Budget : « On va construire un château avec des fondations en sable ! » avertit Christine Lavarde
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Réaction aux propos d'Emmanuel Macron sur la colère des lycéens et leur manipulation politique ?
- 0:33RelanceRéponse directe
Manipulée par qui selon vous cette jeunesse ?
- 1:11OuverteRéponse partielle
Vous êtes rapporteure du budget : vous dites quoi aux jeunes qui réclament 10 milliards pour l'éducation ?
- 1:42OuverteRéponse directe
L'argent est-il déjà dépensé de manière efficace ? Faut-il une revue des dépenses publiques ?
- 2:23OuverteRéponse directe
Réaction à la sortie de la patronne du FMI sur la confiance des marchés ?
- 3:07RelanceRéponse directe
Le FMI a-t-il le droit de nous donner des consignes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:11Fait
« On a des détériorations d'établissements publics, enfin en fait on va à l'encontre mais je trouve que ces propos sont quand même un peu mal placés quand on se replace un an en arrière. »
- 2:23Fait
« Le FMI a encore envoyé des signaux d'alerte. »
- 4:29Chiffre
« D'ici quelques années, c'est près de 100 milliards par an qu'on consacrera au remboursement de la dette. »
- 5:07Fait
« On va construire un château avec des fondations en sable. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Je voulais vous faire réagir à ces propos d'Emmanuel Macron qui sont rapportés par Maude Bréjean sur la colère des lycéens. Le chef de l'Etat qui déplore que les angoisses légitimes de la jeunesse soient exploités politiquement et transformés en violences urbaines avec des scènes inacceptables. Est-ce que vous partagez ces propos, cette analyse, en tout cas ces déclarations ? Alors sur ces propos, sur ces déclarations, je n'ai rien à dire. Enfin il a complètement raison et aujourd'hui c'est quand même déplorable de voir qu'effectivement cette jeunesse est manipulée alors que si jamais elle voulait pouvoir préparer son avenir, il serait beaucoup plus utile pour elle d'avoir des heures de cours. Alors manipulée par qui ?
Alors manipulée par la France Insoumise et par les gens qui veulent être un peu anti-système et détruire ce qui existe encore. Et c'est quand même malheureux de voir qu'on a des détériorations d'établissements publics, enfin en fait on va à l'encontre mais je trouve que ces propos sont quand même un peu mal placés quand on se replace un an en arrière. Les propos d'Emmanuel Macron ? Les propos d'Emmanuel Macron, quand on se place un an en arrière et que le gouvernement a reculé sur la mise en oeuvre de la réforme des retraites alors que c'était le système qui permettait justement de continuer à apporter un peu de solidité financière au modèle actuel. C'est quand même un mauvais message qui a été envoyé à la jeunesse à cette époque-là,
puisque aujourd'hui c'est cette jeunesse qui va cotiser pour un système à bout de souffle sans trop savoir ce qu'elle, elle aura le jour où elle sera à la retraite. Alors cette jeunesse, elle a des revendications, plusieurs revendications. L'une d'entre elles consiste notamment à réclamer 10 milliards d'euros pour l'éducation nationale. Vous êtes Madame Budget maintenant ici au Sénat. Vous leur dites quoi à ces jeunes ? Il n'y a plus d'argent ? La caisse est cramée, on ne peut plus rien faire ? Alors effectivement il n'y a plus d'argent mais ça c'est de manière assez générale et finalement chaque revendication est légitime parce que chaque revendication est légitime parce que chaque Vendications expriment une souffrance.
Après, là, aujourd'hui, la question à se poser, c'est est-ce que l'argent qui est déjà aujourd'hui dépensé est dépensé de la manière la plus efficace et la plus efficiente ? Il devient vraiment utile de faire une nouvelle un peu revue général des dépenses publiques. En matière d'éducation, il y a un certain nombre de rapports qui ont déjà été réalisés au Sénat, qui portaient beaucoup sur l'enseignement scolaire. Il va certainement falloir aujourd'hui se pencher un peu plus encore sur la question des universités. Vous dites qu'il faut regarder l'organisation, mais en fait on ne peut pas dépenser davantage ? On ne peut pas dépenser davantage, on a 3600 milliards de dettes, on sait tous qu'aujourd'hui notre pays est sous le feu des prêteurs, sous le feu des instances internationales.
Pas plus tard que hier, le FMI a encore envoyé des signaux d'alerte. Ah oui, alors justement, je voulais faire réagir à cette sortie de la patronne du FMI. Elle estime qu'il faudra du temps à la France avant de retrouver la confiance des marchés. De quoi elle se mêle ? Est-ce que c'est vraiment son rôle de nous donner ce genre de consigne à nous, la France ? À un moment, il va peut-être falloir aussi qu'on se réveille collectivement. Il faut pareil, là on se replace un an en arrière, le Premier ministre qui dégaine le 49-3 et qui dit l'objectif de 5 % sera tenu en 2026. On voit bien qu'aujourd'hui on a la fin de l'année 2026 et qu'on a un déficit qui va plutôt être autour de 5 ,4%. On commence à construire un budget 2027 de nouveau avec cet objectif de déficit de 5%.
Vous dites que c'est son rôle au FMI de nous alerter, de nous mettre en garde de cette façon Oui parce qu'aujourd'hui le budget 2027 il est construit sur des hypothèses macroéconomiques qui sont beaucoup trop optimistes. Donc si à un moment il n'y a pas aussi des observateurs extérieurs qui envoient des signaux pour faire prendre conscience collective qu'aujourd'hui notre pays est quand même au bord du précipice on risque de continuer à faire un peu n'importe quoi. Alors le gouvernement fixe 54 milliards d'euros d'économie pour l'année prochaine, l'examen du budget qui a commencé au Parlement dans l'hémicycle cette semaine. Vous dites quoi il va falloir aller plus loin que ces 54 milliards malgré le contexte politique inflammable ?
Alors après déjà je ne vais pas revenir sur le chiffre de 54 milliards parce qu'il est largement discuté suivant la manière dont on le calcule. Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui l'objectif d'économie, quand bien même le quantum paraît très important, c'est quand même avec tout ce quantum d'économie, on a quand même un déficit public qui augmente en volume par rapport à l'exercice 2026. On a une augmentation de l'emploi public, donc même si les choses peuvent paraître difficiles, en tout cas ça ne permet pas de remettre notre pays sur une trajectoire qui lui permet de commencer à rembourser sa dette et donc de diminuer quand même la pression, qui est la pression très lourde des charges d'intérêt. On le voit très bien, d'ici quelques années, c'est près de 100 milliards par an
qu'on consacrera au remboursement de la dette. Ça deviendra le premier poste de dépense de l'État et on le voit avec... Et en plus, plus on continue, plus les taux auxquels nous empruntons augmentent et donc malheureusement, plus la charge d'intérêt va augmenter et va peser pendant plusieurs exercices. Petite dernière question, très rapidement. Vous êtes la nouvelle rapporteure du budget. Quel rapporteur serez-vous ? Est-ce que vous allez être conciliante avec le gouvernement ou est-ce que vous allez être un peu en kikineuse ? Si je puis me permettre. Moi, j'estime que le travail du rapporteur général, c'est de dire la vérité. Et donc, dire la vérité, ce n'est pas forcément toujours facile à entendre. Mais je commencerai très rapidement, notamment sur la construction du budget qui,
pour moi, repose sur des hypothèses macroéconomiques qui sont fausses. Et donc finalement, on va construire un château avec des fondations en sable. D'accord.
Christine Lavarde