Débat avec Lutte Ouvrière — Rencontres d'été révolutionnaires du NPA Révolutionnaires 2025
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Chapitres
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- 3:24Locuteur 2Promesse
« Dès les prochaines semaines, nous militerons pour le regroupement des luttes contre les licenciements et les budgets d'austérité dans les facultés. »
- 11:24Locuteur 3Fait
« La crise économique du capitalisme qui plonge des régions entières dans la barbarie, c'est évidemment pas nouveau. »
- 12:06Locuteur 3Fait
« La crise du capitalisme, en fait aujourd'hui, elle peut rien produire d'autre. »
- 14:15Locuteur 3Fait
« les travailleurs, ils en ont besoin. Donc, on est de tous les combats des travailleurs quand ils existent et quand on a les moyens d'y participer. »
- 14:57Locuteur 3Fait
« Notre orientation fondamentale, bah elle est dirigée par la nécessité pour les travailleurs de diriger leur lutte. »
- 16:20Locuteur 3Fait
« mettre excessivement l'accent sur le danger réel des guerres intérêtatiques à venir expose au risque de minimiser les guerres de classe et guerres contre les peuples. »
- 17:02Locuteur 3Fait
« l'évolution et l'aggravation de la crise du capitalisme, il vaudrait mieux se pas la regarder en face et se concentrer sur autre chose. »
- 18:31Locuteur 3Fait
« utiliser ce mot impérialiste comme ça, bah c'est l'utiliser de la même manière que les politiciens et les intellectuels bourgeois qui nous font croire que bah les impérialistes, c'est les agresseurs. »
- 19:11Locuteur 3Fait
« L'impérialisme c'est pas les agressions militaires. L'impérialisme, ça a été la transformation historique du capitalisme. »
- 20:37Locuteur 3Fait
« vous dites aussi que la Chine est un pays impérialiste. »
- 21:20Locuteur 3Fait
« Est-ce que vous comptez reprendre le droit du peuple de Taiwan à se défendre comme bah vous l'avez fait avec l'Ukraine ? »
- 22:02Locuteur 3Fait
« il fallait envoyer des armes et en conseillant même quel genre d'arme il fallait envoyer. »
- 22:37Locuteur 3Fait
« il n'y a pas une volonté programmée des bourgeoisies mondiales d'entrer en guerre et à un terme est selon des camps définis. »
- 23:18Locuteur 3Fait
« la bourgeoisie de l'ensemble du monde, elle va jamais se réunir pour décider de la date et de l'heure d'un conflit mondial. »
- 39:05Locuteur 4Fait
« La bourgeoisie nous conduit à la mort, les camarades. La bourgeoisie, elle prépare et c'est ce que Louis a expliqué, elle prépare la guerre mondiale. »
- 43:19Locuteur 4Fait
« Faut qu'on se délimite sur une base de classe. Pourquoi ça vous préoccupe autant que ça la gauche institutionnelle ? »
- 45:31Locuteur 4Fait
« Si on veut avoir des comités de lutte dont parle Jean-Pierre à la télé, c'est des comités d'ouvriers du rang. »
- 56:10Fait
« Notre job il est pas de dire l'État chinois c'est un ennemi. »
- 59:54Fait
« Votre banderolle, c'était niamas ni Netaniaou. »
- 1:00:38Fait
« On est pour la défaite de l'État d'Israël parce que en cas de guerre entre les USA et la Chine, on serait dans le camp de la Chine. »
- 1:02:47Fait
« Ne nous taxez pas s'il vous plaît de suivistes des directions syndicales. »
- 1:03:23Fait
« Vous êtes les premiers à reprocher à juste titre à Philippe Poutou de parler indistinctement de gauche de combat puis de rejoindre Mélenchon dans les législatives. »
- 1:07:21Fait
« Une petite organisation communiste révolutionnaire, son seul rôle, c'est de s'implanter dans la classe ouvrière. »
- 1:13:24Fait
« Les accélérations montrent que tous les éléments, tous les moments qui nous permettent de faire des pas ou de tenter de faire des pas ensemble sont des éléments importants. »
- 1:16:21Fait
« Notre problème il est de préparer les travailleurs à la période qui est aujourd'hui une période de recul. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonsoir tout le monde. Bonsoir camarades. Alors on se retrouve ce soir pour un débat avec le NPA révolutionnaire et nos camarades de lutte ouvrière. Camarade que l'on remercie très chaleureusement d'avoir répondu à l'invitation à ce débat. Ce débat, il a lieu dans le cadre de nos rencontres d'été révolutionnaire. Donc la 3e édition, une 3e édition réussie puisqu'on est plus de 500 militants, 520 exactement à participer à ces quelques jours d'échange, de discussion, de débat à la fois de formation, d'analyse et puis de préparation aussi à l'action, notamment à la rentrée, faut bien le
dire. et il fait suite à un corps international où on s'était déjà retrouvé fin juillet, très nombreux avec nos quatre organisations sœur en Espagne. Voilà, donc on est très content d'accueillir ce soir nos camarades de lutte ouvrière et de commencer ce débat. Euh et je vais donner la parole pour ça à Armel.
Euh merci à tous les deux d'abord évidemment d'avoir accepté au nom de ouvrière cette nouvelle invitation à débattre lors de nos trois rencontres d'été révolutionnaires qui sont, comme on l'a dit, les plus importantes en terme de participation depuis leur jeune histoire, c'est-à-dire plus de 520 participantes et participants. Et on espère, même si vous avez les mêmes têtes en face de vous que les années passées, ne pas avoir un débat, un échange redondant, mais qu'il soit bien à l'image des divers moments de l'année écoulée et de la rentrée qui se profile, exigeant évidemment parce que l'offensive capitaliste, l'instabilité parlementaire et un peu aussi de fait des institutions est aussi impacté par les mobilisations, les résistances qui sont les conséquences de la colère qui
anime une partie de la classe ouvrière et de la jeunesse. Cette situation mouvante, elle nous oblige à tenter de comprendre parfois et en ce moment même en accélérer les prises de position, les mécanismes, les combinaisons de la bourgeoisie mais aussi de la gauche institutionnelle en peu de temps afin d'essayer de définir le rôle et les tâches qui nous incombent comme c'est précisément le cas au moment où on parle et à quelques jours du 10 septembre. Alors, on souhaiterait, si vous en êtes d'accord, dans ce temps court de discussion, revenir sur les éléments qui permettent et le bilan d'une part et de se positionner, de se donner les moyens d'agir, d'intervenir dans la situation politique et sociale.
Cette situation dans laquelle la date du 10 septembre, partie des réseaux sociaux au contour hétérogène, a l'objectif large de tout bloquer, est en train de s'imposer. Pour nous, il faut en être. C'est une occasion d'envisager différemment la rentrée en partant de l'existant, du point d'appui qu'il représente afin de mettre de suite dans le paysage la question de la grève, du mouvement d'ensemble et de la grève générale, tout en entamant immédiatement évidemment le débat sur le fait que le 10, on sera pas en greffe pour remettre en place un bon premier ministre de gauche à la fin. Et de fait, l'annonce du 8 accélère encore davantage l'obligation de prise de position de
notre part. Mais une fois qu'on a dit ça, on est certain comme vous d'ailleurs, on est en train d'affiner nos positionnements mais aussi de prendre le pou au fur et à mesure des secteurs, des discussions avec nos collègues et dans la jeunesse qui pourrait comme toujours jouer un rôle spécifique et d'accélérateur. En d'autres termes, sur cette question du 10, on va reprendre un peu pour l'illustrer ce que Jean-Pierre Mercier déclarait hier à la télévision. Il disait d'une part que lui en serait, qu'il fallait qu'on soit tous en grève le 10 septembre et qu'il verrait avec ses collègues comment la discussion se jouerait maintenant dans l'usine. Il ajouta également que tout ce que
méritait Bérou, c'était le déclenchement d'une grande riposte générale dans le pays et que les travailleurs soient maître de leur lutte. Sur la base de ce que j'aurais envie de caractériser comme une certaine feuille de route et que l'on valide évidemment, on aimerait bien discuter de ce que ça peut impliquer comme tâche pour nous, pour vous, pour nous ensemble éventuellement ou de manière concertée en tout cas parce que le 10 s'il peut-être un accélérateur de la poste, il résoudra pas la question essentielle pour nous qui est celui du morcellement et de l'émiettement des bagarres et donc de la nécessité de réfléchir au regroupement des travailleuses et des travailleurs.
À ce titre-là, la discussion, elle pourrait repartir aussi du bilan des tentatives justement des prises de contact, de rapprochement de travailleuses et de travailleurs sur la question des licenciements, de la politique que nous y menons et pourrions mener. Et on pense bien sûr d'abord à Stellantis Poissi qui fait quand même l'actualité depuis depuis ce matin et qui confirme tout ce que vos camarades, nos camarades nous disent depuis des mois sur l'avenir de cette usine. Mais on pense aussi dans l'illustration de cette discussion à la lutte pour la réintégration de Yann et Gaëel et à la relaxe pour les cinq postières et postiers du 92 puisqu'il y a un appel
suite au procès du 12 juin et à la décision du 10 juillet. Ce sera un élément de la situation et ce d'autant que au moment où on parle, Guel n'a toujours pas reçu de jugement écrit de sa condamnation qui confirme quand même la précipitation dans laquelle la justice s'est empétrée face à la mobilisation importante qu'elle avait devant elle et la nécessité de faire terre un peu ceux et celles qui voudraient renverser un peu la table de ces décisions. La mobilisation autour de ça, elle est elle est le fruit d'une d'une politique des révolutionnaires de leur organisation qui rentre en résonance avec une franche des travailleurs qui d'expérience de lutte et de grève ou de d'expérience de
solidarité ont été menés et ont obligé ou un peu forcé la main à l'ensemble des organisations politiques, syndicales et associatives. Évidemment, je ne pouvais pas dans le lot, c'est évident à s'y associer et à mettre en lumière la tribune notamment qui était par l'humain. Pourquoi je parle de ça ? Parce que cette mobilisation, elle met en lumière, elle est pas du tout la seule, mais elle permet de discuter d'un événement récent, la possibilité pour les révolutionnaires de peser et comment de ces exemples, il nous semble intéressant de savoir ce que vous en pensez d'abord euh comment continuer ensemble. à euh favoriser le regroupement des travailleuses et des travailleurs et notamment
l'amplification de ces mobilisations. Enfin, parce que on pense que pas plus que les travailleurs et les travailleuses ne doivent être en concurrence, les révolutionnaires ne doivent se regarder en chien de faillance. Et donc on continue, on tente de continuer à avancer dans la formulation du pôle des révolutionnaires avec une méthode et c'est vrai Hélène l'a rappelé cette méthode pas de manière contradictoire en fait c'est parce que l'expérience et nos histoires le fait comme ça. Cette méthode elle est en train de s'appliquer pour l'instant davantage avec une déclinaison internationale. Cette méthode, c'est celle de tenter de créer
un espace de discussion qui soit pas une nouvelle internationale ou que sais-je autoproclamé et artificielle ou bien une conférence faite dans l'urgence mais qui permet d'être un cadre d'éclairage de nos politiques, de nos organisations, du milieu que nous avons autour de nous, d'une meilleure connaissance de nos histoires et de nos pratiques pour préparer le futur. Cette méthode là, elle nous a permis de d'organiser cette année la conférence de Paris, celle de 2026, la 4e se tiendra de nouveau à Paris. Mais elle nous a aussi permis d'organiser le premier camp internationaliste avec des organisations sœurs.
Et évidemment, on aimerait mettre en discussion non pas un camp internationaliste avec vous l'année prochaine, quoique, mais un peu la question de cette de cette méthode et c'est pour ça qu'on trouve que c'est très important le cadre que nous avons ici qui constitue de fait un dialogue continu. On espère que ce cadre là et ce dialogue continue, on pourra l'avoir avant le mois d'août, les prochaines années, notamment à la fête de Prê à laquelle on vous remercie de nous donner un espace d'expression chaque année. Euh mais dans cette situation là, évidemment, cette déclinaison, on va la faire porter non pas de manière très
théorique euh mais sur des éléments de la situation parce que la situation, elle va être marquée aussi par des échéances. électorales, les unes connues, les municipales, les autres peut-être d'un oui, peut-être d'un que non, on lit pas dans le mar de café qui seraient des législative anticipé de notre point de vue évidemment on le voit déjà, il va y avoir une véritable course à l'échalotte de la gauche institutionnelle autour de la question de l'unité unité qui serait 1 et rempart au rassemblement au rassemblement national. On pense évidemment que ça ne correspond pas du tout à la situation, mais ce qui y correspondrait quand même, c'est de pouvoir bien sûr qu'il y ait une expression des révolutionnaires, qu'enfin les travailleurs, les
travailleuses et la jeunesse à l'occasion de ces échéances puissent exprimer les idées qu'ils portent, les actions, les engagements qu'ils ont, leur rage aussi et leur envie d'en découdre, de pas subir, de lutter, de reprendre le pouvoir. Et dans cette situation, on pense que au moins à deux, c'est mieux en terme de crédibilité, en terme de légitimité, en terme d'impact et de possibilité de marquer d'une certaine manière le paysage. Et cette période qui sera évidemment très cristallisée. Ça fait évidemment beaucoup de discussions à avoir dans ce temps un peu réduit. C'est assez vaste, mais il nous semble que ça donne un peu les éléments euh pour nous permettre de
d'aborder cette rentrée. Merci Armel. Je passe la parole à Louis. Alors, bonjour. Euh merci de nous avoir invité euh à nouveau. Alors pour rentrer dans ce qui pour nous est euh en partie de vif du sujet, euh bah il y a 1 an, vous disiez que on était alarmiste en parlant de la marche à la guerre et aujourd'hui euh bah vous le reprenez. Alors pour nous cette compréhension de l'évolution de la société, elle est capitale parce que c'est à partir de cette compréhension là que on peut bah s'orienter et puis avoir une politique vis-à-vis des travailleurs. La crise économique du capitalisme qui plonge des régions entières dans la barbarie, c'est évidemment pas nouveau.
Les guerres, elles ont été ininterrompues depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et il y a bien des générations qui ont connu que la guerre. C'est vrai pour les Palestiniens, mais c'est aussi vrai pour ceux qui vivent en République démocratique du Congo et c'est vrai pour bien des enfants au Yémen et maintenant en Ukraine. Et la crise du capitalisme qui s'approfondit, bah c'est les capitalistes qui redoublent d'agressivité pour exploiter les travailleurs. C'est les attaques contre les travailleurs par les États et puis partout dans le monde, c'est le fait de refuser que son ordre il soit contesté, c'est de mener la guerre contre les peuples. Et cette même aggravation de la crise, elle intensifie la guerre des capitalistes entre eux, notamment à travers cette très visible guerre
commercial. Et tout ça, bah c'est un seul et même processus. Dans le monde entier, les Bourgeoisies et les États, ils se préparent à la guerre. Alors, ils le font sur un terrain matériel et ils le font aussi déjà du point de vue d'embrigader les populations. La crise du capitalisme, en fait aujourd'hui, elle peut rien produire d'autre. Alors, à quoi ressemble le futur de ces guerres ? leurs évolutions, les réactions des travailleurs, on en sait absolument rien. Mais ce dont on est certain, c'est que les travailleurs à un certain point, ils réagiront et qu'ils auront besoin du programme politique qui est le trotskisme et qui est la seule perspective pour mettre fin à cette barbarie. Et à la période qu'on vit aujourd'hui, et ça c'est important de partir de là,
bah c'est une période de recul. Ça nous on le voit au moins à deux niveaux. On le voit d'une part dans la faible combativité de notre classe, du moins en France et pour l'instant. Et puis bah voilà, on voit que la grande majorité des travailleurs, elles se sentent pas de réagir. Et puis d'autre part, là où on a un véritable rôle à jouer, bah c'est dans c'est dans le recul de sa conscience. Et cette conscience aujourd'hui, elle est basse. Pour partir quand même de la base de notre compréhension de ce que c'est que la conscience des travailleurs. Bah aujourd'hui, il y a beaucoup de travailleurs qui s'identifi à la classe ouvrière. Alors ça c'est le résultat de l'évolution de la lutte des classes, de la trahison successive d'organisation qui ou de l'abandon qui
disait représenter les travailleurs. Et c'est important pour nous parce que aujourd'hui pour nous être communiste bah ça commence par assumer cette situation de recul et sur ça on a un désaccord parce que vous minimisez voir nierz en fait cette période de recul et de marche à la guerre. On parle bah pas comme vous de mobilisation massive comme vous le dites notamment dans vos derniers textes de congrès en parlant de ces dernières années en France, aux États-Unis ou en Angleterre et on pense que le faire c'est bluffer et que le problème c'est que bluffer sur l'état réel de la lutte des classes, bah ça aide en rien à la conscience de notre camp et que au contraire on a besoin même à un niveau élémentaire de sortir des formules pour comprendre ce qui se
passe autour de nous dans la société. les travailleurs, ils en ont besoin. Donc, on est de tous les combats des travailleurs quand ils existent et quand on a les moyens d'y participer. Mais être partie prenante de toutes les luttes en général et regarder euh ce que sont les mobilisations en parlant avant tout de lutte en général, bah c'est pas la même chose pour nous. Derrière le mot lutte, la question qu'on se pose pour commencer, c'est bah quelle classe sociale lutte, à quelle échelle, pour quels objectifs ? Et c'est pas l'orientation que vous défendez, notamment dans votre dernière déclaration du Congrès national, je vais citer juste une phrase. Vous dites "Dès les prochaines semaines, nous militerons pour le regroupement des luttes contre les licenciements et les budgets
d'austérité dans les facultés." Alors, ça peut sembler très simple de le dire comme ça, mais pour notre part et ben on cherche pas à mettre sur le même plan les travailleurs et les étudiants. Notre orientation fondamentale, bah elle est dirigée par la nécessité pour les travailleurs de diriger leur lutte. à renforcer leur propre camp ça veut dire la conscience de leur classe. Et le marxisme bah il permet de comprendre que le rôle des militants, il est pas de déclencher les luttes des travailleurs. Notre problème il est de renforcer la conscience des travailleurs jusqu'à ce qu'ils en arrivent à la prise du pouvoir. Et pour le faire, on a besoin au moins d'une compréhension qui soit à la hauteur de cette tâche et des enjeux de la période. Et déjà ça, bah ça
veut vous enfin ça veut dire au moins commencer par vouloir combler cet écart. qui est aujourd'hui évidemment immense et c'est d'ailleurs ça qui nécessite l'existence d'un véritable parti ouvrier communiste révolutionnaire digne de ce nom qui aujourd'hui fait des faux et qui manque cruellement et force c'est de constater que bah on n'est pas d'accord sur cette orientation et en fait notre désaccord il se traduit notamment par ce queon dit et ce qu'on comprend de la marche à la guerre au moins ça à deux niveaux alors il y a le premier qui porte quand même sur bah la nécessité de regarder cette situation en face de marcher à la guerre que on considère que vous minimisez. Et le deuxième, il est sur notre compréhension des guerres, particulièrement sur la question de
l'impérialisme. Et c'est sur ça que je vais un peu développer. Dans votre premier texte de congrès sur la situation internationale, vous dites, je vous cite, mettre excessivement l'accent sur le danger réel des guerres intérêtatiques à venir expose au risque de minimiser les guerres de classe et guerres contre les peuples. Fin de citation. Mais en quoi parler des guerres qui vont opposer les armées les plus puissantes du monde ? minimiserait quoi que ce soit. En fait, en réalité, c'est vous qui minimisez la situation en disant que l'évolution et l'aggravation de la crise du capitalisme, il vaudrait mieux se pas la regarder en face et se concentrer sur autre chose. Et ben déjà, on considère que cette évolution, elle est quand au début, elle elle en est qu'au début et qu'il faut absolument
qu'on la regarde en face. Et puis en le faisant, en fait, c'est quand même séparer la lutte des classes et la marche à la guerre. Et le poser de cette manière-là, bah c'est le faire comme le font bien des groupes de gauche pour qui les attaques du gouvernement, c'est des problèmes séparé des guerres et par là il renforce que les guerres c'est avant tout des choix des gouvernements. sur la guerre en Ukraine, vous dites qu'elle a été, je cite, déclenchée par l'invasion du pays par l'armée de Poutine et qu'il est tout aussi important de dénoncer les responsabilités de l'impérialisme américain car ils ont cherché un apport au profit et marché des multinationales américaines. Fin de citation. Et en fait bah c'est de cette même manière dont vous parlez régulièrement
dans votre presse quand vous parlez des impérialistes avant tout comme des profiteurs. Mais le faire c'est gommer l'impérialisme, c'est quand même mettre au second plan le fait que les États-Unis en tête l'impérialisme depuis la chute de l'URSS, il n'a fait que encercler la Russie, tous les pays et territoires qui lui étaient liés. Et pas partir de là pour expliquer l'attaque de Poutine en Ukraine, bah c'est justement effacer le rôle de l'impérialisme. Et puis bah ça s'arrête pas là. Vous appelez même la Russie impérialiste. Mais qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Est-ce que ce que vous voulez dire par impérialiste, c'est que l'agression militaire rend impérialiste ? Mais au fond, utiliser ce mot impérialiste comme ça, bah c'est l'utiliser de la même manière que les politiciens et les
intellectuels bourgeois qui nous font croire que bah les impérialistes, c'est les agresseurs. Et ça quand même, c'est ce que la bourgeoisie elle défend et qu'elle cherche à défendre parce que ça permet aux pays riches de montrer que ceux qui les attaquent ce sont ce sont eux les agresseurs et que eux ils sont pour la paix alors que c'est eux qui dominent le monde et qui asphyent les peuples du monde entier. C'est eux qui provoquent le déclenchement de ces guerres. Et ça c'est fondamental pour qu'on soit capable de s'orienter dans la période. Et pour les marxistes, c'est pas c'est important que de se le dire. L'impérialisme c'est pas les agressions militaires. L'impérialisme, ça a été la transformation historique du capitalisme. C'est ce sont les monopoles
qui dans un petit nombre de pays comme la France, l'Angleterre, l'Allemagne ou les États-Unis ont dominé le monde et se le sont partagés. Mais est-ce que depuis il y a d'autres pays qui ont été capables d'imposer leur domination à ces pays ? Bah force de constater que non. Et alors oui, la Chine, la Russie, elles opposent une certaine résistance à l'impérialisme dans une moindre mesure l'Iran aussi. Et oui, l'existence de ces états, il pose un problème à l'impérialisme à commencer par l'impérialisme américain qui est quand même celui qui aujourd'hui est à la manœuvre pour pour bah contre eux. Et bah contrairement à ce que vous laissez entendre, bah la Chine, elle est très loin de jouer sur le même plan. Et en fait, en disant ça, et je crois que ça
va de perdre, bah vous minimisez en même temps le risque d'un conflit entre les États-Unis et la Chine en parlant, vous le faites assez longuement dans vos textes de congrès, de l'interdépendance des économies américaines et chinoises. Bah, c'est une contradiction que les capitalistes évidemment ils dépendent les uns des autres et que en même temps ils s'opposent. Mais ça pour nous c'est fondamental de le comprendre et c'est fondamental d'en discuter avec les travailleurs parce que c'est cette compréhension là qui nous permet de comprendre que la guerre c'est nécessité du capitalisme. C'est une des raisons profondes de la crise de l'économie du capitalisme. Et pour continuer sur ce désaccord qu'on a sur la question de la guerre et de comment on comprend ce qui se passe, bah
vous vous disez aussi que vous dites aussi que la Chine est un pays impérialiste. Mais en le faisant, ça en revient à la même chose. C'est masqué les rapports de force réel entre la bourgeoisie chinoise qui reste dans l'ensemble subordonné aux impérialistes qui l'encercle, non seulement économiquement mais de plus en plus militairement. Et aujourd'hui, bah forcé de constater que ça va dans le sens de la propagande de la bourgeoisie en France, de ces politiciens et de ces médias qui est orienté pour nous faire croire que la Chine, elle est prête à dominer le monde et qu'il faut qu'on se prépare à s'y défendre et y compris à défendre Taiïwan. Mais dans ce cas-là, il faut quand même que on en discute. Est-ce que vous comptez reprendre le droit du peuple de Taiwan à se défendre comme bah vous
l'avez fait avec l'Ukraine ? Est-ce que vous allez défendre que l'agression chinoise, elle est responsable comme vous le faites en disant que la Russie est responsable de l'agression en Ukraine ? et bah le faire c'est se placer sur le terrain de la bourgeoisie française. Et puis je crois que notre désaccord, il est même un peu plus profond parce que vous vous revendiquez toujours du NPA et de sa construction qui bah à la première pression au début de la guerre en Ukraine qui était pourtant assez fait mais qui existait quand même dans certains milieux en tout cas bah cette organisation qui était la vôtre a défendu non seulement de se ranger du côté du camp de l'impérialisme mais y compris de manière très précise du fait qu'il fallait envoyer des armes
et en conseillant même quel genre d'arme il fallait envoyer. Et puis ben finalement pour finir sur ça, il faut que je termine, excusez-moi, sur la question que vous posez vous-même. Est-ce queon va vers une guerre mondiale ? Bah votre réponse, elle est éclairante parce que vous dites, je vous cite, il n'y a pas une volonté programmée des bourgeoisies mondiales d'entrer en guerre et à un terme est selon des camps définis. Et puis vous ajoutez, plus les tensions s'accroissent, plus les budgets militaires augmentent et plus les risques d'un dérapage généralisé sont grands. Mais qu'est-ce que ça change ? La bourgeoisie de l'ensemble du monde, elle va jamais se réunir pour décider de la date et de l'heure d'un conflit mondial. Ça s'est jamais posé comme ça.
Et alors oui, le fait de pas savoir où et quand prendre forme cette déflagration mondiale, on le partage. Mais c'est vraiment autre chose que de dire qu'il y a pas de volonté des bourgeoisies mondiales d'entrer en guerre. Ce qui revient à dire que la bourgeoisie en fait, elle s'y prépare pas vraiment. Et en fait bah même le fait de parler d'un risque d'un dérapage généralisé, c'est un désaccord politique qu'on a parce que c'est vraiment pas une question de dérapage. La bourgeoisie, elle voit pas d'ue mène de manière nécessaire toute la société vers la guerre. Et puis bon, pour finir là-dessus, ce que vous appelez la bourgeoisie mondiale, ils sont déjà en guerre. Ils sont en train de mener la guerre avec la peau des Ukrainiens, sous la direction de satellite américain, de canon français
et sous l'entraînement de l'État-major anglais. les les bataillons ukrainiens contre les Russes. Bah c'est pas encore la guerre mondiale, mais c'est notre futur et c'est pas la préoccupation principale que vous que vous soulevez. Bah pour notre part, on défend qu'il faut faire le nécessaire maintenant pour tenir un courant politique qui défendent un point de vue de classe et qui tiennent coûte que coûte aux intérêts du prolétariat et qui soi capable de tenir face à la tempête. Mais ça, on aura l'occasion d'y revenir un peu par la suite. Merci. Alors à Aurélien pour 13 minutes du coup. parce que je vais t'enver sinon euh Ouais, pour reprendre bien sûr ce débat qui est bien commencé, euh moi ce
que je trouve bien c'est que entre révolutionnaire dans les débats, on se dit les choses, on s'ennuie pas. Euh je voudrais avoir une pensée, que vous ayez tous une pensée en cet après-midi puisque en même temps que notre débat Lon il y a un fantastique débat entre la bureaucratie CFDT et un un ex futur premier ministre François Bairou euh qui à mon avis Baou et la CFDT ont encore plus de différence que vous et nous et c'est beaucoup dire parce qu'ils sont très proches B la CFD été mais euh leur débat sera très rond et il y aura pas d'échange d'argument comme nous on a commencé à le faire et
c'est très bien comme ça. Euh on est on est au 3è débat dans les RER où vous avez accepté de de venir débattre et on vous en remercie. Dans le premier débat, on avait choisi nous comme axe de présenter les raisons de la sission. notre volonté farouche d'indépendance politique vis-à-vis de la gauche institutionnelle, des bureaucraties syndicales et de toutes les voies de garage dans laquelle la bourgeoisie cherche à à emmener les mouvements lorsqu'il y a des explosions sociales. Dans un deuxième débat, on avait choisi de de centrer sur les questions internationales comme tu viens de d'y revenir et de le rappeler. Et cette année, on avait quand même plutôt décidé, envie en tout cas de discuter avec vous des problématiques qui sont
nombreuses et que Armel a a décliné sur la rentrée. Euh cela dit, bien sûr euh nous on est ouvert à tous les points de débat et il faut que on les prépare d'ailleurs dans l'avenir et que on les multiplie. pour pouvoir à la fois cerner mieux les désaccords et lever quelques malentendus. Tu es parti de de nos textes de notre plateforme de congrès. Tu as très bien fait. D'ailleurs, tu remarqueras que dans cette plateforme, on affirme que l'organisation que nous construisons euh est une organisation trotzquiste. Euh tu es parti du texte de congrès et moi je vais partir des vôtres. En fait, le désaccord, il est pas sur la possibilité d'un dérapage mondial. D'ailleurs, tu l'as très bien cité dans la la manière dont on l'a dit.
C'était tout à fait cohérent à mon avis. Le désaccord, il est pas sur la la montée des des périls militaristes, des budgets militaires et de la guerre. Le désaccord, il est sur l'analyse de ce qui est en train de se passer. Euh nous, on analyse comme des rivalités impérialistes, c'est-à-dire des rivalités entre différentes puissances impérialistes. Donc aucune n'est sur le même plan que les autres. raison de souligner que les USA sont une superpuissance totalement dominante encore aujourd'hui et que la Chine ne fait que leur arriver à la cheville, mais c'est suffisant pour déstabiliser et nous faire rentrer dans une aire d'instabilité où l'impérialisme dominant, les USA ont décidé de changer les règles du jeu avec toute l'instabilité que ça engendre.
Euh, tu nous interpelles sur la question de Taiwan, mais moi je vais vous interpeller en retour. Dans vos texte de congrès qui s'est tenu à peu près au même moment que le nôtre, vous indiquez qu'en garde qu'en cas de déclenchement d'une guerre entre les USA et la Chine, vous seriez dans le camp de la Chine. Mais il est là le désaccord. On sera pas dans le camp de la Chine, on sera dans le camp du prolétariat comme il se doit dans une guerre entre différences impérialistes. Voilà, il y a pas de caractère progressiste à l'État chinois, même si c'est un second couteau comparé à l'impérialisme américain. Mais j'ai envie de dire ça, c'est des débats qu'il faut qu'on affine. Il y a plein de formulations que tu lis, faut qu'on réfléchisse dessus, faut qu'on discute
et vous gagnerez certainement, vous aussi vous gagneriez à soumettre à la discussion aussi certains de vos écrits. Je reviens pas sur l'idée que Staline que Poutine pardon est le continuateur de Staline. Mais justement le lapsus est très révélateur puisque vous écrivez que la Russie est telle que l'URSS encore et toujours un état ouvrier très très dégénéré. Bon euh c'est des choses qu'il faudra qu'on discute. Mais qu'est-ce qui nous rassemble dans cette période là ? Bah, tu l'as dit, c'est une forme d'antimilitarisme, un antimilitarisme qui n'est pas un pacifisme mais qui est un antimilitarisme de classe. Parce que nous voulons mettre au centre la guerre sociale face à la guerre que proposent
les capitalistes. On sépare pas du tout la lutte des classes et la marche à la guerre, bien au contraire. Et je crois qu'on a ça en commun. à la fois essayer d'avoir une compréhension en faisant des hypothèses sur euh la situation mondiale qui malheureusement, vu notre petite taille respective nous échappe par bien des aspects parce qu'avoir des militants qui sentent les situations y compris en Asie, ça serait quand même d'une grande aide pour y voir plus clair. Mais il y a quelque chose qui nous qui nous rassemble. Il y a un point commun, c'est que nous ce qu'on voit derrière cette guerre, c'est la continuation de la lutte de classe. C'est que la guerre, y compris la guerre entre impérialistes, si elle devait se déclencher, ce sera avant toute chose une guerre sociale et
que y compris des impérialistes qui sont déjà entrés en conflit ouvert et très direct comme par exemple les USA et la Russie. Quelques mois avant l'invasion de l'Ukraine par le régime de Poutine, tout le monde était d'accord pour que Poutine soit le chien répressif qui allait écraser après la grève générale en Biélorussie le soulèvement du Kazakhstan. Et c'est ça auquel on fait face, c'est que les impérialistes peuvent se faire la guerre mais ils seront toujours avant toute chose alliés contre la classe ouire et les peuples qui se soulèvent. Alors qu'est-ce que ça veut dire cette guerre sociale ? Mais ça veut dire qu'aujourd'hui dans la discussion qui nous anime, mais je vais prendre la 2e moitié de mon intervention
là-dessus pour y revenir, la discussion sur la mobilisation du 10 septembre contre la guerre que Baou a déclaré au monde du travail. Mais le budget militaire a une importance capitale dans cette discussion là et tout le monde le voit bien au-delà des rangs des révolutionnaires. C'est ça aussi cette guerre qu'il prépare. C'est une guerre qu'ils ont déjà ouverte contre les travailleurs. Alors Armel l'a déjà dit, je prends une parenthèse pour le redire. Tous les désaccords que nous examinons ici et tous les points d'accord, c'est exactement la méthode que des camarades d'organisation italienne dont l'OTA Communista ont utilisé pour déclencher les conférences de Milan que nous avons rejointes qui sont aujourd'hui des
conférences qui se situent à Paris. Nous avons discuté discuté on n' pas cherché à se mettre d'accord au préalable à signer des thèses, à s'engager les uns les autres. On a discuté avec une quarantaine d'organisations qui se revendiquent de la révolution, parfois du trosquisme, parfois de la narcosyndicalisme, parfois autre. et on a échangé justement sur la situation mondiale. Et bien nous vous le redisons, ce genre d'échange est précieux, surtout si vous jugez que nous avons une position qui est trop pas assez alarmiste sur la possibilité et l'impact très présent du développement de la guerre. C'est très précieux d'avoir ces discussions parce que si la catastrophe
se déclenchait et bien tous ces liens entre organisations seront absolument indispensable et nous permettront d'avancer euh plus rapidement. Alors, tu as parlé aussi euh du recul, période de recul. Nous euh dans nos textes ou dans notre presse, on reprend pas cette expression parce que le recul par rapport à quoi ? Mais je vais pas faire semblant de pas voir ce que tu veux dire. Évidemment, un recul de la politisation dans la classe ouvrière, de la combativité. J'ajouterai seulement que la politisation derrière les partis staliniens qui étaient nationalistes et qui faisaient tout pour sauver la bourgeoisie à chaque instant et à chaque crise sociale était autant un avantage qu'un obstacle. On va le dire comme ça.
Mais OK, recule. Mais aujourd'hui là tout de suite la semaine prochaine on est face à une situation en fait une situation qui nous oblige une situation dans laquelle on peut dire "Ah mais nous vivons une période de recul." Très bien, dites-le dans les âgés de gréviste du 10 septembre, il y a pas de problème. Nous, on dira autre chose. Mais une situation qui oblige à avoir une politique. Alors, on est face à cette crise politique que vous caractérisez comme telle euh dans vos textes de congrès qui est bien sûr lié, je l'ai déjà dit, à la situation internationale, à l'incapacité de la bourgeoisie de sortir de de de son offensive patronale et de continuer à gouverner comme avant. Ça se traduit par
une poussée de l'extrême droite. Poussée de l'extrême droite que les appels au 10 septembre et et et la le fait qu'ils aient été très repris dans des tas de milieux populaires avant même que le 10 septembre ne se passe commence déjà à mettre en cause. Qu'est-ce qu'elle dit l'extrême droite sur le 10 septembre ? On va régler ça au parlement. Il va falloir quand même faire des économies. Ça ça va pas l'aider dans les milieux populaires. Bah oui, parce que c'est la lutte des classes qui fait évoluer les consciences bien évidemment. Alors, est-ce qu'on fait un pronostic nous sur le 10 septembre ? Non. J'ai envie de remarquer que Bairou semble avoir fait un petit pronostic. Bon, alors tant mieux, ils ont des renseignements certainement meilleurs que les nôtres. Mais en tout cas, on fait pas de
pronostic parce qu'on sait qu'un mouvement ça peut partir d'une manière, d'une autre. C'est effectivement pas nous qui décidons. Mais qu'est-ce qu'on fait ? Bah, on se met en position d'y intervenir. On se prépare, on pousse et puis d'y intervenir. Pourquoi ? Parce que même si on se disait qu'il y a peu de chance que ça prenne, bah si ça prend pas, ça prend pas. Et puis on s'est mis en position pour intervenir et ça a pas pris. C'est pas grave. S'il y a des chances que ça prenne, bah on s'est mis en position pour intervenir. Et là, ça ouvre des possibilités qui, comme vous le savez et je crois que c'est notre culture commune à tous, une poignée de militants dans une situation politique qui bascule peut avoir une importance capitale à condition qu'il soit au bon endroit au
bon moment et surtout avec la bonne politique. Alors, intervenir comment et sur quoi ? On est face dans cette crise politique à une peur, une trouille du pouvoir que cette crise, elle quitte l'arène parlementaire où elle est faite pour vivre la reine. Le parlement est là pour gérer, canaliser, organiser les crises politiques et qu'elle ne déborde pas trop et que ça se traduise dans la rue, dans les grèves, sur les lieux de travail, dans la jeunesse. Bon bah nous c'est exactement ça qu'on veut. La gauche, les appareils de gauche et y compris au premier rang desquels la France insoumise de Mélenchon. Leur politique c'est quoi ? se mettre à la tête ou prétendre se mettre à la tête de ces possibilités de mouvement pour mieux
les canaliser dans une impasse institutionnel pour que justement le mouvement n'aille pas jusqu'au bout de ses possibilités et devienne une vraie menace pour la bourgeoisie. Une vraie menace pour la bourgeoisie, c'est jamais au Parlement. C'est la politique aussi des directions syndicales avec une petite concurrence entre eux qui est qui est amusante à observer mais qui franchement est un détail, c'est la politique des directions syndicales. Alors la nôtre et quand je dis la nôtre, c'est celle de des révolutionnaires en vérité si vous regardez les organisations que ça définit. mettre en avant un programme de lutte pour le monde du travail, un programme de lutte sur des objectifs de classe. Viser le patronat parce que derrière Bairou dont personne ne pleurera la situation,
derrière Macron dont s'il venait à sauter, personne ne pleurerait la situation, visait le patronat et puis la solution politique à une mobilisation, elle est dans la lutte des travailleurs eux-mêmes. C'est-à-dire qu'il faut que les travailleurs dans une lutte prennent leurs affaires en main. Assemblée générale, comité de lutte comme a dit Jean-Pierre Mercier, comité de grève euh qu'il faut préparer dès maintenant. En pratique, ça veut dire quoi ? Ça veut dire bien sûr participer aux assemblées générales en cours qui veulent préparer le 10 septembre. Mais ça veut dire aussi que nos camarades dans les entreprise qui sont des travailleurs qui s'adressent au syndiqués, au non syndiqués qui ont aussi des responsabilités syndicales fassent des appels à la grève le 10 par toutes les
responsabilités qui peuvent et puis dans la grève du 10 préparer de s'adresser largement à tous les travailleurs à la base c'est au grévis de décider et cetera. Alors pour faire ça, c'est toute une activité et on est tous tout petits. On est même plus petit que vous, vous le savez bien. On est tous petit et c'est toute une activité. Et pour sentir une situation qui évolue très vite, on aurait pas eu la même discussion avant-hier. Euh voyez, pour sentir une situation qui évolue très vite, il faut des retours, il faut des rapports, il faut des points de contact, il faut des échanges. Alors, on va vivre chacun notre vie et on fera les bilans après. Ça, c'est une possibilité. C'est ce qu'on a fait en 2023. Ou alors on peut
au minimum, parce que je crois pas qu'on soit en situation dans nos relations, d'aller vers des expressions communes ou d'essayer de se lier les mains entre nous. C'est pas le sujet. Mais on peut au minimum avoir des points de contact pour savoir ce qui se passe, pour sentir les choses, pour s'échanger des informations, des rapport qui aideront notre compréhension et qui aideront nos interventions respectives dans ce mouvement. Parce que encore une fois, comme l'a dit Armel, moi aussi je reprends l'intervention de Jean-Pierre Mercier, je reprends votre éditorial qui est sorti hier soir. Franchement, aucun problème avec ça pour ce qui est de les jours qui viennent. Merci. Et la parole est à Marie. Oui. Alors, ça tombe bien, on va pouvoir
s'expliquer effectivement parce que je pense que ce qui est caractéristique, c'est qu'en fait derrière les mêmes mots, on met pas la même réalité. Vous reprenez la vidéo de Jean-Pierre à propos du 10 septembre et des comités de lutte et je reviendrai sur quoi en fait on comprend pas du tout les choses de la même manière. D'ailleurs, c'est aussi marquant que vous souhaitiez que toute la discussion se passe finalement euh sur cette rentrée sociale parce que il y aurait euh une lutte euh à venir. Et en fait, votre préoccupation c'est vraiment celle-là. Vous l'avez dit, enfin Armel, tu viens de le dire, amplifier les mobilisations, c'est quelque chose qu'on retrouve constamment dans votre presse, dans vos interventions et on sent qu'en fait c'est ça votre préoccupation, que
le rôle des révolutionnaires serait d'amplifier les mobilisations, d'y intervenir, de prendre la direction. Bon bah nous c'est pas du tout comme ça et les communistes, les marxistes, c'est pas comme ça qu'il comprennent quel est le rôle d'un parti ouvrier communiste révolutionnaire. D'autant plus et je vais y revenir aussi dans une période de recul parce que oui effectivement aux travailleurs et pas forcément dans les âgés qui pour le moment sont quand même des regroupements de militants et absolument pas de travailleurs du rang. Et bien au travailleurs du rang auquel on va s'adresser effectivement on va leur dire on est dans une période de recul c'est-à-dire dans un engrenage mortel. La bourgeoisie nous conduit à la mort, les camarades. La bourgeoisie,
elle prépare et c'est ce que Louis a expliqué, elle prépare la guerre mondiale. Alors oui, on va on va essayer de se défendre face aux attaques qui nous foutent dans la figure, que ce gouvernement aux ordres de la bourgeoisie nous fout dans la figure. Mais si on en reste là les copains et ben dans 3 ans on crève tous dans les tranchées. Et ça 3 ans, je sais pas si c'est 3 ans 4 ans, j'ai évidemment pas de boule de cristal. Ce que je vous décris là, c'est 1936. C'est ce qui s'est passé dans les années 30 en France. Et 1936, vous le savez, c'est une grève générale d'une toute autre ampleur que ce qu'on est en train d'éventuellement discuter là pour le 10 septembre. Vous avez une grève générale comme il y a pas eu. Il y a des occupations d'usine, il y a la classe
ouvrière qui est à l'offensive. Qu'est-ce qui se passe ? Il y a une direction bourgeoise. Il y a une direction bourgeoise qui dit quoi au travailleur ? qui dit "C'est bon, il y a eu les concessions, vous avez eu les congés payés, vous avez eu les délégués, vous avez eu les 40 heures, vous rentrez." Et les travailleurs bah ils sont rentrés parce qu'il y avait pas d'autres directions. Il y avait pas des militants ouvriers communistes, révolutionnaires en capacité de dire "Là ce qui nous pend au nez, c'est une guerre mondiale. Si on narrache pas le pouvoir à la bourgeoisie, on va tous crever." Et le problème c'est que c'est ce qui s'est passé parce que ce qu'ils ont arraché en 36, en 37, en 38, en 39, c'était liquidé et en 39 c'était tout le monde sous l'uniforme et tu vas crever
pour la bourgeoisie française. Alors oui, nous aujourd'hui, ce dont on a envie de discuter avec des travailleurs qui sont révoltés par la guerre que Baou Macron leur a déclaré, c'est pas la seule guerre à laquelle tu dois t'attendre. En réalité, tu as une autre guerre. On a tous une autre guerre qui nous pend au nez. Et qu'est-ce qu'on fait dans cette période ? Et cette discussion là, ben on veut l'avoir avec nos camarades de travail dans les usines, dans la classe ouvrière parce que ça aussi bah c'est une grande différence qu'on a entre nous. Nous ce qu'on veut c'est construire des noyaux de travailleurs conscients des enjeux, de travailleurs que ce qui nous attend c'est ça. Parce que fondamentalement nous on est optimiste. On sait que les travailleurs, ils sont capables de
s'affronter à tous ces obstacles et de s'affronter à tous les toute l'horreur et la barbarie que la bourgeoisie elle planifie. Mais qu'autant pour y arriver, il faut qu'il y ait des militants qui leur disent clairement les choses. Alors oui, on dit clairement les choses. On dit que c'est la guerre qui nous attend et et ça enfin c'est pas ce que vous faites parce que vous vous dites à partir du moment où il y a des luttes, bah c'est super, on va être tous ensemble et puis plus on est tous ensemble, mieux c'est. Mais ça c'est pas vrai parce que toutes les luttes c'est pas des luttes déjà c'est pas automatiquement des luttes de travailleurs. C'est il y a rien d'automatique. Il y a aussi d'autres couches de la population qui peuvent tout à fait se mettre en colère et l'exprimer.
D'autre part quand c'est mélangé, moi je reprendrai un exemple récent, les gilets jaunes. Il y avait des ouvriers dans les gilets jaunes un certain nombre. Et puis il y avait aussi des petits patrons. Bah qui c'est qui a donné le ton ? Qui c'est qui a mis en avant ses revendications ? passer les petits patrons parce que les ouvriers c'est une classe exploitée à qui on dit toute la journée de pas parler, de baisser la tête, d'obéir à l'usine, dans la société mais aussi dans les luttes parce qu'il y a toujours d'autres représentants, il y a toujours d'autres classes qui eux se sentent toujours très à l'aise hein. La petite bourgeoisie, les petits patrons, certains même des étudiants, ils sont bien plus à l'aise pour causer et pour mettre en avant leurs problèmes que les
ouvriers. Bah nous dans cette période ce qu'on veut c'est que ça soit les ouvriers qui mettent en avant leurs revendications, leurs préoccupations, leurs intérêts et qu'il se démarque. Le problème, pourquoi il faut un parti ? Il faut un parti pour trancher. Il faut un parti pour dire c'est pas tous ensemble, c'est les ouvriers. Parce que la seule force sociale qui est capable dans la société d'arracher le pouvoir à la bourgeoisie, de les exproprier, d'en finir avec la barbarie capitaliste, et ben c'est la classe ouvrière. Et le problème fondamental, c'est que cette classe ouvrière, il faut qu'elle ait une indépendance politique, faut qu'elle s'exprime sur ses intérêts à elle. Et vous, bah c'est pas ça que vous construisez.
Moi, je le dis, c'est pas c'est pas une provocation. C'est ce que je constate depuis ce matin. Ce que j'entends c'est faut qu'on se délimite par rapport à la gauche institutionnelle. Mais c'est pas le problème les camarades. Faut qu'on se délimite sur une base de classe. Pourquoi ça vous préoccupe autant que ça la gauche institutionnelle ? Bah moi je pense que c'est parce que ceux à qui vous vous adressez, le milieu dans lequel vous êtes, le milieu duquel vous subissez la pression, bah c'est un milieu qui regarde vers la gauche. Alors bah vous cherchez à chaque fois à vous délimiter par rapport à lui. Bah nous c'est pas notre préoccupation. Voilà, nous notre préoccupation c'est de se délimiter sur une base de classe. Et bon, c'est quand
même c'est quand même indispensable parce que pour le coup, dans ce qui nous attend et ce que ce qui a commencé aussi à développer le camarade, je pense que là en réalité on n'est pas prêt hein. On vit dans un pays riche, on vit dans du coton en France hein. la réalité de la guerre mais même du rouleau compresseur de ce que ça peut être une entrée en guerre, on n'y est pas prêt. Et que la seule manière d'essayer et de faire le plus possible pour tenir dans ces périodes là, bah c'est justement en ayant cette implantation de classe et en ayant cette cette politique là. Parce que dans le passé, bah le mouvement ouvrier, il a été plusieurs fois confronté,
14, les années 30, la Seconde Guerre mondiale et bien des organisations, bah elles ont pas tenu et nous c'est de ces leçons-là que qu'on a envie de discuter. Et bon pour pour revenir aussi quand même sur le fait que nous on voit cet aspect là que que finalement bah voilà vous voulez pas avertir les travailleurs qu'il va falloir se bagarrer. Vous voulez pas leur dire clairement que même dans un mouvement contre les attaques de Bairou, même dans un mouvement si on veut nous les ouvriers décider et ben va falloir qu'on s'affronte. Ça va pas être tous ensemble. C'est super, on est tous dans la lutte et ça va bien se passer. Si on veut avoir des comités de lutte dont
parle Jean-Pierre à la télé, c'est des comités d'ouvriers du rang. Ça veut dire s'affronter aux directions syndicales et s'affronter même aux syndicats parce qu'il y a pas que les chefs syndicaux d'un côté et puis les syndicats dans l'usine de l'autre. Il y a quand même un appareil et c'est un tout. et avoir des militants convaincus que c'est une nécessité et qu' l'expliqu à leurs camarades de travail, là on rentre dans le dur et il va falloir qu'on se prépare parce qu'ils vont tous être contre nous. On aura le gouvernement, on aura l'État, on aura le patron, mais on aura aussi tous ceux qui font croire qu'ils sont de notre côté. Bon bah vous ces bagarres là, vous les préparez pas. Et c'est quelque chose qu'on retrouve dans d'autres voilà dans d'autres sujets
politiques importants auquels on a été confronté cette année. Moi ce que je voudrais c'est revenir sur la Palestine parce que parce que là aussi on n'est pas d'accord en fait. Nous ce qu'on voit c'est qu'en fait vous essayez de concilier des choses qui sont pas conciliables. Alors j'invente rien. Enfin je veux dire il y a l'affiche qui est là. À chaque fois que vous parlez de la Palestine, vous mettez les couleurs du drapeau palestinien. Et ben, un drapeau national, ça peut pas être le drapeau des travailleurs. Et ça, c'est quelque chose quand même que le mouvement ouvrier, il a tranché et il a tranché en 1848. Et ça, c'est la leçon de Marx. Voilà, les ouvriers, c'est un camp, ils ont
leur drapeau, c'est le drapeau rouge. Alors, vous le mettez aussi, hein. Et puis la bourgeoisie, elle a un autre camp et elle a ses propres drapeaux. Bah, nous ce qu'on pense c'est qu'on peut pas mettre côte à côte les deux drapeaux parce qu'à partir du moment où on fait ça, on embrouille tout et on permet pas aux travailleurs de comprendre clairement qui sont leurs ennemis, avec qui qui sont leurs alliés. Et c'est quand même fondamental. Enfin, je veux dire, on est comme tout le monde ici et bien au-delà d'ici, révolté, révolté par les massacre qui sont en train de se produire, par l'horreur, par la barbarie de Gaza, de la 6 Jordanie, de voir ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux effectivement.
Mais pour que ça s'arrête, c'est pas en écrivant Solidarité avec les Palestiniens et en reprenant un drapeau qui a été celui des nationalistes. C'est pas comme ça que ça s'arrêtera cette barbarie. Cette barbarie, elle s'arrêtera avec une politique de classe. Et je veux dire, nous on est en France, on n'est même pas là-bas sous la pression de ce que ça peut être. On est en France, bah faut qu'on tienne bon sur cette base de classe parce que si on tient pas bon alors que la guerre, elle est à plusieurs milliers de kilomètres, qu'est-ce que ça va être quand la guerre elle sera ici ? Parce que à nouveau, bah nous c'est ça qui c'est ça qui nous préoccupe, c'est comment faire pour que les travailleurs, ils aient un drapeau à eux, ils aient une politique à eux et ils tiennent bon
dans les situations dans lesquelles la bourgeoisie, elle va nous plonger parce que la lutte de classe, elle s'arrête pas avec la guerre. Ouais. En fait, avec tout le respect que je vous dois les camarades, j'ai envie de vous dire, je pense que si vous aviez décemment voulu charger la mule le plus possible, vous auriez fait exactement ça. C'est-à-dire que là, c'est notre 3e année. Le la posture que vous avez fait le choix d'adopter, elle ne correspond pas à ce que vous faites, je suis désolé au quotidien et au rapport que nous avons entre organisation mais aussi dans les rapports qu'ont les camarades sur leur lieu de travail. Et je suis désolé, je
sais pas ce que Jean-Pierre met derrière comité de lutte, je sais pas jusqu'à comité de grève, je ne sais pas jusqu'à quel point il fait le triè si c'est bien comme ça va, si ça rentre bien dans les cases, mais j'ai pas l'impression que ce soit exactement la politique qu'il mène sur son usine, dans sa boîte. Donc moi, je vous invite à une chose parce que franchement là, j'avais relu vos textes aussi. Aujourd'hui, dans une guerre qui serait déclenchée par l'impérialisme américain contre la Chine, nous serions dans le camp de la Chine. C'est ça que vous écrivez. Mais venez à la 4e conférence de Paris, hein. Elle se tiendra à Paris. Ce sera dans nos locaux. Ça c'est exactement des discussions. Oui, qu'il faut pousser. On a raison de les pousser. On a raison d'essayer de se
comprendre. Mais là, honnêtement, comment on peut comprendre différemment l'édito qui est paru qui est en vidéo de Nathalie Arto ? Je suis désolé, cet édito, il est hyper offensif. Et il cible pas sur la 3e guerre mondiale, il cible sur le 10 septembre que font les militants révolutionnaires dans cette situation. dans cette situation, je ne pense pas, pardon encore, que Jean-Pierre quand il va aller là, quand il sera à l'usine, il va dire à ses collègues dont une bonne partie, nous les connaissons qui ont soutenu les camarades de la poste le le 12 juin, qu'il va leur dire avant de vous engager dans quelque bagarre que ce soit, soyez conscients que la troisème guerre mondiale est à nos portes. C'est pas
sérieux de discuter comme ça. pas sérieux parce que ça induit un sectarisme qui au quotidien n'existe pas ou alors à la marge dans les relations que nous avons. Alors, une fois qu'on a dit ça, j'ai envie de dire c'est dommage, mais c'est un peu dommage aussi parce qu'en fait alors que nous on se trouve dans une dans ce qu'on a dit une méthode où on veut pas brûler les étapes, griller les étapes, euh aller là où d'autres organisations n'ont pas envie d'aller, euh on trouve que là cette manière dont vous prenez la discussion, elle euh comment dire, elle ne correspond pas à la réalité et elle
pousse tellement la charge loin. Euh je sais pas comment comment réagissent vos camarades mais euh et je sais pas quels sont les ouvriers que vous démitez délimitez bien et comment ça se passe dans lutte ouvrière. Mais pardon, le 8 mars, je sais pas comment vous caractérisez ceux et celles qui étaient à la manifestation à Paris et comment vous avez vous vous êtes délimité de ça. Mais le point de contact qu'on a eu avec le cortège de ho le le point fixe de lutte ouvrière à Paris le 8 mars, il a discuté de choses très concrètes que nous avons bien fait d'avoir sur qu'est-ce qui va se passer là au moment où les sionistes et l'extrême droite va arriver. Le 22 mars,
nous avons défilé les uns derrière les autres consciemment. On s'est appelé, on s'est en lien, on a attendu qu'on arrive, on avait pris un rendez-vous. Bon, je sais pas quelle délimitation vous avez fait à ce moment-là. Euh on a euh il faut s'affronter. Mais les camarades qui sont passés en procès là, ils sont affrontés à qui ? C'est des camarades, ils sont caractérisés comment ? Je les vois là ces camarades, ceux qui sont passés en procès, ceux qui n'y sont pas, qui ont des mesures en veux-tu en voilà, je les vois là. Il y a Thomas, il y a Flo qui doit être quelque part, les camarades de la poste du 92, du 78 qui s'affrontent quotidiennement à leur direction et c'est un affrontement de classe. C'est parce qu'ils défendent une orientation de classe à l'intérieur de
la boîte avec des ouvriers durant qu'ils sont aujourd'hui dans cette situation là au niveau de la justice, mais qu'ils sont aussi dans une situation de gain sur la boîte, d'avoir gagné des ouvriers du rang. Bon donc je sais pas si on est obligé de faire le pointage là sur les 500 camarades qui sont présents à ce débat de qui fait quoi et a bien le profil type. Mais honnêtement le 10 le 10 à l'éducation nationale vous avez beaucoup de camarades. Dans les entreprises où vous avez beaucoup de camarades la discussion elle va pas être de savoir si on fait plouf plouf est-ce qu'on va au 10 par rapport à l'enjeu de la 3è guerre mondiale qui est à nos portes qui était à nos portes déjà il y a 3 ans. Il y a 2 ans, on a réussi à
s'éviter ce débat assez caricatural, assez caricatural. Euh parce que je finis avec ça, Marie, mais franchement, vu tout ce que tu dis, euh autant pas faire 36, autant pas faire 36. Et si on refait 36 mais autant qu'on fasse en sorte que les militants communistes et révolutionnaires ils soient pas à la remorque, il soient pas derrière. Mais la discussion, elle se passe maintenant. Elle se passe pas au moment où l'offensive de la bourgeoisie t'éclate à la gueule. Elle se passe avant. C'est pour ça qu'on construit des parties révolutionnaires effectivement stratégiquement délimité.
Bon, le problème il est il est il est pour nous effectivement que c'est pas le nombre, je vais revenir sur un certain nombre de choses qui ont été dites parce que je crois que ça va continuer à éclairer nos désaccords. Il est pas de dire justement que à deux on a plus de crédibilité. justement, on pourrait y défendre quoi ? Bah, notre problème sur 36, c'est que ce qu'il a manqué, c'était un parti qui défendait la prise du pouvoir pour les travailleurs. Et c'est à partir de cette orientation qu'on réfléchit. Alors, ça peut sembler être une évidence, mais c'est fondamental parce que aujourd'hui, oui, notre problème, il est d'éclairer les travailleurs à partir de ça. Et il y a plein de choses sur lesquelles on est tous d'accord avec ce que Jean-Pierre Merci a dit hier à la télé. Il y a
quelque chose qu'il a rajouté, c'est qu'on était communiste. Et être communiste quand même, ça veut dire qu'on réfléchit à partir de ce que la période elle est. Et on n'est pas paternaliste avec les travailleurs quand on se lie avec eux. Et ça ça ne se résume pas à des mots d'ordre en manifestation ou dans une âgée quand on se lit avec des travailleurs, qu'on discute de nos de notre politique, qu'on discute des problèmes que la période elle pose. Oui, dans une période qui se dirige vers la barbarie généralisée, on a besoin de chercher, de discuter de ça. C'est fondamental pour nous parce que ne pas le faire, c'est tout simplement ne pas se préparer nous-mêmes et les travailleurs qui sont autour de nous à ce qui est en train de nous arriver dessus. Et bon, je je vais continuer sur
cette idée qui à mon avis est vraiment importante parce que même sur cette question de l'État chinois, mais on raisonne pas de la même manière. Nous ce qu'on dit c'est pas que l'état chinois il est plus progressiste, ce qu'on est en train ou qu'il est meilleur ou que c'est moins un ennemi pour les travailleurs. Bien sûr que l'État chinois en Chine, il il participe enfin il écrase les travailleurs, c'est son rôle. Oui, très bien. Mais nous ce qu'on dit c'est que notre job il est pas de dire l'État chinois c'est un ennemi. Ça, on l'entend tout le temps et partout. Je veux dire ce à quoi on va faire face s'il y a un déclenchement d'une guerre majeure avec la Chine, c'est justement que la seule chose qu'on entendra, c'est ça, c'est qu'il faut se battre contre la
Chine, contre les Chinois, que c'est une dictature. Et nous, notre problème, il est effectivement pas de créer une organisation qui soit indépendante de la gauche institutionnelle, mais les pressions de la bourgeoisie. Et ça qui passe partout dans la société à commencer par où est-ce qu'on milite, où est-ce qu'on construit et sous la pression de qui on se met. Mais c'est pas que ça, c'est aussi à avoir une compréhension claire de ce que c'est que la science du malheur, du prolétariat, de comment est-ce qu'on peut s'orienter dans une situation où oui, c'est le rouleau compresseur qui qui qui nous attend. Et notre problème, il est de faire face à la pression de la bourgeoisie qui voudra qu'on se range de son côté contre la Chine. Et oui, bon je on discute de ce qui on enfin voulait
discuter de ce qui nous rassemble mais c'est c'est pas le problème. Enfin pour nous le fait le fait de discuter de ce qui nous rassemble enfin si c'est sur ça qu'on se concentre très bien mais pourquoi on est deux organisations différentes ? Pourquoi on a des désaccords ? C'est uniquement à partir de ça qu'on peut éclairer ceux qui cherchent des idées aujourd'hui, les traveurs qui cherchent des idées et qui cherchent à s'orienter à le faire justement en parlant de nos désaccords. Et ce à quoi on se prépare quand même et ben ça nous demande d'être capable de nous orienter. Et moi, il y a des choses simples que je veux dire mais quand même c'est pas juste une question d'opposer. Le problème de ça, c'est des choses théoriques sur la guerre et puis ensuite
il y a ce qui est radical, c'est-à-dire les luttes dans les mouvements sociaux. Non, tous les travailleurs avec qui on va avoir la capacité de se lier, que ce soit le 10 septembre ou n'importe quoi d'autre, parce que c'est pas la question du 10 septembre, c'est la question de s'il y a des luttes de travailleurs, qu'est-ce qu'on vise, qu'est-ce qu'on veut construire avec eux ? Bah là, ce dont on a besoin de construire, c'est une organisation qui se donne les moyens politiques de tenir face à la guerre qui vient à commencer par comprendre ce qu'est cette guerre. Et aujourd'hui, la manière dont nous présente la guerre, c'est qu'il y a les méchants qui agressent et les gentils qui se défendent. Et ben oui, c'est à partir de ces nœuds qu'on veut éclairer les travailleurs autour de nous et qu'on
veut raisonner. Et ça, ça passe par des choses très importantes dans notre manière de comprendre ce que c'est que la crise du capitalisme aujourd'hui. Oui. Euh euh il y avait des socialistes qui disaient que euh il n'y aurait jamais la guerre entre l'Angleterre et euh l'Allemagne parce que leurs économies étaient trop liées. Bah dire quelque chose comme ça, oui, ça a été un piège pour les travailleurs. Aujourd'hui, on a besoin de comprendre que peu importe l'entremêement de l'économie, y compris entre les États-Unis et la Chine, là ce qui est en train de se diriger, c'est le conflit mondial. Et ça c'est important. Pourquoi ? Parce que nous le problème c'est pas qu'on vous dit que vous êtes pas assez alarmiste. Pas du tout les camarades. C'est pas ça. On veut pas être
alarmiste. Notre problème il est pas de paniquer. Notre problème il est de se préparer sérieusement parce que là ce qui vient alors on a déjà des désaccords sur la guerre, notre manière de la comprendre et comment on se positionne vis-à-vis de notre propre bourgeoisie. Mais il y a eu des militants et des organisations ouvrières dans le passé qui militaient dans la classe ouvrière, qui avaient mené des combats d'une intensité que aucun de nous n'a connu et qui pourtant face à cette question de la guerre sont tombés et sont fait écraser parce qu'ils n'était pas prêt parce que justement il avait pas discuté de mais qu'est-ce qu'on va faire dans une situation où on va se retrouver divisé, envoyé dans les tranchées, où la pression sera énorme ou peut-être qu'il
faudra bon enfin discuter des problèmes que ça pose et ça c'est ce qu'on cherche à faire parce que oui, il faut qu'on prépare notre camp là où on le peut et à partir de toutes les occasions qui se présentent parce que notre futur c'est ça. Euh en fait moi j'ai envie de repartir un peu de la Palestine parce que vous semblez indiquer un pronostic quant à notre résistance éventuelle aux pressions. C'est un vrai problème la pression de la société bourgeoise sur des organisations révolutionnaires. Mais euh faites gaffe quand même que vous y êtes pas étanche non plus, hein. C'est pas en se mettant dans un petit coin en disant "Nous sommes les seuls, on prépare les tranchées et cetera, qu'on résiste à la pression." Et j'en veux
pour preuve justement votre attitude sur la Palestine. En fait, euh la première manifestation qui a pu se tenir et qui a été autorisée, entre parenthèses, certains ont fait des efforts dans ce sens, d'autres ont regardé la chose. Votre banderolle, c'était niamas ni Netaniaou. euh certainement en réponse à la pression qui était effectivement assez forte euh de présenter euh le peuple palestinien et la direction nationaliste du Hamas comme étant responsable euh agresseur contre l'État d'Israël mettant jusqu'en cause son existence ni Hamas ni Netaniau. Et aujourd'hui parce que les erreurs elles se payent toujours. Aujourd'hui dans votre texte de congrès,
vous partez de là pour dire "Ouais, à l'époque il y avait de la pression quand même, fallait le dire comme ça, mais maintenant on est pour la défaite de l'État d'Israël." Position correcte. Mais d'ailleurs, on est pour la défaite de l'État d'Israël parce que en cas de guerre entre les USA et la Chine, on serait dans le camp de la Chine. Position moins correcte. Enfin, les pressions elles vont on va les subir et croyez pas que vous y êtes étanches, pas plus vous que nous. Par contre, il y a un truc dont je suis sûr, c'est que pour subir des pressions, pour mesurer les pressions que chacun a subi et celles auquell on cède et auquel on doit pas céder, bah il faut discuter. Il faut discuter et pas comme s'il y avait ceux qui étaient immunisés et ceux qui étaient pas immunisés, mais il faut
discuter et je vous demande quand même d'entendre. Alors discuter. La meilleure discussion, nous on l'a pratiqué dans le NPAR parce qu'on est le résultat de la fusion par construction de différents courants. La meilleure discussion, c'est la pratique. On est marxiste nous aussi, c'est la pratique et donc c'est dans l'intervention. Et donc je le redis mais dans l'intervention par rapport au 10 septembre, il va y avoir des discussions qui vont naître et nous aurions intérêt à échanger de près un certain nombre d'informations au moins pour s'orienter, se comprendre et plus important éventuellement saisir des occasions si elles se présentent. Enfin camarade, la question des comités de grève, on l'a chevillé au corps. Ils peuvent pas parler parce que voilà,
il y a que la tribune qui parle cet après-midi, mais les camarades postiers, les camarades cheminaux, les camarades des hôpitaux, les camarades de l'industrie, je pense qu'il y a une longue liste de camarades qui se sont bagarrés pour avoir des comités de grève et vous avez bien raison de souligner que à chaque fois, c'est une bagarre. C'est même une petite prise de pouvoir dans la lutte. contre la bureaucratie syndicale et c'est exactement pourquoi la forme comité de grève est même plus importante encore que les acquis et la victoire éventuelle d'une lutte parce que elle donne aux travailleurs la volonté de prendre leurs affaires en main et un jour de prendre le pouvoir. Ça c'est notre point de vue. C'est notre
point de vue communiste d'ailleurs. Donc ne nous taxez pas s'il vous plaît de suivistes des directions syndicales. Pourquoi on se délimite de la gauche institutionnelle ? Mais enfin, vous avez vu l'histoire de l'extrême gauche, vous habitez sur la planète Mars. Comment ça se traduit les pressions bourgeoises sur les militants syndicaux ? Oui, bien au-delà de la bureaucratie même syndicale et de ses sommets. Comment ça se traduit les pressions bourgeoises ? Même dans la tête de travailleurs, les travailleurs aux dernières élections, ils ont fait quoi ? Il y en a une partie qui s'est abstene. Il y en a une partie qui a voté RN, il y en a une partie qui a voté NFP. Ça existe ça c'est comme ça. Faut bien se délimiter par rapport à ça et vous le faites vous-même d'ailleurs.
Et vous êtes les premiers à reprocher à juste titre à Philippe Poutou de parler indistinctement de gauche de combat puis de rejoindre Mélenchon dans les législatives et nous aussi. C'est pour ça qu'on se délimite. Bon, alors ensuite, je voudrais quand même faire un petit rappel, c'est que on va avoir devant nous, et ça Armel l'a dit, on va avoir devant nous des campagnes électorales et les campagnes électorales, on a beau ne pas être électoraliste et on l'est pas du tout parce qu'on pense pas que ça puisse changer quoi que ce soit la situation, un résultat électoral. En tout cas, on sait bien que c'est les élections, c'est une tribune très importante, d'autant plus importante dans des situations de péril tel que vous les décrivez et tel qu'on les pense nous aussi. C'est une
tribune très importante pour faire valoir les intérêts de classe des travailleurs, pour faire valoir une stratégie révolutionnaire et pour faire valoir un programme de lutte pour le monde du travail. pas que pour la lutte dans les tranchées, mais la lutte aussi maintenant, tout de suite, après-demain, un programme de lutte pour le monde du travail. Dans ces campagne électorale, on pourrait dire plein de choses en commun. Et en fait dans ces campagnes électorales et là je reviens à la délimitation de la gauche institutionnelle, excusez-moi. dans ces campagnes électorales, il y aurait intérêt à ce qu'il y ait délimité de la gauche institutionnelle un pôle des révolutionnaires qui s'affirme que ce soit dans des municipales que ni nous ni vous à mon avis
ne prenons comme enfin cette fois du moins nous prenons comme une possibilité de faire des alliances avec la gauche ou des alliances avec des associations locales ou de défendre un programme localiste comme si On pouvait changer les choses à l'échelle d'une municipalité. Non, les municipales, c'est un programme politique national qui donne un programme de lutte pour le monde du travail, qui donne des perspectives communistes et qui affiche un profil de classe. Que ce soit pour d'éventuelles législatives, peut-être que ça se précise, on verra. Et bien dans tous les cas, nous pensons que nous aurions intérêt au niveau des moyens à déployer pour ces campagnes, au niveau de l'intérêt à gagner en surface pour les
idées communistes et révolutionnaires, à se donner les moyens de discuter de comment faire ensemble. Il y a plein de manières de faire ensemble. Comment faire ensemble ?
Alors moi je vais revenir pour commencer on va dire effectivement sur la Palestine. Oui, on a écrit niamas ni Netaniau parce que nous on pense que ce qui est essentiel pour les travailleurs du monde entier c'est de comprendre qui sont leurs adversaires et que dans bien des pays pauvres, colonisés, soumis à l'impérialisme et ben il y a tout un tas de dirigeants nationalistes. Or des fois ils sont islamistes, des fois ils sont de gauche, des fois ils prennent d'autres colorations politiques. Mais enfin tous ce qu'ils mettent dans la tête des travailleurs, c'est il faut un état, un pays et puis bah en fait dans le fond derrière vous allez continuer à obéir. C'est ça qui
s'est passé dans toutes les luttes gigantesques que les travailleurs des pays colonisés ils ont mené. À la fin, c'était pour terminer comme esclave de leur propre bourgeoisie plus de l'impérialisme qui n'a jamais disparu. Et ben, il faut que les travailleurs de ces pays-là et d'ici aussi, ils aient en tête, faut qu'on décide nous-même et on va se ranger derrière aucun dirigeant, même s'il dit que on est de la même origine, du même pays ou que on aurait la même culture ou je ne sais quoi. Il faut rester clair sur la seule chose qu'on a en commun, c'est notre classe sociale. Et ça, bah oui, ça veut dire trancher. Ça veut dire trancher avec tout un tas
de courants qui parcourent aujourd'hui des milieux politisés et ben auxquels pour le coup vous êtes pas imperméable. Alors nous on prétend pas avoir une solution miracle hein. Effectivement on est matérialiste et on se dit que par contre c'est une préoccupation et on est une petite organisation effectivement et une petite organisation bah faut qu'elle ait des priorités. Une petite organisation communiste révolutionnaire, son seul rôle, c'est de s'implanter dans la classe ouvrière parce que c'est la classe ouvrière qui va changer le monde. Et ça, Armel, c'est pas de dire "Ah bah du coup, on fait pas 36. Nous, on détache pas les problèmes. Déjà, ni vous, ni, ni aucun militant, il
décide de quand est-ce qu'il y a une explosion sociale. Enfin, vous l'avez même redit mais il faut quand même le rappeler. Deuxièmement, on on peut tout à fait mener une politique dans ces moments d'explosion sociale qui démarre sur tout un tas de sujets. Évidemment que la prochaine explosion sociale, elle va pas démarrer sur la perspective de la troisème guerre mondiale. Enfin, j'en sais rien. Ça va peut-être démarrer sur les de jours de férier là qui veulent nous faire sauter ou sur autre chose. Mais le problème de fond, c'est est-ce que les travailleurs, ils ont une organisation à eux, une politique à eux et une conscience de qu'est-ce qui va leur tomber dessus ? Parce qu'en fait ce qui nous manque, c'est ça. Ce qui nous manque, c'est de préparer des périodes. Et la la guerre,
c'est pas on arrête tout. Non, dans la guerre, il y a des noyaux de communistes révolutionnaires qui tiennent bon et qui permettent que quand les travailleurs ils relèvent la tête et ben ils aient une politique, ils aient un drapeau et ils sachent à qui s'en prendre. Donc moi ce qui me choque, je voilà ce qui me choque dans ce que vous sous-entendez, c'est queon écrirait des choses et puis on discuterait d'autres choses avec nos camarades de travail. Bah non, en réalité nous, on pense que les travailleurs, ils sont capables de comprendre. On sait même parce qu'on les mène les discussions, on sait que les camarades à usine, dans les milieux qui nous entourent, ils sont tout à fait capables de comprendre. D'ailleurs, la plupart de ceux avec lesquels on discute
dans les boîtes ou sur les marchés, eux, ils ont conscience queon a la guerre qui nous pend au bout du nez. C'est eux-mêmes qui nous en parlent. Alors après, le problème c'est qu'est-ce qu'on fait face à ça ? parce que ça apparaît et ça lait quelque chose de gigantesque. Et les travailleurs eux, ils sont bien plus conscients, j'ai envie de vous dire, que vous de ce qui va nous arriver. Et après, comment on fait face à ça ? Bah, c'est là que tout démarre et c'est là aussi que non, ça ne changera rien d'être ensemble. Ce qu'il faut, c'est de la clarté. Et en réalité, bah voilà, faisons menons l'expérience, faisons chacun de notre côté. Mais enfin bon, on a aussi quand même on peut essayer de de regarder un petit peu en arrière pas trop longtemps mais vous
vous avez fait un choix en 2009 de dire on fait alors à l'époque vous l'appeliez pas un pôle des révolutionnaires mais ça y ressemble grandement parce que c'était on se regroupe entre révolutionnair on tient plus au communisme ça finalement voilà on le passe sous le tapis et puis comme ça on va être plus gros on va plus peser et on va prendre la tête des luttes bah tirons un bilan hein on 16 ans après votre organisation en 2022 quand il y a eu la toute petite pression qui s'est exercé, elle a pas tenu la route et puis elle a elle s'est séparée. Bah nous ce qu'on se pose c'est comment faire pour tenir pour construire du solide et ça ça veut dire se délimiter
sur une base de classe. et se délimiter sur une base de classe. C'est ça aussi que Jean-Pierre il a en tête quand il discute avec ses camarades à l'usine parce que on a pas deux faces, une publique et une avec les collègues de boulot.
Ouais. Bon, je pense qu'aucune organisation révolutionnaire n'a eu le privilège de ne pas avoir des petits bouts d'elles-mêmes qui partent plus ou moins gros, pas plus vous d'ailleurs. Euh je pense que Jean-Pierre discute effectivement avec tous ses collègues dont nos camarades comme Ken qui est ici présent, avec qui c'est l'occasion de discuter. Euh je suis navrée que tu es choquée. C'est évidemment pas mon mon propos hein bien sûr et mon objectif. Mais là en fait je comprends pas la discussion. Tu dis vous n'êtes pas imperméable à tout à tout un tas de
courants. Mais lesquels ? On n'est pas imperméable à qui ? On n'est pas imperméable à quoi ? En quelle occasion ? sur les entreprises dans les boîtes, dans la politique qu'on mène, la politique électorale que l'on a mené à partir de dès 2022 pour un certain nombre d'entre nous, la politique électorale qu'on a mené aux dernières échéances électorales et qu'on avait pour lesquels on vous on avait engagé euh une discussion. Euh je veux dire, vous voulez discuter mais discutons. Dites précisément les choses. Quel est le point d'achoppement qui ne permet pas aujourd'hui à nos deux organisations qui sont effectivement
séparées ? Tout le monde l'a absolument constaté et il s'agit pas dans la discussion de penser que à la fin la conclusion ce sera de se donner les moyens à ce stade-là d'être autre chose que ce que nous sommes, c'est-à-dire deux organisations séparées. et quel est quels sont aujourd'hui les points d'achoppement véritables à quelques jours d'une mobilisation et dans une situation très instable où oui, il n'y a pas un rat de maré de mobilisation mais où notre tâche notre tâche on le pense c'est une discussion notre tâche on le pense et de faire bouger les lignes mais vous avez quand même en partie cette politique parce que bien évidemment il y a les cercles de formation
Il y a les fêtes et tout un tas de moments comme ça de formation, mais il y a aussi le quotidien, des camarades de lutte ouvrière, leur intervention quotidienne, elle est pas juste pour subir le dur labeur de l'ouvrier du rang parce que sinon ça sert à quoi ? Ça sert à faire des rapports sur quelle est la condition de la classe ouvrière. Non, vous avez des militants et des militantes qui tentent de peser sur une situation aussi petite soit-elle à l'échelle d'une usine. Nous ce qu'on discute c'est à l'échelle de la situation nationale aujourd'hui telle qu'elle se profile à quelques encablures d'une journée de mobilisation qui de fait polarise les discussions, beaucoup de discussions qui permet de mettre au centre la question de la grève et de la grève générale.
Quels sont nous voilà ce qu'on pense qu'il faille faire. On avait l'impression par vos éditaux, par les déclarations du camarade Jean-Pierre Mercier que c'était une discussion un peu centrale que nous pourrions avoir ici. Pas pour dire qu'on va avoir une expression commune là-dessus, pas pour dire que ça masque nos désaccords. Oui, on a des désaccords, mais quand on a dû se prendre la sission, on avait toujours des désaccords. Les camarades là dans l'organisation, les deux courants principaux qui ont mené et qui mènent toujours la fusion, elle n'a pas empêché de construire ce parti parce qu'on construit aujourd'hui un parti révolutionnaire et Jean-Pierre Mertier a bien raison sur une chaîne comme LCI d'affirmer qu'il est
communiste et révolutionnaire et c'est tout c'est tout à son honneur de le faire. Donc la discussion pour nous elle est elle est celle-ci. On a fait le choix de tenter, comme on l'a expliqué tout à l'heure, de d'avoir de construire avec des organisations euh un cadre de dialogue permanent. Quand je dis permanent, c'est pas tous les jours. Évidemment, on se comprend. On trouve que le minimum en France au regard de ce que sont nos deux organisations et quel que soit j'ai envie de dire vraiment quel que soit ce que vous pensez de notre passé aux uns aux autres, je rappelle que comme on est deux courants principaux différents, on n pas exactement le même mais vous connaissez plus le passé d'une partie de l'organisation que de l'autre probablement. Quel que soit
cela, on arrive à à se créer aussi ce cadre là. à se créer aussi ce cadre là parce que les divergences, moi je n'idéalise pas les rapports qu'il y a entre nos militantes et nos militants dans les entreprises. Bien sûr, il y a des divergences, il y a des désaccords qui se posent dans le fruit de la confrontation à avoir avec le patron, avec le taer, avec l'administration, la manière dont on réagit, ce qu'on construit. Bon, mais quel meilleur autre moyen que d'avancer que d'essayer d'avoir ce ce dialogue là ? Et c'est c'est en ça que euh bien sûr, on peut dire cette tribune là, elle est que un moment. Elle est que un moment et
puis après la vie repart. Les accélérations montrent que tous les éléments, tous les moments qui nous permettent de faire des pas ou de tenter de faire des pas ensemble sont des éléments importants. Et je redis encore une fois, je pense pas du tout, si je t'ai choqué, euh probablement vous dites la même chose au aux travailleurs et aux travailleuses. probablement là n'est pas le là n'est pas le problème mais je suis désolé la manière dont l'a avancé Louis était de faire un préalable de ça dans les discussions un élément prioritaire dans la discussion avec les travailleurs, les travailleuses. Évidemment, ça ne correspond pas aujourd'hui à ce qui devrait être de notre point de vue les
tâches essentielles des révolutionnaires.
Et ben c'est pas que c'est la question de la tâche prioritaire, c'est que notre problème il est de préparer les travailleurs à la période qui est aujourd'hui une période de recul. Et ça si on en parle pas bah on ne se prépare pas et on ne se donne pas les moyens y compris partout où on peut intervenir politiquement. Oui, effectivement, mais à faire ce qui est notre travail en tant que communiste révolutionnaire, ce qui n'est pas de faire bouger les lignes, ce qui n'est pas de faire en sorte que les luttes soient plus grosses, d'appeler à la lutte, d'utiliser tous nos moyens pour que de faire en sorte que oui, les les luttes soient plus importantes. Notre problème, il est d'éclairé sur qui est-ce qu'on a en face de nous,
qu'est-ce que c'est que le combat ? Qu'est-ce qu'on peut faire ou pas ? Si on veut gagner des luttes contre une entreprise qui ferme, de quoi on va avoir besoin pour le faire ? Oui, notre travail en tant que communiste, il est de poser les problèmes. Et la question, elle est pas de dire que toutes nos interventions, on les fait à partir du fait de dire c'est une période de recul, mais c'est à partir de ça qu'on raisonne parce que sinon on peut pas se donner les moyens de faire face à la période dans laquelle on est. Et je le dis parce que on a des camarades à Michelin Cholet qui justement ont mené une politique qui était de faire ça, qui était comment est-ce que on apprend dans un combat à mener euh une organisation entre travailleurs qui soit celle justement de faire cet
apprentissage que les travailleurs sont capables d'apprendre, de décider eux-mêmes et de peser les problèmes. Oui, ça a été des discussions. Bien sûr que ça a été des discussions. Est-ce que c'est possible ou pas d'empêcher la fermeture de l'usine ? Qu'est-ce qu'il faudrait pour faire reculer l'offensive du patronat qui fait fermer des entreprises ? Mais bien sûr qu'on commence pas et qu'on on ne discute pas de du fait qu'il faut commencer. Bien sûr qu'on ne discute pas du fait que principalement on voit que ça donc il y a rien à faire. Non. Justement qu'est-ce qu'on peut faire dans la période ? Avec qui ? Qu'est-ce que c'est que nos forces ? C'est ça notre problème. Notre problème, il est avec les travailleurs qui nous entourent, avec nos collègues, avec tous ceux avec qui on est lié, de
discuter de ce qui dépend de nous et de à soi ce à quoi il faut qu'on se prépare. Et je dis parce que c'est important, notre problème ici, il est de regarder la situation en se disant que oui, quand même, c'est la barbarie qui est en train de venir. Et ça, le problème, il est pas de le répéter tout le temps et de s'agiter. il est de construire en réfléchissant au fait que ce dont les travailleurs ont besoin, c'est d'une organisation qui représente les intérêts de leur classe et qui se donne les moyens de le faire. Et on insiste dessus justement les camarades, parce que personne n'est imperméable à ça. Justement parce qu'on pense pas que nous pour je ne sais quelle raison on serait meilleur ou en tout cas que il suffirait de le dire pour être imperméable aux pression de la
bourgeoisie qui existe partout dans la société. Mais justement, on discute de comment se donner les moyens. Et pour nous, comment se donner les moyens de faire ça, bah ça commence à dire que le problème fondamental aujourd'hui, il est de créer des réseaux de communistes dans chez les travailleurs, dans la classe ouvrière et que si toute notre orientation, elle n'est pas de viser ça, et ben on se trompe vis-à-vis de comment est-ce qu'on peut tenir dans la période qui vient. Et ça, ça veut aussi dire se donner les moyens quand même, moi j'ai envie de revenir là-dessus, d'être sérieux politiquement sur notre compréhension de la guerre, de ce qu'on en dit et de oui, est-ce que la guerre, elle est évitable ou pas aujourd'hui ? Moi, je crois que quand on se donne les
moyens d'avoir une discussion comme ça avec les travailleurs qui nous entourent, il faut qu'on dise dans l'état de la lutte des classes aujourd'hui, vu l'état de notre camp, de sa force, de sa conscience, de son organisation, aujourd'hui, c'est la bourgeoisie qui est en avance. C'est c'est ses organisations qui sont en avance. Et donc c'est par rapport à ça qu'il faut qu'on réfléchisse. Et le problème il est pas de paniquer. Le problème il est de faire des liens partout où on peut avec des travailleurs et de discuter de cet enjeu-là. Et dans les combats qu'on mène aujourd'hui, c'est ça qu'on vise, c'est ça qu'on cherche à construire. c'est ce noyau de travailleur conscient le plus profondément possible des enjeux et des problèmes de la période. Et bah oui, je
je vais ensuite peut-être un peu me répéter, mais ça veut quand même dire que il faut qu'on regarde par tous les bouts par lesquels les courants de la bourgeoisie il mènent une pression. Et ça veut aussi dire que nous on nappelle pas à l'antimilitarisme de classe. Enfin, je dis ça parce que je crois que c'est important. Notre problème, il est de discuter que oui, bien sûr que on vomit l'armée de la bourgeoisie. Très bien. Mais ensuite quoi ? Ensuite le problème, il est que là le futur c'est les travailleurs qui vont se retrouver avec l'uniforme sur le dos et des fusils dans les mains. Qu'est-ce qu'est-ce qu'on peut faire en tant que communiste ? Comment on réfléchit à ça ? et ben ne pas discuter de ça, ne pas se donner les moyens de le faire, ne pas se dire même
que c'est ce qu'on doit viser aujourd'hui puisque le futur quand même il a en tout cas aujourd'hui vis-à-vis de ce qu'on voit plus de chance d'être avant une grande révolution la guerre ici. Oui, c'est de viser ça, c'est de se préparer à ça.
En fait, pour revenir un peu sur un petit point de méthode avant de de discuter licenciement, comme tu as introduit ce sujet très important, euh en fait nous sommes deux organisations différentes et ça on le redit. Euh est-ce qu'on veut fusionner ? Non, c'est pas la proposition. Même la proposition qu'on formule sous la forme de pôle des révolutionnaires, c'est pas pour former une nouvelle organisation comme le NPA de 2009 était une nouvelle organisation intégrée. C'est pas du tout ça notre proposition. Ce qu'on est en train de faire, c'est une discussion entre deux organisations dont les différences entre elles sont évidentes. Mais quand on discute avec une autre organisation, bah on cherche pas
à faire adhérer l'autre organisation à ses points de vue intégralement. On discute en prenant en compte le point de vue de l'autre organisation. Il se trouve que nous sommes deux organisations qui se revendiquent du communisme, de la révolution, de l'intervention dans la lutte des classes, de la construction dans la classe ouvrière. Bon, ça fait quelques points qui nous semblent important de discuter sur les possibilités d'intervention commune dans sur ces terrainslà qui n'empêche absolument pas d'ailleurs qui facilite en vérité que chacune des deux organisations développe sa politique séparément puisqu'elle est différente sur tous les autres points. Des discussions de ce type et des interventions de ce type entre deux organisations fort différentes ont eu
lieu à de nombreuses reprises dans l'histoire récente, par exemple entre LO et la LCR qui n'ont jamais fusionné malgré une tentative dans mon souvenir, mais d'autres savent mieux que moi, mais qui ont réussi par exemple à mettre en place un comité de liaison d'échange d'information pendant la grève générale de mai 68 qui se sont présentés en commun des élections. Alors euh qu'est-ce qu'on cherche dans les luttes ? Nous certainement que vous avez raison de regretter la tonalité un peu lutiste de notre journal. Si vous voulez, on l'assume quand même, mais c'est vrai qu'on en fait un peu des caisses dans ce sens-là. C'est vrai, tout à fait. Mais euh si vous lisez le contenu ensuite du journal au-delà des des photos et de
cette maquette éblouissante, si vous lisez le contenu ensuite du journal, euh vous vous rendez compte que notre méthode est toujours de poser le problème de la direction des luttes. Si des révolutionnaires doivent s'implanter dans les entreprises et on essaie de faire notre part à notre échelle, si des révolutionnaires s'implantent dans les entreprises, c'est pour contester la direction des luttes aux réformistes. Et pour ça, il faut mettre les travailleurs au aux manettes. Voilà. Et ça, justement, dans la lutte sur les licenciements, c'est tout à fait d'actualité. Alors, tu as dit à ta première intervention Louis ou Marie, je sais plus, vous dites qu'on voudrait regrouper les luttes contre les licenciements et les luttes contre les budgets des universités.
C'est une formule maladroite surtout quand elle est isolée de cette manière-là. Il s'agissait pas de dire qu'on veut prendre la lutte des licenciements d'un côté, la lutte des budgets de l'autre et puis mélanger tout ça et mettre les ouvriers sous la direction des étudiants. Ce n'était pas notre propos. Notre propos était que dans le cadre de la lutte contre les licenciements, c'est celui-là qui va m'intéresser, la question de mettre en commun, de regrouper les luttes qui sont isolées boîte par boîte est absolument capitale et décisive. Et c'est là-dessus que je voudrais m'expliquer puisque tu as pris l'exemple de Michelin Cholet avec lequel des camarades ont discuté attentivement à juste titre parce que évidemment c'était quelque chose qu'on partageait
mais surtout discuter en détail parce que c'est une lutte qui est devant nous. Non seulement les licenciements, les cas tombes continuent, mais surtout nous avons des camarades en position pour organiser cette lutte qui ont déjà commencé ce travail dans une usine d'importance euh poissie qui a un pouvoir d'attraction qui euh fait que avec une politique juste et la vapeur pour la lutte, bien sûr, ça c'est pas nous qui décidons, pourrait présenter un pôle un pôle de regroupement dans toute cette vague de licenciement. Alors, dans les luttes pour les licenciements, on a la bureaucratie syndicale et la gauche, bah oui, désolé, c'est ceux qui parlent aux
ouvriers et l'extrême droite d'ailleurs aussi dans ce cas-là euh qui nous disent il faut nationaliser ou alors avoir un bon projet industriel. Nous nous battons contre ces illusions. Nous nous battons contre ces illusions protectionnistes, nationalistes de bons projets industriel. La classe ouvrière n'est pas là pour donner des bons conseils aux patrons qui savent à peu près faire au mieux pour leur profit. Ça n'est pas le sujet. Et le nationalisme est un poison qu'il s'agit de combattre pied à pied surtout dans la période. Le problème de ces luttes sur les licenciements, c'est que pour dépasser ces fausses solutions, il faut dépasser l'isolement boîte par boîte. Et rompre
l'isolement, ça signifie que partout où nous avons un doigt de pied ou une possibilité, ce que nous avons nous-mêmes tenté, rompre l'isolement, ça veut dire prendre des contacts et faire des liens entre travailleurs en lutte sans mettre aucun préalable. Oui, des travailleurs qui se sentent isolés dans une affaire de licenciement sont au pied du mur. Ils peuvent se retrancher très vite derrière des revendication du type indemnité ou alors des solutions institutionnelles de faire appel à des pouvoirs publics. Nous ne sommes pas là pour leur reprocher. Nous sommes là pour les aider à faire grandir leur lutte, la prendre en main, la regrouper avec d'autres parce que c'est le seul moyen d'avoir un rapport de force qui permette de mettre sur la table les véritables problèmes qui sont
bien sûr l'interdiction des licenciements et la méthode de la grève pour l'imposer. C'est ça qui est devant nous. C'est des contacts entre équipes qui peuvent avoir une importance capitale. Un travail que nous avons commencé, que vous avez commencé, sur lequel nous discutons de différences tactiques qui sont extrêmement importantes et qui peuvent être capital mais qui sont des discussions entre militants révolutionnaires et c'est la troisème proposition qu'on vous fait à ce débat et à laquelle sur laquelle on reviendra de toute manière dans les jours qui viennent puisque nous avons beaucoup de points de contact entre nous.
Alors bon Aurélien, tu tu dis là oui dans notre journal on en fait des caisses sur les luttes mais il faut lire le contenu. Effectivement, on s'attache aussi à lire le contenu notamment de vos éditaux et notamment ce qu'on a remarqué, c'est que dans tous les éditoriaux à propos de Gaza, ce que vous avez conclu, ce que vous avez écrit à chaque fois c'est il faut amplifier les manifestations, il faut aller dans les manifestations et c'est dans ces manifestations, c'est en faisant ça queon mettra fin à cette guerre. Bah nous là-dessus, on n'est absolument pas d'accord parce que du coup vous ne discutez pas de qui dirige, qui a la
direction de ces manifestation, qui sur sur quelle base elles se passent ces manifestations. Vous allez emmener des travailleurs derrière des manifestations où c'est pas sur des bases de classe. Bon bah nous par exemple, on l'a jamais écrit dans nos éditoriaux parce que effectivement ces manifestations, on y va, on y est sur nos mots d'ordre, sur des mots d'ordre de classe avec des proches qui veulent y aller pour exprimer leur rage contre ce massacre qui a lieu. Mais on nen fait pas l'objectif politique en faisant croire que des manifestations permettront d'arrêter une guerre qui est une guerre de l'impérialisme, qui est une guerre pas particulière, qui est pas une guerre de Netaniaou, une guerre du sionisme contre les Palestiniens, mais qui
s'inscrit dans une domination impérialiste de la planète et où ce à quoi si on veut mettre fin à ça, c'est mettre fin à 100 ans de guerre dans la région. Mettre fin à 100 ans de guerre dans la région, c'est la révolution, c'est la prise du pouvoir par les travailleurs dans cette région. Et nous, on fait confiance au travailleur sur leur capacité à comprendre ça et donc à discuter de cela avec eux. Et donc non, les camarades, vous ne posez pas à chaque fois le problème de la direction des luttes. Voilà et on a lu correctement vos éditoriaux. D'ailleurs, notre expérience, pas revenir en long, en large et en travers, mais le fait que des travailleurs prennent en main leur sort, des travailleurs du rang et posent
eux-mêmes leur revendication et apprennent à travers des comités de lutte, c'est pas quelque chose qu'on lance comme ça, on l'a fait. Voilà, il y a des camarades qui l'ont fait à Michelin Cholet qui ont tenté avec la minorité qui voulait pas baisser la tête de faire ça concrètement. Bah, c'est pas non plus la politique que vous avez choisi de mener. Nous, on regarde qu'est-ce qui s'est passé dans les faits. Et dans le fond, si nous on a envie de discuter, on pense pas du tout répondre à une fusion ou ou je ne sais quoi, mais on a envie de de revenir sur le sur le fond de ce qui nous différencie parce que même à propos des licenciements, bah oui,
nous on veut faire le lien. les licenciements, les attaques de Bairou, Macron là qui euh qui suscitent euh la date du 10 septembre, il faut les relié à cette période de crise profonde du capitalisme. Il faut expliquer au travailleurs dans quel engrenage on est. Parce que si on n'explique pas ça, bah on se donne pas les moyens de mener la lutte à la hauteur à laquelle elle devra être menée pour vraiment finir avec ça. Et et on peut pas enfin en fait c'est qu'on leur fait confiance sur cette capacité à voir ce à quoi on on s'affronte. Et c'est pas séparer les choses, c'est pas mettre taire des choses, parler d'autres, c'est
au contraire relier, montrer que dans un système qui est dans une crise profonde où les capitalistes, ils sont obligés de sortir les cros, ils sont obligés de s'en prendre à la gorge les uns des autres, on n'a pas d'issu. Là, on les fait reculer et encore, moi, je pense que dans la période, c'est ça serait une bagarre d'une d'une ampleur gigantesque pour les faire reculer sur les attaques qui nous préparent. Mais dans 6 mois, dans un an, non seulement ils reviennent dessus, mais il nous ils nous lancent dans quelque chose de bien pire. Et ça, c'est quelque chose qu'on discute même dans nos éditoriaux, dans celui d'il y a 15 jours, on en a discuté. Alors pour conclure parce queon arrive à la fin de de ce débat effectivement je vais aussi répondre à
ce que me disait Armel on n'est pas imperméable à quoi ? Bah moi ce que je vois c'est que ici dans le choix d'un certain nombre de votes au poto, dans certaines affiches, on voit qu'il y a des préoccupations qui sont les vôtres qui sont pas les préoccupations de la classe ouvrière qui sont des préoccupations qu'il y a dans tout un tas de milieux. Alors, c'est normal que ces milieux, ils aient ces préoccupations. Là-dessus, moi, j'ai aucun problème. Mais c'est pas les préoccupations de la classe ouvrière. Et que ce qui manque aujourd'hui à la classe ouvrière, c'est ça, c'est d'avoir une organisation qui pose une politique indépendante pour elle parce que c'est la seule qui sera capable de mettre fin à la barbarie. Alors effectivement, nous c'est ce qu'on
essaie de construire à la hauteur de ce qu'on est et de construire en sachant que ce qui nous attend va falloir tenir bon parce que la pression elle va être d'une toute autre ampleur que celle qu'on connaît aujourd'hui. OK. Merci à tous et toutes pour ce formidable débat.