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DébatLCI (sur YouTube)· 22 décembre 2025 43 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsAgriculture & alimentation

Nouveau porte-avions, budget, narc0trafic… Le débat entre Jean-Michel Apathie et Richard Ramos

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est nécessaire ce nouveau porte-avions ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Les experts militaires doutent de l'utilité des porte-avions face aux drones. Qu'en pensez-vous ?

  • 8:00RelanceÉludée

    Pourquoi le Parlement n'a-t-il pas été consulté sur ce projet ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La loi spéciale sur le budget est-elle constitutionnelle ?

  • 12:00FerméeRéponse directe

    Le Premier ministre utilisera-t-il le 49.3 pour faire passer le budget ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    L'accord Mercosur est-il abandonné ou simplement reporté ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « Ce nouveau porte-avion ne sera pleinement opérationnel qu'en 2038. »
  • 7:00Richard RamosFait
    « Un porte-avion par rapport à la surface maritime, c'est quelques millimètres sur une carte. »
  • 23:00Nicolas SarkozyFait
    « Le front républicain ça ne peut pas marcher. »
  • 24:00Gérald DarmaninFait
    « La France a vaincu le terrorisme, elle peut vaincre le narcotrafic. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

venir vous asseoir pour le duel qui va vous opposer ce soir. Alors, on a entendu Emmanuel Macron a lancé le lancement annoncer le lancement de ce de ce chantier pharaonique sera ce porte-avion. Il devrait débuter aux alentours de 2030 puis être terminé opérationnel ce porte-avion en 2038.

À quoi va-t-il ressembler ? À quoi va-t-il servir ? Les réponses de Léonard.

Écoutez. Oui, c'est un très long programme que vient d'annoncer Emmanuel Macron puisque ce nouveau porte-avion ne sera pleinement opérationnel qu'en 2038. Ce porte-avion nouvelle génération qui va succéder au porte-avion Charles de Gaulle qui avait lui-même remplacé le portavion Clémenceau au début du 21e siècle.

Il est donc trop tôt pour lui donner un nom et ce n'est pas la seule question qui est encore en suspend. Des questions d'ordre technique, des questions d'ordre industriel. Quel sera son coût ?

Son coût était estimé environ à 10 milliards d'euros selon différents rapports et il est prévu dans les deux dernières lois de programmation militaire qui ont été voté au Parlement. Mais pour toutes ces dernières questions, Emmanuel Macron se réserve la primeure de l'annonce lors d'un déplacement qu'il fera en février probablement sur le chantier de ce nouveau porte-avion. Voilà pour cette ou tout ou dernière précision.

Le coût du projet 10 milliards d'euros dans un moment où vous le savez peut-être, on compte chaque euro pour tenter de boucler le budget. Messieurs, bonsoir. Est-ce que c'est nécessaire ce nouveau porte-avion ?

Il sera opérationnel en 38, en 2038. Est-ce qu'il n'y a pas d'urgence à régler avant d'aller penser dépenser pardon 10 milliards dans une dans un armement comme celui-ci ? Si on est envahi et et que demain la France euh ne peut pas se défendre, on se dira peut-être que on a vieille raison de les trouver.

Euh moi, je pense que sur ces affaires-là euh on a des conseillers de euh de à l'armée, on a le 2e espace maritime du monde. Euh je pense que c'est une nécessité, je suis pas un spécialiste là pour le coup, mais attention, si on pense que la France elle est en danger, et bien il faut le faire. Il y a des renseignements peut-être qu'on a pas et donc voilà.

Donc oui, c'est pas le bon moment mais c'est jamais le bon moment. Mais si on se on pense qu'on protège les Français et les générations futures, alors il faut le faire. Jean-Michel Apati.

Euh moi non plus, je ne suis pas un spécialiste, mais j'ai lu et entendu pas d'aujourd'hui d'ailleurs des ces experts militaires disent que les portesavion des immeubles flottants, puis celui-là il va pas être petit puisque le Charles de Gaul fait 40000 tonnes celui-là devrait faire 80000 tonnes maous hein vraiment hein. Les portesavion sont des immeubles très fragiles et notamment menacé par les drones. On peut imaginer que vers 2040, c'est-à-dire dans 15 ans, les drones auront fait beaucoup de progrès, seront porteurs de charge plus lourdes et plus destructrices qu'aujourd'hui et aussi les missiles à longue portée qui sont des armes dans lesquelles les armées modernes risquent d'investir beaucoup.

Et là, si on voit un porte-avion sur l'écran, la plateforme qui permet aux avions de décoller, de s'envoler peut-être détruite, disent certains experts en quelques minutes parce que un porte-avion n'a aucune possibilité de manœuvre rapide. Et donc, est-ce que c'est un bon investissement stratégique ? Parmi les gens qui disent connaître le dossier, ce dont je ne suis pas, certains en doutent.

C'est très dur de prévoir la guerre dans 15 ans, mais ça comme ce sont des débats d'hypers spécialistes menés dans une opacité totale, des investissements qui obéissent à plusieurs facteurs. Par exemple, le président de la République pense à l'économie, aux entreprises qui vont fabriquer ce porte-avion. Alors, il pourra se déplacer en février dans un arsenal et dire à des gens dont la survie économique en dépend que le porte-avion va leur donner 15 ans de travail.

Et ça, c'est formidable. Oui, mais dans 15 ans, est-ce que ce sera adapté ? Vous parliez de 2e surface maritime du monde, pas du tout un argument pour un porte-avion parce qu'un porte-avion par rapport à la surface maritime, c'est quelques millimètres sur une carte.

Donc ça n'est pas pour ça qu'on le fait. On le fait pour pouvoir projeter les forces. Hm hm.

Mais si jamais les forces sont empêchées de décoller parce que quatre drones vous ont atterri sur le pif et ont détruit la piste. D'autres experts nous disent que demain pour protéger un porte-avion euh des drones notamment, on aura des des possibilités laser via des même des mais vers li a les airs. Donc en fait on est en train d'imaginer, on ne sait pas qui se trompe, quelqu'un se trompe mais c'est ça la Non mais c'est ça la difficulté.

Je fa il faut dire la réalité. Moi le sentiment que j'ai c'est que le sentiment quand on discute avec des experts parce que nous aussi au Parlement on va on va on va négocier avec des experts, on va on va discuter avec eux. Le danger est là.

Est-ce que c'est un bon investissement ? Euh comme je l'ai dit euh on n'en sait rien. Ce qui est vrai aujourd'hui dans la protection des drones, on est vraiment dans sur les drones.

On est passé sur des protections au lasers. Euh ça arrive dr Vous avez vu les drones sous-marins qui ont qui ont détruit un qui ont détruit un sous-marin. Dis-moi c'est que projeté sur sur plusieurs plusieurs années.

Si c'est une nécessité pour protéger les Français, je pense que c'est peut-être utile de le faire mais on ne le sait pas en fait parce que c'est jamais par avance. Vous le dites, vous le dites vous-même, vous allez consulter les experts au parlement mais la décision est prise, vous pouvez consulter les experts que vous voulez. C'est fait.

C'est c'est en fait qui a décidé le président. Pourquoi ? parce qu'il est chef des armées.

Quel débat-t-il eu ? Quelle publicité a-t-on donné à ces débats ? Aucune.

Mais ça c'est une question intéressante, c'est qu'il faut un débat au Parlement dans la mise en c'est un investissement comme la difficulté d'un débat au Parlement, pardon, j'aimerais, je suis parlementaire, j'aime quand ça débat, j'aime quand on n'est pas d'accord, on y va. Mais il y a une partie des données qu'on ne pourra jamais nous donner. C'estàd qu'il y a une partie des données, pardon, c'est comme ça qui est secret défense et qui font que peut-être euh peut-être le débat ne pourrait pas avoir lieu, mais on peut avoir quand même, je pense, une résolution, même s'il y a pas de vote et ça permettrait quand même d'échanger au parlement qui est quand même le lieu du peuple.

Je n'ai pas rêvé. Il y a 10 jours, le parlement a débattu a eu un débat sur la situ sur un débat sur un débat militaire. Oui, on vous a parlé du Mais non, non.

On est on est bien on est bien d'accord. Sans vote. C'est ça que je veux dire. quel estat au parlement et sur les affaires militaires, c'est toujours un petit peu un petit peu particulier.

Est-ce que le premier ministre vous a dit que nous étions au bord d'une décision concernant le porte-avion ? Non, parce que c'était c'était le président à mon avis qui voulait avoir la primeur de cette affaire là. C'est pas terrible hein.

Non non, on a d on aurait pu dialoguer. Vous avez raison. Même vous dites on est couvert par le secret défense, tout ça, vous avez raison mais il y a une commission de la défense.

Il y a des gens qui suivent ces dossiers. On a l'impression que quelque chose de très important est décidé, on ne sait pas entre qui que le président l'annonce parce qu'il est légitime que ce soit lui qui l'annonce et au fond euh ben pertinent pas pertinent l'opinion publique n'y est pas du tout préparé, l'opinion publique va débourser 10 milliards quand même. Moi je trouve franchement un jour prochain, il faut espérer que les processus de décision seront un peu différents et que tout de même, il y aura un débat un peu ouvert pour qu'on puisse savoir si une décision de cette importance est pertinente ou pas.

Je trouve hein. Moi, je vais vous poser une question tout simple. Est-ce qu'on sait est-ce qu'on a réussi ?

Est-ce qu'on a un bilan, par exemple de l'efficacité euh de l'utilité de ce qu'a été par exemple le Charles de Gaulle ? Est-ce que avec ces éléments-l pourrait définir l'utilité de produire un nouveau porte-avion ? Oui, mais il y a il y a dans le calcul, c'est une ce serait une bonne chose à faire.

Je sais pas si à la commission de la défense, ils l'ont fait. Faut faut y regarder. Après euh le Charles de Gaul aussi, la France est reconnue notamment d'un point de vue diplomatique par sa par sa puissance, sa puissance de feu, sa puissance nucléaire et une armée qui était jusqu'à présent, je dirais considéré à tort ou à raison d'ailleurs et parfois souvent à tort comme efficiente.

Donc je dis de se porter sur un nouveau porte-avion, c'est une volonté aussi politique de compter dans le concert des grandes nations et ça peut être utile des fois en diplomatie. Voilà. Et donc oui, ça peut ça peut être utile mais le Charles de Gaulle, il a servi à aussi montrer que la France avait je dirais une puissance militaire. ce que ce que dit monsieur Apathi euh d'ailleurs à juste titre, c'est dans tout ce qui est en train de bouleverser aujourd'hui, ce qu'apprennent très très vite en Ukraine les Ukrainiens, euh certains vous sur certains vous disent que dans cette nouvel type de guerre, on a plus appris que dans les 20 dernières années bien sûr et que tout le monde regarde pour mettre à jour, je dirais, son logiciel militaire.

Et donc tout ça doit ça doit se regarder. Le le la seule chose que je voudrais moi faire passer en tant qu'homme politique, c'est de dire euh même si c'est des sujets techniques, il y a une partie de secret défense euh aujourd'hui, il semble que dans le bouleversement du monde, on ne pourra pas échapper à un budget militaire qui était qui était un budget qui jusqu'à présent pouvait être aussi un peu, on en parlera certainement comme l'agriculture, une petite variable d'ajustement. Oui, s'est mal barré pour l'année prochaine.

Est-ce qu'il aurait pas mieux valu essayer de travailler à plusieurs ? Par exemple, euh imaginer, c'est ce que disait Thierry Breton tout à l'heure, un projet européen de porte-avion et en fabriquer trois ou quatre, alors peut-être pour 40 milliards, mais divisé par 27, euh les prix sont réduits. Est-ce que ça c'est imaginable ou inimaginable au vu de par exemple ce qu'on a vu jeudi dernier à Bruxelles, au Conseil européen où où les les Européens n'ont pas réussi à se mettre d'accord ni sur le Mercossur, ni sur la façon de financer les forts de guerre ukrainien ? fantasme.

Vous savez, moi j'essaie de rappeler aussi souvent que possible que quand l'Europe est mise sur les rails, elle met en commun le charbon et l'acier 1949. Et ensuite, il y a un projet très novateur, très audacieux d'armée européenne. C'est c'est la France qui le fait capoter. 1954, la France, les communistes et l'égolistes s'entendent pour amener le pays au bord de la guerre civile.

Vraiment, on a totalement oublié ça. Le 8 mai 1954, de Gaul est à deux doigts d'aller enfin la veille d'aller à l'Arc de Triomphe. Ses partis oui, ces partisans sont là.

On est à deux doigts de de l'émeut politique. La France fait capoter le projet militaire depuis depuis 1954. Nous avons beaucoup de mal à harmoniser les volontés de défense des pays pour construire des avions communs de des avions de transport.

On met 20 ans avant de prendre des décisions. Et donc hélas le comment dirais-je ? La communauté d'intérêt n'est pas suffisamment claire dans les têtes pour construire des outils militaires communs.

Et donc chaque pays décide dans son coin. On a vu des pays de l'Union européenne préférent acheter des avions américains que des avions français par exemple. Comment la Pologne notamment ?

Oui bien sûr. Donc donc on voit bien que mais chaque pays a l'idée de sa défense et ça continue. On peut pas incriminer Emmanuel Macron.

Ça c'est parce que l'Europe a du retard. La vraie difficulté, elle est ailleurs. Le porte-avion, c'est un outil du 20e siècle.

Imaginez dans le 20e siècle pour servir quelque chose d'important, vous l'avez dit, euh être capable de projeter des éléments militaires sur des théâtres lointains. Est-ce que la guerre de 2040, ça sera ça ? Allez répondre à cette question.

Ce sont des gens très très très spécialisés qui peuvent répondre à ces questions. Et moi ce que je regrette ce que je regrette c'est que ces gens spécialisés là, ces gens qui dans l'appareil d'État favorisent la décision du président de la République, nous n'ayons aucun écho de leurs travaux. Aucun écho de la sur votre question sur l'Europe, euh je pense qu'aujourd'hui de toute façon la France est trop faible pour pouvoir imposer quelque chose.

Ah oui, les Allemands aussi et les voilà et j'allais le dire et les Allemands aussi. Et donc pour pouvoir faire ça euh moi je pense qu'il faudra des choses en commun avec l'Europe. C'est je partage euh tout à fait ce qu'a dit monsieur Breton.

Euh mais aujourd'hui l'Europe elle est tellement éclatée avec euh les Allemands qui veulent défendre leurs intérêts propres parce que les économies sont faibles, parce qu'on sent bien que c'est fragile de partout parce que les populistes sont arrivent à bousculer des gens qui étaient des modérés qui pouvaient travailler ensemble. Et donc c'est très compliqué parce que l'Europe est faible parce que chaque pays est en train de se replier sur lui-même avec une espèce de montée, on va dire nationaliste dans dans le monde entier. Et donc ça prête pas ça prête pas à trouver les accords sur le militaire mais je pense que c'est une nécessité.

On est entré dans une nouvelle course alarmement. L'Allemagne annonce vouloir dépenser 650 milliards d'euros d'ici 2029 pour s'équiper. On va ne pas parler de la Pologne, la France est pareil. l'Angleterre.

Imaginons imaginons euh que tous ces régimes changent d'ici 3 4 ou 5 ans et que les personnes qui se trouvent à la tête de ces États veulent en faire des États-nations comme on a pu connaître au 19e siècle et changent leur fusil d'épaule, pardonnez-moi l'expression, sur ce à quoi ces armées vont servir. Ce serait une quand même catastrophe pour l'Europe. Il y a quand même des tendances lourdes.

L'Europe a des intérêts, enfin chaque pays européen a quand même des intérêts en commun. faire face à la Russie, ça ça s'impose à tout le monde. Il faudra bien arriver à construire les réponses communes et on peut espérer qu'on y arrivera que vous voulez.

On peut avoir on peut avoir la mise en commun de l'outil militaire, c'est un fantasme, c'est une rêverie. On a failli le faire, des gens l'ont pensé et à cause de la France, ça ne s'est pas fait. Mais on peut avoir des coopérations européennes, on peut on peut les renforcer.

Non pe commun pour pour dire que toi tu fais ça moi je fais ça et onutualise pour définir stratégie on peut demain avoir des des nationalistes français qui ont préféré peut-être aller demain trouver les accords avec Poutine. Ça peut arriver hein. Ça sera dur hein.

Vous savez, si un président de la République d'un parti quelconque arrive à l'Élysée et s'il nous dit "Mes amis, on va changer d'alliance et on va aller serrer la main, voir embrasser sur les deux joues Vladimir Poutine, ça va quand même ça va quand même être dur à nous le faire avaler." Mais il faut faire attention, même des présidents jeunes auront du mal à faire ça. Mais il faut faire attention quand même parce qu'il peut y avoir des des tentations.

Oui, ça c'est possible. Alors, puisqu'on parle de politique et puisqu'on parle de gros je vous parler du budget. Améline Monchalin qui est la ministre déléguée ou chargée des comptes publics plutôt dit il y a un instant la France doit voter son budget d'ici la fin du mois de janvier.

C'est ça fait des semaines he qu'on attend que la France vote son budget. Alors quand elle parle de la France, j'imagine qu'elle parle de vous les parlementaires puisque nous malheureusement on a peu de choses à voir avec tout cela. Euh en attendant le Parlement va voter une loi spéciale si j'ai bien compris.

Elle sera dans un premier temps adoptée demain au conseil des ministres. Après dire ça finalement. express à l'Assemblée nationale puis au Sénat, je me trompe pas.

Oui. Euh qu'est-ce que ça va changer cette loi spéciale ? Est-ce que ça prolonge les débats en cours ?

Est-ce que ça veut dire qu'on va avoir un peu plus de temps pour discuter d'un budget dont personne ne semble vouloir ? A priori, on devait voter demain. Finalement, ça a été reporté.

A priori, ce sera après-demain. Si j'ai bien suivi sur mon téléphone qu'on m'a mis pour mon agenda. D'accord.

Prenez quelque chose parce que moi j'étais encore persuadé que c'était voilà. Non. Voilà.

Euh mais c'est c'était il y a quelques minutes hein. Euh et donc euh oui une émission spéciale demain soir, il va falloir que je dise à mes patrons parce que euh voilà, ben c'est comme ceux qui viennent de loin, les députés qui venaient de loin pour demain, ils vont reporter pour après-demain. Euh la loi spéciale, on va gagner quelques jours.

C'estàd que je pense qu'on va reprendre au 10 janvier vers le 10 janvier la discussion pour essayer comme on a réussi à le faire contre les sénateurs parce que les sénateurs de toute façon ils voulaient pas du budget de la sécurité sociale. eux qui ont fait en sorte que on rajoute 4 milliards de dettes mais ils veulent rien négocier. On va essayer comme on l'a fait pour le budget de la sécurité sociale à partir en gros du 10 janvier de trouver un accord qui sera pas simple sur le budget de l'État et donc ça va être encore une fois quelque chose de très très compliqué.

Les sénateurs le veulent pas et donc on va essayer de le faire pour le C à l'Assemblée nationale. Vous pensez que c'est possible parce que moi ça fait des semaines que j'entends c'est pas moi, c'est les autres. Possible ?

Non. Je crois que personne n'y croit mais après nous ne sommes pas à l'abri d'un miracle. Mais c'est une catastrophe.

Qui est responsable de l'échec ? La dissolution. Et nous n'avons pas les moyens, le parlement n'a pas les moyens de gommer dans un délai très court avec des élections municipales qui arrivent les effets néfastes de la dissolution.

Il n'y a pas de majorité. Et soit le Premier ministre euh utilise le 493 et puis à ce moment-là, c'est les socialistes qui euh vote ou pas la censure, hein. Le sort de la France repose entre leurs mains.

Et si le Premier ministre persiste à tenir l'engagement qu'il a pris, je ne vois pas comment on sort du problème. de manière complémentaire. Il y a des professeurs de droit qui disent que la loi spéciale n'est pas constitutionnel parce que la loi spéciale ça obéit à des critères très précis, notamment si le projet de budget a été présenté trop tard par le gouvernement.

Il y a des tout ça est insérer dans des délais très importants, enfin très précis entre la loi d'orientation sur les la loi de d'organisation du vote de des finances la LOLF hein je et euh et la Constitution. Il n'est pas du tout certain que la loi spéciale qui est qui est le truc le pire qu'on puisse utiliser quand on n pas de budget, que la loi spéciale soit constitutionnelle, nous sommes là dans des bricolages politiques et politiciens considérables par la faute d'Emmanuel Macron. Alors, j'entends cet argument là le péché original, si j'ose dire, c'est c'est celui de la dissolution.

Soyons d'accord. Mathieu Carpentier, professeur de droit à Toulouse. J'ai lu un papier tout à fait passionnant.

C'était dans Libération pas lundi lundi avant. et lui dit que cette loi spéciale donc est inconstitutionnelle. Et oui et alors vraiment c'est un papier intellectuellement très rigoureux.

Alors euh mais au point on en est on s'en fout violent la constitution. Alors on en est euh la faute à qui ? Parce qu'on va pas revenir sur cette solution pendant des mois et des mois.

Aujourd'hui il faut trouver des solutions euh et ces solutions, il n'y a que vous. vous personnellement évidemment, mais les députés qui peuvent le euh la trouver ces solutions. Moi, vous savez, on nous avait dit la loi sur la sécurité sociale ne passerait pas et bon c'est pas c'est pas beaucoup hein, mais elle est passée.

Je pense qu'il faut qu'on essaie quand même sur le budget. Je pense qu'il y a il y a une volonté, c'est assez nouveau. Moi vous savez, même à titre personnel, j'ai été assez embêté pour avoir dit des choses très désagréables sur le président de la République à cause de cette dissolution là notamment.

Euh aujourd'hui, on est là. Il faut essayer de trouver une solution. Donc on va avoir penser que ça va passer.

C'est ce que faut jouer le match pour le pour savoir si on le perd. Faut jouer le match. On on nous avait dit que ça passerait pas sur la sécurité sociale.

Il faut il faut essayer de travailler. Il faut regarder si des gens qui peuvent demain aller à la présidentiel parce qu'ils pensent tous à ça. C'est c'est en fait ça qui les ils sont omnibulés par la présidentielle par la tactique.

Et donc il y en a il y en a qui ont voulu le trouver que c'était des partis de gouvernement je pense au Parti socialiste et ils l'ont démontré en venant avec nous pour voter le budget de la sécurité sociale. Il faut espérer qu'au parlement on trouve une majorité pour aller voter le budget. Et je trouve que Sébastien Lecornu, le premier ministre est l'homme de la situation pour faire ça.

Après, si on n'y arrive pas, mais je pense que Sébastien Lecnu, le premier ministre, voudra, comme il a toujours dit, que c'est d'abord le débat parlementaire qui prime, après il pourra peut-être revenir sur son engagement sur une demande des socialistiers des autres et aller au 493 dans l'intérêt du pays. C'est la question que j'allais vous poser. Est-ce qu' dans l'intérêt du pays, c'est la seule solution.

Oui, il y aura jamais de vote, il y aura pas de vote positif des socialistes notamment sur ce budget pour avoir une majorité. Il n'y a que le 493 qui peut aider le gouvernement à faire passer un budget. Il n'y a que ça.

À quel moment Sébastien Lecnu peut revenir sur sa promesse parce qu'il s'était engagé à ne pas utiliser cet article ? Qu'est-ce que dit Richard Ramos quand on verra qu'on est le dos au mur et que plus rien n'avance ? Ben ce sera la responsabilité du premier ministre de lui seul au fond.

Le président de la République là n'a plus rien à dire. Ce sera sa responsabilité d'engager ou pas sa responsabilité. Mais en même temps euh ça dépendra des équilibres budgétaires trouvés.

S'il y a une motion de censure derrière, Sébastien le Cornu peut tout à fait tomber. Et là, on est dans une panade noire. Vous savez, c'est c'est un scénario assez terrible.

Tout ça sous le regard des marchés financiers quand même. Euh bon, on risque de payer des taux d'intérêt beaucoup plus élevés. Tout tout tout ça c'est du patouillage épouvantable.

Il y a bien un responsable de tout ça et un seul. Ça n'est pas du tout lié à l'élection présidentielle. Vous êtes député, quand vous êtes élu, vous passez un contrat avec les électeurs.

Au fond, ce que dit Emmanuel Macron, ce que demande Emmanuel Macron et ce que demande, mais je je je reconnais avec vous qu'il a de l'habileté, Sébastien Lecnu, puisqu'on a loupé la dissolution, il faut que tout le monde devienne macroniste. Mais non, ça peut pas marcher comme ça quand même. C'est pas c'est pas ce qui a été Non, non, monsieur Pat, c'est pas exact.

C'est pas exact. Non, c'est pas exact. quand sur sur le budget de la sécurité sociale, tout le monde n'est pas venu macronien ou macroniste.

Il y a des gens, il y a eu des compromis qui ont été faits et donc tout le monde n'est pas devenu macronien ou niacroniste. Pour une fois, pardon, pardon, je vais terminer. Pour une fois, il y a bien eu euh des gens qui ne pensaient pas la même chose et qu'on trouvait une sortie une sortie de crise pour le budget de la sécurité sociale.

Moi, j'espère qu'on aura la même chose. Vous savez très bien, vous êtes pas vous êtes trop aguéréri pour ça. Euh l'Assemblée nationale, vous avez des présidents de groupe.

Les présidents de groupe, souvent il y en a beaucoup qui veulent être ministres ou redevenir ministre et tout ça, ça met en ordre de bataille et tout ça derrière ils ont tous en tête les présidents de groupe et cetera. Je parle pas le député comme moi de base, député rural, mais euh ils ont ça en tête là aujourd'hui. Je pense que il faut le mettre de côté tout ça.

Et c'est quoi l'intérêt du pays ? Oui, mais c'est quoi l'intérêt du pay de mettre de côté l'identité politique des partis politiques. C'est pas possible de mettre ça de côté.

Mais le vote des français, tu as pas dit le vote des Français la dernière fois, la dissolution, je l'ai dit, vous l'avez dit, c'est le président de la République qui est responsable. Je je l'ai dit et redit. Ça m'a ça m'a coûté cher mais je continue de parce que on a voulu me virer de mon parti.

On a évidemment j'ai reçu des appel de partout quand quand j'ai eu des propos très durs sur le président de la République dans la liberté qui la mienne. Ça a été violent contre ma personne, très violent. Oui, ça marche comme ça.

Ben bien évidemment parce que ben vous croyez vous le savez très bien comment ça marche. Vous avez un président de la République qui parle au Premier ministre et a deux trois ministres. Le premier ministre qui parle au président de groupe et il dit si tu tiens ton groupe à la schlague, tu pourras peut-être être ministre et et le président de groupe, il sait que tout le monde marche dans le même sens.

C'est comme ça que ça fonctionne. Et puis vous avez des députés et de plus en plus, quel que soit leur bord qui se disent "Mais finalement, on a été élu pourquoi ? C'est quoi l'intérêt ?

Est-ce que moi je voterai pas en conscience ?" Regardez, je donne un exemple qui est donc quelque part c'est pas mon parti politique mais madame Voiné, madame Bateau des femmes écologistes rugueuses, elles ont pas elles se sont pas absten sécurité elles ont voté parce que c'est les femmes d'état et elles sont pas de mon bord politique. Elles ont pas non mais pardon, elles ont elles ont pensé, j'ai j'ai quand même dialogué avec elle pour comprendre.

Je voulais comprendre parce qu'elles ont estimé qu'à ce moment-là, voilà et bien j'espère que sur le budget, on arrivera à la même chose. Sinon, je suis comme Michel, Jean-Michel Apati, je pense que seul le 493 permettra de sortir de l'ornière. On a quelques semaines pour se rendre compte de ce qui va se passer évidemment.

En tout cas, de plus en plus de voix font appel à Sébastien Lecnu pour qu'il utilise ce 493 dernier en date. Je crois c'était Bruno Rotaillot. Euh voilà, je je comprends que ça vous fasse sourire.

J'aimerais savoir ce que vous avez pensé de ce qui s'est passé à à Bruxelles. Je dis euh concernant ce ce non accord euh avec le les pays du Mercossû, un accord qui devait être signé ce weekend par madame Vleyen, finalement euh c'est repoussé. Euh mais repousser ne veut pas dire euh abandonner.

Voilà, on ne sait pas dans quel cadre cet accord pourrait être signé au mois de janvier. Est-ce que vous avez l'impression que c'est une victoire malgré tout pour les agriculteurs qui protestaient contre cet accord où est-ce qu'ils sont, pardonnez-moi l'expression, mais les dindons de la farce dans cette affaire ? Ça dépend euh ce qu'on mettra sur la table le mois prochain.

Est-ce que est-ce que la bureaucratie bruxelloise est capable de mettre en place de manière convaincante, jusqu'à présent, elle ne l'a pas été, euh des procédures qui permettront d'écarter du marché agricole des produits venant d'Amérique latine qui ne respecteraient pas les normes que nous nous appliquons nous-mêmes. S'il y a des clauses de sauvegarde précises et des mécanismes qui permettent de contrôler que ces clauses sont appliqué, peut-être qu'on peut aller au Mercosur parce que les agriculteurs ne le souhaitent pas mais d'autres secteurs de l'économie le souhaitent. Donc je ne sais pas si la commission peut apporter des garanties là-dessus.

C'est dommage d'abandonner tout à fait cet accord, même si on comprend la détresse dans laquelle vivent les agriculteurs. Mais est-ce qu'on ne peut pas garder l'accord et apporter les garanties ? C'est un peu ça le défi.

La vraie la vraie bagarre, ce serait dans les accords internationaux de faire comme avec la culture qu'on ait une exception agricole comme on a une exception culturelle. La difficulté aujourd'hui c'est que les agriculteurs un ils vivent plus de leur travail comme jamais. Comme jamais et donc les types il y en a tous les 3 jours, il y en a un qui se suicide.

Et donc le premier la première chose c'est que le gars ou la fille elle vit pas de son job. Elle nous nourrit et elle en vit pas. D'accord ?

La moitié ils sont à moins de 1500 balles par mois. Donc c'est ça la première chose là. Euh ce que est-ce il va il valait mieux que ça soit reporté euh l'accord ?

Moi moi j'ai toujours voté contre les accords CTA et Mercosour pour une autre raison c'est que accord Mercosour même s'il y a des clauses miroir même s'il y a des clause de sauvegarde on n'est pas foutu de les appliquer c'estàd qu'on aura quand même des vaches qui seront piquées davantage que monsieur virin autour de France et donc c'est ça le problème. Ils vont être ils vont être picousés avec des produits dont dont nous on les a interdit à nos agriculteurs et on va quand même les recevoir. C'est là où on rend on on rend malade nos agriculteurs. comprennent pas et pourquoi on pourrait pas empêcher l'import parce qu'on a pas les parce qu'on s'est pas donné les moyens parce qu'on a pas de contrôle donner ou pas mais je mais je je le souhaite moi sur le fond je pense qu'il faut une exception agricole dans les accords internationaux le problème c'est que l'agriculture est la variable d'ajustement sinon l'accord même au sein de l'agriculture les gens qui font du lait qui font des fromages les gens qui font du vin des spiritueux l'accord est favorable mais on a on a deux secteurs qui sont un peu en crise le lait et la viande.

Et là ceuxl ils disent je peux pas, je peux plus, on est déjà on est on est déjà pas loin de la corde donc on peut plus. Moi ma crainte c'est que j'espère que sur le dos de l'agriculture parce que l'agriculture au-delà de ce qu'on mange, c'est une certaine idée qu'on se fait de notre pays. C'estàdire que nous on a des fermes allé à 110 110 100 110 bêtes.

Ces fermes là c'est notre équilibre. Quand on dit par exemple que le mercosourd, la viande ne représente que 2,5 % du marché de la viande. C'est c'est vrai et c'est faux.

C'est vrai, mais qu'est-ce qu'on va nous envoyer ? On va nous envoyer des morceaux qui sont les morceaux les plus nobles, c'est-à-dire la côte de bœuf, c'est-à-dire l'entre-côte. Et c'est sur ce marché-là que nos que nos agriculteurs font la marge et qui vivrent.

Donc ça déstabilise de 7 8 % le marché qui est le marché de marge. Et donc tout ça est tout ça est recolé. Moi, je pense que euh les agriculteurs, il faut il faut par contre être honnête avec eux, c'estàd qu'il faut leur dire soit on a besoin de cet accord-là et vous êtes sacrifié parce qu'il y a d'autres choses, soit on arrive à convaincre euh j'ai envie de dire les tous les technos là de de Bruxelles à sortir euh je dirais les la partie agricole pour pouvoir faire un accord en protégeant cette partie agricole là.

Le mieux c'est qu'un jour on vote définitivement une clause comme quoi comme la culture, l'agriculture, c'est une exception, c'est une exception particulière. On le traite à part et on y arrivera. Mais j'ai peu d' moi j'ai peu d'espoir.

Mon intuition euh j'ai pas d'info. Mon intuition c'est que la France va voter contre. Comme ça, on dira "Regardez, on a voté contre mais on est tellement faible que l'accord passera quand même." On n'est pas faible là pour le coup. sont les règles européennes.

Si l'Italie reste avec nous, puisque l'Autriche, la Pologne et je crois la Hongrie ne veulent pas du Mercur Versen ne pourra pas aller signer l'accord si l'Italie nous lâche. Mais on peut très bien voir madame Mélonie qui a signé des accords qui soient favorables à son pays. D'accord. et C euh euh on peut pas lui reprocher he pour l'instant c'est elle qui fait mais ma crainte si on parle on débat ma crainte c'est que derrière elle elle a c'est elle qui a la clé et parce qu'elle trouve des avantages pour l'Italie elle elle cède parce qu'elle aura gagné du gain pour son pays si elle a effectivement des gains sur d'autres dossiers pourra signer et donc nous serons signataires ou ou partie prenante malgré nous du mercur c'est l'Europe aussi hein alors qu'est-ce que sinon on sort de l'Europe qu'est-ce qu'on fait Ouais.

Ce sont des règles très contraignantes, les majorités qualifiées. Mais s'il y a une majorité qualifiée, qu'est-ce qu'on dit ? On est dans des difficultés réelles sur ce problème là.

Ça s'appelle la démocratie. Oui. Voilà.

C'est difficile et c'est difficile à faire accepter au au aux agriculteurs qui qui qui ne gagnent pas d'argent et qui vont leurs exploitations péricitées. C'est très grave tout ça. Bien sûr.

Nicolas Sarkozi serait-il en train de se rapprocher de de l'extrême droit de CLR ? des voix s'élèvres pour dénoncer justement ce rapprochement avec le Rassemblement national dans son livre "L'ancien président s'oppose désormais à un front républicain contre le RN." Il y raconte son coup de fil inattendu, je cite inattendu hein, avec Marine Le Pen et il parle aussi par ailleurs de Jordan Bardella.

Ça aussi ça peut surprendre comme d'un Jacques Chirac. Est-ce qu'il y a chez Nicolas Sarkozy une forme de radicalisation ? Et si c'est le cas, comment vous l'expliquez ?

Non. radicalisation, je ne sais pas. D'abord, il a toujours été opposé au front républicain.

Je il l'avait dit, il fait une interview au Figaro en septembre où il le dit très nettement et ça avait été commenté en septembre cette année et là dans il répète dans le livre et là de nouveau dans le livre on débat pas le Nicolas Sarkozi de 2007 qui disait "Je vais chercher les électeurs du Rassemblement national pour vider alors c'était le Front National à l'époque je me souviens d'une affiche qui était placardée. Je crois que c'était Actup qui avait fait cette campagne. On voyait un portrait de Nicolas Sarkozy et en dessous il y avait marqué voter Le Pen." Voilà.

Et lui se défendait, ça a été l'une des des choses avec laquelle on l'a attaqué, qui ne justement ne favorisait pas ce parti, mais qu'il essayait de récupérer ses électeurs. Tout a changé. D'abord, le Rassemblement national est devenu le premier parti de France et LR est en voie de rid d'être ridicule dans le paysage politique.

Ça c'est le premier changement. Le deuxième changement, c'est que le second tour des élections législatives de 2024 a créé chez beaucoup d'électeurs un traumatisme. Voilà.

Quand vous avez des électeurs de LFI qui sont obligés de voter LR ou l'inverse pour éviter qu'un candidat du Rassemblement national ne devienne député, faites ça une fois, deux fois, c'est difficile hein. Donc Nicolas Sarkozi, il y a aussi du pragmatisme dans son jugement euh dans le livre et puis avant dans le Figaro. Mais je trouve qu'on répond mal à Nicolas Sarkozy parce que Nicolas Sarkozi, si on accepte les propos un peu stupides de sa part, je trouve sur Jordan Bardella, c'est le nouveau Jacques Churac.

Ça, j'avoue que je comprends pas bien ce qu'il a voulu dire mais si l'on accepte cela, Nicolas Sarkozi ne dit pas qu'il faut faire alliance avec le Rassemblement national parce que la vraie question c'est celle-là. Est-ce qu'il faut faire alliance avec le Rassemblement national ? C'est pas le so-texte de ces déclarations ces dernières semaines qu'on peut dire dans son livre.

Ah, un sous-texte, c'est le sous-tex. Alors, le sous-texte, ce sont les lecteurs qui le font, c'est pas lui. Lui ne parle pas de l'alliance.

Il dit le front républicain ça ne peut pas marcher. Le front républicain ça suscite un malaise. C'est évident.

Oui. Par contre monsieur Apati quand il dit que ce que vous dites que monsieur Bardella c'est le Jacques Cherc, ça veut dire que lui qui est un espèce de chef de guerre de son microparti euh il influence. Il le sait bien quand il sort son lit au bout de 21 jours.

Il y en a 100000 de vendu. C'est qu'il influence. Et donc il il influence de quel côté ? qui prépare peut-être de choses un intérêt personnel parce que monsieur Bardella peut arriver au pouvoir et c'est toujours bien d'être avec les puissants ça Nicolas Sarkoziil a très bien compris ça donc peut-être qu'à titre personnel ça peut l'arranger pour le futur et de l'autre côté il prépare une hypothèse qui est possible qui est aussi possible pour monsieur Retaillot c'est le rassemblement des droites.

Alors certains chez les LR pensent que si demain le les LR vont avec leur assemble nationale puissant, c'est la mort des LR. Et puis vous avez certains chez LR qui pensent qu'ils n'iront jamais de toute façon avec leur assemblement national. ceux qui se disent euh pardon les vrais golistes euh et eux ils ne veulent pas y aller.

Et donc oui Nicolas Sarkozy euh assez habilement euh il dit pas clairement mais il ferme pas la porte pour être à écidistance une fois de ce qui sera la rupture. Et moi je vous l'annonce après les municipales, il y aura un chisme chez les LR. Voilà, on divisera rien par rien.

Il y a déjà eu le chisme avec. Bon euh moi j'ai une autre explication sur l'association ou l'assimilation de Bardella à Jacques Chirac. Euh Nicolas Sarkozi a reçu Jordan Bardella à sa demande dans ses locaux au mois de juillet dernier.

Et qu'est-ce qu'il a vu Nicolas Sarkozi ? Il y a aussi de la pâte humaine dans la politique. Il y a pas que des stratégies froides, il y a aussi des jugements qui peuvent être faux d'ailleurs.

Mais il y a quelque chose qui relève de l'instinct. Jacques Chirac, il a vu euh Nicolas Sarkozi, il a vu de son point de vue hein, je dis pas que je partage ça hein, un gentil garçon qui devait être tout doux devant Nicolas Sarkozy qui a dû euh vraiment émousser tous les angles possibles. Euh il a 30 ans, il est assez beau gosse et Nicolas Sarkozy s'est dit tiens celui-ci c'est pas mal comme prototype de politicien.

Voilà. Oui, mais le et donc du coup, il écrit dans son livre des mots de sympathie vis Jordan Bardella et puis on voit dans quelle époque quand dans l'émission quelle époque que Jordan Bardella ça peut aussi être une coquille vide. Et ben, c'est ce que j'allais vous dire.

Pardon, il y avait cette fameuse blague. On est on est bien pas loin des fêtes. On disait que les hommes politiques lisaient le journal Le Monde en mettant Playboy au milieu.

Jacques Chirac, il mettait Playboy et il mettait le journal Le Monde au milieu pour cacher sa culture. Euh je pense pas que Bardella essaie de cacher sa culture. Il récite ses petites fiches.

Il Je pense qu'il essaie de réciter ses petites fiches et que c'est l'antirak. Chantiraak, c'est l'érudit qui est caché pour être pour faire peuple. C'est l'inverse de monsieur Bardella. l'inverse.

Est-ce qu'il y a un mouvement politique ? On a vu pendant des des mois et des mois Nicolas Sarkozy se vant de donner des conseils à Emmanuel Macron, lui parler, aller au palais de l'Élysée. Voilà, aujourd'hui ça évidemment les deux hommes sont parlent plus, ils sont fâchés effectivement.

Euh est-ce qu'il y a voilà euh ce mouvement politique, il est question làdessus ? Nicolas Sarkozi il va il va il se rapproche de l'extrême droite. Est-ce que je crois pas queoche de l'extrême il parle trop, il écrit trop, il se montre trop euh il est euh donc il y a pas de changement idéologique, c'est lui.

C'est ce que je voulais quand on lit le livre. Non, je je ne trouve pas. Je pense que Nicolas Sarkozi, si on remonté, il été, comment dirais-je assez hostile à franchement le Front républicain de l'entre de tour des élections législatives de 2024, j'y reviens, c'est quelque chose qui a surpris tout le monde et c'est sans doute quelque chose qui n'est pas reproductible.

Donc il faut aussi regarder les choses. Mais ça ce qu'écrit Nicolas Sarkozi, ça n'est pas il faut s'allier avec le rassemblement national. Il peut-être il le pense, ça j'en sais rien.

Il ne l'écrit pas et je crois que personne dans sa famille politique n'est en situation de le faire. Éric Sioti affranchi le pas. Personne ne l'a suivi.

Personne ne sait pour l'instant ce que sera la prochaine élection présidentielle. On est dans un brouillard total et s'aler avec le Rassemblement national pour l'instant à droite ça ne marche pas comme ça. Puis Nicolas Sarkozy qui est qui est un un habile homme politique, je veux dire très habile quand il était président de la République, il existait dans sa fonction.

Aujourd'hui, même s'il a de l'influence, il n'existe que à travers d'autres. À travers-t-il dire de Macron ? Mais ça c'est une bion.

Et donc ça veut dire que quand Macron fesse pour que lui existe, il faut qu'il commande quelqu'un d'autre parce qu'il n'existe plus par lui-même un petit peu mais c'est c'est restreint. Et donc aujourd'hui l'homme qui monte, l'homme qui fait les sondages et cetera, c'est Bardella et donc encore une fois il fait un pas vers Bardella pour lui-même exister. Mais demain pas oh en le recevant, en le commentant, il y a il y a il y a un petit mouvement.

Mais à la fin à la fin quand si c'était quelqu'un d'autre, il fera encore autrement. Il existe à travers les autres aujourd'hui. Il reçoit tout le monde et il reçoit trop.

Oui, il a il y a une mauvaise gestion de son image publique. Je trouve il a besoin d'exister. Il nous saoule un peu pour dire encore 21 jours et 21 jours de prison pardon.

Euh et journal d'un prisonnier. Il y a quelque chose d'indécent quand même. Oui, un peu.

Oui, ça nous saoule un peu. C'est pas que ça me saoule, c'est indécent par des gens qui ont fait beaucoup de prison. Moi ça me saoule.

Bon, en tout cas, il en a vendu beaucoup. Oui, mais il les influent 100000 c'est confirme. Euh est-ce qu'il a encore une influence Nicolas Sarkozy sur la droite sur les militants de droite qui restent populaire à droite quand même.

V 100000 livres. Est-ce qu'il a de l'influence sur Taillot ? Est-ce qu'il a de l'influence sur Vquier ?

Est-ce qu'il a de l'influence sur Xavier Bertrand ? Valérie PCR non vous pensez pas ? Non.

Donc voilà, on s'est pour rien. Donc chez LR pour ceux qui disent "Mais qu'est-ce que c'est que ces ouvertures ? approchement ses coups de fil ses allusions, ça passera pas par Nicolas mais il y a des gens qui ont de l'influence quand on regarde les personnalités.

Jacques Lang encore de l'influence. Kouchner en avait il y a encore pas si longtemps que ça. Mais tout ça, ça fait pas la politique française.

Et donc il est il existe il a une énergie euh voilà. Mais ça pèsera pas politiquement dans l'élection. Aujourd'hui, l'élection politiquement elle va se faire ailleurs dans des alliances qui sont bien bien malin.

Celui qui pourra dire qui ira avec qui et comment tout ça va se découper. Donc il ne rallumera pas pour reprendre le bandeau sur notre écran la guerre des droites. Nicolas Sarkozi pas lui mais ça veut pas dire qu'il y aura pas une guerre des droites mais c'est pas lui qui le rallumera.

Non bon mais voilà c'est dit lui est allé le voir en prison Nicolas SarkoZil. Il s'agit de Gérald Darmanin qui s'exprime aujourd'hui exprime aujourd'hui dans le dans le Parisien pour euh et bien euh faire sa vanter sa politique contre le narcotrafic et tous ceux qui l'alimentent. Des moyens considérables sont débloqués pour lutter contre les dealers.

La question est de savoir, dit-il, qui va gagner entre l'autorité de l'État et la criminalité euh organisée ? Alors, il y a une sorte d'interrogation dans cette dans cette question, ce qui nous a un peu surpris. Il dit "La France a vaincu le terrorisme, elle peut vaincre le narcotrafic euh qu'on manque de solution apparemment contre contre ce fléo.

Les chiffres euh parlent de même le chiffre d'affaires des trafics en France, 6 à 8 milliards d'euros par an. 8 milliards d'euros par an. On va parler du nombre de morts, les structures criminelles qui progressent.

La hausse constante aussi des des consommateurs ont fait comment pour se battre contre moi c'est sans doute le plan narcotrafic est présenté. Le parquet le parquet spécialisé dans ces affaires, ce sont sans doute de bonnes de bonnes choses. Mais quand même Gérald Armanin a été pendant 4 ans ministre de l'intérieur.

Aujourd'hui, depuis quelques semaines là, nous prenons conscience de la puissance et de la force des réseaux mafieux. Mais ça veut dire que l'action de Gérald Armanin à l'intérieur qu'il a beaucoup médiatisé les plaxl je sais pas quoi. Enfin, il a inventé plein de choses pour dire que l'action de la police était formidable.

Ça n'a servi à rien et les réseaux ont progressé. Donc déjà, il faudrait questionner Gérald Armanem lui-même. Maintenant, il est plus ministre d'intérêt, ministre de la justice et il nous dit "On va gagner la guerre." Mais vous l'avez perdu quand vous étiez à Bovau.

C'est quand même quelque chose qui moi me déstabilise un petit peu. Et puis il faut bien concevoir une chose. Nous avons accumuler depuis 50 ans les moyens de lutte contre la drogue et depuis 50 ans, la consommation des drogues a progressé.

Donc il faudrait qu'on fasse aussi une expertise de tout ce qui a été fait pour comprendre pourquoi ça ne marche pas. Moi, j'ai de la sympathie pour euh Gérald Armanain au-delà du fait que c'est le camp ou qu'elle euh j'appartiens dans cette grande majorité parce que par quand il a eu des fonctions euh il a essayé de faire des choses. Euh quand euh on paye notre impôt à la source, il a fait des choses.

Quand il a été ministre de l'intérieur, il a fait un certain nombre de choses. Euh le fait que d'abord il y ait cette loi, il l'avait déjà initié euh la loi sur le narcotrafic et là le fait de mettre en en très peu de temps des gens qui étaient finalement avec les autres complètement à part sans téléphone sans rien je pense qu'il essaie de faire quelque chose mais c'est quelque chose mais c'est quelque chose très compliqué parce que voyez je suis allé il y a pas très longtemps en Martinique en Martinique on a les bateaux qui arrivent les bateaux qui arrivent par la Martinique qui nous déversent de la drogue par la Martinique et donc avec des gens qui ont plus de moyens d'avec des des collectivités notamment et ça pourrait être en en hexagone également qu'on plus les moyens c'est le narcotrafic qui va financer je dirais qui d'intérêt quit d'un terrain de tennis ou un certain nombre de choses ce ce qu'on a devant nous sur le narcotrafic et c'est gigantesque son bilan à Darmanin ça on est d'accord son bilan à Darmaninque à Bova dans la lutte contre la drogue c'est une réussite. Alors sur la sur la sur sur la drogue, il y a eu des choses initiées, mais il y a eu des choses qui ont été faites, notamment nous euh euh dans les territoires, notamment avec les gendarmeries, notamment de retrouver euh il était à l'intérieur, vous me parlez de l'intérieur, monsieur Pat.

Moi sur la drogue, sur la drogue non sur la drogue, je suis d'accord, ça a pas été assez vite, mais sur le ministre comme ministre de l'intérieur pour pouvoir mettre en place la sécurité pour pouvoir qu'on arrête de dire à des à des policiers quand quelqu'un fait un délit de fuite, tu le laisses aller, il est arrivé, il a dit ça c'est terminé. Quand nous dans nos dans nos villages, il a remis des gendarmeries, qu'on a des constructions de gendarmerie, qu'on a des constructions de gendarmerie mobile. Il a bossé.

Ce que je veux dire c'est que moi je suis pas d'accord avec tout ce que fait Gérald mais je trouve que quand il va dans un ministère il essaie de prendre des solutions concrètes pour essayer d'avancer. J'espère sur la natrographique qui est vraiment qui est la gangraine de l'État c'est vraiment quelque chose qui est qui est des puissances d'argent qui font que même les collectivités locales peuvent être gangraînées par de la corruption à tous les niveaux par les élus par les juges, par les avocats. Et donc là il faut s'y mettre et il faut s'y mettre tous.

Et donc oui, enfin c'est quand même nouveau comme discours hein, que les puissances du narcotrafic soient capable aujourd'hui de corrompre les élus. Mais on n pas Vous avez une liste les fonctionnaires, vous avez une liste ? Je sais pas de quoi on parle.

Est-ce que est-ce qu'il y a des informations qu'on ne connaît pas ? Est-ce que depuis quelques semaines, on a l'impression d'être au Mexique. Alors, je sais pas sur quoi ça repose.

Est-ce que c'est euh est-ce que c'est une réalité ? et comment on authentifie cette réalité. Moi ça me manque.

Vous dites vous-même hein, dans les collectivités territoriales, les élus sont sont corrompus. Je veux dire concret, je vais en Martinique, je vais voir des élus et il m'explique que dans tel village qui a pas eu les moyens, il faudrait qu'on regarde précisément parce que là, il y a eu des financements, c'est pas ils sont pas hors budget hors budget municipal. Je coupe dis ça il y a 3 semaines.

Donc je regarde donc je on fait notre petit travail de terrain et on se dit bah c'est possible, il faut faire attention parce qu'on sait qu'il y a beaucoup beaucoup d'argent de déverser. Merci beaucoup messieurs pour cees débats.