#RDLS119 - Mali : révolution citoyenne / Europe : la défaite de Macron / Covid-19 : masques gratuits
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:50Jean-Luc MélenchonFait
« l'armée française est présente en Afrique, sur un théâtre comme on dit, "d'opération extérieure", le Mali »
- 12:00Jean-Luc MélenchonFait
« On y a là-bas, des soldats, hommes, femmes, qui y ont une activité assez intense »
- 14:10Jean-Luc MélenchonFait
« 400 Toyota à la file, il n'en est plus resté un à la sortie »
- 17:30Jean-Luc MélenchonChiffre
« nous voici rendus à 458 135 abonnés »
- 22:30Jean-Luc MélenchonFait
« il n'y a aucune solution militaire à un conflit, il n'y a que des solutions politiques »
- 30:00Jean-Luc MélenchonFait
« les Maliens ça nous concerne, c'est un peuple frère »
- 50:00Jean-Luc MélenchonFait
« les autres, ceux qui avaient des rabais avant ont des rabais encore augmentés ! C'est pas trop fort ça ? »
- 55:00Jean-Luc MélenchonFait
« ils ont enlevé les dépenses de santé, les dépenses pour l'agriculture bio et ils ont enlevé les dépenses pour la recherche l'innovation »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bon alors, c'est la 119ème édition de la Revue de la Semaine, mais c'est la dernière pour cette saison. Une saison, ben c'est… , de septembre à maintenant par exemple, ou de fin août je ne me rappelle pas quand est-ce que j'ai recommencé. Cette année, le nombre d'abonnés a augmenté à la cadence de… un peu plus de 4 000 abonnés supplémentaires par mois, en solde net, il y a ceux qui s'en vont, ils n'en peuvent plus, ou ça ne les intéresse plus, et puis il y a ceux qui arrivent, et puis il y a ceux qui restent.
Alors au total, à 4 000 de plus par mois, nous voici rendus à 458 135 abonnés. Ça en fait des petits pouces bleus. Vous êtes à chaque fois, un peu plus de 1/4 de tout ça, à regarder une édition de la Revue de la Semaine, donc c'est un peu comme si c'était, un journal qui serait… …qui aurait 100 000 lecteurs, un peu plus de 100 000.
Bon des fois c'est un petit peu moins, d'autres fois c'est un petit peu plus. C'est à peu près l'épure dans laquelle on est. Là j'ai une page entière avec des chiffres, mais on a fait 23 RDLS, dans la saison, bon… …Antoine et moi, c'est un gros boulot et puis c'est assez efficace, je crois que la plupart d'entre vous, ont bien compris que moi, je suis un peu perplexe, devant ce moyen de communication, parce que, je le fais, je sais que c'est suivi, je sais que ça intéresse des gens.
Et je sais qu'il y a des gens, entrés dans le raisonnement politique, dans l'activité politique-même, par le biais de la Revue de la Semaine, ce qui pour moi est une source de… …de fierté incroyable quoi. Bon allez hop, le générique… [Générique] Mon premier sujet, porte sur une question, qui est magistralement, et royalement oubliée dans notre pays. Comme vous le savez, vous vous rappelez sans doute, l'armée française est présente en Afrique, sur un théâtre comme on dit, "d'opération extérieure", le Mali.
On y a là-bas, des soldats, hommes, femmes, qui y ont une activité assez intense. on est là depuis le Président Hollande, qui les y a envoyés, au moment où il s'agissait de contrer, une offensive qui se préparait, contre la capitale. Enfin c'est ce qu'on nous a dit, et ce qui s'est passé.
Offensive qui a été enrayée automatiquement, je veux dire, au 1er passage de 2 Rafales, ça a été terminé quoi… Il y avait-là, 400 Toyota à la file, il n'en est plus resté un à la sortie. Et depuis nous sommes présents, et dès le début, autant il y avait peu d'objections à ce qu'on mitraille, et qu'on empêche cette colonne, d’attaquer la capitale, parce que ça revenait à dire, qu'on aurait laissé faire, un coup d'état violent, alors qu'on est liés, par des accords de défense avec le Mali. Alors je sais que, ça exaspère beaucoup de monde, des fois ça m'exaspère moi aussi, qu'il y ait des accords de défense comme ça, avec toutes sortes de pays mais, un pays n'a pas de crédibilité internationale, s'il ne respecte pas ses accords.
Donc nous avons des accords de défense, et lorsque nous sommes appelés, à la rescousse par un pays, ben on vient, c'est comme ça, sinon, ça ne sert plus à rien de signer quelque accord que ce soit avec la France, et pas seulement, des accords de défense. ça voudrait dire que les Français… …ils respectent ou ils ne respectent pas les accords donc voilà. En tout cas, il y a un accord de défense, on a été appelé, on y est allé.
L'armée française a fait ce qu'il fallait, puis aussitôt, bon ben vous avez eu comme d'habitude deux attitudes possibles. Ceux qui étaient très contents parce que ça avait bien marché, donc voilà, ils étaient tout triomphants, et qui ne se posent pas plus de questions. Alors on dit bon, on maintient des troupes en nombre sur place pour faire ceci, contrôler, bon, et puis il y a ceux qui ont un peu d'tête et d'expérience, dont les militaires, qui ont commencé par dire : écoutez, il n'y a aucune solution militaire à un conflit, il n'y a que des solutions politiques.
Même quand vous avez gagné une manche, comme c'était le cas-là, il faut une solution politique. Quelle est la solution politique ? Ben, ça tombe bien, il n'y en avait pas.
Il n'y en a eu aucune de développée par François Hollande, et à la suite de François Hollande, Macron n'a pas fait mieux derrière. Alors il y a quand même eu des élections dans ce pays, mais dans des conditions telles que personne n'en reconnait le résultat, les oppositions ne reconnaissent pas les résultats, et évidemment il y a une tension terrible dans le pays parce qu'il n'y a pas de solution militaire au problème posé au Mali, il n'y en a pas, il peut y avoir des intermèdes militaires, il peut y avoir une protection militaire il peut y avoir une protection militaire d'une situation mais ce n'est pas par les armes qu'on va régler les problèmes et encore une fois, je le répète, c'est les militaires eux-mêmes qui le disent, parce que eux, comme ils sont en première ligne pour le coup et à la vie à la mort, ils ont évidemment une réflexion assez aiguë sur les problèmes, ils ne disent pas les choses qui leur passent par la tête depuis un bureau, donc les tensions au Mali se sont aggravées d'une manière considérable, des tensions sociales, et des tensions politiques qui sont allées avec jusqu’au point où a éclaté au Mali une révolution citoyenne telle que nous la connaissons nous, dans notre définition théorique chez les Insoumis, révolution citoyenne c'est-à-dire que le peuple tout entier s'est mis en mouvement pour réclamer la démocratie, le départ des gens qui sont au pouvoir, et dont ils considèrent qu’ils sont élus d'une manière qui n'est pas démocratique. Alors moi je trouve déplorable qu'on n'en parle pas, parce que l'armée française est engagée là-bas, parce que je n'ai pas envie qu'une fois de plus, ça se termine par : "c'est tout de la faute des français", et je n'ai pas non plus envie que la présence de l'armée française soit utilisée contre la mobilisation citoyenne au Mali.
Alors je trouve que ça commence fort mal les commentaires que je lis de l'extérieur, parce que ils mettent tous en avant la personnalité d'un des opposants, qui est en effet un religieux. Et alors comme c'est un mollah, ben c'est comme si la révolution citoyenne était une révolution islamique, c'est à dire une révolution qui voudrait mettre au pouvoir les religieux, il ne s'agit pas de ça, j'ai vérifié, on y a des amis nous autres les Insoumis là-bas, et puis de toute façon d'une manière générale, les Maliens ça nous concerne, c'est un peuple frère, on a fait plein de choses ensemble, on a en usage pour beaucoup d'entre nous la langue française, le Mali a eu une expérience de retour à la démocratie qui avait impressionné tout le monde, le peuple malien est un peuple actif, intervenant, plutôt bienveillant, avec qui c'est facile de communiquer et d'échanger, puis aussi il y a en France une forte communauté malienne qui vit très tranquillement, avec nous, et puis d'ailleurs il y a des binationaux, et puis d'ailleurs on a des enfants ensemble et ainsi de suite, bon, donc on ne peut pas s'en désintéresser. On ne peut pas s'en désintéresser parce qu'il y a l'armée là-bas, et parce que ici, on a cette puissance d'échange avec les Maliens qui sont en France.
Donc nous autres Français, on doit faire un choix clair, et moi je veux un choix clair, je suis du côté de la révolution citoyenne, pas du côté de la défense des gens qui sont au pouvoir, et je tiens à dire que ce n'est pas vrai que c'est une révolution qui a pour but de mettre au pouvoir une équipe de religieux, c'est une révolution citoyenne qui a pour but de mettre au pouvoir des citoyens dans un cadre démocratique au profit d'une république laïque du Mali, la république laïque du Mali ça ne veut pas dire que les gens sont contre la religion, parce qu'il y a beaucoup beaucoup de croyants au Mali, mais que l’État et la religion ce n'est pas la même chose, voilà, c'est deux domaines, je voulais le dire parce que sinon vous n'entendez jamais parler de tout ça, mais ne croyez pas que je suis en train de vous parler d'une petite manif hein, je vous parle de gens qui sont descendus par dizaines de milliers dans les rues, qui ont pris d'assaut la télévision publique parce que là-bas au contraire de la France, la télévision publique est dans la main du pouvoir politique tandis qu'en France, France 2, France-Info tout ça, tout le monde sait que c'est très indépendant, objectif, honnête et pas du tout lié au pouvoir, mais là-bas, si. Les gens disent ben non la télé publique, c'est pas vraiment une télé, (rire) c'est juste un outil de propagande, vous vous rendez compte hein, oh la la la la, alors que nous on a une si belle télé publique, bon ! Je ne vais pas sortir du sujet.
Voilà, et il y a eu aussi comme ça l'invasion de toutes sortes de lieux publics, et puis il y a eu des prises de position de dirigeants politiques, je vous en parlerai, je ne sais pas où on en sera à la rentrée, quand je reviendrai mais je vous ferai un exposé plus complet et je le redis, pour ma part, je ne souhaite pas que la France d'une part, l'armée française soient perçues comme l'ennemi du peuple malien parce que nous ne sommes pas les ennemis du peuple malien, nous ne sommes pas au service de dirigeants politiques corrompus rejetés par la population, contre le peuple, nous sommes au service du peuple parce que quand nous avons fait un accord de défense, l'idée c'était : on fait un accord de défense avec le peuple malien, pas avec tel ou tel dirigeant, et le peuple malien aujourd’hui lui, rejette les institutions, enfin le gouvernement et le pouvoir politique, donc nous on doit choisir notre camp, et on doit clairement faire le choix d'être aux côtés du peuple malien, alors après c'est lui qui décide ce qu'il veut faire, ce n'est pas à nous d'aller dire : faut faire comme ci, faut faire comme là, parce que ce n'est pas le sujet, mais il est en révolution, et en révolution citoyenne, donc notre devoir est d'y être attentif, de nous intéresser à ce qui se passe, et de ne pas laisser faire, si jamais on entend qu'on voudrait utiliser la France contre le peuple malien, parce que la France et le peuple malien c'est deux entités amies et d'ailleurs la France, c'est nous, le peuple français, et le peuple français, il ne fait pas la guerre aux Maliens, il n'a pas du tout l'intention de la faire, voilà ceux qui connaissent des Maliens les trouvent sympas et c'est leurs amis, ou pas sympas parce que ça existe aussi, mais on n'est pas en guerre, voilà, je voulais vous le dire, au moins pour notre honneur à nous, et puis parce que ça finira par arriver jusqu'au Mali, où on écoute ce que font les Français, souvent mes amis me disent : ben dis donc ça n'a pas l'air de trop vous intéresser ce qui nous arrive, c'est dommage parce que nous on s'intéresse à ce qui vous arrive, voilà. Bon, c'est dit ! Je viens à mon deuxième sujet maintenant.
Mon deuxième sujet c'est encore de l'international, alors je dois vous dire que je n'ai pas la partie facile. Comme vous le savez, il y a eu une grande discussion au niveau européen, donc maintenant je vais essayer de vous expliquer ce qui s'est passé, et pourquoi des gens comme moi condamnent absolument ce qui s'est passé. Bon, donc il y avait une discussion, pour que vous compreniez bien, on parlait de deux choses dans cette réunion, la réunion c'est le Conseil, c'est-à-dire, ce qu'on appelle le Conseil, c'est quand vous avez les plus hautes autorités des gouvernements des pays concernés, alors pour nous, c'est le Président de la République qui y va, des fois c'est le Président de la République et le 1er Ministre, quand il y a une cohabitation, mais c'est le Président de la République française qui parle, et puis les autres, ben c'est les chefs de gouvernement, Mme Merkel, M.
Machin, tout ça, bon ils sont là, donc le Conseil se réunit. Des fois, il y a… on appelle ça un conseil par exemple un conseil culture, bon, ce sont les ministres de la culture, ou un conseil de l'éducation, ce sont les ministres de l'éducation, moi j'ai participé comme ministre de l'enseignement professionnel à des conseils éducation, parce que le ministre de l'Éducation en France, c'était Jack Lang à l'époque, et Jack Lang me déléguait cette mission, des fois c'est lui qui faisait mais la plupart du temps il m'y envoyait, comme ça moi, je suivais d'une réunion à l'autre ce qui se passait là-dedans, bon donc là c'est le Conseil, Macron, Merkel, et tutti quanti, Sanchez pour les Espagnols, alors il y avait deux sujets sur la table, 1er sujet : le plan de relance, parce que l'Europe a dit : "on va faire un plan de relance", et 2ème sujet : le budget de l'Europe. Alors pour que vous compreniez tout bien, le budget de l'Europe, c'est une spécialité européenne, il n'est pas annuel, il porte sur 6 ans, 6 ou 7 ? , peu importe, vous avez compris, plusieurs années, alors donc, ça ne s'appelle pas budget, on dit : "le cadre financier pluriannuel", attention dès que vous arrivez à l'Europe, la plupart des mots sont incompréhensibles, ou ils sont posés d'une telle manière, le cadre c'est quoi, quel cadre ? qu'est-ce qu'ils ont mis comme cadre ?
C'est la cadre financier pluriannuel, et ça veut dire qu'ils font un budget pour plusieurs années, d'accord ? Donc une fois qu'on a voté le budget pour plusieurs années, on sait combien il y a de milliards qui vont arriver venant des états, je vous parle toujours du budget là, chaque état contribue à proportion de sa population, de sa richesse etc, nous les Français, on cotise pour 20 % 18 - 20 % du total de ce budget, d'accord ? Donc si on met le budget à tant de milliards, ben 20 % c'est pour les Français, euh voilà, les Allemands à peu près comme nous, un chouïa plus, et puis chacun a une contribution, les deux, alors une fois que vous avez dit quelle est votre contribution, à la fin vous regardez ce qui vous revient, ou ce que vous donnez en plus, c'est-à-dire une fois que vous avez rentré tout ce que l'Europe vous renvoie, par exemple : nous les Français, on nous renvoie beaucoup d'argent pour la politique agricole commune, alors on rentre ça d'un côté, ensuite il y a les subventions pour les régions, il y a des sous pour la pêche, et aussi pour plein de trucs, alors vous regardez tous les sous que vous avez rentrés, et puis tous les sous que vous avez sortis, pour nous Français, différence : 9 milliards, c'est-à-dire qu'on donne 9 milliards de plus que ce qu'on rentre, ça s'appelle "contributeur net".
Alors les contributeurs nets, il y a nous les Français, les Allemands et puis quelques autres comme ça, mais les autres c'est pour des sommes tout à fait inférieures, ok ? Attention accrochez-vous, ça continue les explications. Donc, nous on paie 9 milliards de plus, moi j'ai toujours dit que je trouve ça quand même… on nous dit qu'on est fauché, on dit qu'on est ruiné, l'Europe n'arrête pas de nous dire qu'on doit faire des réformes et des progrès, ben on pourrait déjà dire : écoutez nous on est très contents de donner des sous, mais on ne les a pas, donc on ne vous les donne pas, on ne vous donne pas 9 milliards de plus que ce qu'on reçoit, on est d'accord pour mettre des sous au panier, c'est normal, puisqu'on a un accord là aussi, qu'on est membre de l'Union européenne, moi je ne suis pas en train de vous dire "on arrête de payer", ou alors on paye mais on ne donne pas 9 milliards de plus que ce qu'on ramasse, parce que 9 milliards, pour nous c'est beaucoup, c'est 3 fois l'impôt sur la fortune, 9 milliards, c'est disons, 180 000 postes de soignants, d'accord ?
C'est pour vous donner une idée. Des postes de soignants, il en faudrait 60 000 de plus, et là on a de quoi en faire 180 000, je vous dis ça parce que les milliards, ça ne veut rien dire pour les gens, personne n'a jamais eu 1 milliard de sa vie, ni a eu à s'occuper d'1 milliard. Donc voilà on fait cette balance-là, et je vous ai déjà dit que j'étais un peu fatigué d'entendre des gens dire : Ah mais M.
Mélenchon, vous ne vous rendez pas compte, et les sous qu'on reçoit pour la politique agricole commune ? Eh bien justement, c'est déjà compté ! Mais une fois qu'on compte tout ce qui est rentré, qu'on compte tout ce qu'on sort, total pour les Français : 9 milliards de cotisations, ah ah, c'est dur… de plus ! de plus.
Alors bon, on paie quand même beaucoup. Les Allemands aussi paient beaucoup. Alors une année, les Anglais, à l'époque ils étaient membres de l'Union européenne, les Anglais ont dit, Mme Thatcher a dit : "moi je suis trop pauvre, je peux plus payer, donc je veux un rabais".
Alors bon, le ton est monté, le ton est monté et les Français, c'était le président Mitterrand, ont dit : "bon d'accord on va faire un rabais" et les Allemands aussi on dit : "bon d'accord on va faire un rabais", bon, très bien. La madame Thatcher a dit, bon il y a un rabais, maintenant je vous paye combien ? Tant !
Bon alors comme il y avait un rabais, eh bien il y avait des sous en moins dans le budget de l'Europe. Qui c'est qui va les donner ? Qui paye le rabais ?
Alors tout le monde a commencé à se regarder en coin et puis pour finir les Allemands ont dit, "ah ben non écoutez, nous ça va pas comme ça parce qu'on donne déjà beaucoup plus que ce qu'on reprend, donc nous on veut un rabais sur la part de rabais qu'on allait payer". Ça s'appelle "un rabais sur le rabais", attention vous êtes en Europe, donc on ne comprend pas la moitié des mots. Donc un rabais sur le rabais, et puis ils ont commencé à se distribuer des rabais sur le rabais les uns les autres, sauf les français, les bonnes pommes, qui, non seulement payaient leur part de rabais, mais payent aussi la part de rabais sur le rabais des autres !
Faut le faire, hein ? Et ben voilà, ça c'est de la négociation ! Il suffit que je dise ça et aussitôt j'ai lu dans des commentaires dans la presse étrangère que je m'exprimais comme un nationaliste !
Non je m'exprime comme un type réaliste qui sait que son pays a du mal à trouver des sous, donc je ne vois pas pourquoi c'est nous qui paierions le rabais sur le rabais. Alors, franchement je ne suis pas le seul à m'en être rendu compte. Même Mr Macron avait fini par se dire que ce n'est pas normal.
Donc quand il est parti à ce Conseil, il a dit : "on va voir ce qu'on va voir, bon le rabais, c'est terminé, il y en a assez et les Anglais sont plus là, donc il n'y a aucune raison qu'il y ait des rabais". Ok ? Donc il arrive, il discute et à la fin, qu'est-ce qu'il a ?
Rien ! Pas seulement rien, il a pire ! C'est à dire que les autres, ceux qui avaient des rabais avant ont des rabais encore augmentés !
C'est pas trop fort ça ? Et puis pas qu'un peu hein ! C'est plus de 100% pour plusieurs d'entre eux.
Alors vous vous êtes là, vous écoutez ça, vous arrivez à suivre à peu près et vous vous dites, mais c'est quand même curieux ce qu'ils nous racontent, pourquoi ces gens ont eu un rabais sur le rabais plus important que d'habitude ? C'est-à-dire qu'ils vont donner moins ! Ça y est vous y êtes !
Ils vont encore donner moins. Donc tout ceux-là, ils donnent moins qu'avant et en plus dans le cadre financier pluriannuel, le budget, couic couic couic, on a coupé sur les dépenses. Et vous allez voir lesquelles hein !
Attention parce que quand on arrive en Europe, c'est Ubu-land. C'est-à-dire on fait le contraire de ce que le bon sens suggère. Par exemple il était prévu qu'il y ait une politique santé, couic ! plus un rond.
Il était prévu qu'il y ait une politique sur l'innovation et la recherche etc. couic, 70% de réduction, bien. La politique agricole commune !
La politique agricole commune, pour les Français c'est la prunelle de nos yeux. On ne veut pas qu'on y touche. On a déjà discuté cent fois ce qu'était cette politique agricole commune, comment c'était une manière de subventionner l'agriculture productiviste, comment les critères qualitatifs étaient insuffisants, tant et si bien qu'à force, la politique agricole commune, accrochez vous à vos sièges, elle a deux piliers, bon, et un de ses deux piliers, c'est l'agriculture biologique.
Vous vous demandez ce que c'est qu'un pilier de l'agriculture ? Ben c'est comme ça, c'est une partie du budget. Alors là, le pilier de l'agriculture bio comme on dit hein, couic ! ils ont coupé dedans !
Donc vous avez bien entendu, vous avez bien compris, ils viennent d'adopter le cadre pluriannuel de l'Union européenne, et dedans ils ont enlevé les dépenses de santé, les dépenses pour l'agriculture bio et ils ont enlevé les dépenses pour la recherche l'innovation, c'est pas trop fort ça ? C'est-à-dire tout ce dont on avait dit que c'était essentiel, extrêmement décisif, que maintenant "scrogneugneu, on allait voir ce qu'on allait voir", et ben on a vu. Alors vous, vous commencez à comprendre le cirque.
Donc ils ont réduits dans le budget de l'Europe, Les autres ils payent moins, ça sent l'arnaque. Bah oui, c'est une arnaque, pourquoi ? Parce que la deuxième partie c'est la discussion du plan de relance !
Alors, plan de relance en quoi ça consiste ? Remettre des sous dans l'économie européenne pour compenser la perte de richesse du fait de la catastrophe économique qu'il y a eu. Alors, si une année vous faites 8, 9, 10% de richesses produites en moins, après il vous faut un certain temps pour remonter au même niveau, hein ?
Et puis, ben pendant ce temps là, ça fait des impôts en moins et des obligations en plus. Des impôts en moins, ben parce que comme il y a moins de production, ben il n'y a pas besoin d'être un aigle pour comprendre qu'on vend moins, tout simplement hein ! Et puis comme il y a beaucoup de chômage, ben ça veut dire qu'il y a des obligations en plus, payer des indemnités etc. etc.
Donc cette situation, elle fait qu'il faut remettre des sous pour essayer de redémarrer le truc. Je ne suis même pas en train de vous dire comment on va le redémarrer, qu'est ce qu'on va mettre dans le redémarrage hein ? Je suis juste en train de vous dire… Alors réfléchissons un peu.
Combien faut-il mettre ? Aussitôt bon tout le monde de se prendre la tête, en fait personne se prend la tête. Vous dites on a perdu combien ?
Les Français on a perdu onze points de richesse, 11 ! Les Allemands, six ! Bon ben si on a perdu 11 points, si on en a perdu 6, eh ben on va remettre l'équivalent pour relancer la machine, essayer de la ramener au niveau où elle était avant.
Et c'est là que c'est intéressant de voir ce que chacun fait. Les Français ils perdent… les Allemands, pardon, ils perdent 6 points, ils en remettent 20, Total : +14. Les Français, ils en perdent 11, ils en remettent 2, Total : -9. –9 d'un côté, +14 de l'autre.
Vous voyez donc qu'il y a un décalage qui se fait entre les deux économies, l'allemande et la française, évidemment, la monnaie va être soumise à une tension terrifiante puisque si dans un même espace économique vous avez une différence pareille, la zone euro pourrait très bien voler en éclats. Mais ça, on n'a pas le droit d'en parler parce que si on le dit, c'est qu'on est malveillant, nationaliste et tout. Alors le plan de relance européen, c'est donc de l'argent qu'on amène au niveau européen.
Combien on met ? Alors le commissaire français, Mr Breton qui n'est pas un communiste, ni un insoumis, ni un anarchiste, ni que sais-je encore des variétés politiques détestables par le système, lui il a dit : "il faut mettre deux mille milliards", entre 1000 et 2000, vous voyez le genre ? Le Parlement européen il a parlé de 2000 milliards à mettre et Mme Merkel et Mr Macron, ils sont tombés d'accord sur un super plan : 750 milliards !
Alors après, à la télé, "750 milliards les Français, les Allemands sont d'accord, 750 milliards ! " Tout le monde : ou la la ça fait beaucoup ! Non, ça ne fait rien du tout. 750 milliards étalés dans le cadre du budget pluriannuel, le cadre financier pluriannuel, ça fait 1,5% de la richesse de l'Europe qui est réinjecté pour compenser la part perdue.
La part perdue, l'évaluation c'est 8, on remet 1 point et demi tous les ans, égal moins 7. Voilà pourquoi ils se sont réunis pendant cinq jours. A propos d'un plan dit "de relance", qui fait progresser, qui réinjecte un point et demi de richesse tous les ans, voilà.
Ça, personne ne va vous le dire, à part moi. Ou alors vous allez, si vous lisez, dans les revues spécialisées et dans la presse sérieuse, ce qui déjà réduit beaucoup le nombre de presses, les gens qui ont, qui calculent, le crayon à la main, et qui ont… Alors, là-dessus arrive notre bon Macron, qui s'est déjà fait avoir sur les rabais, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, qui s'est fait avoir sur la politique agricole commune comme je vous l'ai dit il y a un instant. Et là, ils étaient tombés d'accord avec Mme Merkel, alors voilà : les 750 milliards, une partie c'est des subventions, vous entendez, "subventions" ça veut dire : on les donne sur des projets, et l'autre partie c'est des emprunts.
Alors, je vais vous les prendre dans l'ordre. D'abord, les emprunts. Aussitôt, la télé, la radio : "formidable, on a mutualisé les dettes, quelle grande victoire historique a été remportée pour la première fois ! ", très bien vous êtes contents, je suis sûr.
En plus, parmi vous, il y a des tas de gens bienveillants, hein, qui se disent "ben, c'est quand même mieux, c'est un peu de solidarité ; Mr Mélenchon, vous avez fini de ronchonner tout le temps ? ", hein, ben non, c'est bidon, il n'y a aucune dette qui a été mutualisée, ce n'est pas vrai. Qu'est-ce qui a été mutualisé ?
Vous avez un titre de dette, la Commission Européenne va emprunter des sous, ça, c'est vrai, c'est pour la première fois. Mais pourquoi faire, hein ? Et le titre de dette c'est, je sais pas moi, allez "un million d'euros".
Après, quelqu'un le rembourse, d'accord ? Formellement, qui va faire le chèque ? Formellement ?
Évidemment la Commission Européenne, puisque c'est elle qui a emprunté. Mais vous autres les Français, vous aurez payé votre part, si vous avez emprunté tant de milliards, c'est vous qui les paierez, il n'y a rien de mutualisé, c'est juste le papelard qui est mutualisé, c'est la signature qui est mutualisée, et c'est la garantie : si jamais les Français ne veulent plus payer, c'est les autres qui paieront. Et vice-versa : si quelqu'un ne veut plus payer, c'est vous qui paierez.
Ça vaut la peine qu'on en parle quand même, non ? Pas qu'on soit juste là, la bouche ouverte, à dire "ah quelle merveille ! ".
Surtout, qu'on peut se poser immédiatement une question : à quoi ça nous sert ? A rien. Vous savez pourquoi ?
Parce que les Français n'ont pas besoin de passer par des emprunts européens pour trouver des gens qui leur donnent des sous, qui leur prêtent des sous. Il n'y a pas besoin. Déjà, le trésor public français emprunte, avec l'aide de personne, et il emprunte, écoutez bien, à des taux négatifs.
Alors ça, c'est un peu compliqué, et je vous garantis, je ne me lance pas dans l'explication de ce qu'est un taux négatif. Je veux juste vous dire que pour finir, c'est celui qui prête qui perd des sous. D'habitude, c'est l'autre, hein !
Mais là non, c'est dans ce sens-là. Donc nous autres, les Français, on emprunte à des taux négatifs, voilà. Alors, les eurobonds, les covidbonds, les tout-ce-que-vous-voulez, ça sert ne à rien, on n'en a pas besoin.
Et on n'a pas besoin de l'Union Européenne pour les avoir. Et d'ailleurs, les autres non plus, ils n'en ont pas besoin. Alors évidemment, on m'a dit "ah mais quel égoïste, vous êtes, vous ne vous rendez pas compte, les autres pays, comme l'Espagne et l'Italie… " eh ben quoi ?
Ben, l'Espagne et l'Italie, ils empruntent déjà, et ils n'ont besoin de personne pour ça. Donc, les soi-disant dettes mutualisées, c'est du pipeau. Et ceux qui vous racontent ça, qui disent "c'est un événement historique, etc." vous racontent des salades.
Ce n'est pas vrai, rien de tout ça n'existe. Si, il y a une chose qui existe : c'est que pour la première fois, la Commission européenne a emprunté de l'argent. Alors ça oui, c'est un fait nouveau.
Donc on va pouvoir revenir à la charge la prochaine fois pour dire "ben, faut continuer à emprunter, puisque vous avez commencé une fois, et que c'est une bonne signature, rebelote ! " Si il y a besoin, s'il n'y a pas besoin, on n'emprunte pas. Et si il y a besoin, ça peut être par exemple pour dire "on a un programme européen de grandes infrastructures", je vais dire un truc au hasard, hein, bon allez hop, on décide de faire une nouvelle ligne de chemin de fer qui ferait Paris, Rome, Berlin, que sais-je encore.
D'accord, alors ça, on dira "eh ben, c'est un équipement qui nous appartient à tous, donc on le paye avec un emprunt européen, et on le remboursera avec les sous de la collecte européenne". Ah, les sous de la collecte européenne ! Alors, retour une case en arrière.
Je vous ai dit tout à l'heure : chacun donne sa part. Alors, il y a donc une somme qui est empruntée par l'UE, alors c'est elle qui fait ça, et les autres pays se portent garants si quelqu'un ne paye pas. Mais après, il faut quand même bien rembourser non ?
L'UE, a signé et après, on rembourse. Alors qui va payer ? Je viens de vous le dire !
Les États, l'UE vient et dit : "Vous les Français, vous avez pris tant de bons européens, vous devez tant". Ce ne sera pas que, les parts françaises. On va dire ce sont les parts globales.
Et donc, on prend l'ensemble, et on paye tous ! Mais nous on paye 20%… … et le rabais, et le rabais des rabais ! Donc, nous autres Français, quand on reçoit 40 milliards, par l'emprunt, on rembourse 66 !
C'est comme ça, et même à taux 0, pourquoi ? Parce qu'on paye pour les autres. On peut dire, c'est la solidarité, mais moi je suis complètement d'accord avec la solidarité, il n'y a pas de problème.
Mais on fait de la solidarité quand on a les moyens. Quand on a pas les moyens, on fait comme on peut, on essaie de se redonner les moyens, pour aider les autres, voilà. Donc, c'est un exploit de la négociation de monsieur Macron.
Nous allons devoir payer plus que ce que nous allons recevoir. Voilà le bilan de cette décision historique. Maintenant, je viens aux subventions.
Hou la, la, la, la, les subventions ça veut dire : "On vous donne, vous ne rendez rien." Génial non ? Alors-là, les pays radins on dit : "on aimerait bien savoir ce qui va se passer, avec ces subventions, on va vous les donner pourquoi faire ? "Parce que nous… ", disent-ils, l es pays radins, "… pas question que l'on vous donne des sous, pour faire des choses avec lesquelles, on n'est pas d'accord ! " Pas de bol, ça n'existe pas dans les traités européens, le droit de véto, comme ils avaient dit au début.
Alors, ils ont obtenu quelque chose qui est comme le droit de véto. Vous allez voir, l'humiliation pour les Français. Alors c'est quoi ?
C'est 1 : La Commission Européenne qui surveille. La Commission Européenne surveille comme vous le savez les budgets de tous les pays. Tous les ans, on donne notre copie, ils disent : "Ha ça non, ça oui, ça non, ça oui, ça non".
Après, on revient à l'Assemblée, on dit : "Le peuple souverain doit décider que ça oui, ça non, comme a dit la commission", sinon la fessée financière. Bon la Commission va dire "ben oui, on vous donne des subventions, si vous faites des réformes de structure, comme on vous demande de les faire. Les reformes de structures, tout le monde les connaît : Tout privatiser et fermer les Services Publics, entre autres merveilles européennes.
Donc ils vont surveiller ce que l'on va en faire, alors c'est pas vrai que c'est nous les Français qui décidons, et puis on nous dit : "eh bien je vous en prie, tenez, prenez les sous dont vous avez besoin, jusqu'à concurrence de 30, 40, 50 milliards". C'est pas vrai, c'est sous surveillance de la Commission, alors vous allez dire : "Bon, la Commission on a l'habitude, on a nos petits arrangements avec". Oui, mais les pays radins ont obtenu qu'un pays puisse dire : "Attendez, il y a un problème sur tel plan national, et donc nous, on veut en discuter ! ".
Ils ont pas le droit de veto, ils ont le droit d'en discuter. Donc vous imaginez, nous les Français, on va dire : "Ben nous on fait une ligne de chemin de fer, ou on fait un canal. Et puis vous avez le gouvernement libéral des Pays-Bas qui dit : "Oh la, la, la, un canal pourquoi faire ?
Et d'ailleurs pourquoi vous faites le canal dans le Sud du pays, alors que vous devriez le faire dans le Nord, parce que comme ça les marchandises pourraient remonter sur le port de Rotterdam", bla-bla, bla-bla, on connait tout ça ! Voilà ce qu'a accepté monsieur Macron. Oui mais vous dites : " Mais monsieur Mélenchon soyez raisonnable, prenez quand même un peu de subvention, c'est toujours ça de pris".
Ben non, vous avez rien compris ! Vous ne suivez pas. Je vous ai dit que les budgets baissaient, donc on va toucher moins dans la politique agricole commune.
On va toucher moins sur tous les sujets où toutes les lignes ont été diminuées. Donc d'un côté, vous allez toucher moins, et vous allez retrouver de l'autre côté, c'est comme ça que les pays radins ont eu le dernier mot sur tout le monde. Premièrement, la somme est insuffisante, 750 milliards.
Deuxièmement, la partie subvention, a été réduite de manière considérable, par rapport aux objectifs initiaux de Merkel-Macron. Troisièmement, les dettes ne sont pas mutualisées, eh ben ça c'est exactement le bilan qu'a tiré le 1er Ministre Autrichien qui fait partie des pays radins. Et ils ont dit : " C'est formidable, l'union de la dette ça n'existe pas, les impôts il n'y en aura pas, etc.
Les impôts il n'y en aura pas, vous dressez l'oreille, Mélenchon, nous a dit tout à l'heure, : "Il faudrait que quelqu'un rembourse". Alors ça va être la Commission européenne, comment elle peut faire ? Soit, hypothèse 1, je viens de vous la raconter, elle se tourne vers les États.
Hypothèse 2, l'Union Européenne, tout d'un coup a des ressources propres. Ça ne veut pas dire qu'elles sont propres réellement, des ressources à elle. Qu'est ce que ça peut bien être ?
Hé, hé des impôts c'te blague ! Avant, autrefois, dans le budget européen, 60 % du budget étaient des ressources propres, la douane, et 40%, les États qui payaient. Mais comme ils ont tout libéralisé, la douane, il n'y en a plus, donc les ressources propres, il n'y en a plus non plus !
Etles pays payent maintenant les 70%, et le reste avec les droits qui restent. Alors là-dessus, Macron a dit : "Oui mais, on va mettre une taxe carbone, aux frontières de l'Europe." ça c'est ce qu'il vient raconter à la télévision en France.
Les Autrichiens n'ont pas entendu parler de ça, ils n'ont pas l'intention d'en parler. Après il a dit : "On va mettre une taxe sur le numérique", ah bon, la dernière fois, vous avez voulu en faire une, personne n'en a voulu, ça n'a pas marché les taxes sur les GAFAM. Donc, il raconte ce qu'il veut, c’est-à-dire, n'importe quoi !
Pour l'instant, il n'y a pas de ressources propres, donc à la sortie, les pays vont devoir payer les subventions qu'ils vont recevoir. Et les pays vont devoir payer les emprunts qu'ils se seront accordés. Tout ça, c'est une "usine à gaz" qui fait tourner le même pognon, en le faisant changer de case.
Alors là où ils sont forts, c'est que, tout cet argent que vous n'avez plus à un endroit, mais que vous avez à l'autre, par où le faire passer ? Ils le prennent, et ils le mettent à un endroit, cet endroit, ça porte un nom, ce sont les fonds de cohérence, les fonds de développement régional, j'essaye, pour vous représenter ce que c'est, ceux qui passent par les régions, donc là : Formidable ! Les budgets ont augmentés ! " Ben oui, c'est par là que ça passe le pognon dont on vient de dire, qui avant, passait par ailleurs, passe maintenant là.
Vous avez un effet visuel qui est incroyable, c'est que les fonds de cohérence ont progressé. En réalité, ils n'ont pas progressé du tout. Ils intègrent les moyens du fonds de relance, que vous n'aurez pas dans les autres cases.
Bon écoutez j'ai fait ce que j'ai pu pour vous expliquer ça, aussi clairement que possible, mais vous avez vu le fouillis que c'est ! Nous, les infos arrivaient d'un coup, et il fallait trier là-dedans. Notre délégation au Parlement Européen, a fait un boulot absolument génial.
Il faut dire que bon, c'est tous des bosseurs, certains c'est leur branche, Manon Aubry, c'était sa branche, la finance. Younous Omarjee, il est Président de la commission qui répartit les sous, enfin qui répartit, qui traite les dossiers de répartition des sous sur les régions. Et Bompard, qui le Président de la délégation, je ne cite que ces 3 là, sur les 6 hein.
Ça veut pas dire que les autres ne font rien et Bompard, c'est son boulot de mettre en forme les argumentaires, dont on a besoin. Je ne sais pas si vous l'avez vu à la télé, il s'est très bien débrouillé, pour expliquer tout ça, aussi clairement qu'on pouvait le faire, moi je me suis dit, je vais vous en parler, ça va prendre un temps fou, mais je le fais, parce que c'est votre pays. Ce sont des questions sérieuses, et les médias de la propagande, vous bourrent le crâne !
Heureusement que l'on a réagit, parce que du coup, il faut quand même se rendre compte que, sur la scène européenne, pardon pour eux, mais les médias français passent pour des clowns quoi ! Parce que tout le monde sait que les Français se sont fait avoir, tout le monde ! Tout le monde sait que ce sont les pays radins qui ont gagné, hein.
Et quand ils voient la presse française hurler de joie en disant : "C'est formidable, macron a gagné ! etc.", c'est un énorme éclat de rire d'un bout à l'autre de l'Europe !
Parce que les gens se disent c'est incroyable ces Français, ils se font rouler, ils payent plus que les autres, ils reçoivent moins que les autres, et ils sont contents ! Ben continuons, la fête continue, avec ces gros ballots ! Parce que ça fait 2 présidents que ça dure, peut-être même 3.
Alors moi, je voulais vous dire ça, et puis en plus, je ne suis pas du tout impressionné, par ce cirque-là, vous savez, les pays du Nord qui sont frugaux, genre eux, ils mangent que ce qu'il faut, les autres s'empiffrent. Non, non, pas du tout, ce sont les pays du Sud, qui font le plus gros de la production pour toute l'Europe, primo. Secundo, les pays du Nord dont on parle, certains sont des voyous.
C'est le cas par exemple des Pays-Bas. Parce que les Pays-Bas accueillent aux Pays-Bas, des entreprises multinationales avec un taux d'impôt sur les sociétés tellement bas, que les sociétés des autres pays y vont. Les sociétés italiennes y vont, hors l'Italie a besoin d'argent pour son Trésor Public.
Les sociétés françaises, qui vont s'installer, mettre leur siège au Pays-Bas, y compris des sociétés très proches de l'État. Hein, aux Pays-Bas, ils ne payent pas d'impôts, combien ça nous coûte à tous, vous voulez le savoir combien ça nous coûte hein ? Vous voulez le savoir : 10 milliards !
Ça coûte 10 milliards ! Ils nous volent 10 milliards tous les ans ! Alors après on nous dit : "oui mais ils ont des comptes publics qui sont très en ordre", ce n'est pas vrai, c'est du baratin.
Les comptes publics sont en ordre parce qu'ils coupent dans les dépenses publiques, et comptent sur le secteur privé pour faire le boulot. Ce n'est pas compliqué à ce compte-là, d'avoir peu de dépenses publiques. Mais attention les gens !
Les gens qui ne peuvent pas avoir leurs besoins satisfaits par le service public, qu'est-ce qu'ils font ? Ils vont voir le privé, et pour payer le privé, ils empruntent. Donc, c'est à la portée de n'importe qui d'aller regarder les chiffres.
La dette publique, quand elle est comme ça pour les Pays-Bas, la dette privée, c'est-à-dire, ce que les gens doivent, elle est comme ça ! Et quand en France, vous avez une dette publique qui est comme ça, ce qui est déjà pas mal, hé bien vous avez une dette privée qui est comme ça. Donc on a pas de leçon à recevoir, il faut arrêter d'avoir honte tout le temps, de s'excuser de manière perpétuelle, et de crier victoire, quand on se prend des situations aussi grotesques, que celles que l'on vient de vivre.
À ce compte-là aussi, un Waterloo, c'est un événement historique ! Mais ça n'a pas le même sens pour nous, que pour les Anglais. Pour eux, c'est une victoire, pour nous, c'est une défaite.
Hé bien là, c'est pareil. C'est un événement historique oui, dans le sens, où jamais, on a humilié les Français comme cette fois-ci. Bon réfléchissez-y, vous avez les vacances, donc si vous voulez vous repasser la bande, et puis vous notez les chiffres.
Vous m'entendrez encore en parler, parce que à L'Assemblée nationale, j'ai un discours sur le cadre d'orientation budgétaire, Et donc, il servira encore après si ces questions-là vous intéressent, parce qu'il faut arriver à les maîtriser. Vous ne pouvez pas faire la politique du futur de votre pays, si vous ne vous mêlez pas un peu à ce qui se passe à l’échelle européenne. Et pas pour entendre les caricatures stupides habituelles, sur mon prétendu nationalisme et tout ça, mais sur le fait que je m'occupe de mon pays et j'essaie de le défendre, au moins en assurant une information honnête à mes concitoyens sur ce qui est réellement en discussion au niveau européen.
Et si vous êtes contents de ça, vous mettez de petits pouces bleus, parce qu'à nous, ça nous fait plaisir. Bon moi, je vais arrêter avec ça, je vous donne rendez-vous, pour ceux que ça intéressent, on a les "AMFIS" d'été des Insoumis, qui ont lieu du 20 au 23 Août, et moi, on me donne la parole le Dimanche 23 Août. Mais auparavant, il y a plein de choses, un certain nombre d'entre elles vont être diffusées.
Normalement, on les fait en présentiel, si ça vous intéresse, vous pouvez encore vous y inscrire, je crois. Il y a beaucoup de monde qui s'est inscrit, on se demande pourquoi ? Peut-être parce qu'on a été tellement confinés, que l'on a envie d'être dé-confinés.
On va être à l'air libre, on a beaucoup de choses qui vont se passer à l'air libre, pour respecter les distances physiques. Je ne sais pas pourquoi, j'ai lu les distances sociales, qu'est-ce que c'est que cette histoire, c'est les distances physiques ! Les distances sociales, non, il n'y en a pas.
Si vous dites à quelqu'un je t'aime, à 1 mètre, à 50 centimètres, et à 2 mètres, ben on s'aime toujours quoi ! Bon évidemment, ça n'a pas toujours les mêmes conséquences, entre 5 cm et 2 m, mais bon. En gros, il faut arrêter avec les "distances sociales", on se dit bonjour quand on fait comme ça "toc", on "check", parait-il, en anglais.
Bon c'est des distances physiques, on va respecter les distances physiques, Les gestes barrières, on va mettre des masques, on va faire tout bien comme il faut. Parce que nous avons fait un choix, celui de la discipline en matière sanitaire, des insoumis disciplinés, en matière sanitaire. Moi je veux bien qu'on discute pendant des heures, on fait ce qu'on veut, mais il n'y a pas de vie en société possible, si, dès qu'il y a une règle, chacun fait comme il veut.
Ça, ce n'est pas possible. Demain quand il y aura une majorité insoumise, il y aura des lois votées par la majorité insoumise, hé bien elles s'appliqueront à tout le monde, même à ceux qui ne sont pas d'accord. Exactement comme aujourd'hui, s'appliquent à nous, des décisions avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord, mais c'est la Loi.
Et en matière sanitaire, on suit les consignes sanitaires parce que, ma foi d'habitude, vous pouvez dire : "et bien je n'obéis pas", d'accord à vos risques et périls, mais là, les risques et périls sont drôlement intenses. On fait le choix de se dire : "Si on nous dit de le faire, c'est que c'est utile". Des fois ça nous énerve hein, de faire ce qu'on nous dit de faire, mais faut le faire quand même, parce que ce sont des consignes sanitaires.
Donc moi je porte un masque partout où je passe. C'est pas toujours très agréable, je ne vous le cache pas, j'ai un masque en tissu. L'autre jour, je suis allé chez mon pharmacien pour en acheter un, c'est 6€ !
Donc je m'en rappelle ! Voilà la raison pour laquelle, les Insoumis se battent pour qu'il y ait des masques gratuits. Parce que si ont dit : "c'est une mesure sanitaire indispensable", écoutez-moi bien les gens, si c'est indispensable, donc tout le monde doit l'avoir.
Alors, celui qui a beaucoup de sous, ce n'est pas un problème pour lui 6€ ou 1€, ou 95 cts pour les masques chirurgicaux, à supposer qu'ils bloquent bien les virus. Mais pour une famille, c'est 200€ quand on est 4, vu le nombre qu'il faut en prendre, d'accord ? C'est pour ça qu'on dit que ça doit-être gratuit.
Alors, le gouvernement qui trouve 5 milliards pour les mettre dans les automobiles qu'on ne produit pas en France, il n'a pas des milliards pour… ou bien c'est indispensables pour vivre, auquel cas tout le monde doit avoir la quantité de masques dont il a besoin. Ou bien ça ne l'est pas et ce n'est pas la peine de le rendre obligatoire. Donc c'est un raisonnement assez simple, que tout le monde peut comprendre très vite et qui devrait s'appliquer.
Alors comment le gouvernement à répondu ? "Oui mais on va les donner pour les plus précaires". Ah, ah, donc déjà, il y avait la catégorie "précaire".
Précaires, c'est ceux qui ont des payes aléatoires, des toutes petites payes, et qui travaillent moins de 24h dans la semaine, déjà 24h c'est pas la gloire, mais enfin bon. Ceux qui travaillent donc, très peu d'heures, qui des fois, travaillent très peu d'heures de manière saccadée, avec des périodes de chômage, ça on connait, ce sont les précaires. C'est pas drôle, déjà, c'est pas facile à vivre, 200€ de moins tous les mois.
Si vous êtes 4 dans la famille, vous les sentez passer. Mais qu'est-ce que c'est, "plus précaire" par rapport à "précaire" ? C'est quoi, c'est quelqu'un qui n'a plus de domicile fixe ?
Et alors, il va remplir des papiers pour aller demander à la CAF des sous pour acheter un masque ? Ce n'est pas sérieux ! Qu'est-ce que c'est que cette annonce bidon, "les plus précaires" ?
Qui c'est qui va décider, si tu es plus précaire que précaire ? C'est comme la blague de Coluche sur ce "qui lave plus blanc que blanc". C'est quoi "plus blanc que blanc" ? personne n'en sait rien.
Hé bien là, c'est pareil, qu'est-ce que c'est plus précaire que précaire ? C'est très précaire, mais alors on dit ce que c'est. Est-ce qu'on distribue aux SDF des masques ou ou non ?
Est-ce que les masques sont gratuits pour tout le monde, dans ce pays ou pas ? Si c'est indispensable pour la santé, réfléchissez à ça. Je sais qu'il y en a qui disent : "Non, non, je ne veux pas mettre de masque, c'est des histoires et tout… ".
Écoutez, moi je vous le dis franchement, je ne suis pas d'accord, je vais le mettre le masque. Parce qu'on m'a dit que c'était une mesure de sécurité indispensable, que c'est efficace, donc je le fais. Je le fais parce que, bon à un moment donné, il y a des règles communes de vie, je vous l'ai déjà dit.
Réfléchissez-y, et ne me traitez pas de "soumis", parce que ça n'a pas de sens, ce n'est pas se soumettre, c'est participer à un effort collectif. Ce n'est pas la même chose hein, voilà. Bon, alors, vous mettez des pouces bleus si ça vous plaît.
Nous, ça nous donne du courage, après avec Antoine, qui fait la réalisation, on échange, les statistiques, les chiffres. Et ça nous met le cœur en joie, de savoir qu'on bosse et que ça sert à quelque chose et que c'est apprécié. Alors, statistiques de la chaine YouTube, sur laquelle vous vous trouvez en principe, pas toujours hein, c'est 17 millions de vues pendant la saison, 17,5 millions, 210 millions de minutes visitées, 276,1 millions d'impressions, c'est-à-dire quand ça passe sur vos écrans, vous vous apercevez qu'il y a un truc sur Youtube.
Le temps moyen de visionnage, moyen hein, attention, il y en a qui regardent longuement, et puis d'autres, qui ne font que passer, 11,56', presque 12 on va dire. Dans l'année, on a eu 44 600 abonnés supplémentaires. On a mis 75 vidéos en ligne sur la chaîne, et on a fait 23 "revues de la semaine".
Alors, vous savez que je me disperse un peu, je vais à différents endroits, il y a facebook, je ne vous dis pas les stats, ça ne vous regarde pas. Et puis il y a d'autres comptes, comme "Twitch", où j'ai 67 000 abonnés, 67 744. "TikTok", 124 000 abonnés. "TikTok", c'est les Chinois. il paraît qu'aux USA, ils ne peuvent pas voir mes trucs "TikTok", parce qu'ils vont l'interdire. "Instagram" 75 400 abonnés.
On va essayer d'aider tout ça. Bon pour "Twitch", on a fait un truc, comme tout le monde n'est pas sur "Twitch", n'a pas envie d'y aller forcément, vous faites comme vous voulez. Nos amis ont proposé une idée qui est très sympa.
Ça consiste à découper les questions et les réponses et à les mettre sur une chaîne qui est dédiée, alors vous allez trouver à la fin de cette vidéo, vous allez trouver la ligne. Bon c'est un peu long mais comme c'est la dernière de la saison, ça devrait être supportable par vous. Alors on vous dit : "au revoir, à bientôt", c'est-à-dire vraisemblablement au mois d'Août.
Moi je pars en vacances très bientôt, il reste une semaine de vie parlementaire à faire. Et puis après c'est nature et plein-air, et surtout, un immense repos dont on a tous besoin, parce qu'on n'en peut plus. On est vraiment allé au bout de nos forces cette année, on dit ça chaque année, mais alors, chaque année, c'est pire.
Allez, bonnes vacances à tout le monde puisque les vacances, il n'y en a pas beaucoup. Tout le monde ne part pas, mais j'espère que tout le monde a une pause. Ciao, à bientôt. – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -
Jean-Luc Mélenchon