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Interviewyoutube.com· 9 décembre 2021ComplaisantFond programmatiqueLogementÉconomie & entreprises

L'Entretien - Jean-Philippe Dugoin-Clément, Président du Conseil d'administration de l'EPFIF

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 25 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Quel constat dressez-vous du parc résidentiel francilien, alors que le logement est au cœur des préoccupations des Français ?

  • OuverteRéponse partielle

    Quelle lecture faites-vous des recommandations du rapport Rebsamen sur la production durable de logements ?

  • OuverteRéponse directe

    De quel levier dispose l'EPFIF pour accroître l'offre de logement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • jean-philippe-dugoin-clementFait
    « Il y a eu un ralentissement très net de la production de logements sur les deux dernières années »
  • jean-philippe-dugoin-clementChiffre
    « C'est près de 5 milliards de terrains en portefeuille. »
  • jean-philippe-dugoin-clementChiffre
    « C'est environ 500 millions de budget annuel. »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

En direct du CIMI 2021, nous allons aborder les mesures pour soutenir la production du durable de logement, en Ile-de-France notamment, avec Jean-Philippe Dugoin-Clément. Jean-Philippe Dugoin-Clément, bonjour. Bonjour.

Du coup, vous avez plusieurs casquettes ici au CIMI. Vous êtes vice-président de la région Ile-de-France en charge du logement, de l'aménagement durable et du drift environnemental. Vous êtes également président du Grand Paris Aménagement et président de l'établissement public foncier d'Ile-de-France.

C'est ça. Alors que le logement est au cœur des préoccupations des Français à l'aube de l'élection présidentielle, quel constat, pardon, dressez-vous du barque résidentiel francilien ? Il y a eu un ralentissement très net de la production de logements sur les deux dernières années, lié à toute une série de facteurs, la pandémie de Covid bien évidemment, mais des élections municipales et départementales qui sont des facteurs ralentissants, les problématiques financières des communes, notamment liées aux baisses de dotations, aux interrogations sur l'avenir de la taxe d'habitation.

Et tout ça a fait que les deux dernières années ont connu un ralentissement net des permis de construire sur le logement et encore plus net des agréments pour les logements sociaux. C'est une situation qui est très problématique parce que l'Ile-de-France est déjà une région en tension sur le logement et ça nous impose, pouvoir public, investisseurs privés, aménageurs, de tout faire pour relancer la construction de logements. Parce qu'au fond, si on veut avoir des logements à prix maîtrisés, si on veut permettre aux personnes de pouvoir vivre correctement en Ile-de-France, ça passe par une production de logements pour maîtriser le prix.

Dans un rapport présenté en octobre, le maire de Dijon, François Rebsamen, a proposé une série de mesures pour soutenir la production durable de logements en France. Quelle lecture faites-vous de ces recommandations ? Il y a toute une série de ces recommandations qui étaient attendues par les pouvoirs publics et privés, par les acteurs du logement et qui sont de bon sens.

C'est assez souvent des propositions assez techniques. Moi, ce que je regrette un petit peu, c'est que tout le rapport Rebsamen tourne autour du pot pour ne pas venir sur le sujet fondamental qui ralentit et qui est un frein à la production de logements, qui est le péché originel du quinquennat actuel du Président de la République, c'est la suppression de la taxe d'habitation. La taxe d'habitation, pendant des années, c'était un équilibre dynamique qui permettait aux maires, lorsqu'il y avait de nouveaux habitants, d'avoir de nouvelles recettes et donc de financer des équipements nouveaux pour les anciens habitants grâce à l'arrivée des nouveaux.

L'interrogation sur le devenir de cette taxe fait qu'aujourd'hui, les maires sont très frileux à accueillir de nouveaux habitants parce qu'ils risquent d'avoir de nouvelles dépenses sans les recettes qui vont en face. Et à partir du moment où Emmanuel Macron a décidé de supprimer la taxe d'habitation, si on veut pouvoir relancer durablement le logement, on a besoin d'avoir une indexation des recettes des communes garanties et pérennes avec la croissance de population. Ça, la commission Rebsamen n'en parle pas parce que c'est le péché originel du quinquennat que politiquement ils ne pouvaient pas le faire et pourtant c'est le nœud gordien du problème du logement en France.

De quel livier disposent l'EPFIF pour accroître l'offre de logement ? L'EPFIF, c'est une capacité financière exceptionnelle. C'est près de 5 milliards de terrains en portefeuille.

C'est environ 500 millions de budget annuel. Et l'EPF, c'est une capacité à les remembrer, à les acheter des terrains pour permettre leur réaménagement. C'est un levier financier colossal qui peut faire du portage foncier là où les communes, bien souvent, n'ont pas les moyens de pouvoir le faire ou alors n'ont pas la capacité de geler des millions pendant plusieurs années pour permettre à ces investissements de le faire.

Et puis l'EPF, au-delà de cette capacité de remembrement foncier, c'est aussi une capacité de soutien, d'ingénierie, d'accompagnement des communes dans la définition de leur projet pour faire non seulement du logement, mais également de l'activité. Parce qu'on parle de logement, mais l'EPF fait aussi de l'activité. Et concevoir le logement sans travail, sans activité, c'est refaire des aménagements, des quartiers monolithiques comme on l'a fait pendant des décennies.

Et c'est des choses qui vivent mal. Jean-Philippe Dugouin-Clément, merci beaucoup pour cette intervention. Merci à vous.

Et à très bientôt sur BITV. BITV.