séance du festival de Cannat du Châtelet ça coûterait un peu moins cher. Donc là-bas bah il faut les faire venir c'est compliqué.

Il y a des aéroports, il y a des taxis. Oui, c'est cher. Et 300 € de manicure pour madame Effier, c'est rien.

Merci. Je je je dis très solennellement alors écoutez monsieur le rapporteur, ça commence à m'agacer. On pourrait faire des auditions de 2h.

On fait des auditions de 4h. Je ne vous Non non. Bon alors par plus que moi c'est pas la vocation président par plus que moz plus que moi laiss monsieur le monsieur monsieur le rapporteur je vous ai pas entravé je oui prenez les français à trémoin moi je dis au français qu'il nous écoute pour pas qu'il y ait d'instrumentalisation de mes question vous réécouterez l'audition que sur 4 heures d'audition je crois que vous avez eu largement un temps de parole je crois que vous avez pu poser quatre fois même les mêmes questions et c'est très bien d'ailleurs comme ça vous avez dû répondre je vais dire juste pour que mes propos ne soient pas instrumentalisé.

Je ne refuse pas et comme vous si j'ai si je souhaité à vos côtés pouvoir travailler dans cette commission d'enquête, c'est justement parce que je pense qu'il faut identifier des manquements et des dysfonctionnements. Si j'ai de manière solennelle contesté le fait que vous révéliez un contrat dans le détail d'argent public, c'est parce que comme beaucoup de Français, je suis attaché à la bonne utilisation de l'argent public. Et je vous le dis et je termine là.

Pourquoi ? Pourquoi j'ai je peux terminer ? Pourquoi j'ai contesté cela ? c'est que quand dans une concurrence entreprise, on révèle un contrat, on donne des informations à d'autres entreprises et ça peut entraîner ensuite des distorsions de concurrence.

Donc je dis faisons attention, il y a le contrôle et on le doit au français, il y a la transparence et on la doit au français et il y a aussi le fait de garantir la libre concurrence et de pas créer avec des informations des distorsions de concurrence. C'est tout ce que j'ai dit, c'était pas du tout une forme de sensure, une volonté de pas faire la transparence. Ça s'arrête là parce que vous avez des informations très importantes et je vous ai juste dit faisons attention à pas nous-mêmes parlementaires, en plus on est tous les deux plutôt des chefs d'entreprise qui avons qui avons travaillé dans ce secteur privé ne créons pas des distorsions de concurrence le moment venu qui peut pénaliser ensuite les acteurs.

Question. Merci monsieur le le président. Je pense très honnêtement que faire toute la transparence sur des contrats financés à 100 % par de l'argent public, ça n'aura pas un effet inflationniste.

Bien au contraire, je pense que ça permet aussi une scine concurrence et que surtout au-delà de la scène concurrence du privé qui moi ne m'intéresse pas, j'ai aucun intérêt dans l'histoire, je pense que vous le savez, c'est aussi parce que les Français qui consomment ces programmes et ces émissions sont en droit de savoir pour 4 milliards d'euros qu'il payent chaque année sur l'audiovisuel public sont en droit de savoir quelle est la répartition et combien cela coûte. Donc donner quelques ordres de grandeur précis sur des émissions importantes. Ça me paraît de salubrité publique et c'est le cadre de cette commission d'enquête.

La toute dernière question parce que le temps est contraint, j'essaierai d'être court. Elle concerne aussi le le festival de Canne. Vous le savez la semaine dernière le Tribunal judiciaire de Paris a ouvert une information judiciaire contre madame Ernote pour abus de biens sociaux et Russell, soustraction, détournement ou destruction de biens d'un dépôt public par le dépositaire ou par l'un de ses subordonnés.

Il s'agit de nuit au Majestique à Cann pour des suites à quasiment 1700 € à la nuit au profit d'un certain nombre de membres du comité de direction de France ainsi aussi que de deux cadres de tous les médias monsieur Lacroix et vous monsieur Levankim. Euh alors je je les questions de conflit d'intérêt de sujets déontologiques sont aussi le cœur de cette commission d'enquête. J'ai voulu les mettre sur la table, j'ai voulu en faire toute la lumière.

On m'a accusé de diffuser des fausses informations. B, je vois que le tribunal visiblement ouvre une enquête sur ce sujet-là et pourtant j'ai été lourdement accusé de diffuser ces ces informations à ce moment-là. Je précise aussi pour être parfaitement exact que monsieur Levantim et monsieur Lacroix, vous avez remboursé votre part à hauteur, je crois, de 38000 €.

Euh est-ce que vous pouvez nous dire notamment le mécanisme de financement qui a permis de de payer ces suites au Majestique et pourquoi est-ce que vous avez pas refusé à ce moment-là que France Télévision avance les frais ou règle les frais avant de les rembourser ? Pourquoi avoir été invité à ce moment-là par France Télévision ? Merci monsieur le rapporteur.

Donc tout d'abord, je travaille hein pour le festival de Cann je il se trouve que pour euh il se trouve que je produis des cérémonies, je produis l'ensemble des captations des marches, des confes de presse et des photocoles de cannes. Donc il est pas illogique que je sois logé. Je ce je referme ce point-là.

Que vous sachiez, il y a une erreur dans ce que vous dites, donc je la rectifie. Euh Together n'a pas bénéficié de euh la capacité à louer des chambres via France Télévision. Ce sont les équipes de Brut, de personnes de Brut.

Brut a passé un bon de commande en direction de France Télévision parce que France Télévision, vous l'avez beaucoup documenté dans cette commission, au titre du bartering, avait des invendus dans sa régie publicitaire et ils ont pu ainsi, sans dépenser de deniers publics, obtenir des chambres en échange de ces de cet espace publicitaire. Comme c'est eux qui avaient ces invendus et c'est eux qui qui s'organisaient et qui louaient les chambres via ces invendus à l'hôtel en question. Il était logique que eux fassent le package complet du rooming.

On leur a donc demandé Brut, moi je suis pas vaire social mais Brut leur a demandé deux chambre pour Brut. Brut a passé un bon de commande. Il y a pas eu de remboursement monsieur le rapporteur.

France Télévision s'est acquitté auprès du Majestique et ensuite France Télévision a émis une facture à brute qui a payé la facture. Ça c'est pour être exact sur le financement. Maintenant, il y a un point moral que vous abordez et je suis content de pouvoir répondre parce que je l'ai entendu beaucoup et je comprends.

C'était moi. Le festival de Cann, c'est vrai que c'est des paillettes et que les gens sont smoking et qu'on pourrait se dire ben franchement euh ces grandes manifestations qui sont des propriétés intellectuelles importantes, on pourrait les laisser aux chaînes privées et le service public pourrait arrêter de faire les Jeux Olympiques, le festival de Cann, les victoires de la musique ou je ne sais quoi. Moi, je pense qu'au contraire à un moment donné de fortes concurrence avec le privé qu'il y a des grandes propriétés intellectuelles ou des grands événements culturels qui par ailleurs participent du cahier des charges du s publicque, soit rentrer dans le giron des services publics, c'est mieux.

Ceci étant, je vous explique juste mon expérience et je suis content d'avoir l'occasion de le faire parce que j'ai tellement entendu de choses et je vais vous raconter en tout cas le témoignage de quelqu'un qui a 3050 festivals de Cann. Au festival de Cann, vous avez raison, il y a des hôtels qui sont très chers et qui sont même à des prix qui sont indécents qui sont sur la Croisette, c'est d' Cann des autres hôtels où vont toutes nos équipes sont ce que je crois le Pierre vacances ou d'autres à l'extérie du Canne. On met 1h de 2h en car ou en vélo pour venir mais on sait comme ça.

France Télévision produit 15 présente pardon à festival de Cann 15 à 20 films dans le cadre de la sélection. Ils sont le service public et c'est une chance est un gros contributeur du cinéma français et produit ces films. Ils produisent des films qui se retrouvent parfois en palmarès comme Émilia Perez il y a quelques années où je vous disais même aux Oscars avec un chute.

Et comment ça se passe en fait ? producteurs de film, ils prennent un risque énorme, ils se retrouvent à Cann et moi je je connais beaucoup de producteurs qui ont envie d'aller à Cann et beaucoup de metteurs ancienne producteurs qui disent "Non, c'est trop risqué parce que c'est on off, c'est ça passe ou ça passera pas." Et le la vie du film se joue à Cann qui est le premier festival.

Pourquoi elle se joue à Cann ? Parce qu'ils vont présenter leur film dans le palais à la presse, aux téléspectateurs et à l'ensemble de la profession. France Télévision, c'est son c'est son rôle, c'est son devoir et c'est sa fonction. accompagnent puisqu'ils sont producteurs les équipes de film pour présenter leur film dans le casadre du palais du festival.

Il se trouve par ailleurs que ça se fait pas dans une petite salle d'arrêt essai à Paris, ça se fait en smoking à Cann. Donc il montent les marges du vestelle de Canne. L'hôtel, monsieur le rapporteur, qui est en face l'hôtel qui est en face du palais, il y en a qu'un seul en face du palais, c'est l'hôtel Majestique.

Il y avait pendant des années un endroit de relation publique pour les distributeurs, les exploitants, les producteurs et les produit par France Télévision qui recevait les équipes de film. Et donc il me semble oui tout à fait justifier que le directeur du cinéma, la présidente et les producteurs qui s'occupent des films a présenter ça avec eux. Et je vous le dis juste en passant, moi pour info, je déteste l'hôtel Magistique.

Non pas que j'aime pas l'équipe, ils sont très bien mais c'est un bureau l'hôtel magistique. Vous avez c'est du travail, c'est vraiment ils passent leur temps avec des distributeurs, des exploitants, des professionnels du cinéma. C'est pas un endroit de fête hein.

Merci beaucoup d'avoir pris voilà le soin de répondre à nos questions pendant plus de 3h30. Merci au rapporteurs pour ces nombreuses questions et on poursuivra nos auditions demain. Merci beaucoup.

Merci à vous.