Gouvernement Lecornu II : le nouveau casting dévoilé
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Juste avant 22h, si tôt le gouvernement dévoilé, son chef Sébastien Lecnu en présente les grandes caractéristiques. Un gouvernement de mission selon les termes du Premier ministre. 12 ministres sont reconduits comme Jean- Noël Barreot aux affaires étrangères, Gérald Darmanin à la justice et Rachid Adati à la culture ou encore Catherine Vautrin qui passe des affaires sociales aux armées.
Roland l'Escur reste à Ber lourde tâche de donner un budget au pays avant la fin de l'année. Cette composition est marquée par le départ de plusieurs poids lourds. Ellisabeth Borne, Bruno Lemire, Manuel Vals et Bruno Rotaillot remplacé au ministère de l'intérieur par le préfet de Paris Laurent Nunis.
De nouvelles têtes font leur rentrer dans l'exécutif dont plusieurs issus de la société civile. Ce qui rappelle le premier quinquena d'Emmanuel Macron. L'ancien PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou est par exemple nommé au travail.
Malgré les tractations, les équilibres partisans restent quasiment inchangés. Cette équipe réunit des personnalités du socle commun allant du centre à la droite. Renaissance domine largement avec 12 ministres sur 34.
Quant aux ministres issus de LR, ils sont exclus du parti. À peine nommé, le gouvernement est déjà menacé. Le RN et la France insoumise promettent chacun de déposer une motion de censure aujourd'hui.
Et on va analyser ce gouvernement le Cornu 2 avec nos éditorialistes. Ytrar, bonjour. Bonjour.
Vous êtes directeur adjoint de la rédaction du Figaro et on accueille également Pablo Piovien. Bonjour Pablo. Bonjour.
Bonjour. Vous êtes rédacteur en chef de la revue Regard. Alors, que pensez de ce gouvernement ?
Le Cornu 2, un gouvernement peut-être moins politique, moins de poids lourd, plus ouvert à la société civile ? Oui. Non, mais ce qui compte maintenant, c'est de savoir sa durée de vie.
Euh c'est ça le sujet, c'est au suivant, on a envie de dire. Euh donc on va voir. Écoutez, maintenant le l'objectif c'est que il surmonte une motion de censure.
Ça qui va être intéressant. Euh après la composition du gouvernement, c'est sûr que il y avait de moins en moins de de de femmes et d'hommes politiques qui font carrière, je dirais en politique qui était aspirant à à entrer au gouvernement parce que la durée de vie était encore pour eux eu un point d'interrogation. Alors que là, il y a probablement des hommes et des femmes de la société civile qui ont peut-être envie de de jouer une carte, une de vivre une expérience qu'ils n'ont pas vécu jusqu'à présent.
Je pense monsieur monsieur Papin, je pense à monsieur Farandou qui sont des hommes d'entreprise et puis euh peut-être aussi de la part du premier ministre la volonté justement d'afficher une espèce de certaine modestie hors de tout de tout parti. C'est ça. Est-ce que ça peut faire cette composition le Cornu 2 retomber la pression avec un gouvernement qui est plus déconnecté de la présidentielle ?
Alors déjà, il est pas il est pas totalement déconnecté de la présidentielle puisque Gérald Arrmanin reste ministre de l'intérieur euh oui ministre de la justice pardon. Euh il reste ministre de la justice et que jusqu'à preuve du contraire, il a des ambitions présidentielles en 2027. Donc déjà entre parenthèses ses activités partisanes.
Oui, bien sûr. Oui, c'est ça. Genre on imagine très bien que genre pendant le temps où il va être admettons que ça dure 6 mois, pendant 6 mois, Gérald Darmin ne fera pas campagne pour la présidentielle.
J'en j'en doute un peu. Euh mais si on regarde enfin moi je je ce fantasme en fait des des gouvernements techniques donc qui serait composé de gens issus de la société civile. D'abord on remarque qu'il reste minoritaire hein.
Il y a quand même toujours des poids lourds politiques. Rachid Adati, Annie Jeunev, Gérald d'Arman, c'est des poids lourds politiques. Ce mythe du gouvernement technique en fait qui ferait on irait chercher des gens qui sont compétents. les hommes et les femmes politiques ne sont pas compétents pour être ministre.
Je je je trouve que c'est un un mythe qu'il faudrait mettre de côté. Enfin, je veux dire maintenant Laurent Nugèz, monsieur Farandou, madame Barbu vont devoir faire de la politique. Ils sont à des postes politiques.
Alors certes, ils ont une expérience qui est un peu différente de celle de des anciens élus, mais ils vont faire de la politique et donc c'est là qu'on va il sont libres des parties pour dialoguer avec l'opposition. Ils sont libres des parties. Non, ils sont ils vont ils vont être pris aussi en fait dans ces dynamiques.
Alors, il y a les dynamiques de parti mais il y a aussi les dynamique idéologique. Il y a les dynam Qu'est-ce qu'ils vont proposer ? Moi, je je ne sais pas en fait ce que raconte un barbu politiquement.
Je ne sais pas ce que raconte monsieur Farandou politiquement. Je ne sais pas non plus ce que raconte monsieur Nugèz que pourtant on entend beaucoup enfin on l'entend à la fois beaucoup mais en même temps il est assez dans la façon dont dont il dont il donne des des interviews. Euh OK, il est peut-être très bon préfet de de police de Paris mais qu'est-ce qu'il a à raconter politiquement ?
C'est quoi en fait sa vision euh de du ministère de l'intérieur ? On ne sait pas. Donc tout ça pour masquer le fait que derrière il y a un agenda.
Macron lui ça fait 8 ans qu'il est là. Le Cornu ça fait aussi 8 ans qu'il est là. Ils font tous les deux de la politique et en vérité la fiche de mission de monsieur Farandou, de monsieur Nunè, de madame Barbu, ça va être la fiche de mission qui a été rédigée par Emmanuel Macron qui lui fait de la politique et Sébastien Lecnu qui lui aussi fait de la politique.
Et donc c'est pas ça n'existe pas un un un gouvernement technique. Alors on va on va regarder on va écouter en tout cas quelle sera la méthode du gouvernement le Cornudé. On va écouter mot de Brégeon.
Il renonce au 493. Ça ça reste valable. Ça reste valable et pardonnez-moi, les groupes politiques euh ne peuvent pas faire semblant d'ignorer que c'est une rupture, une rupture majeure euh dans la méthode et dans la façon de discuter avec le parlement.
Vous savez, moi j'ai été élu en 2022, réélu en 2024. Euh je n'ai jamais eu l'occasion de voter un budget. Mot Brjon qui est donc la nouvelle porte-parole du gouvernement.
Y Tréard, est-ce que cette méthode le cornue à savoir laisser libre l'Assemblée nationale d'examiner ce budget 1493, est-ce que ça peut marcher ? Bah on va voir, ça va être compliqué pour lui hein parce que il va se heurter à des oppositions importantes. Il faut qu'il arrive à à ce que l'opposition, les oppositions qui veulent censurer le gouvernement et bien ne soient pas majoritaire.
Euh la majorité est présent dans le dans la dans l'hémicycle. Et pour ça, bah il y a beaucoup de facteurs qui rentrent. Ça sera pour le vote de l'ascensure cette semaine.
Ça sera pour vote pour de la censure cette semaine qui va arriver très vite hein. Euh il y a deux inconnus. Est-ce que la censure de la France assoui sera votée par le le Rassemblement national ?
C'est une inconnue apparemment. Oui. Le contraire n'est pas vrai en revanche.
Et quelle sera l'attitude aussi des LR et du Parti socialiste ? parce que c'est eux qui ont un peu les clés de l'avenir de ce gouvernement. Si on a bien compris le LR, ça serait un soutien sans participation au gouvernement puisque ils ont dit qu'ils ne voulaient pas participer à ce gouvernement même s'il y a quatre dleurs qui d'ailleurs ont été exclus du parti et qui rejoignent l'équipe de monsieur le Cornu.
Et puis le Parti socialiste qui lui ne voulait pas participer au gouvernement, est-ce que il va s'abstenir de voter une censure ? On va voir c'est il en est question mais il y a quand même un point d'interrogation c'est que je pense pas que le gouvernement revienne sur la la réforme des retraites à de la retraite à 64 ans. On va parler de cette revendication du Parti socialiste qui a vraiment les clés en main pour éviter la censure au gouvernement le Cornu 2.
Mais d'abord Pablo sur ce que disait Maud Brjon à savoir un gouvernement qui ne va pas utiliser le 493 qui va laisser libre l'Assemblée nationale de voter ce qu'elle souhaite. Est-ce que pourquoi ça ne convaincrait pas les oppositions ? Pourquoi ce n'est pas suffisant ?
Alors, c'est pas suffisant puisque parce que un ministre euh lorsqu'il est en fonction, il peut prendre des décrets et que il y a énormément enfin, il a une une possibilité à la fois d'action et de discours, c'est-à-dire qu'il pèse dans le débat national et il peut prendre euh des mesures euh qui fait que ben en fait euh à la fois le Rassemblement national et à la fois toute la gauche, bah n'est pas hyper d'accord pour que bah Gérald Armanin puisse rester ministre de la justice, n'est pas hyper d'accord pour que Laurent Nunz puisse genre mener son action diriger les forces de l'ordre par exemple s'il s'agit de la gauche en tant que ministre de l'intérieur. Donc il y a d'autres il y a des lignes rouges en fait qui sont liées aux identité de ces différentes personnes qui sont qui ont des marocains ministériels. Après il faut je pense qu'il faut décorréler en fait la censure de la question du budget c'estàd que j'entends ce que dit Ma Brégon, c'est tout à fait intéressant et d'ailleurs la non utilisation du 493 a été saluée par l'ensemble des forces politiques lorsqu'elle avait été proposée par Sébastien Lecornu.
Je pense pas que ça soit suffisant pour qu'ils évitent la censure mais c'est intéressant. Je rappelle que l'année dernière, il avec la même composition de l'Assemblée nationale, Michel Barnier avait proposé au Parlement un projet de loi de finance qui avait été étudié en 70 jours et puis à la fin, il allait avoir un vote dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale. Et là, comme ça ne comme ce qui était en train de se passer ne plaisait pas à l'exécutif, à la fois Emmanuel Macron et le Premier ministre Michel Barnier, ils ont ils ont lancé un 493 qui a coupé court en fait aux discussions qui n'a pas pu faire que genre l'Assemblée nationale aille au bout et puisse voter ce budget qui avait été construit par les parlementaires notamment par les députés.
Toutes les oppositions d'ailleurs il s'y étaient mis. enfin les oppositions, c'estàd que vous aviez c'était il y avait la gauche, il y avait le modem qui avait voté aussi en commission certaines mesures proposées par la gauche et le Rassemblement national aussi. Donc éta en train de se dessiner une majorité pour voter un un budget qui en plus répondait à certaines obligations, on va dire, enfin certaines urgences qu'avait mis en avant le gouvernement, notamment la nécessité de revenir à en dessous de 3 % de de déficit. et il ils l'ont pas fait parce que le gouvernement a décidé que ça leur plaisait pas la copie qui leur été présentée.
Mais si on les laisse aller jusqu'au bout, moi je vous dis gen dans leur dans leur sagesse, les parlementaires peuvent arriver à ce majorité sûr une majorité. Alors avant avant l'examen du budget, Sébastien Lecnu va devoir, vous le disiez Yve, affronter euh plusieurs motions de censure, notamment une motion de censure à déposer par le Rassemblement national. On écoute Jordan Bardella ce matin.
Ce gouvernement est un jeu de chaise musicale qui ne changera strictement rien sur le fond. Les Français ont le sentiment ce matin qu'on a un petit peu fait les fonds de tiroir. Vous voyez bien que cette nouvelle équipe a un seul objectif, c'est de sauver Emmanuel Macron et de permettre à son camp évidemment politiquement et de permettre à son camp que coûte de se maintenir au pouvoir et par conséquent nous voterons effectivement une motion de censure même si elle émane d'un autre camp politique, d'une autre formation politique.
Nous l'avons fait par le passé. Je n'ai aucune difficulté avec cela parce qu'encore une fois l'intérêt c'est celui des Français, c'est celui de mon pays. Y quand on fait le compte pour l'instant en suivant les positions des différents partis qui vont censurer ou pas Sébastien Lecornu, et bien il évite la censure à une vingtaine de voix.
Hm hm. En sachant qu'on a pas la position du Parti socialiste. C'est quasiment mission impossible.
Bah c'est c'est une mission euh très difficile en tous les cas hein et il peut l'éviter. Alors euh on on va voir si il y a une discipline qui est vraiment si d'abord il faut voir si tout le monde sera dans l'hémicycle. Ça c'est important parce que il y a beaucoup de de députés qui peuvent dire qu'ils ont piscine ce jour-là ou à cette heure-là.
Donc on va voir ce qui se passe. Effectivement, ça va être un exercice compliqué. Après, effectivement, il y a le budget.
Alors, le budget qui va être euh présenté 1493, c'est la possibilité aussi que ça soit une entreprise de démolition finalement de la politique du président de la République. Et à ce moment-là, je vois pas très bien où est le gain se priver du 493, c'est je pense que c'est pas une bonne idée de la part du président du premier ministre. Oups.
Bah non, c'est pas petit lapscis. Non, mais le lapsis c'est intéressant. Oui, mais parce que il protège effectivement le président de la République, c'est pas une bonne idée parce que de toute manière c'est la voix à toutes les enchères les plus les plus démagogiques.
C'est le Parti socialiste qui a les clés de la survie de Sébastien Lecnu cette semaine. Ah bah assez clairement oui hein, comme l'a rappelé Yve, arithmétiquement, il faut le parti, il faut la censure du Parti socialiste pour faire sauter éventuellement le le gouvernement. Aujourd'hui, ils ont fait une demande, c'est Boris Vallot hier qui l'a réaffirmé. dans dans une interview, il a dit "Nous, on veut la suspension de la réforme des retraites.
Est-ce que stratégiquement ou enfin par rapport à positionnement du Parti socialiste, est-ce que c'est intelligent ? Moi, je n'en suis pas certain parce que bon déjà je c'estàd que la demande socialiste se resserre uniquement sur cette suspension de la réforme vert Exactement. Or, le Parti socialiste, jusqu'à preuve du contraire, il a un projet en fait pour la France et et est-ce que il allait s'abîmer en fait dans des discussions avec le l'endroit politique le plus détesté de France, c'est-à-dire le macronisme, est-ce que c'est vraiment une bonne idée pour un parti qui essaie en ce moment de se refaire la serise, essae en ce moment de se reconstruire idéologiquement ?
Moi, à titre personnel, je n'en suis pas certain, mais c'est leur pari au nom de la responsabilité parce qu'ils savent ils misent sur le fait que si il censure, alors il y aura une chute du gouvernement et potentiellement une dissolution qui mettrait en gros le pays dans dans la panade. Moi, je suis pas d'accord. J'entends ce que dit Jordan Bardella, j'entends ce que dit Jean-Luc Mélenchon, j'entends ce que dit ceux qui veulent en fait une dissolution, voir une destitution en fait.
Parce que quand on voit ce que fait Emmanuel Macron en ce moment ou ce que fait Sébastien Lecnu, on a l'impression que ce sont des manœuvres dilatoires pour essayer de gagner du temps au au pouvoir. En fait, le problème c'est que en ce moment le le ce dont a besoin la France ce ne sont pas des manœuvres dilatoires et de rester en fait dans une position attentisse. On a besoin d'une direction d'une direction politique.
On a besoin de remettre l'église au milieu du village et de dire voilà où est-ce que va la France. Et aujourd'hui, dans la situation euh actuelle, dans la composition de l'Assemblée nationale et avec un président qui s'appelle Emmanuel Macron, on n'arrive pas en fait à faire de la politique. On est bloqué.
Regardez, on passe notre temps en fait à discuter de problèmes institutionnels, à découvrir des articles de la Constitution là depuis 2 ans à chaque fois à nouveau pour ne pas faire de la politique, ne pas parler en fait de qu'est-ce qu'on veut, comment est-ce qu'on fait pour vivre ensemble, est-ce qu'on a besoin, qu'est-ce qu'on met dans notre sécurité sociale, qu'est-ce qu'on partage, qu'est-ce qu'on garde ? Genre, c'est quoi la propriété privée ? Où est-ce qu'on qu'est-ce qu'on fait avec notre armée, comment se place la France dans le monde ?
Toutes ces questions là, elles sont un peu mises de côté pour essayer de savoir qui va prendre le ministère de la transition écologique. Fin. Alors en tout cas, sur le fond, on parle beaucoup de la réforme des retraites en ce moment puisque les socialistes demandent la suspension de cette réforme.
Y est-ce qu'on peut imaginer Emmanuel Macron suspendre la principale réforme de son quinquen ? Ce serait le renoncement de son de la principale réforme de son deuxè quinquena de son second quinquena. Ça serait à mon avis dramatique pour le pays.
Toute manière, on est dans une situation absolument dramatique avec un pays à mon avis qui est qui est très difficile à gouverner, qui est explosé. C'est pour ça qu'on peut pas faire de politique parce que on peut pas faire de de réforme importante. C'est un pays qui est en train de prendre un retard colossal sur l'avenir par rapport à ses voisins.
Cette histoire de retraite, c'est c'est c'est affligeant. Enfin euh euh je pense qu'il y a énormément de Français qui vont quitter la France ces ces ces jours à venir, ceux qui ont vont avoir le moyen de le faire et ils auront raison parce que c'est c'est c'est affligeant de voir que on est obligé de revenir en arrière sur une réforme qui est une réformette, qui est une petite réforme, qui est pas une réforme très courageuse. Normalement, on devrait quitter notre emploi à 67 ans aujourd'hui si on veut.
C'est les faits sont là. factuellement, on va dans le mur. Factuellement, si on ne réforme pas notre notre système de retraite avec les retraites qui coûtent le qui qui sont les le tiers de la dépense publique, on va dans le mur avec la démographie qu'on a et avec la sociologie qu'on a.
Pablo, est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron pourrait renoncer à cette réforme ? Euh non, je pense pas qu'il le fera parce qu'effectivement c'est un totem, un trophée puisque maintenant c'est les mots à la mode quand on parle de de politique. C'est un totem et un trophée de d'Emmanuel Macron.
C'est finalement le seul leg qui va donner à à la suite de de de l'histoire. Donc je ne pense pas qu'il reviendra dessus. En revanche, je ne suis pas d'accord avec ce que vient de dire Yve et et le problème c'est que ce que dit Yve est ultra minoritaire dans la société.
C'est-à-dire que tant que on aura des gens comme Yve en fait qui s'obstinent à croire qu'il n'y a pas d'alternative en fait à la proposition de travailler plus longtemps avant d'arriver à la retraite tant que on se dira bah non ben ça c'est obligé parce que genre la situation de nos finances publiques l'oblige. Tant qu'on réfléchira comme ça en terme de il n'y a pas d'alternative alors alors mais si mais en fait non ce n'est pas le cas en fait le problème c'est que ça va aller mieux en fait le problème c'est que tant qu'on on réfléchira comme ça alors il y aura une tension en fait entre la proposition politique qui n'est pas adaptée à ce que veut le peuple et d'ailleurs le le cette réforme des retraite à mon avis c'est le c'est le c'est le début en fait de la pagaille dans laquelle on est parce que lorsque Emmanuel Macron fait une proposition qui va à l'encontre de ce que pense 80 % des Français et toute la société organisée, alors il casse quelque chose. Il casse un lien organique qui doit normalement exister entre le peuple et ses représentants.
On ne on ne comprend plus ce qui se passe. Et aujourd'hui, on a des gens qui nous disent "Bon bah oui, quand même le problème, il y a des problèmes institutionnels et cetera." Mais on va vous on va vous on va vous mettre un cadre.
Et ce cadre en fait finalement c'est la politique néolibérale, c'est travailler jusqu'à 67 ans. Euh c'est de dire que au nom de la dette, il faut réduire le train de vie de l'État et genre et réduire la les les dépenses publiques. C'est-à-dire que on nous dit genre il il on vous propose en fait de faire de la politique dans un cadre qui est ultra contraint.
Mais non, on a besoin de penser. On a on va tu sais Y, on a on a le droit de penser au-delà de ce que toi tu penses comme étant central pour dans pour pour la vie des gens. Il y a des gens qui pensent différemment.
Il y a des partis politiques qui se sont organisés autour de projets de société qui ne sont pas ceux de la droite conservatrice qui a tout à fait son mot à dire. J'entends hein ta proposition de travailler jusqu'à 67 ans. Mais ce n'est pas la seule en fait.
C'est pas la droite conservatrice en l'occurrence c'est la droite libérale ouverte ouverte et révolutionnaire. La gauche conservatrice plutôt c'est la gauche réactionnaire qui veut pas changer les choses. Si Sébastien Lecnu annonce cette cette suspension de la réforme des retraites est-ce qu'il pourrait gagner en popularité ?
Mais même pas même pas parce que c'est tout ça tout ça est vain. Tout ça est 20in. Le le le problème si vous voulez c'est que les les choix vont être faits à l'occasion devrait être fait j'espère qu'ils vont être à l'occasion d'une présidentielle présidentielle qui sera anticipé ou qui ne le sera pas.
Mais c'est à ce moment-là que dans un débat la présidentielle que les choix et les Français décident. H majorité de Français pour dire bon ben la retraite il faut la le remettre à 62 ans comme vont le proposer certains candidat bah on y va on y va et à ce moment-là bah il sera peut-être temps de voir ce qu'il faut faire. Alors on le disait le Parti socialiste est plutôt en position de force en ce moment dans la négociation avec Sébastien Lecnu car mathématiquement il a sa survie en en main.
En tout cas du côté de la droite du côté du parti les Républicain rien ne va plus puisque le parti LR dirigé par Bruno Rota avait décidé de ne pas participer à ce gouvernement. euh le Cornu 2, mais il se trouve que six ministres LR ont décidé euh eux d'y participer. Alors, ils ont été exclus par le parti.
Euh regardez ce qu'en pense David Lissard qui est vice-président du parti LR, maire de Cann, président de l'association des maires de France. Des défroqués ne font pas la doctrine officielle quoi hein. J'ai c'est vrai dans l'église, c'est vrai partout. puisque aujourd'hui il rejette un fait majoritaire et je me réjouis de l'évolution qu'il y a eu au sein de LR qui a consisté enfin à dire qu'il ne fallait pas participer à ce gouvernement, ne pas être la rustine du Titanic et et donc moi j'attends des des réactions fermes mais il faut une doctrine.
Tout tout ce qu'il y a aujourd'hui, ça traduit le fait qu'il n'y a pas de doctrine forte au sein de la droite. D'accord. C'était un Pablo.
Les alers sont en train d'exploser face au puzzle avec ce gouvernement. sur le corn du en tout cas il se cherch euh c'est c'est c'est très compliqué aujourd'hui. les LR en fait, ils arrivent pas tellement à définir effectivement David Lissard a tout à fait raison une doctrine c'est qu'est-ce que c'est les LR ?
Alors on sent que il y a une tentation d'aller vers bah justement cette droite pro business macroniste et cetera et en même temps, il y en a d'autres qui sont tentés d'aller du côté du Rassemblement national. Certains reprennent les discours et les idées de l'extrême droite. Donc ils sont entre ces ces deux ces deux ces deux pôle là et on sait pas trop où est-ce qu'ils habitent.
Donc là ils ont quand même enfin cette décision d'exclure les ministres issus de de LR, c'est c'est ça va quand même avoir des conséquences très lourdes parce que c'est pas des c'est pas des des poids plumes. On parle de Annie Jeunevar hein qui était vice-présidente du parti. Enfin, je veux dire, c'est pas n'importe quoi.
Enfin, c'est pas n'importe qui. Donc président de la commission nationale d'investiture du parti. Exactement.
Donc ça ça va avoir de très lourdes conséquences. Donc aujourd'hui, mais j'avoue qu'on a le truc, c'est que hier soir, on avait un peu l'impression que cette décision un peu été prise à l'arrache, quoi. Allez, vas-y, on les exclut genre et ah d'accord mais derrière ça va avoir des grosses conséquences sur actoré.
C'est un acte d'autorité de Bruno Rota. C'est exclusion. C'est un acte d'autorité.
C'est vrai que les LR on sent on sentait que il y avait pas une unité très ferme he puisqueil y avait la l'école Voquier, il y avait l'école Retaillot, Retaillot et le président, il y avait les députés de l'autre côté les les sénateurs. Donc tout ça il y a il y a des divisions depuis longtemps. C'est vrai qu'ils sont tiraillés depuis très longtemps, depuis que Macron est au pouvoir mais même avant entre ceux qui veulent effectivement participer à une un courant qui est plutôt effectivement businessly, enfin c'est c'est le courant de Emmanuel Macron et ceux qui se disent "Bon ben l'avenir, il est plutôt du côté de de l'Union des droites s'il tentait qu'elle puisse exister avec madame Le Pen." Donc c'est aujourd'hui je dirais que c'est un peu l'heure de vérité de ce point de vue.
Allez, on va dire un mot de l'actualité internationale qui est très forte en ce moment puisque actuellement la libération des otages des derniers otages du Hamas a lieu en Israël avec la présence du président américain Donald Trump Pablo Piov Vivien. Cette libération des otages c'est un bon premier pas vers une paix à Gaza ou il faut rester prudent ? Déjà, c'est un bon premier pas pour euh les otages euh qui sont et pour les et pour les familles euh qui enfin, je veux dire, vous aviez tout un pays, toute une population en fait qui attendait le retour de ces de ces otages euh de de pieds fermes.
Après, il va y avoir parce que c'est c'est vrai que vous vous dites "Est-ce que c'est un bon premier pas Oui, c'est un bon premier pas pour aller vers éventuellement une paix, vers éventuellement une solution à deux états, vers éventuellement le le recouvrement en fait de la dignité pour ces deux peuples qui soient israéliens ou palestiniens. Le seul problème, c'est que quand vous avez un retour de de d'otage, derrière vous avez les récits en fait de ces otages. C'est-à-dire que là, dans les prochains jours, peut-être pas tout de suite tout de suite parce que faut que quand même qu' qu'il se réhabitue en fait à la société normale, mais ils vont raconter les atrocités en fait qu'ils ont vécu pendant près de 2 ans et le chaque fois ça fait la même chose, ça fait des déflagrations en fait dans la dans la dans la population parce qu'ils vont aller donner des grandes interviews et et derrière bah vous avez toute la population israélienne qui va lire en fait ces interviews et qui va se dire "Mais c'est vraiment c'est vraiment horrible tout ce qu'ils ont vécu." Et donc déjà le le racisme qu'ils avaient à l'égard de la population palestinienne en imaginant que c'est tous des chiens, tous le Hamas, tous des terroristes, va se renforcer encore à ce moment-là.
Enfin, il y a des liens en fait entre le récit qui vont des otages et derrière des positions politiques qui peuvent encore renforcer la haine. Enfin, mais je je fais que constater ça. Enfin, après j'espère en fait que je sais pas Emmanuel Macron est parti à Charmer lechec pour précisément discuter de ce plan de paix.
J'espère que genre je sais pas ils arriveront à quelque chose mais je justement tellement catal qui est en Israël aujourd'hui pour accueillir ses otage libéré et puis ensuite il ira en Égypte à Chermelcheck pour le sommet sur la paix à Gaza finalement l'application de son accord de paix c'est d'ailleurs la une aujourd'hui du Figaro. Est-ce que vous pensez que cette libération des des otages peut aboutir sur une paix plus durable dans la bande de Gaza ? Bah c'est pas évident, c'est pas sûr du tout.
D'abord parce que Netaniaou pense à son avenir personnel aussi. Est-ce que lui il a intérêt à ce que la guerre s'arrête ? C'est pas évident.
Il est sûr que si la guerre s'arrête et bien son avenir ministériel et et gouvernemental est peut-être compromis, hein. Et puis je suis pas sûr non plus que le Hamas décide du jour au lendemain comme ça de devenir un mouvement qui ne soit plus un mouvement terroriste, qui soit un mouvement désarmé. Et je pense que la le temps va être très long pour que ben il y ait une unité palestinienne qui se forme et que bah les Palestiniens arrivent à se doter d'une direction qui soit une direction qui ne soit pas terroriste, qui soit une direction qui ne soit pas corrompue parce que ils sont finalement tiraillés entre bah l'autorité palestinienne qui est une qui va devoir se réformer, qui est complètement corrompue, qui est vieillissante, qui est abîmé par le temps et puis euh et puis le Ramas qui est un mouvement terroriste, il faut le il faut le il faut le dire et le répéter.
Allez, on va finir par l'histoire du jour. Une histoire qui est racontée dans le journal Ouest de France par la journaliste Hélène de Planque et qui nous fait traverser l'histoire de France. Michel Pèlerin, un habitant de Valcénon dans l'î villaine, âgé aujourd'hui de 87 ans, a décidé de changer de nom et de reprendre le nom de son arrière arrière arrière grand oncle Joseph Sauveur de la Villery.
Joseph Sauveur de la Villery, il est né en 1766 et il était le fils du conseiller du roi Louis X et il a décidé pendant sa vie et bien de refuser les privilèges de son rang, de rejoindre les Jacobins et de lutter pour la justice sociale. Ce noble a enlevé sa particule et est devenu pendant la révolution une sorte d'élu local dans le morbillant. Mais malheureusement, Joseph Sauveur a été fusillé en 1793 par des insurgés bretons qui protestaient à l'époque contre l'enrôlement l'enrôlement des jeunes dans les armées révolutionnaires.
Et au moment d'être fusillé et bien ce fils de conseiller du roi a crié "Vive la nation" au lieu de "vive le roi". Alors, c'est un martyre de la République, estime aujourd'hui son descendant a désormais appelé Michel Sauveur de la Villery Pèlerin. Et l'histoire est d'autant plus belle que c'est le petitfils de Michel, étudiant de 23 ans en droit à Renn qui a retrouvé le lien de sa famille avec cet illustre descendant en se plongeant dans son arbre généalogique pendant le Covid et il s'est rendu compte que tous les matins pour aller en cours de droit à Renn et bien il passait dans la rue Joseph Sauveur sans savoir que c'était son ancêtre.
Donc voilà, une belle histoire qui nous a permis de traverser les siècles et qui était à lire dans le journal Ouest France. Merci messieurs d'avoir participé à cette émission ce lundi. On va peut-être comment vive la révolution.
Vive la révolution. Voilà, merci. Merci et puis merci à tous les téléspectateurs de nous avoir suivi.
On se retrouve demain. Demain, vous retrouvez Orian Manchini. Je vous souhaite une très bonne journée sur Public sur Public Sénat. [Musique]
Annie Genevard