SI MACRON REPASSE, ÇA VA ÊTRE UN MASSACRE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Quelque part en Europe, une légion d'assassins écrase la fourmilière humaine. Quelque part en Europe, et c'est à nos frontières. »
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« Près de 90 ans séparent les deux massacres. Rien ne semble avoir changé. »
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« Les seuls gros gagnants sont les marchands d'armes. Lockheed Martin et Thales engrangent les bénéfices. »
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« Poutine est un comique, il fait des blagues à froid. Si tu ris, t'es mort. »
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« Poutine, c'est Folamour. »
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« Poutine nous menace, protégé par les oligarques qui lui doivent tout. »
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« Le diesel est à deux balles, beaucoup plus que ce qui a déclenché le mouvement des Gilets jaunes. »
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« La France, malgré son armée et ses centrales, apparaît de plus en plus désemparée. »
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« Édouard Philippe, à la barbe enfin blanche, se frotte les mains. Il pense avoir créé une relation “intime” avec les Français. »
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« Édouard Philippe, c'est l'assurance retraite des oligarques français. »
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« La retraite à 65 ans ? Il est rejoint par tous les traîne-mocassins du PS. »
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« Emmanuel Macron gagne sans combattre ou presque. »
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« Emmanuel Macron se rêve en Napoléon. Il veut devenir intraitable et rêve d'élever la toute-puissance de la France en Europe. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
“Nous partageons la même biologie, indépendamment de l’idéologie. Croyez-moi quand je vous dis que j’espère vraiment que les Russes aiment aussi leurs enfants…” Gordon Matthew Thomas Sumner, dit Sting. Vous êtes un certain nombre à râler car vous trouvez que je ne donne pas suffisamment de ma personne à Blast.
Si vous saviez ce que j’abats comme travail en coulisse, vous vous excuseriez. Mais je suis empreint de mansuétude. Je vous pardonne.
J’ai décidé de quitter mon Olympe et mes forêts pour condescendre à descendre cet édito. Il me faut parler de la guerre, mais comment ? Le cinéma va m’aider.
Pour ceux qui attendent une bonne nouvelle ou un conseil électoral, vous allez être déçus. Encore que. Je vais voir.
Chacun, chacune d’entre vous sait en conscience quel est son devoir. Je vais faire l’édito le plus plombant du monde. Sans effort.
Vu le monde… Le Guernica tourné par Alain Resnais utilise les dessins et les sculptures de Picasso pour dire l’horreur de la guerre d’Espagne. On a tout lu dans les journaux, en buvant son café. Quelque part en Europe, une légion d’assassins écrase la fourmilière humaine.
Quelque part en Europe, et c’est à nos frontières. Quelle différence entre la ville du pays basque martyrisée par Hitler et Franco en 1937 et Marioupol détruite par les missiles russes de Poutine ? Près de 90 ans séparent les deux massacres.
Rien ne semble avoir changé. Sinon le fascisme qui prend aujourd’hui les traits d’un ancien communiste. Sinon la puissance nucléaire, les bombes hypersoniques et l’imminence d’une attaque chimique.
On détruit plus vite, mieux et méthodiquement. Et les civils trinquent toujours. Les seuls gros gagnants sont les marchands d’armes.
Lockheed Martin et Thales engrangent les bénéfices. Le plus drôle de l’histoire, enfin quand je dis drôle… c’est d’entendre le maître du Kremlin justifier ces crimes de guerre par sa lutte contre les nazis ukrainiens. Poutine est un comique, il fait des blagues à froid.
Si tu ris, t’es mort. Il a monté une école du rire et du sang à Moscou et a envoyé ses showmen encravatés un peu partout dans les télévisions. J’en ai vu beaucoup ces dernières semaines.
Ils ont tous du talent. Le meilleur pour moi, après Poutine, c’est Gennady Gatilov, l’ambassadeur russe à l’ONU. Admirez… C’était sur TSR.
En bombardant à large échelle les zones où vivent des civils, nous essayons de le faire de manière très délicate. Monsieur l’ambassadeur, quand on regarde ces images, une façon très délicate, c’est presque un peu cynique de dire ça. Encore aujourd’hui à Kiev, vous détruisez un centre commercial tout près du centre ville.
On a vu ces habitations à Marioupol, toute la ville est pratiquement rasée. Comment pouvez-vous dire “délicate” ? Vous savez, ce que nous avons maintenant, c’est une guerre de l’information.
Beaucoup de “fake news” sont montrées sur les écrans de télévision. C’est magnifique, non ? Allez, encore un petit coup.
Pour le fun. Le massacre est perpétré par l’autre partie, par les radicaux ukrainiens et les néo-nazis. Nous conduisons des opérations militaires limitées.
On est saisi, non ? L’autre film donc, c’est Docteur Folamour de Kubrick. Vous connaissez l’histoire, le général Ripper convaincu que les Russes veulent empoisonner les Américains envoient 32 bombardiers sur Moscou. 31 reviennent ou sont abattus.
Un seul piloté par le commandant Kong persiste et va lâcher sa bombe atomique. Il suffit juste de truquer un peu les images et on tape dans le mille… Poutine, même botoxé, a un côté foldingue. Poutine, c’est Folamour.
La mallette nucléaire est décachetée à Moscou, nous apprend Courrier International. Et l’historien et diplomate israélien Elie Barnavi ne nous rassure pas trop en assurant que Poutine ne reculera devant rien pour reconstruire sa grande Russie. Pour Poutine, le problème n’est pas l’OTAN.
Finalement, il sait très bien que l’OTAN ne va pas attaquer la Russie. Son problème, c’est l’Europe, et sa démocratie. Ce qu’il ne peut pas supporter c’est d’avoir un pays dérivé, un pays de son environnement proche, l’ancien empire, qui dérive vers l’Europe.
C’est pour cela qu’il devient fou, et c’est pour cela qu’il attaque. Ce n’est pas l’OTAN. On court sans savoir où, en nous disant que tout cela peut finir mal, surtout si la Chine commence à acheter le gaz russe.
Poutine nous menace, protégé par les oligarques qui lui doivent tout. L’un d’eux commence à perdre de sa superbe : Roman Abramovich. Lui qui a allègrement pillé l’ex-URSS pour se racheter une virginité du côté de Londres et de Chelsea est en train de tout perdre. 10 milliards et son club de foot.
On ne va pas le plaindre. Même si ça fait bizarre de voir les fins limiers de la BBC sortir leur enquête accablante qui le décrit en mafieux. Et l’Equipe embrayer… Pourquoi ont-ils attendu si longtemps ?
Pourquoi leur a-t-il fallu cette guerre pour le faire vaciller ? On lève les yeux au ciel et on les baisse pour regarder les prix à la pompe. Le diesel est à deux balles, beaucoup plus que ce qui a déclenché le mouvement des Gilets jaunes.
Les pauvres ne se chauffent plus. La France, malgré son armée et ses centrales, apparaît de plus en plus désemparée et les masses de gens démunis, abandonnés à leur sort. On n’a pas le temps de souffler entre les épidémies et les guerres chimiques ou nucléaires qu’on nous prépare.
A la télé, les généraux à la retraite ont remplacé les épidémiologistes. Putain, l’angoisse...
On est fait comme des rats dans un labyrinthe de Pavlov. Encore un Russe. Alerte rouge.
Oui, excellente idée, ça réveillera un peu le personnel. Il y a de plus en plus d’électricité dans l’air et dans le ciel, même s’il est bleu. Je regarde autour de moi.
Et quoi ? Rien. Enfin si.
Mélenchon grimpe dans les sondages. Et Zemmour baisse. Bon, trois vannes pour poursuivre plus en douceur et changer de braquet.
Édouard Philippe, à la barbe enfin blanche, se frotte les mains. Il pense avoir créé une relation “intime” avec les Français. Pour le type qui a discrètement occis les Gilets jaunes, poussé à la retraite à 65 ans et qui cachetonne à Atos depuis sa sortie de Matignon, c’est gonflé mais ça passe comme crème chez les journalistes de cour qui en font le futur roi de France, si l’autre se plante.
Édouard Philippe, c’est l’assurance retraite des oligarques français. Il en va des journalistes comme de la chasse. La chasse à courre qui consiste, rappelons-le, à poursuivre un animal sauvage avec une meute de chiens jusqu’à le perdre ou à le prendre.
Les chiens traquent leur proie à l’odeur qu’elle laisse sur son passage. Je me sens ici-bas, à l’instar de mes amis pigistes, sans dents, intermittents, retraités, blasters, chômeurs, déserteurs, précaires, sportifs de bas niveau, plus chassé que chasseur. La seconde vanne est de notre ministre des Affaires étrangères… Le vote de gauche, pour Jean-Yves le Drian, c’est Emmanuel Macron.
Je voudrais dire ici que le vote utile à gauche, pour moi, c’est Macron. Avec la retraite à 65 ans ? Il est rejoint par tous les traîne-mocassins du PS, les Guigou, Bartolone, Rebsamen, Touraine… La conjuration des ronds de cuir et des mangeurs de pizza au caviar.
Mario ? Toujours pas de pizza au caviar ? Les masques tombent et on observe les débuts de la plus grande casse antisociale que la France macronienne prépare sans douceur.
Le coup est savamment orchestré. Une dernière pour la route, François Hollande. Il n’a pas compris qu’il était le premier de cordée du désastre ambiant, celui a mis le pied à l’étrier du brouillon Valls, puis, à la copie sans tâche, Macron.
François Hollande devrait se planquer ou à la limite dire des choses intelligentes. Non, il se plaint que Sarkozy n’appelle pas à voter Valérie Pécresse alors que lui, en homme de gauche “responsable”, appelle à faire tomber un peu plus bas Anne Hidalgo. Plus bas, c’est dur, mais c’est encore possible.
Anne ma sœur Anne, je vous trouve bien courageuse de supporter de tels amis. Quel supplice ! Pendant ce temps, acculé par les mises en examen, mais soutenu par Lagardère et Bolloré, Nicolas Sarkozy menace les éditeurs et les journalistes. “Vous allez voir ce que vous allez voir.” Le Monde publie ce qui ressemble à une édifiante chronique digne des Soprano.
On a finalement les comiques troupiers qu’on mérite. A la guerre comme à la guerre. Hâte-toi à mourir, à la guerre comme à la guerre.
Je découvre sur le site AOC un excellent papier du philosophe Dominique Bourg. Il annonce la naissance d’un fascisme climatique et ne nous remonte pas le moral. Toujours Poutine en tête de gondole. “Ces empires ne nient pas la réalité du changement climatique en cours.
Ils ne cherchent pas non plus à l’enrayer. Ils y voient une opportunité pour bousculer à leur avantage le désordre international, quitte à l’anticiper.” Poutine bombarde.
La Terre brûle, les glaciers fondent. Et Emmanuel Macron gagne sans combattre ou presque. Même les Russes lui tressent des lauriers… Comment avoir encore confiance en ce bonimenteur enjoué ?
Il jubile à l’idée de nous foutre une raclée, de privatiser les universités, de faire travailler plus pour gagner moins les retraités ou les prestataires du RSA. L’avez-vous vu frimer, mal rasé en mode Zelensky, nous daubant avec son sweat à capuche portant le sigle d’un régiment de commando parachutiste ? Ça doit être une idée des communicants surpayés de chez McKinsey.
Tous les coups sont permis, à la guerre comme à la guerre. Plus c’est gros, mieux ça passe en ce bas monde. Comment est-on assez con pour accepter le sort qu’il nous réserve ?
Nous les masses laborieuses. L’avez-vous entendu pérorer à Aubervilliers pendant près de cinq heures, sans que jamais une question embarrassante ne lui soit posée ? Mais à mon avis, importante pour cette échéance de savoir ce que je voulais vraiment faire pour les cinq ans qui viennent.
Et ce qui m’intéresse, ça n’est pas de garder un mandat ou refaire la même chose. Et donc, c’est ça qui m’a demandé de l’effort sur moi-même et aussi de se projeter parce que je pense que c’est une fonction, un mandat suffisamment exigeant, pour se dire : “On va faire, on doit faire différemment. Comment réussir ce sur quoi on a échoué et comment essayer à la fois d’être utile au pays, de porter une ambition, d’être toujours révolté sur ce qui révolte, et donc ne pas lâcher, pas s’habituer, pas s’endormir, pas s’asseoir.” Et ton patrimoine Manu ? 500 000 euros, ce n’est même pas l’addition de tes salaires de Président… Avez-vous lu sa lettre aux Français ?
Cette volonté de tirer un trait sur le passé, de prendre un nouveau départ en s’affranchissant de tout ce qui l’emmerdait avant, c'est-à-dire pas grand-chose. Après Jupiter, Emmanuel Macron se rêve en Napoléon. Il veut devenir intraitable et rêve d’élever la toute-puissance de la France en Europe.
Ce qui justifie la présence en particulier du groupe aéronaval mais également de nos capacités au large de la Bulgarie et de la Roumanie pour pouvoir déployer, donc, ce que nous continuons de faire, l’ensemble des moyens nécessaires. Je la trouve flippante cette quête d’un empire européen où, en l’absence d’Angela Merkel, il se rêve déjà couronné. Aucune confiance en cet homme-là.
S’il repasse et plus grand chose ne peut l’en empêcher, ça va être une boucherie sociale. Et, vu les sondages et les médias de cour, on restera comme anesthésié. Ce n’est pas la sortie récente, aux Presses Universitaires de France, d’un ouvrage méconnu de Freud qui me rassure.
Freud l’a co-écrit en 1932 avec William Bullit, un ambassadeur inquiet de la santé mentale du président américain Woodrow Wilson. Le manuscrit était caché dans un coffre où l’a retrouvé le politologue Patrick Weil. L’ouvrage décrit un président devenu complètement fou qui va, sans le vouloir, en bon paranoïaque, abandonner les démocraties européennes pour permettre l’avènement du nazisme.
En lisant, on pense à Poutine évidemment. Mais pas que. “On est habitué à analyser les dictateurs sous l’angle de la psychologie : Poutine est fou, Staline est fou, Hitler est fou.
Mais on oublie de le faire aussi pour les grands dirigeants de nos démocraties. Surtout dans les régimes présidentiels, la personnalité du principal acteur peut aussi se révéler fatale.” écrit le critique du Figaro. “L’ouvrage a le mérite de poser la question des rapports du pouvoir et de la névrose” répond le journaliste du Monde. "Les fous, les visionnaires, les hallucinés, les névrosés et les aliénés ont de tout temps joué de grands rôles dans l'histoire de l'humanité” écrit Freud. “Généralement, ils ont fait de grands ravages mais pas toujours...
Ce sont précisément souvent les traits pathologiques de leur caractère, l'asymétrie de leur développement, le renforcement anormal de certains désirs, l'abandon sans réserve ni discernement à un but unique, qui leur donnent la force d'entraîner les autres à leur suite et de vaincre la résistance du monde.” Si un seul livre pouvait faire changer d’avis les Français et les aider à sortir du régime présidentiel pour les amener à un régime parlementaire, c’est celui de Freud et de Bullit. Je ne dis pas ici qu’Emmanuel Macron est fou.
Je dis que, parfois, quand je l’entends ou quand je le vois derrière un pupitre en roue libre, le regard halluciné, je me pose des questions. Je me dis qu’il est “peut-être” fou. Ou qu’il peut le devenir.
Complètement cintré. Jusqu’au bout ! Mais maintenant, votre responsabilité, c’est d’aller partout en France, pour le porter, et pour gagner !
Ce que je veux, c’est que vous, partout, vous alliez le faire gagner ! Parce que c’est notre projet ! La solitude avec laquelle il gouverne, l’absence de contrepouvoir chez les emmarcheurs qui lui doivent tout a de quoi inquiéter.
Surtout en période de guerre. Hâte à toi à mourir, à la guerre comme à la guerre. Pour m’échapper ou comprendre, toujours le cinéma.
Je cherchais un film russe. J’ai retrouvé “Requiem pour un massacre” d’Elim Klimov. C’est magnifique.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Fliora, jeune biélorusse s'engage pour combattre les nazis. Il découvre l'amour, la fraternité, la souffrance. Il y a “Russians” aussi, la chanson de Sting qui reprend ce refrain lancinant “Les Russes aiment-ils leurs enfants ?”.
Je vous le passerais bien, mais Youtube va nous striker. Les paroles que je viens d’adapter disent à peu près ceci : “En Europe et en Amérique, il y a une montée de l’hystérie. La faute aux discours et à la rhétorique des Soviétiques… 37 ans plus tôt c’était Kroutchev qui affrontait Reagan.
Aujourd’hui, on retrouve les mêmes en pire…” Et Sting de poursuivre… “Mr Kroutchev a dit “Nous vous enterrerons”. Mr Reagan “Nous vous protègerons”. Je ne suis pas d’accord avec leurs points de vue.
Aucune guerre n’est gagnable. Ce serait débile de la faire, en tout cas si les Russes aiment leurs enfants ? Comment est-ce que je peux savoir mon petit garçon ?
Personne n’a le monopole du bon sens de chaque côté de la frontière… Nous partageons la même biologie, indépendamment de l’idéologie. Croyez-moi quand je vous dis que j’espère vraiment que les Russes aiment aussi leurs enfants…” Sortez vos mouchoirs. Je suis triste.
Même ma chienne me fait la gueule parce qu’elle trouve que je ne la sors plus assez, rivé que je suis devant mon écran télé. La noirceur, le repli sur soi et la rapacité sont partout. On se fait pilonner à Kiev et pigeonner à Paris.
Je sais, nous on ne prend aucune bombe… pour l’instant. On se prend des gifles et des coups sur la tête. C’est nettement moins mortel.
Seul l’humour, cette politesse du désespoir, peut nous sauver. “Quand tu te dis qu’il n’y a plus aucun espoir, pense aux homards qui se trouvaient dans l’aquarium du Titanic.” Ne riez pas sinon je vous remets un petit bol de Guernica et de Maria Casares… Pauvres visages sacrifiés, votre mort va servir d’exemple.
Cette année n'épargne personne...
Anne Beaumanoir a pris la tangente. Annette, ma belle Annette, est partie vers le paradis des Justes. Souvent quand je suis perdu et sans espoir de salut, je pense à elle.
Qu’est-ce qu’elle dirait ? Elle a sauvé des Juifs pendant la guerre à 19 ans, sauvé des Algériens pendant l’autre guerre, vingt ans plus tard. Elle me dirait de me battre et de garder espoir.
La beauté, le courage, l’esprit de résistance, les beaux jours sauveront peut-être le monde et nous permettront de repartir à zéro. Qui sait ? L’espoir, c’est Richard Brautigan qui en parle le mieux.
Il a écrit un poème très court qui s’appelle : “Le monde avec un cou cassé.” “Peut-être qu’un jour un dieu très beau viendra et serrera le cou hideux et visqueux du monde entre ses mains (ce qui sera comme l’odeur des roses) et il brisera le cou du monde (CRAC !).
Et alors, il n’y aura plus de douleurs ni d’horreurs. Il y aura juste du bonheur et des villes douces comme de la barbe à papa.” Et n’oubliez pas, si vous voulez que Blast continue à vivre, à faire des programmes originaux ou à éditer des éditos comme le mien, soutenez-le.
Merci. Allez salut !