Marine Le Pen : Discours du 1er mai 2011
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- 3:28PrésentateurChiffre
« elle recueillerait 36% des intentions de vote chez les ouvriers. »
- 15:22InvitéFait
« les traités de Mastricht et de Schengen n'ont pas été, comme leur nom l'indique, signé à Troyes, »
- 22:15InvitéFait
« la zone euro est complètement isolée dans le monde à l'écart de la croissance mondiale »
- 50:40InvitéFait
« les théories dramatiques colportées par les pédagogistes issus de 68 ont ruiné l'école »
- 50:48InvitéFait
« elle ne transmet plus le savoir comme c'est pourtant son rôle premier »
- 50:56InvitéPromesse
« le redressement de l'école passera par un relèvement des exigences »
- 51:00InvitéPromesse
« relèvement des exigences dès la formation des professeurs mais aussi sur les bancs de la classe »
- 51:50InvitéFait
« le libre arbitre est un joyau offert à l'homme »
- 52:00InvitéPromesse
« le goût de l'effort, le mérite républicain, le travail seront récompensés »
- 53:10InvitéPromesse
« elle est le seul parti qui respecte et qui fera respecter toutes vos libertés individuelles »
- 53:23InvitéFait
« ce n'est pas par hasard si elle est placée en tête de notre devise « Liberté, égalité, fraternité » »
- 53:43InvitéFait
« nous nous battons chaque jour pour l'égalité et la fraternité »
- 54:10InvitéPromesse
« brisons les chaînes du peuple français, brisons les chaînes du renoncement »
Temps de parole
- Invité77 %
- ?16 %
- Présentateur7 %
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Bonjour et bienvenue à tous, chers amis, ici Place des Pyramides, en ce 1er mai, jour du traditionnel défilé du Front National, en l'honneur de Sainte-Jeanne d'Arc et des travailleurs. Merci à tous d'avoir fait le déplacement, parfois de très loin, pour nous retrouver ici entre amis. Dans quelques minutes, vous pourrez entendre le premier discours de 1er mai de notre présidente Marine Le Pen.
Pour
la soutenir, je vais appeler
à
monter sur scène l'équipe qui dirige le Front National avec elle au quotidien, c'est-à-dire les membres du bureau exécutif.
Vous
le savez, le paquebot, ancien siège du Front National, est enfin vendu. Celui que je vais appeler sur scène est le premier à en être satisfait, trésorier national du mouvement, conseiller régional de Picardie, j'appelle Valran de Saint-Just.
Homme
de loi et de précision, il est souvent appelé dans les situations difficiles, délégué général du Front National, conseiller régional de Lorraine et ancien député, j'appelle Jean-François Jalc.
Dans
le Nord-Pas-de-Calais, il est celui qui régulièrement révèle les scandales. Engagé très jeune, lui aussi, au Front National, il est connu pour ne rien lâcher, conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, conseiller municipal et futur maire d'Ena Beaumont, où 52% des Enénois ont voté pour lui au cantonal, j'appelle Steve Ruwa. Si rien ne l'arrête et son engagement ne date pas d'hier, conseillère municipale de Vitrolles dès 1989, elle est aujourd'hui secrétaire régionale du Front National en Ile-de-France, où elle fait un énorme travail, vice-présidente du Front National aux Affaires Sociales, et implantée à Maud, où
elle
a fait plus de 35%, j'appelle Marie-Christine Arnautu.
Un
peu plus au sud, avec un accent sympathique, il a été directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen et secrétaire général du Front National. Il est aujourd'hui vice-président en charge du projet, conseiller régional du Languedoc-Roussillon, où il a obtenu 46% aux élections cantonales à Perpignan, j'appelle Louis Alliot, co-fondateur du Front National avec Jean-Marie Le Pen, il s'est présenté à de très très nombreuses élections et a fondé la première fédération du Front National, celle de l'Hérault, récemment, aux élections cantonales,
il
a fait 40% à Latte, j'appelle Alain Jamais. Enfin, on ne le présente plus, président fondateur du mouvement, j'appelle Jean-Marie Le Pen.
Selon les
derniers sondages, elle recueillerait 36% des intentions de vote chez les ouvriers.
Elle
serait également en premier chez les jeunes, qui sont nombreux sur cette tribune, et elle inquiète beaucoup nos adversaires, dont certains grands démocrates ont même proposé de changer le mode de scrutin de la présidentielle. Cette proposition, bien sûr, visant à l'éliminer,
mais
on le sait, en bonne gauloise, elle n'a peur que d'une chose, que le ciel lui tombe sur la tête, j'appelle notre présidente Marine Le Pen.
Les
bénévoles, dévouées et admirables, dont l'engagement, dans des tâches administratives ou des actions de terrain, superbes manifestations.
Et
vous me permettrez, enfin, au nom, mais particulièrement de cet âge promis, il a tenu parole et il a réussi, dans des conditions très difficiles, à mener à bien le troisième millénaire.
Il
peut apparaître anachronique de célébrer Jeanne d'Arc.
Cette
célébration est, je vous le rappelle, une fête nationale républicaine, Jeanne d'Arc étant autant une sainte catholique qu'une héroïne nationale.
Il
aura fallu que Jean-Marie Le Pen redonne à cette fête nationale vie et vigueur
pour
que ce 35e défilé nous réunisse à nouveau.
Que
nous croyons
que
nous sommes les maillons d'une chaîne
qui
nous relie au passé par notre histoire
et
au futur par notre volonté de destin.
Loin
de le répudier,
nous
revendiquons l'héritage de nos héros
en
qui la gloire ne trouve pas de faiblesse à effacer.
Ceux
dont la vie est faite de pureté, de sentiments, de victoire et de martyrs.
Ces
récits
nous
instruisent
autant
qu'ils enracinent nos engagements dans l'histoire, que disent dans l'histoire,
dans
l'âme de notre peuple.
Et
parce que
l
'histoire veut aussi quelquefois nous faire des clins d'œil espiègles,
nous
retiendrons
que
le directeur de conscience de la petite Jeanne de Don Rémy,
celui
qui s'occupa à élever son âme et son esprit, la préparant ainsi à son glorieux destin, s'appelait Guillaume Front,
plus
important.
Et
le message que nous laisse le récit joannique,
dont
je voudrais vous montrer l'étonnante modernité. Sorti de la glorieuse parenthèse de l'héroïque Duguay-Clin,
le
plus français des Bretons, avec d'autres, la France s'enlise dans cette guerre de cent ans,
qui
voit son territoire envahi par les Anglais
et
son peuple divisé en deux camps,
en
proie à la guerre civile.
Les
bourguignons,
désolés
pour les bourguignons qui nous écoutent, qui n'y sont pour rien, favorables à l'addiction anglaise, entendaient faire du roi d'Angleterre
le
roi d'Angleterre et de France.
A
cette époque,
on
appelait ça les Français reniés.
On
les appellerait aujourd'hui
les
collabos.
Les
doubles couronnes
scélèrent
leur forfaiture dans le traité de Troyes,
avec
la pseudo bonne intention d'en finir avec la guerre de cent ans
et
de construire, vous voyez que ce n'est pas nouveau, l'Europe de la paix. L'histoire se répète souvent
qu
'après la débâcle dans la France de 1940,
c
'est aussi le pacifisme,
c
'est aussi l'illusion de la paix, quitte à la payer au prix de la servitude,
c
'est en somme un étrange renoncement
qui
a conduit certains Français à une indigne collaboration avec l'envahisseur.
En
cette année 1429,
le
parti de la France, celui des Armagnacs, est acculé
autour
d'un pauvre et pâle dauphin,
le
petit roi de Bourges, esselé, trahi, miné par l'indécision
et
cerné par la plus pleutre courtisaderie.
Malgré
la résistance
de
patriotes français en zone d'occupation, malgré des mouvements de rébellion armée spontanée contre l'occupant
de
la part de partisans ou de cités
comme
le Mont-Saint-Michel, Reims
ou
Tournai en Wallonie,
le
sort semble en être jeté.
La
France
est
vouée à disparaître, noyée dans la nouvelle Europe de l'époque
qu
'appellent de leurs vœux déjà
les
prétendues élites.
On
connaît la suite.
Cette
jeune fille du peuple
qui
porte en elle
tant
de courage et de douceur,
tant
de noblesse
et
de simplicité,
tant
d'ardeur et de modestie,
tant
d'aisance et de piété,
vient
par le rayonnement de sa présence,
par
l'intensité de sa foi patriotique,
dissiper
les doutes dissolvants qui paralysent les énergies.
Sa
bravoure, rehaussée par une sainte innocence, rappelle rapidement aux plus brutaux des soldats les chemins de la vertu,
au
plus haut
le
chemin du devoir et de l'honneur,
aux
plus viles la honte
de
la lâcheté et de la trahison.
Elle, qui
pleure devant le sang qui coule, mais du haut de ses 18 ans, brandit l'étendard de la reconquête, délivre Orléans et restaure par l'onction du Sacre de Reims la légitimité royale, nous dirions aujourd'hui la légitimité de l'État.
Ainsi,
mes chers amis,
dans
une atmosphère de défaite morale,
de
découragement, de renoncement et de trahison d'une élite inféodée à l'occupant,
cette
petite bergère qui se qualifie elle-même de « françoise » par nation et par affection, personnifie le sursaut patriotique du peuple
dans
un pays en proie à la dislocation.
Elle
personnifie le loyalisme envers son pays, loyalisme qui s'oppose à la trahison des autorités morales autoproclamées du temps.
S
'incarne en elle l'esprit de résistance à la servitude,
la
résistance à l'oppression et à la collaboration avec les ennemis de la souveraineté,
ce
qui aurait en soi une résonance terriblement actuelle.
Mais
sa fabuleuse épopée porte également en elle la marque irrépressible de l'aspiration de notre peuple à sa souveraineté. Or, qu'est-ce que la souveraineté, mes chers amis, si ce n'est
la
liberté des peuples
? Qu
'est-ce que la souveraineté française
si
ce n'est la liberté
de
la France et du peuple français ?
Vous
reprochez
de
glorifier et de nous battre pour une France libre ?
Pour
la France libre ?
Je
ne le crois pas.
Bien
sûr,
bien
sûr, même si les traités de Mastricht
et
de Schengen n'ont pas été, comme leur nom l'indique, signé à Troyes, ils auraient pu l'être.
En
effet, ne pas faire aujourd'hui le parallèle avec l'entreprise anti-républicaine de captation et d'écrasement de la souveraineté française consentie par nos gouvernants de gauche et de droite et dont notre peuple est la victime.
C
'est d'abord la liberté de faire sa propre loi.
La
constitution de notre République, le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
A
l'évidence,
nous
n'avons plus la maîtrise de notre souveraineté
puisque
l'intégralité du travail législatif consiste en une servile retranscription de directives européennes.
Le
troupeau parlementaire ne fait que suivre les chemins que son nouveau maître veut bien lui indiquer.
Où
est la souveraineté
quand
nous n'avons plus ni liberté législative,
ni
liberté juridique,
ni
liberté monétaire, ni liberté budgétaire
? Aujourd
'hui,
de
plus en plus nombreux ouvriers, fonctionnaires, chômeurs, agriculteurs, artisans, commerçants ou retraités,
des
millions de Français se tournent vers nous
pour
nous dire délivrez-nous de l'asservissement, brisez nos chaînes, les affranchir d'une Union européenne qui n'a eu de cesse de nous affaiblir
et
de réduire nos libertés.
Les
instances supranationales qui ont fait tant de mal au monde au premier rang duquel le... Mes chers amis,
plus
dangereuse que territoriale, à la merci des occupations et nos frontières nationales,
nous
avons concédé l'intégrité territoriale française et européenne
à
un organisme européen qui est
les
Français.
Ils
vont confier les clés du jardin à un... Et accorder en effet aux instances internationales dans le contrôle de nos frontières
quand
on sait que le... Mes chers amis, c'est-à-dire
cette
perte de liberté
n
'est pas seulement législative ou territoriale.
Notre
classe dirigeante ne veut le pouvoir que pour les honneurs et sur un certain confort
pour
avoir annoncé qu'il fallait anticiper et non subir la sortie viable
et
qui échoue aujourd'hui aux yeux de la terre entière nombreux à le reconnaître.
Tour
à tour, vos seigneurs, la vérité,
la
vérité, c'est qu'aujourd'hui, la zone euro est complètement isolée dans le monde
à
l'écart de la croissance mondiale
en
s'étant enfermée dans une politique absurde,
une
politique suicidaire.
La
France reviendra dans le jeu des nations grâce à la liberté monétaire.
Nos
pauvres esprits prétendument éclairés oublieraient-ils que la France est appelée dans son histoire
la
grande nation
? Que
le génie de son peuple la fait rayonner dans le monde entier
? Faut
-il leur rappeler
que
durant des siècles,
notre
pays a géré l'entière maîtrise de sa monnaie nationale au plus grand bénéfice de notre économie et de notre prospérité
? Pire
est-il
qu
'au sortir de la guerre,
il
a fallu l'indépendance détermination du général de Gaulle pour refuser de se voir imposer une monnaie hurtée dans le sillage de ses chars
? Il
y a fort à parier
que
les euromaniaques d'aujourd'hui auraient à la terre de notre pays.
Vous
le voyez,
le
confort de la servitude
est
décidément de tout temps
et
à traverser les siècles
de
Jeanne
jusqu
'à nous.
Pour
ma part, je m'inspire de ceux qui ont osé
parce
que loin d'être frileuse,
je
crois dans le génie français.
J
'ai confiance
dans
une France légitimement fière d'elle-même
et
tournée vers l'avenir.
Je
m'inscris
dans
les combats historiques pour la liberté
et
les combats de millions d'anonymes qui sont tombés pour elle,
de
Bouvines
au
chemin des dames,
les
combats des grands destins républicains,
de
Victor Solser à Charles de Gaulle,
les
combats de tous ceux qui ont défendu la liberté en dépit des pressions, en dépit des sirènes du renoncement.
Je
crois
dans
l'aptitude de notre peuple,
dans
notre capacité collective à assumer notre destin,
comme
je crois d'une manière plus générale dans la vocation des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Et
mes chers amis,
je
vous le dis aujourd'hui avec une certaine gravité,
la
liberté des peuples
ne
se trouve pas au bout des missiles de l'OTAN,
ces
missiles qui aujourd'hui
tuent
des femmes et des enfants.
Elles
se trouvent dans leur génie national, leur éducation et dans la diplomatie.
Plutôt
que
je
ne vois pas de surcroît
qui
mieux que nous,
qui
sommes le peuple français,
peut
savoir
ce
qui est bon, utile, juste,
pour
nous-mêmes,
tant
que nous-mêmes,
et
serait donc attentif, plus attentif que nous ne le serions, à leur transmettre sans l'abîmer l'extraordinaire patrimoine que nous avons reçu.
En
un mot, mes chers amis, n'en déplaise à M. Von Rompuy
ou
à M. Barroso, chez nous, c'est à nous de décider.
La
persévérance, vous l'admettrez, le Front National défend depuis des décennies l'élection intégrale
des
Français et à chacun d'entre eux d'être entendus et représentés.
C
'est la raison pour laquelle nous réclamons depuis toujours, voire depuis 30 ans,
nous
croyons à l'intuition, nous croyons qu'il a vocation à s'élever chaque jour un peu plus.
Cette
intelligence
finiment
supérieure à ceux de ces élites autoproclamées qui n'habitent plus dans le même. C'est pourquoi,
quand
je serai élu,
j
'interrogerai les Français par voie de référendum
sur
les contours qu'ils souhaitent donner à notre politique de liberté dans l'Europe.
C
'est une question que nous ne permettrons pas aux autres partis d'étouffer.
La
souveraineté, c'est-à-dire notre liberté collective, sera, je le crois, un des grands enjeux de la présidentielle.
Je
rappelais tout à l'heure les grands enseignements de l'épopée militaire de Jeanne.
Cette
épopée, si elle a changé la face de l'Europe
et
donc, à cette époque, celle du monde,
fut
courte.
Un
an.
C
'est aussi le martyr
de
cette petite jeune fille d'à peine 19 ans, vendue aux Anglais, incarcérée, gardée par des sous-dars
et
jugée dans un procès où elle impressionne encore, seule contre la meute, dans la résistance à l'arbitraire.
Ainsi,
cette courte période tumultueuse et souffrante
qui
précède le terrible supplice du boucher,
du
bûcher, pardon, c'est pareil, c'était par des bouchers, constitue une ode magnifique et terrible à la liberté.
Dans
son sillage, nous seuls, seuls,
pouvons
donc rendre au peuple français
sa
souveraineté
et
donc sa dignité et sa fierté.
Mais
nous sommes aussi
les
défenseurs farouches des libertés publiques
et
des libertés individuelles. Les
libertés individuelles
ne sont pas un acquis.
Il
ne suffit pas de s'enorgueillir, d'être la partie, la patrie de la liberté pour que cela soit vrai ad vitam aeternam.
La
réalité,
c
'est que la défense des libertés est un combat exigeant
de
chaque jour
que
progressivement,
dans
le vécu quotidien des Français, nos libertés se sont délitées, affaiblies.
Elles
ont été troquées par des élites autoproclamées dans le but d'asseoir leur pouvoir et de défendre leurs intérêts personnels et leurs prébandes.
Et
il en est ainsi
de
la liberté du débat
totalement
annihilée.
Le
débat
est
contraint,
balisé ou
même carrément interdit.
L
'effondrement annoncé de l'euro,
tabou. L
'échec de l'Europe,
tabou. L
'immigration, l'homme du libre-échange
sans
lesquels la démocratie n'est qu'un vain mot, nous obligeons au débat.
Et
ça gêne.
Le
révolutionnaire l'avait théorisé en son temps.
L
'homme de génie
qui
révèle de grandes vérités à ses semblables est celui qui a devancé l'opinion de son siècle.
La
nouveauté hardie de ses conceptions est farouche toujours leur faiblesse et leur ignorance, toujours
les
préjugés se ligueront avec l'envie pour le peindre sous des traits odieux ou ridicules. Mais Jean-Marie Le Pen, qui a sans jamais plié, subit cela durant 40 ans et qui à ce titre mérite notre immense admiration et notre reconnaissance éternelle, a montré le chemin. Montré le chemin.
Le
chemin est celui de la vérité.
Le
chemin est celui de la liberté. Ah, bien sûr,
la
liberté du débat leur fait peur.
De
cette liberté émerge la vérité,
peuple
français. Or, il faut masquer la vérité
et
notamment les responsabilités dans la crise terrible que vit notre pays somme de l'échec
de
la droite et de la gauche confondus depuis près de 40 ans. Alors, pas de débat. La clétarisation des classes moyennes
espère
de l'affaiblissement de l'État.
En
un mot, après émission, pseudo-débat après pseudo-débat, rassuré d'avoir été. Mais n'est pas Verdi et Nabucco qui veulent.
Leur
hymne à la liberté, c'est l'absoute chantée dans les cimetières.
Les
cimetières de leurs promesses non tenues,
de
leurs mensonges et de nos espérances déçues.
Comme
ces coques déplumées grattant le fumier et qui croient qu'ils font lever le soleil personnelles moroses que vous y fissiez encore pour vos milliers à
le
jouer à plein dans l'entraide et dans le don. Et voilà
que
parce que la crise frappe,
le
feu devient insupportable
que
malgré
les
prêches, les homilies
de
tous ces nouveaux prêtres de la mondialisation,
vous
prenez conscience de ce qu'elle est réellement.
Vous
vous apercevez que l'on vous a menti, menti encore, menti toujours.
Vous
entendez notre projet d'espoir. Vous commencez à vous tourner vers une espérance nouvelle, celle qui tourne le dos à la mondialisation qui vous protège contre elle.
Car
la mondialisation,
c
'est le nivellement du monde,
du
Coca-Cola et des Nike pour tous.
Dans
un univers qui ne devient qu'une banlieue unique
parsemée
d'hypermarchés
où
s'entassent des produits venus du monde entier et issus de l'exploitation et hontés de millions de producteurs d'ici ou d'ailleurs.
La
mondialisation,
c
'est la destruction voulue programmée des nations,
des
peuples,
des
identités culturelles.
C
'est la marchandisation de tout et de tous.
C
'est cet esclavage des temps
modernes de
transfert de population d'un continent à l'autre, constituant ainsi l'armée de réserve du capitalisme qui permet à quelques grands patrons d'exploiter les travailleurs français.
Cette
mondialisation,
elle
permet de baisser les salaires
grâce
à cette délocalisation de l'intérieur qui écrase le pouvoir d'achat mais qui se montre tellement bénéfique pour les super-profits des actionnaires.
Et
cette prise de conscience,
elle
vous pousse à voter pour le Front National et pour ses candidats. Comprenons que nous n'avons jamais menti,
toujours
fidèles à nos convictions
et
que nos analyses
se
trouvent chaque jour confortées par l'observation des terribles réalités du quotidien.
Vous
voyez chaque jour plus nombreux
que
le Front National apporte des solutions et des réponses concrètes aux problèmes qui vous assaillent. Chaque jour plus nombreux.
Vous
comprenez que vos libertés dépendent de l'accession au pouvoir du seul mouvement capable de les défendre. Puisque,
mes
chers amis, puisque nous sommes les seuls
à
oser la vérité, crions-là.
Où
est la liberté syndicale
quand
les travailleurs syndiqués sont pourchassés et exclus parce qu'ils pensent différemment,
parce
qu'ils pensent simplement.
Quand
les dirigeants syndicaux trahissent les travailleurs
en
négociant derrière leur dos avec le pouvoir politique ou économique,
quand
la corruption règne
et
que lui et même étouffent les revendications à coups de valises de billets,
que
les grands syndicats n'ont même pas à rendre compte
et
qu'il n'existe aucun contrôle sur leur finance,
pourtant
sorti de la poche des contribuables. Alors oui,
nous
rétablirons la liberté syndicale,
la
vraie.
Nous
exigerons
que
le financement des syndicats fasse l'objet d'un contrôle,
comme
le financement des partis politiques,
que
soit mis fin à l'opacité en la matière.
Nous
contribuerons
à
faire émerger un syndicalisme enfin représentatif.
partout,
nous permettrons la création de syndicats véritablement libres qu'alors rejoindront les salariés, les fonctionnaires, les employés, les ouvriers, les agriculteurs qui, parmi les... La
liberté
de la presse également doit être rétablie.
Peut
-on encore parler
de
véritable liberté de la presse, écrite, radiophonique ou audiovisuelle,
quand
celle-ci tombe aux mains de grands groupes financiers ou industriels
? La
vraie question se pose.
La
presse peut-elle être vraiment libre
sans
être vraiment indépendante
? Peut
-elle librement agir
lorsque
des groupes qui la possèdent dépendent eux-mêmes des énormes contrats octroyés par les pouvoirs publics
? La
liberté
est
-elle compatible avec les monopoles
? Et
vous,
journalistes, où
est votre liberté
quand
c'est la peur qui vous guide
? Et
je m'adresse à vous avec beaucoup de sincérité.
La
pensée unique est-elle par tourner cette fois votre langue dans votre bouche ou vos plumes dans l'encrier
de
peur d'être accusé de dire «
comme
Marine Le Pen »
? Tout
est en été.
Où est
votre liberté d'informer
quand
le totalitarisme de la pensée
vous
pousse à vous dénoncer les uns les autres,
à
faire des listes de déviants
comme
l'a fait encore récemment le nouvel observateur accusant d'hérésie, accusant d'hérésie telle ou telle
dont
l'analyse ou le papier est axée de complaisance
quand
il n'est souvent que descriptif ou objectif ?
Quelle
est votre liberté ?
Vous
qui n'osez vous soulever contre ce nouveau maccartisme
en
tremblant d'être après Elisabeth Lévy, Robert Ménard, Éric Zemmour, Philippe Cohen, Natacha Polony, Frédéric Tadei, Luc Ferry, Louis Moriouffol, le prochain sur la liste
des
petites parquemadas des temps modernes.
La
liberté de la presse est fondamentale
car
elle participe pleinement de la démocratie.
Avoir
la liberté de glisser un bulletin dans l'urne c'est bien
mais
encore faut-il savoir pour qui et d'en être informé de la manière la plus objective possible.
Alors
oui, je l'affirme.
La
presse aussi devrait être libérée de la dictature de la bien-pensance et de la pression des intérêts politiques et financiers.
Et
parallèlement
et
pour les mêmes raisons,
nous
veillerons jalousement à la liberté sur Internet
en
luttant résolument contre la scandaleuse loi Adopie.
est
une tentative totalitaire de surveillance et de traque des internautes
dont
le Big Brother d'Orwell n'aurait même pas rêvé et dont le but évident
est
de tenter de faire taire cette dissidence, ce bouillonnement d'intelligence qui a trouvé refuge sur la toile.
Nous
rétablirons aussi
la
véritable liberté économique
car
la liberté, mes amis, est tout sauf l'ultralibéralisme.
L
'ultralibéral,
mais
c'est une manipulation
parce
qu'en réalité, elle ne défend que la liberté de ceux qui ont déjà tout
et
opprime les autres,
ceux
qui n'ont rien. Cette soi-disant liberté est celle du renard dans le poulailler,
la
loi de la jungle,
la
loi du plus fort contre le faible.
Car
enfin,
quelle
est la liberté du petit commerçant écrasé par la toute-puissance de la grande distribution qui lui impose une rupture mortelle de concurrence
? Quelle
est la liberté
du
petit producteur,
de
l'industriel, de l'agriculteur, David contre Goliath, broyé par l'arnaque des marges avant de renier tous les marges jusqu'à la misère et parfois jusqu'à la ruine ?
Une
bureaucratie de plus en plus insupportable. Quelle est la liberté
pour
le contribuable
si
ce n'est
de
payer la perte des banquiers,
la
seule vraie double peine
? Car
ils ont joué avec nos économies, les ont perdues,
ont
déduit les pertes des impôts qu'ils n'ont pas versées à l'État,
ont
empoché les subventions et réalisent aujourd'hui des profits historiques faramineux.
Il
n'y
a
pas de liberté dans cet ultralibéralisme
qui
interdit à l'État stratège d'intervenir, de réguler, de protéger le faible contre le fort, d'enrayer la spéculation, de lutter contre les ententes, de supprimer les parachutes dorés, d'assurer la justice fiscale et de maîtriser les bonus indécents.
Il
n'y a pas de liberté dans cet ultralibéralisme qui étouffe les talents, décourage l'initiative, ruine les bonnes volontés et tue les indépendants.
Il
n'y a pas non plus de liberté
dans
ce système inique de sommage de masse
et
de pression à la baisse permanente sur les salaires.
Dites
-moi, où est la liberté
quand
on ne peut plus gagner honnêtement sa vie
grâce
aux fruits d'un travail justement rémunéré,
que
l'on ne peut plus se constituer un patrimoine fruit de son épargne, protégé de la cupidité des banques,
que
l'on ne peut plus assurer l'avenir de ses enfants et percevoir une retraite décente. Retrouvé par un projet économique ambitieux,
le
chemin de la création d'emplois pérennes est donc impératif
pour
rendre aux Français la liberté de construire leur avenir.
Nous
libérerons nos PME, nos artisans, nos commerçants, des pesanteurs administratifs et fiscales qui brident leur créativité et étouffent la vie économique.
Ne
soyez pas dupes, mes chers compatriotes,
vous
appauvrir est un moyen de vous asservir.
tant
il est vrai
que
le temps que l'on passe à survivre,
on
ne le passe pas
à
combattre,
on
ne le passe pas à penser,
on
ne le passe pas à construire.
de
la même manière,
de
la même manière, où est notre liberté individuelle
quand
explose dans nos villes et nos campagnes la délinquance et la barbarie
? Dans
ce combat pour la sécurité première des libertés,
les
pouvoirs successifs ont aussi échoué et gravement
empêtré
dans
le
laxisme et la culture de l'excuse.
Ils
ont laissé se multiplier les zones de non-droit,
livrant
des quartiers entiers à la loi des mafias et les Français qui y vivent à l'oppression du désordre. Charles Féguy
avait
donc cent fois raison
lorsqu
'il énonçait que l'ordre est l'ordre seul
fait
en définitive la liberté,
le
désordre fait la servitude.
C
'est encore et toujours
cette
exigence de liberté
qui
nous pousse à combattre le communautarisme.
Le
communautarisme,
c
'est la négation de l'individu libre
et
la négation du citoyen membre d'une nation politique et charnelle.
Notre
vision de l'homme
est
celle d'un individu éclairé, libre de ses choix, affranchi des pesanteurs d'une communauté qu'il n'a souvent pas choisie
et
qui trop souvent le contraint.
Ainsi,
la seule communauté qui vaille
est
la communauté nationale
parce
qu'elle seule permet l'épanouissement et la liberté. Musulmans, hétérosexuels, homosexuels, non-croyants, on y a
aussi
qui sont entrés dans la République comme dans du beurre,
doivent
savoir qu'avec nous, ce principe fondamental sera réaffirmé haut et fort
et
rétabli partout. Il n'y aura pas d'études. Enfin, mes chers amis,
l
'apprentissage de la liberté
se
fait, vous le savez, dès l'école.
Il
n'y
a
pas de liberté pour l'ignorant, nous disait Condorcet.
L
'effondrement du niveau et des exigences à l'école
est
ce qu'on pouvait infliger de pire à notre pays
et
à la jeunesse de la France.
L
'enfant-roi
et
toutes les théories dramatiques colportées par les pédagogistes issus de 68
ont
ruiné l'école
et
elle ne transmet plus le savoir comme c'est pourtant son rôle premier.
Mais
rien n'est perdu.
Le
redressement de l'école passera par un relèvement des exigences
dès
la formation des professeurs mais aussi sur les bancs de la classe. Relèvement des exigences de niveau, relèvement des exigences de discipline, relèvement des exigences
dans
la transmission des valeurs.
L'enfant
-roi n'est pas un jeu,
c
'est difficile, c'est exigeant.
Le
libre arbitre
est
un joyau offert à l'homme. L'école doit se donner les moyens de le développer en chacun de nos enfants.
Le
goût de l'effort,
le
mérite républicain, le travail seront récompensés.
Quant
au travail manuel,
il
sera libéré du mépris des bobos
et
retrouvera la dignité qu'il a injustement perdue.
Il
faudra aussi
de
considérer qu'il n
'y
a rien à faire,
que
certains jeunes
n
'ont pas d'autre destin que le football, le rap, la drogue ou le pôle emploi.
Il
faut être exigeant avec tout dans la capacité de chacun
ne
jamais sombrer dans la démagogie.
l
'affirmation de l'autorité et le meilleur service qu'on puisse rendre à un élève en perdition. Cette école exigeante sera la seule et la vraie école de la liberté.
Elle
est le seul parti
qui
respecte
et
qui fera respecter toutes vos libertés individuelles.
Elle
sonne pour nous comme une promesse
et
une exigence.
Ce
n'est pas par hasard si elle est placée en tête de notre devise
«
Liberté, égalité, fraternité
». Cette
devise que nous chérissons tous
inspire
notre projet de redressement
de
toutes nos forces et de tout notre cœur. Nous nous battons chaque jour pour l'égalité et la fraternité. Mais mes chers amis,
que
sont l'égalité et la fraternité sans la liberté ?
Des
esclaves peuvent être égaux,
mais
le maître et l'esclave
ne
le seront jamais.
Des
esclaves
peuvent
être fraternels,
mais
il n'y a pas et il n'y aura jamais de fraternité
entre
le maître et l'esclave.
Mes
chers compatriotes, brisons les chaînes du peuple français, brisons les chaînes du renoncement, battons-nous pour la démocratie, la liberté de la nation et les libertés fondamentales. C'est ce message d'espérance
que
je vous demande de porter
tout
autour de vous
dans
un an.
Nous
nous retrouverons ici
entre
les deux tours de l'élection présidentielle.
Le
signe du destin, ce sera aussi
le
600e anniversaire de la naissance de Jeanne d
'Arc. peuple
français
aura
commencé à se défaire de ses chaînes qui l'entravent.
Mais
entre les deux tours de l'élection présidentielle, dans un an,
le
plus beau sera à venir.
Je
vous l'annonce, mes chers amis, dans un an, nous serons à quelques jours du printemps de la France.
Notre
magnifique pays,
notre
magnifique pays, riche de tant de temps,
d
'immenses réserves de courage et de patriotisme.
Je
vous demande de m'aider
et
d'aider le peuple français à se choisir un nouveau destin. Chers compatriotes, nous quitterons nos enfants.
Et je tiens à souligner aujourd'hui la présence de nos deux conseillers généraux élus récemment aux élections cantonales. Les deux conseillers généraux du Var et du Vaucluste.