"Prendre 2 % aux plus riches, c'est une solution simpliste, un slogan", pour Jean-Philippe Tanguy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:03OuverteÉludée
Presque deux semaines depuis son arrivée à Matignon, Sébastien Lecornu consulte et la rupture se fait attendre.
- 2:24FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous avez vraiment envie d'un compromis à n'importe quel prix ?
- 3:48FerméeRéponse directe
Voter la censure avec LFI dans dix jours, là, au moment de la déclaration de politique générale, est-ce que c'est possible pour le Rassemblement national ?
- 4:45RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous n'auriez pas cette responsabilité-là de replonger la France dans une nouvelle crise, de nous enfoncer dans la crise ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Si on fait une dissolution, vous imaginez peut-être que le Rassemblement National puisse accéder à Matignon ?
- 6:24OuverteRéponse partielle
De qui vous faites ce signal politique ? Avec qui vous pourriez nouer des alliances ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:43InvitéFait
« C'est vrai qu'il y a assez peu de chemin où la Macronie qu'incarne M. Lecornu est capable de se réformer elle-même, tant et si bien qu'il y a une rupture dans la politique qui est menée. »
- 3:06InvitéFait
« une immigration qui n'est pas contrôlée, l'effacement de la France, de la scène internationale dans son rôle traditionnel. »
- 9:09InvitéFait
« dire que l'aboutissement de cette réflexion, c'est qu'on prend les plus riches, ceux qui ont 100 millions, plus de 100 millions de patrimoine, et on met une taxe de 2%, ça me paraît quand même une solution très simpliste, un peu un slogan. »
- 9:26InvitéChiffre
« Bernard Arnault, avec cette taxe, il devrait aller à la perception avec un chèque d'entre 1 et 2 milliards d'euros. »
- 10:30InvitéFait
« Pourquoi en commission vous faites quelque chose et en débat vous faites autre chose ? »
- 12:02InvitéFait
« les classes moyennes, pardon, paient proportionnellement à leur patrimoine et leur revenu, plus que les 1% de plus riches. »
- 18:54PrésentateurChiffre
« Vous voulez faire également, le Rassemblement National, une quarantaine de milliards d'économies, 44 milliards »
- 19:36InvitéFait
« on est les deuxièmes contributeurs avec l'Allemagne. »
- 22:48InvitéChiffre
« sur les 500 000 étrangers légaux qui ont eu un visa l'année dernière, il y en a 50 000 qui ont eu un visa de travail. »
- 27:36InvitéFait
« nous, on pense qu'on a une antériorité sur le sujet de l'immigration, de la souveraineté d'une manière générale »
- 27:59InvitéFait
« La civilisation au croisement des humanités, de l'héritage des humanités antiques, de nos racines chrétiennes, de la révolution et des Lumières »
- 28:37PrésentateurChiffre
« Vous dites que vous voulez 44 milliards d'économies comme François Bayrou, mais vous demandez aussi la retraite à 60 ou 62 ans, c'est à peu près 37 milliards »
- 28:44PrésentateurFait
« Vous dites que vous ne voulez pas augmenter les impôts »
- 30:53InvitéFait
« nous sommes encore dans les lendemains du pogrom du 7 octobre, de ces attaques meurtrières épouvantables contre Israël, revendiquées par le Hamas »
- 31:26InvitéFait
« la violence et la violence terroriste peut amener à un gain politique »
- 32:32InvitéFait
« C'est illégal et donc c'est l'occasion de rappeler qu'il y a... »
- 34:50InvitéFait
« La violence politique aux États-Unis et la liberté des armes à feu fait une société extrêmement violente »
- 36:55InvitéFait
« Des MIG-31, c'est un incident ? »
- 37:14InvitéFait
« défendre la souveraineté évidemment des frontières de nos alliés de l'OTAN et de nos alliés européens sans aucune concession »
- 39:30InvitéFait
« Elisabeth Borne, une bonne à rien, Michel Barnier, un faux cil »
- 39:33InvitéFait
« Emmanuel Macron qu'il savait solliciter les aspirations homo-érotiques d'un certain nombre de cadres de la banque Rothschild »
- 47:35InvitéChiffre
« depuis 2008, le PIB par habitant en France stagne »
- 51:46InvitéChiffre
« le Rassemblement National a été les seuls à insumer un effort de 95 milliards d'euros d'économie structurelle. »
- 51:50InvitéChiffre
« on a entre 100 et 120 milliards malheureusement vu la situation. »
- 52:18InvitéFait
« M. Le Maire, qui était ministre de l'Économie et des Finances, qui au lieu de rassurer les marchés, faisait le tour des plateaux pour dire que c'était une catastrophe et qu'il a alimenté l'hystérie et donc a renchéri le coût de la dette. »
- 53:19InvitéFait
« Pour rentrer, oui, c'est vrai. Au Japon, j'étais serveur, je m'ennuyais tellement que je leur ai fait croire que j'étais diplômé pour rentrer chez Itachi. »
Temps de parole
- Invité63 %
- Présentateur17 %
- Invité 211 %
- Locuteur 25 %
- ?3 %
≈ 12,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Toutes
et à tous, bienvenue dans Questions politiques. Presque deux semaines depuis son arrivée à Matignon, Sébastien Lecornu consulte et la rupture se fait attendre. Alors certes, quelques gestes, les deux jours fériés travaillés, supprimés, les avantages à vie des premiers ministres, symbole enterré, comme au passage le SNU. Quant au cœur du problème, le budget 2026, la copie de François Bayrou reste-t-elle toujours d'actualité ? Silence à Matignon. Sébastien Lecornu ne sortira de l'ambiguïté qu'à ses dépens. Comment pourrait-il en être autrement ?
Les oppositions, les partis, les syndicats, le patronat, à Matignon, dans la rue, chacun a tracé ses lignes rouges sous les yeux d'un premier ministre à la majorité introuvable. Dans le débat public, nous en sommes à envisager qu'un gouvernement tombe, avant même de connaître son casting ou sa feuille de route. Premier ministre recherche stabilité désespérément. Le Rassemblement national écrit une bonne partie de ce scénario. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont-ils déjà prévu la censure au chapitre suivant ? Précipiter la chute est-ce compatible avec l'image d'un parti responsable, respectable ?
Le président délégué du groupe RN à l'Assemblée et député de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, est notre invité dans Questions politiques. Nous sommes en direct sur France Inter, France Info, la télé, Canal 16, et en partenariat avec le journal Le Monde, jusqu'à 13h.
France Inter, questions politiques, Alexandra Ben
Saïd.
Bonjour et bienvenue Jean-Philippe Tanguy.
Bonjour
Madame Ben Saïd, merci pour votre invitation.
Merci de l'avoir accepté. A mes côtés, pour vous interviewer, je salue mes confrères, consoeurs, Alex Bouillaguet de France Télévisions. Hello Alex.
Bonjour Alexandra, bonjour à tous. Bonjour.
Grâce à vos questions, nous allons en
apprendre plus sur l'homme politique. Oui, Jean-Philippe Tanguy, c'est un CV impressionnant, une ascension éclair, la tête pensante du RN, le moine soldat de Marine Le Pen, c'est aussi un style indéniable. Ça sera la séquence
« Qui
êtes
-vous, Jean-Philippe Tanguy ? » On verra ça tout à l'heure. Je salue Abel Mestre du journal Le Monde, également en plateau. Bonjour Abel.
Bonjour Alexandra, bonjour tout le monde. Bonjour.
Vous, c'est la séquence France 2027. Les grandes questions qui seront au cœur de notre débat pour la présidentielle ce matin. Abel, vous mettez en lumière la question...
Du pouvoir d'achat. Ce fut l'un des marqueurs de la campagne 2022 de Marine Le Pen. Qu'en sera-t-il en 2027
? Mais
tout de suite, Jean-Philippe Tanguy, l'actualité. Dans le feuilleton que nous vivons collectivement, il y a un scénario où des forces politiques parviennent à s'entendre sur une non-censure de Sébastien Lecornu à Matignon. Au Rassemblement National, vous l'avez vu, deux heures, c'était mercredi. Est-ce que vous avez vraiment envie d'un compromis
? Pas
à n'importe quel prix, c'est sûr. Et même, il faut être honnête. C'est vrai qu'il y a assez peu de chemin où la Macronie qu'incarne M. Lecornu est capable de se réformer elle-même, tant et si bien qu'il y a une rupture
dans
la politique qui est menée. La stabilité, ce n'est pas le maintien au pouvoir de la politique d'Emmanuel Macron. Ça, c'est ce qu'ils essaient de faire croire. Mais cette stabilité, c'est l'effondrement des comptes publics, on l'a vu, la reprise de la désindustrialisation, une immigration qui n'est pas contrôlée, l'effacement de la France, de la scène internationale dans son rôle traditionnel.
Bref,
vous avez peu d'espoir. Ce que j'entends, c'est que
franchement, là, vous dites que le chemin
n'existe quasiment pas.
Oui, mais c'est vrai que le chemin n'existe quasiment pas. On ne va pas mentir aux électeurs. Mais je pense que Marine Le Pen et Jordan Bardella n'ont pas menti non plus à Sébastien Lecornu quand ils l'ont rencontré, d'après les interviews qu'ils ont données après cet entretien et ce matin chez vos collègues de la presse écrite. Donc, la balle est dans la main de M. Lecornu. Enfin, c'est lui qui a accepté d'être Premier ministre. Donc c'est sans doute qu'il avait des projets pour la France. Et c'est surtout Emmanuel Macron qui choisit de ne pas résoudre la crise politique par une dissolution qui serait quand même le moyen le plus convenable par rapport à la gravité de la situation.
Voter la censure avec LFI dans dix jours, là, au moment de la déclaration de politique générale, est-ce que c'est possible pour le Rassemblement national ?
Oui,
c
'est possible parce que que ce soit avec LFI ou les autres, ça n
'a
pas d'importance. La question, c'est est
-ce
qu'on pense qu'une autre solution est meilleure pour la France et pour les Français. Et c'est ce que nous avons pensé à de nombreuses reprises. Pourquoi depuis un an, nous n'avons pas voté huit motions de censure sur celles qui étaient proposées ? C'est parce que la dissolution n'était constitutionnellement pas possible. C'est-à-dire qu'une partie de la gauche voulait renverser le gouvernement de François Bérou sans solution institutionnelle. Et donc renverser pour renverser n'a pas beaucoup de sens. Et est-ce qu'on peut renverser, soit pour éviter le pire, par exemple le budget de M.
Barnier qui prévoyait 4 milliards de taxes sur l'électricité, la désindaxation des retraites, le non-remboursement de beaucoup de médicaments ? Là, on a voulu éviter le pire. Mais la réforme des retraites, par exemple, sur laquelle la gauche avait fait une censure, c'était absurde puisque le renversement de M. Bérou n'aurait pas remis la retraite à 62 ans. Donc c'était un mensonge.
Mais Jean-Philippe Tanguy, vous êtes ce parti qui dit... Jordan Bardella,
il
écrit au patron, il dit « Nous sommes le parti de la stabilité politique ». Marine Le Pen, ce matin, dans le journal du dimanche, elle dit « Nous sommes le seul parti à défendre la Vème République ». Là, on replongerait dans une nouvelle instabilité. Est-ce que c'est vraiment le bon positionnement pour le Rassemblement National ? Est-ce que vous n'auriez pas cette responsabilité-là de replonger la France dans une nouvelle crise, de nous enfoncer dans la crise ?
Non, parce qu'en fait, la crise, elle est là. C'est-à-dire que le poids politique des gouvernements est si faible qu'en fait, vous pouvez avoir une apparence, une illusion de stabilité à Matignon. Mais il n
'y a
pas de stabilité dans les politiques. Vous voyez, par exemple, le taux d'emprunt, l'écart de taux d'emprunt avec l'Allemagne, le fameux spread qui fait un peu l'appui et
le
beau temps sur notre capacité à nous endetter à bas coût, en fait, a augmenté depuis la dissolution d'Emmanuel Macron. Il se réduit, il augmente avec les péripéties. Mais le vrai choc, il a eu lieu avec ces dissolutions. Et donc, cette instabilité choisie par Emmanuel Macron avec une campagne législative, je le regrette, qui ne s
'est
pas faite sur le fond, mais uniquement sur une hystérie pour ou contre le Rassemblement National venant de toutes parts. Et à la fin, une fois que l'écran de fumée est retombé, eh bien, tout le monde se rend compte, y compris une partie de nos adversaires, qu'ils n'avaient rien à proposer pour le pays.
Alors, vous dites, on pourrait arriver à la stabilité. Si on fait une dissolution, vous imaginez peut-être que le Rassemblement National puisse accéder à Matignon. En tout cas, Marine Le Pen, elle dessine ce scénario ce matin dans son interview. Et elle accepte pour la première fois, elle dit, on pourrait accepter d'aller à Matignon sans majorité absolue, avec une majorité relative, qu'on chercherait alors à renforcer, y compris avec ceux qui nous insultent. Éclairez-nous, Jean-Philippe Tanguy, de qui vous faites ce signal politique ? De qui parle-t-elle Marine Le Pen ? Avec qui vous pourriez nouer des alliances ?
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, lors des dernières élections,
il
faut bien dire que tout le monde nous a insultés, pour faire barrage et pour garder des postes. Donc, par définition, comme vous voulez rassembler, quand vous ambitionnez, comme Marine Le Pen, de diriger pour l'intérêt général, comme l'avait fait le général de Gaulle quand il est revenu au pouvoir, il a beaucoup pardonné le général de Gaulle à des gens qui avaient été très durs avec lui, qu'il avait traité quelques semaines ou quelques mois auparavant de dictateurs ou de fascistes en herbe, et puis après, ils avaient fait évidemment avec le seul qui était capable de retablir la situation. Donc, c'est le parallélisme avec Marine Le Pen, il est évident, il saute aux yeux. Donc, il y
a
des gens de bonne volonté avec des capacités dans
toutes les forces politiques. Mais alors, qui n'ont ? Allez,
soyons un peu plus cash, vous
êtes beaucoup plus directs. J
'allais finir
à ma phrase.
Et donc, naturellement, comme l'a fait le général de Gaulle, c'était plutôt dans les forces de droite ou de centre-droite. Naturellement, je ne vois pas aujourd'hui des personnalités de gauche. Je le regrette parce que dans le passé, Marine Le Pen avait pu attirer un certain nombre de souverainistes de gauche. Bon, il faut dire qu'électoralement, il ne leur reste pas beaucoup pour venir nous aider. Mais c'est
quoi
? C'est
Laurent Wauquiez
?
C
'est qui ? C'est LR ? Est-ce que c'est Reconquête ? Est-ce que c
'est
Sarah Knafow
? C'est-à-dire que ce
sera beaucoup des personnalités individuelles, finalement, parce que LR comme parti n'existe plus. Je pense que vous êtes des observateurs et observatrices attentives de la situation politique. Quand LR dit qu'on vote quelque chose, en fait, il y a trois positions de vote, voire plus. Ils disent oui, c'est non. Parfois, l'abstention, ils ne sont pas là. Ils votent avec les pieds. Donc, en fait, faire des accords d'appareil, ça n'existe presque plus. Ce sera forcément des bonnes volontés, plutôt des bonnes volontés de droite ou de centre-droite. Mais enfin, on ne sait jamais.
S'il y a des souverainistes de gauche, des gens de la gauche républicaine qui veulent participer à un gouvernement de redressement national, Marine Le Pen a toujours dit que la porte leur serait ouverte. En tout cas, je vais vous dire, vu la crise, ce qu'il faut surtout, c'est des gens compétents, qui ont des compétences, des valeurs à apporter, plutôt, comment dire, que des accords d'appareil qui, à mon avis, n'ont plus grande valeur.
–
Une dernière question d'actualité, parce que je vois mes collègues mourir d'envie d'ouvrir le dossier
économie.
Vous êtes le monsieur économie du Rassemblement national. Il y a quelque chose qui est au centre du débat, c'est cette taxe Zuckman. On a Bernard Arnault qui, au Sunday Times, qualifie l'économiste Gabriel Zuckman de pseudo-universitaire et de militant d'extrême-gauche. Vous en pensez quoi, vous, Jean-Philippe Tanguy ? Est-ce que taxer les ultra-riches, vouloir le faire, c'est du militantisme ou bien de la justice fiscale ?
– Je pense qu
'on
peut avoir un débat avec M. Zuckman ou d'autres sans, comment dire, les attaquer personnellement. Le problème de la taxe Zuckman, je trouve qu'elle est intellectuellement très faible. C'est-à-dire, quand on connaît les travaux qui sont faits sur la justice fiscale ou l'accroissement des inégalités de revenus et de patrimoine depuis l'ouverture des marchés dans les années 80 ou 90, marchés de capitaux, et la mondialisation malheureuse, dire que l'aboutissement de cette réflexion, c'est qu'on prend les plus riches, ceux qui ont 100 millions, plus de 100 millions de patrimoine, et on met une taxe de 2%, ça me paraît quand même une solution très simpliste, un peu un slogan.
Donc moi, il est là en débat.
–
Mais sur Bernard Arnault, quand vous entendez
Bernard Arnault, comment vous
qualifiez ça ? –
Mais pourquoi il le dit ? Parce que Bernard Arnault, avec cette taxe, il devrait aller à la perception avec un chèque d'entre 1 et 2 milliards d'euros. Et en fait, on voit bien que ce n
'est
pas crédible.
Est
-ce qu'on imagine ? Parce qu'en fait, on dit que
c
'est 1 800 foyers qui seraient concernés par cette taxe. Bon, la base de travail est très faible. Mais en réalité, ça se concentrerait sur une douzaine de personnalités extrêmement fortunées, effectivement, avec un capital monumental. Et il est évident que ces personnes ne resteraient pas en France et ne paieraient jamais cette taxe. Donc en fait, ce qui est dommage, c'est qu'il y a des propositions dans le débat politique, en particulier l'impôt sur la fortune financière, ou d'autres taxes sur la spéculation, taxes sur les rachats d'actions, sur les cires d'évidentes, sur les surprofits, qu'a proposé Marine Le Pen depuis 2022 avec Jordan Bardella,
malheureusement, je
constate que ça n'a jamais été au centre des débats et on n
'a
pas eu beaucoup d'échanges intellectuels sur ces propositions.
C
'est dommage. Contrairement à la taxe du Kman, qui est partout, au 20h, dans toutes les presses, partout, depuis deux semaines, parce que les socialistes ont choisi de le mettre dans l'actualité.
–
Alex
Bouillaguet, vous êtes… – Je trouve que
techniquement, c'est faible. – Jean-Philippe Tanguy, on a le sentiment à vous écouter, que vous n'êtes pas pour la taxe du Kman, mais expliquez-nous pourquoi le Rassemblement National a voté la taxe du Kman en commission à l'Assemblée Nationale, mais s'est abstenu lors de la discussion de l'hémicycle. Pourquoi cette volte-face ? Est-ce que c'est parce que 75% des sympathisants RN adhèrent tout simplement à la taxe du Kman ? Est-ce que vous êtes mal assis ? –
Non,
il y a 18 mois de différence entre le sondage et les positions de vote. Donc je ne suis pas encore Mme Irma, j'aimerais bien, ça m'aiderait beaucoup en politique. Je ne
peux
pas deviner ce que vont penser mes électeurs. Non, mais c'est très simple,
c
'est la question de Mme Betzaïd, la justice fiscale. Nous ne voulons pas laisser le monopole de la justice fiscale à la gauche, puisque nous avons des propositions, on essaie de les faire entendre depuis deux ans. Je regrette effectivement qu
'on en parle. – Mais c'est
incohérence à l'Assemblée
Nationale. Pourquoi en commission vous faites quelque
chose et en débat vous
faites autre chose ?
– Non, ça il faut vraiment, moi j'invite vraiment les commentateurs de la vie politique à faire attention à ça. Vous pouvez avoir des positions, moi je les explique ces positions, donc tout le monde peut reprendre mes prises de parole. Nous avons voté en commission parce qu'on voulait que le débat se tienne. Si on votait contre en commission, la loi, comment dire, elle s'était problématique pour aller en séance, et en tout cas les amendements tombaient tous, pour faire de la technique parlementaire. Et en séance, il y avait suffisamment de voix de gauche, et surtout les centristes,
et
LR avait complètement disparu, donc on pouvait envoyer la loi au Sénat, juste avec une abstention. Donc c'est pour ça, c'est pas qu'on a changé de... D'ailleurs, je le dis devant tout le monde, devant la représentation nationale avant de voter, je l'explique, c'est cette position. Nous ne voulions pas tuer le débat sur la justice fiscale.
Et donc vous n'avez pas changé d'avis
? Non mais justement, parce que le Rassemblement National, Marine Le Pen et Jordan Bardella, veulent un débat sur la justice fiscale. C'est pas le racket, c'est pas rajouter des taxes aux taxes, mais aujourd'hui les classes moyennes, pardon, paient proportionnellement à leur patrimoine et leur revenu, plus que les 1% de plus riches. Donc ça c'est anormal, c'est une anomalie technique, c'est une anomalie morale, il faut la régler par un débat de qualité, et c'est
un
peu, si vous voulez triste, c'est pas vous, mais je vois les adversaires de gauche qui savent,
les
députés qui étaient présents, que nous nous sommes abstenus pour faire vivre le débat et qui au lieu de reconnaître que le Rassemblement National protège le débat démocratique et ne
fait
pas dans le sectarisme, on nous le revoit en pleine figure. Je trouve que c'est un peu minable.
Question d'Abel Mestre. C'est pas une manière aussi de botter en touche pour vous parce qu'on a l'impression qu'une sorte de grand flou, vous n'allez pas au bout, vous parlez de justice fiscale, mais on fait une justice fiscale sans taxer vraiment les riches, en fait, on veut ménager tout le monde. Est-ce que c'est pas un risque aussi pour vous de perdre vos électeurs ?
Non, mais pas du tout. Sincèrement, le programme de Marine Le Pen, il est régulièrement mis en accusation par une certaine presse et à chaque fois, on le reconfirme. C'est-à-dire qu'on nous accuse de ne
pas
y croire et c'est le même programme. Donc Marine Le Pen, vous le savez, vous l'a suivi depuis longtemps, à Libération, a toujours défendu des mesures sur le patrimoine des plus aisés. Je ne
suis
pas Libération. Ah pardon, excusez-moi.
Le monde, c'est Jean-Libération. Excusez-moi, excusez-moi. De mémoire, c'est à
Libération. Jean
-Claude Tanguy
a toujours proposé des mesures de justice fiscale.
Ça
nous a d'ailleurs toujours été reproché par une certaine droite, en particulier les Zemmouriniens. Toujours, on est très lourdement attaqués là-dessus. C'est nous qui avons mis dans le débat public français en premier la question des rachats d'actions. C'est quand même selon les années, entre 15 et 30 milliards d'euros de dividendes qui, au lieu d'être réinvestis dans l'économie réelle, viennent en effort sur la spéculation, viennent pour renforcer des cours de bourse qui sont déjà à un niveau historique très élevé. On a mis ce débat au centre du débat et après, c'est attribué à la gauche. Donc franchement, il
y
a une forme d'injustice quand même dans la contribution intellectuelle que Marine Le Pen a eue sur la justice fiscale depuis des années, parce qu'on est toujours soupçonné de je ne sais quelle insensibilité. Le programme n'a jamais changé. C'est juste que c'est un programme de justice fiscale, ce n
'est
pas un programme de lutte des classes qui vise à taper sur les riches parce qu'ils sont riches. C'est juste comment on fait pour que ce soit juste et aussi économiquement efficace.
Alors justement, l'efficacité économique, Jean-Philippe Tanguy.
Est-ce que je peux vous parler de cet impôt sur la fortune financière ? Donc si on comprend bien, les trois quarts de vos sympathisants électeurs sont pour la taxe Zuckman. Vous dites, non, il y
a
quelque chose qui serait beaucoup mieux. Ça serait l'impôt sur la fortune financière. Il y a plusieurs sujets quand même. Il y a d'une part que votre impôt sur la fortune financière, il rapporterait combien ? Quelques milliards alors que la taxe Zuckman aurait un très fort rendement. Et il
y a
un autre sujet qui est que si on décortique la technique, le riche propriétaire immobilier qui ne crée rien pour l'économie ne paiera rien. Et que celui qui a des actions, qui investit par définition dans les entreprises, il va être taxé. Est-ce que ça, c'est de
l
'efficacité économique ?
Oui, je pense que c'est de l'efficacité économique. Alors ce n
'est
pas tout le patrimoine immobilier qui serait protégé. C'est la résidence principale ou la résidence unique. Parce que vous savez, ça fait 30 ans qu'on a l'anecdote de la maison à l'île de Ré familiale qui fait que vous avez des gens qui ne vivent pas dans leurs biens familiaux et ce bien familial était taxé. Donc la résidence unique, qui est un concept qui a été inventé par Marine Le Pen, permet de protéger le patrimoine immobilier familial.
C'est
très particulier.
Par contre, les actions qui sont vraiment des actions d'investissement, de prise de risque, elles sont exonérées. Dans l'IFF, c'est les 75% sur les PME, PMI, des actions de PME, de PMI et c'est, comment dire, les biens professionnels. Aujourd'hui, investir dans les actions sur les grands marchés, les grands indices, c'est rarement de l'investissement. Voilà,
c'est
dans l'outil productif. C'est une espérance de rentabilité. Ce qui ne fait pas, ce n
'est
pas mauvais, mais il ne
faut
pas faire croire que c'est un investissement dans l'économie réelle. Quand vous achetez des actions de total, ça ne définit pas le montant d'investissement de total dans l'économie réelle. On est dans un autre monde. On peut le regretter d'ailleurs. Moi, je le regrette. Et d'ailleurs, quand vous dites que le rendement de l'IFF
est
entre
3 et 5 milliards,
c'est-à-dire moins qu'au maximum comme l'ISF, mais moins qu'ISF
à priori. Oui, mais en
aide de l'IFI, parce que nous,
on
remplace effectivement par les dispositions que vous avez données l'IFI. Mais le rendement de la taxe Jusmane, d'ailleurs, ce n
'est
pas que moi, c'était dans Le Monde, pour le coup, une tribune, qui l'établit aussi entre 15 et 5 milliards. Et franchement, c'est vraiment merlant l'enchanteur. C'est-à-dire faire croire qu'il y
a
une poule aux œufs d'or qui serait cachée dans un placard de Bercy où ça fait 30 ans que personne, y compris les socialistes, quand ils étaient au pouvoir et que leur ennemi était la finance, et qu
'il y a
15 milliards cachés quelque
part. On l'entend, Jean-Philippe Tanguy. Là, on se perd un petit peu. Non, mais on ne se perd pas. Je voudrais juste revenir d'un mot sur la philosophie. Le fait que les
socialistes financent 90% de leur programme par une taxe unique, excusez-moi,
c'est merlant l'enchanteur. On a entendu votre point
de vue sur la taxe Jusmane, mais juste sur la philosophie quand même de cette IFF, impôt sur la fortune financière, vous dites que ça rapporterait 3 milliards. Alors l'Institut Montaigne, lui, parle plutôt de 2 milliards. Si je compare avec l'IFI d'Emmanuel Macron, l'IFI, c'est 2,2 milliards. Donc grosso modo, votre impôt ou celui d'Emmanuel Macron, c'est à peu
près pareil.
Même
l'Institut Montaigne, c'est en net. Or,
l'ISF, le bon vieil ISF, a apporté 5 milliards. Est-ce que ça ne veut pas dire que vous êtes finalement, comme Emmanuel Macron, à vouloir épargner les plus riches ? Non, non, pas du tout sincèrement. Même l'Institut Montaigne,
c
'est en net de l'IFI. Donc ce n
'est
pas...
l
'IFI impôt sur la
fortune financière, immobilière, pardon,
qu'a maintenue...
On est dans les
acronymes.
Voilà, mais
c'est un plus peu proche de ce qu'adim d'Ambé Saïd. C'est vrai que nous serions dans l'étiage de l'ancien ISF. comme Emmanuel Macron, quoi.
Non, il
l
'a
supprimé, Emmanuel Macron, l'ISF. Non, on faisait comme ont fait les gouvernements des années 80 jusqu'à l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron. C'est ça l'enjeu. Mais pourquoi
il y a une réalité... On avance sur les
dépenses. Non,
mais
derrière, il
y
a quoi ? Il
y
a un vrai débat sur les rapports de force aujourd'hui économiques. Moi, je regrette ce monde de la mondialisation financière où les plus riches et les
plus
grandes fortunes peuvent se balader dans le monde entier sans difficulté, peuvent optimiser leurs revenus par rapport à celles et ceux qui n'ont pas ce privilège exorbitant.
C'est le monde... Alors, vous
êtes un peu un militant d'extrême-gauche comme Gabriel Ducman.
Mais il y
a
toujours eu une
part... Vous trouvez qui d'extrême-gauche ? D
'ailleurs, on nous qualifie et moi en particulier généralement d'extrême-gauche qui n'a aucun sens puisque moi je suis gaulliste et comme disait le général de Gaulle, on ne fait pas la politique de la France à la corbeille, c'est-à-dire selon les volontés de la bourse. Je regrette ce monde tel qu'il a été construit en particulier, il faut bien le dire, par les sociodémocrates. C'était Dominique Troscane, c'était les grandes heures, si je puis dire, des sociotraîtres. Ce monde, il est comme ça. Il faut faire avec et malheureusement, si on fait la taxe Ducman, ce sera au détriment de la France et il n
'y
aura pas le rendement. Voilà, je le dis. Moi, j'aimerais bien pouvoir faire une justice fiscale verticale depuis notre République et imposée au monde entier. Malheureusement, on est dans un rapport de force avec beaucoup de pays qui choisissent d'être des parasites fiscaux et ça, c'est un vrai problème, y compris des démocraties qui font volontairement le choix, non pas de la justice fiscale, mais de piquer du fric à leurs voisins.
Alors, parlons des dépenses toxiques. Ça, c'est le vocabulaire de Marine Le Pen que vous voulez couper. D'ailleurs, est-ce qu'il y
a
un chiffre ? Parce que 44 milliards, c'est le chiffre de François Bérou, 22 milliards, c'est le chiffre des socialistes. Vous, vous avez quel chiffre pour le budget 2026
?
Nous avons le chiffre de François Bérou. Il faut faire, c'est un montant d'économie qui avait été donné par la Cour des Comptes, par le Haut Conseil des Finances Publiques. En fait, il s'agit de faire quoi derrière ?
Il
s'agit...
Donc, on vous entend bien. Vous voulez faire également, le Rassemblement National, une quarantaine de milliards d'économies, 44
milliards d'économies. pour stabiliser la dette et encore en stabilisant la dette, il y aura encore des intérêts d'emprunt qui augmenteront. La France est vraiment dans une situation financière très difficile. On est dans une situation proche de l'Italie et ce n
'est
pas foliché.
Alors, on coupe sur la contribution à l'Union Européenne, question directe, on met 27 milliards. Est-ce que vous ne craignez... La construction européenne, l'Europe, ce n'est pas seulement un projet comptable, c'est un projet politique. Est-ce que vous ne craignez pas qu'en disant « Give me my money back » comme Margaret Thatcher, on se retrouve avec des mesures, des retours de bâton ? Par exemple, pour les agriculteurs, on est les premiers bénéficiaires de la PAC.
Non, parce qu'en est, on est les deuxièmes contributeurs avec l'Allemagne. Tous les pays contributeurs en dehors de l'Irlande qui se paient sur la bête en étant un parasite fiscal ont un rabais et la France, les gouvernements français n'ont pas, comment dire, négocié à égalité avec l'Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, c'est le rabais absolument incroyable. C'est dommage, voilà. Mais d'ailleurs, il y a quoi ? Ce n
'est
pas Bernard L'Enchanteur qui nous paraissent contraires au vote des Françaises et des Français. Voilà, continuer à financer l'élargissement dans les Balkans ou vers la Turquie ou la Moldavie ou l'Ukraine, je parle de l'élargissement, pas de la lutte contre la Russie, alors que les Françaises et les Français dans tous les sondages et dans tous les votes ne veulent plus d'élargissement.
Mais on est dans le club des 27. Donc là, vous dites, on reprend notre argent et puis on est contre la politique
choisie par les 27.
Mais excusez-moi, cette politique d'élargissement, il n'y a aucun pays ne le veut, aucune majorité en Europe ne le veut. C'est-à-dire qu'il y
a
toujours au sein des institutions de l'Union Européenne, ça fait aussi consensus à gauche d'ailleurs, un injadat contraire au vote des citoyens, y compris si on considère qu'il
y a
une démocratie européenne. D'ailleurs, personne n'assume aujourd'hui, dans le débat aux élections européennes, c'était seulement il y
a
un an, est-ce que vous avez entendu des gens défendre l'élargissement au Balkan ou à la Turquie ? Personne. Alors pourquoi on continue à financer
cela ? Ça c'est pour l
'Europe. Non mais il
y a une représentation
internationale.
On était sur des
dépenses.
Oui,
mais c
'est
des
dépenses derrière. J'entends, mais je crois qu'on a compris.
D'accord,
mais
c'est important de dire comment aussi on fait des économies sur l'Europe.
On peut aller sur le sujet de l'immigration
ou là
aussi, Alix
Bouillaguet ? C'est vrai que dans vos pistes d'économie,
il
y a donc l'immigration, mais quand vous regardez ce que les immigrés reçoivent du budget et ce qu'ils rapportent en impôts et cotisations, c'est vrai que toutes les études qui sont sérieuses là-dessus sont totalement affirmatives. C'est à peu près neutre. Donc contrairement à ce que vous dites, le coût de l'immigration, c'est autour de zéro.
Donc vous
pointez du doigt un mâle qui n'en est pas un. Déjà, on ne pointe pas, les immigrés ne sont pas un mâle, ce sont des êtres humains et des personnes. Mais le phénomène de l'immigration, étudié par l'OCDE, puisque c'est cette étude qui fait référence,
il
y a un détail dedans. Il y a l'immigration qualifiée, c'est l'immigration au sein de
l
'Union Européenne, par exemple, c'est les Américains, les Japonais ou des personnes qui viennent de pays pauvres qualifiés. D'ailleurs, on pile les ressources intellectuelles de ces pays au passage. Eux,
ils
rapportent, évidemment. C'est sûr qu'un médecin à l'hôpital français, il rapporte plus qu'il ne coûte à la France puisqu'on n
'a
même pas payé sa formation. Mais la masse de l'immigration aujourd'hui en France, elle est non qualifiée. Et d'ailleurs, elle ne travaille pas. Le taux de chômage des étrangers est bien supérieur aux nationaux.
Bon, mais
au global, comme dit Alessou Yaghi, ça fait
zéro. En plus, ça fait zéro. L'OCDE
dit ça. Non, mais ce n'est pas une bonne
moyenne. Oui, mais si on gardait que l'immigration qualifiée en Amben Saïd une immigration qualifiée très minoritaire qui rapporte, c'est vrai, beaucoup aux finances publiques et vous avez une masse d'immigration non qualifiée qui coûte beaucoup aux finances publiques. Or, nos mesures, contrairement à ce qu'on nous dit à chaque élection, elles ne visent pas à expulser les médecins, les infirmières ou les ingénieurs qui viennent travailler en France. On coupe quoi
? Un exemple
? Par exemple, les étrangers au chômage depuis six mois. Ils ne doivent pas rester sur le territoire. Nous ne sommes pas, y compris d'ailleurs les Européens, nous ne sommes pas voués à entretenir des personnes qui n'ont pas leur utilité sur le territoire leur utilité professionnelle. Et sur les 500 000 étrangers légaux qui ont eu un visa l'année dernière,
il
y en
a
50 000 qui ont eu un visa de travail. Et on nous parle d'une immigration choisie. Ça ne correspond
pas Après, il y a les étudiants,
n'est-ce pas ? Première raison, c'est les étudiants. Deuxième, c'est le
regroupement familial. Il
y a un tri à faire entre les étudiants qui font vraiment des études et des étudiants qui ont un visa d'études et qui font autre chose dans notre pays et qui n
'ont
pas vocation à rester. Question
d'Abel Mestre. François Bayrou, vous voulez limiter l'aide médicale d'État. Est-ce que vous pensez que c'est suffisant ou est-ce qu'il faut aller plus loin ?
Alors déjà, ça a disparu depuis que M. Lecornu, le décret, a été mis à la poubelle. Alors, c'était une toute petite réforme. Il faut aller plus loin. Mais en fait, il faut un principe. Si vous êtes clan
des... Excusez
-moi, là, vous le réclamez à nouveau ? Oui,
bien
sûr qu
'on le réclame. Ah
oui, non, mais on le réclame
à nouveau. Donc la
suppression ou la limitation ? La transformation en une aide médicale d'urgence. C'est-à-dire qu'évidemment, nous soignons les étrangers en situation régulière qui arrivent aux urgences, qui ont des maladies graves, des maladies dangereuses pour eux ou pour la communauté nationale. Par contre, il n
'y a
pas de soins de confort ou des soins qui ne sont pas des urgences vitales. Voilà, c'est tout simple. De toute façon, la vraie politique derrière, c'est quoi ? C'est lutter contre les clandestins. Parce qu'évidemment, derrière, ce n
'est
pas la ME seulement. C'est pourquoi il y a entre 500 000 et 800 000 clandestins dans notre pays qui n'ont pas leur place dans notre pays. qu'est la loi ? C'est quand même républicain.
Et
les gens le supportent, y compris d'ailleurs, je peux vous le dire, parce qu'on le voit beaucoup en Ile-de-France et évidemment, on est sur le terrain, des étrangers en situation régulière qui ne comprennent pas pourquoi ils ont moins de droits, même eux, que les clandestins, les immigrants en situation irrégulière. L'immigration côté politique, c'est aussi cette pétition dont on a beaucoup entendu parler, celle de Philippe de Villiers pour exiger un référendum sur l'immigration. Du côté du Rassemblement national, Louis Alliot, le maire de Perpignan et Julien Audou,
où
le député l'ont signé. Il y a aussi Éric Ciotti,
il
y a également Éric Zemmour, chez les Républicains, Laurent Wauquiez. Et vous, est-ce que vous pourriez adhérer à un texte qui parle explicitement, pour le coup, de grand remplacement ? Nous sommes en train de changer de peuplement, d'art de vivre. Est-ce que vous êtes d'accord sur le fond avec cette pétition qui parle de la fin de la France
?
C'est une pétition qui s'inscrit dans les demandes qu'a fait le Rassemblement national depuis des années. Mais si
on
ne signe pas le texte si Marine Le Pen demande aux députés de ne pas signer le texte,
c'est pas parce qu'on est
contre.
Julien
Audou l'a fait ? Oui, mais la consigne officielle et systématique...
Il a fait une
bêtise
?
Il ne fait pas une bêtise, il n
'a
pas besoin de nous pour se justifier. Mais la consigne sur toutes les pétitions, c'est de ne pas signer. Pourquoi ? Parce qu'on est des responsables politiques, on est des élus, et donc par définition, si on signe une pétition d'un tiers, d'un tiers politique ou d'un tiers syndical ou d'une organisation, on n'est pas maître de l'avenir de cette pétition.
Et
donc, un homme politique, une femme politique, une organisation politique, elle doit être maîtresse de ce qu'elle fait et de ce à quoi elle s'engage du début à la fin. C'est pour ça aussi qu'on est très prudent sur les manifestations. Vous organisez beaucoup de pétitions ? Oui, internes, effectivement. Les pétitions internes, oui. Mais externes, tout de suite, c'est sûr, et vous voyez bien, si demain, Philippe de Villiers prend des positions qui ne
sont
pas celles du Rassemblement National sur d'autres sujets, on pourrait être lié à lui. Bon, sur la longue durée, Philippe
de Villiers, c'est un
souverainiste.
Sur
le fond du texte ? Vous ne répondez pas sur la question, sur le fond du texte ? Est-ce que ce grand emplacement, le fait de changer de peuplement, d'art de vivre, parler de la fin de la France, est-ce que vous, ce sont vos mots,
est-ce que c'est
votre vision de la France
? Le concept de grand emplacement,
Marine Le Pen et Jordan Bardella ne se sont jamais associés au concept de grand emplacement qui désigne, comment dire, une espèce de complot, de volonté organisée de substituer une population par une autre sur une base raciale qui ne correspond absolument pas, comment dire, à la conception qu'a le Rassemblement National de la population française.
En revanche, l'immigration de masse, si elle est incontrôlée, si elle se fait de manière complètement désordonnée et subie, évidemment, comment dire, l'origine culturelle et le destin culturel du continent européen va changer, tout simplement, parce que les immigrés sont des êtres humains, donc ils viennent avec leur culture, leur civilisation, leur croyance, et évidemment, ils n
'ont
pas envie de s'oublier au passage, et donc si vous avez des populations très importantes, il va y avoir une influence culturelle,
c
'est évident, mais ce n
'est
pas lié à un grand emplacement organisé volontaire. En fait, le paradoxe,
c
'est qu'en utilisant le concept de grand emplacement, nous donnons beaucoup de crédit à nos adversaires politiques, comme s'ils avaient les moyens d'organiser quelque chose, alors qu'en fait, ils subissent, ils sont lâches, ils sont faibles, et d'ailleurs, aux élections, ils dénoncent leur propre politique migratoire avant de la continuer.
avec
cette pétition,
on
voit aussi qu'il
y a
une sorte
de
petit milieu qui s'organise, sûrement contre vous, enfin, contre le Rassemblement National, la presse Vincent Bolloré, Éric Zemmour, une partie de LR, est-ce que vous craignez cette concurrence qui pourrait vous dépasser par la droite, parce qu'on voit bien, vous avez bien expliqué vos réticences à reprendre le concept de grand remplacement, est-ce que ça fait partie de vos préoccupations pour 2027
?
Sincèrement, non. Écoutez, nous, on pense qu'on a une antériorité sur le sujet de l'immigration, de la souveraineté d'une manière générale, et que les Françaises et les Français nous ont bien identifiés. Et surtout, je ne
suis
pas inquiet, parce qu'en fait, je pense que ça correspond à ce que veulent au fond civilisationnel français. La civilisation au croisement des humanités, de l'héritage des humanités antiques, de nos racines chrétiennes, de la révolution et des Lumières, je pense que ça correspond à la conception universaliste française, à savoir contrôler ses frontières, contrôler le destin et là où on veut arriver, assimiler les populations qui font le choix de s'installer dans notre pays, reconnaître la grandeur de la civilisation, mais que toute, comment dire, toute ambiguïté racialiste ou ce genre de choses ne correspond pas du tout à ce que veulent une très grande majorité de Français.
Et c'est d'ailleurs aussi l'erreur d'une petite partie de la gauche qui malheureusement devient de plus en plus grande et se nourrit aussi de, comment dire, des mauvaises pensées d'une partie de l'humanité.
Une toute dernière question sur l'économie, Jean-Philippe Tanguy, avant de passer à l'international. Pendant que vous parliez, là, à l'instant, dans ma tête, j'étais en train de faire les calculs. Vous dites que vous voulez 44 milliards d'économies comme François Bayrou, mais vous demandez aussi la retraite à 60 ou 62 ans, c'est à peu près 37 milliards. Vous dites que vous ne voulez pas augmenter les impôts. quand vous voulez faire l'impôt sur les fortunes financières, vous dites que ça va être redistribué immédiatement. Ça ne boucle pas financièrement ?
Si,
si.
Écoutez, on vous représentera de toute façon pour le projet de Marine Le Pen en 2027, le bouclage financier. Mais c'est vrai que ce sont des choix de société importants.
Mais pourquoi
vous
ne
le faites pas là ? Pourquoi vous ne montrez pas là que vous voulez arriver sous les 3% de déficit
? On l'a fait pour l'année dernière. Là, on va représenter un contre-budget qui caractérise ces 44 milliards d'économies. Vous le savez bien parce que je vous écoute dans une autre émission économique de très grande tenue que j'invite tout le monde à écouter. Les 37 milliards sur les retraites, c'est à terme. Il ne
faut
pas les trouver l'année dernière. Vous savez bien que c'est une estimation de déficit à terme. Et là, nous,
on
mise aussi beaucoup sur la croissance.
C
'est-à-dire que vous avez deux types de dépenses à prévoir. Vous avez des dépenses comptables, effectivement, les dépenses de l'État. Il ne
faut
pas trop compter sur la croissance parce que c'est ça. Par contre, sur les retraites,
il
faut quand même, si évidemment on abandonne tout espoir sur la productivité et sur notre capacité à faire travailler plus jeunes les Français, à accompagner les aînés pour qu
'ils
ne soient pas au chômage jusqu'avant la retraite et aussi les personnes en situation de handicap qui représentent une force de travail compétente dans notre pays qui est sous-utilisée à leur détriment et pour leur malheur, c'est sûr qu'on ne pourra pas financer les retraites. Mais nous, notre projet, c'est que tout le monde contribue et il
y
a beaucoup de forces de travail en France qui n'est pas utilisée.
Question politique sur France Inter.
La section internationale, la séquence internationale, on va parler maintenant de l'État de Palestine, Alix Bouillaguet.
Oui, on sait que le Rassemblement national a toujours été favorable à une solution à deux États, c'est-à-dire un État israélien et un État palestinien. Pourquoi être opposé aujourd'hui à la reconnaissance de l'État de Palestine ? Vous dites que c'est une affaire de timing, mais quand on regarde ce qui se passe depuis des dizaines d'années sur ces territoires, on sait qu'il n'y
a
jamais de bon timing pour une guerre qui dure depuis une dizaine d'années, des dizaines et des dizaines d'années, vous voyez ? La France
reconnaît demain officiellement à l'ONU l'État de Palestine.
Mais vous avez raison, Alain Bouillaguet, de dire effectivement dans ce conflit, il y a rarement eu des périodes favorables à cette reconnaissance. Mais là, c'est une période très défavorable. Tout simplement parce que malheureusement, nous sommes encore dans les lendemains du pogrom du 7 octobre, de ces attaques meurtrières épouvantables contre Israël, revendiquées par le Hamas et d'autres organisations proches d'elles dans cette dérive meurtrière et complètement antisémite. Et que le reconnaître maintenant, c'est une forme de prime. J'imagine que le président de
la
République ne l'envisage pas comme ça, mais c'est ressenti par beaucoup d'Israéliens et d'amis d'Israël et de Français de confession juive comme cela, comme une reconnaissance que la violence et la violence terroriste peut amener à un gain politique.
C'est un des
arguments de Marine Le Pen qui dit effectivement que le futur État palestinien ne soit pas dominé ou contrôlé par le Hamas. Mais est-ce que vous ne pensez pas qu'aujourd'hui le Hamas n'a jamais été aussi faible ? Malheureusement, je le regrette, mais je pense qu'il n'est pas, il est affaibli militairement évidemment dans sa capacité à mener des opérations, mais politiquement, je crains qu'il ne soit pas assez faible. Et surtout, au-delà du Hamas, c'est les autres forces politiques palestiniennes qui sont faibles. L'OLP n'est que l'ombre de l'elle-même et malheureusement, la capacité de force pas laïque, parce qu'il ne
faut
pas confondre la France et territoire palestinien, mais en tout cas, de forces politiques capables de mener une politique d'intérêt général, pacifique, et sont dans un état d'une très grande faiblesse. Et plus personne n'écoute M. Abbas et ses amis. Et je le regrette.
Jean-Philippe Tanguy, il
y a
une polémique aujourd'hui en France, parce que des mairies veulent brandir, hisser le drapeau palestinien sur leur fronton le jour où l'État français va reconnaître officiellement, je viens de le dire, à l'ONU l'État de Palestine. Est-ce que cette polémique vous paraît vraiment justifiée ? Est-ce que c'est choquant que le jour où l'État fait un geste, une mairie en fasse un autre ?
Parallèle. Écoutez, c'est illégal et donc c'est l'occasion de rappeler qu'il
y a... Non mais c'est
choquant. Je vous demande votre
conviction.
Non mais moi je suis choqué pour la raison que je vous ai donnée. Ce n
'est
pas parce que M. Macron fait quelque chose qu'il n'avait pas annoncé dans aucune de ses campagnes électorales. Et bien au contraire, puisque c'est aussi pour ça que les Français de confession juive sont très en colère, c
'est
que M. Macron a complètement changé d'avis, il les a complètement laissés tomber. Il faut dire les choses comme elles sont. Et je crains pour des calculs électoraux qui sont minables du début à la fin. C'est-à-dire croire qu'on a des Français aujourd'hui dans notre pays qui vont voter, soi-disant par intérêt confessionnel, et ne plus dire qu'ils vont voter par l'intérêt national en mettant la reconnaissance de la Palestine dans la balance. C'est honteux. Sacrifier les Français de confession juive attachés à l'intégrité d'Israël, c'est honteux. Et dans la balance, M.
Macron semble croire que les Français de confession juive, il faut entre 0,5 et 1% de la population et les autres feraient plus de pourcentage. Ce qui dans les deux cas est un calcul de Machiavel, de pacotille et complètement indigne d'un président de la République.
Abel Mestre, les Etats-Unis, autre chapitre.
Oui, sur l'hommage aujourd'hui rendu à Charlie Kerr, cet influenceur d'extrême droite qui a été assassiné le 10 septembre, Louis Alliot sera en Arizona pour cet hommage. Pourtant, il y
a
eu un hommage vendredi à Paris où le Rassemblement National n'était pas présent à part par deux députés mais apparentés à votre groupe. Le parti aussi faisait bruyamment état de son soutien en 2016 pour Donald Trump. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus discret. Est-ce que le Rassemblement National est MAGA
?
Non,
non,
non, non. On n'est même pas FAGA parce que ce serait encore du
franglais. C'est-à-dire FAGA ?
Oui, sinon, j'ai dit n'importe quoi. Ce serait MAFA. Non, ce serait MFA. Bon, bref. C
'est
n'importe quoi. Bon, il
faut
l'a compris en tout
cas. Est-ce que vous y seriez allé en
Arizona ? Est-ce que vous aviez envie d'y aller pour soutenir Charlie Kirk ?
Non,
mais je... Pour prendre hommage. Non,
mais
moi, évidemment, je soutiens toutes les familles, tous les proches dont la famille a été victime d'un assassinat politique. et je ne comprends même pas qu'il
y ait
des gens qui mettent une nuance ou, comment dire, il y
a
besoin de se justifier, de soutenir quelqu'un qui a été atrocement assassiné. La violence politique aux États-Unis et la liberté des armes à feu fait une société extrêmement violente. Il y a, je crois, une représentante démocrate qui avait été assassinée aussi il
y
a un ou deux ans. C'est terrible. Voilà, c'est une société de violence. On a connu ça, malheureusement, dans notre pays au moment où l'attentat de Nanterre, par exemple, où un forcené avait pénétré dans un conseil municipal et avait tiré sur des innocents. C'est un traumatisme pour tout le monde.
Louis
Alliot, juste un mot quand même, il justifie son déplacement en disant que Charlie Coerck a marqué les esprits par le symbole qu'il est devenu. Moi, je vous pose la question, le symbole de quoi ? Du grand remplacement que ce militant conservateur dénonçait, de son opposition à l'avortement, à l'homosexualité considérée comme une maladie, à des femmes qui doivent rester à la maison et ne surtout pas prendre de contraceptifs parce que ça les mettrait en colère.
Qu
'est-ce que vous venez faire là-bas, en fait
?
Je crois que c'est juste un soutien contre la violence politique. Nous, on pense que les femmes doivent être à l'Élysée, donc c'est loin de cette conception, si vous voulez, effectivement, d'être au grade. Mais bon, je veux dire, M. Coerck serait un militant d'extrême-gauche, j'aurais exactement la même position. C
'est
pour ça que j'ai parlé du drame de Nanterre qui concernait
un conseil. Et Louis
Alliot serait allé à un hommage à un militant
d'extrême-gauche.
Mais si on avait été invité, je pense que nous y serons allés, madame. C'est aussi ça la différence.
C
'est que nous, si on a invité un hommage dans ma circonscription, et je pense que c'est le cas de tous les députés Rennes, si malheureusement il devait y avoir des violences politiques et qu'un adversaire politique de gauche était concerné, moi je serais le premier à venir défendre sa liberté. Moi, vous
savez,
je suis voltairien. Alors je sais que, comment dire, la citation est sans doute apocryphe, mais je battrais pour la liberté des autres. Et la liberté, je mourrais pour la liberté des autres à dire des opinions contraires aux miennes. C'est l'esprit voltairien français, il devrait faire consensus. Je regrette aujourd'hui qu'on ait besoin de se justifier, de refuser un attentat politique contre quelqu'un. On parle de la Russie, j'en fais
que t'envie. Oui, pardon, excusez-moi.
On a quand même une actualité avec ces incursions d'avions russes en Estonie. Demain, il y aura une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Il y a eu des drones en Pologne, des drones présumés russes aussi en Roumanie. Est-ce que là, on en est encore à parler d'incidents comme le faisait Marine Le Pen en début de semaine ?
Mais il faut établir à l'effet. Nous, ça nous paraît des incidents dans le sens où ça ne veut pas dire qu'il ne
faut
pas réagir. Des MIG-31,
c'est un incident
? J'ai vu les cartes des passages, ça a des provocations en l'occurrence. Marine Le Pen, vous le savez, parlait des drones. Mais si vous voulez, le but, c'est d'établir les faits, de défendre la souveraineté évidemment des frontières de nos alliés de l'OTAN et de nos alliés européens sans aucune concession et d'établir un rapport de force avec la Russie, mais d'éviter l'escalade à la guerre. Je me souviens qu'il y
avait
un missile au début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qu'il y avait un missile qui était tombé sur le territoire polonais. Toute la presse européenne s'était emballée vers une escalade à la guerre. Et puis finalement, ce missile, visiblement, n'était pas celui qu
'on
pensait. Donc moi, je ne sais pas. Donc moi, j'attends que les faits soient établis. Mais il faut qu
'ils
soient clairement établis et que des mesures correspondant à la gravité des faits soient prises. Et nous, il est évident que nous sommes des souverainistes,
des
patriotes. Il est évident que la Russie, sous aucun prétexte, ne peut franchir les frontières terriennes ou ariennes de nos alliés.
Jean-Philippe Tanguy, vous êtes sur France Inter, l'invité de Questions politiques. C'est le moment du « Qui êtes-vous ?
»
d'Alix Bouillaguet. On va tenter de mieux vous connaître.
On
a fait tomber deux fois un gouvernement parce que justement, ils augmentaient les impôts, Madame Lambré. Donc évidemment qu'il ne faut
pas augmenter les impôts. Avec vous, zéro aux impôts, même sur les plus riches
? Mais non, parce qu'encore une fois, moins de riches, ça ne
fait
pas moins de...
J'ai une part féminine, mais quand même...
On
va essayer de mieux vous connaître. En effet, là, c'était Laure Lavalette. Pas du tout le bon son. Je pense que là, le bon son est dans les tuyaux.
Alors, alors, alors
! Monsieur Tanguy, s'il vous plaît. Qui a
inspiré, je pense, beaucoup de gens parmi nous. Je
vous en prie, collègues
de gauche.
Monsieur Tanguy, monsieur Tanguy, s'il vous plaît.
Ce silence, un silence pour la France déclamé en phase à la tribune de l'Assemblée nationale, c'est le 21 juin 2022. Alors, c'est vraiment 100% vous, Jean-Philippe Tanguy. On va parler de votre parcours. Mais avant ça, vous êtes avant tout un style indéniable. Votre voix, vos formules qui claquent, le sens du verbe, ça vous a même valu le prix du député de l'année en 2024 par le trombinoscope. C'est une institution parlementaire. Mais, est-ce que vous n'en regrettez pas certaines, quand même, de vos formules ?
Elisabeth Borne, une bonne à rien, Michel Barnier, un faux cil, ou lorsque vous dites d'Emmanuel Macron qu'il savait solliciter les aspirations homo-érotiques d'un certain nombre de cadres de la banque Rothschild. Est-ce que vous les assumez toutes
? J
'assume tout et c
'est
pour ça que je m'excuse parfois parce que si vous vous excusez sans assumer, ce ne
sont
pas des vraies excuses. Donc, pour ce qui est de Michel Barnier, je m'étais excusé et pour ce qui est de M. Macron aussi, d'ailleurs.
Mais,
ceux qui vous aiment disent qu'effectivement vous êtes un créatif, vous êtes le bosseur du Rassemblement National, vous êtes devenu l'homme de confiance de Marine Le Pen. Ceux qui vous aiment un tout petit peu moins disent que vous êtes certes un collaborateur précieux mais parfois, je cite, dangereux, foutraque, exalté, sans filtre, ça va vite dans votre tête quitte à partir en vrille au risque d'apparaître comme un roquet. Est-ce que vous entendez
?
Il faut toujours faire attention à
ne
pas être la caricature de soi-même, c'est sûr. Donc, sans doute, moi, je ne m'admire pas dans le miroir, je ne m'écoute pas parler. Mais bon, c'est vrai que je préfère prendre ce risque que sacrifier la sincérité. Donc, moi, j'essaie d'être sincère dans mon combat
et
voilà, je pense que je suis plutôt heureux de ne pas m'être trahi. Ça arrivera peut-être un jour. Vous
serez là pour me le
dire, j'espère. Vous avez un CV brillant, oui, une ascension fulgurante aussi. Vous êtes diplômé de Sciences Po, Paris, de l'ESSEC, vous avez été salarié d'Alstom.
Avec l'énergie
électrique. Pardon
? J'étais chez
les méchants. Avec l'énergie électrique. Vous commencez à travailler au service de Nicolas Dupont-Aignan et puis, bon, vous ralliez Marine Le Pen. Aujourd'hui, est-ce qu'on peut dire que vous êtes un moine soldat auprès de Marine Le Pen, la cheville ouvrière notamment sur les questions économiques et de l'énergie ? Je ne suis pas seul, mais moi, si Marine Le Pen estime que je suis un moine soldat au service de son combat, j'en serais fier parce qu'elle-même a beaucoup sacrifié pour nos idées, pour la cause nationale. Une femme courageuse
qui
a vécu beaucoup d'épreuves. Vous voyez, par exemple, moi, si j'étais avec M. Dupont-Aignan, c
'est
que je pensais que jamais Marine Le Pen ne romperait avec
la
ligne politique de son père. Je pensais que c'était impossible. Je me suis complètement trompé et cette femme a prouvé que c'était une femme d'État qui pensait à la France. Donc, vous êtes quand même, on peut le dire, le plus mariniste des marinistes.
Vous savez, ça, il faut se méfier.
Est-ce que le plan B comme Bardella,
c
'est moins votre tasse de thé ? Est-ce que vous êtes moins en phase avec lui humainement et politiquement ? Mais pas du tout parce que Jordan Bardella procède de Marine Le Pen et du marinisme. C'est elle qui l'a repéré, lui a fait confiance, il s'est engagé pour Marine Le Pen. Je trouve que cette division est très artificielle. Par exemple, par la petite histoire, je connais Jordan Bardella plan A, plan B, c'est super. Jordan Bardella, 2027 à l'Élysée, c
'est
aussi bien que Marine Le Pen. Il y a un plan A qui est Marine Le Pen. Elle est innocente de ce qu
'on
lui reproche. Elle arrivera à prouver son innocence dans une justice qui respecte les institutions de la République. Donc, je n'ai aucun doute sur le plan A. Et moi, c'est vrai que je ne me projette pas sur d'autres plans parce que Marine Le Pen est dans un combat judiciaire. Elle prouvera son innocence
et
on doit l'accompagner dans cette démarche et dans ce combat.
Votre profil diplômé, revendiquant Gaulisse qui n'est pas issu du serail du Rassemblement National fait beaucoup penser à celui de Florian Philippot. Est-ce que parfois vous craignez d'avoir le même destin
?
Écoutez, vous savez, il faut toujours rester modeste dans tout. Moi, avec M. Dupont-Aignan aussi, j'ai appris à me battre pour des idées en faisant des scores très modestes et pourtant, je pense qu'on disait aussi des choses très intéressantes avec M. Dupont-Aignan. Donc, vous savez, moi, je suis à mon poste, à mon combat et c'est vrai que j'essaie de ne pas penser à ma petite histoire personnelle. On verra bien, vous savez, on est peu de choses. Moi, je me souviens d'une très bonne citation de Bertrand Delanoé pendant la...
Le
socialiste,
le socialiste, voilà, en
2001 pendant la campagne de Paris, il y avait M. Lang qui pensait qu'il était très connu, qu'il allait tout écraser face à M. Delanoé et Delanoé disait « Vous savez, nous sommes peu de choses et j'ai dit nous, pas moi.
»
On le médite là-dessus,
Jean-Philippe Tanguy. Vous nous laissez sans voix. Vous nous laissez
sans
voix. Elle n'est pas dans cette
citation. Ce dimanche, on vous a demandé pour terminer le portrait de l'homme politique que vous êtes,
de
venir avec une carte blanche et vous avez choisi de parler d'industrie. Plus spécifiquement, les législatives,
ça
approche quand même, d'une usine qui est dans votre circonscription à Bernaville.
Oui, bon, il
ne faut
pas me témoigner de dire que
je
n'en parle pas parce que c'est législative mais parce que c'est 68 familles et 10 familles avec des intérimaires.
Dites-nous qui ils
sont.
C'est la Société Française de Génoplastique qui est à Bernaville qui est une industrie qui travaillait pour le luxe, qui a vraiment un savoir-faire extrêmement rare. C'est ce qui permet au plastique qui fait les capuchons de parfum d'être métallique,
d
'être en or, en argent, d'être si beau et aussi de représenter le patrimoine et le savoir-faire français à travers le monde. Malheureusement, à cause du prix de
l
'électricité, des normes, de la concurrence chinoise, cette entreprise ferme du jour au lendemain, on essaie de trouver une solution. Mais au-delà de ça, c'est aussi les mensonges sur la réindustrialisation. Pourquoi ? Parce qu'en fait, tous les rapports le disent, y compris M. Luanzi qui vient de la gauche, en fait, l'État parle beaucoup mais se désengage de toutes les PME, PMI, ETI.
C
'est-à
-dire
qu'on est obsédé par les grands projets, par exemple,
les
usines de batterie, je ne sais, Insect.
ETI, entreprises de
taille intermédiaire.
Donc, l'État est obsédé par les très grands projets, ce qu'on appelle les flagships, donc ces navires amiraux qui font beaucoup de une et ne s'intéressent pas au cycle intermédiaire,
aux fournisseurs. Mais
la question,
c'est quand même, que pouvez
-vous faire ? Je veux dire,
la question doivent se poser les audits. Déjà par les
deux parce que, parce
que Whirlpool, ça a fermé, tout le monde y est allé, y
compris Marine Le Pen,
ça
a fermé.
Oui, enfin, avec beaucoup de mensonges et il y a des gens qui étaient à Whirlpool qui ont connu cinq employeurs différents en cinq ans parce que l'État les trimballait et faisait n'importe quoi. Donc, le fait que l'État ne s'intéresse pas aux entreprises de taille intermédiaire, aux petites industries parce qu
'ils
trouvent que c'est ringard que se dépasser, c'est lamentable et cette entreprise, elle peut avoir des repreneurs et moi, je ne veux pas qu
'on
la ferme sans chercher un repreneur parce qu'il y a le destin des salariés. La moyenne d'âge, c'est 49 ans donc ce sera très difficile pour eux de retrouver un emploi si le site n
'est
pas préservé. Bernaville est une petite commune rurale assez isolée et puis c
'est
le pouvoir d'achat derrière aussi. Pourquoi ? Parce que quand vous travaillez dans votre commune, quand vous pouvez aller à pied dans l'usine où vous travaillez, vous ne prenez pas la voiture, il
y
a l'enjeu écologique mais il
y a
le pouvoir d'achat, c'est 200 à 300 euros d'économiser par mois. Donc, quand vous êtes à 1500 euros, le fait d'avoir une usine à proximité de votre lieu de travail, ça change la vie. Ça change le confort de vie et ça change
le pouvoir d'achat. Et il faut trouver une solution évidemment pour que l'industrie continue. Mais c'est sûr que ce n'est pas
glamour et qu'il faut que les services de l'État arrêtent de vouloir couper des gros rubans sur des grosses usines avec des gros projets et s'intéressent aux projets modestes et aux compétences qui sont déjà chez nous plutôt que d'aller et essayer d'en créer des nouvelles.
Jean-Philippe Tanguy, vous parliez du pouvoir d'achat excellente transition avec la séquence France 2027 d'Abel Mest.
Oui,
exactement. Marine Le Pen avait fait du pouvoir d'achat son axe principal ou un de ses axes principaux de la campagne de 2022. Vous venez d'en parler, ça reste encore dans le discours du Rassemblement National. Cependant, vous êtes absent des mobilisations en tant que partie, bien sûr, des mobilisations sociales que ce soit le 10 septembre hors cadre syndicaux et partidaires ou du 18 septembre à l'appel de l'intersyndical. Et dans le même temps, vous déployez énormément d'efforts pour séduire le patronat français. Comment vous pouvez
espérer
concilier à la fois
ce
mouvement pour rassurer le patron et garder le pouvoir d'achat au centre de votre discours ?
C'est relativement simple.
C
'est-à-dire qu'en fait, c
'est
la production, la capacité de produire ensemble et sur le territoire qui est le premier critère pour améliorer les salaires sur la longue durée, améliorer la productivité et pouvoir vivre de son travail. Et si on n'arrive pas à produire en France, si les entreprises n'arrivent pas à produire en France, on peut parler de pouvoir d'achat, il n
'y
aura rien. Il n
'y a
pas de chèque magique, il n
'y a
pas d'allocation magique,
il
n'y a pas de subvention magique. L'argent ne vient que d'une poche, celle des contribuables, soit les familles, soit les entreprises. Voilà. Donc, pour moi, il n
'y a
pas de contradiction. Vous avez la gentillesse de rappeler que je m'inscrivais dans la lignée du général de Gaulle. C'était toute la politique du général de Gaulle, c'était dépasser la lutte des classes par le travail, par la participation des salariés, par l'intéressement des salariés au profit des entreprises. Donc, pour moi, tout ça va ensemble, produire en France et répartir la richesse avec justice.
Ça
va ensemble, mais on ne
peut
pas répartir une richesse qui n
'est
pas produite ou qui est en déclin. Et vous savez que depuis 2008, le PIB par habitant en France stagne. Et ça, je regrette que lors des différentes élections, on n
'ait
pas parlé de ce sujet parce que compter le PIB en valeur absolue, ça n'a aucun intérêt. C'est le PIB par habitant, c'est la richesse par habitant qui compte. Donc, quand le PIB par habitant stagne depuis bientôt 20 ans, évidemment, le pouvoir d'achat s'effondre et aucune allocation, aucun chèque ne peut résoudre cette question sauf par l'endettement. Et donc, la boucle est bouclée. Et j'aurais préféré que M. Bayrou explique ça plutôt que c'était la faute des Français.
Malgré tout, on a l'impression quand même qu
'au
Rassemblement National, il y a deux discours. Il y a le discours que vous venez de tenir, qui est celui de Marine Le Pen aussi, plus populaire, plus préoccupée par les questions sociales, et celui de Jordan Bardella, plus pro-business, plus libéral. Vous avez deux leaders qui peuvent être potentiellement deux candidats à
l
'élection présidentielle, pas forcément concorbitant, mais l'un ou l'autre. Est-ce que si Jordan Bardella était le candidat du Rassemblement National en 2027, la question du pouvoir d'achat aurait la même place qu'en 2022 ?
J'en suis persuadé, ne serait-ce que parce que Jordan Bardella, même par sa vie personnelle, c'est lui qui le dit, donc ce n
'est
pas un secret. La mère de Jordan Bardella avait un petit revenu, mère solo, même si son père, évidemment, l'aidait également. Donc, je pense que Jordan Bardella a complètement conscience par sa vie et le sens de son engagement que les fins de mois difficiles, même quand vous travaillez dur et que vous êtes une mère solo, c'est fondamental dans la vie.
Mais vous assumez
les deux
tonalités.
Mais il
y
a différentes tonalités.
Moi,
j'espère...
Enfin,
je pense que...
Économiquement, dans un programme, c'est dur à rejoindre. Je
pense qu'il y
a
vraiment un procès qui
a
un peu une chasse aux sorcières sur ça. Parce que, par exemple, on a sorti le programme économique du Rassemblement National pour prouver que c'était faux. C'est Jordan Bardella qui l'a présenté avec votre serviteur à ses côtés. Et puis, même après qu'on ait montré que c'était le même programme de Jordan et de Marine, on nous dit que ce n
'est
toujours pas le même programme. Donc, je pense aussi qu'il
y a
une volonté de nos adversaires politiques de toujours vouloir inventer des divisions qui n'existent pas. Et je comprends qu'ils soient jaloux qu'on ait les deux plus populaires dirigeants en France.
D'ailleurs, si les
électeurs... Oui, à l'instant, évidemment, madame, vous avez
raison.
Et je pense que si les électeurs voyaient une si grande différence, vu que nous faisons 70% chez les ouvriers, 60% chez les employés, s'ils ne voyaient pas que Jordan Bardella était sur le pouvoir d'achat, je crois qu
'ils
ne seraient pas aussi populaires.
À l'instant, François-Xavier Bellamy, le numéro 2 des Républicains, dit que Marine Le Pen n'a pas renoncé à son programme qui s'aligne souvent sur celui du NFP.
Eh bien, c'est pitoyable de la part de M. Bellamy qui s'inscrit dans la doctrine sociale de l'Église, d'être venu enfin une espèce de larbin du grand capital et des puissances de l'argent. Parce que quand on se prétend à voir s'inscrire dans les valeurs stoïciennes, chrétiennes de la civilisation française, on n'est pas là à caricaturer les positions économiques et à essayer d'être toujours du côté des forces de l'argent. Moi, j'invite M. Bellamy, plutôt que de faire la morale sur les questions de mœurs au monde entier, à faire la morale un peu à ceux qui oublient la doctrine sociale de l'Église. Je
crois que
l'argent n'est pas au centre des valeurs chrétiennes. J'ai gardé ça quand même de mon éducation catholique.
Faisons un peu de politique fiction. Imaginons que le candidat ou la candidate du Rassemblement National gagne la prochaine présidentielle en 2027. Quelles seront les premières mesures urgentes pour le pouvoir d'achat des Français
?
C'est la baisse de la TVA sur l'énergie de 20 à 5,5 et la baisse de la TVA sur les produits de la nécessité de 5,5 à 0%. C'est un mouvement indispensable. Il y
a
une crise de la consommation, il y
a
une forme de déconsommation, on le voit dans notre pays. Les Français épargnent parce qu'ils ont peur que leur pouvoir d'achat soit confisqué. Donc au-delà de la justice fiscale,
il
faut envoyer un signal aux Françaises et aux Français de consommer à nouveau et de ne pas épargner davantage qu'il ne faut rationnellement. Mais on voit bien aujourd'hui, et ils ont raison d'ailleurs, depuis que les Françaises et les Français ont conscience qu'il va falloir payer la dette, qu'ils épargnent parce qu'ils sentent bien qu'avec les macronistes ou la gauche, c'est eux qui vont payer la facture. D'ailleurs, François Bérou l'avait dit. On peut au moins lui reconnaître d'avoir dit la vérité. Justement.
Mais vous promettez plus de pouvoir d'achat, mais si vos mesures font par exemple exposer les taux d'intérêt et le coût du crédit, est-ce que ce n'est pas finalement les classes moyennes et populaires qui vont finir par payer la facture ? Je ne vois pas pourquoi nos mesures feraient exploser le coût du crédit. Au-delà de la politique de la Banque Centrale Européenne qui est indépendante, je ne vois pas pourquoi nos mesures, au contraire, ce qu'il faut, c'est présenter un plan crédible et quand, aux dernières législatives, le Rassemblement National a été les seuls à insumer un effort de 95 milliards d'euros d'économie structurelle.
Aujourd'hui, on a entre 100 et 120 milliards malheureusement vu la situation. Nous, on joue quatre sur table. D'ailleurs, à l'époque, moi j'avais rencontré pour Jordan Bardella un certain nombre d'investisseurs et de représentants des marchés pour les rassurer et leur expliquer notre plan. Il n'y avait pas eu spécialement de retour, que ce soit par exemple l'agence Reuters que j'avais rencontré qui est assez en lien ou Bloomberg qui sont assez en lien avec les marchés financiers. Ils n
'avaient
pas exprimé d'inquiétude particulière sur le programme du Rassemblement National. Par contre, pendant que M. Le Maire, qui était ministre de l'Économie et des Finances, qui au lieu de rassurer les marchés, faisait le tour des plateaux pour dire que c'était une catastrophe et qu'il a alimenté l'hystérie et donc a renchéri le coût de la dette, là c'est un vrai problème de responsabilité politique. Peut-être qu'un jour, si les hommes politiques paient tout au parti de la facture qu'ils causent et le mal qu'ils causent aux Français, peut-être qu
'ils
se calmeront un peu.
Jean-Philippe Tanguy, cette émission touche à sa fin. Si vous voulez bien, on va se lancer dans une séquence vrai ou faux ? Je vous pose une question, je dis une affirmation, vous dites vrai ou faux ? Ça va vite. L'ancien insoumis François Ruffin est un bon député de la Somme, vrai ou faux ? Faux.
Vous
vous déplacez quasiment toujours avec un sac de sport, vrai ou faux
?
Vrai.
Gabriel Zuckman est un militant d'extrême-gauche comme le pense Bernard Arnault. Vous êtes d'accord, vrai ou faux ?
Non.
Au Rassemblement National, liste candidats si tout le monde est prêt, voire ou se prépare aux législatives ? Oui. Vrai ou faux ? Vrai.
Vrai, pardon, excusez-moi.
Marine Le Pen serait une meilleure candidate à la présidentielle que Jordan Bardella, vrai ou faux
?
Vrai, mais il le pense lui-même.
Vous
avez déjà menti sur votre CV, vrai ou faux
?
Malheureusement,
c
'est vrai. Pour rentrer, oui, c'est vrai. Au Japon, j'étais serveur, je m'ennuyais tellement que je leur ai fait croire que j'étais diplômé pour rentrer chez Itachi. Je m'excuse.
Monsieur
Bellamy, monsieur Bellamy, j'irai à Confesse.
La justice fiscale imposerait de taxer les plus gros héritages et ce débat-là, c'est une vraie ligne de fracture au sein du RN. Vrai ou faux ?
Faux, mais grâce à la deuxième partie.
Si
Marine Le Pen est définitivement condamnée en appel, vous voulez une loi d'amnistie. Vous l'écrirez, vrai ou faux ?
Faux.
Merci, Jean-Philippe Tanguy, c'est la fin du vrai, faux, d'avoir répondu à nos questions politiques. Merci à la grande équipe de cette émission, Fabienne Lemoal, Alexandre Gillardia, Maury Bochet, l'équipe du son, l'équipe de la vidéo. Nous vous souhaitons, auditeurs, téléspectateurs, un excellent week-end. Rendez-vous la semaine prochaine.
Merci. Sous-titrage Société Radio-Canada