Aurore Bergé dans ICI 19/20 de France 3 Centre-Val de Loire - 27 novembre 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse directe
Pourquoi l'État est-il aussi toujours aussi impuissant face à ce fléau ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Pourquoi ce projet de loi n'a été déposé que maintenant ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir élargi le projet de loi aux violences faites aux enfants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Aurore BergéChiffre
« Les moyens ont considérablement augmenté depuis 2017. »
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Nombre de féminicides est même en hausse. Il y en a eu 152 précisément depuis le début de cette année 2025. On en parle avec l'invité de ce journal, Aurore Berger, ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.
Bonsoir à vous. Merci d'être avec nous depuis nos bureaux de Châteaurou. Vous êtes en déplacement dans la région sur ce thème les violences faites aux femmes.
Emmanuel Macron en avait fait sa grande cause nationale dès son premier mandat. C'était en 2017, il y a 8 ans. On est en 2025, on l'a dit, les chiffres ne sont pas bons.
Pourquoi l'État est-il aussi toujours aussi impuissant en diger ce fléau ? Alors, les moyens ont considérablement augmenté depuis 2017. Les outils de protection des femmes ont été largement renforcés.
Les téléphones grav, les bracelets antiapprochement, les ordonnances de protection, le 3919 qui est accessible 24h/ 24, 7 jours sur 7. Mais on a une culture qu'on doit profondément réussir à changer. La semaine dernière, le même jour, jeudi dernier, quatre femmes ont été assassinées.
Quatre femmes qui n'avaient ni le même âge, ni issu du même département, ni les mêmes métiers, ni les mêmes milieux sociaux. Elles ont été assassinées pour une seule chose. Elles ont dit à leurs conjoints qu'elles les quittaient.
Et donc, il y a encore des hommes en 2025 qui considèrent que les femmes sont leur propriété. Et c'est cette culture profonde qu'il faut changer et puis il faut aussi aller plus loin pour changer notre droit sur ce que sont les violences, comment on les définit, comment on les caractérise, comment les sanctionne. C'est notamment la question du contrôle coercitif qu'on doit intégrer prochainement dans la loi.
Vous avez donc déposé ce projet de loi de 53 euh mesures pour mieux prévenir et mieux mieux sanctionner. Ça fait longtemps que les associations féministes réclament une loi de ce type. Pourquoi elle a déposé seulement maintenant ?
Hm parce qu'on a fait 6 mois de travaux. 6 mois de travaux transpartisans avec tous les groupes politiques représentés à l'Assemblée nationale et au Sénat parce que je pense qu'il faut être conscient aussi du défi parlementaire que c'est quand on dépose un projet de loi, quand on veut travailler pour faire évoluer la loi. Il vaut mieux avoir un consensus dès le départ plutôt que de promettre des choses qu'on ne sera pas capable de tenir.
Donc, on a un consensus aujourd'hui sur 53 mesures proposition d'ordre législatif, notamment sur la prévention, la formation, le traitement judiciaire, l'accompagnement des victimes, la lutte contre les violences faites aux femmes et la lutte contre les violences faites aux enfants, notamment les violences sexuelles. Vous avez élargi votre projet de loi aux violences faites aux enfants au moment où de nombreuses questions se posent, notamment sur le milieu périscolaire avec ses signalements d'agression sexuelle sur des enfants à Paris. Vous dites, il faut étendre à tous les professionnels au contact des enfants le contrôle de leur casier judiciaire.
Ça veut dire que ce n'était pas le cas jusqu'à présent. En fait, ça dépendait du statut des professionnels qui encadrent nos enfants en fonction il soit ici fonctionnaire, la contractuelle, vacataire, stagiaire, intérimaire, il y a plein de statuts différents. En fait, on s'en fiche des statuts.
Ce qui compte c'est qui est au contact de nos enfants tous les jours. Et au contact de nos enfants, bah il faut appliquer un principe de précaution. Et donc évidemment, il y a ce qu'on appelle le contrôle d'honorabilité.
Et le contrôle d'honorabilité, ça veut dire qu'on présente un extrait de casier judiciaire. Et ça doit être la norme, la règle et ça doit être renouvelé année après année pour garantir évidemment la protection de nos enfants. Et puis a aussi s'appuyer sur les professionnels qui œuvrent au quotidien et qui œuvrent bien au quotidien.
Et ça, on va aussi l'inscrire pour le coup très prochainement sur la détection, comment on est formé à détecter, à repérer et donc à prévenir les violences sexuelles que subissent nos enfants pour tous les professionnels. Ça va des animateurs périscolaires, professionnels de jeune enfant, enseignant, soignant parce que les enfants, ils envoient des signaux qui sont différents de ce que nous adules, on peut envoyer. Le trouble du comportement, de trouble alimentaire du sommeil.
Donc il faut qu'on soit formé, qu'on soit alerte et donc il faut qu'on arrive à former massivement dans notre pays. Merci. Merci beaucoup Aurore Berger d'avoir accepté notre invitation.
Vous êtes en visite en ce moment dans la région sur ce thème des violences faites aux femmes et aux enfants. Merci à vous. Et à propos
Aurore Bergé