Francois-Xavier Bellamy : "La justice est un espace d'irresponsabilité"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous soutenez la demande du ministre de reprendre 70 000 dossiers concernant des mineurs d'ici le 14 juillet ?
- 2:01OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a une responsabilité individuelle des magistrats qui doivent être sanctionnés ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Pensez-vous que la justice est laxiste avec elle-même ?
- 6:01OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous demandez la démission du ministre de la Justice ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Est-ce que vous iriez jusqu'à la peine de mort pour les pédocriminels ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Est-ce que vous assumez le rôle de porte-parole de l'extrême droite sur le règlement retour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01François-Xavier BellamyFait
« C'est bien sûr nécessaire, mais c'est rendu nécessaire d'abord par l'ampleur du drame qui vient de se produire et l'ampleur de la faillite collective. »
- 3:00François-Xavier BellamyFait
« L'indépendance de la justice est un principe fondamental, mais l'indépendance, ça n'est pas l'irresponsabilité. »
- 5:00François-Xavier BellamyChiffre
« Il y a sans doute dans notre pays plus de 3 millions de plaintes qui ne sont pas traitées. »
- 10:01François-Xavier BellamyFait
« Je suis fier d'avoir porté ce texte et c'est nous qui avons permis cette transformation majeure de notre système migratoire. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
7h36 bonjour Adrien votre invité ce matin François Xavier Bélami vice-président des Républicains et député européens bonjour François Xavier après la mort de la jeune Liana Gérald Armanard on le disait dans le journal réuni ce matin à 8h30 les procureurs généraux dès hier soir sur LCI il leur a fait une demande reprendre l'intégralité des plaintes qui concernent de jeunes enfants. Ça représente 70000 dossiers ça doit être fait d'ici le 14 juillet. Est-ce que vous soutenez cette demande du ministre ?
C'est bien sûr nécessaire, mais c'est rendu nécessaire d'abord par l'ampleur du drame qui vient de se produire et l'ampleur de la faillite collective surtout que ce drame révèle parce que la vérité c'est que ça n'est pas la première fois. La mort de Liana, c'est le symbole de l'innocence qui est aujourd'hui victime de l'irresponsabilité générale qui semble traverser notre système judiciaire. Malgré le dévouement de beaucoup de ceux qui le font vivre, aujourd'hui nous sommes devant un système d'irresponsabilité.
Je voudrais rappeler simplement d'autres noms. C'est Elias, c'est Lola, c'est Philippines et à chaque fois la même question. Iias, c'était il y a 1 an.
Au lendemain de la mort d'Élias, un rapport de l'inspection de la justice a montré qu'il y avait eu des défaillances extrêmement graves. Qu'est-ce qui s'est passé depuis ? Qu'est-ce qui s'est passé depuis un an ? qui a assumé la responsabilité justement outre l'éventuelle responsabilité individuelle du suspect bien sûr le ministre hier a pointé une très grave défaillance des services publics le chef de l'État vendredi a dit il y a eu des failles des responsabilités qu'il faut clarifier est-ce qu'il y a à vos yeux une responsabilité individuelle des magistrats qui ont eu à connaître de cette affaire et qui doit être sanctionné individuellement moi il me semble que l'indépendance de La justice est un principe fondamental, mais l'indépendance, ça n'est pas l'irresponsabilité.
Et vous savez, il y a aucune raison qui ait un système qui échappe à la responsabilité personnelle. Tous les Français qui nous écoutent savent que s'ils font une faute, ils assumeront les conséquences. Si vous êtes chef d'entreprise, artisan, commerçant, vous êtes policier, vous commettez une faute, vous aurez à en répondre.
Et bien, il n'y a aucune raison que la justice échappe à ce principe de responsabilité. Et aujourd'hui, le grand drame, c'est que il n'y a jamais vraiment de sanction. C'est la raison pour laquelle Bruno Rotaillot a proposé que demain les magistrats puisse être évalués, sanctionné quand c'est nécessaire, non pas par l'actuel Conseil supérieur de la magistrature qui est composé de magistrats et qui en fait ne sanctionne quasiment jamais, mais qu'il puisse être sanctionné par une nouvelle instance qui comprendrait aussi des citoyens français tirés au sort.
Vous êtes vraiment François Xavier Bam. depuis le début de l'année, rien qu'en 2026, en l'occurrence, il y a eu une demi-douzaine de sanctions avec différentes échelles, un abaissement d'échelon, une exclusion temporaire. Le ministre lui-même dit "On peut aller jusqu'à la révocation d'un magistrat nécessaire.
Les outils existent déjà aujourd'hui mais l'expérience montre que cela arrive très peu et encore une fois je le redis parce que pas justifié [grognement] dans les cas où ce n'est pas prononcé. C'est nécessaire y compris pour les magistrats qui font très bien leur travail et qui ne doivent pas être confondus avec ceux qui parfois ont échoué. Pardon aujourd'hui vous considérez qu'il y a une forme de laxisme y compris dans la manière de ne pas sanctionner les magistrats.
Aujourd'hui la justice et laxiste avec elle-même mais la justice encore une fois est un espace d'irresponsabilité. Le paradoxe, c'est que la justice, c'est celle qui doit établir les responsabilités quand les Français font des fautes, mais quand elle-même se trompent, d'une certaine manière, personne n'est jamais responsable. Est-ce que vous vous appliquez ça également au ministre lui-même hier sur LCI, Mathilde Panot qui est la présidente des députés LFI à l'Assemblée disait il doit démissionner à Minima pour envoyer un signal politique.
Est-ce que vous demandez vous aussi cette démission ? Ce qui est sûr, c'est que quand le président de la République par exemple dit euh sa colère devant une défaillance du système, et bien on se demande qui là encore doit assumer la responsabilité. Il gouverne le pays depuis près de 10 ans maintenant.
Et et donc il faut bien et je crois que ce sera l'un des enjeux du débat de la présidentielle, il faut bien qu'il y ait un changement profond dans la politique qui est menée en matière de justice dans ce pays. C'est un enjeu fondamental, je le répète, non pas par changement de politique, pas changement de ministre si je comprends bien, mais de toute façon, le rendez-vous qui nous attend en 2027 sera un moment de vérité pour rendre aux Français la justice à laquelle ils ont droit. Là encore, c'est la statistique officielle qui le dit il y a sans doute dans notre pays plus de 3 millions de plaintes qui ne sont pas traitées.
Autant de plaintes sans suite, autant de coupables qui ne sont pas punis, autant de peines qui ne sont pas exécutées. C'est la réalité de la situation judiciaire en France. Et derrière ces chiffres, à chaque fois ce sont des victimes.
À chaque fois, ce sont des histoires tragiques et des coupables, des criminels potentiellement en liberté qui menacent toujours la société. Dans les peines encouristre de la justice encore sur disait "La question se pose, je pense, de la perpétuité réelle." Il dit qu'aujourd'hui, il n'a pas les moyens de le faire puisqu'il n'a pas de majorité à l'assemblée.
Mais il pose la question. Il dit "En revanche, "Je suis contre la peine de mort. Est-ce que vous iriez jusqu'à la peine de mort pour les pédocriminels ?" Non, moi je crois qu'il faut commencer par appliquer les peines qui sont déjà prévues dans notre droit et la vérité c'est qu'aujourd'hui nous ne sommes pas en difficulté parce que nous manquerions d'un arsenal juridique.
Nous sommes en difficulté parce que les peines que la loi prévoit ne sont en fait pas appliquées. Nous sommes en difficulté parce que le la procureur d'Oche qui devait traiter ce cas, elle a convoqué une quarantaine d'agriculteurs, certains pour avoir dans la même période dont nous parlons seulement publier des messages qui ont disconvenu à des élus écologistes et eux pour le coup ont eu droit à des gardes à vue, ils ont eu droit à des convocations. Pendant ce temps-là, le le le coupable qui avait violé une petite fille il y a 1 an maintenant n'a jamais été inquiété.
Et c'est ça le vrai problème. Le vrai problème, c'est que le droit n'est pas appliqué comme il le faudrait. Et c'est pour ça qu'il y a un sujet de responsabilité.
Il y a une politisation de la justice de votre point de vue. Ce weekend euh deux candidats euh déclarés à la présidence qui a la droite Édouard Philippe et David Lissenard mettait en cause à la fois le syndicat de la magistrature orienté à gauche et le principe même que des magistrats puissent être syndiqués. Est-ce que pour vous un fonctionnaire syndé est un moins bon fonctionnaire ?
Non mais il y a des domaines spécifiques dans lequels effectivement le fait qu'on se syndique pose problème. Quand vous êtes militaire vous n'avez pas le droit de croire vous l'interdiriez pour les magistrats ? Moi, je crois que ce serait normal que les magistrats ne puissent pas se syndiquer en portant à travers cela une expression politique.
Quand on voit le syndicat de la magistrature et là encore c'est très symptomatique le syndicat de la magistrature qui va à la fête de l'humanité qui se mobilise dans des dans des dans des dans des initiatives qui sont proprement politiques dont dont le texte fondateur la harangue de bodo consiste à dire qu'il faut que les juges soient du côté du du voleur contre le gendarme du côté du faible contre le fort du côté d'une certaine manière de celui qui subit la procédure que l'État lance contre lui contre l'État lui-même C'est c'est le principe, c'est la philosophie de ce syndicat qui aujourd'hui représente un tiers des magistrats en France. Nous avons un immense problème bien sûr et je crois que le devoir d'un fonctionnaire, j'en ai été un moi-même, j'espère le redevenir comme professeur, c'est d'abord la neutralité que l'on doit respecter dans l'exercice de sa fonction. Un tout dernier mot rapidement, François Xévier Bellami, il y a quelques jours, un accord a été trouvé au sujet de ce qu'on appelle le règlement retour.
C'estàd un texte qui prévoit le durcissement des règles pour les migrants. Les députés européens vont devoir prochainement se prononcer notamment sur cette question de savoir s'il faut ou pas créer des centres de renvoi dans les pays tiers en attendant que des déboutés du devoir d'asile retournent dans leur pays d'origine. La députée Renaissance Fabienne Keller vous cible dans l'express.
Elle dit l'extrême droite a installé un storytelling très efficace dont François Xavier Bellami est fier de se faire le porte-parole. Vous l'assumez. Alors je propose à Fabienne Keller de considérer qui soutient ce texte aujourd'hui.
Ce sont les 27 États membres. C'est le gouvernement français qui s'est félicité de l'adoption de ce texte, c'est-à-dire le gouvernement dont elle représente la majorité au Parlement européen. Je suis fier d'avoir porté ce texte et c'est nous qui avons permis cette transformation majeure de notre système migratoire parce qu'aujourd'hui la vérité c'est que en France comme dans toute l'Europe, nous avons un immense problème avec la lutte contre l'immigration illégale.
En France moins de 10 % des obligations de quitter le territoire français sont réellement exécuté seulement. Ça veut dire 90 % qui ne sont pas mis en œuvre. Et donc, il faut changer toutes les règles en Europe pour faire en sorte de sortir de cette impuissance.
Et c'est ce que nous avons proposé et c'est ce qui va se réaliser dans quelques semaines grâce au travail que nous avons fait. Et oui, effectivement, je suis fier de cette avancée historique. Merci beaucoup François.
François-Xavier Bellamy