#Direct 🔴 Amélie de Montchalin, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL, nous sommes aussi en direct sur Public Sénat.
C'est sur le canal 8 de la TNT. Bonjour Amélie de Monchalin. Bonjour.
Vous êtes la ministre en charge des comptes publics, autrement dit dans la période plutôt la ministre de la dette et du budget impossible. Vous cherchez 40 milliards d'euros de coupe pour le budget de l'année prochaine. Tous les Français feront un effort, a dit François Beou et nous peinons à voir où retraite sécurité sociale allocation écologie.
Où allez-vous réduire ? Qu'allez-vous réduire ou supprimer ? Et puis vous avez reçu tous les ministres pour leur feuilles de route notamment cette semaine joue-il le jeu.
Qu'allez-vous concéder également aux oppositions ? La menace d'une censure d'un renversement du gouvernement refait surface. Bienvenue dans ce grand jury.
Amélie de Montchalin. À mes côtés pour vous interroger ce dimanche Périne Tarnaud de public sénat Carl Meus du Fidiaro et nous serons rejoints en seconde partie par Pauline Buisson de M6. Dans ce grand jury Amélie de Montchalin, nous aurons une séquence dédiée au Parlement.
Bien sûr, le budget que vous préparez est quasiment le dernier avant l'élection présidentielle. Nous parlerons donc de 2027 et puis vous répondrez à nos questions expresses. Le grand jury, l'actualité de la semaine.
Et l'actualité d'abord de ces dernières heures, ce sont les États-Unis qui frappent l'Iran depuis cette nuit, qui frappent les installations nucléaires. Redoutez-vous, Amélie de Monchalin, une escalade ? Oui, je crois que tout le monde redoute une escalade et d'ailleurs la France aura comme toujours une position qui sera celle de chercher la désescalade parce qu'il est très préoccupant de voir un pays aussi dangereux que l'Iran aujourd'hui, vous savez, qui cherche à avoir une bombe nucléaire, ce que la France ne souhaite pas et depuis des années a combattu par tous les moyens diplomatiques.
Donc c'est une situation qui évidemment est préoccupante. Mais le le fait si les États-Unis frappe l'Iran, est-ce que ça peut faciliter une entrée de négociation, une fin du conflit ? Encore hier, le président de la République appelait à la négociation.
Nous avons deux choses, je pense, à dire aux français. Nous ne voulons pas que l'Iran et la bombe nucléaire. La deuxième chose que nous voulons aussi dire aux Français, c'est que nous avons deux compatriotes en Iran, Cécile Collère et Jacques Paris qui depuis 3 ans sont dans les prisons iraniennes, sont torturés et c'est aussi une priorité pour nous. que de constater la violence de ce régime et donc de faire revenir nos compatriotes.
Et ce que je veux vous dire, c'est que ça dit aussi quelque chose de cette époque que nous vivons. Vous savez, moi je suis arrivé dans ce gouvernement le 23 décembre. Nous avons eu d'abord quelques semaines pour retrouver un budget.
Il a été promulgué le 15 février. Le 1er mars, Zelenski éit à la Maison Blanche et nous nous souvenons tous de ces images où au fond notre allié laissait planer le doute sur son implication pour protéger l'Ukraine. Donald Trump viselens le 2 avril, un mois après, c'était la fameuse journée de Liberation Day où Donald Trump nous annonçait les droits de douane sur la planète entière et puis quelques semaines ensuite c'était Israël qui frappait l'Iron.
Ce que ça nous dit, c'est quoi ? c'est que le monde est instable et que nous France depuis le général de Gaulle, nous avons une voix singulière. Nous sommes le seul pays l'Union européenne qui a la dissuasion nucléaire et nous avons toujours eu une ligne de souveraineté.
Pourquoi je vous dis ça en tant que ministre chargé des comptes publics ? Parce que notre souveraineté, elle est double. Elle est à la fois stratégique, géopolitique et c'est ce qui fait notre force.
Mais cette souveraineté géostratégique et géopolitique, elle n'a pas de sens si notre souveraineté financière n'est pas à la hauteur. Et donc moi, mon mon rôle dans cette période, c'est de faire tout ce que nous pouvons pour conserver nos marges de manœuvre. Que nous n'ayons pas, comme parfois on le voit à la une des journaux, à choisir entre la défense ou la santé des Français.
Nous devons et assurer évidemment notre rang, notre place, protéger les Français, nous réarmer dans un monde dangereux et le faire en protégeant aussi les Français dans leur vie quotidienne. Et on dit parfois, vous savez, c'est une la palissade. Gouverner, c'est prévoir.
Moi, je trouve que gouverner actuellement, c'est pouvoir garantir aux Français que quel que soit le monde qui nous entoure, nous pourrons faire face, nous pourrons choisir en tant que nation et nous pourrons choisir notre destin. général de Gaulle a créé un un une place de la France très particulière et je souhaite et c'est mon engagement évidemment sous l'autorité du président et du premier ministre que cela puisse continuer. Périne Tarna dans le tableau international que vous venez de brosser et notamment dans le conflit israélo iranien, l'une des conséquences immédiates, c'est la hausse du pétrole.
Est-ce que vous anticipez déjà des répercussions sur notre économie ? Est-ce qu'il faut par exemple revoir la croissance à la baisse ? Alors, vous savez, on a revu déjà par deux fois la croissance et la baisse.
On l'a revu quand on est arrivé, la situation a encore évolué et on l'a revu le 15 avril dernier parce que nous voulons un la transparence totale avec les Français. Nous avons changé de méthode d'ailleurs sur la manière de réagir à ce monde extérieur. J'appelle ça le quoi qu'il arrive.
Vous savez, on a choisi dès le 15 avril, c'est totalement inédit pour la première fois de présenter en totale transparence avec les parlementaires qui ont trouvé ce compromis sur le budget, avec les Français, là où nous en sommes sur la croissance, là où nous en sommes sur nos dépenses, là où nous en sommes sur nos recettes, y compris la TVA et autres. Et on le refera cette semaine. La question c'est que l'Iran change cette donne ou pas ?
Alors, vous savez qu'il y a déjà eu pas mal de choses qui ont changé au cours des derniers mois, c'est que le prix du pétrole, il a beaucoup baissé, beaucoup plus que ce que nous anticipions. Et d'ailleurs, l'inflation, vous savez, il y a quelques encore euh 18 mois, on parlait d'une inflation à 5 ou 6 %, elle est aujourd'hui à 06 07 %, donc il n'y a plus d'inflation et il y en a beaucoup moins même que ce que nous anticipions. Donc jeudi, je vous l'annonce, vous le savez, nous réunirons à nouveau comme on l'a fait le 15 avril, comme nous nous étions engagés, tous les parlementaires, les partenaires sociaux, tous les acteurs de la dépense publique, il soit l'État, les collectivités, la sécurité sociale et nous ferons le point précisément sur quels sont les nouveaux risques, les nouveaux aléas, quels sont les risques liés à l'inflation, quels sont les risques liés au prix du pétrole, quelles sont les dépenses que nous cet état des lieux, est-ce que dans cet état des lieux, vous allez annoncer un nouveau tour de vie ?
Est-ce qu'il faut de nouveau faire des économies en cours d'année ? Ce qui est certain, c'est que oui, si au vu de la situation nous devons nous ajuster, donc de nouv nous le ferons parce que on a pris un engagement vis-à-vis des Français, pas juste moi le premier ministre, mais surtout les parlementaires. Par cette commission mixte paritaire conclusive du mois de février, ils ont posé un engagement.
Donc le budget 2025 va être revu à la baisse avec des économies. C'est ce que vous êtes en train de nous dire. C'est pas le budget qui est revu à la baisse.
En tout cas, les dépous voulons tenir nos cibles. Nous le faisons depuis le début de l'année par pourquoi ? Parce que si nous ne sommes pas garant du début de l'année 2025 l'an dernier, il y avait il y avait un certain nombre de budget qui av été gelés de nouveaux compromis en 2026 et moi mon but c'est quoi ?
C'est que nous puissions assurer aux Français de la stabilité et de l'ordre l'ordre dans les comptes l'ordre dans la rue mon chalin. L'année dernière dans le budget lors du budget 2024 il y avait des un certain nombre de budgets qui avaient été annulés qui avaient été gelés. Est-ce que jeudi prochain vous allez annoncer le gel d'un certain nombre de de budgets ?
Nous ferons comme on l'a fait au mois d'avril, transparent sur la situation, transparent sur les risques, transparents sur les décisions. Et oui, je peux vous annoncer que nous sommes responsables, engagés et engagés non pas à faire des tours de vis, vous savez, sans en présenter le détail. C'est pas ça mon optique, c'est pas ça notre engagement.
Notre engagement est un engagement de méthode et transparence pour que nous retrouvions de la confiance. La confiance avec les parlementaires, la confiance avec les Français. Ça se comptera en milliard jeudi prochain.
Et donc jeudi vous verrez si on fait les choses avec méthode, on le fait avec méthode. On fait pas des annonces avant les annonces, on fait pas des annonces avant le diagnostic. Et donc vous verrez, on a dire mainten déficit à 5,4 pour la fin de l'année, c'est que nous tenions le budget sur son volet des dépenses.
Les parlementaires nous ont donné des objectifs et nous devons les tenir. C'est du bon sens. Les Français payent des impôts.
Ce sont des contribuables qui sont, on le sait en France largement mis à contribution. Moi ministre, nous membres du gouvernement, on leur doit une chose, tenir nos engagements, tenir les comptes, ne pas dépenser plus que ce qui est prévu et s'il y a des dépenses qui sont au-delà de ce qui est prévu, nous ajuster. Là aussi, je pense que c'est comme ça qu'on recrée la confiance.
Est-ce que ça doit passer par un projet de loi de finance rectificatif ? Alors, les parlementaires évidemment sont dans le rôle, ils nous surveillent. Nous avons et c'est normal comme dans tout pays des marges de manœuvre dans l'année.
Si nous voulons aller plus loin et si les choses s'imposent, c'est l'outil qui est à disposition. Aujourd'hui, je peux aussi vous le dire, nous n'en avons pas besoin. Aujourd'hui, nous sommes dans le cadre du budget de la loi de finances.
Mais pourquoi je vous parle de ça ? Parce que ce budget, il est unique. C'est la première fois de la 5e République que nous l'avons construit par compromis parlementaire.
Et mon objectif, c'est quoi ? C'est qu'on puisse à nouveau trouver un compromis. Et si on veut à nouveau trouver un compromis, bah la première chose à faire, c'est déjà de respecter celui qui a été trouvé.
Et pourquoi on veut un compromis ? Parce que les Français, moi je suis je suis très frappé d'une chose, voyez, dans tous les échanges que j'ai avec les chefs d'entreprise, avec les Français partout dans le pays, c'est que quand on est arrivé au mois de décembre, dans ce moment, il y avait plus de budget, c'était la censure, les Français étaient inquiets, ils n'investissaient plus, ils épargnaient beaucoup et ils attendaient. Ce qui est toujours le cas aujourd'hui.
Et aujourd'hui, c'est toujours le cas. Pourquoi ? Oui, parce que là où les Français nous disent "Ne recommencez pas, assurez quand même l'essentiel.
Mettez-vous d'accord pour nous français, pour nous chefs d'entreprise, pour nous pères et mère de famille qui avons des projets pour nos enfants, pour nous français qui vont qui avons voilà des ambitions pour l'avenir. Mettez-vous d'accord." Et qu'est-ce qu'on entend depuis en fait ? c'est que alors que nous sommes mis d'accord, alors que nous avons trouvé ce compromis, nous avons tous les jours tous les jours des hommes et des femmes politiques qui brandissent la menace de la censure.
Et moi, je vais vous dire une chose très simplement, je pense que notre pays peut très bien vivre sans majorité absolue, mais je pense que notre pays ne peut pas vivre avec la censure permanente que je qualifierai même trivialement avec vous de bordel permanent. Nous ne pouvons pas vivre avec cette fatalité du chaos. Nous ne pouvons pas vivre et d'ailleurs les Français ne vivent pas, les entreprises attendent, les ménages épargnent.
Nous avons le plus haut taux d'épargle depuis 45 ans. Pourquoi ? Parce que Jean-Luc Mélfre qui inquiète les français, Améienne Monchalin qui inquiète les chefs d'entreprise, les français, c'est aussi euh l'instabilité euh politique.
C'est un vrai facteur de risque aussi en France. Euh est-ce que au regard de toute cette conjoncture, vous maintenez votre objectif de faire 40 milliards d'économie dans le prochain budget ? Est-ce que ça, cet objectif reste tenable ou est-ce qu'il faudra faire plus ?
Et on reviendra sur les responsabil. La première chose, vous dites l'instabilité politique est un risque. Mais elle est un risque si les hommes et les femmes politiques responsables raisonnables de ce pays n'arrivent pas à faire ce pourquoi je pense que nous devons nous mobiliser ?
C'est nous mettre d'accord. Moi, je vous voilà, je sais pas si on appelle ça un pacte, un accord, une coalition. En année il va y avoir des municipales présid mais je souhaite ardemment que nous travaillons pour les Français d'ici à 2027.
Il y aura un grand moment politique, un grand moment qui doit être un moment protégé. qui est le moment 202ici là on va y revenir mais juste pour comprendre votre objectif et euh l'accord que vous cherchez auprès de toutes les forces politiques, il porte bien sur 40 milliards d'euros d'économie l'année prochaine. Il porte sur commençons parler du budget on reviendra sur la la structure.
Pourquoi pourquoi on cherche un accord ? Je l'ai dit il y a 15 jours h parce que c'est le dernier moment pour que nous tous je vais répondre pour que nous ayons du courage face à une situation budgétaire que si nous ne règlons pas h nous mettrons en danger le débat démocratique de 2027 courageous à combien il est de effectivement un visé en 2029 qui est quand même dans longtemps mais c'est le moment le plus loin que nous arrêtions d'augmenter la dette parce que je vais vous parler de 40 milliards dont on ne parle jamais 40 milliards qui sont certains, c'est la hausse qui va se passer entre maintenant et 2029 de notre charge d'intérêt. Ça veut dire que entre maintenant et 2029 h nous allons gaspiller, gâcher, dilapider 40 milliards d'euros pour payer nos créanciers.
Et moi, ministre des comptes publics, ça ne me satisfait pas. C'est dangereux pour notre souveraineté et ça veut dire que en 2029, tel que c'est parti, nous aurons 100 milliards de charges d'intérêt. Donc l'année prochaine, on fait quoi ?
On vise un déficit réduit à 4,6 %. D'accord ? Parce que 4,6 % ensuite on pourra faire 4 % ensuite on pourra baisser et on pourra enfin arriver au moment où on arrête d'augmenter la dette. 202 donné un premier chiffre 4,6 % c'est notre objectif ça.
D'accord, il est réaffirmé et ce qui veut dire donc 40 milliards d'euros déconnus. Ce qui veut dire que la dépense qui bon, il faudra plus avec la conjoncture qu'on connaît. Le but c'est les milliards dont on parle.
Les français, ils voient pas très bien ce que ça représente. Bah, c'est tout ce qui nous intéresse. Mais ce que je vais vous dire, c'est effectivement pour avoir 4,6 % de déficit, il faut que nous ayons du courage.
H il faut que nous ayons au fond avec les Français et avec les forces politiques et avec nous tous un échange au fond de se dire qu'est-ce que nous voulons faire avec ces ressources les plus élevées du monde ? 57 % de dépenses publiques dans notre PIB. Donc, nous ne manquons pas d'argent mais les Français voient que ça ne marche pas.
Ils voient que dans les hôpitaux ça ne marche pas comme ça devrait. Il voit que dans l'éducation ça ne marche pas comme ça devrait. Il voit que sur l'écologie ça ne marche pas comme il le souhaiterait.
Et donc quel est l'échange que j'ai eu avec mes collègues ministres ? Comme je vous l'ai dit euh et comme je l'ai dit il y a 15 jours, c'est un échange pour que nous ayons courage et crédibilité justement que nous répondions à ce que les français attendent de nous. En avril, François Baou, le premier ministre, a fait une circulaire en demandant au ministre de faire des économies dans ce cadre là, 40 milliards.
D'après ce qu'on a compris, les ministres que vous avez commencé à recevoir, quand on additionne ce qu'ils ont voulu économiser, en réalité ça vous fait augmenter de 12 milliards les dépenses nouvelles. Vous dites, il faut que tout le monde joue le jeu. Je cherche un accord avec les forces politiques, donc celle d'opposition aussi.
Mais si vos propres ministres ne jouent pas le jeu sur les économiques, comment vous allez collègue que nous sommes il joue pas le jeu. Alors comment vous pouvez dire que un au français qui va falloir faire des efforts alors que n'en font pas et deux que vous allez arriver à un consensus ? Il y a eu deux moments.
Il y a eu un moment où effectivement ce qui était le projet des uns et des autres quand on en faisait la somme nous aurait mis dans une très grave difficulté. C'est bien plus 12 milliards. C'est ça.
C'était même plus 38 milliards. Donc si si jamais donc ils se sont moqués de nous avions pris cette copie et nous l'avions déposé au budget, nous aurions eu quelque chose de très grave, c'est que nous aurions perdu nos souverainetés. H non mais là on parle de ministre du gouvernement à qui vous aviez demandé quelque chose de précis.
Donc il y a 15 jours, vous avez remarqué que nous avons dit clairement que cette copie n'était pas acceptable, qu'elle nous mettrait en très grave danger, que les institutions internationales et les créanciers ne nous feraient plus confiance sur cette base et qu' donc au fond que le compte n'y était. Donc vous les avez revus depuis depuis nous nous sommes tous rencontrés et nous avons et je peux vous garantir des ministres autour de la table qui sont des hommes et des femmes d'abord responsables des personnalités de premier plan milliard qui sont venus avec des choses très différentes et donc qui on a eu des discussions évidemment difficiles parce que ça va nous demander des changements et ça va nous demander au fond la discussion la plus difficile elle est pas entre nous qui savons que nous avons ce rendez-vous de courage et de responsabilité et de crédibilité avec les français qui savons que c'est le dernier moment avant 2027 pour mettre la maison en ordre qui savons que si nous ne le faisons pas, ceux et celles dans notre équipe gouvernementale, mes collègues qui ont des ambitions pour 2027, mais ne pourront pas faire campagne dans cette condition. Et par ailleurs, nous savons que les Français se souviendront de ce moment où nous avions le choix, nous avions la possibilité de choisir pour nous-même d'être un peuple libre.
Ce que vous ont proposé les ministres, ça donne quoi aujourd'hui ? À quel niveau d'économie vous êtes ? Parce qu'à votre place, dimanche dernier, il y avait le ministre des affaires étrangères, Jean Noël Barre et il semblait pas vraiment prêt à faire des efforts pour son propre ministère.
Je peux vous garantir quelque chose, il y a eu des discussions difficiles, mais ce qui aujourd'hui est en train d'être construit par ce gouvernement est à la fois responsable et crédible. Et je présenterai avec Éc Lombard. Ouais.
Vous avez pas eu une menace de démission dans votre dans votre bureau quand vous avez reçu des ministres ? Vous savez ce qui la la plus grande des menaces pour nous au fond, on a rien à perdre. Vous savez quand on était nommé le 23 décembre, on nous a tous dit qu'on était là pour 15 jours.
Tous les hommes et les femmes qui sont de la table ont des grandes expériences. Ils ont déjà servi leur pays. Je prends mon cas personnel.
Vous ça s'est bien passé avec tous les ministres. J'ai connu la victoire, j'ai connu la défaite, je suis là pour servir mon pays et je peux vous dire que nous avons D'accord. Ça s'est bien passé, ça s'est bien passé dans votre bureau avec vous tous les ministres.
Ça c'est ça c'est il y a des discussions plus ou moins faciles. Il y a des discussions qui sont plus ou moins aisées. Mais la discussion qui arrive, vous avez votre résultat.
Bien sûr que on va continuer à pouvoir présenter une copie qui soit crédible. Sinon, ça voudrait dire que tout ça n'est que lesion 38 à moins combien ? Nous avons et je l'ai dit annoncé que nous voulions baisser oui dans tous les ministères les dépenses qui n'ont plus lieu d'être important que vous pourriez donner parce que ça veut dire que bien sûr que vous savez il y a aussi une confusion.
C'est pas parce qu'un ministère réduit sur certains postes ce qui est inefficace, se réorganise, trouve une organisation avec ses agents, ses opérateurs qui fait plus de sens, regarde comment euh les choses sont dépensées. Je donne un exemple, Bruno Retaillot, il va évidemment avoir les moyens et c'est nécessaire pour notre pays d'assurer la sécurité du quotidien, d'assurer la lutte contre le narcotrafic, d'assurer la lutte contre l'immigration illégale. Ce qui ne veut pas dire qu'en parallèle au ministère de l'intérieur, on ne peut rien changer, rien réformer, faire aucune économie.
Quand on fait des économies, ça veut pas dire qu'on arrête toute la politique publique. Et pour bien qu' Mais ce que je veux vous dire, c'est que le grand moment maintenant qui nous attend, Oui. C'est qu'on a eu ces échanges qui sont des échanges d'une équipe qui a un rendez-vous de courage avec le pays et les français.
Nous aurons ensuite un moment où le premier ministre présentera ce plan global qui tient sur des convictions fortes. Donc le 15 ou le 16 juillet, c'est bien ça. Mi juuillet, il l'a dit, il s'engagera.
Les convictions fortes que nous avons et que les Français connaissent, c'est que c'est pas par les impôts qu'on va résoudre notre problème, que c'est pas en allourdissant les charges aux entreprises, c'est par les économies. Mais Chalin, vous donner peu de peu de chiffres pour l'instant. Est-ce que le 15 ou le 16 juillet, François Baou sera précis ?
Et bien sûr qu'il va être précis puisque nous avons besoin d'être précis sur la manière de d'arriver au 3 % de déficit qui enfin arrête d'augmenter la dette. Mais ce que je veux vous dire, c'est que le moment maintenant peut-être le plus difficile et le plus important, c'est la manière nous allons bâtir le compromis politique avec les autres forces politiques. Et donc je vous annonce que avant le 11 juillet avec Éric Lombard, comme on l'a fait en janvier-février, nous allons recevoir tous les groupes politiques, toutes les forces politiques, tous les parlementaires parce que nous savons que la discussion la plus difficile, elle est pas entre ce gouvernement qui doit vous allez les recevoir pourquoi ? pour qu'il vous fassent des propositions ou pour leur donner des chiffres précis parce que vous pour que nous ayons un échange sur à la fois les premières orientations, les premières options, la manière dont nous approchons ce budget, les règles que nous pouvons nous fixer, la manière de réf est leur donner des données un peu plus chiffrées, un peu plus précises sur ce que vous comptez faire.
Sa moi je donne surtout aux parlementaires tout ce qu'ils me demandent pour faire des propositions. Moi j'ai été parlementaire et c'était un honneur de servir mon pays. Pour toi Bou va faire ses annonces, ce sera après la fin de la session au Parlement et donc tout le monde sera parti en vacances.
Il se passe deux choses aujourd'hui. Tous les parlementaires, nous leur donnons tous les éléments chiffrés pour qu'ils puissent faire des propositions qui reposent sur la réalité parce que sinon on dit boîte c'est les arbitrages que vous vous allez faire au gouvernement. Mais moi ce qui m'importe qu'ils aient aussi des propositions à faire qu'ils aient des propositions à faire qui correspondent à la réalité et donc nous allons tenir ces consultations et je peux vous faire un scoop.
On recommencera en septembre et puis on recommencera en octobre et on y passera autant de temps que nécessaire avec mon collègue évidemment parmi les a sur la table, il y a celle du Sénat notamment Améline Monchalin qui propose notamment une année zéro. Est-ce que ça c'est une piste sérieuse étudiée par le gouvernement ? Donc je vais répondre à votre question mais pour que les Français qui nous entendent comprennent ce qui se passe.
Nous avons donc changé la méthode de la conduite de l'année 2025. h nous avons donné des rendez-vous extrêmement réguliers pour que le compromis trouvé l'an dernier soit respecté. Nous avons permis aux parlementaires et nous le faisons tous les jours, de chiffrer leurs idées pour que ces idées bah déjà ils sachent vraiment qu'est-ce qu'elles rapportent, qu'est-ce qu'elles coûtent, comment elles fonctionnent.
Nous avons mis dans le débat beaucoup d'idées et c'est très sain qui est ce débat pour pas qu'on attende le dernier moment dans l'hémicycle un groupe évidemment de parlementaire légitime mais qui prennent des décisions que les Français parfois ne comprennent pas, ne connaissent pas. Et donc le cas de l'année blanche vous me parlez, c'est une proposition du président. Zéro augmentation des portions des prestations sociales.
Ça peut vouloir dire plein de choses différentes. Ça peut parler des prestations, ça peut parler des projets immobiliers, ça peut parler de la relation entre l'État et les collectivités. En fait, il y a plein de choses différentes qu'on peut mettre derrière ce ce vocable.
Pour qu'on ne parle pas juste d'un concept mais bien de la réalité, nous avons à la demande des sénateurs envoyé la manière dont ce qu'il propose a des conséquences sur le budget. Est-ce que ça rapporte beaucoup d'argent, pas beaucoup d'argent ? Qui ça concerne ?
Quelle répartition ? On lit des fourchettes qui sont très différentes années zéro, ça va à peu près de 10 milliards d'euros à 30 milliards d'euros. Le chiffrage du gouvernement, c'est bah ça dépend ce qu'on met dedans.
Et donc là, on est dans le temps du débat et donc c'est pour ça qu'on va recevoir les groupes politiques parce que il nous a pas échappé que la majorité sénatoriale a eu et aura évidemment un rôle très important dans la construction de ce compromis. Donc l'année zéro, vous la rejettez pas par principe. C'est une piste intéressant.
Ma méthode à nouveau pour que les Français comprennent, notre but c'est pas d'inquiéter, c'est pas de faire du bougisme, c'est de dire aux français, nous sommes fondamentalement dans ce moment politique très particulier dans un moment où notre première obligation c'est trouver un compromis. Il y a des gens qui ont des idées, ont les chiffres, il y a des débats et vous savez, je préfère des débats et je sais que parfois certains débats peuvent inquiéter les Français, mais est-ce qu'on préfère avoir des débats puis un compromis ou au fond céder à ce qui est notre plus grand danger en France, c'est être gouverné par les non dit, avoir peur de se dire les choses et à tel point qu'après nous avons plus le choix, nous n'ayons plus le choix et que nous soions au fond amenés au blocage, au manque de courage, à l'augmentation de la dette et à autant de choses qui nous ferait peine notre liberté. D'accord.
Pour se dire justement les choses, on vous a demandé quel serait l'effort de l'État. Vous avez pas donné de chiffre par rapport à dire. Ah, je peux vous dire par en 2025, nous sommes en train de faire 23 milliards d'économies sur l'État. 2026.
Pour 2026, je peux aussi vous dire que il y a une règle, c'est que nous n'augmentions pas les dépenses de l'État. Bah déjà de poser ce chiffre, ça nous oblige à baisser beaucoup de dépenses qui étaient qui étaient prévues ou qui étaient souhaité parce que si nous ne voulons pas augmenter les dépenses de l'état. Pour le reste de l'effort qui reste quand même très très important sur les 40 milliards, ça représente quelle sera la la part de qui touchera les dépenses sociales, la les retraites, la sécurité sociale, les allocations alors différentes dépenses publiques et effectivement les retraites.
Ouais. vous a pas échappé qu'il y a un moment important encore demain avec le conclave qui se réunit que nous laissons travailler en confiance puisque c'est un cadre de négociation que nous voulons protéger qui est un cadre que nous avons relancé parce que le moment nous y attendez pas d'économie de ce conclave. Je vous rappelle que je vous rappelle que la le cadrage du premier ministre c'était de dire sur les retraites comment on se fixe l'objectif de nous souvenir qu'on a quand même 6 milliards d'euros de déficit prévu en 2030 et que le but c'est non seulement qu'on l'augmente pas voir même qu'on trouve des solutions pour vous pensez que le cont par exemple améliorer le sort des femmes qui avaient été désavantagé par la dernière réforme et en plus être source d'économie qui est certain je vous rappelle ce qui est certain que et je ne veux ici rien dire de plus que ce que le premier ministre avait dit dès le départ c'est que le conclave a carte blanche tant qu'il ne dégrade pas la situation financière et qu'il a des propositions que nous recevons évidemment avec intérêt s'il l'améliore.
La deuxième chose, vous parlez des dépenses sociales et de la santé. La semaine dernière, vous avez vu, nous avons là aussi un comité d'alerte qui suit les dépenses de santé qui a qui a sonné l'alarme qui a dit "Nous avons un risque de dérapage sérieux en 2025" sur les dépenses actuelles. Cette semaine avec Catherine Votrein, nous serons devant l'Assemblée, devant le Sénat avec Yannique Needer, avec tous les ministres en charge pour présenter ce que nous proposons pour ne pas laisser cette dérive s'installer.
Et ce faisant, nous allons poser des jalons par définition sur ce qui ça aura fait pour 2026. La la cour des comptes euh à chiffré hein, c'est au minimum et et avec ces alertes qu'il faudra rajouter 15 milliards de déficit l'année dernière sur la SQ, 22 milliards cette année. Est-ce que c'est totalement hors de contrôle les dépenses de la sécu ?
Vous savez, je l'ai dit et je vous le redis, cette situation, elle est d'abord un risque pour les Français. Elle est évidemment un risque budgétaire et nous ne pouvons pas continuer ainsi parce que nous mettons en danger pas seulement le budget. par exemple les les les remboursements sur les médicaments ont été réduits.
Qu'est-ce qui peut être encore réduit ? Qu'est-ce qui peut être fait pour réduire ce déficit ? Il y a un sujet qui coûte très cher à l'assurance maladie dont on a déjà souvent parlé qui sont les arrêts maladies.
Hm hm. Vous savez que sur les arrêts malad d'ailleurs encore la semaine dernière, nous constatons une hausse de près de 7% dépenses d'arrêt malad et nous avons et nous avons en tête avec les partenaires sociaux, avec les parlementaires de proposer des choses assez fortes d'abord pour qu'il n'y ait plus de fraude pour que évidemment les entreprises puissent aussi être pleinement investisies dans l'accompagnement évidemment des conditions de travail. Et est-ce qu'il va falloir moins indemniser ces arrêts maladies ?
On a commencé en 2025, vous savez, à moins indemniser les arrêts maladies du côté de la sécurité sociale et de l'ener plus pour les complémentaires et la prévoyance. Donc oui, on va regarder évidemment toutes nos dépenses sociales, mais là aussi je veux le dire pour choisir ce qui fonctionne, pour répartir l'effort, comme l'a dit le premier ministre justement pour préserver l'essentiel qui est la santé mais si on ne le sait pas, le déremboursement de certains médicaments Michel Barnier l'avait proposé. Moi, vous savez, j'ai pas une approche voyez totemique.
S'il y a des médicaments qui fonctionnent bien et qui dont les prix sont bien négocier, bah on va évidemment continuer de le faire. Si certains médicaments fonctionnent moins bien et qu'on les rembourse quand même, bah il faut se poser des questions. Mais on vous on vous présentera tout cela cette semaine avec c'est surtout Catherine Vrain, Yanck Noder qui vous présent ça.
Mais j'y reviens. Est-ce qu'on va partager l'effort ? Je vous donne un exemple avec les collectivités.
Les collectivités, on a choisi une méthode inédite. Nous sommes en train avec elle de préparer non pas seulement un budget mais au fond un pacte de prévisibilité. Pourquoi ?
Parce que les les maires qui vont être élus au municipal en 2026, ils veulent pas juste savoir ce qui va se passer pour 6 mois. Ils veulent savoir comment ils conduisent un mandat, un mandat municipal. Vous savez, c'est 6 ans.
Et nous là, vous voyez, on se parle de budget année après année. Donc là aussi, on a choisi une méthode inédite. Travailler ensemble, être responsable, le faire avec un esprit de coalition, d'accord. avec toutes les forces politiques parce que l'instabilité politique, la censure c'est ce que les Français ne veulent pas, ils s'en souviendront et c'est surtout ce qui met en danger notre capacité à laisser les Français avoir des projets.
Il me semble que c'est ça notre responsabilité parler de la censure parce que c'est effectivement le gros sujet de la journée. On fait une toute petite pause. Le grand jury question express avec des questions express.
La convention citoyenne sur le temps de l'enfant. Projet d'Emmanuel Macron a été lancé cette semaine. Question simple.
Faut-il raccourcir la durée des vacances pour que pour alléger le rythme des des enfants le reste de l'année ? Moi, je suis maman de trois enfants. Ouais.
Euh toutes les questions qui sont posées dans cette convention sont des questions qui concernent tous les parents, les vacances, le temps d'écran, le temps qu'on laisse à nos enfants pour faire du sport, pour avoir des activités culturelles, comment aussi ce temps n'est pas une source d'inégalité h parce que quand vous avez euh des familles aisées qui ont l'accès à beaucoup d'options, bah leurs enfants font des choses parfois pas répondu à ma question là-utre ça tom bien, on fait une convention citoyenne donc voyz si on demande aux gens de répondre avant la convention votre avis, bah vous êtes citoyenne aussi. Moi ce que je sais c'est que euh si les temps de vacances sont une source d'inégalité parce que entre ce qu'on propose aux familles modestes ou ce qui est proposé aux enfants des classe non je suis pas favorable pour les réduire. Je suis favorable à ce que si ce temps existe, il soit rendu utile et qu'il ne soit pas sans inégalité.
Et c'est bien parce que c'est un sujet complexe que nous avons une convention citoyenne, il fera des propositions. Cal sujet complexe mais il y a pas de convention citoyenne. Donc vous allez pouvoir répondre peut-être par oui ou par non.
Est-ce que vous êtes favorable à l'introduction de la proportionnelle pour les prochaines élections législatives ? Euh je suis favorable pour que les Français s'y retrouvent plus et je suis favorable à ce que nous ayons un système électoral qui n'amène pas à l'instant d'avant des élections le soupçon de l'illégitimité de l'Assemblée. Donc et donc je suis favorable à ce que sur ce sujet comme sur d'autres nous regardions s'il y a des manières d'améliorer le système.
Donc je et j'ai fait campagne en 2017 puis en 2022 pour introduire une dose proportionnelle. Et donc vous voyez bien que le sujet projet tout le sujet c'est combien comment on assure quand même la capacité de gouverner mais je sais que le poison lent de notre démocratie c'est que certains français ne se sentent pas représentés et considèrent du coup que le fait majoritaire ne euh les euh concerne pas. Une réponse courte cette fois si internant.
Est-ce que vous soutenez votre collègue Rachid Adati candidate à la mairie de Paris ? Je soutiens tous les candidats qui nous feront gagner et je soutiens évidemment ceux qui aujourd'hui se préparent dans toutes les villes de France. Rashid Adati se prépare à Paris.
On a beaucoup d'autres collègues qui se préparent dans beaucoup de villes. Ce qui est certain, c'est que je soutiens ceux qui portent un projet et ceux qui portent un projet qui sera l'asy pour les Français. Améline Monchalin, ministre des en charge des comptes publics et notre invité ce dimanche dans le Grand jury.
On se retrouve dans un instant après une courte pause. Le grand jury RTL Le Figaro public Sénat M6. Derrière l'image idylique d'événements qui font rêver des millions de spectateurs, le sport de haut niveau cache une réalité tragique.
Le nombre de blessures augmente chez des patients de plus en plus jeunes. 86 % des sportifs et sportifs de haut niveau ont dit "Oui, nous avons subi au moins une fois de la violence psychologique et la plupart avant l'âge de 18 ans." Insulte, humiliation publique, châtiment physique.
Dans le monde entier, une vague de dénonciation se propage dans le sport d'élite. J'étais un objet qui rapportait aux organismes puis qui divertissait le public. Je savais plus ce que je faisais.
J'étais exténuée, j'avais les mensons. J'en ai parlé à personne parce que la première règle était ce qui se passe sur la glace reste sur la glace. Si vous attaquez le CO, il vous dit "Attendez, ce sont les fédérations internationales qui fixent les règles.
Tout le monde se renvoie la balle. C'est le système parfait pour créer de la maltraitance." Futur champion, le prix de la gloire.
Aujourd'hui à 13h sur publics Sena et sur publicsena.fr. faire à l'été 1940, la France subit la plus grosse défaite militaire de son histoire.
C'est un désastre complet. Paul Renault appelle de toute urgence Winston Churchill. La France ne peut pas mourir.
À côté du gouvernement Renault se forme un gouvernement pétin. L'ampleur de la défaite est tel que l'armistice s'imposer. Ils sont prêts à tout admettre.
C'est exactement ce que veut Hitler. Il a pas complètement écrasé les autorités françaises, il les a domestiqué. Le maréchal demande l'armistie son urgence.
Le piège d'Hitler se referme. La vengeance est apportée de canon. 1940, les secrets de l'armistice, le piège d'Hitler.
Vendredi prochain à 22h sur publicat et sur publicsenaat.fr. [Musique] [Musique] Urgence écologique, décrochage économique de l'Europe, guerre en Ukraine, inquiétude des Européens.
Au moment où les crises se multiplient, comment l'Union européenne peut-elle relever ses défis ? Chaque semaine dans ici l'Europe, nous vous retrouvons au cœur des institutions de l'Union européenne. Une émission à suivre sur France 24, LCP public sénat.
Ici l'Europe avec LCP Assemblée nationale et France 24 samedi prochain à 16h30 sur publics Sénat et sur publicsennaat.fr. FR Manger ses beautés est en enjou dans le Ménéloire.
Entre les beautés architecturales d'Anger et ses plus jolis cotaux, entre cotau du Layon et Bonzo, on va naviguer du yaourt bio jusqu'au race à viande à OP et finir chez des boulangers paysans en compagnie de Stéphane Piedoir du groupe les républicains. On est convaincu mais je le serai vraiment quand j'aurais mis le nez dans le yaourt, je pense. H Je vois ce que vous voulez dire.
C'est un peu un peu yaourt grec quoi. Un peu côté un peu crémeux. Gab manger c'est voté présenté par Vincent Fernot vendredi prochain à 16h30 sur Publics Sena et sur publicsena.fr.
FR. [Musique] Je me trouve pas très regardable, je me trouve pas très écoutable mais il y a beaucoup de gens qui m'ont dit que ça allait qui pouvaient m'écouter et me regarder et ben de temps en temps, je leur fais confiance, pas à tous. Et puis puis voilà.
Puis c'est parti. Puis qu'est-ce que vous voulez que je fasse d'autre ? Je sa rien faire.
Comédienne rare, voix singulière, regard libre, elle a traversé les époques et a marqué à jamais le spectacle vivant. Son insatiable curiosité la pousse encore à dire, à incarner, à transmettre. En ce moment au théâtre de Poche Montparnas, elle dit à Poliner en duo avec Éric Nolo, Judith Magre est notre invité dans un monde un regard.
Un monde, un regard vendredi à 17h30 sur Public Sena et sur publicsena.fr. FR.
Voir ou revoir ce documentaire sur publicsena.fr. [Musique] Suite du grand jury présenté par Olivier Bost.
Amélie de Monchalin, la ministre en charge des comptes publics et notre invité Pine Tarnaud de Public Sénat et Pauline Buisson de M6 sont à mes côté pour vous interroger. Le grand jury, ça se passe au Parlement. Améline Monchalin, vous avez beaucoup prononcé le mot censure dans la première partie de de ce grand jury.
Une chute du gouvernement, c'est votre angoisse. Ah ben ce qui est certain, c'est que si certains pensent qu'aujourd'hui ce dont la France a besoin, c'est du chaos, c'est cette espèce de de grand bazar, je vous disais même bordel permanent, mais je pense qu'ils sont totalement totalement déconnectés de ce qu'attend les Français. Les Français nous disent qu'il veulent de la stabilité, qui veulent de l'ordre.
La stabilité, c'est pas l'immobilisme. La stabilité, c'est de pouvoir redonner un cap au pays et de nous mettre d'accord sur l'essentiel. Moi, je vous le dis franchement, quand j'entends Marine Tondelier s'amuser ce weekend en disant "Ah, on a censuré six ou sep fois le gouvernement, on va continuer." Quand j'entends Jean-Luc Mélenchon au fond vouloir censurer pour tout bloquer, pour que surtout il ne se passe rien et que de ce chaos naisse, on le sait son projet. employés déjà les arguments qui étaient bar et ça n'a pas le gouvernementicher de tomber.
Est-ce que vous dites aujourd'hui que le risque est à son maximum pour François Bairou entre le budget et le dossier des retraites ? Moi ce que je dis c'est que la censure elle a coûté 12 milliards. 12 milliards d'euros qu'on a en fait comment on dit jeté par les fenêtres parce qu'on a perdu la croissance, qu'on a pas eu de budget, que les agriculteurs, les entrepreneurs, tout le monde était dans la tétan et dans cette espèce de peur du chaos qui était réelle.
Dans vos propos, vous visez notamment les socialistes. Comment vous analysez ? Al moi je je vise je vise tous ceux qui pensent que c'est un projet que de menacer la censure de brandir la menace de la censure tous les matins.
Dire ça va tomber, ça va tomber. Ouais, mais vous avez vous avez cité vous avez cité euh les écologistes, vous avez cité la France insoumise. Or, ceux qui sont en train entre guillemets de de chauffer sur la question, ce sont les socialistes.
Les socialistes, on le sait, ils sont dans l'opposition. Personne ne demande aux socialistes de rejoindre la majorité. Mais les socialistes, qu'est-ce qu'on a fait ensemble au mois de janvier-février ?
Ben, en fait, on a construit un meilleur budget ensemble. On a pris leur proposition et je souhaite et je le redis fortement ici, je souhaite que nous continuons à travailler avec cette méthode. Vous savez, on peut ne pas aimer notre méthode.
Ouais. On peut ne pas aimer, voyez François Baïou, on peut ne pas m'aimer moi, les ministres. C'est le ch, c'est pas une question d'approbation.
C'est pas une question de savoir si on nous aime ou on a'ime pas. C'est qu'est-ce qu'on fait pour les Français ? Oui, il y a deux visions de la politique, il y a soit on agit sur l'ordre dans les comptes, soit on maintient notre souveraineté.
On s'intéresse à ce que et on s'intéresse et on agit sur la sécurité sur l'immigration. Soit on est là dans au début de l'année à la men permanente au début de l'année vous aviez discuté effectivement avec les socialistes et trouvé un compromis pas avec le rassemblement national ce qu'avait tenté Michel Barnier. Vous confirmez que vous continuez de discuter avec les socialistes et qu'il n'y aura pas de compromis à avec le rassemblement.
On a toujours dit qu'une idée d'où qu'elle vienne si elle permet de faire le compromis est une bonne idée à travailler. Nous avons toujours dit que notre porte est ouverte à tous. l'occurrence.
Mais nous avons toujours dit aussi nous avons toujours dit aussi que notre but c'était pas d'aller faire voyez des accords cachés secret avec tel ou tel, c'est de trouver un compromis pour le pays parce que nous ne pouvons pas nous satisfaire, je je vous l'ai dit, je vous le redis, d'un pays qui aujourd'hui alors que nous avons un budget, alors que nous préparons le suivant, alors que nous anticipons, que nous mettons tout sur la table, pour si les socialistes vous demandent des augmentations de budget, vous direz non. Mais à la fin, vous savez, il faut qu'on réduise le déficit. à la fin, il faut qu'on puisse se dire que nous ne touchons pas au coup du travail de manière évidemment euh dangereuse dans le moment nous vivons.
Non, une augmentation évidemment que nous n'allons pas faire des impôts, des classes populaires et des classes moyennes. Une solution d'impôts. Si on commence à dire, voyez en tant que ministre des comptes publics, chers français, j'ai une idée, on va augmenter les impôts.
Ah bah c'est formidable. C'est ce qui a été fait pendant des décennies. Pendant des décennies depuis 2017, nous avons baissé les impôts.
Et vous savez quoi ? On a enfin réduit à faire augmenter le taux d'emploi. Le taux d'emploi en France n'est toujours pas assez élevé par rapport à ce de nos voisins.
Mais la bonne nouvelle, c'est qu'il a jamais été aussi haut depuis près de 40 ans. Depuis 2017, on a fait la France un pays attractif. Depuis 2017, on a, vous savez vu innover.
On a des licornes. On est devenu un pays qui aujourd'hui compte sur la grande innovation de notre époque qui est l'intelligence artificielle. Est-ce que je vais venir vous voir et je dis voilà, j'ai trouvé la solution.
Bah c'est les impôts pour tout le monde. Vous savez les impôts parfois c'est la fait néantise. Ça donne l'illusion qu'on a réglé le problème et puis en fait on l'a vu depuis 40 ans.
Souvent les impôts augmentés les dépenses ell elles ont augmenté aussi. Le déficit il pas augmenté la dette. Si les socialistes vous demandent des impôts et notamment sur les riches ou sur la suroptimisation fiscale, vous direz non.
Le premier ministre a pris un engagement sur lequel nous travaillons avec Lombard. Voyez l'attaque Zucman dont on a beaucoup parlé. Donc ça c'est dit c'est pas le bon outil, c'est pas la bonne méthode.
Si c'est pour faire partir les entrepreneurs de notre pays, c'est non. En revanche, moi je suis aussi ministre des impôts et je peux vous dire que quand les contrôleurs fiscaux trouvent des situations qui sont aujourd'hui des abus massifs, qui sont aujourd'hui permis par le droit et qui fait que certaines personnes aujourd'hui ont trouvé des mécanismes pour ne pas payer l'impôt que nous tous ici payons, et bien je peux vous dire que oui, je n'aurai pas et nous n'aurons pas effectivement la main qui tremble pour trouver sur ces questions comme sur d'autres des compromis. Mais ce que je vous dis, c'est que si la vision du monde que certains ont, c'est que pour préparer 2027, pour préparer les grandes échéances démocratiques, ce qu'on devrait faire, c'est tout casser, tout bloquer et nous dire qu'on va s'en sortir, on met en danger les Français, leurs projets, notre économie, notre souveraineté, notre liberté.
Et vous savez, j'ai parlé de la tutelle des organisations internationales. Si nous ne faisons rien, ce n'est pas une menace que je brandis en disant "Mais un jour d'autres décideront pour nous." Et je ne souhaite pas, je me suis engagé, je dis avec les mots qui sont les miens et vous voyez l'énergie qui est la mienne que nous pouvons éviter cela et ça passe par vous est-ce que c'est un accord ?
Est-ce que c'est un pacte ? Est-ce que c'est une coalition ? Je le redis.
Nous devrions pouvoir et je sais que nous pouvons comme nous l'avons fait en février dernier trouver la base sur laquelle construire cette vision partagée pour les Français qui eux s'en souviendront si nous le faisons pas. Vous parliez de ce qui abuse justement Périne Tarnaud. Alors cette semaine le rapporteur général euh du budget au Sénat Jean-François Husson a fait une descente à Ber c'était jeudi.
Il vous accuse. On appelle ça un contrôle parce que une descente c'est pas exactement euh dans les pratiques de ce rapport général sur place et sur pièce. Exactement.
Il vous accuse Jean-François Husson d'avoir s'aborder un dispositif contre la fraute fiscale sur les dividendes. Que lui répondez-vous ? Je lui réponds que euh nous travaillons et il le sait pour que la loi soit respectée.
Nous travaillons pour contrôler la fraude. Et je veux le redire ici, l'année dernière, nous avons b battu tous les records de fraude fiscale et social qui a été combattu. Nous avons encaissé 13 milliards d'euros. accuse d'avoir répondu positivement au lobby du bancaire qui vous demandait et bien de ne pas appliquer justement ces disposition.
Alors, je je laisse le rapporteur général faire ses conclusions. Il est dans son rôle d'évaluation et de contrôle mais je veux le dire ici avec beaucoup de force. L'année dernière en 2024, ça représente une fraude importante hein, environ moins 2 milliards d'euros par an. 33 milliards sur les 20 dernières années.
Donc par définition, le secret fiscal s'applique. Par définition, la ministre des comptes publics et des impôts ne peut pas donner ici, vous voyez la réalité des contrôles que nous faisons. Mais ce que je peux vous dire, c'est que sur la fraude en 2024, nous avons encaissé 13 milliards.
Nous n'avons relâché sur ce dossier des divides madame la ministre, sur ce dossier des dividendes, les sénateurs ont aussi découvert que vos propres services avaient alerté sur cette fraude. Vous avez alerté, ils n'ont pas été suivis. Alors, je vous conf vous étiz donc au courant.
Non, ce que vous venez de dire n'est pas n'est pas vrai. Les services dont j'ai la les sénateurs qui le disent, ce sont les sénateurs. Je peux vous le dire avec beaucoup de force.
Les services dont je suis la ministre ont à la fois la totale liberté d'action et ils ont mon soutien et ils ont mon instruction absolue de lutter contre la fraude sous toutes ses formes où qu'elle se trouve. Il n'y a pas de personnes aujourd'hui protégées ou exemptées des contrôles, des sanctions et du recouvrement. Je le redis ici avec force dit le Sénat.
Et bien nous aurons des débats euh dans les cadres appropriés. Nous fournirons évidemment toutes les pièces mais j'ai la conscience sur ce sujet absolument tranquille pour vous dire que en 2024 quand nous collectons 13 milliards de fraudes fiscales et sociales, ce qui est un record, c'est bien plus que c'est plus que le budget du ministère de la justice. Voyez ?
Donc nous n'avons pas la main qui tremble et je ne serai en rien complaisante avec personne sur ce sujet. Améie Monchalin pour revenir sur un revers vécu cette semaine par le gouvernement à l'Assemblée nationale cette fois-ci les députés ont adopté un moratoire sur les nouveaux projet d'énergie renouvelable sur l'éolien et sur le le solaire contre l' vie donc du gouvernement. C'est un député LR qui avait déposé cet amendement.
Est-ce une fracture de plus au sein du socle commun ? Alors ce qu'on a pas dit c'est que les mêmes députés dans la même soirée ont voté une augmentation de la production d'énergie renouvelable. Donc ce que les gens n'ont peut-être pas vu, c'est que dans ce texte, il n'est pas applicable parce que si on l' si il est voté en l'état, il va falloir qu'il y ait des gens quand même qui regardent comment on peut tout à la fois augmenter la production et fermeratoire.
Donc il faudra que la majorité vote contre ce que ce que je peux vous dire là aussi c'est utile qu'on ait tous bien en tête quelques réalités. Le nucléaire aujourd'hui a autant de capacité de production d'électricité que l'hydroélectrique, l'éolien et le solaire réuni. Ce qui veut dire que si nous n'avions pas l'hydroélectricité, le solaire et l'éolien, nous produirions dans notre pays la moitié de ce que nous produisons aujourd'hui.
Donc là aussi, soyons dans la réalité. Les énergies renouvelables sont une source évidemment importante coûte extrêmement cher. Ce que dit Marine Le Pen, c'est que ça représente 300 milliards de budget ce financement, cette aide pour le développement des énergies.
Est-ce que quelqu'un croit que euh créer des centrales nucléaires est gratuit ? Est-ce que quelqu'un croit que faire la maintenance des centrales nucléaires, c'est gratuit ? Est-ce que quelqu'un croit que on peut dans ce pays considérer qu'il y a des choses qui seraient, voyez, très peu cher et que celle-là nous ne les ferions pas alors que nous avons la situation budgétaire d'aujourd'hui ? et qu'il y a des choses très coûteuses qu'on s'obligerait à faire.
Ce que je peux vous dire, c'est que nous voulons produire l'électricité. Nous voulons rester le premier pays en terme de quantité d'électricité décarbonée. Parce que en ayant cet électricité décarbonée, nous sommes aussi devenus le pays le plus attractif par exemple pour l'intelligence artificielle.
Vous n'avez pas vous n'avez pas vous n'êtes pas revenu pardon sur le le point clé de cette question qui était cet amendement déposé par un député LR est censé faire partie du socle commun. Est-ce que c'est un problème ? Oui, ce qui est un problème, c'est de laisser croire aux français que nous aurions un modèle énergétique dans lequel il n'y a plus rien à investir, que tout est fait et que tout va marcher tout seul pour les décennies qui viennent.
Est-ce qu'il faut une programmation d'énergie ? Oui. Est-ce qu'il nous faut du nucléaire et du nucléaire en plus ?
Oui. Est-ce qu'il nous faut des énergies renouvelables et des énergies renouvelables en plus ? des nou-aujourd'hui ce texte je vous le dis je ne suis pas parlementaire je ne vais pas voter mais est-ce que ce texte aujourd'hui il est cohérent dans les votes qui ont eu lieu quels que soient les députés qui ont déposé tel ou tel amendement la réponse est non puisque je vous dis qu'il y a tout à la fois écrit qu'on va augmenter la production et en même temps à faire moratoire alors en même temps là il y a beaucoup d'en même temps que je revendique mais alors celui-là il ne marche pas donc les parlementaires feront leur travail le texte n'est pas fini il y aura encore le travail aussi du sénat la commission mix paritaire Vous parliez du développement du du nucléaire et des nouvelles centrales indispensables.
Euh ça coûte 100 milliards d'euros. Euh est-ce que il y a le un début de milliard pour financer ce programme nucléaire ? Bien sûr.
Et puis c'est pas que des milliards publics, c'est euh avec des mécanismes financiers responsables. Vous savez qu'on a eu quelques d'ailleurs euh discussions d'ailleurs qui ont amené à des changements très importants de gouvernance sur ce sujet. Et moi, je suis garante d'une chose, c'est de dire à la fois il faut qu'on soit très raisonnable évidemment dans la manière dont nous construisons ça financièrement.
Il faut qu'on soit absolument euh sûr de la sécurité de nos installations. C'est pour ça qu'on fait maintenant des EPR qui sont beaucoup plus sûres que les centrales que nous avions par avant. Et puis il y a une troisème chose, qui pense que notre pays a un avenir si elle ne produit pas d'électricité ?
Parce que aujourd'hui, on a une grande chance, c'est qu'on est souverain. On est tellement souverain qu'on exporte de l'électricité dans toute l'Europe. Donc c'est une chance pour nous.
Ça veut dire que nous avons encore la capacité d'avoir plus d'industrie, de nous décarboner davantage. Le plus gros de notre énergie reste de de l'énergie carbonée. Mais je donne un exemple, on parle beaucoup d'acier, on parle d'arceller.
Heureusement qu'on écité pour pouvoir faire de main de l'acier dit vert compétitif. Vous voyez ça ça contribue aussi à notre industrialisation que d'avoir ses capacités. Et ce qui vous dit, je le redis, qu'on va pouvoir avoir un avenir en France sans investir 1 € dans l'énergie sont des gens qui mentent aux français.
En tout cas, tout ça tout ça donne l'impression d'un d'un cafouillage assez important au Parlement, notamment au sein du socle commun. Euh, il y a eu un autre cafouillage et également c'est sur le dispositif MA Prime euh Rennove, le dispositif qui vise à accompagner les ménages pour leurs travaux de rénovation énergétique. Il a été suspendu puis réintroduit euh mais seulement euh pour euh quelques quelques gestes, pas pour toutes les rénovations euh globales.
Est-ce que vous reconnaissez euh que là aussi la communication a été très compliquée pour les Français de la part du gouvernement ? Verouillage, il y a une grande responsabilité. Je suis ministre des comptes publics.
Il y a plus de 3 milliards d'euros dans le budget pour aider les ménages, en particulier modestes à faire des rénovations énergétiques à ce que leurs maison ne soient pas des passoirs thermiques et qu'il ne se ruinent pas. Vous connaz les français d'autres à qui on dit on suspend puis après on réintroduit. Je vais expliquer parce que je pense que les choses sont assez simples.
Aujourd'hui, on a à peu près une estimation que dans ces 3 milliards un peu plus de 3 milliards d'euros, 3 milliards et demi même, il y a 20 % des dossiers qui sont déposés qui sont frauduleux, qui sont des fausses factures, qui sont des faux travaux, qui sont même des réseaux de criminalité organisé qui prennent la primaire renuve et qui vont le mettre ensuite sur des comptes bancaires à l'étranger. Est-ce que moi, ministre des comptes publics, je peux tolérer ça ? Est-ce que je laisse faire ?
Sous prétexte que c'est une très bonne politique que nous voulons continuer ? La réponse est non. Donc nous avons effectivement pris une décision qui est de dire les dossiers qui sont en cours d'étude, s'ils sont honnête, ils seront payés et ils seront payés dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent.
Il y a évidemment aucun délai sur le sujet. Et nous avons pris la décision que tout ce qui était de la fraude allait être retiré. Et on a dit et on a dit au 15 septembre, nous réouvrirons le guichet pour que tout l'argent que les fraudeurs et bien nous aurons permis de libérer soit utile pour les Français.
Je vois pas de cassouillage, vous savez. Je peux vous retourner la question. Qu'est-ce que les Français auraient dit si un jour ils avaient découvert qu'avec leurs impôts, qu'avec leurs impôts nous finanions des réseaux de fraude qui partent à l'étranger ?
Donc moi, c'est aussi ma responsabilité de dire les choses aux français et d'agir. Donc c'est ce qu'on fait et je pense que les gens comprès bien ce qu'on fait. Est-ce que vous allez revenir ou pas sur les avantages fiscaux pour les services à la personne ?
C'est ce que pense Jean-Louis Borlot qui était invité de RTL vendredi matin. Il a dit vous le ferez pas. C'est pas une question de faire ou pas faire.
De quoi on parle ? Vous savez qu'il y a des niches fiscales parce que nous avons des impôts très élevés et donc on a inventé plein de mécanismes pour baisser les impôts, parfois très justifiés, parfois il y a très longtemps et les parlementaires nombreux font leur travail de se dire est-ce que ça marche, ça marche pas. Donc ça reste ouvert comme sujet.
Non, je vais vous dire très simplement, il y a des choses sur lesquelles on sait tous que ça fonctionne. Le crédit d'impôt service à la personne pour les gardes d'enfants, ça marche, on y touchera pas. Le crédit d'impôt service à la personne pour les personnes âgées, ça marche, on y touchera pas.
Le crédit d'impôt sur les services à la personne pour les personnes handicapées, ça marche et on n'y touchera pas. Ensuite, il y a des parlementaires, moi je respecte notre démocratie qui font un travail et qui nous demandent vous avez vous avez commencé une liste, vous l'avez pas achevé pour les femmes de ménage, pour le jardinage parce que sur ce sujet, les parlementaires, la cour des comptes, beaucoup de gens. Et donc moi, je cherche un compromis.
Je vous ai dit avec force, je pense que vous l'entendez, ce que nous ne toucherons pas. Ensuite la deuxième boussole pour moi. La deuxième boussole pour moi.
Le grand jury, tout est politique, le travail au noir. Et donc si la proposition que les parlementaires nous font, c'est d'encourager le travail dissimulé comme on l'appelle, bah on dira. Bon, on est passé.
Donc c'est c'est une question en fait assez simple. Bon, on est passé à la suite. Euh, ça a été une semaine difficile pour votre famille politique.
Mardi, c'est le texte sur la simplification de la vie économique qui a été adoptée en supprimant au passage les ADFE, les zones à faible émission dans les dans les centres-villes. Jeudi, nous en avons parlé, un moratoire sur les nouvelles installations éoliennes ou solaire a été adopté et puis tout ça en fait parce que le groupe renaissance notamment n'était pas mobilisé ou discipliné. La question est assez simple.
Est-ce que Gabriel Atal est un chef ? Gabriel tu un chef de parti, il est un chef de groupe et puis s'il est je peux vous dire quelqu'un qui croit fondamentalement à l'écologie, au bon équilibre entre les obligations et effectivement les institation au parlement. Mais ensuite, moi je suis membre du gouvernement, nous faisons des propositions et le parlement par définition est souverain.
Je ne crois pas qu'aujourd'hui nous ayons un problème de chéffage ou de chefferie. H nous avons aujourd'hui un paysage politique fragmenté où certains en totale incohérence avec leurs propres convictions font des coûts. Vous parlez des républicain, je parle du des extrêmes, je parle de certains qui de manière individuelle font des coûts.
Est-ce qu'on a aujourd'hui alors qu'on cherche de la stabilité, de la responsabilité du service des français, cet espace pour faire des coûts ? C'est la liberté des parlementaires. Est-ce que je le regrette ?
Évidemment, parce que voyez sur la simplification, sur les fe, sur beaucoup de sujets où depuis des années on cherche le bon équilibre, on cherche à faire les choses en ayant incitation, obligation. Pourquoi ? Parce que derrière c'est notre existence même.
On vit une canicule, on avait un département français à Mayotte se faire raser par un cyclone. Est-ce qu'on pense qu'on peut attendre et laisser là aussi les choses attendre 2027 ou je ne sais quoi pour résoudre les problèmes ? La réponse est non.
En tout cas, en tout cas, la semaine n'a vraiment pas été bonne pour Gabriel Atal puisque la loi sur la justice euh des mineurs qu'il a qu' qu'il portait a été en bonne partie censuré par le Conseil constitutionnel. Est-ce que là aussi c'est un désaveux euh pour l'ancien premier ministre ? Vous vous voyez le contexte dans lequel nous parlons.
Nous avons des jeunes très jeunes qui commettent des actes irréparables. Nous avons sur le sujet de la justice des mineurs depuis des années des débats difficiles sur la manière de trouver le bon équilibre d'une société qui change. La loi a été mal préparée.
Tout n'a pas été censuré. Il y a évidemment des avancées dans ce texte. Non, mais une bonne partie a évidemment ensuite d'un conseil constitutionnel qui décide de fixer une jurisprudence.
Est-ce que ça doit nous empêcher d'y réfléchir ? Non. Est-ce qu'il ne fallait pas réfléchir au sujet ?
Bah évidemment qu'il fallait réfléchir. Est- faorable comme Gérald Darmanin à la à la baisse de la majorité pénale à 16 ans ? Mais ça aussi c'est un débat qu'il faut qu'on est en tant que société.
Est-ce que c'est sur tous les sujets ? Pas sur tous les sujets ? Qu'est-ce qu'en disent les magistrats ?
Qu'est-ce que ça changerait dans la réalité ? C'est des bons débats. Mais là aussi je le dis, soit on reste dans ce qu'est la France, dans ce cas-là, parfois, je peux vous le dire, de plus désespérant.
Et c'est pas tellement la France et les Français, c'est nous la classe politique. C'est qu'on se fait gouverner par les non dit. On considère que c'est trop compliqué, que c'est trop chargé symboliquement, que c'est trop difficile et donc on fait quoi ?
On fait croire aux gens qu'on s'occupe des choses et on s'en occupe pas. C'est pour ça que je pos laisser ça à 2027. Je c'est un débat, il sera ouvert, il y a des arguments.
Nous verrons ensuite où se trouve la bonne ligne. Mais là aussi, je souhaite que sur tous les sujets, nous ne nous interdisions pas de réfléchir ensemble à où sont les points d'équilibre. Autre débat sur l'immigration.
Est-ce que l'immigration est indispensable à notre économie et à la préservation de notre modèle social ou pas ? Alors, je vois où vous voulez m'emmener. Non, non, c'est une question assez simple.
Il y a deux choses, moi je vais vous dire très simplement. L'immigration d'hommes et de femmes qui depuis des décennies enrichissent notre pays et apportent des compétences, s'intègrent et viennent par les voies légales. C'est quelque chose que je pense nous n'avons pas.
On voit ce qui se passe aux États-Unis. Est-ce que vous considérez qu'en France, il faut absolument de l'immigration et que c'est indispensable pour notre économie et pour la préservation de notre modèle social pour le financer ? Non, je sais qu'il y a une chose qu'il ne faut pas h c'est nous laisser déborder par une immigration illégale animée par des passeurs qui gagnent beaucoup d'argent sur la détresse humaine.
Dans les attributions, vous savez, de ministre des comptes publics, je suis aussi ministre des douanes et je suis ministre du contrôle des flux financiers illicites. Et je peux vous dire que il y a quelque chose qui est absolument choquant. c'est qu'envoyer les masses financières que les passeurs gagnent en dizaines centaines de millions d'euros en faisant venir dans des conditions sordides des hommes et des femmes qui sont exploités.
Donc que nous ayons une ligne très ferme, très claire sur l'immigration illégale est une chose, que nous permettions à des étudiants, à des innovateurs, à des hommes et des femmes qui veulent travailler ici de venir dans un cadre contrôlé, régulé, organisé, je n'y vois pas évidemment d'inconvénient. Mais si on réduit le débat à est-ce que vous êtes pour ou contre l'immigration, bah voyez, on dénature le débat et au fond, on ne dit pas là aussi la vérité aux français. Donc je pense qu'il faut qu'on ait cette ligne qui est celle de ce gouvernement, qui est celle du ministre de l'intérieur, qui est celle de je crois tous les ministres de l'intérieur avec lesquels j'ai eu la chance d'être dans cette œuvre collective politique depuis 2017 et qui est une ligne sur laquelle je suis tout à fait à l'aise de vous répondre comme je viens de le faire.
Le grand jury 2027, c'est demain. Amélie de Montchalin. Le macronisme va-t-il disparaître ?
Comme le dit votre collègue du gouvernement, la porte-parole Sophie Prima. En 2027, il y a une certitude et Emmanuel Macron ne sera plus notre président qui sera son successeur. Mais j'ai aussi une certitude politique celui ou celle, je vais faire un scoop, je ne serai pas candidate, mais celui ou celle qui pour moi aura les épaules et je ce que je souhaite voir être candidat puis être j'espère élu, c'est celui ou celle qui pourra incarner la chose en laquelle je crois fondamentalement, c'est le dépassement.
Toute personne qui envisage 2027 avec l'idée qu'il aura raison tout seul avec son strict camper ce qui est aujourd'hui la fragmentation politique et sociale. Donc si le macronisme si le macronisme c'est de croire au dépassement, non, il n'est pas fin. Il y a une personnalité politique qui sort un livre la semaine prochaine, c'est Dominique de Villepin.
Il dit notamment il est temps de se réveiller, il faut déchirer les voiles d'illusion qui recouvrent les réalités. Il ferait un bon candidat selon vous pour 2027. Moi, vous savez, je reviens.
Qu'est-ce qui comptera pour moi ? que une personnalité émerge avec une ligne qui est de réunir les Français qui veulent que nous avancions et que nous agissions. Si cette présidentielle, c'est que chacun, voyez, cherche les 10 % d'électorat pour avoir raison tout seul, nous n'aiderons pas le pays.
Et moi, je souhaite que nous ayons un débat sur les réformes à faire maintenant, les réformes à faire pour plus tard, le monde qui change. On vient d'en a parler aussi dès le début de cette émission, des obligations, des priorités que nous fixons au pays. Et je souhaite y prendre ma part.
Mais je souhaite prendre ma part dans un débat où nous n'oublions pas une chose, c'est que le but d'une présidentielle, c'est pas d'avoir raison tout seul, c'est de réunir un pays, de faire travailler les gens raisonnables qui ont envie de servver les Français avant tout. Et donc aujourd'hui, je crois que vous voyez, nous en sommes au tout début et je ne veux pas que nous perdions le temps avant 2027. Vous l'avez entendu, les Français demande que nous agissions et si nous n'agissons pas alors cette élection, elle sera volée parce qu'elle se passera avec le risque du chaos, elle se passera avec le risque d'instabilité financière et donc nous avons une immense responsabilité.
C'est le dernier moment d'avoir le courage d'agir et vous voyez, j'y suis engagé, tous mes collègues le sont aussi. Nous voulons en ce sens réussir. Ben Chalin, merci beaucoup pour ce grand jury.
Bon dimanche à tous. On se retrouve la semaine prochaine. Le grand jury RTL Le Figaro public Sénat M6. [Musique] Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.
Tout de suite sur Public Sena. [Musique] Au début des années 80, les États-Unis comptait moins de 26000 femmes derrière les barreaux. 40 ans plus tard, elles sont plus de 230000.
En la matière, l'Oklaoma, c'est l'État qui incarcère le plus de femmes au monde. La tolérance zéro est un slogan très présent en Oklahoma. Moi, je dis que c'est une bonne chose pour la paix, l'ordre et la justice.
C'est un immense gâchi. Toutes les femmes que j'ai rencontré ont une valeur inestimable. Toms en peine, les oubliers de l'Amérique.
Dimanche prochain à 11h sur Public Sénat et sur publicsena.fr. faire.
Amélie de Montchalin