Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 4 octobre 2021 4 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & élections

Les promesses d'hier qui n'ont pas été tenues

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00François-Xavier BellamyFait
    « La France n'est pas en mesure d'accueillir de nouveaux immigrants. Nous affirmons notre volonté de fermer les frontières. »
  • 3:30François-Xavier BellamyFait
    « mettre fin à l'aide médicale d'État, réserver les prestations sociales aux Français, refondre le code de la nationalité, mettre fin à l'automaticité du regroupement familial »
  • 4:00François-Xavier BellamyFait
    « Ce papier-là, en 1990, c'est la plateforme commune des oppositions RPR-UDF-CDS, signée par Jacques Chirac, Valéry Giscard d'Estaing, Nicolas Sarkozy, Édouard Balladur, Alain Juppé, François Bayrou, Roselyne Bachelot, Jacques Barrot, Jacques Toubon, Jean-Christophe Lagarde... »
  • 5:00François-Xavier BellamyChiffre
    « Valéry Giscard d'Estaing ce jour-là disait "nous devons atteindre un quota d'immigration 0". »
  • 6:00François-Xavier BellamyChiffre
    « 90% des demandes d'asile n'étaient pas légitimes et c'était déjà un immense problème. »
  • 9:00François-Xavier BellamyFait
    « il y a un sujet de compatibilité entre l'islam et les lois de la République, et nous devons poser cette question. »
  • 11:00François-Xavier BellamyFait
    « On serait fou de ne pas se remettre en question aujourd'hui. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ce qui est difficile à comprendre, c'est qu'il soit soudainement devenu à ce point impossible de parler avec Éric Zemmour, ou de débattre avec lui. Ce n'est pas seulement Laurent Wauquiez, c'était avant lui Jean-François Copé qui avait invité Éric Zemmour à intervenir, quand il était secrétaire général du parti, et ça lui avait déjà, à l'époque, été vivement reproché par le parti socialiste ; et Jean-François Copé avait dit "j'assume, il est très important qu'on puisse avoir ce dialogue". Donc ce qui est compliqué à comprendre si vous vous c'est que, je sais pas du tout ce qu'il adviendra du phénomène qui est en train de se jouer aujourd'hui, mais une chose est sûre, c'est qu'on doit entendre ce qui est en train de se passer, on doit essayer de comprendre ça.

Pourquoi est-ce que d'un seul coup Éric Zemmour, sans parti, sans organisation politique, se trouve propulsé dans les sondages à ce niveau-là ? Il y a plein de choses qui peuvent l'expliquer. Mais une des raisons, c'est sans aucun doute que les électeurs, que nos électeurs, ont le sentiment qu'il dit des choses que nous ne sommes plus capables de dire, qu'il pose des problèmes que nous ne sommes plus capables de poser.

On est sur un terreau quand même très très important : est-ce que elles doivent être dites ces choses-là justement ? Et au fond, est-ce que ça ne traduit pas aussi une évolution d'une partie de la droite vers des thèses qui avant été soutenues par l'extrême droite, des positionnements pétainistes. Est-ce que ça c'est admissible de le faire quand on est membre du parti des Républicains ?

Parce que, au fond, dans le Zemmour, il y a eu plusieurs évolutions. Zemmour il a été journaliste politique, puis il est devenu éditorialiste. Il n'a pas toujours les soutenu les mêmes thèses.

Mais plus on est allé dans le temps, plus il s'est radicalisé. Beaucoup de personnes qui l'aiment à LR l'ont connu aussi, avant. Mais il y a plusieurs Éric Zemmour.

Et aujourd'hui ce qu'il dit sur le grand remplacement, sur le danger musulman, ça, il faut que ce soit dit ouvertement ? - Alors je vous ai apporté un papier, parce que je me suis replongé dans ce texte, c'est un texte qui date de 1990. Une déclaration solennelle publiée, et qui commence ainsi : "La France n'est pas en mesure d'accueillir de nouveaux immigrants.

Nous affirmons notre volonté de fermer les frontières. Si des mesures ne sont pas prises pour remédier aux déséquilibres qui s'observent dans le pays, le risque de voir naître de graves fractures au sein de la communauté nationale grandira inévitablement. L'ampleur des difficultés appelle une action vigoureuse des pouvoirs publics".

Et la suite des mesures qui est proposée : "mettre fin à l'aide médicale d'État, réserver les prestations sociales aux Français, refondre le code de la nationalité, mettre fin à l'automaticité du regroupement familial" qui à l'époque concernait 30 000 personnes et c'était considéré comme gigantesque. On disait que 90% des demandes d'asile n'étaient pas légitimes et c'était déjà un immense problème. Bref.

Ce papier-là, en 1990, c'est la plateforme commune des oppositions RPR-UDF-CDS, signée par Jacques Chirac, Valéry Giscard d'Estaing, Nicolas Sarkozy, Édouard Balladur, Alain Juppé, François Bayrou, Roselyne Bachelot, Jacques Barrot, Jacques Toubon, Jean-Christophe Lagarde...

Des dizaines de personnes, tout le monde était réuni. Valéry Giscard d'Estaing ce jour-là disait "nous devons atteindre un quota d'immigration 0. Ce que vous dites François-Xavier Bellamy, c'est que c'est pas Zemmour qui a changé, c'est le parti qui a changé ? - Mais bien sûr !

Ce que je veux dire par là, c'est que...

Et même : vous parlez de la question de l'islam. Le texte en question disait : il y a un sujet de compatibilité entre l'islam et les lois de la République, et nous devons poser cette question. Non pas pour exclure, bien sûr.

Moi je pense que cette question mérite d'être posée, non pas pour exclure. De toute façon il y a dans notre pays des millions de nos compatriotes qui sont musulmans. Il y a des compatriotes musulmans dans notre pays qui ont donné leur vie pour la France dans les forces armées, qui se sont engagés pour la France, il est hors de question de dire qu'on ne peut pas être un bon français quand on est musulman.

Mais il n'en reste pas moins qu'il y a un vrai sujet aujourd'hui pour faire en sorte que cette compatibilité soit garantie, et surtout pour garantir que tous les Français choisissent pleinement la France et ce que ça implique. Il y a aussi tout le grand remplacement. L'expression a déjà été utilisée.

Grand remplacement, ça ne fait pas partie du texte qu'on vient de lire ? - Je termine juste, je termine juste en un mot pour dire que on serait fou de ne pas se remettre en question aujourd'hui. On serait fou de ne pas comprendre que, en réalité, derrière les digues pour n'a cessé de construire en disant qu'il fallait repousser le plus possible de personnes à l'extérieur du champ républicain, il y a le signe de nos propres échecs, de l'échec de cette famille politique qui a tenu ses promesses et qui ne les a pas honorées.