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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 26 octobre 2017 26 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieTravail & emploiSantéÉconomie & entreprises

#RDLS44 : INSECTES, GLYPHOSATE, TRAVAIL DÉTACHÉ, SÉCURITÉ SOCIALE, NUCLÉAIRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Locuteur 1Fait
    « au parlement européen, ils ont rien trouvé de mieux à faire, que de reporter à dans cinq ans, l'interdiction d'utiliser les glyphosates »
  • 4:00Locuteur 1Fait
    « Qui a déposé cet amendement ? Le parti socialiste et la droite »
  • 8:00Locuteur 1Fait
    « M. Macron a remporté une grande victoire au niveau européen sur les travailleurs détachés »
  • 10:00Locuteur 1Chiffre
    « 4 milliards et demi de moins de dépenses à l'assurance maladie »
  • 12:00Locuteur 1Chiffre
    « 25% des soins ne servent à rien »
  • 16:00Locuteur 1Chiffre
    « il y a 19 réacteurs, qui vont arriver en fin de vie, au cours du quinquennat »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour ! Alors là, c'est la 44e édition de la revue de la semaine. Ça fait beaucoup, hein ?

Allez, générique! Alors, je suis sûr que vous avez vu passer l'info, parce qu'elle est tellement stupéfiante. Ça dit que 80 % de la masse des insectes... (Il y en a, des insectes !) ... a disparu au cours des 20 ou 30 dernières années (je me rappelle plus la proportion de temps) Il faut savoir que la première masse vivante, c'est la masse des insectes.

Alors sur la planète, hein. Mais nous, on en serait là. Évidemment, ces petites bêtes, elles meurent parce que... on met toutes sortes de produits qui les tuent.

Et évidemment, à partir du moment où elles, elles sont mortes, ... eh bien, elles sont plus là !

Elles sont pas nombreuses. Donc les suivants dans la chaîne alimentaire, ils mangent moins. Comme ils mangent moins, ils meurent plus vite, ou plus tôt, et ainsi de suite.

Donc ça déséquilibre toute la biosphère. Et au moment où la nouvelle arrive, c'est là qu'on apprend que... au parlement européen, ils ont rien trouvé de mieux à faire, que de reporter à dans cinq ans, l'interdiction d'utiliser les glyphosates.

C'est un pesticide... ... particulièrement dangereux pour les êtres humains, mais aussi pour les autres éléments de la biodiversité.

Là franchement, moi, les bras m'en tombent. Surtout quand je regarde. On me dit : "Tu comprends, ... le texte qui est arrivé au parlement, il prévoyait trois ans.

On reportait à dans trois ans. Et, il y a eu un amendement pour dire : Non non non ! Trois ans c'est trop court !

Cinq ans ! Qui a déposé cet amendement ? Le parti socialiste et la droite.

C'est incroyable, non ? C'est incroyable ! Enfin quand même...

C'est des êtres humains comme nous, non ? ils ont des gosses, ils ouvrent la fenêtre, ils regardent les oiseaux qui chantent...

Ils aiment bien aussi voir certains insectes, les coccinelles, les papillons, tout ça, ils sont contents de les voir ! Comment ils peuvent être à ce point, dans la main des gens... qui ont besoin qu'on continue à vendre des glyphosates, pour faire une proposition pareille qui est... qui les salit, quoi !

C'est une honte de proposer ça ! C'est honteux ! Vous vous voyez, en train de dire : Non non !

Finalement, 5 ans de poisons de plus ! Ils l'ont fait. Alors, au Conseil européen, ils sont un peu moins... sauvages, donc ils ont décidé de reporter la décision.

Mais il va bien falloir qu'ils se décident ! Parce que... l'autorisation d'utilisation du Roundup, elle expire là, à la fin de l'année.

Bon moi ça me va, elle expire, terminé, y en a plus. Enfin y en a plus...

Quelqu'un m'a envoyé un message sur messenger pour me dire : il faut que vous disiez que (par chez nous, c'est quelqu'un qui m'écrit depuis la Loire-Atlantique) et il me dit : voilà moi, j'ai des copains maraîchers et ils me disent qu'il y a un produit qui est déjà interdit depuis cinq ans, mais ils continuent à l'utiliser, parce que c'est la loi, ils ont le droit, tant qu'ils ont du stock et puis tant que l'usine a du stock. Donc, ça prend des années pour épuiser cette cochonnerie dans le temps. Donc je le signale, parce que ça veut dire que... le jour où ils interdiront le Roundup, ça sera pas pour dire du jour au lendemain plus personne n'en met.

Ce sera pour dire : oui, compte tenu du temps que...

Voilà. C'est des mauvaises nouvelles. Je préfère commencer par ça, et puis obliger tout le monde à réfléchir, parce que ce sont... (je répète pour ceux qui n'ont pas bien compris), le parti socialiste et la droite... il y a un nom ! ... pour quand il y a des trucs inacceptables de faits...

Il faut s'en souvenir après, les gens ! Pas juste pleurer... et puis après, quand arrivent les élections... "Tchouff!"... on a tout oublié.

Ben non ! Quand ça va arriver, avec vos bulletins de vote, vous aller punir les gens. Vous allez vers leur dire : "Ah bon c'est toi qui voulais... ... me faire bouffer du glyphosate 5 ans de plus ?

Eh bien tiens, pof ! Je vote pas pour toi. Voilà.

J'espère que vous vous en rappellerez. Et maintenant, je vais vous parler d'un autre sujet, parce que ça m'a bien énervé. Je regarde le journal, j'écoute la radio...

Formidable ! M. Macron a remporté une grande victoire au niveau européen sur les travailleurs détachés !

Alors... euh... bon !

Euh...

C'est pas vrai ! Mais quand même. Je me dis : mais heu... j'ai mal compris.

On a le doute. Je me dis c'est pas possible : c'est pas vrai ! Mais partout, c'est écrit ça.

À tous les journaux, c'est ça. À la radio, à la télé, grande victoire, grande victoire ! Alors je veux bien vous expliquer pour vous compreniez bien.

Un travailleur détaché, c'est quelqu'un qui vient d'un autre pays, pour travailler, par exemple, dans le nôtre. Un Polonais ou un Tchèque qui viennent en France travailler. Jusque là, ça, c'était permis, figurez-vous, hein ?

Bien sûr, la liberté de circulation, on est d'accord l'intérieur de l'Europe. Mais là où, quand même, c'était vraiment honteux, c'est qu'ils venaient et ils étaient payés avec un lance-pierre. Au prix du salaire de son pays d'origine.

Comment voulez-vous qu'une quelconque entreprise d'artisans lutte contre cela ? Elle peut pas ! Parce que... une entreprise qui est en France, elle paie les travailleurs aux prix français, convention collective, accords de branche, tout ça...

D'accord ? Et avec des cotisations sociales en France. Le travailleur détaché, il arrivait, il payait ses cotisations sociales dans son pays, et il était payé... au tarif qui convenait à celui qui proposait de le faire venir.

Ok ? Donc évidemment, ça a marché du feu de dieu dans des tas de branches. Évidemment que chaque fois qu'il y avait des travailleurs détachés qui arrivaient dans une branche, le premier résultat c'est qu'évidemment c'est eux qui travaillent et pas d'autres qui sont dans le coin pourtant et qui sont au chômage.

Et puis deuxièmement, c'est que ça coule les autres entreprises qui jouent le jeu loyalement. Donc c'est un problème, le travail détaché. Quand je m'en suis mêlé...

Alors là, ça a été la levée de boucliers universel. Comment Mélenchon... xénophobe... il s'en prend aux étrangers... !

Moi je sais que... le problème de la main d'oeuvre immigrée, on doit le régler de manière concrète, se poser des questions concrètes avec des réponses concrètes.

Exemple : les travailleurs sans papiers... un travailleur... qui il est là et il a son contrat de travail, il va au boulot, il rentre à la maison, il paye ses impôts, etc...

Il paie sa sécu...

Je suis pour qu'on lui donne des papiers. Voilà. Parce qu'il travaille, parce qu'il remplit son devoir.

Et quand on fait un sondage, et que vous le présentez comme ça en disant : Est-ce que vous êtes d'accord pour qu'un gars ou une fille qu'a pas de papiers, mais qui est là depuis cinq ans et qu'a un contrat de travail et tout, est-ce qu'on lui donne des papiers ? Eh bien figurez-vous que la réponse, c'est pas un fantasme. À 70% les gens disent : je suis d'accord.

Parce que... les gens réfléchissent !

Ils ont de la tête ! Ils ont pas seulement un cœur, ils réfléchissent. C'est mieux comme ça !

Parce que... si le gars ou la fille, il a des papiers, il peut se défendre, il peut protester, il peut obtenir un meilleur salaire avec les autres, et il sert pas tel ou tel patron malveillant à faire baisser les salaires pour tout le monde.

Voilà. Voilà. Alors le travailleur détaché donc, ils arrivaient et on les payait avec un lance-pierre et ils cotisaient dans leur pays d'origine, (si jamais ils cotisaient.

Ça, personne n'a été vérifié s'ils cotisaient vraiment ou pas) Et donc je me suis opposé à ça. Et donc j'ai eu droit à une levée de boucliers et ensuite les autres responsables politiques, tout le monde est venu se mêler de travailleurs détachés. Moi je le sais parce que, qui m'en a parlé la première fois ?

Des militants syndicalistes ouvriers. C'est eux qui m'ont dit : ça peut plus durer ! Nous, on est dans la solidarité, donc on va pas balancer les copains, mais ça peut plus durer !

De voir comme ça des gens... rappliquer pour 3 mois, pour 4 mois, payés avec un lance-pierre et qui cotisent pas.

Alors donc, M. Macron a fait pareil. Il s'est jeté aussi sur la question des travailleurs détachés.

Et il a dit : "Nous allons voir ce qu'on va voir, ça peut plus durer !" Il tape sur la table. Euh...

Ouais...

Qu'est ce que tu veux faire ? Vas-y, explique, qu'on comprenne ce que tu dis. Qu'est ce qu'il propose de faire ?

Il dit : "Bon, eh bien, maintenant on va mettre une limite dans le temps, pour chaque contrat de travail détaché" Alors nous, on se gratte la tête. On dit mais c'est pas le sujet ! Le sujet c'est que, un travailleur comme ça coûte moins cher, et si il coûte moins cher, c'est du dumping.

C'est pour ça qu'il vient ! Parce que, racontez pas d'histoires : Pourquoi on fait venir un travailleur détaché, à votre avis ? Il n'y a pas des bons plombiers ?

Il n'y a pas des bons plâtriers ? Il n'y a pas des bons peintres en France ? Bien sûr que si !

Alors monsieur Macron, quand il dit : on va réduire le contrat, dans la durée de temps, ...

C'était quoi jusqu'à présent l'autorisation ? 24 mois. Ah bon ?

Puis les gens qui viennent, ils restent combien de temps ? 6 mois... quelque chose comme ça...

Donc franchement, c'est pas le premier sujet. C'est pas LE sujet ! Le sujet, c'est pas... la durée du contrat de travail de ces pauvres gens !

Le sujet c'est : comment ils sont payés et où ils payent. Alors là, dans l'accord, il est dit... ... mais ça, ça existait... "Travail égal, salaire égal" Très bien.

Ça règle pas le problème. Travail égal, salaire égal, très bien. Avec les autres éléments, oui très bien.

Mon œil ! Parce que les autres éléments, ça dépend de l'entreprise. Et l'entreprise, elle peut décider qu'elle le fait pas, pourquoi ?

Parce qu'il y a les ordonnances sur la loi travail. Avant, tu venais. Pof !

T'avais l'accord de branche et la loi, et s'il y avait une prime de ceci ou de cela qui était prévu, tu pouvais dire, ben... tout le monde la touche.

Sauf que maintenant, il y a les ordonnances sur le code du travail et c'est dans chaque entreprise qu'on décide. Et voilà. Pourquoi ?

Tout ce qui est en dehors du salaire, c'est pas sûr du tout que ces gens en voit la couleur. Mais je laisse ça de côté. Je laisse tout ça de côté.

Si c'est pour ça qu'il faut applaudir, je réponds non. Parce que le fond de l'affaire, c'est que les cotisations sociales du travailleur détaché, elles continuent à être payés dans le pays d'origine. D'accord ?

Donc de toute façon, un travailleur détaché, même à salaire égal pour travail égal, il coûte moins cher qu'un travailleur qui est ici et qui paye ses cotisations pour la sécurité sociale française. Voilà. Donc, moi ce que je reproche aux travailleurs détachés, c'est pas d'être un étranger !

C'est que... l'emploi d'un travailleur détaché, dans les conditions du travail détaché, ruine le budget de la sécurité sociale.

C'est facile à comprendre ! Mais lui Macron, c'est pas son problème apparemment. Parce qu'il a même trouvé un truc...

Personne dit rien dans ce pays, donc euh...

Il dit : Ah ben oui mais moi voilà mon idée... euh voilà...

Ils paieront dans le pays, par exemple s'ils sont en France, la valeur de ce qu'ils doivent à la France, mais ils paient pas à la sécurité sociale française, ils le paieraient à un fond européen de rattrapage de je ne sais pas quoi ! Heureusement toutes ces folies n'ont pas lieu, tout ça ne s'applique pas, personne ne discute d'un truc pareil. Mais pourtant lui il l'a dit.

Il l'a annoncé dans son discours à la Sorbonne sur l'Europe, sur sa grande vision de l'Europe. Donc ça veut dire que pour lui, la question de la sécurité sociale, ça compte pas. C'est pas un sujet dans son esprit.

D'accord ? Et ça c'est très important parce que c'est un indice sur ce qu'il a dans la tête, à propos de la sécurité sociale donc moi déjà, je vais rappeler ma position : Je suis contre le travail détaché. Je vois pas pourquoi il y aurait un statut pour ça.

Un travailleur qui vient dans notre pays, il est embauché en France. Très bien. Il est payé comme un travailleur de notre pays d'après les conventions collectives notre pays et deuxio, il paye sa sécu en France ou sinon c'est niet.

Donc, si c'était moi qui m'en occupait, la réponse ça serait : Opt-Out ! En France plus de travailleurs détachés. Voilà.

C'est simple à comprendre ça ? Parce que dans l'accord qu'ils ont conclu, ça porte donc QUE sur la durée, et "Travail égal - Salaire égal" (c'est-à-dire, pour rajouter les primes et le reste) D'accord ? Ça porte que sur la durée.

Alors que c'est pas le problème ! Mais si on dit : "Eh bien maintenant, ... personne ne peut être embauché plus de 12 mois" Qu'est-ce que ça donne comme résultat ?

Vous pouvez me le dire ? Eh bien, c'est que sur 24 mois, vous aurez 2 travailleurs détachés au lieu d'un, c'est tout ! Et le travailleurs détaché en question, on aura aggravé ses conditions de travail.

Moi je me demande comment ils arrivent à faire fonctionner le fait que t'as pas le droit d'embaucher un gars plus de 12 mois, avec ce qui a été décidé sur le contrat de chantier. Parce qu'en France, il y a un truc qui s'appelle "Contrat de chantier", maintenant, qui dit que tu restes là, tant qu'il y a du boulot, pour ce pourquoi t'as été embauché. D'accord ?

C'est complètement incohérent, leur affaire...

Alors pourquoi, pour les uns, ce sera 12 mois ? Et pour ...

Tout ça, c'est de la flûte ! Le fond de l'affaire, c'est que, pour ma part, je condamne le principe même de l'existence du travail détaché. Parce que ça, c'est de la délocalisation à domicile, c'est ça que ça veut dire.

Et d'ailleurs, la preuve, la preuve des preuves, c'est que vous avez des travailleurs français, d'une ville ou d'un village, ... (je vais pas en dire un, parce qu'après, ça va me faire des histoires...) ... le village "A".

Bon...

Le gars ou la fille, il est là, et il est embauché, et... coucou ! "Travailleur détaché" ...

Pourquoi ? Parce que l'entreprise qui l'embauche, elle a son siège social, par exemple, au Luxembourg. Là, ça m'ennuie pas d'avoir des ennuis avec le Luxembourg, parce qu'on pourra discuter de tout le reste...

Donc, c'est un faux travailleur détaché ! Il est juste détaché de la cotisation sociale à la sécurité sociale en France. On dit qu'il y a 10% des travailleurs détachés en France, c'est des gens qui sont Français, et qui sont embauchés à la triche !

Qu'est-ce qu'il y a de prévu, par l'accord sur le sujet ? Rien ! Qu'a prévu l'Europe ?

Rien ! Les cotisations sociales ? Dans le pays d'origine.

Juste la durée est limitée. Qui ça laisse sur le carreau ? Les routiers, ... qui restent sur le carreau ; les tricheurs, qui peuvent continuer comme avant ; et puis bien sûr, le scandale que représente, dans une même entreprise, pour faire le boulot, des gens qui arrivent d'ailleurs ; des gens du coin, qui sont pas payés, au fond, de la même manière, parce que ils ne partagent pas les mêmes responsabilités.

Donc, quand vous avez lu partout : "Grande victoire ! Etc... de M.

Macron !" Vous pouvez vous dire une chose : c'est de la flûte ! Mais quand même... regardez la puissance du gars : c'est qu'il arrive à avoir assez d'influence pour que...

TOUS les médias, qui appartiennent à ses potes, les 9 milliardaires qui possèdent tout, tous les médias répètent en boucle un truc qui n'est pas vrai. Qui est pas vrai ! Je demande qu'on fasse la démonstration du contraire.

Parce que, c'est pas parce que c'est moi qui le dis, que c'est vrai ! Démontrez que ce que je dis est pas vrai ! Démontrez-nous que la cotisation sociale va être payée en France.

Et que donc, un travailleur détaché coûte exactement le même prix qu'un travailleur français, qui est embauché aujourd'hui, ici, pour faire le même boulot. Et bien non, vous ne pouvez pas le démontrer ! Pour la raison que c'est pas ça qu'a obtenu Macron.

Moi, je vous dis ça, pour que vous appreniez à vous méfier... de ce que vous lisez ou voyez dans le journal, parce que souvent, c'est pas vrai.

C'est pas vrai du tout ! Et là, c'est pas vrai. Alors maintenant, je viens à la Sécu.

Parce que j'ai dit, ça vous prouve ce qu'il a dans la tête. Pourquoi M.Macron s'intéresse pas trop aux problèmes de cotisation Sécu ?

Parce que lui, dans son esprit, progressivement, toute la sécurité sociale va être fiscalisée, et rentrer dans le giron du budget de l'Etat. Donc, au bout du bout, il s'en fiche de savoir où les gens payent leurs cotisations, parce qu'ils se disent que bientôt, il n'y en aura plus ! C'est pas l'impôt sur le revenu... que (c'est l'impôt, pardon, pas que le revenu... l'impôt d'une manière générale) qu'on financera la Sécu, parce que vous avez très bien que... chaque fois qu'on annule une cotisation, l'État doit la payer à la Sécu.

C'est normal ! C'est l'État qui décide de supprimer des cotisations, c'est pas la Sécurité Sociale qui le décide ! Donc, c'est dans la loi qu'il est marqué : "Chaque fois qu'il y a une exonération, à l'euro près, elle doit être payée par l'Etat".

J'aime mieux vous dire que des arriérés, il y en a dans l'Etat ! Donc... c'est pour ça que les cotisations, c'est pas son sujet obsessionnel, et puis il se dit : "S'il y a des entreprises qui produisent à moins cher, ça finira par faire baisser les salaires..." Et dans sa tête à lui, c'est bon ! ...

Voilà. Et là, en ce moment, a commencé à l'Assemblée Nationale... vous savez, il y a d'abord le débat...

ça s'appelle : "Projet de loi de finance"...

ça veut dire le budget de l'Etat. C'est quand même la grosse affaire...

Et puis après vous avez le projet de loi de finance "de la Sécurité Sociale". "PLFSS"...

D'accord ? Donc, la Sécurité Sociale. Alors là, ça a commencé hier, ce débat-là.

Je vais pas vous saouler avec des chiffres et tout... et puis il faut faire comprendre les choses une par une.

Déjà, on pose le truc sur la table : Mme la ministre a décidé... qu'il y aurait 4 milliards et demi de moins de dépenses à l'assurance maladie. 4 milliards...

C'est la plus grosse économie jamais faite...

C'est énorme ! Alors vous me direz : "Eh bien, écoutez... quand on n'est pas trop riche..." C'est pas vrai !

La Sécurité Sociale, le déficit de la Sécu, ...

ça doit être 8 milliards, quelque chose comme ça...

C'est rien du tout ! Parce que le budget de la Sécurité Sociale, il est supérieur au budget de l'Etat ! Hé, les gens, vous le savez, ça ?

Le budget de la Sécu est supérieur au budget de l'Etat ! Le budget de la Sécu, c'est nos petites cotis' aux uns et aux autres. C'est vous dire que... le projet, il était bien pensé à la Libération.

Et ça disait : chacun selon ses moyens (tu paies en fonction de ce que t'as) ; mais tout selon tes besoins. Si t'es malade, ben on te soigne. Quel que soit le prix que ça coûte, on te soigne.

Alors, ...

Quand tu dis que tu vas faire des économies, je sais pas, moi... sur ce que tu veux...

Mais sur la santé, comment tu fais ? Comment tu fais pour être "raisonnable" ? Qu'est-ce tu fais ?

Tu dis aux microbes : "Non, non ! Cette année, moins d'attaques ! La grippe ?

Ah non, cette année, on n'en veut pas, merci monsieur, restez chez vous" C'est pas possible ! La santé, on planifie pas. Tout ce qu'on peut faire, c'est par la prévention, diminuer le nombre de malades et ensuite, dans le traitement, le faire assez bien pour que, ben il y a ait moins de gens qui rechutent, ou moins de gens qui meurent.

Et ainsi de suite. Donc, la santé, ça se met pas comme ça, dans des petites cases. Pourtant, c'est ce qu'ils ont essayé de faire jusqu'à présent.

Il y a un petit génie qui a inventé le paiement à l'acte. C'est-à-dire que les budget des hôpitaux, c'est de courir après un acte à faire. Un acte.

Alors, bon, ben, vous vous dites "pourquoi pas". Et ben si, ballaud ! C'est stupide !

Je vais vous prendre un exemple : Vous allez prendre quelqu'un qui a une maladie mentale. C'est long à soigner ça. Vous faites quoi, c'est quoi, l'acte ?

Hein ? Alors qu'est-ce qu'ils font dans les hôpitaux, où ils veulent faire du chiffre ? Eh bien, justement, ils font des actes !

Ça se discute, hein ? Et puis après, ils ont inventé autre chose qui s'appelle : la durée moyenne de séjour. C'est-à-dire, on estime, telle maladie : Toc, c'est tant.

Je passe pas en revue l’aberration de ces deux décisions...

Il semble d'ailleurs que la ministre dit : "Ah oui, le paiement à l'acte, c'est pas une bonne idée". Ah ben c'est bien ! On vient quand même de passer un certain nombre d'années à le dire sans arrêt !

Et à se faire traiter de tous les noms ! Bref... 4 milliards d'économie dans la santé...

J'ai pas compris : est-ce que les microbes, les maladies de toutes sortes, acceptent de renoncer à leurs attaques pour un montant de 4,5 milliards ? Non ! ...

D'accord ? C'est pas la peine d'attendre la réponse, on la connaît déjà, c'est non. Donc, ça veut dire que c'est 4,5 milliards de moins de soins !

Il y aura des gens malades qui seront pas soignés. Alors on me dit : "Ah non, c'est pas vrai !" Alors, comment ils règlent le problème ?

Comment ils règlent cette contradiction là ? Eh bien, Mme la ministre, elle l'a dit. Elle dit : "Il y a 25% des soins qui ne servent à rien".

Ah bon ? Vingt-cinq pour cent ??

C'est pas rien ! 25% des soins ne servent à rien, d'après elle. Elle ferait bien de nous dire où !

Quand, quoi, comment, de quoi elle parle ! 25% ...

à l'hôpital...

Alors, Un : ils vont en supprimer. mais deux : ils ont une expression. On va favoriser, on va prendre le tournant (on tourne)... ambulatoire.

Ambulatoire ? La plupart des gens... "Ambulatoire", "déambuler", "ambulance", ...

Donc, qu'est-ce que ça veut dire ? "Ambulatoire" : on te dit : "Ben voilà, ...

C'est très bien ailleurs (on sait pas ce qui se passe ailleurs, mais on nous le dis...) T'es opéré le matin, tu rentres chez toi le soir".

Ambulatoire. Voilà. "Ça sert à rien de rester à l'hôpital" Si ça sert à rien, on se demande pourquoi on n'y restait avant !

Pourquoi ? C'est maintenant seulement, qu'on est devenu intelligent ? Qu'on a tout compris, que ça sert à rien de rester à l'hôpital ?

Enfin...

C'est monstrueux, une idée pareille, les gens ! Comme ça, ça fait bien, ça fait joli sur le papier. Ça fait des belles additions !

Mais dans la vie, qu'est-ce que ça veut dire ? T'es opéré le matin, tu rentres le soir chez toi ? Et qu'est-ce que tu fais, une fois que t'es chez toi ?

Que t'es malade, que t'as eu une opération ? C'est la personne qui est avec toi qui s'occupe de toi ? Et s'il y a personne, tu restes tout seul ?

T'attends que l'infirmier passe ? Avant, c'était à l'hôpital que ça se passait, tout ça. Et puis, suppose que...

T'es un homme ou une femme et t'as les petits à la maison. Alors les petits, ils sont contents, t'es revenu ! Tu leur expliques qu'on t'a ramené, alors que tu peux à peine bouger ?

Que t'es pas bien, que t'as besoin de ci et de ça, pour le pansement et le reste ? C'est ça, que ça veut dire, leur truc ! C'est mettre des gens dehors, qui aurait besoin... ... juste de se reposer !

Après... même si on leur fait rien, d'accord ?

Qu'il n'y a pas de soin particulier...

Mais juste de...

Tu souffles ! Tu prends le temps ! Et puis le médecin, il est là, il voit...

Une personne, c'est pas un objet ! Chaque personne est différente ! Chaque personne réagit différemment à une intervention médicale.

On le sait tous, ça, non ? Dans la même famille... on voit bien qu'on réagit pas tous pareil... aux médicaments, ou à autre chose.

Donc moi, je trouve ça irresponsable. Voilà. Opéré, rentré à la maison.

Eh bien je suis pas d'accord. Je trouve que, les gens, il devrait y avoir l'inverse, c'est-à-dire, un temps minimum de présence à l'hôpital. Quel que soit le soin qu'on t'apporte, tu restes.

Voilà. Tu restes, on regarde comment ça va, comment ça se passe...

Parce que suppose que ton ambulatoire, tu sors de l'hosto, tu rentres chez toi, tu t'es mal fait le pansement, ou t'as fait un geste de trop, ou le gamin, il a voulu venir, et puis je sais pas quoi.... ou il saute sur le lit, ou une bêtise comme ça...

Tu vois ? Bon...

Qu'est-ce que tu fais ? Eh bien, t'es plus malade encore qu'avant ! Donc, on te ramène à l'hôpital !

Parce que ça a mal tourné, je sais pas quoi...

Tes points, ils ont sauté, ... ou des choses comme ça.

Non...

C'est pas...

Moi, je suis pas d'accord avec ça. Les gens, ils ont besoin d'être pris en charge. A certains moments de la vie, t'as besoin de souffler.

Surtout quand t'es malade, et que t'as subi une opération. Voilà. Voilà mon point de vue.

Voilà ce que ces gens-là ont inventé. Tout ça. 25% des soins étant inutile ; et deux, comme tu peux rentrer à la maison, au revoir, salut, au suivant.

Et c'est comme ça qu'ils ont l'intention, disent-ils, de désengorger les hôpitaux, et donc, de ne régler aucun problème ! Parce que... les gens qui s'empilent aux urgences, de manière de plus en plus considérable...

Vu que tout le reste est supprimé autour, donc tu vas aux urgences ! Eh bien ils le règlent comme ça. Il y aura de la place, il y aura plus de lits, parce qu'on pourra faire tourner davantage les gens.

Si vous allez à un hôpital, vous savez bien que cette histoire-là, l'hôpital, ça tient plus que par le dévouement incroyable des gens qu'il y a là-dedans Mais si vous croyez que ça va durer tout le temps, c'est pas possible ! On peut pas comme ça, tirer sans arrêt sur le puits, et penser que les gens vont continuer, continuer, continuer...

Et on en est à 16 personnes déjà qui se sont suicidées. Elle l'a rappelé, Caroline Fiat, à la tribune. On n'arrêtera pas de le rappeler...

Bon, réfléchissez ! Bon, pour finir, j'aimerais vous signaler... ... une super carte qui est parue sur le site "Reporterre", et qui montre les centrales nucléaires françaises, et qui vous apprend que c'est des problèmes partout !

La carte, elle est bien, parce que chaque fois qu'on clique sur un des points, il y a plein de détails qui apparaissent. On est vraiment bien informés. Et comme c'est un beau boulot, et que c'est un boulot de sensibilisation, je voulais attirer votre attention là-dessus.

Et je vous rappelle que tout ça va mal tourner. D'accord ? Il y a plein de gens qui ont l'air de pas s'en rendre compte...

Mais ça va mal tourner ! Pour refaire le grand carénage, c'est-à-dire qu'on refait toutes les centrales, la boite qu'il y a autour, la cuve, il y en a pour 150 milliards. Au moins.

Il y a 19 réacteurs, qui vont arriver en fin de vie, au cours du quinquennat. M.Hulot a annoncé qu'on les fermerait.

Chaque fois que j'ai posé la question, ...

Vous vous rappelez, à l'émission avec M.Edouard Philippe, Il s'était pris les pieds dans le tapis, il ne savait plus où il en était ! Il a dit : "Il y a une autorité de la sûreté nucléaire qui nous le dira".

On n'a pas besoin de le savoir ! On sait déjà qu'ils arrivent au bout de leurs 40 ans, au cours du mandat. (Du mandat quinquennal, du président de la République) Donc, si on veut arrêter ces centrales dangereuses, il faut commencer à produire de l'électricité autrement !

On va pas attendre de les fermer, pour se dire "Tiens, eh bien maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?" Parce que je sais comment ça se passe... "On peut pas les fermer, on sait pas les remplacer !" Donc c'est maintenant qu'il faudrait le faire.

Donc moi, je compte sur tout le monde, pour faire, un peu, un travail de sensibilisation, en rentrant en soi-même, bien comprendre ce qui se joue là. Bon, c'est le moment de se séparer. Si ça vous a plu, TOC, un petit pouce bleu !

Parce que comme ça, ça nous fait montrer en tendance, et ça encourage tous ceux qui travaillent avec moi, pour faire cette petite émission. Et ça m'encourage moi aussi, soit dit par parenthèse ! Parce que... parler à une caméra, c'est une chose.

Et c'en est une autre... de voir le flot de petits pouces bleus qui passent.

Et puis, si vous faites ça, eh bien... c'est bon pour le moral, c'est bon pour le placement de la vidéo.

Et puis, si vous avez oublié de vous abonner, eh bien, vous pouvez vous abonner. Et comme ça, vous maintenez cette chaîne vidéo... en tête de toutes les chaînes politiques du pays.

Et moi, ça me plait de savoir que je peux m'adresser directement, comme ça, aux gens ; que je mise sur l'intelligence collective. Les gens aiment pas qu'on leur raconte des histoires. Donc, y compris ce que je dis, on écoute, ... les gens, souvent, ils vérifient, ils regardent ailleurs, ...

Ou des fois, ils en ont entendu parler, Ils disent : "Ah oui, c'est vrai, il a raison..." Et comme c'est une bonne mise en mots, ils le donnent à voir à d'autres.

Alors c'est utile d'avoir son propre canal d'infos, parce que sinon... eh bien, tous, vous pourriez croire que Monsieur Macron, et la France, a remporté une grande victoire sur le travail détaché !

Et maintenant, qu'est-ce que vous savez ? Que c'est de la flûte ! Voilà.

Allez, à bientôt, à la semaine prochaine !