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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 7 octobre 2025 33 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Jean-Philippe Tanguy : "Les Français doivent pouvoir trancher sur un programme politique !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:35RelanceRéponse directe

    On appelle à la démission du Président de la République, ça devrait vous arranger quand même ?

  • 2:59OuverteRéponse partielle

    Vous avez dit qu'on décapitait les rois et les patrons, là.

  • 3:07RelanceRéponse directe

    Si en 2027 un candidat du RN est élu président, vous ne serez pas victime du même dégagisme ?

  • 5:22OuverteRéponse directe

    Cette crise politique va-t-elle amener à une clarification du paysage politique avec l'union des droites ?

  • 9:42RelanceRéponse directe

    Sur la circonscription du Tarn-et-Garonne, comment faites-vous si même à la veille de la victoire, ils ne viennent pas ?

  • 25:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que la proposition d'Édouard Philippe d'une présidentielle anticipée est une bonne idée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14Invité politiqueFait
    « Il ose trahir surtout, je veux dire, moi j'ai aucune sympathie pour Emmanuel Macron, c'est moi qu'on puisse dire, mais le seul conseil que j'ai à donner à ceux à qui il a tout, enfin qu'ils doivent tout, c'est de ne pas se comporter en isno-good. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « La seule attitude convenable pour des gens qui ont échoué, c'est s'excuser auprès des Français. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « la crise économique, la crise financière, la crise migratoire, c'est toujours la faute de la crise économique, des Martiens, c'est jamais eux. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « Ah mais, moi, sur le fait qu'Emmanuel Macron devrait partir, c'est ce que j'ai dit, puisqu'il est entièrement responsable, donc il doit entièrement partir. »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « Voilà, c'est la politique qui a mené aux Gilets jaunes, c'était des décisions hors sol, comme les 80 km heure qui ont traumatisé tous les élus locaux et les territoires. »
  • 3:58Invité politiqueFait
    « Non mais je ne suis pas d'accord avec vous. Pour moi, le dégagisme, c'est la démocratie. »
  • 4:15Invité politiqueFait
    « C'est quoi les critères de l'échec ? Quand vous dites que vous avez échoué... C'est ce que les gens sentent. »
  • 5:34Invité politiqueFait
    « Jordan Bardella, on a vu ce matin, il tendait la main aux Républicains. »
  • 6:32Invité politiqueFait
    « Si, malheureusement, on n'a pas de majorité absolue en députés, il faudra évidemment faire des accords avec ceux qui, dans l'hémicycle, sont les plus à même sur l'immigration, sur le contrôle des dépenses publiques. »
  • 8:37Invité politiqueFait
    « La politique, c'est un rapport de force. »
  • 8:52Invité politiqueChiffre
    « même sur la réforme des retraites, il y avait une bonne vingtaine de députés LR qui voulaient pas voter la réforme Borne. »
  • 9:05Invité politiqueFait
    « C'est pas un parti politique. C'est un syndicat d'élus. »
  • 14:20Invité politiqueFait
    « Non, moi, je pense que sous la 5e République, on parle directement au peuple français. »
  • 25:09Invité politiqueFait
    « La blague a assez duré, c'est-à-dire qu'on a donné un mois à M. Lecornu, qui a mis un mois à nommer les mêmes personnes que le mois dernier, et surtout qu'il ne propose rien sur le fond. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy59 %
  • Présentateur15 %
  • Présentateur 28 %
  • Intervenant5 %
  • Invité5 %
  • Invité 24 %
  • Locuteur non identifié2 %
  • Locuteur non identifié 22 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Réaction quand même pour commencer à ce que dit Jean-Philippe Tanguino, Edouard Philippe, pardon. On s'y a un Premier ministre d'Emmanuel Macron qui ce matin sur RTL ose dire qu'il faut partir.

0:14
Jean-Philippe Tanguy

Il ose trahir surtout, je veux dire, moi j'ai aucune sympathie pour Emmanuel Macron, c'est moi qu'on puisse dire, mais le seul conseil que j'ai à donner à ceux à qui il a tout, enfin qu'ils doivent tout, c'est de ne pas se comporter en isno-good. Donc vous êtes choqué ? Oui, je suis un peu choqué, parce que, en fait, non, je ne suis pas choqué, parce que pour être choqué, il faudrait être surpris.

Donc en fait, ça correspond à leur valeur morale, c'est des gens qui ont menti aux Français, qui se mentent entre eux, ils sont sur le radeau de la Méduse, ils se dévorent entre eux, c'est ce qui est arrivé aux survivants du radeau de la Méduse, et donc ils s'accusent mutuellement de s'être mis sur le radeau, au lieu de voir qu'ils ont mis toute la France avec eux sur le radeau. La seule attitude convenable pour des gens qui ont échoué, c'est s'excuser auprès des Français.

Et vous avez dit que le général de Gaulle avait été chassé par les Français, non, c'est le général de Gaulle qui a tiré les conséquences d'un vote, mais je ne pense pas qu'une majorité de Français à l'époque pensait que le général de Gaulle partirait.

1:02
Présentateur

Il avait été clair sur le référendum, il a dit, si vous votez, donc je pars.

1:05
Jean-Philippe Tanguy

Oui, vous avez tout à fait raison, mais c'était la première fois qu'un homme politique tenait sa parole, donc je pense que ça avait dû choquer et peut-être surprendre beaucoup de gens. Et là, aujourd'hui, c'est totalement l'inverse, c'est des gens qui ont échoué et qui veulent s'accrocher par tous les moyens possibles au pouvoir. Et ce qui est quand même fascinant, c'est qu'ils ne reconnaissent jamais une moindre responsabilité dans quelques phénomènes que ce soit, la crise économique, la crise financière, la crise migratoire, c'est toujours la faute de la crise économique, des Martiens, c'est jamais eux.

1:35
Présentateur

Mais Jean-Philippe Tanguy, c'est quoi ces pudeurs de gazelles, si je puis me permettre quand même, que l'ancien Premier ministre Édouard Philippe vous rejoigne et dise qu'il faut une présidentielle anticipée ? On appelle à la démission du Président de la République, ça devrait vous arranger quand même ?

1:49
Jean-Philippe Tanguy

Ah mais, moi, sur le fait qu'Emmanuel Macron devrait partir, c'est ce que j'ai dit, puisqu'il est entièrement responsable, donc il doit entièrement partir. Mais si vous voulez, moi, je pense qu'il y a une forme d'éthique républicaine, qu'il y a une façon de se comporter, et que quand on a été Premier ministre d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe a appliqué la politique d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron n'a pas ruiné la France tout seul, il n'a pas mené ses politiques tout seul. Par ailleurs, Édouard Philippe, c'était le pire d'Emmanuel Macron.

Voilà, c'est la politique qui a mené aux Gilets jaunes, c'était des décisions hors sol, comme les 80 km heure qui ont traumatisé tous les élus locaux et les territoires. Bref, c'est vraiment se défausser en permanence sur ses responsabilités, et en fait, c'est le syndrome de la crise, c'est pas une solution à la crise, ce que dit Édouard Philippe. Et moi, je ne veux pas qu'il y ait de la confusion, et j'en ai fini là, entre ceux qui proposent des vraies solutions à la crise, ils peuvent venir d'ailleurs d'autres rangs que du Rassemblement National, il y a des gens de gauche, je ne suis pas d'accord avec eux, mais qui proposent des chemins, voilà.

Mais quand on a été responsable de la situation, on ne peut pas se comporter comme ça.

2:42
Présentateur

J'ai une question pour vous, j'ai une question pour vous, qui renvoie à mon petit édito fort brillant, tout à l'heure. Je rappelle que Pascal Béli est avec nous, je n'ai pas présenté. Attendez, d'abord ma question, je suis le patron, Pascal. Je sais, je m'incline, je m'incline. Petite question et après vous aurez la main.

2:57
Jean-Philippe Tanguy

Oui, attention, si par hasard. Vous avez dit qu'on décapitait les rois et les patrons, là.

3:01
Présentateur

Et les patrons, vous avez raison. Si les circonstances politiques font qu'en 2027, ou avant, peu importe, mais en 2027, un candidat du Rassemblement National est élu président de la République, ou une candidate. Si en 2027, vous exercez le pouvoir, avec le succès, les insuccès qu'il peut y avoir,

3:20
Locuteur non identifié

vous ne, vous ne, vous ne, vous ne, vous serez confrontés au même sujet. C'est-à-dire que ce dégagisme pathologique de nous, des Français, vous en serez les victimes.

3:31
Présentateur

Il y aura forcément quelqu'un qui dira, ça n'est plus possible, Jordan Bardella. Ça n'est plus possible, Marine Le Pen. On n'en veut plus. On va aller à l'Elysée, on va aller chasser à la coup de fourche. C'est l'équation française. Nous sommes des Gaulois réfractaires. C'est peut-être le seul point sur lequel Macron a eu raison pendant ses 7 ans ou 8 ans de gouvernance. Vous serez victime de la même chose que Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron, le général de Gaulle, et plus loin Louis XVI.

3:56
Jean-Philippe Tanguy

Vous en serez les victimes. Non mais je ne suis pas d'accord avec vous. Pour moi, le dégagisme, c'est la démocratie. C'est-à-dire que quand vous avez fait votre temps, avec un succès, même le général de Gaulle, ou quand vous avez échoué encore plus, vous devez partir, et c'est l'alternance. En fait, ce que certains appellent le dégagisme, c'est l'alternance. Le pouvoir n'appartient pas aux hommes et aux femmes politiques. Le pouvoir n'appartient pas à un parti politique. C'est quoi les critères de l'échec ? Quand vous dites que vous avez échoué... C'est ce que les gens sentent. Ah oui, mais les gens sentent... C'est eux qui vivent la...

Mais ça veut dire que c'est le gouvernement des sondages ? La démocratie d'opinion ? Non, c'est le gouvernement des votes. Le ressenti, ça existe, mais les gens en tirent des votes. Si vous arrivez à leur convaincre que leur ressenti ne correspond pas à votre responsabilité, ou peut-être différent, vous pouvez les convaincre de gagner un vote. Le général de Gaulle a gagné des votes qui n'étaient pas gagnés d'avance. Y compris, par exemple, même des adversaires politiques, comme François Mitterrand, par exemple. Il a gagné en 92 Maastricht. Bon, moi, je considère qu'il préférait qu'il aurait perdu. Et puis, il était très bas dans la popularité.

Donc, vous pouvez convaincre, même quand vous êtes impopulaire, les gens de voter pour une autre politique. Ce que je veux dire par là, c'est que moi, ce qui m'inquiète aujourd'hui, si vous voulez, c'est qu'on critique les Françaises et les Français, on critique nos institutions, mais ce n'est pas ce problème. Le problème, c'est qu'il y a une politique qui a été proposée aux Français. Ils ont voté pour cette politique. Je ne dis pas que le vote a été volé comme d'autres. Emmanuel Macron a été élu et réélu. Cette politique n'a pas amené les résultats escomptés. Donc, les gens veulent s'en débarrasser et ils s'accrochent au pouvoir. Le problème, il est très simple, en fait. Je suis désolé.

Est-ce que... Alors, une autre question, parce que là, c'est dans l'air de temps. On l'attend beaucoup depuis, notamment, ce week-end. Est-ce que cette crise politique va amener à une clarification du paysage politique français avec cette union des droites que certains appellent de leur vœu depuis très longtemps ? Et Jordan Bardella, on a vu ce matin, il tendait la main aux Républicains. Écoutez.

5:41
Locuteur non identifié

Je ne ferai preuve d'aucun sectarisme et je souhaite que cette majorité soit la plus large possible.

5:48
Présentateur

Je suis convaincu qu'aux Républicains, il y a une partie des militants, des sympathisants, des électeurs, mais aussi des cadres et des parlementaires, qui ne souhaitent pas, comme le fait M. Retailleau, se fondre dans le macronisme. À cela, je suis parfaitement disposé et parfaitement prêt à leur tendre la main sur un accord de gouvernement.

6:05
Jean-Philippe Tanguy

L'union des droites. Expliquez-nous. On réécoutera Marine Le Pen tout à l'heure. Elle était chez Darius Rolges-Bruns il y a quelques jours. On n'a pas bien compris votre positionnement. Non, mais sincèrement, moi, je m'étonne un peu, effectivement, de l'interprétation de l'extrait qui tourne ce matin, parce qu'il a été très clair, si vous mettez un peu la vidéo plus en aval, vous verrez qu'il dit que d'abord, on veut une majorité, Rassemblement National, avec nos alliés d'Éric Ciotti, un programme qui, on espère, sera majoritaire dans le pays.

Si, malheureusement, on n'a pas de majorité absolue en députés, il faudra évidemment faire des accords avec ceux qui, dans l'hémicycle, sont les plus à même sur l'immigration, sur le contrôle des dépenses publiques, éventuellement, même si leur bilan n'est pas fameux, de nous rejoindre là-dessus, et ce sera sans doute des gens des Républicains. Votre sentiment, là... Mais c'est exactement ce qu'avait dit Marine Le Pen ici.

6:52
Présentateur

L'émission s'appelle Brune et sans filtre, on enlève le filtre. Votre sentiment, vous parlez à des parlementaires à l'air, vous les croisez, vous discutez, vous avez un verre avec eux de temps en temps à l'Assemblée.

7:01
Locuteur non identifié

Votre sentiment, c'est que j'imagine que quand vous êtes comme ça, en one-to-one, les dixos, il y en a qui vous disent, il va falloir qu'on termine par se mettre d'accord.

7:11
Jean-Philippe Tanguy

Alors, non, il y a la moitié des parlementaires à l'air, par exemple, qui seraient... Oui, c'est à peu près les tiages, oui, il y a la moitié qui sont d'accord avec nous, absolument, et c'est beaucoup de cinéma, mais si vous voulez, un peu la réponse... Ils font du cinéma ? Mais oui, mais la réponse est un peu dans la question, pourquoi est-ce qu'ils font du cinéma ?

Donc en fait, c'est aussi difficile, moi, vous savez, j'aimerais qu'on change de politique, alors on me croit, on me croit pas, mais je vais pas dire aux Françaises et aux Français de compter sur des gens qui aujourd'hui savent que la politique est mauvaise et qui font semblant de vouloir la continuer, et c'est ce que sont les Républicains. La situation d'aujourd'hui...

7:40
Intervenant

Attendez, Jean-Philippe Tanguy, excusez-moi de vous couper, mais là, vous dites,

7:45
Invité

on a besoin, c'est intéressant, et peu l'ont dit, vous dites, en gros, 25 députés LR sont à peu près d'accord avec vous. Est-ce que vous avez été jusqu'au bout en leur demandant, si jamais on a une majorité

7:57
Intervenant

relative de 250, 260 députés en cas de dissolution, est-ce qu'ils seraient prêts

8:02
Jean-Philippe Tanguy

à vous rejoindre ? Vous leur avez demandé ou pas ? Non, on leur a demandé régulièrement, il y a même des gens qui devaient nous rejoindre puis finalement ne sont pas rejoints, qui ont été battus, les élections l'année dernière. Bon, Éric Ciotti avait beaucoup de gens qui voulaient le soutenir l'année dernière quand il a rejoint Jordan Bardella, et puis finalement, ils se sont... Il n'y avait plus personne, il y a lui ? Non, il n'y avait pas personne, mais il n'y avait pas beaucoup d'élus qui avaient dit qu'il viendrait, qu'il venait. Bon, qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire, vous savez, vous parlez du général de Gaulle, c'est exactement quand le général de Gaulle est arrivé, personne ne voulait de lui avant qu'il soit au pouvoir, et quand il est au pouvoir, vous avez M. Pinet, M. Ruef, M. Giscard d'Estaing à l'époque, qui l'ont aidé à mener sa politique. Aujourd'hui, quelles sont vos différences ? Donc la politique, c'est un rapport de force. Quelles sont vos différences avec le Parti des Républicains ? Sur l'écologie, vous êtes d'accord ? Sur l'immigration, vous êtes d'accord ? Sur l'État de droit, vous êtes d'accord ? Sur l'économie. C'est intéressant. Et sur l'économie, aujourd'hui ? Non, mais c'est vrai que c'est pas totalement vrai.

Ah, ils ont bougé le RN sur l'économie. Non, mais c'est pas totalement vrai, parce que vous savez, même sur la réforme des retraites, il y avait une bonne vingtaine de députés LR qui voulaient pas voter la réforme Borne. Donc, en fait, la difficulté, parce que moi j'en viens, moi je viens de l'UMP, de cette famille politique, c'est qu'en fait, elle n'a pas de boussole. C'est pas un parti politique. C'est un syndicat d'élus. C'est un syndicat d'élus, donc il y en a dedans qui sont d'accord avec nous, il y en a qui sont d'accord avec M. Macron, il y en a qui sont d'accord avec eux-mêmes. Et le problème de tout cela, c'est que ça fait pas une politique.

Et c'est exactement ce que dit Jordan ce matin. Il dit, il faut mener une campagne électorale très claire, sur un programme très clair. Nous ne partons pas perdants, parce que je vois bien aujourd'hui qu'on veut installer un débat où forcément l'Assemblée nationale ne pourrait pas gagner les élections législatives. Moi je pense qu'on peut gagner les élections législatives, qu'il y a deux sondages qui sont sortis ce week-end, commandés par les socialistes, où on remporterait deux circonscriptions socialistes que personne ne pensait qu'on pourrait remporter. Donc on part pas perdants, on part gagnants sur un programme clair avec les élections.

9:42
Présentateur

Sur la circonscription, par exemple, la première circonscription du Tarn-et-Garonne, sur laquelle effectivement Éric Ciotti a appelé Bruno Retailleau à le soutenir sur cette circonscription.

9:51
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez bien vu la réponse de Bruno Retailleau ce matin. Il était très mal à l'aise. Absolument. Donc du coup, vous faites comment en fait ? Parce que là, vous nous parlez de gens qui vont accourir à vous, mais même à la veille de la victoire, ils ne viennent pas.

10:03
Invité

Qu'est-ce que vous dites Pascal ? Je veux dire, il y a une asymétrie entre les Républicains, la droite républicaine et les électeurs historiques des Républicains. C'est-à-dire que le pays, le pays réel, est beaucoup plus à droite que la représentation des Républicains. Oui, mais ce que dit Saporta,

10:17
Présentateur

c'est que pour des raisons de boutique, est-ce que, quand on tient la boutique à côté du bon marché, vous savez, c'est Zola, au bonheur des dames, il y a la petite boutique, Aristide Boussico. Voilà, Aristide Boussico. Le bon marché, le grand bouclard, c'est le RN, le petit bouclard, c'est LR. Est-ce que, quand vous êtes patron du petit bouclard, vous alliez avec le grand nom, parce que vous allez crever ? Sur cette circonscription, c'est absurde. Bruno Rotaillot n'a pas dit, il a dit, je ne ferais pas voter à gauche, mais il n'a pas été capable de dire qu'il soutiendrait le candidat.

10:48
Invité

Si je le vais, au bout de l'image que vous utilisez, je dirais que c'est le client qui vote. Ce n'est pas le patron du bouclard à côté du bon marché, c'est le client qui vote. Et le client, aujourd'hui, qui s'appelle un électeur, sur des grands sujets, alors, quand on est dans une coalition, on n'est pas obligé d'être d'accord sur tout. C'est qu'il n'y a pas parfaitement un alignement parfait. En revanche, insécurité, immigration, peut-être fiscalité, les retraites, il y a encore des différences, c'est l'évidence, etc. Non, mais c'est évident.

Bon, on voit que le pays réel pousse quand même à une alliance de la droite républicaine, historique, avec la nouvelle droite, je ne sais pas comment il faut l'appeler.

11:28
Jean-Philippe Tanguy

Vous voyez bien que le pays pousse sur notre programme, c'est ça l'essentiel. Et on en parle assez peu, d'ailleurs, depuis hier, ce qui, à mon avis, est très symbolique. On ne comprend pas pourquoi Emmanuel Macron a été élu, comment la France peut envoyer des personnes incompétentes. M. Pierry avait l'air de penser ça aussi, si je l'ai bien compris. Comment ? Tout à l'heure, dans l'édito, on disait comment on a pu envoyer des telles personnes au pouvoir. Je pense qu'il y a un vrai problème, effectivement, dans la démocratie française, c'est la capacité, au grand moment, de parler de fond.

Moi, j'ai fait la campagne sur tous les plateaux l'année dernière, au moment des législatives, on ne parlait que de bêtises. Excusez-moi. Que de sortir. L'union des droits, c'est de la bêtise. Je suis désolé, ne le prenez pas personnellement, mais je pense que ce n'est pas ça dont les Français veulent qu'on parle. Ils veulent qu'on parle, c'est quoi votre programme ? Sur le pouvoir d'achat, sur le contrôle des frontières, sur le rétablissement des comptes publics. Oui, mais ils pourraient vous répondre, c'est un éparpillement des voix. Vous êtes d'accord sur tout, pourquoi pas avoir un programme unique ? On n'est pas d'accord sur tout, ce n'est pas vrai. On n'est pas d'accord sur tout.

C'était ma question. Mais parce qu'aujourd'hui, les Républicains n'ont pas acté leur programme. Il n'y a pas de programme. J'en ai dit Tanguy, c'est très intéressant. Il n'y a que deux programmes, un programme que je déplore, le programme de M. Le Larchon, et il y a le programme de Marine Le Pen. Aujourd'hui, le débat, il est là-dessus, je le regrette. Je préférais débattre avec d'autres gens plus modérés.

12:42
Présentateur

Quand Jean-Philippe Tanguy dit ça, il est très aligné sur la position de Marine Le Pen, qui a été exprimée à nouveau il y a quelques jours par Marine Le Pen. Il ne dit pas qu'il faut s'ouvrir au LR. Elle continue sur son positionnement. « Je ne suis pas de gauche, je ne suis pas de droite. »

12:58
Jean-Philippe Tanguy

Mais pardon, mais moi, je ne suis pas là pour sauver la droite. Moi, je suis là pour sauver la France. Ce n'est pas exactement pareil. Donc, je ne vais pas fermer la porte à des gens.

13:05
Locuteur non identifié

Il faut une majorité, madame.

13:06
Jean-Philippe Tanguy

Mais d'accord, mais M. Rochbain, moi, j'ai été élue, je suis élue, et j'ai été réélue dans une circonscription qui a été pendant 80 ans socialo-communiste. Il y a donc bien des socialistes et des communistes qui, un jour, se sont mis à voter pour le Rassemblement National. Je ne compte pas leur fermer la porte-née.

13:22
Invité

– Mais vous voyez bien qu'il y a un plafond, madame. Là, il s'est passé. On revient à ce plafond d'il y a un nom. Il y a un plafond, que vous le vouliez ou non, que ce soit bien parmi la question.

13:29
Jean-Philippe Tanguy

– Mais pour faire l'union des droits, il faut se positionner à droite. Moi, je me positionne au-dessus de cela. Je ne suis ni de droite, ni de gauche. J'œuvre pour mon pays, j'œuvre pour mon peuple.

13:40
Locuteur non identifié

– Attendez, vous voulez dire que vous n'êtes pas plus proche de M. Retailleau que de M. Olivier Faure, franchement ?

13:45
Jean-Philippe Tanguy

– Sur certains sujets, oui.

13:48
Présentateur

– Très, très intéressant. – Très intéressant. – Elle ne veut pas lâcher, mais je pense que politiquement, elle a raison. Elle ne veut pas lâcher en disant, oui, on va s'allier avec les autres. Ça voudrait dire voter pour les autres, c'est le même camp que nous. Elle a raison, elle a raison.

14:04
Jean-Philippe Tanguy

– Vous n'avez besoin de personne, vraiment ? Les prochaines élections, parce que l'émission file. – Et après, on va devoir se passer de vos réponses. Prochaines élections, vous n'avez besoin de personne pour acquérir, par exemple, la majorité absolue, si jamais c'est une dissolution de l'Assemblée nationale ? – Non, moi, je pense que sous la 5e République, on parle directement au peuple français. Et aussi, le problème des mandats qu'on a eus, c'est qu'une fois qu'ils sont au pouvoir, ils gouvernent pour leur camp. On ne gouverne pas pour son camp, on gouverne pour l'ensemble des Françaises et des Français. Il y a beaucoup de questions.

D'ailleurs, le paradoxe, il y a beaucoup de questions qui transcendent les clivages et qui sont très majoritaires dans notre pays, sur l'immigration, sur la justice fiscale, sur le patriotisme économique, sur le rétablissement de l'école. En fait, si on fait des référendums sur ce sujet-là, et c'est le sens aussi de la 5e République, il y a des majorités de 60-65%. – Pardonnez-moi de vous couper une seconde. Si jamais, c'est ce qu'a dit Louis Alliot hier, si jamais vous avez 250 députés, il dit oui, on va à Matignon et on trouvera les députés manquants pour 289. Quel compromis vous faites avec la droite ? – Mais on verra. – Oui, mais pour que les Français comprennent le fond.

– Non, mais les Français, si on part en élection, ils veulent notre programme et ils se diront, est-ce que le programme du Rassemblement National est majoritaire ou pas ? S'ils estiment qu'il n'est pas majoritaire, quasi majoritaire, on proposera autre chose. Parce que ça veut dire que notre programme ne correspondait pas à leurs aspirations. Mais c'est dans ce sens-là qu'il faut faire.

Parce que si vous faites dans l'autre sens, si vous oubliez votre programme, vous ne dites pas ce que vous pensez, et surtout comment vous pensez qu'on peut rétablir les choses avec des mesures quand même radicales vu la situation notamment de l'économie et des finances, vous mentez aux gens, vous sorvez de la soupe et vous allez encore les décevoir. Et moi, je n'ai pas envie de décevoir mon peuple.

15:40
Présentateur

– C'est très clair. La position sur l'union des droites, la position du RN, est très claire. Ils ne sont pas du tout dans un scénario « on ouvre les vannes ». Merci d'être venu nous le dire, Jean-Philippe Tanguy. Mesdames, messieurs, dans un instant, les appels à la démission intempestif d'Emmanuel Macron. Comment réagit le président de la République à tout ça ? Et on se pose la question, à tout de suite.

16:01
Invité

– Regardez votre programme sans être dérangé avec Prostamol, complément alimentaire qui contribue au maintien de la fonction urinaire normale. Prostamol, nos problémols. – 34, 2 minutes, non, j'ai envie.

16:16
Locuteur non identifié

– 34, reçu, 39, en avant. – Tireur, tourelle, midi.

16:22
Invité

– Armée de terre, peux-tu le faire ?

16:32
Présentateur

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16:39
Jean-Philippe Tanguy

Lidl, ça vaut le coup. – Cette semaine, je pars sur les traces de Sylvie. Avec son mari Alexis et ses deux fils, Sylvie a fait le choix d'une vie simple au cœur de la Bretagne. Mais quand on vit à la campagne, un véhicule est indispensable pour aller travailler ou faire ses courses. En accord avec leurs convictions, Sylvie et Alexis ont opté pour un véhicule hybride. – La Banque Postale les a accompagnés pour financer leurs projets. – La Banque Postale, citoyenne.

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Présentateur

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Locuteur non identifié

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18:13
Jean-Philippe Tanguy

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18:32
Présentateur

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Locuteur non identifié

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19:00
Invité

– Et si vous avez soif ? – Merci. – D'autres ?

19:05
Présentateur

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19:24
Jean-Philippe Tanguy

En ce moment, la Seat Arona est sans apport. À partir de 7 euros par jour, soit 210 euros par mois. Profitez-en lors du week-end extraordinaire, les 11 et 12 octobre.

19:47
Présentateur

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20:00
Intervenant

– Est-ce qu'un jour, je pourrais compter ? – Une seconde, je prends mes aides auditives.

21:06
Jean-Philippe Tanguy

– Ça, ça, toi, j'ai jamais remarqué.

21:07
Présentateur

– Écoute, je peux plus m'en passer. La preuve, j'ai même une deuxième paire quasiment invisible. C'est plus pour sortir.

21:12
Jean-Philippe Tanguy

– Eh ben, monsieur, elle est moyen, disons. – Mais non, Aflelou !

21:15
Présentateur

– Chinchin Audio, votre deuxième paire d'aides auditives pour 1 euro de plus. N'arrêtez jamais de bien entendre avec Alain Aflelou, dispositif médical.

21:22
Locuteur non identifié

– Ne se protège pas systématiquement du soleil. Et c'est une erreur. La grande majorité des cancers de la peau est due à l'exposition au soleil. Alors, même s'il permet de faire le plein de vitamine D, il ne faut pas sous-estimer son impact. – Voilà, avec ça, vous pouvez partir d'esprit tranquille. – Quand on travaille chez Leclerc, on ne travaille pas que pour Leclerc.

21:43
Jean-Philippe Tanguy

Comme nos docteurs en pharmacie, qui défendent chaque jour tout ce qui compte pour vous. Découvrez toutes nos offres d'emploi sur www.recrutement.leclerc. Leclerc. – Vous pensez que Carglass, c'est que pour le pare-brise ?

21:55
Invité

– Ben non, vous pouvez venir juste pour vos balais d'essuie-glace. – Des balais usés, ça fait des traces. – Quand ça fait « iiii », c'est qu'il est temps de les changer. Et comme ce n'est pas si simple de les remplacer soi-même, on les installe pour vous. Chez Carglass, tous les balais boches, c'est moins 50% maintenant.

22:10
Présentateur

– Carglass, budget chauffage, votre pompe à chaleur va devenir… En ce moment, bénéficiez de la prime EDF pompe à chaleur.

22:41
Invité

– Sans être dérangé avec Prostamol, complément alimentaire qui contribue au maintien de la fonction urinaire normale. Prostamol, nos problémols.

22:55
Présentateur

– Mesdames, messieurs, très heureux de vous retrouver que vous soyez de droite, de gauche, du centre, de nulle part ou d'ailleurs. Cette émission est la vôtre, vous êtes ici chez vous, on va être interrompus dans tous les sens, car aujourd'hui encore on est en édition spéciale, il se passe plein de choses dans ce saut dans le vide que nous sommes tous en train de réaliser. 68 millions de Françaises et de Français sont totalement paumés, mais totalement paumés par ce qui se passe. Je ne veux pas trop appuyer sur le bouton qui fait mal, mais bon, il y en a vraiment qui sont un peu dégoûtés par la situation.

Voilà, Sabrina Agresti-Roubache, ancienne secrétaire d'État chargée de la citoyenneté et de la ville, Marseillaise est avec nous, merci d'être avec nous. – Merci à vous. – Nous avons demandé à vous, Jean-Philippe Tanguy, de rester avec nous, parce qu'il se passe beaucoup de choses du côté du Rassemblement national, donc restez quelques minutes de plus avec nous s'il vous plaît.

23:41
Jean-Philippe Tanguy

– On va partir au siège du Rassemblement national, en effet. Pourquoi ? On a appris à moins d'humeur que Matignon conviait toutes les forces politiques à venir rencontrer Sébastien Lecornu pour tenter de trouver une solution. Il y a 48 heures pour mener sa mission à bien le Premier ministre démissionnaire. Thibaut Petit, vous êtes donc devant le siège du Rassemblement national. Il y a un petit hic, on vient de l'apprendre, c'est que le Rassemblement national, visiblement, ne répondra pas à l'invitation de Sébastien Lecornu.

– Tout à fait, invitation un peu plus tôt dans la matinée de Sébastien Lecornu aux forces politiques pour les rencontrer dans l'après-midi, où demain matin, le Rassemblement national a donné sa réponse. Jordan Bardella et Marine Lecornu déclinent l'invitation de Sébastien Lecornu,

24:24
Locuteur non identifié

considérant, je cite, que ces énièmes négociations n'ont plus pour objectif de préserver l'intérêt des Français, mais celui du président de la République lui-même.

24:34
Jean-Philippe Tanguy

Ils en profitent pour rappeler que leur souhait, c'est la dissolution. Et si jamais Emmanuel Macron ne demande pas cette dissolution, il demande à ce moment-là la démission du président de la République. – Merci beaucoup Thibault, avec Gilles Parrault, donc devant le siège du Rassemblement national. Vous étiez au courant Jean-Philippe Tanguy, c'est une décision qui vient d'être prise au siège, ou alors vous étiez en concertation depuis la matinée ? – Ça avait été annoncé à la réunion des députés hier par Marine Le Pen. – La blague a assez duré, c'est-à-dire qu'on a donné un mois à M.

Lecornu, qui a mis un mois à nommer les mêmes personnes que le mois dernier, et surtout qu'il ne propose rien sur le fond. À un moment, on veut bien être de bonne composition, mais il y a une limite à tout, et la limite, elle a été franchie. Et maintenant, en fait, ils ne sont incapables de se réformer eux-mêmes. Donc il faut repasser devant les Françaises et les Français, il faut trancher un programme politique. Mais je veux dire, ça dépasse M. Lecornu. Moi, je pense, je crois aux vertus de l'alternance. C'est un contre-pouvoir en lui-même. Les hommes et les femmes politiques, le pouvoir a toujours besoin de limites. Et l'alternance, c'est une limite à l'échec.

Et donc, ils sont incapables de se réformer. – Juste une information, le Parti Socialiste prend votre contre-pied, en tout cas, répond à l'invitation du Premier ministre. Le PS sera à Matignon demain à 10h, on vient de la promesse. – Bah oui, ils ont la troue des passes d'élection.

25:52
Présentateur

– Ah, Marine Le Pen, Marine Le Pen est en direct.

25:54
Jean-Philippe Tanguy

– – Ça ne sert à rien pour vous ? – Non, ça ne sert à rien. – Et qu'est-ce que vous pensez de la proposition d'Edor Philippe, d'une présence elle anticipée après le vote du budget ? Est-ce que c'est une bonne idée ? – C'est drôle parce qu'il y a quelques mois de cela, quand j'avais évoqué le fait que le président de la République devrait réfléchir à démissionner tout en lui laissant le soin de prendre sa décision,

26:18
Locuteur non identifié

tout le monde m'était tombé dessus avec une violence inouïe,

26:23
Jean-Philippe Tanguy

mais je vois que quand c'est Édouard Philippe, ça va se crème.

26:25
Locuteur non identifié

– Est-ce qu'il faut voter une restitution du président de la République ?

26:27
Présentateur

– Voilà, Marine Le Pen à la sortie de cette réunion qui s'est tenue ce matin au quartier général du Rassemblement National, et vous le voyez écrit en bas de l'écran, Marine Le Pen et Jordan Bardella déclinent l'invitation qui a été faite par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, de recevoir cet après-midi et demain matin tous les partis d'opposition pour essayer, dit-il, de construire pour la France une plateforme stable. Nous sommes avec Sabrina Agresti-Roubache, ancienne secrétaire d'État chargée de la citoyenneté et de la ville. Alors, vous n'êtes plus ministre, vous n'êtes plus ministre de la Macronie, vous l'avez été, vous avez d'ailleurs été battu.

27:03
Jean-Philippe Tanguy

– Moi, je suis président de la République, je l'ai toujours été et je le serai toujours. – Dites-moi, quel regard vous jetez là-dessus ? – Vous êtes la dernière ? – Est-ce que vous faites partie ? – Je l'ai pas trop mal, vous savez, être seule c'est bien parfois. – Les amis, ça s'appelle Brunesse en fil, c'est le titre de cette émission. – Et on me connaît sur le palanque de bois.

27:16
Présentateur

– Eh bien voilà, qu'est-ce que vous pensez de ce truc terrible qui se passe en ce moment ? C'est quoi ? C'est la fin de règne ?

27:22
Jean-Philippe Tanguy

– Non, la fin de règne, je pense que ce n'est pas uniquement dû au président de la République, Emmanuel Macron. Je pense que tous les présidents de la République qui se sont succédés l'ont vécu. Il faut juste recentrer le truc, ce n'est pas propre à la Macronie. Vous parliez de l'alternance, l'alternance c'est ce que ça donne. En 2017, quand le président de la République arrive, lui-même est une alternance à ce qui existait avant. Donc ainsi va la vie politique.

27:48
Présentateur

– Ça se passe comme ça chez nos voisins, il n'est pas obligé de…

27:51
Jean-Philippe Tanguy

– Non, non, non, regardez les États-Unis, shutdown, Trump, licencie des fonctionnaires. – On est en France, nos institutions sont très solides. On l'a vu pendant le Covid, on le voit encore maintenant. Donc moi ce que je crois, c'est que là il va falloir peut-être que tout le monde se calme un peu. Nous sommes en France, le président de la République a dit sous l'Assemblée, et j'étais la première à ne pas être d'accord, d'accord, mais il n'a pas déclenché l'article 16 de la Constitution. Il n'a pas déclenché l'état d'urgence, les pleins pouvoirs. Donc on revient à quelque chose, on n'était pas d'accord avec la décision, il n'y a pas de problème, mais j'y suis allée quand même.

– Je savais que je… – Regardez le Rassemblement national qui ne veut plus aller à Mathieu. – Mais ça ne sert plus à rien. – Alors moi je comprends, je suis capable d'analyser ce pourquoi le RN dit ça. Il n'y a aucun sujet, pas besoin d'être grand clair ou d'avoir fait l'ENA pour comprendre. Ils sont dans leur position et ils le resteront. C'est ce que je dis, on se le disait une fois, on débattait avec Jean-Philippe Tanguy, parce qu'on se connaît un peu, dans l'hémicycle. Évidemment que le RN n'a aucune raison d'aller discuter avec Sébastien Le Corneau maintenant. – Ils l'ont fait ? – Non mais ils l'ont fait jusqu'à maintenant, et puis maintenant ils disent terminé.

Mais moi ce que je veux dire, c'est que les partis de gouvernement, le PS, les LR, eux ont occupé des fonctions. On ne va pas m'expliquer, je ne suis pas le père de l'année, que c'est Bruno Le Maire qui a foutu le feu aux poudres, enfin ou sinon je ne comprends rien à la politique, et honnêtement on rentre tous chez nous, ce n'est pas ça. La réalité c'est que tout le monde fait sa petite boutique, sa petite embouille. Et vous savez maintenant, tirer sur l'ambulance, c'est facile. Vous savez les Marseillais on a beaucoup de défauts.

29:29
Présentateur

– C'est pour Gabriel Attal et pour Édouard Philippe que vous dites ça ?

29:31
Jean-Philippe Tanguy

– Pour tous ceux qui lâchent maintenant. – Vous en avez pensé quoi ? – Moi ce que je crois c'est que jamais tu oublies la main qui t'a nourri. La réalité c'est ça, c'est que je n'aurais jamais été ministre si le président de la République n'avait pas été là, je n'aurais pas été députée. Eux pas Premier ministre et eux pas ministre. Donc à un moment donné, la réalité c'est que maintenant le président de la République…

29:49
Présentateur

– J'ai bien compris, la question elle est très simple. L'ultime tentative, on se dit que c'est l'ultime tentative, d'Emmanuel Macron de demander après que le gouvernement Lecornu ait vécu 14 heures. – 14 heures.

30:01
Jean-Philippe Tanguy

– Je veux dire restez quand même, je vous en supplie. – Comme dirait mon neveu, un le dos. – Je vous en supplie, restez quand même monsieur Lecornu pour essayer de voir si on ne pourrait pas faire une espèce de gouvernement au rabais qui s'occuperait des affaires de la France, mais au rabais. – Regardez la position de Bruno Letaillon, pardon. – Ça veut dire que cette tentative-là a échoué. Vous êtes une issue de la Macronie, je vous demande. Est-ce que c'est foutu ? Est-ce que c'est terminé ? – Non, parce qu'on est la France. Non, parce qu'on est la France. Regardez l'oppositionnement… – Non, non, non, je suis là, non, pas moi. – Soyez bref. – Le pays, non, non, pardon.

– Mais le dernier Macroniste. – Madame la ministre, soyez bref. – Non, vraiment très rapidement. Regardez l'oppositionnement de Bruno Letaillot tout à l'heure. Je vous écoutais, je voyais ça sortir. Il a dit « Je ne suis pas fermé à un gouvernement d'une... » Hop, hop, hop, c'est de la politique, Éric Brunet, vous oubliez tout ça sur les plateaux. Tout le monde fait de la politique.

30:49
Intervenant

– Bon, une mini-question à Jean-Philippe Tanguy. – Allez-y ! Marine Le Pen vient de dire, en gros, la fête est finie, c'est ce que vous dites, ça ne sert à rien d'aller à Matignon pour les ultimes consultations.

31:00
Invité

Mais pourquoi, vis-à-vis des Français, quand même, qui souhaitent une majorité à un gouvernement du non-national ? Le sondage IFOP qu'on a publié hier est une claque pour toute la classe politique. Pourquoi Marine Le Pen et Bardella ne vont pas à Matignon et en sortant, ils disent « Écoutez, on a discuté, une fois de plus, on n'a pas les mêmes opinions, donc on ne peut pas avoir une sorte de plateforme commune ? » et elle explique.

31:25
Jean-Philippe Tanguy

Là, il y a un côté refus de tout dialogue. – Ça fait presque 18 mois que ça dure. Donc, le trop et l'ennemi dit bien. Là, il dépasse les bornes, ça devient vraiment grotesque. Et je vais vous dire, Sabrina Grécy-Roubache, c'était la seule ministre qui avait compris les élections. C'est-à-dire, c'est la seule ministre qui avait essayé d'écouter la gauche, d'écouter le Rassemblement National et d'essayer de faire des textes où il y avait des amendements et qui écoutaient tout le monde. – Rappelez-vous le procès qu'on m'avait fait sur la vie salière. – C'est la fin de ma phrase. Le système qui est derrière la Macronie, lui, est tombé dessus.

Elle a été, je suis désolé, je vous disais, parce que vous êtes là, mais moi, je vais dire la vérité. Elle a été critiquée, elle a été insultée du mépris de classe, je suis désolé, du mépris de classe, de ce petit système qui… – Et c'est Jean-Philippe Tanguy qui le dit. – Mais de l'Etat profond, cette administration qui est derrière le macronisme et qui pense toujours tout savoir, mieux savoir que tous les Français, mieux savoir même que les hommes et les femmes politiques qui sont élus par le suffrage universel, comme Mme Agri-Stirou-Bach. Et donc, elle s'est fait vilpender. Et alors qu'elle était en train de faire un texte consensuel qui arrivait à avoir l'accord de tous les bancs…

– Sur les dérives sectaires. – Sur les dérives sectaires. – Sur les dérives sectaires. – Un sujet très clivant. En plus, très clivant dans la société française. Eh bien, ils lui sont tous tombés dessus parce qu'elle avait accepté de discuter, de discuter d'un amendement RN sans dire qu'il était jetable a priori. Donc, excusez-moi, elle avait compris ce qui se passait et le système lui est tombé dessus. Ce qui prouve bien que ces gens sont en fait irréformables. Je suis désolé. Et j'en finirai là. Moi, j'invite aussi les Françaises et les Français à faire confiance aux gens qui sont loyaux et dignes dans leur vie privée comme dans leur vie publique.

– Ce qui ne m'avait pas empêché d'être la première à me retirer le soir. – Les dirigeants politiques qui se trahissent entre eux trahissent les Français. Et cette espèce de petite opposition qu'on nous avait sorti avec des prix de vertu comme M. Strauss-Kahn, il ne faut pas mélanger vie privée et vie publique. La vérité, c'est qu'il n'y a pas d'un double corps du roi. Les gens qui se comportent mal dans le privé, qui mordent publiquement la main qui les a nourris, qui se trahissent entre eux, je le dis aux Françaises et aux Français, qu'ils soient de gauche, de droite, du centre, ils les trahiront. Et donc, il faut aussi de la force morale pour redresser le pays.