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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 12 octobre 2026 11 minActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheSanté

"Le CPE a maîtrisé l’élève" : Les premiers éléments après les tirs d'un collégien à Aubagne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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I, on en apprend un peu plus sur comment le le collégien a pu rentrer dans l'établissement avec ce fusil de chasse. Oui, c'est la présidente du conseil départemental des bouches du Rau de Martine Vassal qui a répondu à à nos confrères de France info radio et qui explique d'abord que c'est le conseiller principal d'éducation, le CPE qui a réussi à arrêter ce collégien avant l'intervention donc des des policiers policiers. Donc c'est un personnel de l'ense de cet établissement scolaire qui a neutralisé le suspect et que effectivement ce jeune de 14 ans était rentré dans son collège en ayant caché le fusil de chasse dans un étui à guitare. Alors peut-être est-il autorisé à à venir en cours ? peut-être fait-il des cours de musique avec une guitare. En tout cas, c'est ce qui lui a permis

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de pénétrer dans l'établissement scolaire avec un un fusil de chasse. D'après Martine Vassal, ce jeune avait l'intention de tirer sur le plus de professeurs possible. Donc peut-être vous attend là le début d'une explication, un jeune qui semble très remonter contre le personnel de cet établissement. Est-ce qu'il était est-ce qu'il se sentait harcelé ? Est-ce qu'il était il avait été recadré ? Est-ce qu'il avait été puni ? Pour le moment, nous n'avons pas d'information en tout cas validée, consolidée par le procureur de la République de Marseille sur le scénario de ce qui s'est passé ce matin. On rappelle quand même qu'un principal et une professeur ont été touché légèrement blessés par un terme d'Adam à feu dans un collège à Aubagne que le suspect a été interpellé, qu'il n'y a pas eu de

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victime de blessés parmi les collégiens mais qu'on imagine bien sûr les mois, l'émotion, le stress pour tous les élèves et pour tous les les personnels et bien sûr une prise en charge sera très importante et pas seulement pour les personnes qui auront été blessées physiquement. On rappelle que euh le stress et le stress post-traumatique qui peut découler de faits comme cela est extrêmement peut-être extrêmement fort et et laisser des séquelles très longtemps. On va vous écouter dans un instant Olivier Beauaufrè mais je voudrais qu'on retourne voir Axel Ronde. On vient d'avoir de plus amples informations. Est-ce que il faut mettre en place on en parle souvent hein des des portiques pour pouvoir déceler des des armes blanches, des armes à feu ? Est-ce qu'il

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faut, je ne sais pas former les enseignants, les proviseurs, les princip le principal d'un d'un collège ou d'un établissement à intervenir sur ce sur ce type d'attaque ? Oui, effectivement, il faut que le personnel soit en adéquation avec les techniques de confinement, mais au-delà de ça, mettre des portiques, je ne pense pas que ça soit réellement le envisageable et le mieux. Euh, on peut pas faire des écoles sur scolaires, des bquers. Je pense qu'il faut travailler comme a dit la députée hein sur votre plateau sur la psychiatrie qui est réellement un problème et a vraiment un défi parce que nous sur la voie publique on constate énormément

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d'individus qui ont des troubles euh forts de violence d à des troubles psychiatriques décuplés par une consommation débridée de de drogue. D'ailleurs, si vous avez une société qui consomme massivement de la drogue, c'est que c'est une société qui va mal. Mais au-delà de ça, il faut qu'on puisse réellement travailler [grognement] aussi sur des réponses pénales où on propose des centres éducatifs pour les mineurs réellement fermés avec un esprit militaire à l'intérieur pour pouvoir leur redonner des repères, mais aussi toute une équipe pédagogique solide derrière. Mais ça, on sait que c'est un coup mais bon, à un moment donné, on ne

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peut plus continuer comme ça avec une violence qui est vraiment terrible, je vous le dis clairement. Et concernant la soi-disant agression sexuelle qu'aurait commis un policier, il est présumé innocent et en tous les cas, une enquête est en cours. Et on a vu que la dernière fois qu'on a accusé un policier d'agression sexuelle sur une intervention, ce n'était pas du tout le cas. Donc il faut rester aussi euh prudent et garder euh la tête froide par rapport à ça. On va revenir sur euh l'attaque euh qui a visé donc euh le principal d'un collège à à Aubagne, blessé par balle par un tir de fusil de chasse dans le bas du corps. C'est également euh là où a été blessée une enseignante. Le collégier en aurait fait rentrer l'arme

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de chasse cachée dans un étui à guitare. parlait euh tout à l'heure des des conséquences après sur le personnel et c'est pas forcément que dans ce collège là. Il y aura des répercussion certainement dans d'autres établissements en France. Olivier Beau-Frère, comment vous réagissez ? Je parlais tout à l'heure d'une idée de portique mais je vous ai vu euh me diffère nom de la tête. En tout cas ne ne pas apprécier cette cette proposition. Qu'est-ce que vous vous aimeriez qu'on mette en place ? Alors tout d'abord rappeler le choc, l'émotion, la prudence dans les propos. On a entendu beaucoup de choses ce matin qui sont plus du débat alors quand vous dites représentant syndical, moi je suis représentant syndical mais plutôt pratique et pragmatique au proche du

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proche du terrain, on n'est pas sur le champ du politique, on est sur les mois, sur les motions, sur ce qui vient de se passer. On voit sur les images des jeunes qui sont sortis ou qui sont peut-être en attente de rentrer dans l'établissement. On voit une situation de crise, c'est pas du tout la situation habituelle d'un établissement. Donc là, ce qui est important de se dire, c'est tout d'abord penser aux victimes, tenter d'analyser ce qui s'est passé, accompagner, accompagner, permettre la parole. On a entendu des besoins dans la suite. Quand je disais les portiques, on n'est pas sur du tout sécuritaire non plus. Donc, il faut qu'on soit très clair. Lorsque j'entends former les personnels et les enseignants à à certaines situations, on est on travaille tout ce qui est PPMS, plan de

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mise en sécurité. On on on travaille sur certains process, on est accompagné, on a un cœur de métier, on va rester sur ce cœur de métier. On ne veut surtout pas euh devenir ou des policiers ou des juges ou non, on est très clair là-dessus. Derrière, il faut penser à l'accompagnement et vous avez raison également l'accompagnement certainement dans d'autres établissements par effet ricoché. Ce que pourront dire les familles ce soir à la maison ou pas ce qu'un jeune peut vivre. Voilà, on a des éléments un peu plus précis effectivement sur ce qui se serait passé. Vous voyez que je suis toujours dans le conditionnel alors que moi, j'ai eu des retours du terrain. Donc on va être très clair là-dessus. Je pense qu'il faut aussi que tout le monde se pose un petit peu

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parce que vos retours de terrain, c'est pas ce qu'on est en train de ce matin ? Si c'est c'est ce qu'on commence à entendre justement sur un malaise de d'un d'un élève de l'état. Voilà. Mais mais on n sait pas plus pour l'instant. Donc et et surtout se dire que ne pas prendre de décisions immédiates, instantanées, reprendre le temps de se poser et de construire des choses qui vont être tenables. On sait qu'il y a eu de des cas déjà de d'élèves qui passent à l'acte avec des fragilités psychologiques ou psychiatriques très fortes. C'est une difficulté, on imagine pour vous, on sait que il y a pas d'infirmiers ou d'infirmière dans tous les établissements scolaires. la difficulté de alors encore une fois je ne dis pas que c'est le profil de ce suspect, il va

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falloir que l'enquête le démontre et le confirme mais au-delà de ça quand même de repérer les fragilités d'un élève, de faire en sorte et bien qu'il soit pris en charge à à la juste mesure de de ce de ce mal-être. C'est quelque chose qui qui est compliqué pour les personnels de l'éducation nationale, la prise en charge psychologique et psychiatrique parfois de de certains profils, d'identifier qu'il y a un problème et de le traiter ensuite. C'est c'est l'affaire de spécialiste. Donc on identifie lorsque un jeune vient faire part effectivement d'une d'une difficulté, d'une crainte lorsqu'il se confie et bien il faut qu'il y ait derrière la possibilité d'avoir les personnels de santé sociaux psycho qui qui interviennent. Donc on en a dans l'éducation nationale. Vous parliez tout

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à l'heure des suffisamment tout à l'heure des CMP. Nous dans nos remontées, il est très clair qu'on manque de personnel et qu'il faut effectivement investir ce champ mais pas dans l'urgence comme ça. Alors, j'imagine les mois euh des enseignants, des proviseurs aujourd'hui, des familles aussi, mais je me mets aussi à la place des parents, euh les parents qui ont des enfants, qui vont au collège, au lycée. Comment euh demain on envoie son enfant au collège, au lycée sans penser qu'il peut y avoir ce ce genre d'attaque là ? Est-ce que Serge les le gouvernement, la politique peut répondre à cette peur qui commence quand même à monter chez les parents ? Je pense pas que le gouvernement puisse y répondre. Globalement, il peut y répondre par rapport au au débat qu'on a

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là sur le le les personnels qui peuvent manquer pour accompagner. Mais je pense que proviseur qui est sur ce plateau ne contredira pas. C'est un travail local qui doit être fait à la fois, j'imagine de cellules de psychologique, de prise de parole euh collective ou individuelle en fonction de la réponse des élèves et des parents. Parce que les parents sont certes là pour rassurer leurs enfants mais sans doute aussi, vous l'avez dit, ils sont inquiets de renvoyer leurs enfants le lendemain si c'est ouvert, en tout cas dans les jours qui viennent. On peut pas assurer la sécurité aujourd'hui de nos enfants dans les collèges quoi. Après, c'est c'est c'est ce qu'on essaie de de ne pas trop faire ce matin, c'est de tout généraliser. Mais oui, ça pose ces problèmes là à chaque fois que ça

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arrive dans un établissement et que là, on verra très vite sans doute après les faits et après les explications et après l'enquête. Euh on verra la partie, je dirais éducative qui va prendre la main euh collectivement et euh sans doute pour parler aux parents pour queeux-même, et vous le disiez puisse parler à leurs propres enfants et clairement euh le lendemain, on n'y va pas en se disant euh euh il s'est rien passé hier, ça c'est clair. D'ailleurs, on on voit hein sur sur ces images euh aux abords de ce collège à à Aubagne, beaucoup de parents d'élèves he qui ont dû se se rendre sur place pour euh récupérer leurs leurs enfants. On imagine que c'est le plan alerte confinement qui a dû être mis en œuvre. Vous pourrez peut-être nous nous rappeler exactement comment ça se passe.

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Mais tous les ans, les élèves ont cet entraînement, hein, vous savez, le le le plan anti-intrusion où les élèves apprennent à se cacher sous les tables, à ne pas faire de bruit du tout et c'est sans doute ce qui a été déclenché euh ce matin. Euh ce que la question effectivement de la sécurité, normalement quand des parents déposent leurs enfants le matin à l'école, au collège, il y a l'idée que pendant toute la journée, il peut rien se passer. C'est la Safe Place, une zone normalement de sécurité mais quand même ça fait maintenant plusieurs années qu'il y a eu, on l'a rappelé tout à l'heure, différentes attaques. Alors, des attentats vraiment terroristes, Dominique Bernard, Samuel Patti et puis des personnels enseignants éducatifs ou des élèves qui ont pu être blessés.

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Alors, c'était plutôt des des à chaque fois des des attaques à à l'arme blanche avec un couteau. Ce qui est assez inédit dans ce cas-là, c'est l'arme à feu. On voit aussi parfois que des établiss des établiss établissements pardon scolaires sont touchés mais de l'extérieur, c'est-à-dire quand il y a un règlement de compte à l'extérieur et que et que c'est à proximité d'un établissement scolaire. Mais bien sûr l'inquiétude pour ses parents et on imagine la forte angoisse pour ces élèves et tout le personnel de cet établissement. des élèves qui euh euh ne sont peut-être pas encore sortis et qui vont être remis progressivement à leurs parents. Peut-être nous nous expliquer comment ça se passe dans ces cas-là.