Marges de la grande distribution : audition du PDG de Carrefour
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonjour à tous, bienvenue dans 100 % Sénat, l'émission qui vous fait revivre les meilleures auditions devant la chambre haute du Parlement. Aujourd'hui, on vous propose de revivre l'audition d'Alexandre Bonpard, le PDG de Carrefour, la doyenne des enseignes françaises de la grande distribution. À ses côtés, le secrétaire général du groupe, Laurent Valallet.
Les deux dirigeants étaient interrogés dans le cadre d'une commission d'enquête sénatoriale sur les marges des industriels et des acteurs de la grande distribution. Regardez. Bonjour, je vous propose que nous débutions notre audition.
Donc merci à tous les participants. Euh nous recevons aujourd'hui monsieur Alexandre Bombard, président directeur général du groupe Carrefour et monsieur Laurent Valallé, secrétaire général. Donc merci beaucoup messieurs de vous être rendu disponible.
Euh je vous rappelle les règles des commissions d'enquête que vous devez connaître et qui consistent donc à prêter serment avant d'avoir avant d'être entendu. Donc je vous rappelle que tout faux témoignage devant notre commission d'enquête et passibl des peines qui sont prévus aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et qui peuvent donner lieu à 5 années d'emprisonnement et 75000 € d'amende. Voilà, c'est dit.
Euh donc, je vais vous demander de prêter serment en allumant le micro avec le petit haut-parleur, le point rouge qui est devant vous, de lever la main droite et de le dire, je le jure, l'un après l'autre. Merci monsieur. Je le jure, je le jure.
Merci monsieur. Euh si vous avez par ailleurs des lien d'intérêt ou des des des activités qu'il serait qu'il serait préférable de déclarer pour l'information des membres de la commission d'enquête, tout va bien. Rien de particulier à déclarer.
Très bien. Je vous remercie. Donc nous sommes ravis de vous entendre.
Je je pense que vous avez suivi peut-être les travaux de notre commission d'enquête qui a commencé maintenant depuis fin septembre et et donc fin décembre pardon. Euh et donc nous sommes nous sommes heureux de vous euh de vous entendre aujourd'hui, d'entendre le groupe Carrefour qui occupe chacun le ciel à une place majeure dans la distribution alimentaire à la fois française et européenne par son implantation internationale, par son poids économique, par la structure de ses achats à différents niveaux, que ce soit national et européen. Votre groupe joue donc un rôle déterminant dans l'équilibre du secteur et dans la formation des prix et dans la constitution des marges de chacun des échelons de la filière à Mont fournisseur distributeur.
Et donc c'était pour nous essentiel de vous entendre dans un contexte qui est quand même marqué par des tensions, je dirais habituelles, hein, parce que chaque année, on nous dit que les négociations commerciales se passent dans un climat assez tendu, mais un climat aussi de tension en matière de pouvoir d'achat pour pour nos concitoyens et puis je dirais de rentabilité pour l'ensemble une fois encore des acteurs et des maillons de cette chaîne de la production alimentaire. La production est aujourd'hui un sujet majeur sur notre territoire national. Donc nous serons ravis de vous entendre sur toutes ces questions relatives à à l'équilibre entre compétitivité prix, à la rentabilité, à la responsabilité euh vis-à-vis des filières, au respect de la loi égalime euh et à la manière dont on peut euh assurer dans notre territoire, notre territoire un bon équilibre et une viabilité, une rentabilité une fois encore de chacun desmaillants de cette chaîne parce que c'est bien là le souci, la préoccupation du législateur.
Donc je vais vous donner la parole. Monsieur Bompard, vous intervenez tous les deux ou juste monsieur Bompard dans un premier temps ? C'est pour savoir comment on distribue la parole.
J'interviens seul dans un premier temps et ensuite nous répondrons tous les deux à vos questions. Très bien. Parfait.
Donc je vais vous laisser la parole à monsieur Memps madame la rapporteur aura quelques questions à vous poser et puis nous réserverons aussi un temps de questions pour nos collègues membres de la mission. Vous avez la parole. Merci madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs, puisque vous m'y autorisez, je vais effectuer une déclaration liiminaire et nous essaierons ensuite avec monsieur Laurent Valallet, secrétaire général du groupe, de répondre à vos questions.
Depuis que je dirige Carrefour, j'ai l'honneur d'être, j'allais presque dire très régulièrement, j'allais presque dire même annuellement auditionné par différentes commissions qui ont été constituées au Parlement. Pour être sincère, je vais essayer de l'aide pendant tout l'exercice au-delà du serment que j'ai prêté. Je suis à chaque fois à la fois heureux et un peu préoccupé par ces auditions, heureux d'un échange avec vous en raison de la considération que je dois avec mes collaborateurs à la représentation nationale et de l'intérêt mutuel que nous trouvons à ces échanges. préoccupé aussi je dois dire car je constate systématiquement une tentation de de jeter le soupçon ou ou l'eau proe sur selon les cas les pratiques, les stratégies aujourd'hui les marges de la grande distribution.
J'ai parfois le sentiment qu'à travers ces travaux successifs très spécifiques à la France, vous avez face à vous quelqu'un qui est présent dans une quarantaine de pays. Je crois n'avoir jamais été convoqué ni un de mes dirigeants de pays devant la moindre commission parlementaire. Il y a pourtant des parlements aussi.
On cherche trop souvent à diaboliser la grande distribution. Je regrette, je je dois dire et vous m'autoriserez ce regret, qu'on ne s'intéresse jamais à l'avenir de la distribution française, à ses atouts, à son rôle, à ses difficultés, ce qui me paraîtrait à la fois utile et parfois plus essentiel. La distribution, c'est un secteur qui dispose d'entreprises françaises emblématiques.
Il mérite, je le crois, au même titre que tous les autres, la considération des pouvoirs publics et de la représentation nationale. Passer cette observation préalable et pour essayer d'apporter ma contribution à vos réflexions, je procéderai en deux temps. D'abord en vous rappelant quelques éléments propres au secteur et plus particulièrement à Carrefour.
Ensuite, en formulant quelques remarques sur ce qui paraît être le cœur de vos réflexions. D'abord, dans un secteur traversé par des mutations très profonde, Carrefour, dernier distributeur français à porter des ambitions internationales, à la volonté de se placer au même niveau que ses concurrents mondiaux. Il faut bien mesurer et je sais que vous le vous le savez, les mutations très profondes qu'affronte le secteur. une intensité concurrentielle toujours accrue sous la l'effet de la polarisation de nos marchés avec un écart croissant entre ceux qui gagnent et ceux qui souffrent et l'efficacité aussi de nouveaux entrants dans l'alimentaire comme dans le non alimentaire d'action aux grandes plateformes chinoises toujours dans le sens d'une discontisation plus forte de la consommation.
Deuxièmement, le comportement très prudentiel des consommateurs après la période d'hyperinflation à laquelle a succédé une période d'hypersensibilité au prix. Les tensions très fortes sur le pouvoir d'achat, vous l'avez dit madame la présidente, aboutissent à des pressions sur les marges et les volumes que notre secteur n'a jamais connu. Enfin, ajouter les incertitudes politiques, macroéconomiques, fiscales qui font monter le taux d'épargne et n'incite pas nos compatriotes à consommer. et vous avez un tableau de la réalité du marché aujourd'hui.
Je le dis avec un peu de gravité. Ce qui a changé dans la distribution en quelques années, c'est que des enseignes françaises historiques, des groupes qui ont été des fleurons nationaux, souffrent fortement. Et comme je le disais au au début de mon propos, je suis souvent surpris que les pouvoirs publics ne s'intéressent pas beaucoup à cette évolution inédite d'un secteur dont l'activité est à la fois non délocalisable.
Nos magasins resteront en France et majeur en terme d'emploi dans nos territoires. Dans ce contexte, Carrefour, dernier distributeur français apporté des ambitions internationales à la volonté de se placer au même niveau que ses grands concurrents mondiaux. Carrefour opère 15000 magasins dans plus de 40 pays dans lesquels travaillent plus de 500000 collaborateurs sous-enseignes.
Le groupe a 67 ans cette année. Je viens de lancer un nouveau plan stratégique à Horizon 2030 autour de trois champs d'action. Nos clients en travaillant sur notre offre sur la proposition de valeur que nous leur faisons avec des investissements prix, un plan frais très ambitieux, des innovations produits et des engagements RSE ambitieux. nos magasins et notre e-commerce en deux avec là aussi des investissements puissants dans nos territoires et enfin la technologie et en particulier l'intelligence artificielle sur lesquelles notre groupe possède déjà une longueur d'avance et entant continuer d'investir au services de magasins plus intelligents et plus efficaces.
Lors des questions, je serai heureux de vous apporter des précisions sur l'ensemble des aspects de ce plan et ainsi de vous détailler les enjeux auxquels nous sommes confrontés. Sachez que l'un des objectifs de ce plan stratégique et je l'assume pleinement, c'est d'améliorer la marge du groupe Carrefour. Et lorsque je dis la marge, c'est bien au singulier.
Carrefour est un groupe côté. Nos comptes obéissent à des règles strictes. Ils sont publics et transparents.
Il ne peut donc y avoir aucune de ces prétendues opacité dont j'entends parfois parler au sujet de la distribution qui aurait démarge. Je n'ai jamais compris ce pluriel plein de sous-entendu. Ma marge est connue, elle est bien plus faible que dans d'autres secteurs.
Mon résultat net, ce qu'il me reste à la toute fin, c'est moins de 1 % de mon chiffre d'affaires. 10 fois moins que les industriels. Pourquoi cette ambition vous vous demanderiez naturellement d'augmenter la marge de du du groupe Carrefour ?
Tout simplement parce qu'aujourd'hui dans la compétition internationale que j'affronte, Carrefour n'est pas au niveau de ses grands concurrents internationaux. Les Aold, les Tesco, les Walmart affichent des taux de marge qui sont de l'ordre du double de celle de Carrefour sans que personne dans aucun pays dans lequel ces grands groupes sont établis ne discutent leur marge sans que dans aucun de ces pays on oppose ces groupes ou leur profitabilité à celle des agriculteurs ou celles des industriels. Ce qui est propre à la France, je le constate dans aucun autre pays où l'on est. au contraire, fier d'avoir des grands groupes de distribution puissants, performants et profitables.
Cela m'amène à formuler plus directement quelques observations sur le cœur du sujet qui vous préoccupe, le rôle de la distribution dans la formation des prix et la rémunération des acteurs de la chaîne de valeur. Le cœur du débat est toujours le même. Il réside dans une équation facile à poser mais extrêmement difficile à résoudre.
Il est demandé à la distribution tout à la fois de maîtriser les prix de vente au consommateur car nous sommes redevables du pouvoir d'achat des Français de bien rémunérer les producteurs car l'amont doit être rémunéré et il faut sécuriser les approvisionnements et de garantir la qualité car c'est notre responsabilité à l'égard des clients. Cette conciliation, nous essayons de la résoudre chaque jour et avec le recul de bientôt 9 ans à la tête de Carrefour, c'est toujours la distribution qu'on sollicite en fonction des priorités du moment. En période de déflation, au moment de ce qu'il est convenu d'appeler égalim 1, l'accent a été mis fortement sur la rémunération des producteur.
Carrefour a appliqué le texte sans état d'âame alors même que le dispositif de limitation des promotions affecte très puissamment le cœur de notre modèle, les hypermarchés. Pendant le Covid, puis avec la crise ukrainienne, la distribution a été de nouveau sollicitée pour sécuriser l'approvisionnement des Français. Carrefour et l'ensemble du secteur ont répondu présent, y compris comme toujours pour venir en aide à des filières agricoles qui ont pu souffrir plus particulièrement à tel ou tel moment.
Etgalim n'ayant pas semblé suffisant, le législateur est alors intervenu pour prévoir l'établissement de contrats protégeant la matière première agricole. Là encore, la distribution a appliqué ce dispositif et vous ne trouverez aucune trace de remise en cause de la part de Carrefour. Mais où en est la contractualisation en marche avant ?
Où en sont les contrats dit de premier niveau entre industriel/transformateur et agriculteur qui permettrait dans un second temps une négociation entre le fournisseur et son distributeur transparente et à 100 % protectrice de la matière première agricole. Avec l'hyperinflation, il nous a été ensuite demandé de remettre le focus sur les clients. Nous n'avions évidemment attendu personne pour prendre des initiatives.
C'est notre métier. Nous avons néanmoins accepté en complément de nos politiques commerciales de constituer des dispositifs anti-inflation, les fameux paniers anti-inflation. Au même moment, nous acceptions aussi la réouverture de négociation commercial, pourtant légalement achevé afin de tenir compte de la hausse des matières premières. ce que les industriels ont fermement refusé quand au contraire les prix de ces mêmes intrants diminuaient fortement et aujourd'hui alors que l'hyperinflation a cessé mais que nos compratriotes demeurent sous le choc d'une hausse de 25 % des prix des produits alimentaires que la distribution a seul pu contenir, on laisserait entendre que les distributeurs opèrent avec des marges indues, qu'ils abuseraient, qu'ils auraient un comportement mortifère.
Je vous le dis, ce n'est ni sérieux, ni responsable, ni très respectueux de notre métier. L'engagement permanent des distributeurs pour concilier les impératifs du pouvoir d'achat, première préoccupation et de loin de nos concitoyens. Et la juste rémunération de l'amont n'est pas à mettre en doute.
Pas davantage que l'accompagnement de toutes les politiques publiques. Je viens de le rappeler. Je voudrais terminer mon propos en vous faisant part d'une conviction personnelle forte.
Depuis 30 ans 40 ans, le commerce ne cesse de faire l'objet d'intervention législative. La tentation d'intervenir sur les prix et dans le libre jeu d'acteur privés demeure en France beaucoup trop forte. Aucun autre pays en dehors de régime politique que je crois personne n'a envie de copier ne connaît cette tentation permanente d'intervention.
Or, le commerce est une activité qui ne peut s'épanouir que dans la liberté. Liberté d'arbitrer entre les produits en ajouter, en supprimer en créer. C'est bâtir un assortiment parmi des milliers de références.
Liberté de négocier car la négociation est l'acte fondateur incontournable et nécessaire de notre métier. Liberté de fixer les prix parce que c'est là aussi l'essence du métier pour construire la meilleure offre pour le client. Et qui est l'arbitre final de tout ceci ?
C'est le client. L'échec d'un assortiment, d'une négociation, de la fixation d'un prix, c'est dans nos magasins qu'il se constate. Si j'ai un seul message à vous délivrer, c'est bien celui-ci.
Laisser la liberté aux acteurs privés, redonner de l'air au secteur, cesser de réglementer à la demande des uns ou des autres. Chez Carrefour, nous croyons que seule la contractualisation et non la surréglementation peut mettre un terme à la défiance que certains cherchent à installer en espérant en bénéficier. Je vous remercie.
On va passer la parole à madame la rapporteur pour les premières questions. Monsieur le président, merci pour ce proposiminaire. Je vois que les objectifs de cette commission d'enquête et vos propos liminaires se rejoignent puisque c'est bien à la fois de s'assurer que le pouvoir d'achat est respecté, que les agriculteurs sont rémunérés au juste prix et que il y a une juste répartition des marges sur l'ensemble de la chaîne.
Tel est euh tel est notre objectif et l'objectif de cette commission d'enquête. Alors, j'ai bien entendu dans votre proposinaire quelque chose qui était un peu à charge. Ça ne l'est pas.
Nous menons une enquête sur la constitution des marges. Nous nous entendons certaines choses qui effectivement sont peuvent être surprenantes et sur lesquelles je vous interrogerai. Donc la première question que j'ai à vous poser puisque vous commercialisez nombre de produits dans vos magasin Carrefour, c'est est-ce que pour l'ensemble de ces produits vous respectez la loi française ?
Puisque nous savons aujourd'hui qu'avec le jeu des centrales européennes, il est facile et aisé de contourner cette loi. Est-ce qu'en ce qui vous concerne, et je crois que vous l'avez dit sur BFM, vous respectez bien la loi française ? Merci madame la rapporteur.
Je l'ai dit sur BFM et ça a encore plus d'importance. Mon directeur de la marchandise France est venu vous le dire ici. Nous respectons la loi française.
Tout à fait. Donc ça déjà c'est bien clair et on part on part sur un sur un point qui a un point positif nous concernant car tout le monde n'a pas dit ça à cette place à laquelle vous êtes. Alors, il se trouve quand même que vous avez été condamné il y a pas très longtemps et c'était en mars 2025 à 3 millions d'euros d'amende pour avoir dépassé la date butoire légale du 1er mars sur les accords commerciaux et ça c'était valable pour 157 fournisseurs et je crois avoir lu d'ailleurs que 122 des 157 conventions établies tardivement présent pourtant des dégradations tarifaires consenties par les fournisseurs.
Donc moi, je voulais savoir simplement sur cette affaire si le fait d'avoir fait traîner les signatures alors même que les fournisseurs avaient déjà accordé des rabés, c'était pour obtenir plus de baisse de tarif. Est-ce que ça faisait partie de la guerre des prix ? Cher madame, je suis ravie que vous me posiez cette question.
Très bien. Vraiment, vous m'autorisez à avoir une parole libre, bien que sous serment. Ah bah libre et sous serment.
Très bien. Cette loi qui conduit, enfin pardon, cette partie de la loi qui conduit à sanctionner le 1er mars le distributeur qui n'aurait pas conclu sa négociation avec l'industriel est une des dispositions législatives les plus bêtes que je connaisse. D'ailleurs, pardonnez-moi si si je peux me permettre de continuer, je vais je vais je vais juste vous monoriser.
De temps en temps, je discute avec des patrons mondiaux d'autres groupes avec lesquels je négocie et ils me disent toujours en off bien sûr, mais comment est-ce possible qu'en France quand la négociation ne s'est pas terminée le 1er mars entre moi et Coca-Cola entre moi et Pepsi Cola, entre moi et Ankle, entre moi et Proct et Gumble, on décide de sanctionner le distributeur. avouer que intellectuellement cette idée qui consiste à avoir deux grands groupes qui négocient un groupe international et un groupe français et à considérer que quand le 1er mars la dispositive la la négociation n'a pas abouti, on va sanctionner le distributeur français qui n'est pas arrivé à trouver un accord avec un autre cocontractant. C'est quand même un c'est c'est c'est quand même intellectuellement difficile à définir.
Cela dit, vous avez tout à fait raison, il nous est arrivé de ne pas arriver à conclure l'ensemble des contrats au 1er mars. Vous savez qu'on a des milliers de contrats à conclure et dans ce cas-là, nous avons une sanction qui nous est imposée, je pense, par la DGCCRF. C'est ça dont nous contestons d'ailleurs évidemment les principes puisque c'est normalement le loi espagnol qui s'applique mais qu'importe ça c'est un élément très secondaire mais il nous arrive de ne pas respecter la loi du 1er mars et ça nous arrivera dans le temps.
Nous avons des milliers de négociations et nous avons face à nous des grands distributeurs mondiaux dont l'intérêt vous le comprenez aisément pour un certain nombre d'entre eux c'est de nous amener au 1er mars puisqu'ils savent que le 1er mars nous allons être condamnés si jamais nous n'avons pas trouvé un accord. Très bien. Alors, il y a un autre sujet qui vient de sortir.
Oh, pardon. Non, non, je je vous en prie madameur, c'est juste une précision au regard des montants que vous avez donné et je pourrais vous les vérifier. Je crois que malheureusement l'amende est un peu plus élevée.
J'ai en tête 7,6 ou 7,3 millions d'euros. Voilà, donc pour la pour la bonne pour la bonne précision. Et en revanche, c'est sep fournisseurs.
Alors, en nombre de conventions, ça fait peut-être un peu plus. 150 ça me paraît beaucoup mais à vérifier mais se fournisseurs et 7 millions en gros d'amende pour les pour les négociations de l'an dernier. Pardon ?
Très bien, je vous remercie. Alors, il y a un autre sujet qui vient de sortir et qu'il a aussi mes carrefour dans l'irrespect des lois euh puisque vous avez été condamné via votre enseigne Sobio à 360000 € d'amende pour irrespect des délais légaux de paiement à la suite d'une enquête des services de la répression des fraudes. Est-ce que c'est un sujet qui vous parle ?
Alors oui, enfin on a fait l'objet euh de contrôle euh de la DGCCRF en matière de délais de paiement et de respect. D'ailleurs, je pense au-delà de Sobio, hein, de de l'ensemble de nos de nos enseignes et de délis de paiement. Donc en effet, on a eu des amendes en matière de de délais de de paiement.
Je j'avais pas le montant exact s'agissant de de Sobio. Euh j'ai pas d'autres commentaires à faire que d'une part l'amende sera quitté sous réserve que nous vérifions que voilà, il y aura sans doute une phase contradictoire avec la DGCCRF. Voilà, j'ai pas d'autres commentaires à faire vo comme on s'intéresse beaucoup à l'agriculture et à l'agriculture bio, du coup, c'est quand même important de savoir que des fournisseurs bio qui peuvent rencontrer des difficultés supplémentaires par rapport à d'autres fournisseurs soient payés dans les temps.
Ça fait partie également des bonnes pratiques du métier de distributeur. Pour revenir à la question de la marge, je si vous pouvez nous présenter la marge consolidée du groupe Carrefour en expliquant son calcul comme l'ont fait les autres grands patrons de la grande distribution ici. Si vous voulez bien, vous pouvez nous le détailler en nous expliquant les charges de fonctionnement, les salaires, les impôts de production, tout ça est public hein vous concernant mais si vous pouvez nous le détailler, ce serait bien.
B d'abord, vous avez raison, comme comme elle est publique, le le résultat final est est connu. Ma marge dite opérationnelle en France est de 2,5 %. Elle a été publiée il y a une semaine et mon résultat net hein, il faut défalquer au au à la marge opérationnelle des éléments notamment financiers et fiscaux est inférieur à 07.
Donc ça c'est ce qui me reste à la fin de mes activités France. Après, elle se compose de manière très classique, hein, mes mes collègues vous l'ont décrite. Il y a une marge brute produit auquel je dois soustraire le fonctionnement du magasin, les frais de personnel principalement, les coûts énergétiques, tout ce qui fait fonctionner à la fois le magasin, les entrepôts et cetera.
Et j'arrive donc à une marge brute qui est à 2,5 % qui est donc ma marge opérationnelle, pardon. Quel est le poids des salaires et charges euh dans un magasin ? Prenons un grand magasin, un un hypermarché.
La la la la les les les charges salariales, la charge salariale est entre 10 et 15 16 % selon le fonctionnement du magasin. D'accord. Et est-ce que c'est ce poids-là qui vous a conduit à changer de modèle et avoir de plus en plus de franchisées ?
Alors, la franchise chez chez Carrefour deux objectifs. Le premier c'est j'allais dire la franchise dite offensive, c'est l'accélération de l'ouverture de nos parcs de notre parc de magasins en proximité. Nous avons euh 5000 magasins de proximité.
Donc là, ce sont des entrepreneurs qui ouvrent des magasins avec les enseignes que vous connaissez, Carrefour City, Carrefour Contact, Carrefour Express et cetera. Ça, j'allais dire dans les petits magasins. Dans les très grands magasins, c'est c'est le sens de votre question.
C'est une stratégie de franchise plus défensive celle-là. C'est euh l'objectif, c'est de sauver ces magasins. On a on avait une partie de notre parc de magasins qui était en perte structurelle que ça accumulaient année après année des pertes en dépit des des tentatives que nous faisions d'améliorer leur profitabilité. et nous avons décidé pour ne pas fermer le magasin, moi j'ai jamais fermé un hypermarché en France, nous avons décidé de transférer ces magasins à des entrepreneurs, soit en location gérante, soit en franchise.
Donc ce sont des entrepreneurs qui s'engagent, qui investissent et qui reprennent le magasin et qui les développent. Et ce qui était très intéressant parce qu'on commence à avoir du recul sur cette question là, ça fait la 6e année qu'on passe à peu près une quinzaine d'hypermarchés par an. hein, c'est 80, c'est 15 magasins par an cette année, c'est que la totalité ou quasi totalité, peut-être un ou deux magasins près sont des magasins dont on constate après quelques années à la fois que le les revenus ont progressé, que la rentabilité a été restaurée, que la satisfaction client est en hause. que ce passage que nous avons fait qui nous a permis d'éviter la fermeture de magasin qui était vraiment le grand objectif que nous avions nous a permis de sauver ces magasins et désormais Carrefour est un modèle très hybride entre à la fois un modèle très intégré de magasin et un modèle franchisé.
Est-ce qu'on peut dire également que c'est une manière de déléguer la ressource humaine et l'embauche de personnel, que c'est aussi une manière de dégrader les conditions des conditions de d'embauche ou en tout cas les conditions de salaire et les conditions de travail puisqueen fait vous l'avez dit c'est 10 à 16 % de dépenses. Donc c'est important, c'est pas pareil d'être à 10 que d'être à 16 puisqu'on sait bien que la marge se joue à 2 %. Donc l'écart de 6 % fait passer d'une situation positive à une situation fortement négative.
Donc moi ma question est simple. Est-ce que ce système vise en fait à faire supporter par d'autres le poids des ressources humaines, à dégrader les conditions de travail ? Quand j'entends conditions de travail, j'entends par là salaire et conditions générales de travail pour pouvoir avoir une marge euh qui correspond à cette marge moyenne.
Madame Madame la rapporteur, ma ma réponse sera aussi simple que votre question. La réponse est non. C'est d'abord un mécanisme qui nous a permis de sauver des magasins.
Je suis sûr que vous êtes très sensible à ce point-là. Le fait d'avoir conservé un parc d'hypermarché qui était pour une partie en danger, nous n'avons fermé aucun magasin. Deuxièmement, il y a deux garanties.
D'abord, il y a des garanties légales. Bien sûr, chaque salarié dont le contrat est transféré conserve évidemment les éléments contractuels. Et puis nous avons négocié avec les partenaires sociaux une clause sociale qui est une clause de protection avec l'ensemble des organisations syndicales qui ont signé, c'est un accord majoritaire et qui en fait permet de de maintenir les avantages en plus des avantages légaux de maintenir les avantages qui étaient les avantages antérieurement détenus par les salariés.
Donc non, ce n'est pas une dégradation des conditions de travail. D'ailleurs, comme c'est un élément qui est extraordinairement important pour moi, nous mesurons chaque année dans une étude que nous faisons auprès des fameux magasins qui sont passés en location gérance, l'état de satisfaction des employés. Et qu'est-ce qu'on constate ?
C'est que au fond, quelqu'un qui travaille dans un magasin, le plus important c'est que son magasin aille bien. C'est que son magasin fonctionne bien. Et quand le magasin va mieux, parce que quand on les passe en location gérance, les magasins vont mieux, on a une satisfaction de nos employés qui croient.
Alors, il y a toujours une inquiétude de départ qui est très légitime parce que ça veut dire qu'on on sort évidemment du modèle Carrefour initial et qu'on se retrouve avec un entrepreneur. Donc, il y a une une inquiétude initiale mais comme on a le recul de quelques années, c'est intéressant d'avoir le recul de quelques années, on se rend compte que au global à la fois on a sauvé les magasins, on a une satisfaction globale de nos clients et de nos employés qui a progressé et donc c'est un mécanisme qui nous a permis de préserver notre parc d'hypermarché. Ouais.
Après, je peux pas vous laisser dire simplement maintenir les conditions de travail sans préciser que vous leur demandez de maintenir les conditions de travail pendant 18 mois. Oui, mais au terme, donc il faut le dire, vous dites maintenir les conditions de travail comme si elles étaient maintenues durablement. Elles sont maintenues pour 18 mois.
Après, le franchisé ou le celui qui reprend le gérant a le choix de mettre ses propres conditions d'embauche. Oui, mais c'est pas ce qu'on a vu du tout. D'accord.
Très bien. Alors donc reprenons sur la question sur les questions de marge et de part de marché. Vous avez des objectifs très importants de développement de votre part de marché puisque si je vous ai bien lu, vous avez comme objectif 25 % en 2030.
C'est bien cela. Alors est-ce que vous pouvez nous dire quel quel quel comment vous comptez atteindre cet objectif ? Est-ce que l'atteinte de cet objectif va nécessairement exiger une guerre des prix ?
Merci beaucoup parce qu'en effet, c'est un objectif important de notre plan. Nous avons affiché l'ambition d'atteindre un/art du du marché français. Comment est-ce qu'on va réaliser ça ?
On va le réaliser de de de manières. La première, c'est le développement de notre enseigne, de nos parts de marché naturel. Et ça c'est à la fois, vous avez raison, une compétitivité prix parce qu'on est dans un métier où la compétitivité prix est une condition indispensable à une bonne performance.
Si vous êtes en prix déconnecté de la moyenne du marché, vous avez un problème dans ce métier là. Donc il y a de la compétitivité prix. Mais pas seulement.
Il y a des éléments qui sont des éléments propres de développement de notre enseigne à la fois de la croissance de la proximité. hein, j'ai affiché des ambitions d'ouvrir 1000 magasins en France. Développement dans nos magasins d'une offre basée sur les produits frais.
Vous savez que nous sommes leaders en France sur les produits frais tant en part de marché qu'en qu'en prix. Et donc, on a un volet très fort sur les produits frais qui est un élément de singularité comme le bio. Vous citiziez le bio.
Euh nous sommes leaders en France du bio et nous avons l'intention de renforcer encore ce leadership. Accélération aussi du e-commerce. Nous sommes devenus leaders de la livraison à domicile et on a là aussi des nouvelles ambitions.
Et puis l'ensemble des éléments de transformation de notre modèle, de notre parc de magasin et cetera. Tout ça doit contribuer à nous permettre d'atteindre ces 25 % de part de marché auquel peut s'ajouter, c'est ce qui s'est passé ces dernières années, des opérations tactiques sur des petits ensembles de renforcement. Euh, on peut soit attirer des franchisés qui nous rejoignent.
On a fait ça par exemple l'année dernière avec deux groupes français puis Gemagne qui étaient chez un autre de nos concurrents et qui ont rejoint Carrefour. Donc c'est des masters franchisés qui nous rejoignent ou des opérations d'acquisition sur tel ou tel format ou telle ou telle autre entreprise qui vendrait un format ou la totalité de son activité et de manière très sélective, on peut décider de se renforcer à travers ces opérations. Ces deux éléments nous permettent de viser ce 25 % de part de marché qui est en effet un marqueur de notre plan.
Petite question complémentaire dans cette stratégie. Est-ce qu'il y a une place pour la valorisation des produits français ? Ah oui, elle est évidemment très centrale.
Elle est d'abord centrale. Éteint tout seul, pardon. Elle est d'abord centrale à travers cet objectif du frais hein que nous avons évoqué.
Vous savez que la contractualisation Carrefour représente un/ers de la contractualisation en France. Donc quasiment deux fois notre part de marché naturel. un/3 des contrats de long terme qui sont conclus en France sont conclus par euh par Carrefour.
L'approvisionnement qui est une question absolument clé quand je regarde les grandes familles euh 100 % de notre approvisionnement en lait, en œuf, en volaille et français. 96 % c'est produit français 96 % à peu près pour le bœuf. Pour euh les fruits et légumes, 86 % de ce qui est produit en France, c'est un approvisionnement français.
Donc l'objectif de l'approvisionnement France, il est vraiment au cœur du modèle de Carrefour. Il a d'ailleurs toujours été hein, c'est pas moi qui ai porté le premier ce sujet-làin. C'est vraiment un élément de singularité de notre modèle qu'on a beaucoup renforcé.
Vous savez qu'on a aussi des filières dites qualité dont la double la double spécificité, c'est qu'ils assurent une rémunération stable au au producteurs ou en tout cas connu au producteurs sur plusieurs années et qu'il garantissent au consommateurs des produits d'une d'une qualité exceptionnelle. l'ensemble de ces éléments-là. Il y a donc 30000 producteurs avec lesquels nous travaillons de manière très privilégiée et à long terme, c'est vraiment l'engagement euh Carrefour vis-à-vis du monde agricole et et la spécificité de de notre offre.
Oui, dans une interview au Figaro, vous avez dit que quand vous avez présenté ce plan, vous avez indiqué que le géant Valmart était un modèle à suivre pour votre groupe et en particulier sur la distribution du résultat net en dividende qui atteignait 50 à 60 %. Est-ce que l'objectif de conquête de part de marché qui repose en partie sur une forte compétitivité de prix est compatible avec un tel niveau de distribution de dividendes ? Cher madame, puisque je suis souser je il il m'arrive de prendre comme exemple Walmart mais jamais pour la distribution de dividendes.
Ce que j'ai dit, c'est que euh Walmart était un modèle pour la transformation digitale réalisée. est devenu un un immense acteur à la fois du commerce et principalement du commerce parce que c'est le plus grand des commerces mondiaux mais qui a su transformer le modèle du e-commerce, du digital, de la digitalisation du magasin, l'introduction de l'intelligence artificielle et j'ai dit que ces éléments-l étaient très inspirants pour nous et d'ailleurs nous avons présenté un plan, on a beaucoup investi ces dernières années dans la transformation digitale dans le e-commerce et on a rajouté cette fois-ci un élément très central qui est l'intelligence artificielle en disant c'est un des grands paris du plan stratégique. L'intelligence artificielle va rendre nos magasins plus intelligents et va créer une nouvelle façon de faire du e-commerce.
Donc c'est à cette occasion là que j'ai pris que j'ai pris comme modèle Walmart. D'accord. Très bien.
Donc ça n'est pas pour distribuer 50 à 60 % du résultat net en dividende. Non, ça c'est un c'est votre objectif c'est un élément qui fait partie de notre politique financière mais c'est pas un élément pour lequel Walmart. Mais c'est quand même votre objectif.
C'est un élément évidemment et il est quand même compatible. Vous trouvez qu'il est compatible aujourd'hui avec l'augmentation des parts de marché et euh la guerre des prix qui ne fera que se durcir ? Oui, c'est une très bonne question. mon ma mission, j'allais même dire ma responsabilité, c'est de rendre cela compatible et de créer un cercle vertueux dans lequel à la fois nous avons de la croissance, nous augmentons nos parts de marché, nous nous renforçons dans nos pays cœurs, nous arrivons à travailler avec l'ensemble des parties prenantes de manière extraordinairement satisfaisante dans le monde agricole et en parallèle, nous dégageons une rentabilité un peu supérieure à celle que nous avons. disait aujourd'hui autour de 2,5 %, nous avons annoncé l'objectif d'être à 3,2 % en 2028 et 3,5 % en 2030, ce qui nous place moins loin des grands leaders de notre métier et puis grâce à ça d'avoir ensuite une politique financière qui est une politique qui permet de rémunérer les actionnaires qui nous rejoignent, les investisseurs qui nous font confiance de manière à continuer le développement de notre groupe.
C'est ça le modèle que nous construisons. Alors, vous comprenez quand vous nous dites 3,5 % ça nous inquiète un peu et ça nous inquiète un peu parce que les aujourd'hui, nous savons que les négociations commerciales sont déjà très tendu alors que vous expliquez que la marge était autour de 2,3 %. Si on doit arriver à 3,5 %, ça veut dire que ça va encore plus tendre ces relations commerciales.
Et tendre ces relations commerciales, je vais vous poser maintenant les questions sur les négociations de prix. Juste pardon 3,5 % à horizon 2030, c'est au niveau mondial. Sachant que j'ai d'autres géographies.
Donc comme je pars de 2,6 en France, en France, j'ai l'ambition de continuer à la France participera de cette augmentation là mais le 3 et à 2030 l'objectif c'est un c'est un objectif mondial. Faut me rassurer un peu. Très bien.
Alors maintenant, je voudrais qu'on parle euh effectivement du rapport de force que vous entretenez avec les industriels. J'aimerais également qu'on parle des négociations de prix. Nous savons qu'il y a de grandes tensions.
Donc je j'aimerais savoir si euh vous-même dans vos négociations de prix euh vous participer de toutes ces tensions. Alors j'ai lu un ouvrage qui est paru en 2023 qui dénonce des méthodes de négociation avec les fournisseurs. Donc il y a les rendez-vous annulés au dernier moment, ça on l'a vu, tenu avec un nombre d'heures de retard incroyable. absence de chauffage, j'ai vu, dans les box de négociation ou au contraire trop de chauffage dans le box des négociations.
Vraiment vous vous alors vous et l'ensemble de la grande distribution faites vraiment preuve de beaucoup de créativité en la matière. Alors moi je voudrais savoir si ces pratiques existent réellement ou alors si elles n'existent plus. Écoutez je ne le crois pas.
Quand je vous dis je ne le crois pas, je ne peux pas vous dire qu'il n'y a pas telle ou telle négociation avec tel ou tel grand industriel mondial avec lequel la discussion n'est pas bonne. Je peux pas vous le dire, je vous dirai ça, je vous dirai n'importe quoi, je ne le crois pas. En tout cas, on a une charte de bonne conduite sont pas des pratiques du groupe Carrefour.
On a un code de bonne conduite. Je n'aurais aucun je ne verrai ni aucun intérêt à ce type de pratique et par ailleurs, elles sont totalement étrangères à mon éthique personnelle. Donc franchement, elles sont très éloignées.
Mais vous dire ça ne peut pas exister, je peux pas vous le dire, mais je ne le crois pas. Et par ailleurs, si vous me permettez, la la la question la question au fond principal, c'est quand vous parlez des négociations, euh ce qui va nous amener assez vite, j'imagine, aux centrales d'achat, on y arrive. Vous parlez de négociation avec des groupes.
Moi, j'ai 45 fournisseurs qui font partie de ma centrale d'achat. Ce sont des groupes qui sont d'ailleurs pour 92 % d'entre eux des groupes non français hein qui sont plus puissant que moi. Autrement dit quand je discute avec et ce sont des bons partenaires, mais si je les cite quand je discute avec Pepsi Cola, avec Proctor et Gumble, avec Unilever, je n'ai pas l'impression vraiment je n'ai pas l'impression que que je suis un immense géant face à des face à des groupes qui ne seraient pas capable d'affronter une négociation.
On s'intéresse moins à ces groupes-là, je ne vous le cache pas, qu'au PME françaises, qu'aux ETI françaises et qu'à nos agriculteurs. Vous avez totalement raison. Mais quand on parle des centrales, la centrale on va évid Carrefour, c'est une centrale où je négocie avec ces 45 là.
Oui, mais il y a pas que des euh Coca-Cola. Voilà, dans les 45. Si je vous donne la liste des 45, je pas je peux vous faire la lecture.
Non, non, bien sûr. C'estàd que c'est un argument qu' est que c'est un argument qu'on l'a entendu, on on on l' enregistré, mais l'idée de cette commission d'enquête, c'est d'aller au-delà. Effectivement, on n'a pas fait une commission d'enquête pour savoir si vous traitiez bien Coca-Cola, voilà, ou Ferrero ou voilà, c'est pas le cœur de notre cible, vous comprenez ?
Donc, on peut parler de cela parce que ça va mais on sera pas sur le sujet qui nous préoccupe. Je pense formidable. Et donc dans ce cas-là, nous ne sommes pas sur les centrales parce que les centrales Oui, mais mais pardon, excusez-moi, les les 45 qui sont celles avec lesquelles je négocie, il y en a 45.
Il y en a 42 dans lequel il y a même pas de matière première agricole. Il y en a que trois dans lequel il y en a. Lactalis, Danon et Mcken qui est pas très français mais qui a des usines en France.
Oui. Non, mais qui est pas très français cher madame, mais qui a des usines en France. Non mais on peut pas dire que Macken est une entreprise française.
Mais donc il y en a trois est une entreprise française. Donc donc il y en a il y en a 42 ils ont des entreprises qui ne sont des entreprises don ce sont donc des très grandes entreprises dans lequel il y a pas de matière première agricole. Si je vous en fais la lecture et si vous regardez le la valorisation de chacune d'entre elles, vous serez frappé par le fait que c'est des entreprises de grande taille.
Le fait que ce soit des entreprises de grande taille ne les disqualifie pas d'ailleurs. Mais mais c'est juste parce que vous avez raison. Le sujet principal, c'est la c'est la question agricole et la et pas que mais elle est celle-là est importante.
Mais dans les dans ma centrale d'achat en tout cas 45 négociations avec des grandes multinationales mondiales. Alors s'agissant de la sanctuarisation de la matière première agricole puisque c'est ça c'est un sujet qui nous intéresse et qui vous intéresse également. Euh vous critiquez également l'option 3 comme nombre de distributeurs ici euh à votre micro où vous considérez que l'option 3 est une bonne manière de sanctuariser aussi la matière première agricole.
Je la critique et j'espère que vous aussi parce que dans un schéma où ce qui doit nous occuper les uns et les autres pour redonner de la confiance, la confiance ça n'est de quoi ? La confiance elle n'est de la transparence. Plus il y a de la transparence, plus tout le monde est confiant dans ce qui se passe.
L'option une et l'option 2 qui donne la valeur même de la matière agricole. On va pas sophistiquer entre l'option 1 et l'option 2. L'option 3, elle ne donne que l'évolution certifiée par un commissaire au compte.
On est tous d'accord. Enfin, je crois que l'option une donne plus de transparence. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle un certain nombre d'acteurs ne veulent pas de cette option une et de et ont recours à l'option 3.
Donc moi je je je peux faire avec l'option 3, c'est pas Mais dans un schéma où on se dit que ce qui est important c'est de sanctuariser la matière première agricole et donc que je ne négocie jamais la matière agricole. Plus vous la connaissez bien, plus elle est précise. Oui, mais là si un si vous avez un commissaire au compte qui est quand même une profession euh assermenté euh Oui, l'option l'option 3 me donne l'option 3 me donne l'évolution de la matière première agréable.
L'option 1 et 2, je pense que c'est non contestable d'ailleurs même par les industriels, elle donne la valeur. Plus plus c'est précis, plus je sais quelle est la matière première agricole, plus c'est facile de sanctuariser cette matière première agricole là. Plus c'est imprécis, plus c'est juste une évolution.
Bien sûr, mais c'est ça de la sanctuarisé, c'est que vous avez un tiers de confiance qui ait un commissaire au compte qui vous dit quelle est l'évolution et vous vous accordez à ne pas toucher à cette évolution de la matière première agricol. Pardon, mais c'est pas le choix du législateur lui-même puisque il a prévu une option une qui donne la matière première agricole en valeur absolue, une option 2 qui a une décomposition un peu différente et une option 3 au cas où la 1 et la 2 ont pas été donné qui est la certification sur la base d'une évolution. Donc le législateur lui-même et d'ailleurs je me souviens des débats et quand on lit les débats, on le voit très bien, le législateur lui-même se disait l'option une est la privilé.
Moi, je vis avec l'option 3, c'est pas dramatique mais plus c'est précis, plus je connais la matière agricole, plus vous êtes certain que je ne peux pas la négocier. Non mais monsieur, faut faut être faut faut être honnête. Pourquoi il y a trois options ?
Parce qu'il y a différents catégoris. un produit où il y a une matière première agricole, donc on va pas la cacher hein, ça va être clair. Et puis il y a des produits où il y a beaucoup de matières premières école.
C'est pour ça qu'il y a plusieurs options. On s'est pas amusé à faire plusieurs options juste pour compliquer la chose ou pour offrir un échappatoire. On a au contraire voulu cette option 3.
Je rappelle que c'est pas c'est pas une créativité des du parlementaire hein. Tout ça est issu des états généraux de l'alimentation quand même hein avec la la complexité des produits agricoles où parfois il y a beaucoup de matières premières agricole et on va pas mettre des gens autour d'étapes pendant des heures pour aller décortiquer. Alors j'ai 05 % de sages et 1 % de sage pour faire des des des track administratif que vous vous condamnez.
Donc l'option 3 à vocation effectivement à avoir une à répondre aux besoins d'information que vous devez avoir en terme de de cadrage des prix sans rentrer dans une complexité administrative par rapport à à des produits qui se trouveraient agricoles qui se trouveraient trop nombreux dans un même produit transformé. Voilà. Alors paraît que ce soit perfectible certainement, mais il faut pas faire un mauvais procès à l'option 3.
Néanmoins, mais je crois, pardon, excusez-moi, je me permets, euh mais je crois que ça vous a été dit par Hervé Dudin qui vous a fait part de surprise de temps en temps s'agissant d'exactement la même matière première agricole avec des évolutions puisqu'on ne connaît que les évolutions qui sont sur des matières premières importantes dans des produits ou qui sont essentiellement sur les matières avec des évolutions extraordinairement différentes. Et je crois qu'il vous a dit simplement que ça pouvait susciter des étonnements et des questions chez les distributeurs qui ne sont pas illégitimes. Voilà.
H on a beaucoup entendu parler de chocolat. C'est vrai. Beaucoup beaucoup.
Non, je plaisante. Alors maintenant, je veux vous entendre sur vos centrales d'achat. euh les centrales d'achat à l'international, celles qui négocient avec les grands.
J'aimerais en fait que vous nous expliquiez comment votre groupe fonctionne. Donc si j'ai bien compris, vous avez une centrale européenne qui s'appelle Eurekaa qui elle achète pour vous. Vous avez également CWT qui est votre centrale de service.
Les deux là sont réunis dans une dans un groupe qui s'appelle Concordis. Est-ce que jusque-là ce que je dis est juste ? Je vois que vous faites comme ça.
Alors, je vais vous laisser nous expliquer votre organisation en centrale d'achat et de services. Alors, Concordis, c'est l'organe de gouvernance de l'alliance à l'achat qui est conclue entre Carrefour U comme vous le savez. Oui.
Coopérative U et RTG qui est un distributeur allemand. Concordiste ne négocie pas mais confie la négociation à deux commissionnaires. E Reca, c'est ça ? pour la négociation des conditions d'achat des produits de marque nationale et CWT pour la négociation des prestations de services internationaux.
C'est c'est ça la c'est comme ça que c'est c'est articulé. Très bien. C'est bien ce que j'avais compris.
Alors c'est quoi le statut de Concordis du coup ? C'est c'est un organe de gouvernance à l'alliance. D'accord.
He donc c'est une société qui est installée à Bruxelles. C'est un organe de gouvernance qui prend les décisions structurante qui fixe les orientations. Il y a un conseil d'administration, il y a un comité de pilotage qui réunit les directeurs de marchandises des trois entités coopératives U, Carrefour et RTG.
Et donc elle fixe les orientations et les objectifs de la négociation qu'elle confie ensuite à EKA pour les achats, à CWT pour les prestations de services. Donc elle elle mandate ces deux euh ces deux institutions là. Donc alors attendez CWT c'est en Suisse.
Oui absolument ça été créé il y a 30 ans et ça ex d'accord et oui et Concordis à Bruxelles. Oui. Quand vous avez un français un allemand assez souvent comme ça peut être ni en France ni en Allemagne les centrales sont parfois au Pays-Bas.
Nous, on l'a mis en Belgique parce qu'on estime que c'est plutôt la capitale de l'Europe et c'est un organe de gouvernance, hein. C'est juste c'est l'endroit où elle est localisée ou où les réunions se font de fois. Donc en fait euh et alors maintenant je voudrais voir les flux financiers.
Il y a pas de flux financier entre Reca CWT et Concordis où il y a des flux financiers. Non non en fait Eka et CWT préexistaient à Concordis puisque c'était des structures à Carrefour et d'une certaine façon RTGU la solution a pas consisté à ce que RTG entre guillemets dans la société EUR et dans la société CWT mais de créer cette cette structure concordiste qui comme l'a dit Alexandre Bompard fixe les fixe les objectifs. Donc il y a pas de flux financier entre ces sociétés. s'agissant de Carrefour, il y a des flux financiers entre Eurekaa et le groupe Carrefour et des flux financiers entre CWT et le groupe Carrefour et le groupe Carrefour.
Très bien. Alors maintenant, je vous pose la question qui est la question habituelle entre centrale d'achat et centrale de service. Alors déjà première question, est-ce que votre centrale de service CWT n'est une centrale de service qu'à l'international et qui ne concerne que les entreprises internationales ?
Oui. Oui. C'est-à-dire qu'aucune PME ETI française n'achète de services à CWT.
Non, c'est des prestation de services international. Elle existe depuis 30 ans. Comme vous le savez, c'est peut-être une spécificité par rapport à à d'autres groupes.
On a une dimension mondiale qui est très affichée, très affirmée et donc c'est une prestation de services international. De mémoire Laurent, on a 65 fournisseurs je crois qui passent par Concordise. Donc c'est 65 grands groupes qui ont une ambition internationale et et mesurer pardon pour compléter ce que vient de dire Alexandre de Montpar que ça concerne donc des territoires où où Carrefour est présent en intégré comme on dit donc la France, l'Espagne et cetera et puis c'est également un service qui est rendu par les partenaires internationaux que que Carrefour a.
Donc ça peut être des services qui sont rendus sur des territoires comme les Émirats Arabudis pour Magal Futime et tous les tous les partenaires que que Carrefour a dans le monde en franchise. Très bien, je vous remercie. J'aimerais savoir si tous ceux qui négocient enfin tous les fournisseurs qui négocient avec Ereka sont achètent des services à CWT.
Non, il y a un certain nombre d'acteurs, d'ailleurs parmi les grands acteurs qui ne sont pas intéressés par les services internationaux. l'immense majorité est intéressée parce qu'on leur propose des services dont on estime qu'ils ont beaucoup d'intérêt pour eux. Il y a des grands fournisseurs mondiaux qui nous disent "Moi, ce service là cette année ne m'intéresse pas ou plus structurellement ne m'intéresse pas et dans ce cas-là on achète chez Eka mais il ne négocie pas via CWT." Donc on a une liste de fournisseurs mondiaux qui décident de ne pas recourir aux prestations de services.
C'est pas du tout la majorité mais évidemment ça existe et c'est pas un problème quand c'est le cas. Si on peut si on peut avoir cette liste en off, je pourrais vous donner quelques exemples et on vous donnera une liste complète. Voilà, vous pouvez nous l'envoyer bien sûr après le après l'audition.
D'accord. Donc vous avez effectivement cette centrale qui est la centrale de service. Moi ce que ce que j'aimerais savoir c'est quelle est la part des services par rapport aux chiffres d'affaires ou au chiffres des ventes.
C'est-à-dire que quand un client vous vend 100, quelle est la part de service en moyenne que vend CWT ? On vous reviendra parce que je pense pas qu'on puisse vous le donner. Vous n'avez pas comme ça de tête.
C'est pas comme ça qu'on qu'on le calcule. Donc on vous donnera les les éléments. D'accord.
Pourquoi c'est pas comme ça que vous le calculez ? Bah parce que c'est pas lié au produit que c'est très variable selon les négociations qu'on a conduit. Comme je vous le disais, il y en a qui ne qui recourent pas à ça.
Donc c'est pas une donnée qu'on suit. D'accord. On suit la on suit la performance générale de CWT, ses objectifs de négociation mais mais on ne suit pas le le lien avec pourant vous faites bien le plan d'affaires tel qu'il tel qu'il est noté avec le de net le 3 on peut pas vous le donner via CWT mais mais mais mais on vous communiquera les éléments vous permettant de vous en approcher.
D'accord. Très bien. Euh, vous nous confirmez bien sûr que tous les services de CWT sont des services réels qui existent ou alors vous nous dites qu'il existe un droit de pH comme le disent souvent les fournisseurs et les industriels ici que il faut commencer par payer pour pouvoir être référencé.
Je crois que vous avez lors de l'entretien, enfin lors de l'audition pardon, avec Hervé Dudin, il vous a il vous a décrit hein, on a 81 pages de contrat euh dans un dans un contrat CWT avec des services qui sont des services extraordinairement précis. Ça c'est notre avantage de notre développement international. Le développement international de Carrefour et sa présence internationale soit en intégré soit en franchisé donne un relief particulier évidemment à ces services internationaux.
Donc non, c'est tout sauf un droit de pH sont vraiment des des des services très précis que nous donnons et que nous essayons de commercialiser. Alors, vous avez été condamné pour préciser, pardon, pard si vous me permettez juste pour revenir un instant en arrière sur votre question précédente pour pour expliquer pourquoi c'est pas tellement évident, c'est qu'en fait la la rémunération de CWT, elle est liée à le service qui est rendu au fournisseurs, c'est-à-dire si on lui aura un service sur la data, sur le développement de sa relation et cetera, c'est pas forcément lié au prix d'achat. Voyez ce que je veux dire, si c'était ça votre question, c'est on rapporte le prix d'un service et la prestation qui est donnée.
Donc je ne crois c'est la raison pour laquelle on n' pas je sais bien mais dans la descente du prix c'est noté comme ça en fait. Vous avez euh une fois net, deux fois net, trois fois net et jusqu'au 5 fois net, c'est bien de la descente de prix. Et donc le prix final qui est compté aujourd'hui, il est comptabilisé avec ce qu'on appelait avant des marges arrières qui aujourd'hui ne le sont plus mais le prix des services.
Bien sûr. Alors euh quand même vous me dites quand même que ce sont des services pour lesquels il y a toujours une contrepartie réelle. Vous êtes quand même d'accord que ça n'est pas ça n'a pas toujours été le cas puisque vous avez eu des condamnations pour non contreparti réell.
Euh bon elle date de 2015, je vous accorde qu'elles sont quand même qu'elle date un peu, mais vous avez eu en 2015 les condamnations qui vous voyaient très clairement que vous n'aviez pas de condamnation que de vous n'aviez pas de contrepartie réelles. Aujourd'hui ces pratiques n'existent plus. Tous vos services sont avec contrepartie réelles.
Alors écoutez, nous n'étions ni l'un ni l'autre en 2015 donc je ne sais pas de de enf voilà, je connais pas je connais pas cette affaire là. Aujourd'hui, il va de soi qu'évidemment nous devons des contreparties pour respecter la loi, pour respecter nos partenaires parce que c'est la relation contractuelle et qu'en face de chaque de chaque qui vraiment une contrepartie du par Carrefour est proportionné au prix qui est acquité par le fournisseur. Très bien, je vous remercie.
Alors, où est-ce que sont commercialisés du coup les services pour les PME et les ETI françaises puisqu'elles ne sont pas ils ne sont pas commercialisés chez CWT en France ? Ça se fait où ? En France.
En France chez qui ? Chez Carrefour. Directement chez vous.
Donc vous internalisez vous votre propre toutes les négociations qui concernent la France qui ne sont pas liées soit ces 45 grands fournisseurs chez Eureka soit aux 65 chez CWT sont des négociations purement françaises chez Carrefour France. D'accord. Et donc vous internalisez vous-même le travail de centrale de service française.
Exactement. D'accord. Très bien.
Donc parmi parmi ces services et là aussi hein là on a des PME françaises euh qui qui nous relait des informations et qui nous disent clairement que la part des services peut être très importante et elle peut constituer 50 % 40 à 50 % du prix du prix d'achat que ces services ne sont pas toujours des services qui sont demandés mais qui sont des services j'allais dire qui sont subis. Certains nous disent même qu'elles n'ont pas besoin de data mais qu'on les oblige à prendre à prendre de la data et cetera. Donc est-ce que en en réalité dans la négociation, il n'y a pas une manière un peu brutale de faire de la négociation et de dire OK bon les 40 % que je te demande ça va passer en service, tu vas m'acheter du service et ça va on va régler ce problème.
Je je ne le crois pas. Excusez-moi, je je je je mène pas moi-même l'intégralité des négociations comme vous vous en doutez, mais je ne le crois pas. D'abord, les prestations de services qu'on négocie en France, ce sont avec là aussi des grands groupes, principalement français qui sont pas les très grands, mais qui sont des sociétés évidemment de de d'une certaine taille.
Et je vous assure que la data, la fameuse data qui est au cœur de la transformation de notre modèle par exemple, c'est tout. sauf quelque chose d'inutile pour un industriel. Au contraire, c'est un élément très central.
Le le la transformation du commerce, elle se fait autour de la data. Donc quand on travaille avec le fournisseur, avec l'industriel et qu'on lui donne des éléments relatifs à la data, c'est des éléments qui sont des éléments extraordinairement important pour lui. D'ailleurs, je le vois puisque j'échange avec des fournisseurs hors période de négociation et quand je leur dis est-ce que les progrès que nous avons fait dans ce domaine là vous servent à ajuster votre activité, à être plus performant ?
L'immense majorité me répond oui. Et c'est c'est donc un élément très central de transformation. Et bien sachez que l'immense majorité nous répond pour la data et nous dit que ce sont des des données qui ne sont pas pertinentes et qu'elles n'en ont pas besoin et qu'elles sont obligées de les prendre.
Je j'aimerais vous interroger sur la péréquation des marges. Vous savez que c'est un de nos sujets. Faites-vous des marges plus importante sur des produits sains au détriment de marges très faibles sur des produits gras sucrés qui sont des grands produits des grands produits connus comme Coca-Cola, Nutella et cetera.
D'abord, si vous me le permettez, parce que c'était le la la la conclusion de mon propos, mais je je me permets d'y revenir parce que j'y suis très attaché à titre personnel. Je je je reste convaincu que c'est un métier où il faut conserver de la liberté, de constituer un assortiment, de fixer le prix et de négocier. Ça me paraît extraordinairement important.
Si je peux me permettre, comme je suis dans plein de pays, c'est la France est le seul pays dans lequel ces questions là sont des questions, c'est très centrales. Vous me diriez, ils ont peut-être pas d'agriculture mais ils ont des agricultures puissantes eux aussi. Et c'est le seul pays où cette question se pose.
C'est d'ailleurs le seul pays, si je peux me permettre, si je vais au bout, c'est le seul pays où ayant les mêmes fournisseurs mondiaux, ces mêmes fournisseurs se plaignent en France et ils ne se plaignent pas ailleurs. Vous avouerez que c'est un peu étonnant, mais pardon, je vais répondre à votre question. On renvoie la question monsieur c'est vous l'acteur de ce de ce système là ?
Non mais vous nous interrogez comment se fait-il qu'il n'y ait qu'en France que les acteurs de cette filière de l'agroalimentaire de de la du du producteur au transformateur et ne se mettent pas d'accord parce que vous nous interpellez comme si ça venait de nous mais posez-vous aussi la question m'autoriser à à à à à répondre à cette question et après je répondrai à la question de madame la rapporteur. Je vous prends un exemple. Prenons une centrale d'achat qui est installée et qui comprend, ce qui est pas mon cas, un retailer allemand, un distributeur allemand, un distributeur du Bénéxe et un distributeur français.
Elle négocie dans sa centrale d'achat avec une grande multinationale. On va pas en citer une, le seul endroit. Donc elle fait la même négociation, c'est la même puisque c'est la centrale qui négocie.
La le seul endroit où à la fin il y a un lobby industriel agroalimentaire qui s'exprime fortement et qui souvent est à l'origine de transformation législative et cetera, c'est la France. P pardon, je je je suis pas on fera le procès de la France une autre fois. Moi, je voudrais que vous répondiez à ma question.
Est-ce que Oui, mais c'est pas grave. Je voudrais que vous répondiez à ma question. Moi, je veux bien que vous critiquiez le système français.
N'êche qu'il ait fait comme ça. Nous avons madame madame, je ne critique pas le système français. Je je Voilà.
Donc, est-ce que vous pouvez répondre à la question sur la péréquation des marges ? Est-ce que le rayon fruits et légumes paye la marge zéro du répond tout de suite ? Je je me permettais juste comme je suis un acteur international de vous donner quelques exemples venant de l'étranger, ce qui est une singularité de mon modèle.
Mais si c'est pas intéressant, je j'arrête là. la péréquation. Vous avez tout à fait intéressante.
La réalité c'est que vous parlez pas totalement la bonne personne de ce sujet-là. Pourquoi la les produits les fruits et légumes les moins chers du du marché ce sont les miens ? Je donne 10 % de de de remise chaque jour à tous les porteurs de la carte pour avoir les fruits et légumes les moins chers du marché.
Ça veut dire ces 10 % là, j'enlève ma marge pour participer de ce qui est le centre de mon modèle alimentaire, la qualité alimentaire pour tous. Maintenant, revenons-en à la question de la péréquation qui est une question très importante. Le problème, c'est que ma capacité à fixer le prix est pas totalement la même.
Et je crois que j'ai j'ai des confrères voir des experts qui sont venus vous l'expliquer très bien. Quand on est en présence d'un produit mondial, on va pas les citer mais enfin on peut même les citer, on les on les connaît, le Coca-Cola, le Nutella et cetera et cetera, il y a évidemment un grand acteur mondial qui fixe le prix. Est-ce que sur ce prix là, j'ai une grande capacité à faire varier moi-même mon propre prix ?
La réponse est non parce que c'est un produit que me demandent les clients sur lequel la comparabilité est immédiate. Sur tous les autres produits, ça c'est vraiment les produits dit iconique. Sur tous les autres produits, j'ai une capacité évidemment de faire varier ma politique commerciale et donc je fixe le prix en fonction de la zone de chalise de mes priorités.
Je vous disais que la grande priorité de Carrefour, c'était le bio et le fruits et légumes. Donc sur ça, je fais un discomte moi-même parce que j'estime que c'est mon modèle qui est lié à ça. Sur cela, j'ai une capacité à fixer le prix qui est un petit peu différente.
Et donc il y a cette ce distingo là qu'il faut prendre en compte. Après, comme vous le savez, je crois que un de mes confrères vous l'a évidemment très bien expliqué, c'est pas totalement pareil en terme de résultat de fin de ligne qui est évidemment ce sur quoi nos magasins sont euh évalués et et qui donne la bonne santé de l'entreprise, d'avoir un produit que vous poussez juste sur une palette, un produit comme les fruits qui demande un entretien particulier, un travail particulier, des équipes formées et des équipes en nombre et donc le résultat final est pas le même. Donc ça c'est une différence mais après chacun fixe ses objectifs de politique commerciale.
Moi ce sont des produits sur lequel j'estime que je dois investir pour mes clients parce que c'est mon modèle. Alors du coup j'ai une question. Le cagnotage dont vous parlez puisque c'est un peu ça quand vous dites 10 % c'est sur la carte de fidélité hein.
Donc voilà et donc ça on est bien clair que c'est pas pris en charge par le fournisseur, c'est pris en charge par Carrefour. Oui, c'est c'est que vous nous c'est ce que nous dit. J'étais sur les fruits et légumes là.
Donc sur les fruits et légumes, sur les produits frais. Oui, c'est pris en c'est prise en charge par Carrefour. C'est un investissement que fait Carrefour.
Sur quelle part ? Donc dans votre marge votre marge brute enfin. D'accord.
Oui, exactement. Ça ça ça vient décôter ma marge brute. Moi, j'ai j'ai juste deux trois petites questions.
Je vais inviter mes collègues qui veulent prendre la parole. Si vous avez des questions. Non.
Eveline, je crois que tu en auras une. Euh Christian, tu en as une ? Non, il y aura qu'une question.
D'accord. Donc moi, juste quelques petites remarques. Euh euh monsieur le président, d'abord nous sommes là pour comprendre hein le système.
Il y a pas de je réitère ce que j'ai dit en propos introductif, il y a pas de procès de notre part. Nous sommes fiers d'avoir des grands distributeurs euh et et nous sommes fiers d'avoir des industriels et des producteurs et nous souhaitons que ce système soient durable dans un contexte mondial de de de tension des rapports économiques où tout le monde est prédateur de tout le monde. Donc on est bien d'accord là-dessus, il y a pas de procès.
Voilà. Euh après ce qui est intéressant dans discussion qu'on a avec vous, c'est justement d'essayer en tout cas d'aller un peu au bout de la compréhension du système. Vous avez posé un certain nombre de questions par exemple sur le respect effectif des lois galim ou où où est la contractualisation ?
Où est la sanctuarisation la transparence relative à la sanctuarisation réelle de la MPA ? On peut aussi vous renvoyer la question où est la transparence relative au ruissellement du SRP + 10 ? Vous vous nous avez donc expliqué qu'un certain nombre d'industriels sont dans des démarques de pression.
On veut bien vous croire mais nous on nous dit aussi l'inverse. Voilà. Donc il faut nous donner des éléments tangibles pour qu'on puisse plutôt comprendre où où se se place l'excès dans dans le comportement.
Euh pardon, je je n'ai pas évoqué ça. Je je moi vraiment c'est ça m'est très étranger ça. Je ne dirai jamais je vous dites par exemple que les industriels ne veulent pas signer et qu'on arrive à la date butoire, c'était au moment où vous parlez ?
Je dis qu'on a un rapport de négociation qui est un rapport de négociation qui peut être difficile dans lequel je suis face à un grand industriel qui négocie qui peut utiliser la date de 1er mars mais moi j'aime pas les idées de pression. J'ai pas du tout envie de me faire plaindre. Donc c'est vraiment pas c'est vraiment pas dans mon mais vous voyez nous on nous explique aussi que l'inverse c'est vrai.
C'est-à-dire que pour un industriel être arrivé euh euh à fin février et ne pas avoir signé aussi quelque part une pression en tout cas un couteau sur la gauche en disant comment je vais faire ? Est-ce que je suis obligée de revoir mon prix ? Voyez donc on on peut le comprendre dans les deux sens.
Donc ce qui serait intéressant c'est si vous avez des éléments qui nous permettent de penser que voilà il y a il y a un mauvais jeu qui est fait de part et d'autre sur ce point pardon madame le présidente sur ce point juste un élément les sanctions que certains distributeurs reçoivent au titre de la dette du 1er mars ensuite font l'objet d'une phase contradictoire avec la DGCRF ou précisément le distributeur essae de montrer pièce à l'appui quel a été le comportement également du fournisseur pour essayer de démontrer que ce n'est pas de son seul fait que la négociation a été décalée au 1er mars. Donc là aussi, il y a vraiment une discussion et des éléments et les distributeurs, pas seulement Carrefour document ce point là parce que sinon et c'est ce qui arrive systématiquement seul le distributeur à ce jour s'est fait sanctionner ce qui nous paraît effectivement une une anomalie comme le disait Alexandre Bompard tout à l'heure. Très bien.
Je voudrais revenir sur le la position des centrales d'achat. En fait, nous moi la question je pense qu'on on la partage avec madame la rapporteur. La question qu'on se pose, c'est comment est-ce qu'on peut s'assurer qu'un produit donc avec la matière agricole française qui a été négocié dans une centrale d'achat à l'étranger, quand il revient dans un magasin carrefour proxy, il respecte bien il a bien respecté la non négociabilité de la matière première.
Comment en fait quand votre négociation elle se passe à l'étranger, vous pouvez garantir que le produit quand il revient dans vos rayons en France, il respecte bien en globalement égal. Donc on on est je je passe la parole alors on va aller tout de suite. On est donc d'accord que sur les 45 42 d'entre eux n'ont pas de matière première agricole.
Donc on parle des trois l'actalyse d'Anon et Maquen. Hm hm. Euh h le premier point, je crois que c'est l'engagement, enfin le ce que ce qu'Alexandre Bompard vous a dit au début, c'est que nous nous respections les principes de la loi Galim.
La deuxième chose c'est qu'en tout cas depuis Carrefour a une centrale à Eureka puisque prenant Eurekaa depuis maintenant 3 ans, si je dis pas de bêtises, chaque année, nous avons fait l'objet d'un contrôle de la DGCRF, chacune des années sur les contrats, sur comment ça s'était passé et cetera. Donc l'organe administratif chargé de s'assurer du bon fonctionnement des négociations commerciales et du respect à la fois du formalisme contractuel de la proportionnalité de ce qui est prévu par le plan d'affaires et du respect d'égalim a été fait. En effet, comme vous l'avez indiqué, nous avons subi une sanction qui s'attachait à la dette butoire mais voilà il y a le principe que nous avons fixé, le fait que nous sommes contrôlés et qu'à ce jour nous avons été sanctionnés sur la date butoire.
On n'a pas remis en cause le fait que Carrefour avait sur d'autres dispositions de la loi égalime ou plus largement du code de commerce français d'ailleurs au Doman avait méritait une sanction sur ce point. En action, vous n'avez pas de sanction, je l'entends, tant mieux. Voilà.
Mais moi je vous demande comment est-ce que vous vous assurez qu'un produit qui a été acheté à l'étranger et donc par une centrale par des acheteur qui normalement ne regardent pas les paramètres de la loi française puisqu'ils nous disent qu'ils n'ont pas respecté la loi française puisque ça se passe à l'étranger. Donc comment est-ce que vous vous assurez quand ça revient dans les magasins que ces principesl ont été respectés ? Non, pardon.
Alexandre Bompard me semble-t-il a été assez claire sur le fait que les instructions données à la centrale sont bien de respecter les principes de la loi égalime. Il la connaissent euh donc euh donc euh je dire au-delà de ça, la même remarque pourrait être faite en France. Pourquoi un acheteur français respecterait pas d'un coup enfin vous voyez ce que dire il il y a pas en France on est censé pas se poser de question dans une centrale d'achat basée à l'étranger où on nous répète à longueur de journée, il y a d'ailleurs un un un un contentieux porté par Eurocommerce qui nous explique que comme les centrales sont passées à positionner à l'étranger, elles n'ont pas respecté le droit français.
Donc on est en droit de se se poser la question comment se passe cette Vous avez d'autant plus raison de vous poser la question que ce que nous avons décidé au moment de la constitution de concordice notamment avec Dominique Chalcher, c'est de de de fixer un code de bonne conduite et parmi les sujets, nous l'avions déjà chez le rec loi égalime exactement comme pour un acheteur français. Très bien, j'enregistre votre demande. Dernière petite question.
Euh quand on regarde le les sterring commit des de votre centrale d'achat étranger et enfin de Eurea et de CWT, on observe que ce sont les mêmes personnes. Est-ce que pourquoi ? Enfin, c'est la même voulait dire ce sont les trois directeurs marchandises.
Oui, c'est assez logique. Ce sont les mêmes personnes qui sont dans la centrale de service et dans la centrale d'achat. Ah non, non. parce que d'autres d'autres organisations nous disent que c'est totalement hermétique.
Non, alors je je je je reprends rapidement. Ouais. Concordice, organe de gouvernance, conseil d'administration dans lequel il y a des présidents et puis après, il y a un steering comity qui doit être je pense nos trois directeurs de marchandise Carrefour, Coopérative U et RTG.
Et ensuite en revanche Eureka ce sont des équipes dédiées Carrefour dirigé avec une directrice générale et et et un président et CWT qui est en Suisse ce sont des équipes Carrefour. Donc ce sont pas du tout les mêmes équipes. Merci.
On l'éclaircira parce que nous on a les deux mêmes personnes qui apparaissent pour superviser EREKA et CWT donc dans la structure centrale. Mais mais je je comprends. D'accord.
Ouais, très bien. Merci beaucoup. On va poser la question.
On va laisser notre collègue Évin Renault Carbignan poser ces questions. Monsieur présidente. Monsieur le président, j'ai trois petites questions à vous poser et un commentaire qui m'est personnel.
Euh Carrefour a engagé plusieurs mouvements majeurs à l'international, une session de l'intégralité de vos activités en Italie, un retrait de vos activités en Roumanie et un regroupement dans un ensemble que qui est appelé autres pays de la Belgique, la France, l'Argentine que vous considérez en dehors des trois marchés principaux pour vous qui sont la France, l'Espagne et le Brésil. Ma première question est quels critères précis vous conduisent à sortir de certains pays ? Euh parallèlement, vous l'avez dit tout à l'heure, vous menez vous visez une présence d'ici 2030 dans 60 pays dont notamment 22 en Afrique sous la le principe de la franchise dont vous avez parlé tout à l'heure, l'exploitation propre de Carrefour étant concentré sur un certain nombre de marchés.
Pourquoi avoir retenu la franchise pour votre développement à l'international ? Enfin, pouvez-vous nous expliquer pour les marchés qui sont en deors de l'Europe si le système des centrales d'achat existe ? Enfin, mon commentaire personnel, je suis sénateur des Français de l'étranger et je vois que aujourd'hui Carrefour est l'une des entreprises françaises les plus présentes à l'international.
Ces implantations de notre pays contribuent au rayonnement de la France. C'est quand même un élément essentiel qu'il ne faut pas oublier. C'est une certe fierté pour beaucoup, je l'espère et pour moi notamment, de voir une enseigne française qui occupe une telle place à l'international et au-delà de nos frontières et qui utilise également un modèle commercial comme celui de la France.
Merci. Merci beaucoup madame la sénatrice. Merci pour votre commentaire commentaire final qui est très important pour nous.
Le rayonnement de Carrefour est est absolument au cœur de notre transformation et de nos ambitions. Je vais répondre à à à vos trois question en commençant par la dernière. Nous n'avons pas de centrale d'achat entre plusieurs pays autres qu'en Europe.
Deuxièmement, la manière dont nous décidons de notre présence dans un pays, je je disais dans mon propos introductif que notre métier s'était beaucoup polarisé entre ceux qui gagnent et qu' on la partte de marché qui sont transformés et ceux qui souffrent. Et donc quand vous êtes dans un pays que vous n'avez pas la bonne part de marché euh que vous êtes trop petit et vous êtes en difficulté et c'est ce qui nous est arrivé dans un certain nombre de nos géographies. Par exemple en Italie où on était un petit acteur relatif, la compétition était menée par d'autres.
On on était donc incapable de soutenir cette compétition de manière piène et dans ce cas-là, on essaie de trouver une solution pour que le le la poursuite de l'actif se fasse avec d'autres d'autres modalités. C'est ce qui s'est passé en Italie avec un repreneur qui a repris nos activités en Italie et c'est ce qui va se passer en en Roumanie. Donc c'est vraiment la taille que nous avons dans un pays.
On est un grand acteur en France, on est le premier acteur au Brésil, on est deuxème acteur en Espagne. Ce sont des pays d'investissement pour nous. Quand on est 6 7 8e acteur dans un pays, on n' pas vocation à y rester de manière intégrée.
Sur votre 2è question qui est très importante pour nous, on a l'ambition en 2030 et c'est une ambition très importante pour le groupe d'être l'acteur qui a l'empreinte internationale la plus grande à travers la franchise internationale et donc d'être présent dans 60 pays dont vous le disiez, une ambition de 22 pays en Afrique. Quel est l'avantage de la franchise internationale pour se développer ? c'est que ça nous permet de nous développer avec des entrepreneurs locaux qui connaissent bien le territoire sans consentir d'investissement de notre part, ce qui nous permet d'investir puissamment dans les pays où nous sommes mais pas dans des nouveaux pays et de développer ainsi et d'exposer la marque Carrefour à travers le monde.
Donc c'est ça l'objectif que nous avons et puis ça ouvre éventuellement des options à l'avenir. Si à un moment donné dans notre histoire, on se disait qu'il y a un pays où ça se développe formidablement bien, où on décide de devenir un acteur plus opérationnel. C'est comme ça qu'on construit le développement international de Carrefour.
Merci. Merci. Alors madame la rapporteur, encore une petite question.
Oui, je vous ai entendu évoquer lors d'une de vos interventions publiques la question de l'intelligence artificiel en expliquant que cette intelligence artificielle devait pouvoir vous permettre de mieux fixer les prix. Moi, ma question est simple. Y a-t-il dans vos projets une des une conception du prix dynamique, du prix en évolution qui serait fixé par l'intelligence artificielle et j'entends par là.
Est-il possible qu'au cours d'une même semaine, il y ait des variations de prix sur un même sur un même produit, par exemple, des prix plus chers le dimanche que le samedi ou ce genre de chos ? Est-ce que ça fait partie des choses que vous étudiez ? Non.
Ce que ce que nous permet l'intelligence artificielle sur l'offre comme sur le prix, c'est c'est d'être capable en analysant toutes les données disponibles sur un marché, sur un territoire, d'avoir une offre et un prix adapté à la zone de chalise. Voyez, on a souvent des offres d'assortiments, on avait encore et on a encore un petit peu des assortiments qui sont pas très bien définis ou articulés avec leur zone de chalise. Quand on met beaucoup de data, c'est plus le cas.
Le prix, c'est pareil. On a encore des incohérences de prix. Quelquefois, on a des prix qui ne sont pas exactement là où ils devraient être.
On a mal analysé la concurrence ou on a mal analyser le potentiel d'un produit. Ça nous permet quand on met beaucoup d'intelligence à l'intérieur de ce qu'on appelle notre lac de données, puisqu'on a 10 milliards de transactions par an, de fixer le prix de manière plus optimisée. C'est ça qu'on vise à travers ça.
D'accord. Donc il n'y a pas de projet de pricing dynamique. Bah le pricing, il est par nature dynamique.
C'est notre métier, c'est de fixer un d'être capable de faire évoluer le le prix en permanence. He ça c'est notre métier. L'intelligence artificielle contribue à ce que notre fixation de prix soit soit la plus optimisée possible et la plus dynamique.
D'accord. Et donc on pourra arriver un jour à avoir des prix en supermarché qui évoluent comme évoluent les prix de la SNCF en fonction du moment où on va faire ses courses, en fonction d'une veille de jours férier, en fonction de choses comme ça. Vous pensez que ça ça va arriver ?
Est-ce que c'est ça que vous essayez de mettre en place ? Je ne crois pas qu'on aura des variations intrajournalières et cetera. Je je je vois moins ça que corriger les incohérences de prix dans un territoire ou dans un magasin, mieux se situé par rapport à notre environnement concurrentiel.
C'est principalement ça que ça doit nous permettre de faire. Je vous remercie. Merci.
Deux petites questions complémentaires. Dans vos centrales d'achat national euh en matière de construction du du prix d'achat, quelle est votre politique concernant les matières premières industrielles ? enfin énergie, transport euh parce qu'on a parlé beaucoup de la MPA mais on a pas ma politique sur les matières premières industrielles, c'est de négocier la matière première industrielle et de prendre en compte les réalités du marché.
Bien sûr, quand les coûts énergétiques explosaient, on les prenait évidemment en compte. Quand les coûts de transport explosaient parce que les routes de transport étaient modifiées, on les prenait en compte. Mais mais je suis très attaché quand je disais la liberté de négocier à négocier la matière première industrielle.
Pourquoi au fond moi aussi j'ai de la matière première industrielle ? Moi aussi j'ai des coûts énergétiques, moi aussi j'ai des coûts de transport, moi aussi j'ai des coûts de personnel qui évoluent et et donc il est logique, ça c'est mon métier, que je cherche à optimiser ces coûts-là, à les à les contrebalancer par des gains de productivité. Et quand on négocie avec une grande entreprise qui nous dit "Bah moi, j'ai telle matière première industrielle, qu'est-ce qu'on leur dit ?" On leur dit "Bah, faites comme nous." On sait qu'ils le font parce que ce sont des très belles entreprises.
Je veux pas sortir de cette audition en vous donnant le sentiment qu'on ne considère pas que ces grands acteurs industriel sont aussi des partenaires. Et on leur dit écoute, fais tes gains de productivité. Moi, je l'ai fait aussi parce que si jamais on prend toutes les hausses, on va avoir 10 % d'augmentation sur le marché français et c'est pas ça qu'on doit au pouvoir d'achat des des des ménages.
Donc je tiens à négocier la matière première industrielle. Je crois que c'est important. Après tenir à la négocier, ça veut pas dire ne pas prendre en compte des réalités.
Si les coûts de l'énergie, quand les coûts de l'énergie explosaient, on prenait les augmentations telles qu'elles étaient. Très bien. Alors, est-ce que vous pourriez nous donner la part, je dirais d'augmentation sur les MPA qui ont été qu' octroyé en en 2025 par exemple MPA et MPI pour avoir un une photographie un peu de dans quelle mesure les matières premières industrielles ont également été parce que vous vous n'êtes pas sans connaître le procès qui vous est fait ou à tous les distributeurs hein mais de certes sanctuariser la matière première agricole mais de la récupérer sur les MPI sur l'augmentation des MPI.
Donc ce sera assez intéressant pour nous de voir que bien non vous observez avec pragmatisme et réalisme ce qui se passe chez vos partenaires et que dans la mesure où c'est raisonnable, si j'entends bien vos propos, vous suivez les évolutions aussi de la MPI. On suit bien sûr les évolutions de la de la MPI, on s les évolutions énergétiques et cetera. C'est des éléments absolument centrals.
Après, je je l'ai dit publiquement donc je vous le redis, notre conviction c'est que cette année, on devrait être autour d'une augmentation générale des des des prix autour de autour de 1 % à peu près. Quand on regarde les cours de matières premières, il y a beaucoup de matières premières très baissières. Je vais pas vous parler des haussières parce que je suis sûr qu'on vous en a déjà parlé.
Au global, ça veut dire que on a négocié de la même manière la matière première agricole et la matière première énergétique première industrielle vous le savez, il y a beaucoup de coûts et on s'en fait ici d'ailleurs industriels qui sont baissiers par rapport au aux éléments au au au niveau très élevé auquel ils étaient arrivés en 2022 2023. Donc ça nous permet de négocier un peu sur cette partie-là, mais on le fait toujours avec discernement parce qu'on a les mêmes coûts et parce qu'en face de nous, on a un industriel qui nous présente la raison pour laquelle bah il a une explosion de tel ou tel coût industriel, ça peut arriver. Et dernière question, est-ce que vous pouvez euh nous dire un petit peu euh comment se passent les négociations commerciales en ce moment et quel est le pourcentage de contrat que vous avez signé au 25 février ?
On est euh aux alentours de 80 sur les PME PMI françaises. On est aujourd'hui à 98 à 97 hier. Comme vous le savez c'est toutes les nuits comptent donc on est à 98 %.
Et sur les grandes entreprises, on est aujourd'hui à 87 8 %. Encore une fois, ça bouge un peu tous les jours parce qu'on est dans la dans la période de conclusion des négociations. On est donc au rythme de l'année dernière, voir légèrement en avance.
Il reste quatre journées de discussion et ça devrait nous conduire à, je l'espère, avoir conclu l'immense majorité pour pas dire l'exclusivité. Il restera forcément deux trois négociations que nous n'aurons pas conclu le 1er mars, mais l'immense majorité sera conclue que ce c'est prévu le le 1er mars. Mais donc on est dans un cycle de signature qui est un cycle que je trouve assez soutenu et on est plutôt légèrement en avance par rapport au à l'année précédente.
Très bien. Il y aurait-il un point que vous auriez voulu évoquer que nous Non, je trouve qu'on a évoqué beaucoup de on a déjà balayé très large mais écoutez merci beaucoup merci madame la présidenteur ces éléments et n'hésitez pas donc à à vous donner les quelques éléments pour Oui. complémentaires et puis je pense que vous avez dû avoir un questionnaire aussi.
Voilà. Merci encore. Merci madame la présidente.
Merci. Merci. Quelques jours auparavant, la même commission d'enquête avait déjà interrogé des représentants de Carrefour, mais aussi d'Intermarché et de casino.
Les sénateurs voulaient comprendre pourquoi les prises alimentaires augmentent dans les rayons alors que les revenus des agriculteurs sont toujours aussi faibles. Écoutez, vous vous nous dites que vous souhaitez qu'elle le suive. a tout de même fait l'objet d'une sanction de 10 millions d'euros notifiés en novembre 2024 pour les dépassements dates butoire de négociation commerciale.
Est-ce à partir de là que vous avez décidé de changer votre fusil d'épaule et d'appliquer de leur faire appliquer la loi française ? Alors de tout temps, Eka toujours indiqué quand il négociait uniquement pour les pays de Carrefour Europe, a toujours indiqué qu'il souhaitait d'un point de vue opérationnel respecter l'esprit des galimes. Donc il le disait avant, il le dit après et il continue encore plus à le dire que notre nouveau partenaire coopérative que vous avez reçu ici même l'affirmé.
C'est un point absolument essentiel pour coopérativeu comme pour nous d'être capable de respecter Galim en particulier dans sa fonction MPA et dans sa fonction date butoire. Très bien. Donc là, vous pouvez nous garantir sousement que vos centrales d'achat respectent désormais euh la loi française et en particulier les lois égales.
Alors, je peux vous affirmer sous serment que notre intention est bien de respecter les principes de la loi égalime. Oui, en revanche, il y a un débat juridique mais qui intéresse nos avocats et cetera qui est est-ce que la loi égalime s'applique vis-à-vis du droit espagnol ou elle s'applique pas vis-à-vis du droit espagnol. C'est un sujet qui d'un point de vue opérationnel d'une certaine manière ne nous intéresse pas.
D'un point de vue opérationnel, j'ai mission et je donne mission à mes équipes de faire en sorte que la loi égalime soit respectée. Très bien. Euh et le deuxème point concernant les pénalités ou les sanctions que vous évoquez, oui, même si notre intention est de respecter la loi égalime, il peut se trouver que le 1er mars à minuit 1 tous les contrats ne soient pas signés.
Et effectivement au titre de 2024, ce n'est pas 10 millions mais c'est 7,3 millions d'euros de sanctions qui nous ont été imposées pour retard concernant sep fournisseur et nous nous sommes acquités de cette sanction, même si nous la contestons au niveau de nos avocats et nos juristes, considérant que le droit applicable est le droit espagnol et non pas le droit français. Nous avons bien compris. Merci.
Alors maintenant, je veux bien qu'on arrive sur les la question des services puisque vous savez que c'est un sujet qui j'allais pas dire qui nous passionne mais en tout cas qui nous inquiète un peu pour tout vous dire puisque'à chaque fois que nous rencontrons soit des industriels, des représentants d'industriel et cetera, revient sur la table le sujet des services qui serait en fait une manière maquillée de demander des ristourn à vos fournisseurs sans leur fournir de services. Alors, expliquez-nous comment ça fonctionne. Donc c'est CWT qui gère vos services.
Enfin, si j'ai bien compris. Est-ce que pour pouvoir être référencé chez Carrefour, il faut d'abord passer par CWT et s'acquitter d'un certain pourcentage de services ? Donc dans votre question sur les services, il y a les services internationaux et puis il y a tout ce qui concerne les ristournes, les remises, les services potentiellement nationaux.
Je vais répondre dans un premier temps puisque vous m'y invitez sur les services internationaux qui sont portés par CWT. Donc s'agissant des services internationaux effectivement CWT depuis 30 ans propose à ces industriels et dans le cadre de Concordice à 65 industriels des services internationaux. Je peux vous les détailler si vous le souhaitez.
Euh je vous ai même amené un contrat euh précisant et je vous les remettrai les 81 pages du contrat en l'occurrence précisant les services que nous offrons, les services qui sont acceptés et choisis par les industriels. Euh et ces services ne sont absolument pas redondants avec des services qui sont vendus par ailleurs au niveau national. Il n'y a pas de chevauchement.
Ce sont naturellement pas des services fictifs euh et ce ne sont absolument pas des droits d'entrée potentiels pour rejoindre telle ou telle centrale. Je vous parle souser il y a d'ailleurs des industriels qui sont chez CWT qui ne sont pas chez Oreca et vice-versa. Donc il y a des industriels, des très gros industriels, y compris dans notre top 10 qui ne sont pas intéressés par les services.
Donc ils n'ont pas de service avec le le groupe Carrefour. Voilà pour ces deux auditions. Pour plus d'informations sur ce que vous venez d'entendre, rendez-vous sur notre site publicsena.fr.
FR. On se retrouve très vite pour de nouvelles auditions. Très belle journée sur les chaînes parlementaires. [musique]
Manuel Bompard