L’hiver démographique en Europe : conférence de Jean-Didier Lecaillon au parlement européen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:00OuverteRéponse directe
Quelles études comparatives existent sur les politiques familiales dans les 27 États membres ?
- 25:00OuverteRéponse partielle
Peut-on se concentrer sur les régions les plus touchées par la baisse démographique ?
- 27:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui explique les résultats mitigés en Hongrie malgré les investissements ?
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Bonjour à tous. Nous sommes prêts à entamer notre réunion. J'ai hâte d'entendre les débats d'aujourd'hui parce que à ma reprise, nous avons abordé cette question, la démographie avec plusieurs points de vue différents.
Mais aujourd'hui, nous avons le grand honneur d'accueillir le professeur Le Caillon. il va nous présenter des données quant à la démographie européenne. Alors, je voulais vous donner quelques informations dont je suis très fière.
Cette semaine, le parti PPE ici au Parlement européen a adopté ce qu'on appelle un document de position sur la démographie. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je voulais répéter une fois de plus que je suis très fière que même mon parti, le PPE reconnaisse l'importance du sujet. C'était le cas par le passé, mais il n'y avait pas suffisamment 1000 accents sur ce sujet.
Et j'espère que nous allons approfondir nos discussions sur la démographie au sein de mon groupe. Le PPE est pas uniquement ici dans cet intergroupe. Professeur Le Caillayon, je n'ai pas autre chose à ajouter.
Paolo, peut-être voudrais-tu prendre la parole, quelques mots d'introduction et ensuite nous donnerons la parole à monsieur Dinko. Bonjour à tous. C'est un plaisir d'être là.
Je vais parler en italien puisqu'il y a l'interprétation disponible dans cette langue. Merci à tous. Alors, je saisis l'occasion étant donné que d'habitude nous n'avons pas l'interprétation dans cet intergroupe, mais aujourd'hui heureusement oui et ainsi nous pourrons mieux nous comprendre.
C'est un immense plaisir pour moi d'accueillir le professeur Le Caillon qui a été invité par les collègues madame Malichal et monsieur Gomard. C'est un grand plaisir parce que depuis juillet de l'année dernière, nous tentons de faire en sorte que notre parti, notre groupe politique au niveau européen et le Parlement européen de faire en sorte que la démographie devienne une priorité. Parce que si nous arrêtons de faire naître de nouveaux européens, et bien à quoi servent toutes les décisions politiques, économiques, sociales puisque nous serions destinés dans ce cas à l'extinction en tant qu'Union européenne et en tant qu'Europe et notamment la culture européenne.
Hier, notre ministre des finances a déclaré une position nette en matière de démographie. Il a dit que du point de vue économique, nous devons nous rendre compte et là je vous renvoie au livre du professeur, la famille et source de prospérité du point de vue humain, certes, social également, mais aussi du point de vue économique. C'est un levier de croissance.
Et donc c'est l'une de nos propositions principales. C'est pour cela que nous voulons supprimer dans le pacte de stabilité les investissement pour favoriser la natalité et pour la démographie parce qu'il n'y a pas d'investissement plus important que celui dans les enfants à être les futurs européens. Et c'est pour cela que nous avons tenté euh d'inviter le professeur et je remercie les organisateurs pour insister sur l'importance économique de la démographie.
Merci une fois de plus à tous. C'est un plaisir de poursuivre sur cette lancée avec des rencontres que nous avons rencontré avec nous avons rencontré monsieur Bassi et la semaine prochaine la commissaire Chuitsa nous rencontrera pour qu'on puisse parler de l'avenir de la natalité et de la démographie en Europe. Merci à tous.
Bon débat. Permettez-moi de parler en rouma. No avem traduc.
Este o mare bucurie să vedem noi cei care suntem pasionați de C'est un immense plaz de parler de démografie. Ce sujet est devenu une priorité pour les décideurs politiques. C'est une bonne chose.
Comme l'a dit madame Thoms, nous voulons remercier madame Marchal, monsieur Gomard et monsieur le Caillon d'être venu aujourd'hui. Merci d'être parmi nous pour cet événement. Jusqu'à présent, on a parlé de crise démographique.
Maintenant, on parle d'hivers démographique. Un hiver très long parce qu'en 2023, le taux de fécondité était d' 1,4 enfants par femme contre 2,1 Espagne ou en Roumanie. Les taux sont passés sous la barre des 1,4 enfants.
C'est une crise immense. Le ratio de personnes qui ont plus de 65 ans augmente sans cesse. Dans quelques années, en 2050, il y aura 30 % de personnes de plus de 65 ans.
Ce déséquilibre a un impact sur la cohésion sociale. Et au-delà de chiffres, on parle de confiance. Les jeunes européens ne pensent pas qu'ils pourront construire un avenir stable en Europe.
Les études sociologiques montrent que la principale inquiétude des parents est liée à l'avenir de leurs enfants. Le coût de l'éducation d'un enfant augmenté de 40 % au cours des 10 dernières années. C'est particulièrement inquiétant.
Pour les familles, que pouvons-nous faire ? Le professeur Le Caillon va nous en dire plus sur le sujet puisqu'il est spécialiste dans le domaine. J'ai lu un de ces ouvrages qui portait sur la famille.
Il faudrait un pacte pour les familles avec des programmes de type garanti enfant qui devrait être étendu. Nous devrions nous assurer de pouvoir subvenir aux besoins des enfants dans le secteur public et dans le secteur privé. Souvent ces infrastructures ne font pas l'objet de suffisamment d'attention dans notre société.
Une plateforme de la démographie et un observateur de la fertilité a été lancé, ce qui signifie qu'on commence à s'inquiéter du sujet. Je tiens de nouveau à remercier nos invités d'être présents aujourd'hui et de s'intéresser à ce sujet. Merci.
Mesdames et messieurs, chers collègues, mesdames et messieurs également les coprésidents et monsieur le professeur Leaillon, permettez-moi tout d'abord de vous faire part de ma grande satisfaction de pouvoir tenir cette séance avec vous au côté donc du général Gomard et de nos trois coprésidents. Il est vrai parfois que notre activité parlementaire nous entraîne dans le détail de mesures techniques dont nous avons du mal à percevoir l'urgence et l'importance. Ici aujourd'hui, nous allons parler de ce qui est important, de ce qui est urgent, de ce qui est vital pour chacun de nos pays, pour l'Europe et pour les Européens.
Urgent et vital parce que les lois de la démographie sont terribles, les enfants qui ne sont pas faits ne sont pas remplacés et le temps perdu est irréparable. Or, justement, notre vieux continent ne fait plus d'enflant et s'éloigne tristement et chaque jour des fameux 2,1 enfants par femme nécessaire au simple renouvellement des générations. 1,78 enfants par femme en 2022 enfance.
Un très petit score pour un premier de classe qui n'en est pas fier. 1,71 en Roumanie, 1,46 en Allemagne qui est aussi la moyenne européenne, 1,18 en Italie. En nombre d'âmes, nous sommes passés de 600000 6600000 naissances en 1960 à 3800000 en 2022 dans toute l'Europe.
Et la courbe n'en finit pas de s'affaisser. Il y a dorénavant chaque année plus de migrants qui entrent sur le continent européen que d'enfants qui y naissent. Nous pourrions raisonner comme des comptables et considérer que tout cela n'est pas si grave dans une planète aux projections démographiques à près de 10 milliards d'êtres humains en 2050.
Nous pourrions raisonner comme ceux que la culture de mort a déjà atteint et qui rêvent de décroissance en pensant qu'un enfant se mesure à son bilan carbone. Mais nous ne pensons pas comme cela parce que la natalité c'est la prospérité comme l'a déjà écrit le professeur Le Caillon. C'est la projection de soi vers l'avenir.
La natalité c'est aussi la puissance, c'est aussi l'indépendance, c'est aussi la garantie d'une continuité historique d'un peuple sur sa terre. Car nous le savons tous ici, beaucoup dans l'enceinte du Parlement considèrent que la première réponse au déficit démographique se trouve dans l'immigration sans tenir compte des conséquences économiques, sécuritaires et culturelles sur nos sociétés. Alors, grâce à cet intergroupe, nous avons l'occasion enfin de travailler sur les raisons psychologiques, morales, matérielles de ce drame de la natalité européenne.
Et pour cela, nous allons nous arrêter avec le professeur Le Caillayon sur le rôle déterminant et irremplaçable que joue la cellule familiale dans la société, dans l'économie en particulier et dans cet enjeu démographique. Il est temps enfin d'affronter cette hiver démographique européen et je l'espère de commencer à dessiner aujourd'hui le chemin vers son printemps. Je vous remercie et je laisse la parole au général Gomard.
Merci beaucoup. Merci mesdames et messieurs, chers collègues, madame la présidente, messieurs les vice-présidents. Nous avons aujourd'hui la chance d'entendre une voix rare à la fois scientifique et humaine, celle du professeur Jean Didier Le Caillon.
Bienvenue au Parlement européen, monsieur le professeur. Économiste reconnu, professeur émérite à l'université Paris Pantéon Assass, il explore depuis des années avec rigueur et clarté un angle aveugle de nos politiques publiques. Le lien entre famille, capital économique, capital humain et développement économique.
J'avais lu à l'époque, monsieur le professeur, votre livre La famille source de prospérité. C'était en 1995. À l'époque, nous parlions en franc. les l'euro n'existait pas et un franc investi dans la famille, disiez-vous, entraîner 10 francs reversés dans l'économie.
Ce ratio est-il toujours correct ? Je ne sais pas, peut-être l'expliquez-vous dans votre dernier livre paru en octobre 2024, la famille au cœur de l'économie que je confesse de pas avoir encore fini. Je le finirai.
Monsieur le professeur. Vous y démontrez que la croissance peut exister sans vitalité démographique et que la famille n'est pas un coût mais un investissement stratégique. La méthode de travail du professeur Le Caillon m'a été rappelée par ma directrice de cabinet dont il était le directeur de thèse.
Il part de fait mesuré, s'appuie sur des données précises comme cette évaluation du travail domestique représentant jusqu'à 35 % du PIB en France. 35 % du PIB, c'est énorme. Il formule aussi les propositions concrètes : redonner un caractère universel aux allocations familiales, valoriser la parentalité comme créatrice de richesse, intégrer la dimension familiale dans la fiscalité et se faire du logement à un levier de l'accueil de la vie.
Mais surtout, le professeur Le Caillon nous invite à un changement de regard, cesser de considérer la famille comme un simple foyer de consommation et la reconnaître comme le cœur battant de nos économies et de nos sociétés. Car aujourd'hui, il ne suffit pas de parler de réarmement militaire ou moral dans l'Union européenne pour faire face aux menaces qui sont mes sujets de prédilection. Nous avons besoin d'un réarmement démographique car sans hommes, sans famille, il n'y a pas d'hôpitaux à faire tourner, ni école à remplir, ni équipage pour armer nos frégates ou nos chars, ni économie d'ailleurs à faire prospérer.
C'est une vérité toute simple. Il faut sortir du déni. Savez-vous qu'en Europe, il existe un écart important entre le désir d'enfant et le nombre d'enfants que nous avons réellement.
En France, cet écart serait de deux enfants. Nous devons travailler sur ce levier. Cher professeur Le Caillayon, votre présence ici est précieuse.
Vous apportez non seulement un diagnostic lucide, mais aussi des solutions applicables comme députés européens soucieux de continuité économique, d'équilibre écologique, y compris de l'écologie humaine. Nous vous écoutons avec une grande attention et une grande attente. Merci beaucoup.
Merci beaucoup président et coprésident pour votre présentation qui m'honore, qui me met un peu la pression quand même car nul n'est prophète en son pays et vous avez rappelé mon ouvrage de 1995 qui manifestement n'a pas reçu toute l'attente qu'on aurait pu espérer et donc ben j'espère que de nouveau vos arguments pourront peut-être en convaincre certains d'entre vous. Dans la présentation, il a bien été dit et je le rappelle, je suis économiste, je ne suis pas démographe. Je m'appuerai bien entendu sur des faits démographiques dans un instant.
Je suis un universitaire, donc un scientifique, je ne suis pas un politique. Attendez-vous donc à ce que je vous passe le relais à l'issue de cette intervention et je voudrais rythmer euh mes propos. D'abord en vous rappelant car je vois que vous êtes bien informé étant donné ce que je viens d'entendre sur la situation démographique en m'appuyant sur des travaux de collègues démographes et essentiellement de graphiques pour mémoire si je puis dire avant de passer à une analyse de ces faits. l'analyse proprement dite qui sera orientée vers ma discipline qui est l'économie et ce qui devrait, je l'espère, nous permettre d'envisager quelles pourraient être les perspectives en matière de politique s'agissant de ce qu'on appelle encore la cellule de base de notre société.
Alors, en ce qui concerne le premier point des faits, je voudrais vous proposer quelques graphiques, quelques tableaux statistiques. La plupart ayant été fournis d'ailleurs par mon collègue le démographe Gérard François Dumont. J'ai repris ces graphiques tel quel.
J'espère que la présentation sera suffisamment claire. Je voudrais plus particulièrement insister sur la dimension fécondité ou natalité qui est insuffisante dans en Europe avant de poser quelques questions pour l'avenir. Le premier graphique que je vous propose, il est très simple.
Il vous permet de visualiser en un clin d'œil, si je puis dire, l'évolution de la population européenne et cette courbe croissante nous laisse finalement beaucoup d'espoir sur une période que j'ai voulu assez longue. Le graphique étant peut-être un peu petit, je précise que ça commence en 1960 et ça se termine en 2022. En 1960, la population européenne était légèrement supérieure à 350 millions.
Elle est aujourd'hui ou du moins en 2022, elle approche les 450 millions. Tout va bien. Si on se compare et si on regarde donc les choses de façon relative, c'est-à-dire si on rapporte cette population dont je viens de parler de façon absolue, à l'ensemble de la population mondiale, la courbe n'est plus croissante, elle est décroissante et elle est sur la même période relativement décroissante puisque en un/art de siècle, nous passons l'Europe passe de 14 de la population mondiale à la moitié 7 %.
Nouveau graphique toujours emprunté au professeur Dumont. La notion de dépopulation. Quand on tombe par dépopulation, c'est tout simplement le solde la différence entre les berceaux et les cercueils.
Ce solde devient négatif en 2012. Il s'agit d'un premier élément d'information insuffisant évidemment en terme d'analyse car je n'ignore pas et vous non plus j'en suis sûr que c'est aussi les conséquences d'une structure par âge qui s'est modifié et il est bien évident qu'à partir d'un certain âge le fait de ne pas avoir d'enfants ne signifie pas qu'on en veut pas. C'est sans doute qu'on ne peut pas plus en avoir.
Et je vais revenir plus précisément sur une autre notion, celle de remplacement qui révèle plus précisément quelles sont les tendances. Ce graphique vient compléter le précédent en vert. La courbe en vert vous indique l'accroissement de la population dû au sol migratoire tandis qu'en rouge, nous voyons l'évolution de la population résultant de ce fameux solde naissance et décès, ce qu'on appelle le mouvement naturel.
De façon comptable, on pourrait se dire l'un compense l'autre, tout va bien. Mais vous imaginez bien que derrière ces deux réalités statistiques, il y a des phénomènes économiques et sociaux très différents. Et donc il est important quand même de noter que nous vivons une nouvelle période depuis un certain nombre d'années dans la mesure où la population se renouvelle la population européenne essentiellement du fait du mouvement migratoire.
Dernier graphique pour prendre la mesure des caractéristiques de la population européenne sur une période un peu plus courte. Je me suis contenté de regarder la situation depuis le début de ce siècle, du 21e siècle. L'Europe vieillit.
L'Europe vieilli, je vous rappelle la définition, ça n'est pas parce que les gens vivent plus longtemps. La définition du vieillissement, c'est le la part, le poids, la part relative de la population dite âgée dans l'ensemble de la population. Certes, la longévité explique en partie ce vieillissement, ce qu'on appelle le vieillissement par le haut sous-entendu de la pyramide des âges.
Mais le vieillissement vient essentiellement d'une diminution des naissances, le vieillissement par le bas de la même pyramide. Vous voyez que la courbe, enfin vous voyez, j'espère que vous voyez que la courbe en rouge nous indique le pourcentage des 20 ans, des moins de 20 ans et la courbe en vert, le pourcentage des plus de 60 ans. Et les courbes se sont croisées récemment, traduisant très précisément ce vieillissement.
Ce rappel d'un certain nombre de faits me semble justifier que nous nous intéressions maintenant et pour compléter aux insuffisances de la natalité. Je vous propose un petit approfondissement sur nos capacités à assurer le dynamisme démographique. Comme je l'ai dit il y a quelques instants, c'est la notion de remplacement qui est la référence fondamentale.
Pour assurer son remplacement, une femme doit mettre au monde, au cours de sa vie féconde, une fille. L'idée étant qu'elle devienne à son tour elle-même mère et que si elle a à son tour une fille, vous voyez que de génération en génération, la population est remplacée. Messieurs et je fais partie de votre corporation.
Je suis désolé de vous dire que les démographes privilégient le sexe dit faible mais vous allez voir qu'il n'est pas si faible qu'on veut bien le dire puisque il y a un peu plus de naissance à l'âge zéro de garçon que de filles. La nature est bien faite, les garçons sont plus fragiles que les filles et ce cette petite avantage à la naissance permet rapidement la compensation. Pourquoi est-ce que je vous parle de ce rapport homme femme à l'âge zéro ?
Parce que si on veut poursuivre dans cette idée de remplacement, nous sommes obligés de tenir compte du fait que même dans nos pays dit développés où la mortalité infantile et juvénile est faible, il y a des petites filles qui n'atteindront jamais l'âge d'être mère. Il faut donc tenir compte de la mortalité pour pouvoir regarder quelles sont les capacités de remplacement de la population. Je vais faire une moyenne européenne, pardonnez-moi ce raccourci, mais il y a environ 2 % de petites filles qui n'atteindront jamais l'âge d'être mère.
Il faut donc que 100 femmes mettent au monde non pas sans filles mais sans deux puisque deux vont décéder. Mais pour avoir 102 filles, ces femmes doivent accepter d'avoir 108 garçons. C'est une règle de 3. 108 garçons pour respecter le rapport 105 100 que j'évoqué tout à l'heure. 108 + 102, ça fait 210.
Il paraît qu'il faut donner des chiffres pour paraître sérieux et scientifique. Donc je vous fais des opérations très simples qui sont des divisions et des soustractions. 102 + 108 210 pour 100 femmes divisé par 100 le fameux 2,1 nous y voilà qui n'est pas un chiffre universel et définitif.
À d'autres époques, il faut plus de naissance pour assurer le simple remplacement. C'est étant donné la mortalité féminine que nous sommes à ce 2,1. De façon utopique, imaginons un instant qu'il y ait zéro mortalité jusqu'à l'âge de la maternité, ça serait 2,05. 100 filles + 105 garçons, 205/ 100 2,05.
Voilà un indicateur très important pour apprécier réellement la capacité d'une population à assurer son remplacement. Alors pour ma présentation, il n'était pas possible, je m'en excuse, de détailler la situation dans tous les pays, dans chacun de vos pays de l'Union européenne, mais je me suis permis d'essayer d'illustrer les situations à travers trois graphiques qui concernent donc l'Europe du Nord, l'Europe du Sud et l'Europe de l'Est. Commençons par euh le l'Europe du Nord.
Entre parenthèses, pour mémoire, je vous ai indiqué la fourchette de ce fameux indicateur conjoncturel de fécondité qui ne devrait être de 2,1. Je vous dis pourquoi. Selon les pays, il varie entre 1,38 et 1,98.
Mais ce qui m'intéresse, c'est alors j'ai retenu trois pays d'Europe du Nord. pardonnez-moi encore cette sélectivité, l'Allemagne, la Suède et le Danemark. Et puis oui, en vert, si on le voit, c'est la courbe qui finit par être la plus basse à la fin du graphique mais qui au début du graphique est un peu plus est un peu plus au-dessus.
Ça c'est en ver voilà, c'est ça c'est l'Europe et puis c'est les autres pays d'Europe du Nord. Je dirais que ces pays sont au-dessus de la moyenne européenne. Ils sont relativement stables.
La courbe est relativement plate, même si le niveau est insuffisant puisqueaucun de ces pays n'atteint le fameux 2,1. Mais disons que au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Si nous regardons maintenant la situation telle qu'elle apparaît dans les pays d'Europe du Sud, ici on voit toujours l'Europe en vert et puis un grand écart.
Le la courbe plate la plus haute correspond à la France et les deux courbes en dessous correspondent à l'Espagne et à l'Italie. Quant à la fourchette, elle varie entre 1,16 enfants par femme et 2,03 toujours insuffisant. Je dirais que ces écarts importants donnent un peu l'impression de d'une acceptation de la situation.
C'est-à-dire quand on voit même que ces dernières années y compris en France d'ailleurs qui pouvaient apparaître comme en tête de ploton ne nous enorganissions pas et bien on voit que la la courbe a tendance à baisser. C'est bien sûr plus préoccupant en ce qui concerne l'Espagne ou l'Italie qui partait de niveau déjà très bas et qui ne remonte pas. Je dirais que ici le grand écart est assumé.
Enfin, en ce qui concerne les pays de l'Europe de l'Est, j'ai sélectionné de façon totalement arbitraire, je m'en excuse pour la troisème fois, la Bulgarie, la Pologne et la Hongrie, on garde envers l'Europe. Ici, on s'aperçoit que ce sont des pays qui semblent avoir pris conscience d'une réalité effectivement préoccupante en ce qui est concerné au début du siècle. Et puis je je dis cela en voyant que les courbes vont plutôt partant de très bas bien sûr, mais vont plutôt à la hausse, même si à la fin et bien il y a un certain relâchement en Bulgarie et en Pologne en particulier.
Le rebond nécessaire n'est donc pas confirmé. J'ajouterai à cette série de graphiques qui vous donne un aperçu factuel sans sans analyse et sans jugement bien entendu. Une remarque qui a été faite dans la présentation générale je crois par madame Maréchal.
Le désir d'enfant le désir d'enfant apparaît dans toutes les enquêtes dont nous disposons comme supérieur à la réalité. Et cela nous donne un certain nombre de perspectives positives après avoir été assez négatif, peut-être trop, certains le penseront-il. Mais je pense que en évoquant la l'existence d'un désir d'enfant qui serait suffisant s'il était satisfait pour assurer ce fameux remplacement, le désir d'enfant, nous y reviendrons, laisse quelques possibilités de mesures politiques.
Et je j'aborde alors le 3è point de cette observation des faits en posant des questions. Je me pose devant vous et avec vous, je l'espère, trois questions. Première question, devons-nous parler de suicide s'agissant de la démographie européenne ?
C'est une expression qui n'est pas de moi, je l'ai retrouvé dans la littérature et elle est utilisée. J'essaierai de l'illustrer. Deuxème question.
Avons-nous raison de parler de pyramide des âges comme je l'ai fait il y a quelques instants quand le terme de toupie pour utiliser une autre figure géométrique semble plus appropriée. Enfin, je m'interroge. Peut-être est-ce le côté économique qui prend le dessus sur l'aspect démographique, mais je m'interroge avec vous sur la question suivante : l'Europe aura-t-elle les bras et les cerveaux nécessaires à son développement ?
Première question. Devons-nous parler de suicide s'agissant de la démographie européenne ? Cette expression, je vous l'ai dit, n'est pas de moi.
Je l'ai retrouvé dans une publication de la fondation Robert Schuman. Quand on parle au Parlement européen, je trouve que c'est pas une mauvaise référence. Dans une publication Question d'Europe de 2018, dans cette publication, on parle de suicide dès 2050.
Nous n'y sommes pas encore. Peut-être peut-on dire cela, mais je signale ce cette question. Les projections les projections démographiques effectuées par les experts de l'ONU fondent ce diagnostic en forme d'alerte émise il y a déjà quelques années par un économiste, un économiste français Jean-Michel Bousmar pour ne pas le citer et un démographe Michel Godet qui disait eux aussi qu'à l'horizon 2050 l'Europe pourrait stagner autour de 5 de 500 millions d'habitants et donc perdre en quelque sorte près de 50 millions de personnes en âge de travailler dans la tranche des 20 64 ans.
Vous retrouvez sur ce tableau que je n'ai pas commenté mais vous voyez l'Union européenne c'est la dernière ligne. En 20155 millions d'habitants. En 2050 ça a baissé 500 mais surtout c'est la partie active qui baisse de la façon la plus conséquente.
Là aussi, il faudra y revenir. Voilà la fameuse toupie. Alors, je pardon, cette pyramide des âges est représentée en couleur pleine, vert d'un côté, bleu de l'autre.
La situation telle qu'elle est projetée pour l'année pour l'année 2024, c'est le contour juste la frontière qui est un peu peut-être un peu pâle. J'espère que vous pouvez la distinguer hein cette frontière ici là ici d'un côté et de l'autre. Alors c'est déjà plus tellement une pyramide.
Vous savez qu'une pyramide c'est une figure telle que la base est plus large que le sommet. Vous voyez que c'est pas le cas. Mais alors en je pense que c'est ça nécessite pas de commentaires supplémentaires.
Je crois que la visualisation des faits n'est pas une mauvaise chose. Au moins pédagogiquement, vous voyez un petit peu comment va se présenter la situation en Europe à travers ce cette présentation. Ces deux pyramides ont été construites à partir des statistiques deurostat.
Je pense que les statistiques de Rostat sont encore crédibles et peuvent être des références. Enfin, je m'interroge pour savoir quand sera-t-il dans le futur en ce qui concerne les bras et les cerveaux ? Alors voilà un tableau dans laquelle vous avez ici la situation de l'Europe et quelques pays Allemagne, France, Espagne, Italie que vous pourrez également consulter.
Je me contente de la situation de l'Europe. Entre 2015 et 2050, l'Europe perd plus de 8 millions de jeunes, c'est-à-dire l'avenir, perte de 8 millions de jeunes de moins de 20 ans. Elle perd près de 50 millions d'actifs entre 20 et 64 ans et nous pouvons nous en réjouir d'une certaine manière.
Elle gagne à peu près l'équivalent, vous voyez, entre au-delà de 65 ans. Pourquoi nous en réjouir ? parce qu'il s'agit de personnes âgées qui sont des êtres que nous chérissons et nous ne pouvons que nous satisfaire de savoir que nos parents grands-parents, aère grands-parents vont vivre plus longtemps.
Donc, il ne s'agit pas de dénoncer cette situation. Ce qui me préoccupe beaucoup plus, c'est évidemment que ça ne fait que j'allais dire les personnes dites âgées vont simplement remplacer les personnes dites jeunes, c'est-à-dire le passé prend le dessus sur l'avenir, ce qui en terme de développement économique n'est pas forcément une bonne nouvelle. Ce qui m'ennuie, c'est que mon compteur n'est pas démarré, c'est-à-dire je ne sais pas.
Donc Lauren, vous me ferez signe si je suis en retard. Pour moi, j'étais à peu près au milieu de mon temps. C'est à peu près.
Et j'ai terminé ainsi ma partie factuelle, c'est-à-dire celle qui vous rappelez la situation. Et je vous propose maintenant d'aborder l'analyse au-delà des faits et évidemment une analyse qui sera largement euh polluée, teintée, influencé par ma discipline scientifique qui est l'économie. Je vous propose donc de porter une attention sur les liens qui existent entre la dynamique démographique, la croissance démographique et le développement économique dans un premier temps.
Je me permettrai de dénoncer le parti prix de certaines présentations les plus courantes. Alors, c'est pas un jugement mais c'est un manque d'actualisation. La science, vous savez, c'est en perpétuelle évolution.
Un scientifique, il se pose d'abord des questions et il remet en question ce qui est reconnu. C'est son travail. Et donc je voudrais vous dire que la science économique aussi fait des progrès et que dans les quelques décennies récentes, elle a fait de grands progrès qui ne sont pas toujours pris en compte dans l'analyse et c'est évidemment dommage et ceci me justifiera que je termine par une réalité trop souvent ignorée ce que nous appelons la production domestique.
Premièrement, donc la le lien entre le dynamisme démographique et la croissance. Nous savons du point de vue scientifique qu'il n'existe pas de croissance économique sans dynamisme démographique. C'est une condition nécessaire.
Vous m'avez bien entendu, j'ai dit conditions nécessaires, je n'ai pas dit suffisante. Vous avez sûrement en tête des pays qui bénéficient d'une croissance démographique et qui ont de vrais problèmes économiques. Il ne suffit pas de faire des enfants pour assurer le développement économique.
En revanche, c'est nécessaire. Nous ne connaissons pas en effet de pays qui se soient développés dans la stagnation démographique. Voilà un premier point.
Ceci est fondé sur un certain nombre de développements théoriques récents. J'en ai retenu trois parmi les plus importants. D'une part, la théorie dite de la pression créatrice qui est une théorie qui a été développée à la fin du 20e siècle par une économiste américaine Esther Bosrup et qui lui a permis, face à la croissance démographique très importante que l'Inde connaissait à l'époque, connaît toujours d'ailleurs et qui alertait de nombreuses personnes en disant qu'allons-nous faire devant telle population, et bien Bosrup a montré que la croissance démographique était une pression suffisante pour inciter à des changements en particulier en introduisant du progrès technique qui allait assurer au non pas la satisfaction de tous à tout moment mais qui allait pouvoir répondre aux besoins à travers ce qu'on a appelé ensuite la révolution verte.
La révolution verte en Inde a été est explicable par la pression démographique. Voilà une première référence. elle n'était pas suffisante.
Alors, évoquons tout le courant de pensée qui s'est développé autour des théories dites de la croissance endogène. Je ne vais pas les détailler bien sûr parce qu'il y a eu beaucoup beaucoup de travaux empiriques qui ont été effectués à partir de ces théories et en particulier un certain nombre d'auteurs dont des prix Nobel ont mis l'accent sur la les ressources humaines comme un facteur de développement et un qui est qui permettait des rendements croissants. Jusqu'à présent, les économistes pensaient que les rendements étaient décroissants et donc que les perspectives de croissance étaient limitées.
Et la les théories de la croissance endogène ont montré qu'en fait et bien il y avait une forme d'investissement en capital qui n'était pas du capital physique mais du capital humain. Et ceci a débouché, c'est ma troisème référence sur la théorie du capital humain. Il faut peut-être citer deux auteurs américains une fois de plus comme étant à l'initiative au cours de la fin des voilà à partir des années 1960 70 c'est pas très vieux pour la science Théodore Schulz et Gary Becker qui expliquent bien que nous sommes en phase d'un investissement qui va justifier s'agissant du capital humain la production domestique.
Mais avant de parler du de la production domestique, je voudrais tout simplement parce que c'est compliqué le capital humain, c'est compliqué à mesurer. Je l'explique dans mon livre, je donne beaucoup d'évaluations qui sont pas contradictoires, qui sont pas toutes semblables, qui donnent des ordres de grandeur suffisants pour nous convaincre qu'il y a une véritable richesse qui n'est pas prise en compte. Et j'ai repris la définition de l'OCDE en me disant qu'après tout, c'était quasiment consensuel.
Comment l'OCDE définit le capital humain ? C'est l'ensemble des connaissances, qualification, compétences et caractéristiques individuelles qui facilit la création du bien-être personnel, social et économique. Si ça c'est pas des choses très positives, alors j'ai pas bien compris ce qu'est la science économique.
Parlons de la production domestique et à ce propos évoquons ces ces lacunes pour ne pas dire plus qu' s'agissant de certaines présentations. ces billets que l'on retrouve dans certaines présentations. En fait, puisque derrière mes propos et je conclurai là-dessus, il y a l'idée de famille que le général Gomard avait présenté également il y a un instant.
Les économistes parlent pas de famille, il parle de ménage. Et ceci n'est pas indifférent, vous allez comprendre. Parmi les ménages, il y a les ménages familiaux qui est sans doute l'idée la plus proche que vous vous faites de ce qu'est une famille.
Les ménages familiaux, ce sont les couples sans enfants, les couples avec enfants et les un adulte avec des enfants. C'est 60 % pour ce qui concerne la France déménage. Les 40 % qui restent, ce sont des colocataires ou des célibataires que vous n'appellerez pas famille.
Donc pourquoi est-ce qu'on regroupe ? Pourquoi les économistes regroupent-ils toutes ces toutes ces réalités au sein d'un terme qui n'est pas famille mais ménage ? parce que et ça c'est le cœur du sujet parce que il privilégie la fonction de consommation qui caractérise les ménages tandis que la production est le fait d'un autre groupe qu'on appelle les entreprises.
Donc quand on parle de famille en économie, on privilégie, on ne considère que l'aspect consommation. Qu'est-ce que ça change d'un point de vue comptable ? Rien.
D'un point de vue du sens économique, lorsque vous parlez de consommation, c'est-à-dire que lorsque vous parlez d'une dépense qui a pour vocation de satisfaire immédiatement un besoin, vous raisonnez en terme de coût combien ça coûte. Alors que si vous raisonnez en terme de production et à plus forte raison d'investissement, ça n'est plus le coût qui doit être pris en compte, c'est le retour sur investissement. C'est la rentabilité.
Et pourquoi je vous dis ça ? Vous êtes des responsables politiques. J'ai, je ne suis pas un politique, je vous l'ai dit.
J'ai rencontré de nombreux responsables politiques qui m'ont toujours dit "On voudrait faire quelque chose pour la famille mais ça coûte cher." Et je leur répondais "Vous avez tort. Ça ne coûte pas cher, ça coûte très cher." Mais c'est pas comme ça qu'il faut raisonner.
Vous devez raisonner en disant combien ça rapporte. À partir du moment où vous acceptez d'appréhender la famille comme un lieu d'investissement. et non pas comme un lieu de consommation.
Et ça c'est ce qui est peut-être fait à partir du moment où on considère ce qu'on appelle la production domestique. Qu'est-ce que c'est que la production domestique qui n'est pas reconnue par les comptables nationaux de nos différents pays et en particulier de la France ? Nous ne mesurons pas la production domestique.
Ça vaut zéro. Ça vaut zéro. La production domestique, c'est tout ce qui est produit au sein de la famille.
C'est une richesse dont il serait, me semble-t-il, préjudiciable de se priver. Certes, son évaluation est difficile, mais il suffit d'avoir des ordres de grandeur. Je vous l'ai dit pour se convaincre que c'est une énorme richesse.
Tout à l'heure, on l'a dit et je le répète et là c'est une fourchette selon les pays d'Europe parce que la réalité est la même dans nos différents pays. C'est entre 25 et 40 % du PIB du pays. Je répète, la production domestique qui est considérée comme ne val en rien vaut en fait équivaut à 25 à 40 % du PIB.
Quel est le risque ? Le risque c'est de négliger un tel investissement. D'autant plus que ces effets sont lointains.
C'est un investissement long. L'éducation d'un enfant, c'est 20 ans, quasiment 20 ans. Donc le retour sur investissement, vous voyez un petit peu comment il va être appréhendé.
Et c'est pour cela que il faut rappeler un certain nombre de principes de base avant de proposer des actions. Je crois qu'il est plus correct de bien poser les problèmes auxquels nous sommes soumis. Et là, avant d'envisager quelques propositions concrètes, je voudrais vous rappeler quelques-uns de ces principes de base.
Il faut accélérer. J'en suis à ma troisème partie, c'est la plus intéressante. Mais comme on me demande d'accélérer, c'est parce que ça me permettra de vanter, de vous renvoyer à mon ouvrage et à mes écrits.
J'accélère donc pour vous dire que il faut éviter un certain nombre de confusions. Je vais les énumérer. Du coup, j'ai Non, mais je suis en train de bouger.
C'est là-dessus alors que c'est là-dessus. Voyez, ça y est, j'ai perdu le fil. Alors, d'abord, ne confondez pas, s'il vous plaît, dans vos analyses, la solidarité verticale et la solidarité horizontale.
C'est deux choses nécessaires et importantes, mais ça n'est pas la même chose. Vertical, c'est l'échelle de revenu de bas vers le haut, du haut vers le bas. On veut plus d'égalité en faisant des transferts.
Mais s'agissant de famille, il faut pas comparer des riches et des pauvres. Il faut comparer des pauvres sans famille et des pauvres avec famille ou des riches avec famille ou sans famille. C'est ce qu'on appelle la solidarité horizontale.
Je n'insiste pas. Deuxème distinction fondamentale, ne confondons pas politique sociale, politique nataliste, politique familiale. C'est complémentaire, il y a des superpositions bien sûr, mais le la politique sociale c'est la politique de welfare state.
Je veux lutter contre quelque chose qui est mauvais. la maladie, le handicap, le manque de travail, que sais-je encore ? La famille est-elle quelque chose de mauvais ?
Est-il logique que le c'est le cas en France et je crois que c'est le cas dans beaucoup de vos pays, que le ministre qui s'occupe de la famille soit le ministre des affaires sociales. Je propose dans mon livre un ministère des solidarités intergénérationnelles et de l'investissement familial. trouver un autre terme un peu plus court, mais vous avez vu l'idée.
Enfin, je pense que il s'agit de privilégier la liberté. Le désir d'enfant est conséquent. Laissons aux couples la possibilité d'atteindre leurs objectifs.
Responsabilité et subsidiarité. Je ne vais pas commenter plus longuement. Je voudrais, si c'est possible, ben oui, c'est ma faute, je vous en prie.
C'est un c'est un mouvement migratoire. C'est un mouvement migratoire forie. Voilà.
Alors, je voulais vous donner quelques exemples. Je vais passer dessus pris en France que je connais mieux dans d'autres pays euh sans prétendre faire une un programme de politique familiale. C'était que des illustrations.
Donc, je vais passer, je répondrai plutôt à vos questions si on en a le temps. Et je voudrais vous dire que bien entendu donc voilà en terme de politique, on peut jouer sur de nombreux tableaux. Il y a des une dimension monétaire, des prestations monétaires.
Il y a surtout un travail à faire auprès des médias, hein, pour ce que l'image de la famille, de la maternité, de la parentalité soit plus positive. C'est la dimension institutionnelle de la famille. Il faudrait sans doute, je parler de responsabilité, peut-être trouver un autre terme et revaloriser la notion de mariage.
Le mariage doit être considéré comme un engagement, une responsabilité et non pas uniquement comme un mode de gestion patrimoniale. Et la fonction parentale, celle qui a pour mission de former le capital humain devrait être compté. Et puis dernière proposition, c'est pour les économistes dont je suis, il faudrait se décider à comptabiliser la production domestique.
Qu'est-ce que je veux ? Je ne vais pas conclure conclusion provisoire. Pourquoi ?
Parce que c'est vous qui allez continuer mes propos. Je voudrais simplement vous dire qu'il faut encourager la relance de la fécondité dans le vieux continent. Cela passe, voilà mes préconisations concrètes, par une politique de promotion de la famille.
On ne fabrique pas de berceau avec des cercueils. Une bonne prévision n'est pas forcément celle qui se réalise, mais celle qui conduit l'action à éviter la prévision. Enfin, la famille reste plébiscitée, solidarité, refuge, transmission.
Mais il faut reconnaître la temporalité de la société très dure pour ceux qui veulent des enfants. Il faut satisfaire le désir d'enfant. C'est pourquoi je vous remercie de votre attention et j'espère surtout avoir contribué à vous aider à dans vos futures actions.
Moi, je n'ai rien à ajouter. [Applaudissements] Alors, je demandais juste combien de temps il nous reste. Malheureusement, il nous reste 3 minutes parce qu'il y a un autre événement ici même dans cette salle.
OK, let's hope ! D'accord. Bon, espérons que les autres intervenants seront patients.
On va prendre 5 minutes. Trois questions très rapidement. 1 2 3.
Désolé pour les autres. Romana, merci d'avoir rappelé que le PPE a rédigé son position paper sur la famille qui rejoint un nombre de vos propositions. Vous êtes passé un petit peu vite sur la diapo, c'est pas de votre faute sur les politiques familiales.
Moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir s'il existe des études comparatives, des politiques familiales qui sont mises en place dans nos 27 États membres et leur effet sur tout ce que vous avez dit. Est-ce que ces études existent ? Et est-ce qu'on pourrait les avoir ? pour s'inspirer des bons exemples.
Merci. Let's take Alors, nous allons écouter les trois questions et ensuite on vous donnera la parole. Très rapidement, j'ai l'impression qu'on ne peut rien faire pour influencer les taux de natalité.
Est-ce qu'on ne devrait pas se concentrer sur les régions les plus touchées avec une chute du nombre d'habitants de 20 à 30 % pour se pencher sur les infrastructures, les logements pour tenter de favoriser la création d'emplois d'entreprise. Peut-être on devrait se concentrer là-dessus parce qu'on pourra peut-être faire évoluer les taux de natalité à long terme et on aurait un effet peut-être domino et étant donné euh qu'il y a une baisse du nombre de naissances, il y a de moins en moins de femmes en âge d'avoir des enfants. Une autre question.
Je voudrais vous remercier d'avoir cité Michel Godéet et monsieur Busmar sont des amis très proches et donc je leur dirai que vous avez reparlé du fait qu'ils ont été les premiers à soulever ces questions. Et ma question est très brève. Qu'est-ce qui explique selon vous en avez parlé le fait que ce qui s'est passé en Hongrie qui ont ils ont énormément investi et finalement ça se tasse et vous avez dit que les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Selon vous, dans quelle direction il faut qu'on réfléchisse ? Merci. Voilà.
Pardon, je suis absolument désolé. Mes étudiants sont moins sages que vous et je vous voyais tellement attentif que j'ai débordé le temps. Euh alors, la réponse est simple pour votre question.
Pour moi, il n'y a pas de politique familiale en Europe, il y a des politiques sociales. Et si elles ne marchent pas, c'est parce qu'elles ne sont que sociales et qu'elles ne sont pas familiales. Donc, ce n'est qu'en mettant en œuvre des politiques familiales que peut-être on pourra mesurer des effets positifs, mais aujourd'hui, elle n'existe pas.
La France elle-même, je ne dis pas qu'il y a rien, hein, mais il y a eu beaucoup mieux. Pour répondre à votre question, je dirais que d'abord si mes informations sont bonnes, le ce que vous proposez, je je suis pas contre, mais je crois que les politiques familiales restent du domaine des États et non pas au niveau européen. Donc je sais pas comment on pourrait faire en sorte qu'au niveau européen, on incite certaines mesures propices, efficaces dans le domaine que vous citez.
En revanche, votre question me permet d'être plus concret que je je ne l'étais du fait du temps, c'est que dans les enquêtes, il y a trois choses qui explique pourquoi les couples n'ont pas autant d'enfants qu'ils ont le souhaitent. Le coût de l'éducation, j'en ai beaucoup parlé, le logement, vous en avez parlé, et la stabilité. Comment voulez-vous envisager un investissement de 20 ans si vous n'êtes pas sûr que la politique mise en œuvre ne durera pas ?
Et qu'est-ce que voilà, j'ai oublié la tonne madame alors pour la pour la Hongrie la Hongrie. Alors la Hongrie va me permettre dans les illustrations que j'avais prévu j'en avais retenu une. Alors d'abord pour répondre à votre question les effets c'est à long terme.
On peut pas dire ça ne marche pas. ce n'est pas suffisant et ça pour un marché. Il y a une mesure que j'ai relevé en Hongrie que je trouve très intéressante par rapport à la notion d'investissement, donc de prise de risque.
Il faut aider les couples avant qu'ils aient des enfants. Vous n'allez pas attendre qu'ils aient des enfants. Or, en Hongrie, ils ont mis en place une mesure qui est un crédit, c'est un crédit remboursable au couple sans enfants.
Et le remboursement se fait ultérieurement comme tout comme tout près, mais au fur et à mesure que les naissances arrivent, le remboursement est réduit. Ça, je trouve ça très intéressant parce que ça montre bien qu'on a compris dans ce pays que c'était un investissement et que il fallait faire le paris. Vous avez des couples qui veulent avoir des enfants qui ne peuvent pas en avoir.
Vous en avez d'autres qui en voulent qui n'en ont pas. Et donc je trouve cette mesure très intéressante. Quels seront ces effets ?
Vous m'ainvitez dans 10 ans et on en reparlera. [Applaudissements] Merci de votre patience. Merci monsieur le professeur, c'était vraiment passionnant.
Oui, on va approfondir avec votre livre et la présentation, je l'espère, sera mise à votre disposition. Merci beaucoup. Bon, oh là là.
Ah.
Marion Maréchal