Macron : une fin de règne très difficile
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:39OuverteÉludée
Est-ce que les vautours sont au tir autour de ce qui pourrait être le cadavre du président de la République ?
- 1:56OuverteÉludée
Est-ce que ce tableau reflète bien la situation à l'Élysée aujourd'hui ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Quels sont les coulisses et les dessous de ce crépuscule des princes ?
- 3:58OuverteRéponse directe
L'article 20 de la Constitution a-t-il été respecté par le président ?
- 5:15OuverteRéponse directe
Est-ce que la guerre des boutons entre Atal et Macron est révélatrice de la politique actuelle ?
- 6:32OuverteÉludée
Qu'est-ce qui est à redouter après la disparition du président selon de Gaulle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:56Chiffre
« On a mené plus de 160 entretiens avec différentes personnalités, quasiment une centaine durant ces deux années. »
- 4:42Fait
« Il reste plus grand-chose non plus à revendiquer, tout du moins dans les grands marqueurs de la campagne de 2017. »
- 5:15Fait
« C'est on est bien d'accord, ce sont des gamins dans une cours de récréation. »
- 5:55Fait
« Désolé de causer du dérangement pour mieux souligner que le dérangement causé par le président de la République lui avait été bien plus important. »
- 8:00Fait
« On est dans un troplinelin absolument phénoménal. »
- 9:19Fait
« On a la classe politique qu'on mérite. »
- 9:59Fait
« Est-ce que notre système démocratique est fait de telle sorte qu'on peut y attirer les meilleurs ? »
- 10:33Fait
« Le président de la République, on rappelle juste il a il a c'est pas une liste civile comme les monarchies, il a un budget pour l'Élysée qui est gigantesque voté par le parlement dont il dispose comme il veut. »
Temps de parole
- ?100 %
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dans tous ces états, le face- à face. Vous êtes très très bien sur Sud Radio en ce lundi 28 septembre parce que nous allons parler de la fin de la macronie et nous allons nous poser la question, est-ce que les vautours sont au tir autour de ce qui pourrait être le cadavre du président de la République ? La couverture du livre écrit par Jérémy Marot qui est avec nous ici en studio et avec Pauline. Alors Jérémie Marot, lui aussi la FP Pauline Tevni c'est RTL. Ce sont deux journalistes qui sont férus de politique et qui sont très expérimentés dans cet univers qu'ils ont pénétré en profondeur pour voir justement quelles sont les coulisses, quels sont les dessous de ce crépuscule des princes. C'est le titre du livre, c'est Dauphin volent le trône mais pas son héritage et
sur la couverture. Il y a un trône royal. Emmanuel Macron est un peu avachi. Euh sa couronne est chancelante et il y a il y a deux corbeaux qui tournent autour en attendant que voilà, je ne sais pas si on peut l'avoir à l'image euh aux éditions du rocher euh et ça mérite l'éditeur mérite une promotion. Je pense que c'est un bouquin, j'en ai déjà parlé à quelques amis placés dans différentes strates de la vie politique française et ils m'ont dit "On va l'acheter, on va on va l'acheter." Je vous ai fait une promo, je vous ai fait une promo personnelle et je dois dire je vous disais merci Jérémy H d'être avec nous en direct sur et dans le studio. Je disais que ça faisait longtemps là depuis que je suis à la tête de cette émission et depuis ma j'adore j'adore la politique, les
ouvrages politiques. Il y en a eu des portraits du président de la République gentil et méchants, il y en a eu des dizaines euh et des décryptions, des décryptages de la vie politique, il y en a. Je ne me suis jamais autant régalé dans la la pertinence, l'acidité du propos sur des éléments totalement factuels. Il y a pas un mot méchant, il y a pas il y a pas un coupa, il y a pas une infamie, il y a il y a pas une perfidie. Ce sont les faits, rien que les faits. Mais tel que vous les avez construit à Jancer, on voit bien quand même que à l'Élysée là aujourd'hui, c'est un bouleversement total. Donc, il y a des gens qui sont en embuscade, qui attendent de prendre le poste et on a le roi qui est encore vivant malgré tout sur son trône dans son château qui a pas
décider du tout de se laisser bouffer pour l'instant. C'est à peu près le tableau auquel on est confronté ou non ? Alors, merci pour vos vos modous. Déjà, c'est le fruit de de 2 ans de travail avec Pauline, le vrai travail. Ouais. C'estàd on a mené plus de 160 entretiens avec différentes personnalités, quasiment une centaine durant ces deux années. L'idée c'était vraiment de documenter cette fin de règne parfois crépusculaire comme le titre l'indique d'Emmanuel Macron. Et puis euh cette guerre impitoyable de succession dans cet espace du bloc central de LR de de la droite où chacun cherche à se euh partager les restes de cette macronie et en fait on s'aperçoit que il reste plus grand-chose non plus. Chacun veut succéder à Emmanuel Macron mais il y a personne non plus qui veut
vraiment son héritage. Et c'est ça qu'on a essayé de montrer dans le livre. Mais héritage, c'est catastrophique. Je comprends qu'effectivement les deux premiers ministres qui ont porté, on rappelle quand même que cette constitution est doté d'un article 20 qui dit "C'est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation que cet article 20 a été assumé par Édouard Philippe de 2017 à 2020 et de 2020 à 2024 par ensuite monsieur Castex et et quelques pendant 6 mois par Gabriel Natal qui après avoir été ministre de l'éducation est parti. Tout ça engendre des règlements de compte, des rivalités et des jalousies. Personne ne semble assumer la responsabilité du fait d'avoir gouverné ce pays. On parlera un petit peu de Jean Castex ensuite. Ensuite, on a Michel Barnier et
François Beou. Vous faites des tableaux tout à fait précis et et délicieux et savoureux de ce qui se passe en France aujourd'hui. Pour autant, quel manque de courage de ces responsables de ne pas assumer ? On accape le président de la République mais on assume pas sa part. Alors tout cela dont vous parlez pour invoquer que cet article 20 a pas toujours été tout à fait respecté à la lettre par le président de la République lui-même qui s'est bien parfois de de gouverner. Oui, mais c'est compliqué quand on a un président au-dessus, chacun fait son interprétation de la de la Constitution. D'ailleurs, Édouard Philippe en tir comme conclusion de tout ça qu'il faut revoir le fonctionnement et que lui président laissera vraiment cet article 20 s'exprimer euh complètement. C'està
dire qu'il laissera les coups des franchises en premier ministre. Donc voilà, c'est ce que chacun chacun finit par tirer comme conclusion. François Hollande, Nicolas Sarkozi, eux en tirent comme conclusion qu'il faut supprimer le premier ministre complètement, ce qui n'est pas encore tout à fait dans les tuyaux, me semble-t-il. Après, concernant ces ces successeurs Atal, Philippe et les autres, ils assument euh que moyennement cet héritage parce qu'ils s'aperçoivent que le président est devenu un peu radioactif. Sa popularité est en berne et surtout l'héritage qu'il s'était bâti au moins durant le premier quinquena a fini par s'ffilocher, se détricoter au fur et à mesure du second. À tel point qu'il reste plus grand-chose non plus à revendiquer, tout du moins dans les
grands marqueurs de la campagne de 2017. Vous démontrez bien en même temps que c'est lui qui s'est coupé de ses réseaux parce qu'il y a une ensuite il y a une arrière-garde, il y a des réseaux, il y a les anciens, il y a les copains et il y a les premiers conseillers du du du premier cycle. Et ensuite, il y a une nouvelle génération qui arrive autour de lui. Tous ces gens-là intriguent pour savoir est-ce qu'ils seront eux au s'il y a un retour ou s'il y a un nouvel épisode ou s'il y a un sursaut. Est-ce qu'ils seront du bout compté du manche. Là pour l'instant, on a Édouard Philippe qui est en pôle position, on va dire. Gabriel Atal attend en embuscade. Vous titrez vous titrez la période où Gabriel Atal est premier ministre d'Emmanuel Macron. Vous titrez la guerre des
boutons. C'est on est bien d'accord, ce sont des gamins dans une cours de récréation. Exactement. Bah des fois, c'est ça la politique hein. Des fois, ça va pas beaucoup plus loin qu'une pièce de théâtre un peu amusante. C'est ça peut être inquiétant, ça peut être divertissant aussi. C'est ce qu'on a chroniqué entre Atal et Emmanuel Macron, ça a dû tenir peut-être deux ou tr semaines à Matignan et puis après c'est parti directement à Volo. Il y a cette ce qu'on raconte dans le livre, à savoir cette visite par Gabriel Atal du salon de l'agriculture qui suivait de quelques jours celle faite par Emmanuel Macron. Ça s'était mal passé. Très très mal passé. Ça se passe bien. Ah et puis Atal s'empresse de le souligner. Il sait faire. Il dit "Désolé de causer du dérangement pour mieux
souligner que le dérangement causé par le président de la République lui avait été bien plus important. Faut se rappeler de ce ce qu'avait été la visite d'Emmanuel Macron. La pire de ces 10 années au salon de l'agriculture, çait complètement dégénéré. En tout cas, la succession est ouverte. Elle est ouverte dans tous les scénarios possibles, y compris dans le camp de la Macronie, mais aussi dans le camp annexe. Et puis on ne sait pas ce qui va se passer. Exactement parce que j'allais dire la vie politique française est explosée. Cette dissolution a créé un désordre infini où on narrive pas à remplir les cases. Et dans le camp même du camp présidentiel, il y a les ensembles, les sous-ensembles, les rivaux, les concurrents. On entend ce que le général de Gaul aujourd'hui,
c'était en en mai 62. Moi, j'avais 3 ans. Vous alliez être vous alliez naître il vous restez 21 ans, je crois, pour naître, quelque chose comme ça. Un peu plus. Voilà, on entend ce que disait le général de Gaulle avec beaucoup d'humour à l'époque. Mesdames, messieurs, il me reste à vous remercier de votre attention. Cependant, je veux répondre à monsieur Alchuler qui m'a demandé si je voulais mettre à l'ordre du jour l'élection du président de la République au suffrage universel. Ah et bien, j'en ai parlé, j'en ai dit un mot l'année dernière, je vous réponds que c'est pas pour le moment. Je dirai à ce sujet puisque j'ai le plaisir de vous voir et de vous parler en pensant à ce qui est une idée assez répandue, c'est-à-dire à ce qui arrivera quand de
l'aura disparu. Je vous dis ceci, peut-être ça vous expliquera dans quelle direction nous allons marcher à cet égard. Ce qui est à redouter à mon sens après l'événement dont je parle, ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop plein. Mesdames, messieurs, je vous remercie de votre aimable. Jérémy Marot, on est un peu dans cette même configuration. On est en 62, le général de Gaulle. Bon, on se doute que comme il dit comme il avait dit lui-même quelques moments avant, je comme tout un chacun, je ne manquerai pas de mourir. Voilà. Et effectivement ce qu'il inquiète c'est pas le vide politique, c'est le troplin. Là on est dans un troplinelin absolument phénoménal. Le président de la République est encore en poste jusqu'au mois de mai 2027 et là ça
tire absolument dans tous les sens. Ça tire dans tous les sens et puis ça raconte beaucoup de choses de ce qu'a période. C'estàdire d'une part un affaissement qui précédait Emmanuel Macron he de la classe politique, un éclatement des parties. On pourra toujours débattre à l'infini si Emmanuel Macron a été un symptôme ou un détonateur ou la cause de tout ça. Et puis ce que ça raconte aussi, c'est voilà ce rétrécissement des parties à tel point que finalement plus les partis sont petits et à ce titre là est peut-être l'un des exemples les plus flagrants. Plus les partis sont petits, plus les et moins il y a de chef et plus il y a d'ambitions qui sont complètement dévergondés. C'est vrai pour le PS, c'est vrai qu'on concentre ces parties qui se sont amenuisés.
Il y a quand même une redistribution et et votre livre en témoigne coécrit avec Pauline avec Pauline Tevot. vos votre livre témoigne d'une recomposition totale pour ne pas dire d'une décomposition de de la vie politique française. Un affaissement du niveau culturel, ça assez clair, vous ne le dites pas mais on le sent bien à travers les témoignages que vous avez. Euh finalement, on a la classe politique qu'on mérite. Ce pays a des faiblesses au niveau de l'éducation nationale et on retrouve dans cette vie politique euh des lacunes par rapport à ce qu'on a pu connaître de certains ténores, de certain niveaux intellectuels, de certaines connaissances culturelles. Ils sont un petit peu ignard, ils lisent pas beaucoup, pas tous bien sûr, mais quelle pauvreté politique par rapport Je vous
dis ça parce que pas un moment on a euh j'ai lu vraiment le bouquin en entier, il c'est peut-être pas un moment dans leur mot dans leur bouche, on entend le mot France République avenir. Il parlent du concret, il parlent de leur façon de gouverner, il parlent de leur équipe, il parlent de leur bilan. Ça manque de vision. Vous vous on en convient que ça manque de vision. Vous l'avez dit, on a les politiques qu'on mérite et on a aussi le modèle démocratique qu'on se choisit. On peut s'interroger, c'est une question que je pose sur la table, hein, j'ai pas la réponse et c'est pas mon rôle d'ailleurs de la porter, mais est-ce que notre système démocratique est fait de telle sorte qu'on peut y attirer les meilleurs euh quand on voit le niveau de rémunération d'un président de la
République ? C'est beaucoup un président touche beaucoup euh simplement et on peut aussi s'interroger par rapport à un grand patron, un grand dirigeant d'entreprise. Euh sa rémunération est ridicule. Est-ce qu'on est dans un système celle du président de la République ? Celle du président de la République, est-ce qu'on est dans un système qui nous permet d'attirer les meilleurs euh à nos postes de dirigeant politique ? Je suis pas sûr. Vous pensez que si si c'était mieux payé, il y aurait peut-être Et c'est vrai, c'est vrai aussi par le par les parlementaires, les gens qui sont au SMIC vous disent, ils sont déjà trop payés pour le merdier dans lequel ils nous ont mis. Ça c'est une lecture politique. Mais effectivement et mais dans d'autres pays, je crois qu'ils ne
sont pas toujours aussi bien payés. Le président de la République, on rappelle juste il a il a c'est pas une liste civile comme les monarchies, il a un budget pour l'Élysée qui est gigantesque voté par le parlement dont il dispose comme il veut. Et effectivement, ce n'est pas pour son salaire personnel, ce n'est pas mirobolant. Voilà, c'est pas 40000 ou 50000 ou 60000 €. Non, c'est bien moins de 20000 €. C'est moins, c'est c'est 14 très précisément, je pense qu'on est entre 14 et 17 selon le selon le ça doit être 20000 € brut et un peu moins. Donc c'est beaucoup hein, je voilà mais je la question mérite de se poser. Voilà. Est-ce que tout n'est que question de rémunération ? Pas certainement, mais tout du moins ça en fait ça en fait partie. À ce niveau-là, on a quand même des à
côté quand on est dans quand on occupe cette fonction. Voilà, on est quand même comme un prince. C'est une c'est une c'est une présidence de la République régalienne monarchique sur le fonctionnement pas sur pas sur le plan politique. Bien sûr, on est quand même la preuve et vous le dites, on y reviendra, on a du mal à partir et quand on et quand on s'en va contre son gré, on a qu'une envie, c'est c'est d'y revenir. Mais rappelez-vous, il y a beaucoup de macronistes qui en arrivent en 2017 dis gagnait beaucoup plus dans le privé et je viens, je fais des sacrifices pour venir euh dans voilà pour l'intérêt général. On connait tout à fait Jérémie, on connaît beaucoup d'engagements politiques où les les gens disent je suis sénateur ou député, je gagnais beaucoup plus quand j'étais le FV. Vous
restez avec nous sur ce de radio. Je reçois Jérémy Marot qui a coécrit avec Pauline Tevno, le crépuscule des princes. C'est Dauphin veulent le trône mais pas son héritage aux éditions du rocher. Et je peux vous dire que le contenu de ce livre, il est détonnant, il est percutant, il est pertinent. On se régale Nissa. Et vous où est-ce qu'il faut nous appeler pour au 0826 300 si vous souhaitez réagir, si vous pensez que le président de la République vit ces derniers jours en tant que prés enfin en tant que maestro politique, vit-il la fin de son règne ou alors au contraire pensez-vous qu'il est prêt à rester encore longtemps dans le paysage politique ? Dites-nous ce que vous en pensez au 0826 300 Sud Radio,
parlons fr midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États. Pericoléas, vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h19 et je reçois Jérémy Marot, co-auteur avec Pauline Tevot. Jérémie est en studio, le crépuscule des princes. Ces dauphins veulent le trône mais pas son héritage. C'est un tableau, je ne veux pas dire apocalyptique mais enf en tout cas très très très saisissant de la situation politique du pays. les coulisses du pouvoir euh ces anciens premier ministres et les autres candidats à la candidature qui sont en train d'essayer de se répartir les tâches et savoir en fonction des sondages qui sera l'élu qui devra s'opposer en partie à Marine Pelle, en partie à Jean-Luc Mélenchon et surtout la cette fin traîne dans les dans les couloirs de l'Élysée, les intrigues, les
complots, les coupbas, les règlements de compte, les je t'aimes, moi non plus les retrouvailles, enfin voilà, tout est décrit avec une une prose et une une fraîcheur absolument, j'allais dire délicieuse. C'est un c'est un ouvrage qui captive. Jérémy Marot, les vous en avez rencontré, je vous dis 160 personnes. Euh les Macroniens parlaient de Il y en a qui sont un petit peu durs, il parlaient le le cœur libre, le cœur ouvert ou non ? Oui, ça oui plutôt bah certains sont désabusés pardon de la tournure prise à l'issue du 2è quinquena et surtout cette conditions de la réélection en 2022 la façon dont le président n'a pas fait vraiment campagne pour les législatives en 2022 les députés pour certains sont
sentis abandonnés en frustr et et puis bien sûr la dissolution qui a créé énormément de ressentiments dans le dans le camp présidentiel et qui amène certains à voir avoir la dendure. Alors, je voudrais avoir l'avis d'un Arnaud Beditti qui est le politologue que nous consultons plus que souvent sur Sud Radio parce que son expérience et sa connaissance est totale. Je ne sais pas si Arnauden a lit le livre, je pense qu'il le lira mais j'ai besoin de son avis sur cette fin de règne. Bonjour Arnaud Benedetti, vous êtes vous nous recevez ? Je vous reçois parfaitement. Voilà donc le le titre s'appelle du livre le crépuscule des princes. Ces dauphins veulent le trône mais pas son héritage. Est-ce que déjà pour vous le titre signale et décrit quelque chose de
réel ? Oui, parce que nous assistons à ce que l'on appelle communément une fin de règne après 10 années de mandat. C'est long 10 années de mandat hein. C'est Jacques Chirac qui avait fait lui aussi 10 années de mandat. La vérité c'est qu'avec 12 pour être précis c'était 5. C'était 5 mais mais avec de la cohabitation. Voilà. Sept il y avait le Septena Septena plus qu'un kena euh mais la réalité c'est que si vous voulez à la différence de Jacques Chirac et à la différence de nombre de ses prédécesseurs, Emmanuel Macron a été élu très jeune. Il va sortir de l'Élysée, il aura 49 ans. 49 ans, c'est quasiment l'âge qu'avait Valérie Duscardestin qui avait été quand il a été élu 48 il avait 48 ans. Absolument. Oui, tout à fait. 48 ans.
Enfin bon, c'était je dire sous la cinquantaine donc il a il a il a il a un avenir politique, enfin en tout cas un avenir qui se présente à lui. Après, si vous voulez, le le problème d'Emmanuel Macron, c'est que c'est quelqu'un qui infiné sous une apparence de de nouveauté, le fameux Nouveau Monde, a réuni Infiné en 2017 des forces politiques qui étaient des forces de gouvernement qui étaient des forces politiques très essoufflées. Déjà, sa grande habilité, c'est d'avoir essayé de d'espacer les les clivages en prenant globalement le centre gauche et le centre droit. et euh en permettant finalement à coup de marketing de faire
une promesse de renouvellement qui de fait renouvelait qui ne renouvaient pas grand-chose mais qui perpétuait des forces de gouvernement qui déjà étaient en difficulté. Il a il a débauché Oui. Arn il a débauché quand même dans les grands partis aux républicains et chez les socialistes quelques personnalités qui se sont jealis dire recomposé autour de lui pour un résultat finalement qui est loin des espoirs énoncés au départ. Oui, clairement. Mais si vous voulez Emmanuel Macron sous une esquisse de rénovation, de faire de la politique autrement, n'a finalement pas mis en question logiciel politique qui amenait déjà à
une situation de très grande défiance en 2017. il a fait perdurer quelque part de vieilles forces de gouvernement qui se sont retrouvées à travers une marque qui était plutôt habile sur le plan encore une fois de la communication politique mais qui ne changeait pas fondamentalement finalement ce que nous avions connu. Donc il est pas tellement surprenant qu'il se retrouve aujourd'hui dans une situation où il est particulièrement essoufflé et où par ailleurs, il faut quand même le le dire, sa pratique du pouvoir qui est une pratique qui pour certains est apparue comme parfois très arrogante a vraisemblablement quelque part encore plus approfondi le la défiance, le fossé de défiance qui
existe entre une grande partie de nos concitoyens et leur classe dirigeante. Jérémie Marot, est-ce que justement le fait de ne pas avoir vraiment remplacé l'ancien monde par un nouveau monde parce que l'espoir était là en 2017 notamment avec cette promesse, je détruirai les causes qui font que les Français des Français votent pour leur Rassemblée national. Non seulement c'est pas le cas, mais il est presque ils sont aux portes du pouvoir et comme dit Arnaud Benedetti, le l'ancien monde finalement peut-être remaquillé ou redessiné, il ne s'est jamais aussi bien porté. Est-ce que c'est ça qui est à l'origine du fiasco de de de ce de ce Ouais. Regardez qui est candidat à la présidentielle he ou quasi candidat Sigolen Royal Dominique de Villepin François Hollande quelqu'un qui aurait
été dans le coma ces dernières années et se réveillerait là maintenant dirait mais il y a rien qui a changéen qui changé pour le coup ce qui est sûr c'est qu'Emmanuel Macron il s'est jamais vraiment soucié de son parti politique par exemple il a créé un parti il l'a même créé avec le nom CCS initial en marche et puis après une fois la conquête du pouvoir terminé il s'est jamais dit je vais créer une nouvelle génération de politique il a laissé le truc végété Pourtant, il prend ombrage. Gabrielatal comprend qu'il faut s'emparer du parti. Ellisabeth Borne, vous l'expliquez dans le livre très très bien, essay d'en empêcher, elle jette l'éponge. Donc Gabriel Atal prend la présidence du groupe, il prend la présidence du parti. En fait, c'est lui qui tient la caisse en fait.
Il pique la caisse en plus, c'est les moyens financiers. C'est lui qui tient l'appareil de la Macron million d'euros dans la caisse de renaissance. C'est de quoi payer une campagne présidentielle et même avoir un petit peu de rab à la fin. Alors, cet argent vient du fait qu'il y a beaucoup de parlementaires et quand on a des voix du système électoral français que lorsque vous avez des voix, même si vous avez pas d'élu, vous touchez un peu d'argent. Donc, à plus forte raison si vous avez des élus. Je voulais faire une petite parenthèse et je demanderai son avis Arnaud Bénétier également. Euh, je vois que que ce soit Emmanuel Macron quand il était ministre de l'économie, il fait un certain nombre de dîners à Ber qui sont des dîners de préparation ou des récoltes de fonds
pour sa campagne présidentielle. On le saa qu'après. On voit Gabriel Atal qui fait aussi qui prépare sa sa campagne avec les fonds du parti. Il y a il y a ce fameux ce lancement de campagne à Murambaraz avec le maire Pierigas qui exactement il reconstitue ce que Chirac avait fait à à Avignon avec madame Roag. Donc il lance sa candidature présidentielle et ensuite il y a un banquet avec de la Ligo 6 à Mbabou interpellé. Tout ça est payé par le parti donc au frais des contribuables quelque part directement. Oui, mais ça c'est le jeu de de la vie politique, c'est c'est le cas de tous les événements de tous les événements ça choisit. Oui, tout à fait. Il y a pas que mais voilà mais enfin voilà. Après, est-ce qu'on préfère des financements privés par exemple des partis
comme aux États-Unis ou là voilà sans mieux sans plafond et cetera ? Donc c'est aussi une une façon de réguler l'argent qui rentre dans le système politique avec les possibilités de corruption derrière. Donc très honnêtement, tous les partis le font et c'est peut-être le peut-être pas le meilleur système mais le moins pire de tous aussi. Arna Beneditti, est-ce que il y a une une là on avait depuis une vingtaine d'années après les lois Recard voulu moraliser le fonctionnement de nos partis politiques et des campagnes électorales. Il y a une moralité qui s'est installée ? C'est mieux c'est mieux tenu qu'autrefois ou il y a encore à votre avis des dérives qui mériteraient d'être d'être rectifié ? En tout cas, il y a eu un encadrement. Les lois qui ont été votées entre 89 90
91 par les gouvernements de de Michel Rocard ont installé une régulation, j'allais dire du financement de la vie politique qui était quand même pour le moins quasi inexistente ou en tout cas avec beaucoup de trous dans la raquette auparavant. Donc il y a eu un un progrès de ce point de vue-là. Après, je dire on est évidemment comme dans tout système nullement à l'abri d'un certain nombre de dérives, mais je rejoins ce qui a été dit, c'est-à-dire que là, ce qui se passe en l'occurrence le financement de la vie politique, il passe entre autres par les partis politiques, par les partis politiques qui ont des élus. Donc, il est pas choquant en effet que des candidats à l'élection euh présidentielle lorsqu'ils
sont dépendants de ce parti, dans ce qui représente ce parti, et ben évidemment utilise les fonds de ce parti pour faire euh pour faire campagne. J'allais dire que rien de véritablement anormal dans ce système-là. La démocratie a un coût de toute façon elle a un prix on le sait et donc il faut aussi on accepter le principe. Merci à Ben pour votre témoignage. Donc je suis je suis avec Jérémy Marot. Vous restez avec nous, vous êtes sur Sud Radio. Nous allons savoir comment se passe cette fin de règne, j'allais dire de quel signe politique a-t-elle le nom et qui peut succéder, qui veut succéder à Emmanuel Macron et quel peut-être le là il reste quelques mois mais quel peut-être le scénario qui se présente devant nous pour savoir qui
succédera au président de la République en mai 2027. Les jeux sont ouverts et je peux vous dire que le panel est large. Je vous rer sur Sud Radio et Anissa bien sûr on nous appelle au au 0826 300 et répondez à la question si vous vous la posez est-ce qu'Emmanuel Macron peut encore peser sur sa succession dans tous ces états. Périco gas vous êtes bien sur Sud Radio. Il est 13h32 je reçois Jérémy Marot qui est en studio avec nous en direct co-auteur avec Pauline Tevniot. Le crépuscule des princes. Ces dauphins veulent le trône mais passe un héritage aux éditions du rocher. Un document politique passionnant, un feuilleton et surtout pour nous qui suivrons ça derrière les médias et le peu que nous avons là, les deux auteurs sont rentrés dans les coulisses, ils sont entrés là dans le
secret de l'État. Ils ont confessé un certain nombre de personnalités qui leuront parlé télbrement et on apprend exactement ce qui se passe et ce qui s'est passé dans les instants de crise et les instants de tension que peut avoir a pu avoir cette élite et cet cet exécutif. Jérémy Marotu, comment se passe là aujourd'hui la fin de règne à l'Élysée ? Le président en train de savoir qui va lui succéder. Est-ce qu'il doit soutenir quelqu'un de son camp dans cette campagne ? Et puis ensuite vous en parlez, on en reparlera un petit peu. Quel est son avenir ? Est-ce que c'est un adieu définitif comme il l'a laissé dire ? Et puis il y a d'autres fois où il a laissé entendre que pas du tout c'était un départ mais qu'il était jeune et qu'il pouvait revenir un peu comme la
sous-entendu Ardo Benedetti. Bon, pour l'heure, il il fait bien attention de pas se mêler officiellement de la campagne qui est à venir. Euh, de plus loin, et c'est ce qu'on raconte aussi, il s'en inquiète quand même. C'est-à-dire qu'il voit bien qu'il y a un problème euh dans le bloc central et dans son espace politique et que les différents candidats vont droit dans le mur et disent il va bien falloir qu'il se parle à un moment. C'est il le constate. Euh après, il n'a pas de capacité, il a pas la crédit politique pour soutenir un un candidat quand bien même est-ce qu'il veulent est-ce qu'il voudrait être soutenu d'ailleurs les candidats ? Est-ce que ça serait pas la pire de l'our ? C'est c'est la bonne question. Alors Emmanuel Macron, il garde quand même un socle qui finalement
au regard des sondages pour Édouard Philippe qui est entre, on va dire 15 et 20 % grand maximum ou Gabriel Atal qui est entre 10 et 15 voire moins, le socle macroniste en entier reconstitué, il est assez élevé, il est il reste autour de 20 % 20 24 je pense que s'il était candidat, il ferait de meilleur score dans les sondages que Gabriel ou probablement avec la force de de l'expérience en plus entendu. Euh mais donc pour le coup, il garde un socle mais néanmoins, il y a personne qui se précipite pour avoir son soutien et ce serait probablement contreproductif et c'est pour ça mais je pense que lui en est tout à fait conscient et c'est pour ça qu' c'était pas avec Sarkozy, vous souvenez, on effacit le nom de Sarkozi des affiches parce que c'était c'était pour malheur. Exactement.
Et Hollande et Hollande aussi bah du coup il s'est pas représenté c et quand Chirac soutient Sarkozi, c'est du bout d'élèves, ça dure une minute 30 et personne n' cherchait vraiment le soutien de Jack Chiak cette fois. chercher celui de Bernadel jusqu'au moment où il appelle à voter François Hollande et qu'on essaie de corriger en disant "Mais non, il a eu un petit moment de diversion." Nous avons nous avons Nicolas qui nous appelle de Bois la pierre. Bonjour Nicolas. Bonjour Picot. Bonjour Jérémy. Est-ce que cette fin de règne de Macron vous elle vous interpelle ? Elle vous déçoit ? Au contraire, vous trouvez que c'est normal que que ce quinquenain finisse comme ça un petit peu piteusement ? Non, ça anormal qu'un qu'un Kenas se termine de la sorte en eau de boudin
avec une impopularité telle. Après, je vous dirais bien que la France est un pays régicide. Oui. Dans lesquels le président en cours est toujours malaimé. Là, on a des sommets avec un type que dont j'ai été partisan, dont je suis d'une certaine manière encore partisan qui a quand même euh euh fait quelque chose qui est très qui a qui a sollicité l'impopularité, c'est euh la fin de la bipolarité qui a du coup qu'il a du coup euh augmenté parce que autre fois on parlait de l'UMPS. Bon, il y avait la bipolarité tantôt l'un tantôt l'autre d'alternance. Il les a tué en les embrassant l'un et l'autre
et on se retrouve à ce jour avec d'un côté LFI qui pour moi n'est pas une gauche de gouvernement et le RN pas plus. Vous voulez dire il a cassé il a cassé le clivage gauche-droite ? C'était c'était son objectif. C'était justement et on attendait ça de casser ce magma politique pour recréer finalement les deux extrêmes et au milieu un vaste maré pour le créer mais en tout cas ça a eu cet effet là et je pense que ça a donné lieu à l'impopularité la pire qu' soit parce que quand vous étiez pas content du MP vous votiez pour le PS ou inversement vous voyez et là on est face à des extrêmes et face à des gens qui disent mais quel marasme bon après il faut dire qu'il y a pas eu beaucoup de bol il y a eu quandme même beaucoup de
choses qu'il a affronté. Il y a aussi eu le fait que moi personnellement, même en étant partisan, il y a des trucs que j'ai jamais compris de sa part à lui ou à son gouvernement. Évidemment, la dissolution au premier lieu mais d'autres choses que j'ai trouvé tout à fait incongrue. La reconnaissance de la Palestine dans les circonstances dans lesquelles il l'a fait. La reconnaissance de l'État, très bien. Dans les circonstances, non. euh la réforme du baccalauréat qui a été une énorme usine à gaz qui a donné des résultats contre-productifs. Et aujourd'hui, je crois que bon euh Macron, il est devenu impopulaire mais le macronisme, il a des beaux jours devant lui d'une part et que d'autre part il y a autre chose, c'est que on juge toujours de la qualité ou des défauts d'un
président à terme, à distance. Alors euh Nicolas, je vais justement Non mais je comprends bien la façon dont vous dessinez, vous campez bien la situation. Jérémy Marot, est-ce que justement d'avoir voulu casser ce clivage gauche droite PS en l'UMP, est-ce qu'il n'a pas reconstitué avec en marche Renaissance et lui en même temps l'UMPS c'est cette fusion de cette droite qui n'en est plus tout à fait une, de cette gauche qui n'en est plus non plus tout à fait une en espèce de grand centre. Finalement les Français ont été désabusés. Ça va vers les extrêmes puisque le mécontentement de la population est total et on a un parti on a un parti présidentiel centre gauche centre droit qui reprend tout qui finalement laisse un bilan où il y a aucune visibilité où il y a où il y a
aucun aucune construction. Bah en fait il reste plus grand-chose du parti et même si Gabriel Latal est amené à se retirer un moment dans la course présidentielle, j'ai aucune idée et plutôt des doutes d'ailleurs sur la façon dont ce parti survivre à à 2027 qui s'appelle Renaissance aujourd'hui. On est d'accord. Renaissance et Moribon. Voilà. Exactement. Euh donc j'ai l'impression qu'il y a rien de durable et peut-être que ce sera démenti par les faits qui sera laissé tout du moins, je vois mal comment en 2027 et encore une fois si euh si Gabriel Atal ne peut pas aller ne va pas ne gagne pas l'élection présidentielle, comment il va comment il va garder quelque chose de tangible ? On disait Arnold vous disiez aussi et tout le monde le dit il est jeune il a encore
de l'avenir. Les autres présidents avaient un certain âge quand ils abandonnaient la fonction. et peut-être une usure qui fait qu'il en est parvenir. Euh Emmanuel Macron garde tout sachant sa fraîcheur et et Anissa, est-ce que Macron n'est pas le président qui veut revenir avant d'être parti ? C'est en tout cas l'idée qu'il laisse paraître surtout au regard de ces dernières déclarations. Alors veut-il briger un troisème mandat ? Il laisse désormais la porte ouverte à un retour en 2032 mais il n'a annoncé aucune candidature et il ne peut pas se représenter en 2027. Là-dessus, on éclaire l'article 6 de la Constitution. l'interdit expressément. Euh ce qu'il a dit dans l'ordre, en tout cas, on sait qu'en août 2023, lors d'un échange à h clos avec les chefs de parti, il aurait
qualifié la limite des deux mandats consécutifs de funestes conneries. Je cite de participants ont confirmé les propos à la FP. En mai 2025, interrogé directement sur une candidature en 2032 sur TF1, il répond qu'il n'y a pas encore réfléchi, ce qui veut dire qu'il ne ferme pas la porte. en juillet euh 2025 devant les jeunes de son mouvement, un petit rétropédalage parce qu'il sait faire plainer le doute Emmanuel Macron, il répond que euh lorsqu'il lorsqu'on lui demande euh s'il se représentera, on lui demande pas pardon s'il se représente. On lui dit on lui pose quelques questions. Il dit qu'il aura besoin de ces fameux jeunes, qu'il aura besoin d'eux dans 2 ans, dans 5 ans et dans 10 ans. est un signe finalement qui
l'entend rester présent sans que cette phrase désigne à elle seule finalement la présidentielle de 2032. Et là, vous avez un changement de ton radical en 2026 en pardon en septembre 2026 interrogé par Vargiti sur un éventuel 3è mandat. Il rappelle qu'un autre président serait élu en 2027 et dit je n'exclus rien. On restera sur cette parole. épisodes qui sont totalement relatés dans le détail par Jérémy Marot. Et mais j'ajoute juste pardon à cet excellent inventaire que le que vous avez fait commencer en 2023 et c'est tout à fait juste mais même c'est ce qu'on raconte dans le livre janvier 2018 il est élu depuis à peine 8 mois 9 mois on est en Auvergne euh il est avec des jeunes
à Chamalière chez Giscardement chez Giscard et il dit je suis c'est quand même dingue je suis le seul élu de cette République à ne pas pouvoir faire trois mandats. Déjà il n'est même pas là depuis 8 mois qu'il y a ça qui lui trle dans un coin de la tête. Il a peine commencé son qu'il est déjà pas content de pas pouvoir en faire un troisième comme tous ses prédécesseurs. Oui. Surtout qu'à l'époque, il est dans une euphorie totale. Il a voilà, on peut dire qu'il bénéficie de d'un aura et il se dit "Mais quel dommage de de n'en faire que deux." Et là finalement, je crois qu'il finit ce deuxième quinquena d'une façon assez pénible, même s'il garde toujours de de la ferveur. Alors le camp des remplaces, comme disait le général de Gaulle, le troplin le trop plein il est réel. Est-ce queil y a un
risque pour autant euh et c'est vraiment le cœur du débat euh actuel aujourd'hui, est-ce qu'il va falloir à un moment donné qu'on se désiste, y compris est-ce que Retaillot va devoir dire "Ben, j'arrête parce que si je me maintiens, ça sera ni Atal ni Édouard Philippe, ça sera mais Jean-Luc Mélenchon qui sera au 2e tour. Est-ce que et là vous décrivez une situation qui est quand même assez originale, c'est-à-dire que personne n'est prêt à faire des concessions et tout le monde croit en s bonne étoile. Est-ce qu'on peut se retrouver avec un camp présidentiel disloqué, un droit d'une centre drooite qui est discréditée et un deuxième tour fatal comme on essaie de l'éviter, c'est-à-dire le Pen Mélenchon ? En tout cas, chacun dans cet espace là du centre, Philippe, Atal, Rotaillot et
cetera fait le même constat. Vous l'avez dit et si on part divisé, ça va être très compliqué de se hisser au second tour, sauf à campagne. Après, personne a l'air pour l'instant volontaire pour se désister. Chacun mène sa barque. C'est la régulation par la fureur de vivre. C'est le théorème que nous expose Édouard Philippe. Euh c'està dire que le le premier qui freine a perdu mais le dernier qui freine est mort. Ce qui laisse pas beaucoup de gagnants dans l'affaire, vous le constaterez. Et pour l'instant, l'enjeu principal pour eux, c'est de pas trop s'abîmer entre eux. C'est pas tout à fait bien parti puisque il y a des pics de part et d'autre et d'arriver à chacun mener sa barque pour un moment se rejoindre. On n'en voit pas du tout l'horizon pour l'instant
en tout cas. Et c'est le point fort de c'est la ligne rouge ou l'élément principal. Il y a beaucoup d'éléments dans votre livre qui nous permettent de décrypter la situation politique dans sa complexité avec quand même des échecs, des déceptions des fiasco. On est passé à côté d'histoire dans beaucoup de cas. Là, vous expliquez clairement, le président de la République n'a pas la main sur son successeur. Il n'a pas la main sur la campagne qui fera suite à son remplacement euh avec ses troupes, avec ses fidèles. Ça va dans tous les sens. On se tire dans toutes les parce qu'il y a encore une bande de macronistes autour de lui qui sont fidèles évidemment qui dénoncent la tradhale qui dénoncent la tradh d'ort Philippe. Rappelons que les deux premier ministres ont appelé à quelques heures
d'intervalle ont suggéré que le président de la République démissionne ou abandonne sa fonction. Aujourd'hui le la Macronie, elle est totalement décomposée complètement. Après, le fait que qu'un président regarde de loin la campagne, c'est arrivé à François Hollande. Votre auditeur disait oui, il se retirait François Hollande. Ouais. Oui, mais on parle de sommet d'un peu popularité pour Emmanuel Macron, mais rappelez-vous François Hollande, on évite Amnési. Même chiffre, même chiffre, le plus bas, 14 % pour les deux. Exactement. Ce qui n'empêche pas, vous le remarquerez, de à François Hollande de penser qu'il puisse se représenter. Donc aussi, ça va très très vite en politique, c'est des enseignements et c'est pour ça qu'Emmanuel Macron a un œil sur 2032.
Vous restez bien sur Sud de Radio, je reçois Jérémy Marot, côteur avec Pauline Tevne du crépuscule des princes. Ces dauphins veulent le trône mais pas son héritage aux éditions du rocher. Nous aurons dans quelques instants Théodore qui nous appelle de Port Marli et on peut continuer à nous appeler Maris. Évidemment si Anissa si avez-vous voté Emmanuel Macron en 2017 ou en 2022 ? Le regrettez-vous aujourd'hui ou pensez-vous que vous le regretterez quand il sera parti si vous n'avez jamais voté vous pour lui ? Est-ce que ces dauphins vous semblent capable de faire mieux ? Appelez-nous au 0826 300. Sud Radio, parlons vrai. Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces états. Péricoas, vous êtes bien sur Sud Radio il est 13h47. Je reçois Jérémy Maroko hauteur
avec Pauline Tev du crépuscule des princes. C dauphins veulent le trône mais pas son héritage. On décrypte effectivement la situation avec les vautours qui attendent le cadavre présidentiel, le cadavre politique hein parce que Emmanuel Macron est en très bonne santé et voilà comment se passera cette succession et avant que la succession intervienne, comment va finir ce règne, ce quinquena qui est mal qui est mal en manché ? Nous avons Théodore qui nous appelle de Port Marlie. Bonjour. Bonjour Théodore. Est-ce que pour vous c'est une vraiment une fin de règne ou c'est un une fin de mandat normal ? Euh Périco, bonjour. Oui, on s'était parlé il y a quelques semaines avec Pierre Gataz. Encouragé à se présenter en 2027. Oui. Euh Pécot, je crois qu'on complique trop les choses.
En réalité, son calcul est très simple. Euh peu importe la fin du mandat, peu importe son successeur dont il se fiche, euh il laisse en réalité une situation suffisamment dégradée pour que la prochaine présidence n'ait aucune marge de manœuvre. Euh elle deviendra impopulaire 3 4 mois après le après l'élection, quel que soit le le l'élu. Et là, il reviendra dans les médias et nous dira "Bah, vous voyez, je vous l'avais dit." Et donc en 2032, il revient tout frais, tout euh tout beau et on en aura jusqu'en 2042. Perico, on n pas fini avec ce personnage. Voilà mon avis. Vous pensez donc alors il n'a peut-être pas prémédité mais vous voyez un scénario où Emmanuel Macron
finalement se réjouit de laisser le pays entre guillemets à feu et à sang si l'option du d'un deuxème tour Mélench Le Pen se présente encore mieux parce que comme vous le dites ça ne pourra annoncer un scénario catastrophe pendant le Quinting 2732 et finalement du cauchemar qu'il est aujourd'hui il viendra à votre avis un bon souvenir en 2032 cauchemar il est on en a pour encore 15 ans. On n pas fini avec ce funeste personnage. Et vous dites qu'il n'a pas calculé si si si tout est calculé. En réalité ni vous ni moi ni la France ne l'intéresse. Il y a que le pouvoir qui l'intéresse et et moi je vous prédis on en a pas fini et on en a jusqu'en 2042 au minimum et puis on verra ce qui se passera après. Docteur Jérémy Marot, est-ce que vous
partagez le diagnostic du docteur Théodore qui est pas réjouissant du tout ? Le docteur Théodore à Port Marley dans les Yvelines, il doit se sentir bien seul ou il a dû se sentir bien seul parce qu'on est dans des fiefs macronistes et ce serait intéressant de voir euh sûr bien sûr comment tout ça débouchera. Euh successeur dont il se fiche, euh moi je suis pas sûr du tout. Euh d'ailleurs, c'est ce qu'on raconte dans le livre. Il a quand même théorisé dès le dès sa réélection 2022 que s'il était raccompagné sur le ponron par Marine Le Pen, ce sera très compliqué pour lui de se faire rélire derrière. On lui dira on lui dira "Vous avez tout fait pour hein. Il aurait pu faire en sorte d'être avec un scénario différent. On pourra lui dire "Vous avez tout fait pour."
Exactement. Mais lui, il a il a le la le spectre, le syndrome Barack Obama. Il a peur de tout comme Barack Obama après un mandat où réputé progressiste s'est vu raccompagner par Donald Trump sur le péron de la Maison Blanche. Je sais pas si on le formule ainsi. Lui, il a très peur de se faire accompagner par Marine Le Pen. L'image serait dévastatrice. Ce sera celui qui aura ouvert les portes du pouvoir à l'extrême droite. Est-ce que vous pensez que ça lui fait aussi peur que de se faire accompagner par Gabriel Natal comme Nicolas Sarkozy a récupéré raccompagné Jacques Chirac qui avait dit je décide, il exécute autrement Larbin et là se faire accompagner par Gabriel Natal sur le pon n'est pas une idée à mon avis qui doit le séduire et le ré parce que ce serait une peur d'une
différente nature et je suis pas sûr que ça lui fasse très plaisir de raccompagner Gabriel Natal mais toujours plus que de raccompagner Marine Le se faire accompagner ou Édou Warard Philippe éventuellement. Voilà. Alors, il pourra toujours dire "Voyez, c'est quand même mon équipe qui a gagné. C'est quand même c'est quand même des gens à moi qui ont sauvé la France d'un d'un épisode cauchemar d'esque." Je pense que ces exégèes feront ce récil là par la suite. Qu'est-ce qu'on peut envisager pour plus tard ? Alors, vous gardez à la fin du jeu je devrais pas raconter parce que c'est un suspense permanent. Euh voilà. Mais bien sûr, mais il faut vraiment lire ce livre. En tout cas, vous passereiez un beau moment de détendre parce que c'est tout ce qu'on entend
aujourd'hui à travers les médias, cette actualité politique qui nous exaspère, qui nous qui qui nous scandalise, qui qui nous énerve, qui nous espère, qui nous déprime. Mais là, présenté par vous, euh on lit ça avec délectation, moi qui suis gastronome, c'est un c'est un plan de c'est un plan de de gourmandise politique. Alors, vous parlez vous parlez, vous faites allusion donc à monsieur Jean Castex qui a été premier ministre de loyal, obéissant et tout à fait sympathique. Et vous aimez vous émittez l'hypothèse de le Menedex, c'est-à-dire que il accepterait peut-être comme Menvedeev premier ministre de de Poutine de faire une transition qui permettra à à Macron de revenir. Scénario un petit peu osé évidemment. scénario tiré par les cheveux évidemment mais il y a
l'anecdote et puis il y a ce que ça raconte l'anecdote c'est qu'effectivement Emmanuel Macron euh a penser à Jean Castex pour lui succéder. C'était son premier ministre favori, son chouchou euh avant le Cornu qui est devenu foufou aujourd'hui et pour lequel il y a eu à moment donné une petite tentative de et votre devoir est-ce que c'est pas lui qui pourrait aussi aller en 2027 pour le mettre tout le monde d'accord. C'est ça que ça raconte, c'est que ça raconte la volonté et finalement l'impossibilité derrière pour un président de se choisir son propre successeur. Euh et pour Jean Castec, c'est assez clairant. Ça été un premier ministre qui ne lui a pas fait d'ombre, qui l'a même protégé. Il voulait que Jean Cassex reste même au-delà pour commencer le second
quinquena. Finalement, je crois que Jean Castex n'a pas tant envie que ça d'y aller. Les flatter évidemment et on raconte on raconte tout ça. Oui. Donc alors ils ont tous, je vais pas je vais pas utiliser le nom de l'animal parce que ce ne sont pas des rats mais ils ont tous quitté le navire à un moment donné. Qui sont les fidèles qui sont toujours autour ? J'allais dire les Jean-Louis Debré et les et les Aljupé euh qui étaient pour Jacquir, les fidèles qui ont tené même Philippe Ségain qui autour de d'Emmanuel Macron reste autour de lui fidèle engagé et surtout qui disent il reviendra et nous serons à ses côtés et nous le et nous le persuadrons de revenir s'il le faut. C'est une des caractéristiques politiques, je crois les plus frappantes d'Emmanuel Macron, c'est qu'il s'est pas
vraiment construit d'entourage, de réseaux de fidélité. Euh, Chirak, Sarkozi, il y a pas de Jean-Louis, on est d'accord. Il y a pas de Jean-Louis Debré, il y a si il y avait quoi ? Il y avait Gill Legendre, il il l'a tué. Il y avait il y avait des gens comme Julien de Normandie qui sont partis. Il y avait Richard Ferrand qui était le fidèle des Finelles. Alors ceux-là, ils restent encore, ils sont encore là. Mais c'est des gens qui prennent l'initiative de rester fidèles à M. Ils sont Je peux vous dire qu'ils sont usés, hein. Et quand quand ils parlent, ils sont usés, ils sont fatigués ou des abusés. Désabusés. Voilà. Mais euh donc il y a ce petit réseau encore là, mais c'est pas du tout Emmanuel Macron qui qui l'organise. Quand Emmanuel Macron est attaqué à la télévision, on le raconte
dans le livre, euh quand il y a des offensives contre lui, il y a personne pour organiser vraiment une repost. Il y a une petite cellule communication à l'Élysée. Mais très honnêtement, quand il y a eu ces appels à la démission d'Edouard Philippe, Gabriel Atal, les boucles macronistes étaient étaient mortes. Il y avait personne pour les animer pour leur dire "Allez sur les plateaux, allez défendre le patron". Et ça c'est une des caractéristiques incroyables, je trouve pour Emmanuel Macron qui pourrait le desservir pour 2032. Il y a des petites associations de collaborateurs qui se créent mais pour l'instant il y a rien. Il y a pas de réseau très organisé. Il y a quelques noms peut-être comme Philippe Grangon bon et encore vous le citez, il est pas très connu non plus
mais enfin c'est un fidè fidèl. Non c'est c'est ce quelques derniers carrés de fidèles quoi qui restent. Comment comment vous appelez comment vous avez dans votre précédente parce que Jérémy Marot connu la vie politique quel est le titre de votre livre sur Castaner ? appelez-le mooi. C'était le kéké de la République. Voilà, donc il y a pas mal et finalement il est pas le seul kéké de de la République. Comment vous expliquez ça ? Emmanuel Macron est un homme qui n'a pas d'empathie, qui n'a pas de Est-ce qu'il est un cœur ? Est-ce qu'il a Est-ce qu'il a du sang qui coule dans ses sentiments ? ou est-ce que c'est une machine géniale avec un cortex tout à fait tout à fait sophistiqué qui ne roule que pour lui qui prend les êtres qu'il aime et qui se dévroue qui les
presse comme des citrons, les jette et finalement est-ce qu'on on pourra le voir un peu comme dans la film Aguire la colère de Dieu vous avez Klon Skinski qui est sur son radio sur son radeau avec les singes qui dansent autour de lui. C'est un peu cette image là qu'on a de la fin de l'Élysée. On a des images d'empathie des présidents. Mais est-ce qu'on peut vraiment avoir de l'empathie et avoir un cœur quand on est président ? Lui dit si j'étais sentimental je me suiciderai. Quand on est un président, on a aussi euh une succession de gens qui ne vous parlent que par intérêt, que par le pouvoir que vous exercez, une succession de trahison aussi. Et c'est tout ça que ça que ça que ça emporte d'être président de la République. On a discuté dans le livre avec un de ses amis
d'enfance enfin de d'étude Aurélien Le Chevalier qui est tout juste nommé ambassadeur à Washington après quel super était à science pour ensemble Alena et cetera et on lui a posé la question qu'est-ce que c'est d'avoir un copain président de la République parce que finalement quelqu'un avec qui vous avez passé des soirées euh avec qui vous avez bu des bières vous avez passé des moments convivieux et tout d'un coup ça devient le boss le patron. C'est compliqué d'avoir un ami comme ça et en fait c'est assez compliqué d'avoir euh tout d'un coup quelqu'un avec qui vous pouvez vraiment baisser la garde, tomber le masque quand vous êtes président de la République parce que tout finit par se savoir et se retourner contre soi. Sauf que Macro toujours au contraire les
autres présidents qui dit attention je ne suis plus le même. Macron a toujours maintenu un lien assez j'allais dire de de simplicité de contact direct avec ses amis tout en étant président de la public. Avec certains amis de toute façon il y a ce besoin de respiration. C'est comme on en parle dans le livre de Mitteran qui entraenait entretenait entretenait pardon une relation avec un sabotier dans la nièvre juste à quiil écrivait des cartes postales durant les conseils européens juste pour rester connecté au pays réel. Il y a ce besoinlà chez les présidents de rester connectés. Emmanuel Macron, il a un très bon copain dans les Pyrénées avec qui il va de temps en temps boire des c Alors, je laisse gazoste. André George Clémenceau disait "Un homme politique
n'est jamais mort tant qu'il n'est pas six pieds sous terre. Si je comprends bien, Emmanuel Macron n'est pas mort. Il a une fin de rine difficile et une succession hasardeuse. Mais euh voilà, vous lirez ce livre. Jérémy Marot, Pauline Tevno, le crépuscule des princes. C'est Dauphins veulent le trône mais pas son héritage. Une fri, c'est plus qu'une friandise, c'est un document mais c'est un délice à lire aux éditions du rocher vous en aurez pour votre argent. Anissa on se quitte pour aujourd'hui. Pour nous invités déjà, le docteur Martin Blachier qui nous a accompagné sur le Covid, Jérémy Marot, évidemment auteur du crépuscule des princes. ainsi que le politologue Arnaud Benedetti pour son regard également sur la fin du règne de Macron. Merci à tous ceux qui nous ont écouté. À suivre sur
Sud Radio. Brigitte la avec pour thème le hashtag mitou les garçons aussi subissent des viols. Ah hein et ben comme quoi la c'est tout ça pour être un sujet politique. À demain. C'est