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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 29 janvier 2024 16 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécurité

François-Xavier Bellamy invité de « La Grande Interview » Europe 1-CNEWS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les moyens utilisés par les agriculteurs pour se faire entendre sont légitimes selon vous ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Les premières mesures du gouvernement sont-elles suffisantes pour vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La hausse de la taxe sur le gazole non routier est-elle une punition organisée contre les agriculteurs ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    La Commission européenne est-elle responsable de la crise agricole actuelle ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il un double discours entre Paris et Bruxelles sur l'agriculture ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Faut-il rétablir les droits de douane sur les produits ukrainiens pour protéger les agriculteurs français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00François-Xavier BellamyFait
    « ce n'est pas par plaisir que les agriculteurs mettent du gazole dans leur tracteur ils n'ont pas d'alternative »
  • 13:00François-Xavier BellamyFait
    « la France est en train de détruire la compétitivité de ceux qui travaillent sur son sol »
  • 16:00François-Xavier BellamyFait
    « il faut qu'on se mette d'accord sur des mêmes règles et après qu'on arrête d'en rajouter tout le temps à Paris »
  • 18:00François-Xavier BellamyChiffre
    « on importe depuis 2019 plus de notre alimentation qu'on en exporte »
  • 22:00François-Xavier BellamyChiffre
    « on importe 84 % des produits de la mer qu'on consomme »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bienvenue et bonjour François Xavier balami bonjour Senia vous êtes donc tête de liste LR aux européen députés européens vice-président exécutif du parti LR François Xav bami tout faire pour éviter le siège de la capitale c'est en substance le message et l'objectif de l'exécutif avec une mobilisation de 15000 policiers gendarmes des hélicoptères des blindés de la gendarmerie prépositionné pour protéger ringis Gérald armenin le ministre de l'Intérieur a changé de ton est-ce qu'il faut en arriver là selon vous est-ce qu'il fallait que les agriculteurs en arrivent là pour se faire entendre c'est ça la question terrible sur votre plateau à votre micro ici même d'ailleurs il y a un mois alors que personne ne parlait encore de la détresse du monde agricole nous en avions parlé ensemble et j'avais eu l'occasion de dire à quel point la situation était terrible pour le monde agricole aujourd'hui il aurait fallu que le gouvernement qui avait tous les moyens d'entendre cette détresse que le gouvernement auquel les agriculteurs criaient leur colère depuis des mois maintenant il aurait fallu que ce gouvernement entend ce qui était en train de se passer aujourd'hui effectivement les agriculteurs sont en train de de de chercher les moyens de de dire que ça ne peut plus continuer et tous ces moyens sont légitimes pour vous François Xavier bami là nous apprenons qu'il y a des des adhérents de la Coordination rurale qui sont autour du marché de de ringis on va voir quelles sont les les actions qui vont être déployées est-ce que s'il y a un durcissement voir entre guillemets une escalade et bien tout cela sera légitime pour faire entendre la colère la la première chose à faire c'est d' d'apporter des réponses aux agriculteurs c'est c'est c'est l'urgence pour le gouvernement aujourd'hui en en partie en tous les cas insuffam on est devant des réunion organisé en préfecture pour regarder comment on peut mieux organiser les choses honnêtement très loin de la réalité des enjeux la vraie question c'est est-ce que le gouvernement est-ce que sa majorité à Paris mais aussi à Bruxelles à Strasbourg sont prêts à changer complètement de cap pour faire en sorte de redonner à nos agriculteurs la visibilité la lisibilité la clarté pour leur redonner la confiance dont ils ont besoin pour pouvoir travailler pour sortir de cette logique de surveillance de suspicion de contrôle de contrainte qui est en train d'asphyxier notre agriculture comme elle a asphyié notre industrie par le passé on est dans la même situation et est-ce qu'on a aujourd'hui les réponses à ces questions la réponse est non alors attendez on va parler parce que vous vous dites que si on ne sort pas en tout cas on ne bouscule pas le cadre européen rien ne change mais j'allais dire au au au cadre dans le cadre strictement francofançais les premières mesures de Gab à la T ne sont pas suffisantes pour vous c'est de la est-ce que c'est de la communication non il y a des points qui étaient très importants il fallait absolument apporter ses réponses rapidement je pense notamment à l'augmentation de la taxe sur le gazol non routier c'était évidemment indispensable de sortir de l'abération qui consistait à refiscaliser le gazol non routier qui est l'outil de travail des agriculteurs ils ont pas d'autrees option que d'utiliser ce carburant pour pouvoir simplement travailler pour pouvoir nous nourrir donc en fait remettre de la fiscalité sur le GNR à un niveau normal c'était seulement organ organiser une nouvelle punition contre les agriculteurs et au fond c'était entretenir ce malaise français qui veut que tous ceux tous ceux qui travaillent tous ceux qui produisent sont punis pour cela or organisé et punition ça voududrait dire François bami que c'était alors peut-être inconscient mais qu'on a planifié en réalité ce malaise cette gronne on l'a pas vu venir et on l'a même nourri quelque part l'ugmentation l'augmentation du gazol long routier tout le monde pouvait bien voir à quoi ça correspondait c'est encore une fois je le redis ce n'est pas par plaisir que les agriculteurs mettent du gazole dans leur tracteur ils n'ont pas d'alternative autant la fiscalité peut avoir un sens pour orienter les comportements quand il y a des alternatives autant là c'est pas le cas ils sont où les tracteurs électriques pour aller la bourer les champs ça n'existe pas donc il fallait quand même regarder la réalité en face et oui je le redis aujourd'hui on nous explique que l'État va faire des économies en augmentant les impôts mais c'est pas ça faire des économies on on a un ministre de l'économie qui nous dit que remettre de la fiscalité partout c'est baisser les dépenses de l'État mais non la vraie question c'est comment l'État baisse la dépense publique comment l'État fait en sorte enfin de s'attaquer à ce sujet majeur des réformes qui lui permettront demain de dépenser moins pour travailler mieux et et et augmenter les impôts pour tous les Français c'est pas exactement ce que j'appellerais des mesures d'économie crise la crise actuelle je vous cite et la conséquence directe de la politique menée par la Commission européenne qui en prenant la décroissance et en multipliant les normes qui pèsent sur les exploitations à asphyier le monde agricole c'est ce que vous avez écrit François Xav balamine dans une tribune au Figaro clairement est-ce que pour vous la Commission européenne Madame Van derleyen et le commissaire Pascal campfin sont sont responsables de tout et de de ce qui est en cours en ce moment la Commission européenne est responsable de de de de la situation actuelle parce qu'elle a mis en œuvre depuis quelques années maintenant avec beaucoup de détermination une politique qui visait au nom de l'environnement à une forme de décroissance de la production agricole et Pascal cfin n'est pas commissaire mais il est président de la commission de l'environnement au Parlement européen et il est comme élu parlementaire macroniste l'un de ceux qui a porté avec le plus de détermination cette stratégie on pense à la stratégie d farm to fork de la ferme à la fourchette sur laquelle pour notre part nous avons alerté depuis 2020 ça fait 4 ans Sonia ma Brook ça fait 4 ans qu'avec Anne Sander ma collègue qui est en commission de l'agriculture nous tirons la sonnette d'alarme avec les agriculteurs pour dire que nous n'avons tout simplement pas le droit de faire baisser la production agricole dans nos pays on a expliqué aux agriculteurs qu'il fallait plus de jcher on a expliqué aux agriculteurs qu'il fallait c'était un texte qui s'appelait restauration de la nature qu'il fallait 10 % de gel de la surface agricole utile en Europe et tout ça avait pour conséquence avec une stratégie complètement folle sur les produits phytosanitaires avec des règles de plus en plus contraignante une complexité permanente tout ça avait pour conséquence affiché c'était les experts de la Commission eux-mêmes qui annonçaient ce résultat que la production agricole en Europe allait baisser de 13 à 15 % que les prix pour les consommateurs allaient augmenter que les les des agriculteurs allit diminuer monsieur le député européen ça veut dire qu'il y a un double discours qui à Paris on dit qu'on place l'agriculture au-dessus de tout et à Bruxelles on laisse faire Monsieur Pascal campfin et Madame ver Leyen est-ce que ça veut dire qu'il y a deux façons de parler mais c'est pas seulement un double discours c'est un double jeu en fait la macronie a fait le contraire à Strasbourg de ce qu'elle raconte aujourd'hui à Paris et on le voit sur tous les sujets et moi je suis mais pardonnez-moi de le dire mais je suis révolté parce que depuis 2 ans maintenant avec notre groupe gr le PP avec la droite européenne avec les républicains nous demandons un moratoire sur les questions environnementales en disant il y a beaucoup de sujets sur lesquels on a règlementer sur lesquelles on a créé de la norme et on a créé de la contrainte et maintenant il faut s'arrêter regardez comment ça fonctionne essayer pour commencer d'écouter ce répondu qu-ceon vous a répondu on nous a répondu monsieur campfin en particulier nous a dit qu'on était climatoosceptique qu'on était hostile à la cause de l'écologie qu'on incarnait un trumpisme Européen c'était ce à quoi on avait droit de la part de monsieur gampfin nous et les agriculteurs parce qu'on parlait d'une même voix avec les agriculteurs c'est intéressant B ami par vous parlez de ce groupe PPE précisons-le à nos auditeurs et à nos téléspectateurs les députés européens LR font partie de ce groupe PPE mais est-ce que vous vous-même plus largement ce groupe n'a-t-il pas un un double discours non pas vous personnellement mais moi j'ai lu par exemple que sur l'accord de commerce avec la Nouvelle-Zélande certains de votre parti n'ont pas voté contre ils ont ils se sont abstenus est-ce qu'il n'y a pas là aussi un double discours est-ce que vous prenez vous l'engagement monsieur le député européen soit de sortir de ce groupe soit qu'il n'y ait plus aussi un un double discours non au sein du PPE nous avons des désaccord c'est clair mais comme toutes les familles politiques européennes l'Europe c'est ça c'est des alliés qui ne sont pas d'accord sur et qui doivent mener des bras de fer et nous on a bataillé au sein du PPE justement sur ces sujets sur la Nouvelle-Zélande sur les accords de libre échange en général malheureusement c'est un problème européen c'estàdire il y a beaucoup de pays européens qui sont favorables au libre échange et en Europe vous avez des écologies des socialistes et des gens du PPE qui votent systématiquement pour des accords de libre échange parce que leurs pays sont structurellement exportateur et ils ont beaucoup à y gagner et là permettez-moi de vous le dire Sonia maabook moi je suis évidemment hostile aux accords de libre échange je l'ai montré par mes votes nous avec toujours tenu la même ligne toujours tenu la M sont abstenus toujours tenu la même ligne mais mais le fond du problème c'est d'abord que la France est en train de détruire la compétitivité de ceux qui travaillent sur son sol le problème des agriculteurs est organisé planifié bien sûr quand vous expliquez aux agriculteurs français que vous allez leur imposer des règles que ne subissent pas même leurs voisins en Europe quand par exemple ça fait 2 ans qu'on alerte sur le sujet vous dites à ceux qui produisent de la betterave en France qui vont pas pouvoir utiliser des néonicotinoïdes même en Robé pour protéger les abeilles alors que la betteréave ne fait pas de fleur et que les abeilles donc ne la butinent pas mais que simultanément du coup en Belgique en Allemagne vous pouvez utiliser le même produit sur la betterave mais en fait vous êtes pas du tout en train de sauver la nature vous êtes juste en train de détruire vot pardonz-moi de dire c'est très important les agriculteurs français et moi je suis de la droite française les agriculteurs français ils ont pas peur de la concurrence ils ont pas peur de la compétition ils produisent l'agriculture la plus excellente au monde meilleure agriculture du monde simplement on peut pas leur imposer de faire face à la concurrence quand simultanément on leur rend la vi vous êtes responsabilité qu'est-ce que vous faites est-ce que est-ce qu'on abaisse les normes des autres pays en Europe afin que ce soit les mêmes règles tous abaisser les mêmes normes c'est quand même aussi faire en sorte que et bien les les les règles soient moins strict mais pour tout le monde il faut deux règles très simples la première c'est que quand on vote une norme sur le marché européen c'est un même marché pas de frontière pas de barrière pas de droit de douinee quand on fait une règle sur le marché européen c'est la même règle pour tout le monde il y a aucune raison que ce qui est bon pour un Belge soit mauvais pour un Français que ce qui est sain pour un Allemand soit malsin pour un Français donc il faut qu'on se mette d'accord sur des mêmes règles et après qu'on arrête d'en rajouter tout le temps à Paris parce que quand j'entends Gabriel hatal là aussi je m'étrangle quand j'entends Gabriel hatal qui vient dans les agriculteurs en disant ça suffit ça suffit maintenant les surtranspositions mais qui fait des surtranspositions depuis 7 ans les gouvernements d'Emmanuel Macron qui n'ont pas arrêté de rajouter plus de contraintes sur les agriculteurs français je prenais l'exemple de la betterave et des néonicotinoïdes on pourrait parler du glyphosate rappelez-vous c'est Emmanuel Macron qui en 2017 disait on sera les premiers à sortir du glyphosate et tant pis si personne ne le fait en Europe on sera les premiers à le faire malgré tout mais quand vous faites ce genre de choix en fait vous êtes juste en train de tirer des balles dans le pied de vos propres agriculteurs et la deuxème règle très simple c'est que on n'a pas le droit d'importer sur le marché européen ce qu'on s'interdit de produire sur le sol européen donc pour vous ce sont les mêmes règles pour tous je vous prends un exemple précis et on en parle beaucoup sur le poulet ukrainien et d'autres produits d'ailleurs estampillé de de Kiev on sait depuis la guerre que les que les quotas qui étaient imposés au poul rainiens et d'autres ont été levés c'est une forme aussi de de soutien aux Ukrainiens qu'est-ce qu'il faudrait faire là est-ce qu'il faudrait rétablir justement les droits de Douine et arrêter cette exception ukrainienne oui bien sûr au risque de c'est une urgence de moins soutenir ou de de donner l'impression en Europe de moins soutenir l'Ukraine parce que il y a quand même cette question là moi je crois que le combat des Ukrainiens il est il est fondamental ils sont attaqués aujourd'hui par la Russie et ils ont droit évidemment à notre soutien face à cette agression mais ce soutien ne doit pas passer par le fait de détruire nos propres producteurs en France ça va d'ailleurs contre la sécurité alimentaire qui est aussi un impératif géopolitique et je le dis à tous les Français qui nous écoutent le sort du monde agricole ne concerne pas le monde agricole concerne tous les Français la situation que vivent aujourd'hui les agriculteurs elle devrait être une angoisse pour tous les citoyens que nous sommes parce que si demain nous n'avons plus d'agriculture comme nous avons perdu notre industrie comme nous avons perdu notre capacité de produire notre propre énergie si demain nous n'avons plus d'agriculture et bien nous perdrons notre souveraineté la maîtrise de notre destin je le disais ici à ce micro il y a un mois c'est d'une tout aussi grande actualité aujourd'hui sur la question de l'Ukraine évidemment qu'il faut soutenir les Ukrainiens mais c'est pas encore une fois en important un poulet dont on sait très bien malheureusement qu'il bénéficie surtout à quelques grands acteurs économ pourquoi le gouvernement l'exécutif n'en parle pas est-ce qu'il y a une question idéologique par rapport à l'Ukraine selon encore une fois nous nous en parlons nous avons écrit un courrier le président de notre groupe PPE Monf Weber avec les parlementaires qui sont en première ligne sur ce sujet ont écrit à la Commission européenne pour lui dire ça peut plus continuer comme ça donc on tire la scène franç bam jeudi jeudi Emmanuel Macron va assister au Conseil européen extraordinaire à Bruxelles est-ce qu' peut à vous entendre oser renverser la la table si je peux dire européenne et oser se fâcher avec l'Europe faut et la question c'est on selon vous j'en sais rien je suis pas le président de la République et comme vous l'aurez constaté je ne suis pas dans sa majorité la question qui se pose maintenant c'est on a eu des mots encore des mots toujours des mots les mêmes mots très bien parfait magnifique au cours des derniers jours des grandes déclarations d'amour à l'égard du monde agricole la question c'est maintenant les actes il y a quand même de bonnes nouvelles de bonnes nouvelles est-ce que est-ce que le secteur tient est-ce que par exemple on peut se comment dire se féliciter de la balance agricole française la balance agricole française elle est devenue déficitaire en France depuis 2019 c'est la première fois dans notre histoire que nous importons plus que nous n'exportons alors pourquoi est-ce qu'on le voit pas je n'ai pas les mêmes chiffres et pourquoi est-ce vous n'avez pas le même chiffre parce que dans la balance que vousentaire à plus,8 milliards elle est excdentaire à cause de quoi vous savez pourquoi vous regardiez que les échanges commerciaux entre parce que dans la balance agricole que vous lisez aujourd'hui il y a les vins et les spiritueux et bien sûr le cognac le champagne ça s'exporte magnifiquement aujourd'hui le cognac à lui tout seul c'est évidemment un élément fondamental d'apport à balance commerciale française tous les Français savent bien que même si on est très fier de nos production de vin et spiritueux c'est pas ça qui nourrit quelqu'un et donc si vous regardez maintenant la balance agroalimentaire la balance alimentaire française elle elle est déficitaire alors je sais bien que certains voudront se voler la face en disant regardez non non on est toujours exportateur mais ça n'est pas vrai on importe depuis 2019 plus de notre alimentation qu'on en exporte et ça c'est d'une très grande gravité et en particulier la France mais quand même Sonia mabrook regardons la France la France c'est quand même un pays fabuleux pour l'agriculture grâce à ses terroirs grâce à son climat grâce à sa terre grâce aussi évidemment à l'excellence je le redis de nos agriculteurs on a l'agriculture sans doute la plus admirée du monde et pourtant on est devenu dépendant est-ce qu'on va laisser faire ça longtemps et est-ce qu'on va se faisant perdre la maîtrise de notre destin est-ce qu'il faut qu'on attende d'avoir faim dans ce pays pour se rendre compte qu'il faut protéger les agriculteursras est importante attente de euh besoin d'avoir faim c'està dire c'està dire qu'on en est là aujourd'hui not on en est pas encore là mais ça peut se produire bien sûr regardez ce qui s'est passé au moment du covid qui aurait pensé il y a 5 ans Sonia B qui aurait pensé qu'un jour en France les infirmières se feraient des blouses avec des sacs poubelles pour aller à l'hôpital qui aurait pensé qu'on n'aurait pas de masque à donner à nos soignants qui pouvait penser qu'on allait se retrouver dans une telle situation de dépendance et bien moi je dis que demain oui on peut se retrouver si une nouvelle crise survient qui sera peut-être pas sanitaire la prochaine crise elle peut être alimentaire elle peut être une crise géopolitique qui détruira les circuits d'alimentation dans le monde et là pour le coup j'aimerais bien voir ce que répondront le même monsieur qu'enfin les mêmes députés macronistes qui ont créé toujours plus de contraintte pour nos agriculteurs et qui simultanément eux ont voté pour le traité de libre échange avec la Nouvelle-Zélande ils ont voté pour faire venir de l'autre bout du monde des tonnes de litres de lait en poudre qui vont traverser les océans pour arriver jusqu'à nous mais le jour où on aura plus d'éleveurs laitiers c'est pas le lait de Nouvelle-Zélande qui viendra de l'autre bout du monde quand on traversera une crise mondiale et donc la question c'est est-ce qu'on a besoin de toucher du doigt cette dépendance pour se réveiller c'est maintenant que ça se passe nous ça fait 4 ans qu'on crie ça et donc je suis heureux que la mobilisation des agriculteurs permette de faire entendre ce cri heureux quel que soient les formes de mobilisation alors qu'on a rappelé le disposit en tout les cas aujourd'hui on en parle aujourd'hui on en parle et c'est déjà fondamental et la dernière chose c'est que c'est pas seulement les agriculteurs c'est aussi les pêcheurs aujourd'hui on importe 84 % des produits de la mer qu'on consomme et simultanément pour des raisons environnementales on vient de fermer tout le golf de gascoag et à la pêche pour un mois c'est des dizainesion du Conseil d'État c'est autre chose demandé par associations environnementales le tout pour importer ensuite une pêche qui vient d'Asie une pêche qui vient d'ailleurs qui ne respecte aucune de nos règles environnementales on marche sur la tête en effet et j'espère que nos décideurs finiront par prendre les les mesures qui s'imposent face à une telle abération merci François vousav B vous c'était votre grande interview ce matin et à bientôt