Rhumatologue et députée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Pouvez-vous revenir sur votre parcours médical et ce qui vous a conduit à choisir la rhumatologie ?
- 0:48OuverteRéponse directe
Comment est née votre envie d'action publique et quels ont été les moments charnières de ce virage professionnel ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Avez-vous eu des modèles ou des figures inspirantes dans la médecine ou la vie publique ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Comment parvenez-vous à concilier les deux univers très exigeants de la vie parlementaire et de l'exercice médical ?
- 5:22OuverteRéponse directe
Pouvez-vous partager une anecdote où vos deux casquettes se sont rencontrées de manière inattendue ?
- 6:02OuverteRéponse directe
Quel message adresseriez-vous aux jeunes médecins envisageant un engagement au-delà du champ médical ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Locuteur 2Fait
« c'est euh une personne, mon chef de service. Alors, il m'a pas séduit lui-même en tant que personne, mais euh il euh avait un service où il y avait euh de la rhumatologie à la frontière de la médecine interne avec des malades qui étaient passionnants, très compliqués et voilà. »
- 1:18Locuteur 2Fait
« Donc je me suis engagé en rhumatologie pour sa façon aussi de faire la médecine et et voilà. »
- 2:02Locuteur 2Fait
« j'ai été aussi responsable du projet médical du groupement hospitalier de territoire et je me suis rendu compte que pour améliorer cet accès aux soins, ben je n'y arrivais pas totalement en étant à l'intérieur mais qu'il fallait que j'aille à l'extérieur et avoir une action publique pour essayer d'améliorer cet accès aux soins. »
- 2:45Locuteur 2Fait
« J'ai fait un clinicat en médecine interne à Paris dans un service où il y avait beaucoup d'humanité, où j'ai mes collègues m'ont beaucoup appris. »
- 3:34Locuteur 2Fait
« quand j'étais étudiante, il y a une ministre de la santé qui est une ministre qui est venue de l'enseignement supérieur et qui était aussi rhumatologue et aussi astrologue. Claudie et j'avoue que j'étais impressionnée par toutes ces casquettes et je me disais en fait c'est possible de de pouvoir faire plein de de chemins différents. »
- 3:52Locuteur 2Fait
« je fais plus que une demi-journée, une grosse demi-journée de consultation à l'hôpital euh les lundis, mais que je maintiens tous les lundis euh parce que l'activité député prend beaucoup de temps. »
- 4:35Locuteur 2Promesse
« on fait pas forcément de la politique toute sa vie et il faudra que je continue ensuite peut-être dans la médecine. »
- 5:22Locuteur 2Fait
« c'est malheureusement quand une dame de l'assemblée, une a fait un malaise grave avec un arrêt cardiorespiratoire en plein dans l'hémicycle où bah il a fallu faire les premiers secours. »
- 6:02Locuteur 2Fait
« Moi ce que je je veux dire c'est que l'engagement il remplit une vie en fait et on gagne beaucoup à s'engager et de faire de la médecine soigner les gens c'est euh bien sûr faire le bon diagnostic, leur donner le bon médicament euh mais les soigner c'est les prendre en compte dans la globalité et parfois ben pour certaines pour certains médecins, il faut aller aussi pour aller plus loin en politique ou dans les associations et c'est plein de chemin et ça veut pas dire que c'est terminer la médecine. »
Temps de parole
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de la minute rumato, le podcast de la Société française de rhumatologie. Aujourd'hui, nous vous proposons un épisode un peu spécial hors des sentiers battus pour parler de parcours atypique en médecine. Comment conjuguer l'exercice de la rheumatologie avec un engagement politique national ? Pour en discuter, j'ai le plaisir et l'honneur d'accueillir le docteur Stéphanie Ritz, rhumatologue et député de la République. Bonjour docteur. Bonjour. Pour commencer, j'aimerais que l'on revienne sur votre parcours médical et sur ce qui vous a conduit à choisir la rheumatologie. Qu'est-ce qui vous a séduite dans cette spécialité ? En fait,
c'est euh une personne, mon chef de service. Alors, il m'a pas séduit lui-même en tant que personne, mais euh il euh avait un service où il y avait euh de la rhumatologie à la frontière de la médecine interne avec des malades qui étaient passionnants, très compliqués et voilà. Donc, je me suis engagé en rhumatologie pour sa façon aussi de faire la médecine et et voilà.
Vous avez fait ensuite un choix audacieux. Vous engagez en politique tout en poursuivant votre carrière médicale. Est-ce que vous pouvez nous raconter comment est née cet envie d'action publique et quels ont été les moments charnières de ce virage professionnel ? Oui. Alors en fait donc je travaille à l'hôpital à Orléan. J'ai eu des fonctions de chef de service puis de chef de pôle, de vice-président de CME, enfin plein de fonctions euh qui faisaient déjà un peu de politique à l'intérieur au sens améliorer la prise en charge des malades, l'accès aux soins sur un territoire où l'accès aux soins est très compliqué puisque on est la région de France en centre Val-Doire où il y a le moins de médecins par nombre d'habitants et j'ai été aussi responsable du projet médical du
groupement hospitalier de territoire et je me suis rendu compte que pour améliorer cet accès aux soins, ben je n'y arrivais pas totalement en étant à l'intérieur mais qu'il fallait que j'aille à l'extérieur et avoir une action publique pour essayer d'améliorer cet accès aux soins. Et donc dans le même temps, je suivais je faisais un master à Science Po en gestion et politique de santé qui était très très passionnant. Et tout ça est arrivé en même temps que le président Macron, le candidat Macron à l'époque s'est présenté où on était pas obligé d'avoir une étiquette très partisane ou très militantiste euh pour s'engager en politique et ça ça m'a plu. Donc euh voilà donc j'ai je me suis engagée pour essayer d'améliorer l'accès aux soins en
France.
Votre parcours est résolument atypique ? Est-ce que vous avez eu des modèles ou des figures inspirantes qui vous ont guidé soit dans la médecine, soit dans la vie publique ? Alors, dans la médecine, j'ai beaucoup deadmiration pour certains des professeurs que j'ai eu tout au long de mon cursus. J'ai fait un clinicat en médecine interne à Paris dans un service où il y avait beaucoup d'humanité, où j'ai mes collègues m'ont beaucoup appris. Euh donc voilà, on j'ai eu la chance de croiser une politique, une ministre quand j'étais étudiante, j'étais à l'époque étudiante à Necer et euh quand j'étais étudiante, il y a une ministre de la santé qui est une ministre qui est venue de l'enseignement supérieur et qui était aussi rhumatologue et aussi astrologue.
Claudie et j'avoue que j'étais impressionnée par toutes ces casquettes et je me disais en fait c'est possible de de pouvoir faire plein de de chemins différents.
La vie parlementaire et l'exercice médical sont deux activités très exigeantes. Comment parvenez-vous à concilier les deux univers ? Alors, je malheureusement je fais plus que une demi-journée, une grosse demi-journée de consultation à l'hôpital euh les lundis, mais que je maintiens tous les lundis euh parce que l'activité député prend beaucoup de temps. Euh mais euh cette consultation, ce moment, euh, cette demi-journée, en plus, on est dans un hôpital où le téléphone capte pas. Donc c'est vraiment un moment consacré à la médecine et qui est vraiment important pour moi. Alors je râle tous les lundis matins en y allant parce que en fait ça me prend du temps et que je me dis mais pourquoi je fais ça en plus ? Et en même temps quand je repars euh je suis contente d'avoir fait de la médecine.
Donc voilà, je pense que c'est important. On fait pas forcément de la politique toute sa vie et il faudra que je continue ensuite peut-être dans la médecine. Voilà. Et puis le lien avec les patients, même si la politique elle est très euh ressemblante au métier de médecin, c'est-à-dire que vous avez envie d'améliorer la vie des gens. Euh un peu comme en médecine, vous avez envie de les améliorer sur leur santé et donc le et le contact est très présent. J'avais très peur que le euh que mes petites grand-mères, mes petites patientes me manquent et euh et en fait, on rencontre beaucoup de gens quand on fait de la politique et on continue cet échange et cette relation humaine. Euh donc ça reste ça reste très présent pareil qu'en médecine en fait.
Pouvez-vous partager avec nous une anecdote marquante où vos deux casquettes, donc à la fois médecin et députés se sont rencontrés de manière inattendue ? Euh c'est malheureusement quand une dame de l'assemblée, une a fait un malaise grave avec un arrêt cardiorespiratoire en plein dans l'hémicycle où bah il a fallu faire les premiers secours. Je raconte cette anecdote parce qu'elle finit bien et heureusement euh voilà mais les deux casquettes se sont rencontrées à ce moment-là dans l'hémicycle. En tout cas, ça c'est bien fini
avec du recul. Quel message aimeriez-vous adresser aux jeunes médecins ou étudiants en médecine qui envisagent de s'engager au-delà du champ médical, que ce soit en politique, dans une association ou dans un autre domaine ? Moi ce que je je veux dire c'est que l'engagement il remplit une vie en fait et on gagne beaucoup à s'engager et de faire de la médecine soigner les gens c'est euh bien sûr faire le bon diagnostic, leur donner le bon médicament euh mais les soigner c'est les prendre en compte dans la globalité et parfois ben pour certaines pour certains médecins, il faut aller aussi pour aller plus loin en politique ou dans les associations et c'est plein de chemin et ça veut pas dire que c'est terminer la médecine. on peut revenir
après. Va surtout leur dire que c'est quand même la médecine un merveilleux métier qui a besoin d'engagement politique sur ces sujets pour parce que quand on soigne les gens, on sait aussi ce qui peut leur faire du bien dans la vie, on les écoute et que l'écoute permet d'avoir ces actions soit associatives, soit politiques, mais surtout engagez-vous. Merci beaucoup docteur pour ce témoignage inspirant. Votre parcours montre qu'il est possible de faire bouger les lignes tout en restant fidèle à ses engagements de soignant. Merci beaucoup chers auditeurs. J'espère que cet épisode vous a plu. N'hésitez pas à vous abonner à la minute Rumato sur vos
plateformes d'écoute préféré et de nous retrouver très bientôt pour un nouvel épisode.
Stéphanie Rist