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Conférence de presseUnion Populaire Républicaine· 23 octobre 2026 173 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

La France face au basculement du monde vers l'Asie

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 61 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:17:31OuverteRéponse partielle

    Vous voulez peut-être dire quelque chose sur les militaires français ?

  • 2:20:25OuverteRéponse partielle

    Les militaires actuellement présents en Ukraine sont des missionnaires ?

  • 2:24:02OuverteRéponse directe

    La guerre est déjà là de manière violente, notamment sur les ressources ?

  • 2:27:22OuverteRéponse directe

    Pourquoi les Américains veulent-ils contrôler l'Ukraine malgré ses faibles ressources ?

  • 2:29:33OuverteRéponse partielle

    La France a-t-elle développé la technologie hypersonique ?

  • 2:30:16RelanceRéponse directe

    Le débat tourne trop autour de l'Ukraine, parlons du basculement vers l'Asie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 12:21non_speechFait
    « La déconfiture militaire des États-Unis face à l'Iran, c'est quelque chose, on pouvait anticiper une défaite, mais une défaite de cette ampleur, c'est quelque chose d'inouï. »
  • 22:31non_speechFait
    « La grande puissance diplomatique qui est en train d'émerger et qui veut développer un soft power propre, c'est l'Inde. »
  • 1:00:16non_speechFait
    « Les occidentaux envoient des centaines de milliers d'Ukrainiens à la mort pour prolonger une guerre que la Russie militairement ne peut que gagner. »
  • 1:11:15non_speechFait
    « Les Américains qui sont habiles vont placer des tireurs qui vont tirer sur la foule. Donc, on va penser que ce sont les autorités prorusses qui ont tiré sur la foule. »
  • 1:12:09non_speechFait
    « La langue de 48 % de la population sera interdite non seulement dans les institutions, mais il sera interdit de la parler, ce qui veut dire une rupture absolue avec 48 % de la population qui est russophone. »
  • 1:15:00non_speechFait
    « C'est le piège de Tucidide dont parlent les Chinois. Alors les Chinois, le message sur le piège de Tucidide, c'est de dire la puissance déclinante quand elle s'affronte en général elle perd et c'est bien pire pour elle. »
  • 1:17:59non_speechFait
    « Je pense que nous n'avons absolument pas les moyens de nous lancer dans une aventure guerrière face à la Russie. »
  • 1:20:08non_speechFait
    « Une armée qui a été victime de la politique intelligente de monsieur Fabius sur les dividendes de la paix. »
  • 1:51:45non_speechFait
    « Ce que vous ce dont vous parlez n'existe pas. Il n'y a pas de dirigeants suisses. Dites-moi leur nom. Les gens qui décident quel qu'ils soient. »
  • 2:09:48non_speechFait
    « Les Américains vendent des armes à l'Ukraine qui sont achetées par l'Ukraine avec des fonds européens. Un petit peu comme ça que le truc fonctionne, sachant qu'il y a des dérivations par ailleurs au profit des oligarques ukrainiens et de la mafia ukrainienne. »
  • 2:14:58non_speechFait
    « On est d'ailleurs dans un système d'inversion inoui puisque ce que l'on appelle l'extrême droite néonazie en Allemagne, madame Weidel a dit qu'elle avait honte à l'idée que les Allemands puissent envoyer de nouveaux chars sur le territoire russe. »
  • 2:15:38non_speechFait
    « il semble quand même qu'on ait des soldats ou des je ne sais pas qui soi plus ou moins ou des officiers ou des conseillers techniques qui soient en Ukraine »
  • 2:16:20non_speechFait
    « l'Union européenne, si vous y réfléchissez bien, c'est le club des pays riches qui n'ont aucune ressource énergétique. »
  • 2:17:31non_speechFait
    « il y a effectivement des conseillers, des officiers ou des spécialistes d'armes particuliers qui qui sont déployés en Ukraine, c'est certain. »
  • 2:18:57non_speechFait
    « il y avait quelques anciens légionnaires qui sont toujours très attachés à leur appartenance passé. Donc il y avait leurs beret, leurs insignes, leurs trucs et dans dans des tranchées ukrainiennes. »
  • 2:21:51non_speechFait
    « la majorité du personnel humain qui constitue les armées françaises aujourd'hui n'est pas du tout favorable à cette guerre contre un ennemi inventé. »
  • 2:23:20non_speechFait
    « Chaque fois que vous donnerez un missile dont la destination est d'attaquer la Russie et qui arrivera sur le territoire russe, nous donnerons un missile de même puissance à vos adversaires qui en disposeront comme ils l'entendent. »
  • 2:30:16Laurent (expatrié au Luxembourg)Fait
    « ça fait déjà des décennies que nous délocalisons nos entreprises françaises vers l'est ou vers l'Inde, le Bangladesh, la Chine. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Cette deuxième table ronde va commencer la France face au basculement du monde vers l'Asie. Nous allons avoir comme invité trois personnes. Monsieur Édouard Russon que nous vous avons présenté ce matin, mais je vais reciter la sa belle parole en tant qu'ancien vice-chancelier des universités de Paris. Je me souviens de la devise de l'Université de Paris au Moyen-Âge. Vérité garde le roi. Oui, la vérité est la meilleure protection du peuple souverain. Monsieur Édouard Russon, si vous voulez bien revenir [applaudissements] monsieur Gilles Casanova,

0:55
Non speech

[applaudissements]

1:02
Locuteur

Monsieur Casanova, vous êtes spécialiste en communication, vous avez été conseiller de Jean-Pierre Chevenemand. au ministère de l'intérieur. Aujourd'hui, vous êtes consultant indépendant en stratégie et prospective à Paris et intervenez régulièrement comme analyste et chroniqueurs politiques dans différents médias français et étrangers pour décrypter l'actualité institutionnelle et géopolitique,

1:29
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

1:41
Locuteur

monsieur Jacques Hogard. Vous êtes ancien colonel de l'armée de terre, également ancien officier parachutiste de la Légion étrangère et ancien du commandement des opérations spéciales le COS au Kosovo. Vous êtes l'auteur de plusieurs ouvrages dont en 2014 l'Europe est morte à Pristina aux édition Hugo Doc dans lequel vous revenez sur votre expérience au Kosovo et y dénoncer les dérives de la politique étrangère occidentale. Vous êtes aujourd'hui consultant en stratégie et en sécurité et vous intervenez régulièrement sur les questions de défense, de géopolitique et de souveraineté nationale.

2:28
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

2:41
Locuteur

Nous devions recevoir également aujourd'hui Pierre Conessa qui malheureusement ne pourra pas être avec nous car il a fait un malaise il y a quelques jours. Cependant, je vous rappelle qu'il est ancien directeur adjoint de la délégation aux affaires stratégiques du ministère de la défense et que son ouvrage la fabrication non pas du crétin mais de l'ennemi est, je cite ainsi que le le présente la revue historique des armées, une démonstration implacable sur cette construction de l'ennemi et la manière de faire accepter la guerre et de la fabriquer.

Ainsi, pour convaincre du bien fondé d'une guerre, il faut avant tout susciter l'adhésion de la population en jouant sur ses émotions et notamment ses peurs. Dans nos sociétés contemporaines, nous avons les médias pour cela et particulièrement la télévision ou bien les cercles de réflexion et d'études dont certains peuvent livrer des analyses clés en main au pouvoir politique. L'invasion américaine de l'Irak en 2003 apparaît à cet égard exemplaire.

3:49
Non speech

[applaudissements]

3:55
Locuteur

Merci pour lui. Et maintenant place à monsieur François, candidat aux élections présidentielles de 2027. [applaudissements]

4:11
Non speech

[applaudissements]

4:16
Locuteur

Alors, merci à tous et à toutes d'être présent. On va commencer donc tout de suite. Vous connaissez les intervenants. Louise vous les a présenté. Édouard Russon était là ce matin. Jul Casanova, on ne le présente plus puisque c'est plusieurs, ça fait plusieurs fois maintenant qu'il s'incruste dans les universités de LPR. à la grande joie du public d'ailleurs

4:39
Non speech

[applaudissements]

4:45
Locuteur

et je voulais remercier la présence pour la première parmi nous de Jacques Hogard qui est très connu aussi que l'on voit régulièrement dans un certain nombre de médias comme vous l'a expliqué Louise. le la thématique

4:59
Non speech

[applaudissements]

5:04
Locuteur

donc elle connaît ça effectivement s'est fait excuser. Il a eu un malaise, vous l'avez peut-être vu d'ailleurs en direct sur Toxin et donc il est à l'hôpital donc il nous a prié de l'excuser. On lui souhaite pron rétablissement. Je vais passer tout de suite la parole comme d'habitude on va commencer par 10 minutes de présentation. La thématique aujourd'hui, c'est le basculement du monde vers l'Asie.

Quand on a fixé ce projet, c'était il y a 2 3 mois, on ne se rendait pas compte à quel point on serait d'actualité puisque vous l'avez vu, le président américain Trump vient de recevoir en grande pompe aux États-Unis, en Californie, le président chinois Sjing Ping et les n'importe qui qui a un petit peu d'intuition, de discernement, de flair non obstant ce que l'on entend médias occidentaux voit bien ne serait-ce que visuellement que on a affaire à une puissance montante la Chine mais une puissance déclinante des États-Unis d'Amérique et ça se voit maintenant comme le nez au milieu du visage.

On voit si Jing Ping qui est sûr de lui et dominateur si je veux se dire et qui arrive un peu enfin qui ne plus enfin on a ça a plus rien à voir avec ce qui était les la Chine vis-à-vis des États-Unis il y a une cinquantaine d'années et l'on voit Donald Trump dont on a l'impression qu'il fait tout pour essayer d'enrayer le déclin tendantiel de la puissance américaine. Vous vous rappelez que la dernière fois qu'ils se sont rencontrés, si Jingping avait fait une réflexion qui était très très à la chinoise, c'estàd très intelligent, très réfléchi, très stratégique sans appuyer trop, mais avec des mots codés.

Il avait cité euh une un livre d'un géopoliticien américain qui s'appelle le piège de Tucidid en disant qu'il fallait pas tomber dans le piège de Tucid. Je pense que si Jingping avait dû lire l'ouvrage en question, je suis pas sûr que Trump l'avait lu dans cet ouvrage d'un géopoliticien. C'était un géopoliticien américain qui ayant lu cet historien de l'antiquité grecque Tucidide euh qui expliquait que une puissance déclinante comme Spart concurrencée par une puissance montante comme Athène et bien ça avait mené nécessairement un conflit armé entre les deux. Et donc ce géopoliticien américain avait expliqué que il fallait il fallait bien regarder les choses en face.

Il avait répertorié je crois euh je sais plus c'était 16 je crois cas dans l'histoire au cours des 500 dernières années où une puissance montante avait concurrencé une puissance déclinante. Il avait conclu que dans les 16 cas, il y en avait eu dans 12 cas, c'était dans 75 % des cas. ça s'est transformé en une guerre générale. Et donc c'est sur c ce ce présupposé que Sijingping avait accueilli Trump en lui disant "Ne tombons pas dans le piège de Tucid." Alors, c'était très chinois parce que d'une part ça montrait son érudition, le fait que lui ou ses collaborateurs avaient lu un ouvrage qui avait été célèbre dans les années 2010 aux États-Unis.

Et c'était une façon de dire aux Américains, "Nous savons que vous avez peur de nous et d'ailleurs, vous avez bien raison d'avoir peur de nous puisque nous sommes la puissance montante." Et c'était également une façon d'appeler à une entente pacifique entre les deux États et donc sous-entendu, il fallait que les États-Unis admettent en définitive leur statut de puiss première puissance déchu. Alors, c'était ça qui avait motivé le titre de cette réunion ce sous cet après-midi. On savait pas au moment on l'avait fait que comme je le disais Ping vient de nouveau reçu par Trump cette fois-ci aux États-Unis.

Alors, je pense qu'on va faire donc un tour de piste en donnant la parole dans un premier temps à 10 minutes un quart d'heure à chacun de nos intervenants. Sachant qu'on va pas parler que de la Chine, on va élargir au-delà de la Chine évidemment les relations de la Chine et son environnement immédiat. euh les le Tibet, lesour, la Corée, la péné Sud de Corée, le problème de Taiwan éventuellement de Hong Kong, mais aussi et plus globalement euh l'ensemble de l'Asie euh avec le sous-continent indien et puis de proche en proche, on parlera de l'Iran et de la Russie. Voilà.

Donc en fait c'est un on va parler de géopolitique planétaire mais en commençant avec cet angle chinois et cette cette chose que nous vivons en ce moment qui est quelque chose qui est très très important qui qui arrive rarement, c'est la première puissance mondiale qui se fait supplanter par une nouvelle puissance. C'est arrivé la dernière fois que c'était arrivé a eu, il y a eu deux grands événements au cours du des 120 ans écoulés. Il y a eu en 1940 1945 lorsque la puissance planétaire qui était le Royaume-Uni a été supplantée par les États-Unis d'Amérique en 1939. Là le Royaume-Uni est encore la première puissance mondiale et la livre sterling est encore la première monnaie du monde.

En 1944, c'est terminé. Les accords de Breton Woods consacrent le dollar comme monnaie mondiale et les États-Unis d'Amérique sont devenus la première puissance du monde. Et puis d'une certaine façon, on a eu un événement géopolitique d'une aussi grande importance avec l'effondrement de l'URSS. en 1989-91. On assiste donc pour ceux d'entre vous qui ont le recul du temps à un événement qui est à peu près comparable. En tout cas, c'est l'analyse que je propose de développer. Et je me tourne vers au premier intervenant Édouard. Vous allez peut-être nous brosser les la façon dont vous voyez ces ces évolutions. Merci. [raclement de gorge] Merci beaucoup.

Euh je voudrais faire quelques quelques remarques liminaires effectivement et je pense qu'après le entre ce que diront les les autres intervenants et notre débat, on va parler de beaucoup de choses différentes que je peux pas aborder d'emblé. Je voudrais faire trois séries de remarques. La la première, c'est que avant de parler de l'Asie, il faut parler de notre environnement proche. Et quand je dis proche, c'est pas simplement géographique mais ce sont les deux les deux puissances auxquelles je peux parler des deux puissances auxquelles les dirigeants français se sont soumis. On pourrait dire aussi les deux surmois du monde dirigeant français, les États-Unis et l'Allemagne.

Il est en train de se passer quelque chose d'absolument fondamental, c'est que ces deux surmois du monde dirigeant français sont en crise profonde. la déconfiture militaire des États-Unis face à l'Iran, c'est quelque chose, on pouvait anticiper une défaite, mais une défaite de cette ampleur, c'est quelque chose d'inoui.

Et regardez ce qui se passe en Allemagne avec la désindustrialisation de l'Allemagne du fait de la fin de ces ces contrats de gaz avec la Russie, mais aussi du fait que l'Allemagne n'a pas pris assez au sérieux la concurrence chinoise et puis qu'elle est sortie de l'énergie nucléaire civile et puis euh que politiquement elle est en train de d'éclater complètement avec une AFD qui est en mesure de dominer l'ancienne Allemagne de l'Est mais qui ne sera pas du tout en mesure de déterminer le jeu à l'Ouest et donc on va vers une paralysie politique de l'Allemagne.

Donc c'est absolument étonnant du point de vue des dirigeants français qui n'ont d'ailleurs toujours pas pris pris pris ça en compte hein. On se dit les États-Unis après Trump, on reviendra des choses normales, peut-être même dès ces élections de mi-mandat. Et puis on se dit bon l'Allemagne, oui, alors c'est dommage, c'est vrai, c'est décevant, on a tellement investi dans le franco-allemand mais enfin bon, ça repartira peut-être un jour. Alors, c'est fini et il faut plutôt se demander ce que vont être les conséquences de cette rupture historique.

Deuxème série de considérations, si vous voulez bien, au fond, qu'est-ce que c'est aujourd'hui que le périmètre de la politique étrangère française ? Nous avons affaire un groupe dirigeants dont je parlais à l'instant qui pour les raisons que je vous donnais leur leur insertion dans l'OTAN et dans et dans l'Union européenne ont 90 10 % peut-être même plus de leur énergie investie dans les affaires de l'Union européenne dans les affaires occidentales à tel point que monsieur Macron, il est pas le seul, on peut dire ça aussi de ces de ces deux de ces deux prédécesseurs, porte une responsabilité historique très lourde dans la négligence, voir l'abandon de l'outre mer.

L'outreem français est un atout extraordinaire pour nous au 21e siècle. Ça nous permet d'être présent sur tous les océans du monde. Ça nous c'est une géographie qui doit nous permettre de de parler avec tous les pays qui constituent une politique étrangère alternative à la politique occidentale. Or, ça a été négligé pendant très longtemps et même on peut se demander si monsieur Macron n'est pas fasciné par l'idée de brader ses vestiges d'empire d'une manière ou d'une autre.

Alors, je mentionne ça parce que c'est absolument important de savoir de se rappeler que dans notre histoire, les très grandes périodes ont été des périodes d'équilibre entre l'engagement en Europe et l'engagement outreem. Prenez le ce qui est peut-être le l'idéal type de la politique étrangère française que le cardinal de Richelieu pour lui l'engagement dans la guerre de 30 ans dans les affaires européennes et la préparation des traités de Vesfali ne devait pas faire oublier le développement de la France en Méditerranée, le développement de la France en Amérique du Nord à l'époque.

Et vous remarquez que dès que nos nos dirigeants se laissent totalement absorbés par les affaires européennes, nous entrons en déclin. Vous avez une autre un autre élément de repère, un autre point de situation, quelque chose de de tout à fait extraordinaire qui est ce que j'appelle la diagonale de la francophonie. Alors, je me place sur une planisphère classique enfin du Québec. euh à l'océan Indien en passant par le par l'Afrique de l'Ouest, on a une réalité, la francophonie, qui pèsera euh plus de 700 millions d'habitants dans quelques années. Ça peut pas nous laisser indifférent.

Et même si nos relations avec l'Afrique sont devenues très difficiles, c'est quelque chose de tout à fait fondamental parce que cette diagonale là, elle croise une autre diagonale. Et là, j'en viens au sujet d'aujourd'hui pleinement. Si vous regardez la dynamique de poussée des bricks, et bien vous pouvez là encore sur une planisphère classique, donc on va me pardonner mon européoccentrisme si j'ose dire. sur une planisphère classique, vous allez vous avez de Vladivostock à Rio de Gené ou même en allant jusqu'à Santiago du Chili, une diagonale qui est celle de la dynamique de développement des briques si on les laissait faire.

Alors, évidemment, les États-Unis qui dans cette dans cette poussée des des bricks, si les bricks s'installent aussi en Afrique et en Amérique latine, serait le monde le monde anglophone serait rejeté aux marges des deux côtés de cette diagonale, évidemment ne se laisse pas faire. Et l'Afrique est un est un lieu va être un lieu d'affrontement très dur pour savoir qui dominera le monde demain. Mais c'est intéressant puisque nous sommes au point de croisé de deux diagonales. La nôtre est celle des Bricks. C'est-à-dire que nous ne pouvons pas abandonner notre l'idée d'avoir une politique française en Afrique.

Bien sûr, il faudra faire bien très différemment de ce qui a été fait ces dernières années. Et alors ça nous amène ça nous amène à la à la question des bricks. Quelle politique avoir vis-à-vis d'eux ? Alors il y a une idée qui circule qui dit il faudrait que la France adhère au Brick. On sait rien. Euh peut-être on en parlera, sera peut-être un sujet. Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que si nous débarrassons de la tutelle de l'OTAN et de l'Union européenne et si nous retrouvons les caractéristiques de notre géographie qui détermine une politique étrangère, comme je venais comme je viens de le dire, nous sommes en mesure de dialoguer pleinement et entièrement avec les bricks.

Et les brices, je parle de leur constitution actuelle sans sans me poser la question de leur de leur expansion en Afrique et en Amérique latine au-delà du Brésil.

Alors, je parle de ça parce que nous sommes entrés dans un paradoxe, c'est qu'il faudrait que la France s'intéresse plus à son domaine maritime au moment où les grands espaces continentaux sont en train de se développer en particulier sous la poussée de la Chine, mais pas seulement, avec le projet One Belt One Road qu'on appelle plutôt en France les nouvelles routes de la soie et puis sous l'effet de la technologie parce que la grande la grande nouveauté de ces 20 dernières années, c'est le fait que la vieille géopolitique de McKinder, l'idée qu'il faudrait euh encercler le rasie et le cœur de l'espace continental euh par les puissances maritimes Grande-Bretagne et États-Unis surtout depuis depuis la deuxème guerre mondiale et que il y a une supériorité de des espaces maritimes sur les espaces terrestres.

Tout ça a volé en éclat ces 20 dernières années sous la poussée de la enfin du fait de la technologie des trains rapides et de la technologie numérique. Et aujourd'hui, nous voyons bien qu'il y a une géopolitique des corridorses, des routes stratégiques qui est qui s'est mise en place. Alors bien sûr les guerres, les conflits actuels, l'Ukraine ou le la guerre d'Iran, on voit bien que c'est sur c'est sur la la ligne d'encerclement de des puissances continentales eurasiatiques que tout ça se joue et on comprend bien la logique de la politique américaine, tout ça. Et alors nous les Français qu'est-ce que qu'est-ce que ça doit nous dicter comme comme compréhension du monde ?

Et bien d'abord, nous devons absolument échapper à cette logique occidentale à laquelle pourtant nous nous sommes soumises depuis depuis au moins au moins 20 ans. Et puis paradoxalement pendant que les États-Unis essayent coûte que coûte de défendre la ligne géopolitique de Mcinder, nous nous pourrions en profiter pendant que personne ne regarde ce que nous faisons pour renforcer notre domaine maritime euh notre notre nos territoires d'outre mer et en faire des atouts au lieu de les vivre comme des comme des boulets.

Mais ce sur quoi je voudrais attirer votre attention pour finir, ça n'est pas c'est peut-être moins des considérations géographiques que des considérations à la fois diplomatique et historique. Alors, on a parlé la Chine, on voit bien que ce qui est en train de se mettre en place, c'est effectivement un monde qu'on peut appeler polycentrique, multipolaire, certains préfèrent dire multinodal et dans lequel la Chine sera bien sûr une très grande puissance technologique, militaire, diplomatique. Enfin, la grande puissance diplomatique qui est en train d'émerger et qui veut développer un soft power propre, c'est l'Inde.

La réussite du dernier sommet des bricks, la capacité du premier ministre indien à finalement garder tout le monde autour de la table malgré les pressions américaines et malgré les tentatives de déstabilisation américaine. C'est tout à fait remarquable. Et puis si vous poussez bien, vous allez quand vous vous intéressez au bricks, vous allez découvrir que il y a beaucoup d'intérêts qui peuvent être divergents entre tous ces pays. Et ce qui les tient aujourd'hui, c'est largement l'hostilité américaine. Je dis pas l'hostilité aux États-Unis, je dis l'hostilité américaine, l'hostilité États-Unis. C'est ce sont les États-Unis qui sont en état de d'hostilité ouverte avec les bricks.

Et donc on a un paradoxe, c'est que le le grand défi demain pour les bricks, ça va être de rester ensemble, de trouver les moyens de s'entendre alors que plus l'Occident déclinera, plus les bricks se préoccuperont de leurs propres intérêts et auront tendance à avoir des intérêts divergents qui se réaffirmeront. Et c'est là que à mon avis la puissance française, si tant que nous arrivons à la à la redresser, la puissance française, elle a elle a beaucoup d'atout. D'abord, elle a elle a une histoire, une histoire diplomatique, une histoire militaire. Et puis nous savons ce que c'est que la diversité des puissances géré dans une dans une logique d'équilibre.

Je citais le cardinal de Richelieu tout à l'heure. Je je ne cesse de m'émerveiller à chaque fois je relis le testament politique par les mémoires du général. C'est c'est le plus grand texte politique français. Et Richelieu y explique les ressorts de la puissance, à la fois l'équilibre des puissances, mais en même temps l'importance de la diplomatie et l'importance des traités en trait état souverain. Et donc nous avons effectivement un paradoxe, c'est que dans ce monde qu'on appelle le sud global, qu'on appelle les briques, qu'on peut appeler autrement, qui se cherche et qui peut s'appuyer sur de vieux états civilisation, de vieilles de de vieilles traditions diplomatiques.

Malgré tout, on sent bien que la France et l'Europe comme continent, comme réalité historique ont encore un rôle à jouer parce que nous avons nous une tradition diplomatique récente et moderne qui est celle de l'équilibre des puissances, qui est celle de la diplomatie permanente, hein, parce qu'aujourd'hui, on est on est soumis aux États-Unis à quelques autres qui qui veulent nous entraîner dans un régime de la guerre permanente. Enfin, prenez prenez l'Europe des des 17e, 18e, 19e siècle. L'idéal pour les dirigeants, c'est la diplomatie permanente et et la guerre, c'est un état d'exception regrettable qu'on assume mais qu'il faut se dépêcher de d'arrêter. C'est vrai, jusqu'en 1914.

Et donc je pense que nous avons une carte à jouer, d'autant plus que nous gardons malgré tout une tradition diplomatique en France et et puis il y a il y a encore un certain nombre de choses dont le reste du monde se souvient. Je suis étonné à chaque fois que je me déplace sur les autres continents et on me on me parle on me parle du général de Gaulle comme s'il avait quitté le pouvoir hier et on me parle de temps en temps un peu de Jacques Chirac à cause de son opposition à la guerre d'Irak. Mais ça vous dit bien ce qui est attendu de la France ? Et ça c'est un capital que malgré tous ces efforts, Emmanuel Macron n'a pas n'a pas complètement dilapidé.

il il a essayé et donc il faut il faut garder ça en tête. Nous avons à nous libérer de nos des surmois de nos dirigeants. Nous avons à comprendre la logique profonde de notre diplomatie et de notre géopolitique dans la longue durée. Et nous avons enfin à nous dire que nous avons une carte à jouer dans le dans un monde polycentrique multinodal multipolaire. nous pourrions être une vraie puissance diplomatique par et et qui souvent servirait de médiateur, qui servirait de facilitateur. Ça dépend, ça dépend de nous, ça dépend de la prochaine génération de dirigeants. Mais voilà comment je voulais lancer la discussion d'aujourd'hui. Merci.

27:13
Non speech

[applaudissements]

27:21
Locuteur

Merci Édouard Russon pour ce cadrage général et ce repositionnement dans ce cadrage de la France où il a été peu question de l'Union européenne dans votre document, dans votre intervention. Je me tourne vers Gill Casanova. Comment voyez-vous à la fois ce qu'a dit Eloir, ce que j'ai dit en préambule, la montée en puissance de la Chine, le fait que là les États-Unis ne sont plus la première puissance mondiale, nous sommes soumis à un feu permanent de lavage de cerveau. Comment est-ce qu'on lave nos cerveaux ? tellement en y mettant quelque chose que l'on veut que nous pensions parce qu'on sait très bien que ça ne fonctionne pas très très bien ça.

Mais en délivrant un flux d'information, uniagara absolument permanent qui nous raconte tout et n'importe quoi. Il a beaucoup plu au Japon il y a 3 jours. Ça a été le grand événement des journaux télévisés. C'est le réchauffement climatique, on va tous mourir. Ensuite, c'est dans un autre pays, à un autre endroit où il se passe quelque chose et ça devient le centre de l'actualité. Tous les jours, tous les deux jours, tous les tr jours, l'actualité change de centre sans sans change de perspective sans qu'à aucun moment il apparaisse une logique, une cohérence dans tout cela.

quelque chose qui permettent à ceux qui n'ont comme référence que les informations radio télévisé et presse écrite, mais la presse écrite joue un rôle moindre qui leur permettent de se rendre compte de ce qui se passe. cette dynamique de ce système médiatique, il vise à interdire de prendre de la hauteur, à interdire de regarder la réalité avec un peu de distance, ce qui est la seule chose qui permettre ce qui bouge vraiment, ce qui évolue et comment on peut peser dans un monde qui évolue.

Si on prend un peu de distance, si on arrête de regarder l'événement de chaque jour, vous connaissez cette formule, le politicien s'intéresse à la prochaine élection, l'homme d'État s'intéresse à la prochaine génération. Et bien là, on va essayer de prendre un peu plus de hauteur et de regarder dans notre civilisation quelle est la nation qui la première a écrit son histoire, quelle est celle qui s'est organisée, structurée et qui a dominé pendant des milliers d'années, c'est la Chine. C'est ça l'histoire du monde. Mais est-ce qu'on nous le dit ? Non, on nous le dit pas.

On a l'impression que la Chine n'existe que depuis sa défaite dans la guerre de l'opium contre les Anglais qui vont obliger les Chinois à consommer en quantité de l'opium, ce qui va faire sortir la Chine de l'histoire pendant un certain temps. Mais euh Chine, elle revient. Alors évidemment, si on regarde l'apparence, elle revient sous la forme d'un régime communiste. C'est un communisme qui est plus proche de Confuscus que de Marx. C'est en réalité le retour d'un pays immense qui a eu l'habitude de dominer mais qui a considéré que aller essayer de dominer le reste du monde par des opérations de de de de portage du pouvoir à la manière des Européens en Amérique du Nord, en Amérique du Sud.

sud puis en Afrique risquait de déstabiliser son fonctionnement et qui donc s'est replié sur lui-même un certain temps qui a laissé l'espace à l'Europe pour écrire l'histoire du monde à partir de ces ouvrez les guillemets grandes découvertes. L'Europe découvre l'Amérique mais l'Amérique elle existe avant que l'Europe la découvre bien entendu. L'Europe va ensuite organiser le génocide des populations pour installer ses propres populations. Mais ça c'est une autre histoire.

Mais si on regarde le temps long, les États-Unis d'Amérique qui aujourd'hui nous sont présenté comme l'alpha et l'oméga de la domination et du pouvoir, c'est un machin qui à 250 ans ou 300 ans si on veut qui s'est installé par un génocide effroyable et qui n'a poursuivi son existence que par la guerre. En 250 ans, le nombre d'années où il n'est pas où ils n'ont pas été en guerre n'excède pas 20 ans.

Et on voit bien qu'une telle puissance sur la distance, elle ne peut pas être la référence qui va mener le monde, ne serait-ce que parce qu'elle est une puissance guerrière qui s'installe par le génocide, poursuit par la guerre, mais ensuite elle arrive à une limite parce que les puissances traditionnelles reviennent et l'Inde, la Chine, ce sont des puissances traditionnelles. Elles ont joué un rôle dans l'histoire de l'humanité, elle le rejoue, quel que soit le vecteur par lequel elles viennent le rejouer. Et la France là-dedans, et bien on doit la regarder sur le temps long.

Dans les années 2000, une étude à la demande du gouvernement américain fait par une université américaine interroge dans 27 pays les gens en leur disant est-ce que les États-Unis sont une puissance de paix ? Alors la réponse était non, sauf en Israël, en Corée du Sud et au Canada. Et on leur demandait quel est le pays qui devrait avoir plus de poids sur la scène internationale pour que le monde soit plus en paix. Et à l'exception de la Corée du Sud, d'Israël et du Canada, la réponse était la France.

Ça peut paraître curieux parce que nous sommes un petit pays comme le dit notre classe dirigeante qui pense que nous sommes un petit pays moche et qu'ils auraient tous aimé naître plutôt à Philadelphie et plutôt à Los Angeles.

C'est quand même c'est quand même là qu'il vivent moralement [applaudissements] et bien le souffle le souffle de la révolution française le souffle du véau de Jacques Chirac le souffle de ce que la France a accompli à son échelle même si ce sont souvent un peu des des apparences et pas une puissance formidable que la France aurait déchaîné par elle-même Les conquêtes de Napoléon 1er ne sont pas ce qui fait la force de la France culturellement dans son soft power au niveau mondial. [grognement] Tout cela ça existe. Alors, quel est qu'est-ce qui fait la force d'une nation ? et son histoire, c'est sa capacité à raconter des choses.

Vous savez, dans la vie, il y a deux choses, la réalité et les apparences. Qu'est-ce qui est important ? Vous êtes d'accord avec Platon, les apparences. L'humanité, elle ne vit pas à partir de la réalité. Elle vit à partir de ce qu'il y a sur le mur du fond de la caverne. C'est ça qui fait réagir. On n' pas envie de regarder le réel. On a envie de voir les représentations que l'on s'en fait. Et la puissance, c'est la capacité de représentation. Napoléon Ier disait tant que je suis dans l'imaginaire des Français, j'ai le pouvoir. Le jour où j'en sors, je suis perdu.

Et la réalité de la puissance la capacité d'être dans la représentation des des des personnes dans le monde, une puissance qui a quelque chose à dire et la France peut l'être. Mais qu'est-ce qui fait justement la puissance d'une nation ? C'est la cohérence entre son peuple, la façon dont il se représente la vie, le monde, son rôle, son destin et puis ses institutions et ses dirigeants. Aujourd'hui, les institutions, qu'est-ce que c'est ?

est un dispositif qui est fait pour faire terre le peuple et donner le pouvoir à une bureaucratie néosoviétique installé à Bruxelles qui au fond rencontre aux Américains mais qui surtout essae de justifier son existence en inventant tous les jours des normes, des dispositifs, des choses qui vont faire en sorte que l'ensemble des des peuples européens perdent leur spécificité, leur nature, leur élan. Ces institutions-là, elles ne peuvent pas être en cohérence avec le peuple. Et si nous regardons nos dirigeants, bon, on a un cap psychiatrique de narcissisme pervers, mais si on regarde en dessous,

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[applaudissements]

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Locuteur

mais si on regarde en dessous, c'est pas beaucoup mieux. Je terminerai en vous disant qu'il y a une étude qui a été faite euh une étude internationale sur la globalisation, la mondialisation et qui est en position pour en profiter. Et cette étude internationale, les gens trouvaient que les pays qui étaient le plus en position d'en profiter, les gens peuvent se tromper, hein. On est dans les apparences, on est dans les représentations. c'était les États-Unis, l'Allemagne, la France.

Et bien en France, la même étude faite auprès de la population, auprès des dirigeants d'entreprise, auprès des décideurs dans tous les domaines disaient que la France ne pouvait en rien profiter de la mondialisation, qu'elle allait en être une victime et que son avenir était sombre. Il y avait 16 % d'optimistes seulement. Donc quand on a une classe dirigeante pas seulement politique, politique, économique, social qui ne croit pas dans son peuple, des institutions qui sont là pour le faire terre et lui faire oublier ce qu'il est. Évidemment, une nation, elle ne peut pas avancer comme ça.

Donc si la France veut peser dans cette évolution qui a été décrite dans laquelle aujourd'hui les BRIX représentent 40 % de l'économie et le G7 29 %. Donc on voit bien que il y a une évolution, il faut d'abord que la France se reconstitue sinon sa parole n'existe pas. Vous savez, Macron, personne ne l'écoute. Quand il convoque une conférence, personne ne vient. Euh, les gens voient un ambassadeur, un ministre plein potentiel de 2e classe. Voilà la réalité de l'image d'aujourd'hui des dirigeants français. Mais l'image de la France, la capacité de la France sur la longue distance, elle existe toujours. Bien sûr, c'est des choses qui se font sur la longue distance.

Donc il faut essayer d'avoir une vision stratégique et ensuite d'en déterminer les modalités tactique et comment faire pour arriver à remettre en cohérence le peuple français et ses dirigeants.

40:10
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[applaudissements] [applaudissements]

40:21
Locuteur

Merci Gill Casanova pour cette présentation de l'ensemble de la politique de la géopolitique notamment vu depuis la France et le mépris dans lequel les élites françaises tiennent la France. C'est un peu traditionnel ça. C'est quelque chose d'assez récurrent. Merci aussi d'avoir rappelé, vous savez ce que disait de Gaulle en 64 à Alain Perfit quand il décide de reconnaître la République populaire de Chine pour faire contrepoids à l'influence des États-Unis d'Amérique de Gaul dit à Perfit : "Il n'est pas impossible que le siècle prochain nous y sommes, la Chine redevienne ce qu'elle a toujours été dans l'histoire, c'est-à-dire la pu la première puissance de l'univers.

On estime que à l'époque du Christ, il y avait en gros 200 millions d'habitants 200 millions de d'hommes d'êtres humains sur terre. En l'an zéro, il y en avait 50 millions. En gros, 40 à 50 millions dans le ce que aujourd'hui la Chine, c'est-à-dire à peu près 20 à 25 % de la population mondiale à l'époque du Christ. 40 à 50 millions d'habitants qui vivaient dans ce qui est la Chine. Et aujourd'hui, on est un petit peu en dessous mais on est à peu près un peu en dessous de 20 % ce qui montre les permanences historiques. Jacques Augard, merci d'être avec nous.

Vous avez été sur le terrain, vous êtes un militaire, vous avez eu l'expérience de la Yougoslavie, de la des bombardements en Yougoslavie. Vous avez noté peut-être d'ailleurs que à l'Organisation des Nations- Unies, je crois que c'était hier ou avant-hier, le président Serbe a fait un discours au vitriol contre l'OTAN en disant que l'OTAN était une organisation de criminel.

Je le signale que c'est quand même un pays d'Europe qui a été longtemps l'allié de la France et qui théoriquement était censé vouloir rentrer dans l'Union européenne mais enfin il n'en est plus question puisque de toute façon la Serbie met comme préalable son refus absolu de reconnaître l'indépendance du Kosovo et en plus de ça donc la Serbie refuse totalement l'OTAN. Voilà un pays de 6 millions d'habitants qui dit aux États-Unis leur fait de la même façon que le pays de communistan de 394000 habitants a dit à l'Union européenne son fait. Est-ce que on peut en tirer quel principe ?

c'est que pourquoi est-ce que la France qui est quand même un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité qui a quand même encore la 7e ou 8e économie du monde qui est dont la langue est parlée sur tous les continents et dont la langue se développe comme le disait d'ailleurs tout à l'heure Édouard Russon de façon considérable puisque contrairement à une idée reçue la langue française se développe à toute allure dans le monde notamment grâce à l'Afrique et on pourrait avoir 700 millions de locuteurs en 2060 comment se fait-il que la France soit dirigée par des gens qui ne croient pas dans leur propre pays ?

Et comment vous voyez vous en tant qu'ancien militaire toute la problématique dont on vient de parler de préalablement y compris bien sûr la montée en puissance des Brix et de la Chine ? Merci beaucoup d'abord de m'avoir invité aujourd'hui et puis je je viens de me régaler à vous entendre parler tous les trois avant de prendre moi-même la parole. C'est vrai que j'ai plutôt en ce qui me concerne un rôle de témoin. Malheureusement, je voudrais sans sans raconter mes campagnes dire que j'ai commencé à comprendre le jeu qui a été si bien décrit juste avant moi, ce jeu de de manipulation des opinions, ce jeu de des apparences que vous avez décrit et aussi la fierté d'être français.

à travers les atouts que nous avons quand je me suis déplacé dans un certain nombre de pays euh du monde et que j'y suis reçu avec chaleur, je dirais même parfois avec affection et respect, je Oui, on peut ressentir la la la fierté d'être français. Alors moi j'ai j'ai je me souviens quand j'étais tout jeune l'OTAN avait un quartier général qui était dans ce qui est aujourd'hui l'université la faculté de Dauphine à Paris et [grognement] moi j'avais été élevé une famille de militaires de plusieurs lignées de de et plusieurs générations de militaires. Et je me souviens que on c'était quand même 10 ans après la guerre, on n'était pas anti-américain et on était pas anti-otanien.

Et alors, comment je le suis devenu ? Et bien, c'est précisément à travers deux expériences particulières. Le Rwanda en 1994, c'était 5 ans après la chute du mur de Berlin. C'était 3 ans après l'effondrement de l'Union Soviétique. Et j'ai découvert au Rwanda que notre meilleur alors ça ferait rire mon ami Eric Branca qui a écrit un excellent ouvrage l'ami américain que je recommande à ceux qui l'ont pas lu. Mais je découvre à ce moment-là que notre ami américain ben n'est pas si amis que ça. Et l'affaire du Rwanda qui est une affaire parfaitement orchestrée pour sortir finalement la France de l'Afrique des grands lacs avec tous ses intéress sous-sol.

Je pense au en particulier à la République démocratique du Congo, ce qui était le Zaï à l'époque. Tout ça a été décrit par des auteur comme John Lecré dans le le champ de la mission ou par Pierre Péan dans dans des ouvrages plus récents. Et j'ai découvert à ce moment-là la la l'hypocrisie, la dualité de de ses relations avec notre allié américain qui nous doit pourtant son existence dans les conditions que mon prédécesseur évoquait il y a 250 ans. sans le roi Louis X, les États-Unis d'Amérique auraient eu bien du mal à démarrer.

Et tout ça c'est vraiment euh une prise de conscience qui va trouver son point d'org 5 ans plus tard euh au Kosovo euh oùù je suis désigné sous commandement de l'OTAN et où je découvre le la là aussi la duplicité de nos amis britanniques, de mes chefs britanniques qui consiste finalement à faire la guerre à un pays qui n'a déclaré la guerre à personne sur le continent européen, sur le sol européen dans cette Europe balcanique si tourment uniquement par une coalition internationale qui est l'OTAN qui bombarde pendant 78 jours faisant des milliers de victimes, des centaines de d'infrastructures détruites, mettant à le l'économie du pays et tout ça pour une raison simple.

euh une rébellion euh terroriste qui a vu le jour dans le sud, dans la province sud du pays, qui se trouve être en même temps le cœur, je dirais, le cœur identitaire, le cœur culturel, le cœur spirituel, le cœur intellectuel de de la Serbie. Euh, j'ai nommé le Kosovo de son vrai nom d'ailleurs, le Kosovo et Méthoschi parce que la la partie ouest de cette province s'appelle la Métochie, c'est-à-dire terre terre d'église qui est couverte de de monastères et d'églises remontant au au premier temps du Moyen-Âge et qui constitue un patrimoine artistique et spirituel très important pour les Serbes.

Et et là, je réalise, mais je me dis mais on est dans une coalition, nous français, qui s'en prend au plus fidèle allié de la France en 1914-18 et et qui a également combattu l'Allemagne nazi à ses dépends pendant le le deuxième conflit mondial. Et voilà qu'on a pris partie dans une espèce de coalition invraisemblable où on retrouve notre ennemi traditionnel. Alors je peux choquer peut-être mais l'Allemagne, je pense que l'Allemagne est toujours pas vraiment notre ami et puis ou dominé par les États-Unis qui tirent les ficelles parce que les États-Unis ne projettent jamais de chef militaire vraiment sur le terrain. Ils ne projettent jamais de force.

ils envoient leur proxy qui sont les britanniques aujourd'hui. Et là, je découvre toute la toute l'hypocrisie et et tout l'aspect, si vous voulez, le plus vicieux de cette politique soutenue bien sûr par l'Union européenne aussitôt qui consiste à démembrer à achever de démembrer la Yugoslavie et en en rédisant la Serbie à la portion congrue que l'on connaît aujourd'hui et qui n'est peut-être pas fini d'ailleurs. Alors, c'est pour ça je comprends parfaitement le président Vouchic il y a de jours à à New York dans dans son discours à l'assemblée générale pour décrire l'OTAN comme une organisation criminelle.

Et tout ça n'était en fait pour moi que le le le prélude à cette cette refondation du monde à laquelle on va on assiste, qui a déjà commencé. Euh mais c'était déjà le prélude finalement à la guerre en Ukraine, à cette agression qui a commencé non pas en 2022 de la Russie vers la vers l'Ukraine, mais en 2014 euh depuis l'OTAN, si je puis dire, vers les frontières de la Russie. Euh on a on a assisté à cette aberration d'un point de vue français, d'un point de vue stratégique qui a consisté finalement à nous isoler encore un peu plus.

nous nous la France et a poussé dans les bras de Ximping monsieur Poutine qui n'avait guerre d'autres solution après avoir tellement demandé de rentrer dans cette maison européenne et même à l'OTAN à une époque c'est le comble du paradoxe et et qui avait été repoussé avec mépris. Alors dans tout ça, je me suis aussi beaucoup intéressé au Moyen-Orient. J'ai beaucoup séjourné en Iran à une époque et je me souviens d'ailleurs d'avoir été accueilli, c'est pour l'anecdote, entre deux portraits des deux Ayatolas, Roméni et Ramée mes autres iraniens m'avaient honoré en plaçant un portrait du général de Gaulle en 1940 avec son kép brodé, sa petite moustache et bras croisés.

Et j'y ai vu le symbole que j'avais déjà vu ailleurs de ce rayonnement de la France quand elle est elle-même, quand elle ne se soumet pas, quand elle est indépendante, quand elle est souveraine, quand elle est libre. Et ça m'a définitivement, je dirais vacciné. Et c'est la raison pour laquelle j'ai épousé les positions qui sont les miennes aujourd'hui et qui consiste à dire simplement il est urgent, il est urgentissime que la France retrouve des dirigeants dignes d'elle, que la France retrouve c'est ce qu'il a toujours fait vivre, c'est-à-dire la la noblesse de sa politique, de sa diplomatie, de son rayonnement, de sa culture.

Quand j'entends le président Macron dire à Alger qu'il n'y a pas de culture française, j'ai j'ai de quoi être un petit peu chagriné évidemment. Voilà. Euh alors l'Asie euh je connais pas bien l'Asie lointaine. Je suis allé en Inde, je suis allé en Iran, mais euh je je n'oublie jamais que les Iraniens parlent de leur pays en disant "Nous sommes l'Asie de l'Ouest, euh les pays du Caucas, l'Arménie, l'Azerbaïdjan. On voit bien qu'il y a une beaucoup de choses qui sont en train de bouger aujourd'hui et derrière il y a un acteur majeur, c'est la Chine.

La défaite dont parlait Édouard Russon tout à l'heure qui est la défaite de l'Amérique aujourd'hui dans cette guerre en Iran et qui est qui est indubitable doit beaucoup à l'alliance de fait de l'Iran avec la Russie d'un côté, avec la Chine de l'autre. Et on voit bien que la Chine est en train devenir le la puissance majeure du monde dans lequel nous sommes en train d'entrer progressivement. H voilà en gros ce que je peux vous dire actuellement de mon point de vue et puis je pense qu'on pourra éventuellement en rediscuter. Merci. Merci beaucoup. [applaudissements]

54:02
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[applaudissements]

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Locuteur

Alors, on en est venu évidemment à parler de la de la Russie. de la Russie. On nous vend un narratif selon lequel la Russie a agressé tel le grand méchant loup se jetant sur le petit chaperon rouge à agresser l'Ukraine en février 2022 comme ça brutalement et envant également le récit selon lequel la Russie euh seurterait à un peuple fier et courageux qui lutterait contre ce monstre. La réalité est un petit peu plus compliquée comme vous le savez. Effectivement, on vient de rappeler que ça a commencé au plus au moins à la révolution du du Maï en 2014. On oublie aussi de préciser que la Russie n'a pas affaire à l'Ukraine.

La Russie a affaire à une coalition de 31 États regroupé dans le cadre de l'OTAN et que la Russie compte essentiellement sur ses propres forces avec quand même une aide militaire et éventuellement soldat un peu de la Corée du Nord et puis peut-être un peu de l'Iran et de la et de la Chine. On est quand même dans une guerre mondiale qui ne dit pas son nom, qui a du mal à se déclencher, à déboucher, mais je crois que c'est quelque chose qui pèse un peu sur la pensée de tout le monde. Et tout à l'heure, lors du déjeuner, euh Gill disait à la table qu'il y avait comme une espèce d'impalpable sentiment d'avant-guerre, d'avant-guerre mondiale.

Est-ce que vous pensez, c'est un sujet d'une excessive gravité, est-ce que vous pensez que nous sommes au bord d'une guerre mondiale mais chaude cette fois-ci, pas pas par proxy interposé qui se déclarerait vis-à-vis de la Russie et de ce point de vue-là, l'état psychiatrique non seulement de Macron, mais de Mertz et de Burnhham ne prête-il pas un peu inquiétude ? Alors moi je vais je vais dire quelques mots, puis je laisserai mes les autres orateurs euh compléter. Si vous voulez, je crois qu'il faut comprendre quelque chose d'extrêmement important quand on parle de la Russie aussi bien que de la Chine, mais c'est vrai de l'Inde aussi.

Ce sont de très grands pays qui don dont un certain nombre de puissances européennes puis ensuite les États-Unis ont pu exploiter les faiblesses et ce sont de très grands pays qui pour se rétablir ont sont passés à travers d'énormes souffrances en particulier au 20e siècle. L'Inde, ça serait peut-être un peu plus tôt à la fin du 19e, mais la Chine, la Russie ont connu guerre civile et guerre mondial. Il faut quand même avoir en tête que sans les soviétiques, la machine militaire nazie aurait duré longtemps en Europe. C'est uniquement l'armée rouge qui a abattu [applaudissements]

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[applaudissements]

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Locuteur

qui qui a abattu la machine militaire nazie et qui donc nous a permis de vivre libre. Euh mais il faut comprendre aussi que l'Allemagne nazie a a est responsable de la mort de plus de soviétique que la première guerre mondiale, la guerre civile Lénine et Staline réunie. avoir ces chosesl en tête pour comprendre que les les autres les les autres pays dont nous parlons euh sont passés par des souffrances atroces et pour autant paradoxalement souhaite euh vivre dans un monde en paix, le monde qu'on appelle multipolaire qu'on a Même chose pour la Chine. On a fait allusion à la guerre de l'opium. euh la libération de la Chine, le le maoïsme a été une période très dure.

Mais justement quand vous regardez les dirigeants russes, les dirigeants chinois et ceux de beaucoup d'autres pays de ce qu'on appelle le sud global ou que je désignais sous le vocab de brick, ils sont tous convaincus que ils ont connu de telles souffrances guerre civile, guerre mondiale que ils savent ce que coûte la guerre, ce que coûtent les guerres et donc il voudrai la construction d'un monde pacifique. Et donc là, j'insiste sur quelque chose qui en qui est pas du tout dans nos médias. Au contraire, si je disais ça sur le plateau de de LCI, je si je me fais pas lycher, je on me coupe le micro. Et vous n'êtes pas invité de toute façon. Exactement.

Et pour cause et bien si euh si on prend bien conscience de ça, c'est l'Occident en déclin est de plus en plus agressif. C'est ça dont il faut avoir conscience. On on est étonné quelquefois de de voir la la puissance britannique déclinante, la puissance américaine elle-même déclinante s'acharner à vouloir continuer une guerre que l'Ukraine a perdu depuis longtemps avec des chiffres atroces de perte du côté ukrainien. C'est-à-dire que les occidentaux envoient des centaines de milliers d'Ukrainiens à la mort pour prolonger une guerre que la Russie militairement ne peut que gagner. Pourquoi ?

Ben parce que l'Occident vit aujourd'hui à crédit, vit sur la création monétaire qui par elle-même est hyper inflationniste et donc pense que un un de ces salut ça peut venir de la saisie des ressources naturelles de l'Ukraine, de l'est d'ailleurs essentiellement. et puis ensuite de la Russie qu'on aurait déstabilisé. Revenir au aux années 1990 où euh euh les la finance américaine, les industriels américains faisaient la pluie et le beau temps en Russie avec la complicité d'un certain nombre de d'oligarques et de mafieux. C'est ça en fait et c'est ça que le reste du monde voit.

Alors, ce qui rend très compliqué les choses, c'est que l'Occident, les États-Unis, l'OTAN ont encore suffisamment de moyens militaire pour prolonger la guerre de pour aider l'Ukraine à prolonger la guerre. Ils l'ont ils ont pensé aussi qu'ils allaient pouvoir abattre abattre l'Iran. C'est la même guerre he s'emparer des ressources de l'Iran, priver de d'un des débouchés de ses routes commerciales et cetera. C'est la même guerre au fond. Donc c'est bien une guerre globale sinon mondiale, mais pour l'instant elle est tiède. Et euh quand on quand on regarde ça euh en fait, on voit bien que le dilemme il est très clair pour tous ces pays quoi.

Euh on a subi des révolutions, des guerres civiles, euh des sanctions, des blocus et en plus il faudrait que on aille vers une nouvelle guerre qui va être autant de souffrance pour nos populations. Parce que c'est ça la réalité, qu'on m'explique pas qu'un peuple en guerre est un peuple heureux. Et bien la la réalité, elle est là. Donc on voit que ben la Russie, certains disent "Mais pourquoi ils ont pas cabossé l'Ukraine tout de suite ?" Et d'ailleurs Poutine est critiqué chez lui parce qu'il il y va pas plus fort.

Mais Poutine l'a dit à des interlocuteurs français il y a longtemps, le problème avec la violence, c'est que vous savez quand ça commence, mais vous savez jamais quand quand ça s'arrête. Ça c'est une c'est une leçon de l'histoire russe et soviétique. Même chose pour l'Iran. L'Iran a mis beaucoup de temps avant de riposter depuis après le après le le mois d'octobre 2023 alors qu'ils ont été très vite soumis à des pressions israéliennes. Mais ils ont mis beaucoup de temps. Mais pourquoi ? parce qu' ils sont sous sanction depuis 40 ans. Ils ont connu la guerre d'Irak qui a été absolument terrible avec je crois un million de morts.

Alors je sais pas si c'est je sais plus si c'est un million chez les deux béigérans ou donc 2 millions en tout he chez les irakiens. Ouais c'est ça. Donc vous imaginez ce que ça représente et l'inconscience des occidentaux quand ils disent la guerre c'est génial. Mais la Chine, elle sait très bien ce que signifierait une guerre massive avec les États-Unis et les destructions. Certes, Mao disait si les si les États-Unis lancent une bombe nucléaire, ils me détruisent 200 ou 300 millions de personnes. Moi, je fais la même chose. Il y a plus d'États-Unis. Alors, à l'époque, c'était les chiffres de l'époque et moi, j'ai encore 300 millions de personnes.

Mais ça, c'est la boutade d'un d'un vieux briscard de la politique. La réalité, c'est qu'une guerre entre les États-Unis et la Chine serait atroce pour eux et pour la planète. Donc le grand dilemme de ces pays-là, c'est de se dire est-ce qu'on peut éviter la guerre ou est-ce qu'il va falloir un jour reposter parce que parce que les occidentaux n'ont plus un comportement d'acteur rationnel. Et et c'est ça qui rend extrêmement difficile le monde actuel parce que si vous voulez là c'est l'historien qui parle dans dans l'histoire des conflits sur les derniers siècles, vous avez vous avez eu en général des rationalités qui qui s'affrontaient, elles étaient stratégiques, elles étaient politiques.

Mais là le grand problème pour pour un Pine, pour un Shijing Ping, pour le le laatola Kamen c'est c'est précisément de de savoir comment on fait face à un Occident qui n'est plus rationnel. Le comportement de Friedrich Mert, c'est totalement irrationnel.

Il il bousie l'industrie allemande, il explique que les Russes sont des barbares et il dit "Bah si seulement j'avais les armes et au fond parce que ça je le sais pour l'avoir entendu Mzo Vodché chez certains dirigeants allemands, ils aimeraient bien prendre leur revanche pour la la déculoté de de 45." C'est vous dire la folie en fait de de gens qui ne qui ne qui sont je dis pas c'est tous les Allemands hein, mais c'est une clique de dirigeants allemands qui qui croi vraiment à ça. Mais bon, on va pas on va pas s'obstiner.

Alors ce matin, j'ai on avait sous forme de boutane, on a pas parlé de Macron mais là on en a déjà beaucoup parlé mais on sait bien il va y avoir un film qui s'appelle Jupiter qui qui m'a l'air d'être un avet du point de vue cinématographique mais qui en revanche montre bien une forme de folie. C'est-à-dire imaginer une situation où la France pourrait se demander si elle si elle utilise sa dissuasion nucléaire pour défendre l'Ukraine si j'ai bien compris le scénario. Mais c'est mais c'est de la dinguerie.

Bah il faudrait euh pardonnez-moi, je vais je vais dire des choses, je risque de me faire censurer après, mais à l'extérieur, mais il faut, je veux dire, enfin, on doit interdire ce film, c'est dangereux. On joue pas avec la dissuasion nucléaire. [applaudissements] Et puis vous voyez bien que au proche et au Moyen-Orient, on est alors là, il y a des puissances qui poussent parce qu'elles sont plus nombreuses, parce qu'il y a des intérêts, il y a il y a il y a bien sûr les États-Unis, d'Israël, mais il y a aussi d'autres intérêts qui poussent.

Il y a des il y a il y a des il y a des questions de d'avenir économique, de choix à faire, de la la le Moyen-Orient, c'est vraiment la la zone où où tout bascule, soit du côté des des du One belt One Road, soit du côté de du renforcement de l'Occident. Bon et on voit bien que là aussi il y a on veut on veut aller à la guerre avec un un président américain dont on avait pu espérer qu'il qu'il fut raisonnable mais qui en fait a expliqué à l'ONU que bah il a il savait pas, il hésitait. Est-ce qu'il allait laisser vivre l'Iran pour que l'Iran devienne prospère ou bien l'anéantir ?

Et si vous voulez, alors on va critiquer Donald Trump, on peut se fixer sur lui, mais en fait c'est une certaine mentalité occidentale d'hégémonie déclinante et qui en même temps compense avec l'idée la tentation de de sauter dans le vide en se disant bah de toute façon bah voilà c'est le saut de la foi, peut-être qu'on retombera sur nos pieds. C'est là que ça devient dangereux pour finir de répondre à votre question. Je crois qu'on ne peut rien exclure mais malgré tout on a ce dilemme des dirigeants du reste du monde face à un Occident devenu irrationnel.

1:06:45
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[applaudissements]

1:06:51
Locuteur

Merci merci Édouard Russon d'avoir bien synthétisé ceci. On a en effet l'impression que la Russie doit être raisonnable pour deux en fait dans cette affaire et que tout le jeu est là, c'est que on a l'impression que Poutine ne veut pas utiliser l'arme nucléaire et que le sachant les occidentaux considèrent qu'ils peuvent attaquer la Russie sans qu'il y ait de rétention possible décisive et c'est dans ce jeulà en effet que réside tout le danger. Comment vous voyez les choses Gill ?

Ce qui a changé depuis la crise de Cuba et qui fait qu'on est dans une situation plus difficile que pendant la crise de Cuba, c'est que les deux cas Kutchov comme Kennedy avaient bien en tête que la guerre nucléaire c'était une forme d'anéantissement de l'humanité et qu'ils avaient devant eux un bouton qui s'il le pressait tuaiit l'ennemi mais les tuaient eux aussi et que l'enchaînement serait extrêmement rapide et qu'en quelques jours leur pays serait tout autant détruit que le pays de l'ennemi que le reste de la terre qui serait soumis à des radiations absolument terribles.

On était à l'époque uniquement avec des bombes atomiques à l'hydrogène de très très forte capacité et donc qui allait détruire la terre entière. Il y avait pas de d'outils nucléairire chirurgical, il y en a toujours pas. Mais le discours existe maintenant. Aujourd'hui, la situation est différente. Nous avons des intelligences artificielles qui sont arrivés à la conclusion chez des Mcinet et quelques autres de dire aux dirigeants occidentaux, les Russes ne sont plus des communistes. Les communistes, ils avaient un idéal, c'était des illuminés. Ils étaient prêts à mourir pour leur idéal. Donc ils auraient lancé les bombes atomiques en 62. Donc il fallait négocier.

Aujourd'hui, on n'est plus du tout face à des communistes. On est face à des gens rationnels qui font du business, qui font des affaires. Écoutez bien, chaque fois que Trump parle de la Russie, il parle de faire des affaires avec la Russie. Il parle de faire de l'argent avec la Russie. C'est pas simplement parce qu'il s'intéresse aux affaires et à l'argent. C'est une vision stratégique d'ensemble. La Russie, c'est du business. Alors, on va on va la casser en tranche pour récupérer l'argent si on peut pas de son sous-sol. Mais pourquoi on dit ça ? Pour se convaincre qu'ils ne lanceront pas des bombes nucléaires, auquel cas on peut lancer la guerre. On peut faire une guerre conventionnelle.

Iran. Euh euh euh ensuite de de l'Iran, on passe à l'Ukraine et puis on va ailleurs et puis on regarde comment on peut progressivement euh avancer. Il faut euh imaginer que les Américains ont construit cette affaire de longue date. C'est c'est en en 2012 que Jean-Pierre Chevenement attire mon attention sur ce qui se passe en Ukraine. Il dit "L'Union européenne a confié aux Suédois une mission en Ukraine pour les rapprocher de l'Union européenne. Oh, il dit en soit c'est pas un problème. Et en réalité, que font les Suédois ? Ils leur disent, "Regardez tout ce qui est bien dans l'Union européenne, vous pourriez avoir tout ça, mais attention, il faut rompre intégralement avec les Russes.

Donc vous avez le choix, le bonheur avec l'Union européenne ou la pauvreté avec les Russes et ils vont pendant 2 ans faire pression sur les dirigeants économiques, politiques ukrainiens jusqu'à ce que les États-Unis à travers la CIA et en présence de vice-président Joe Biden à la tribune de Romaidan à côté du français BHL et mais aussi de l'allemand Gencher et du français Fabius qui seront sur la tribune de Romaïddan. Et qu'est-ce qu'ils vont faire dans ce coup d'état ? D'abord, les Américains qui sont habiles vont placer des tireurs qui vont tirer sur la foule. Donc, on va penser que ce sont les autorités prorusses qui ont tiré sur la foule.

La justice ukrainienne a il y a un an dit ce sont les Américains et les paramilitaires d'extrême droite ukrainien qui ont tiré et pas du tout euh le le gouvernement. Mais ils vont décider que la langue de 48 % de la population sera interdite non seulement dans les institutions, mais il sera interdit de la parler, ce qui veut dire une rupture absolue avec 48 % de la population qui est russophone. Et à partir de là, les groupes néonazi qui se réclament de Bandera vont aller faire des assassinats de masse, la maison des syndicats et cetera.

Enfin maintenant, c'est assez documenté jusqu'au moment où les Russes vont être obligés de faire ce que l'Occident a fait plusieurs fois, c'est-à-dire une intervention humanitaire pour faire cesser la purification ethnique. Voilà la réalité. Et à ce moment-là, ils ont pensé qu'ils allaient avoir l'ensemble du monde avec eux. Mais c'est là que s'est posé un problème pour l'Occident et que c'est clos une parenthèse ouverte avec la chute du mur de Berlin. Avant la chute du mur de Berlin, il y a une dualité de puissance. C'est la guerre froide. Il y a l'est et l'ouest. À la chute du mur de Berlin, il n'y a plus qu'une seule hégémonie qui est l'hégémonie américaine.

Et cette parenthèse de l'unicité hégémonique, elle se referme avec l'entrée des troupes russes quand elle passe la frontière ukrainienne. Car à ce moment-là, la communauté internationale se prononce, nous dit tel ou tel l'imbécile de Faubour Saint-Honoré ou tel ou tel autre à Londres ou à Berlin. Et non, la communauté internationale, elle se réduit au Japon, à l'Australie et à l'OTAN. Et les autres disent "Mais qu'est-ce que c'est ?" C'est c'est compliqué cette histoire. On attend de voir et à mesure que le temps passe progressivement, ils vont prendre le parti de la Russie.

Si vous voyez euh Poutine au milieu de la photo de famille des bricks, vous avez compris que les bricks sont du côté euh de la Russie de la même façon que la coalition des volontaires, elle est du côté de Zelanski. Vo donc c'est la découverte par eux de cette situation qu'ils n'avaient pas vu. Ils avaient vu une Russie qui n'oserait pas lancer la guerre nucléaire. Il n'avait pas vu une Russie qui était au cœur d'un arc de force majeur qui était en train de changer la donne mondiale. C'est le piège de Tucidide dont parlent les Chinois.

Alors les Chinois, le message sur le piège de Tucidide, c'est de dire la puissance déclinante quand elle s'affronte en général elle perd et c'est bien pire pour elle. Donc, elle aurait bien mieux fait de négocier son déclin et de l'accepter. Donc, les Chinois disent aux Américains, "Aceptez votre déclin." L'esprit américain, c'est "On a toujours fait la guerre d'abord aux Indiens, ensuite un peu à tout le monde." Euh pourquoi on accepterait aujourd'hui de faire sans la guerre ? C'est pourquoi, je vous disais en début de cette intervention probablement trop longue, nous n'avons jamais été aussi proche de la guerre.

1:15:43
Non speech

[applaudissements]

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Locuteur

Alors Jacques Jacques vous avez vous vous avez été soldat officier supérieur connaissez quand même l'armée commencez les connaissez les mytin comment est-ce qu'il est possible qu'en France avec l'armée que nous avons qui a été réduite à pas grand-chose pendant deux ou trois décennies de privation budgétaire et que Macron prenant ses fonds fonction en 2017 a contribué encore à affaiblir en renvoyant le chef d'état-major des armées Pierre Devilier pour parce qu'il voulait encore diminuer le budget de l'armée. Maintenant depuis disons depuis 2 3 ans, on fait machine arrière et il semble que les dotations budgétaires à l'armée sont rebarties vers la hausse.

Mais après un déclin absolument considérable puisquon était à peu près 1,5 % je crois du PIB, peut-être même un peu encore moins. Alors que la France en 1960 ou 61 62, on atteignait des dépenses qui étaient de l'ordre de 8 % du PIB pour l'armée. Il est vrai qu'on était aussi pendant la guerre d'Algérie. Comment est-ce que les militaires français vous avez gardé peut-être quand même des liens avec bien que vous soyez en 2è section, vous avez gardé des liens avec des militaires.

Comment est-ce que les déclarations guerrières d'un Macron ou d'un Jean-No Barreau, je ne parle pas de la ministre de la défense parce qu'on est en guerre, paraît-il, avec la première puissance nucléaire mondiale, enfin de ce que laisse entendre Macron et on n jamais aussi peu entendu parler d'un ministre de la défense. Je suis bien persuadé qu'il y a pas la moitié d'entre vous qui sait qui sait actuellement qui est le ministre de la défense.

En attendant, comment les militaires militaires dans la dans l'armée, je sais que c'est la grande muette, mais comment ils réagissent aux déclarations de Vatanger d'un Jean-Noel Barou, d'un Macron dont tout le monde voit qu'ils ont les yeux hallucinés de cocaïne ?

1:17:50
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Locuteur

Je vais je vais vous répondre. Je voudrais juste dire un petit peu en en contrepoint à ce que vous venez de dire euh que parce que en tout cas vu d'un point de vue français l'armée française, je pense que nous n'avons absolument pas les moyens de nous lancer dans une aventure guerrière face à la Russie. Alors ça c'est un avis personnel. Quant à l'OTAN, espèce d'auberge espagnole dont j'ai vu la la triste représentation sur certains théâtres extérieurs, je pense qu'elle a énormément de problèmes à régler et que ce serait un désastre si vous voulez.

Alors, je vous rejoins complètement quand vous dites qu'il y a un facteur irrationnel qui peut à un moment donné amener des des responsables politiques à prendre des décisions totalement à considérer. Et quand on connaît effectivement la personnalité de monsieur Macron, euh on peut éventuellement s'y attendre, hein, ça c'est certain. Alors pour revenir à la question sur l'armée française, il vous a pas échappé la nomination d'un chef d'étatmajor des armées il y a il y a moins d'un an maintenant, un général d'armée aérienne qui a pris en 5 ans 5 étoiles, passé de 5 galons à 5 étoiles en 5 ans. Colonel Soja, pardon, le colonel Soja, le colonel Soja me dit mon mon voisin.

très juste dans ce personnage voilà sans fallot sans sans réalité sans constitution sans épine dorsal c'est un hologramme pardon c'est un hologramme. Oui c'est un hologramme et est évidemment une créature du président Macron. Il a été placé là pour être le porte-voie du président Macron et vous vous souvenez de sa déclaration au maire de France et qu'il a réédité il y a pas très longtemps au MEDF. C'est ces gens-là ne sont pas considérés dans l'armée française. Voilà ce que je peux dire. Euh j'ai effectivement pas mal de de contacts euh avec des officiers en activité ou en 2è section ou en retraite. Et j'en ai eu encore des témoignages très récents, très intéressants.

Un général de division aérienne qui m'a dit "Je vous remerci de dire ce que vous dites pour l'honneur de l'armée française et pour l'honneur de la France, pour la réalité des choses parce que nos chefs sont muets. Nos grands chefs sont muets, mais en réalité la l'armée elle-même, le corps, je pense euh des officiers, des sous-officiers, colonne vertébrale dont il faut pas més, je pense est parfaitement lucide. Alors, ils sont lucides sur l'état de la maison que ce qu'évoquait monsieur Aselino il y a 5 minutes. Une armée qui a été ramenée à la portion congrue, une armée qui a été victime de la politique intelligente de monsieur Fabius sur les dividendes de la paix.

une armée qui a été surloyée euh toutes ces dernières années dans les opérations extérieures euh et pour quel résultat sans sans stratégie politique supérieure. Donc ça a amené finalement un désastre et [grognement] cette armée, elle a elle a mal à l'âme si je puis dire. Euh elle regarde tout ça. Euh alors elle est encore euh Oui. Quand il y a une projection en Roumanie, euh ben les gens y vont euh ils ont des familles après tout ils ont et cetera, mais euh le l'ambiance n'y est pas hein. Euh franchement euh je pense que tout le monde attend avec une impatience croissante euh le moment du départ de cette clique au pouvoir qui est en train de de vouloir nous emmener au désastre. Voilà.

Euh ça je pense que c'est la réalité. J'ai eu des nombreux témoignages de encore une fois de de cette tranche d'officiers qui sont les officiers supérieurs qui qui sont pas encore couverts d'étoiles avec euh cette ce ce prurite stellaire comme on dit dans notre jargon qui fait qu'on se démange au fur et à mesure qu'on a des étoiles sur les bras. Et je pense qu'il y a il y a beaucoup de de bon sens. euh de lucidité sur on parlait des augmentations de de crédit militaire, c'est vrai.

On a un tel retard, on a un tel retard qu'il faudra, si on le voulait de manière constante et définitive que la loi de programmation militaire ne soit pas une variable d'ajustement de Bercy quand le le la période un petit peu critique est passée, mais si on le voulait vraiment sur une une longue durée, il faudrait à mon avis entre 20 et 30 ans pour remettre sur pied une armée nombreuse, motivée, bien équipée, bien considérée. et et en ne lui donnant pas un ennemi imaginaire parce que pour une grande majorité de militaires, la Russie est un ennemi imaginaire. Voilà, ça déplirait fortement à quelques généraux très étoilés de m'entendre, mais je pense que c'est la vérité. Voilà.

1:23:24
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[applaudissements] [applaudissements]

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Locuteur

Ah, il y a un problème extraordinaire dans tout ça dont on a peu parlé qui est l'Union européenne revient à mon dada. Euh l'Union européenne donc depuis le traité de Maastricht avec le deuxème pilier, on a une politique étrangère de sécurité commune qui est devenue une politique étrangère de sécurité défense avec le traité de Lisbone.

On est flanqué d'un commissaire européen chargé notamment de la défense en la personne de madame Kadjalas qui est une Estonienne à moitié folle qui est la fille de son père qui était un apparachic soviétique qui a à pour moment d'effondrement de de l'URSS était gouverneur de la banque centrale d'Estonie et parti avec 10 millions de dollars qu'on a jamais retrouvé et s'est mis à servir les intérêts américains. Normalement, enfin si je crois l'Évangile selon Jean-Menet, euh on devrait avoir une politique étrangère commune de défense commune.

Alors, je suis assez frappé de constater que sur les grands événements du jour dont on parle, c'est une extrême cacophonie puisque les fers de lance européens de la guerre contre, j'aime beaucoup la formule de de Jacqu Ogogar, cet ennemi imaginaire et qui est la Russie, ce qui malheureusement n'est pas perçu comme ça par beaucoup de nos concitoyens qui sont gavés de propagande sur BLCU, sur BFM TV et cetera. Mais on a quand même les fer contre la Russie qui sont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.

Alors, on avait cru comprendre qu'ils étaient sortis de l'Union européenne, donc ils maintiennent une politique européenne etienne très agressive alors que d'autres États en Europe euh soit sont restent très prudents notamment sur l'affaire russe, soit ont décidé de ne plus y participer. C'est le cas de madame Mélonie pour l'Italie. sur la en Europe de l'Est, on a des pays comme la Hongrie du temps de du prédécesseur de Orban, mais actuellement la Slovaquie de Robert Fitz qui sont vent debout contre une intervention contre la Russie, la Bulgarie également qui est un allié traditionnel de la Russie.

Donc sur ce théâtre là, on a quand même une discordance complète entre les États de l'Union européenne. Et puis j'ajoute que sur un autre sujet dont on a pas encore parlé, dont on va parler, je pense qui est la question israélienne irano-israélienne mais israélienne aussi à Gaza et et à et au Sud Liman. Moi, j'ai j'ai noté, ça m'a j'ai trouvé ça assez intéressant quand même que lorsque il y a eu euh avant hier, je crois le le discours de Benjamin et Taniaou à l'ONU, euh il y a eu 77 États du monde qui ont quitté l'assemblée générale de telle sorte que Netaniaou a été écouté, il y a que deux chefs d'état qui ont été écoutés devant une des salles quasiment vides, c'est Netaniaou et Macron.

Euh Netaniaah parce qu'il est perçu comme à la tête d'un état génocidaire par euh 77 états du monde et Macron parce qu'il est considéré comme un comme un comme comme un dingue en fait euh par 85 États du monde. Mais j'ai noté que parmi les 77 États qui avaient quitté l'assemblée générale, il y avait l'Irlande, il y avait l'Espagne, accessoirement la République de Saint-Marin et un 4e encore qui ont quitté l'assemblée générale pour ne pas écouter le discours des années.

Alors la question que je pose ici c'est quoi en fait la politique étrangère de sécurité de défense de l'Union européenne qui n'existe pas puisquil a plus il y a pas d'Union et qu'est-ce qui pousse en définitive Macron Mertz et Starmer à avoir cette politique jusqu'au boutis que ne partage ni un Sanchez ni une Mélonie ni à Forceie un Robert Fitzo et cetera c'est d'être en dessous de 20 % de soutien de leur population Oui,

1:28:05
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[applaudissements]

1:28:09
Locuteur

c'est une c'est un raisonnement c'est une réponse amusante, habile, une pirouette habile, mais ça veut dire quand même quelque chose d'ailleurs. Ça veut dire qu'on a l'impression que Mats Burnham, pardon, enfin Starmer et Burnham, c'est la même chose. Burnham, ça veut dire le jambon brûlé en fait, non ? Oui, premier ministre britannique Ah mais il est jambon brûlé. Les travaillistes de Starmer et les travaillistes de Burnham sont les mêmes. Ils ont le même enthousiasme populaire. Voilà. Mais on a l'impression que plus Macron sont des gens qui noissent absolument plus à leur peuple. Voilà.

D'ailleurs, Mert normalement après les deux les deux gifles monumentals qui s'est ramassé en ZX Arnold et en Mcklenburg for Pomn, normalement aurait dû sinon présenter sa démission. vu moins annoncer un changement radical de politique, ce qu'il n'a pas fait. Il a dit comme Macron après finalement les législatives, il continue comme si de rien n'était. Donc à qui obéissent en fait ces trois dirigeants ? Alors, je je vais vous parler de je vais vous parler du cas que je connais peut-être le mieux qui est celui de de l'Allemagne.

En en 2022, à l'été 2022, j'ai eu l'occasion de croiser plusieurs euh grands chefs d'entreprise allemands et de parler, c'était dans c'était dans un cercle où il y avait pas de il y avait pas de journaliste et il s'exprimai librement. Et je leur ai demandé, je leur ai dit "Mais expliquez-moi, c'est pas logique. Le le un des éléments l'extraordinaire compétitivité de l'économie allemande depuis des années, c'est le gaz russe bon marché. vous êtes en train de l'abandonner plus 30 % de coût énergétique et si c'était seulement pour les pour les ménages dira un gouvernance cynique mais aussi pour les entreprises. Donc ça qu'est-ce qui alors j'ai été frappé par le fait qu'ils esquivaient.

Oh mais ça c'est la politique, c'est trop compliqué. C'est pas du tout la politique. On à l'époque c'était pas Mert, c'était Scholz. et Schols, il avait encore un petit surmoi qui s'appelait Gar Schroder, puis il a fini par s'en débarrasser, puis un grand surmoi qui s'appelait Willy Brant, le héros de sa jeunesse. Et donc il avait un peu mauvaise conscience. Donc il y allait, je sais pas si vous vous rappelez Scholz, il était toujours courbé quand il allait aux réunions européennes, il regardait ses chaussures parce qu'il était profondément malheureux. Donc c'était pas la politique, il faut pas nous raconter d'histoire. C'est pas Macron qui allait forcer l'Allemagne à faire quoi que ce soit.

Non. Et et puis j'ai pensé à une chose très simple, c'est que Schredder a a fait quelque chose de a fait a eu deux initiatives contradictoires. Il y a ce qu'on connaît très bien qui est le les contrats avec la Russie, le gaz russe, mais il a il a fait une réforme fiscale euh en 2000 euh qui a eu un effet euh tout à fait étonnant puisque alors j'explique rapidement, c'est un point technique mais qui est important à comprendre.

Ce qui caractérisait le capitalisme allemand depuis euh les années 50, c'était euh les participations croisées des grandes entreprises industrielles et des banques qui comme ça se protégeaient les unes les autres et qui n'allaient pas sur les grands marchés d'action, les grands marchés financiers Wall Street ou la City ou d'autres. Et c'était une extraordinaire protection. D'autant plus que le prix de ces actions était resté dans les livres de compte au au prix de des années 50. Donc c'était totalement sous-évalué.

Quand on bascule dans la révolution néolibérale dans les années 80 et 90, les les grands chefs d'entreprise allemands, les grands banquiers font pression sur Elmood Cole en lui disant il faut il faut que supprimer la la fiscalité sur les potentiels plusvalues réalisés lors de session d'actifs euh parce que ça ça nous empêche de vendre nos actions et évidemment tout le monde savait que si on allait sur les marchés ça allait être réévalué au prix réel. L'industrie allemande avait beaucoup progressé donc au prix réel et donc ceux qui vendraient leurs action allit empocher énormément mais le fisque était là avec une fiscalité aux environs de de 40 %.

Et qui était un vieux paysan madré qui comprenait pas grand-chose à l'économie un peu comme Miteran. Il il s'était il s'était dit euh pas toucher à ça, ça nous protège. Schreuder arrive le camarade des patrons et il dit "Je vais réfléchir." Et puis arrive la réforme fiscale en avril 2000 et alors là tout le monde découvre le projet de loi. Tenez-vous bien il la la fiscalité sur les sessions d'actifs sur les plusvalu réalisé pour les sessions d'actif 0 %. Et aujourd'hui c'est 5 %. Donc qu'est-ce qui s'est passé ? Bah, ça a été le casino, ça a été la financiarisation du capitalisme allemand. Et alors les les banques et les entreprises allemandes ont fait ça à l'allemande.

Pardonnez-moi, là aussi, je suis un peu dans le cliché, mais ils y sont allés systématiquement. Puis alors, on va faire bien, on va aller sur les marchés puis on va on va spéculer mais avec système. D'abord, on a lu les prolégomaines de la spéculation euh écrit par un philosophe euh postcancien. Et maintenant, on va l'appliquer la théorie. Et alors, ça a été il y a eu des enrichissements mais mais au bout d'un moment, rappelez-vous, il y a il y a 15 ans, on disait que la Deutsche Bank pouvait flanquer par terre tout le système financier occidental. Mais c'était à cause de ça parce qu'ils avaient tellement spéculé, ils ont été rachetés par qui et sauvés par qui ?

Par les grands fonds d'investissement américains. Et donc quand on arrive en en 2022, qui décide ? C'est pas les managers allemands, c'est pas le gouvernement allemand. Ce sont Black Rock, Vangarde, ce ce qu'on appelle aussi les fonds vautour et cetera. Mais tout cumuler, ils ont la possibilité de dire aux Allemands, attendez, attendez, pas question de rester en nous, on ce qu'on veut c'est mettre la main sur les ressources naturelles de la de la de l'Ukraine et donc vous avez nous aidé et c'est comme ça que ça s'est passé si vous voulez. Donc alors aujourd'hui, c'est presque trop beau.

C'est-à-dire que même le même le théoricien marxiste le plus le plus borné n'aurait pas imaginer qu'on pouvait avoir un chancelier allemand qui était ancien président du conseil de surveillance de Black Rock Allemagne, Friedrich Mertz. Et ben si, les les Allemands, ils ont ils nous ont donné Marx, mais ils nous ont donné aussi Friedrich Mertz qui est une sorte de réalisation tardive de certaines des prophéties de Marx.

et et alors je je donnais ce cas un peu dans le détail parce que ça nous dit que et je pas du tout dans des théorie de du complot quoi que ce soit mais on regarde les faits le chancelier mer si il n'est pas maître chez lui c'est pas lui qui décide et et s'il voulait aller en arrière déjà qu'il est très peu populaire là je vous rejoins. Alors là c'est fini il dégage. Il y en aura un autre plus conciliant. Et et je pense que si on fait une étude sur la Grande-Bretagne, sur la France, on va on va arriver on va arriver au même type de de constat.

Alors ensuite, il y a des variantes nationales et mais la réalité c'est que il y a un certain nombre de grands décideurs, de grands donneurs d'ordre et peut-être même que ceux qui disent qu'il y a plus de politique nationale américaine et qu'en fait là aussi c'est des grandes entreprises, c'est c'est la Big Tech, c'est Big Pharma, c'est c'est ce sont de grands honneurs d'ordre financier qui décident de ce qui va se faire. Ils ont ils ont raison. Absolument. Mais c'est ce que j'explique aussi en [applaudissements] c'est ce que j'explique aussi.

Je je vous renvoie, je suis passé sur TV liberté ce matin, j'étais interviewé hier par Elise Blaise, ma lecture des choses sur l'élection présidentielle française et la main mise désormais des oligarques en France comme il y a eu les oligarques ailleurs qui décident de qui doit être président de la République et on peut voir la promotion sur les télévisions, les instituts de sondage, qui est-ce qui est en cours chez monsieur Boloré, monsieur Xavier El François Pinot, Bernard Arnaud, Patrick Dra. Ça se mesure en fonction de ce que l'on voit dans les instituts de sondage ou dans le nombre d'heures passé à la à la télévision.

C'est un vrai c'est un vrai sujet mais c'est un petit peu accessoire par rapport à au sujet d'aujourd'hui mais c'est je crois que c'est effectivement la prise de pouvoir par une oligarchie de de puissance financière et d'oligarques qui s'est abattu sur le monde. D'ailleurs avec le développement du capitalisme financier, la libération des mouvements de capitaux dans le monde dans dans le monde entier, en tout cas dans les pieds de l'OCDE où l'on voit qu'effectivement aux États-Unis Trump, on sait pas si Trump dirige Elon Musk ou Bill Gates ou si ou Jeff Bezos ou si c'est l'inverse. De la même façon qu'on est à peu près certain que Macron est désormais un peu le domestique.

D'ailleurs, il paraît qu'il va être embauché par Xavienne après la présidence de la République Macron et Maxienne qui était d'ailleurs un proxénet, ce qui est assez logique en définitive. Voilà. [applaudissements] Alors alors ça pose quand même un problème parce que on a l'impression de trois pays qui foncent dans le décor. Il y a quand même un pays en Europe plusieurs mais il y en a un dont on parle finalement assez peu et qui tire pas mal son épingle du jeu. C'est la Pologne. Est-ce que quelqu'un peut nous parler un peu de la Pologne ?

la Pologne qui est en train de bâtir la peut-être la première puissance militaire européenne avec il faut l'avouer l'Allemagne qui est en train de se réarmer très fort. D'ailleurs, je suis sidéré les Français normalement devraient savoir par leur histoire que lorsque la l'Allemagne se réarme, c'est pas génial pour la France de façon globale.

Donc l'Arm l'Allemagne se réarme à Outrance mais la Pologne également et la Pologne donc je rappelle quand elle est entrée dans l'Union européenne en 2004 le niveau de vie des Polonais était de 40 % du niveau de vie français aujourd'hui il est monté à plus de 80 % et le fond monétaire international prévoit que le niveau de vie des Polonais va dépasser celui des Français aux alentours de 2030- 2032 c'est-à-dire pendant l'exécution du cadre plui annuel de financement qui est actuellement cours de négociation à l'U Union européenne qui prévoit que la France continuera à payer chaque année 18,5 milliards d'euros 18,5 milliards d'euros de contribution nette à l'Union européenne alors qu'aujourd'hui on est à 12 et que la Pologne recevra moins elle ne recevra plus 15 9 milliards d'euros.

C'estàd qu'à partir de 2030 31 la France va continuer à se saigner aux quatre veines au profit de la Pologne laquelle aura dépassé le niveau de ville des français. Pologne qui d'ailleurs a fait savoir par Donald Tusk, son premier ministre et le gouverneur de la banque centrale polonaise que ils n'adhéreront pas à l'euro, du moins pas avant 2035, ça fera quand même 31 ans après leur entrée dans l'Union européenne parce que l'entrée de la Pologne dans l'euro serait une catastrophe pour l'économie polonaise. Alors qu'est-ce que vous pensez de tout ça Giv ? Et [grognement] il faut voir que la Pologne est dans une situation euh complexe.

Il y a deux courants qui s'affrontent en Pologne, un courant qui est directement lié à Black Rock, Vanguard et au grand fond américain et un courant qu'on pourrait appeler un courant patriotique ou nationaliste et que la bataille entre ces deux courants, elle elle aboutit à à un rés résultat qui est celui que Bruxelles intervient régulièrement en faveur des fonds américains et que le moyen dans tout cela de faire tenir ensemble la vie politique polonaise, c'est de réarmer parce que si on réarme contre les Russes, alors tout le monde est d'accord. les amis des Américains, les nationalistes qui ont vis-à-vis de la Russie une histoire assez chaotique et et négative.

Donc le réarmement s'appelait à tout le monde et euh ça permet de faire tenir ensemble ces deux groupes euh de ces ces deux entités qui s'affrontent en Pologne. C'est ça l'élément euh qui permet de comprendre la situation polonaise, c'est que les deux camps se succèdent. Les uns sont pro-américains, les autres antirusses, ce qui euh dans les deux cas fait verser dans la même sébie militaire et donc donne cette cet effet. Il n'entre pas dans l'euro parce que ce serait la crise avec les patriotes ou les nationalistes. Donc il n'entre pas dans l'euro.

En revanche, ils acceptent de recevoir l'argent des Français et des Allemands de la part de l'Union européenne parce que tout le monde est d'accord, les amis des Américains comme les ennemis des Russes. Donc on voit une politique qui est absolument opportuniste mais qui n'a pas d'avenir parce que cet équilibre là à un moment se rompera devant les événements et là il y aura une crise majeure en Pologne. Jacques ? Non mais j'ai rien à rajouter. C'est c'est remarquable la Pologne,

1:42:44
Non speech

[applaudissements]

1:42:49
Locuteur

ils sont quand même en train de d'avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de madame Van Derleen. On a dans la save Lisa Hzig qui était ce matin qui est pour la table ronde de ce matin. Je parlais avec elle tout à l'heure lors du déjeuner. Elle est également suissesse. Or, la Suisse a une relation particulière avec l'OTAN et avec l'Union européenne. Est-ce que vous voulez nous dire un mot sur cette sur les questions dont on a débattu et notamment comment est-ce qu'on voit la guerre avec la Russie ? Comment est-ce qu'on voit l'engagement de Macron Mertz euh

1:43:30
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[applaudissements]

1:43:31
Locuteur

entre la Russie, vue de Suisse, vue de Berne. Bern, c'est la capitale. Il n'y a pas de capitale en Suisse. Bern n'est pas la capitale. C'est la ville principale fédérale. Voilà, ça ne s'appelle pas une capitale parce que la Suisse Non, c'est vrai. Ah bah, je vous ai Non, non, je je suis un peu au top sur le sujet quoi. Il la Suisse n'a pas de capitale. n'est pas la capitale comme aurait dit Charles Pasqu commencez à m'emmerder vous m'avez interpollé

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Non speech

[applaudissements]

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Locuteur

alors soit donc Bern n'est pas la capitale c'est pas que Bern n'a pas la capitale c'est que la Suisse n'a pas de capital voilà voilà pardon non il y a pas de capital il y a pas de il y a pas de vie c'est de la vie le gouvernement Le gouvernement se réunit à Bern le gouvernement siège à Bern mais ça n'est pas la capitale. Il y a une capitale économique qui estque, il n'y a pas de capitale politique. L' des institutions suisses ne déterminent pas de pas vraiment de chef d'état non plus. Ils changent tous les ans. C'est ça. Il y a un conseil fédéral qui est composé de sep ministres qui ont une présidence tournante.

Chaque ministre exerce la présidence pendant 1 an et ce sont des gens qui sont l'émanation du parlement. Donc ils sont euh qui sont pas issus d'un vote au suffrage universel euh populaire, on va dire. C'est en fait on se débrouille toujours en Suisse pour qu'il y ait des représentants de chaque parti dans ces gens-là. Donc il y a pas vraiment de de possibilité d'être aigri parce que son parti n'a pas exercé le pouvoir pendant tant d'années. C'est que chacun arrive un moment à exercer le pouvoir. Le Parlement estant situé à le parlement il est à Berne aussi. [rires] Et si ça vous fait plaisir, il y a une capitale. Mais il n'y a pas de capital.

Alors alors l'autom l'autom l'autom l'autant vu de vue de la Suisse, bah c'està-dire que la Suisse est un pays traditionnellement neutre depuis très longtemps puisque ça date de l'époque où les Suisses se sont retrouvées contre les Suisses parce que les Suisses étaient la Suisse était un pays très pauvre. Autrefois aujourd'hui c'est un pays très riche. Autrefois, la Suisse était un pays de mercenaire parce que les gens n'avaient pas de quoi manger. Donc, ils vendaient leurs services militaires à d'autres puissances et notamment à la France, à l'Italie, à au Saint-Empire romain, germanique, pardon. Au sein siège aussi. Oui, enfin à tout le monde.

Ah bah, bien sûr, mais il y a toujours des guerres de Suisses euh à tous ceux qui payaient au plus au mieux offrant, celui qui offrait le plus. Et en fait, les Suisses se sont retrouvés à se battre entre eux à cause de ça parce qu'ils étaient des mercenaires. Et donc à un moment, ils ont décrété que ils ne seraient plus les uns contre les autres. Donc ils devenus ils sont devenus neutres et aujourd'hui pour engager alors cette neutralité est remise en question aujourd'hui parce qu'il y a des parties et en général ce sont des parties de gauche qui demandent à la qui demandent à l'État suisse de s'engager pour ou contre. Alors en général c'est pour la Palestine contre Israël.

Alors, je vois qu'ici je suis très minoritaire à défendre. Je je je ne suis pas antisémite, je ne suis pas antisioniste. J'ai l'impression d'être un peu minoritaire, mais en Suisse, il y a beaucoup de gens à gauche qui réclament effectivement que la Suisse prenne position dans ce conflit pour la Palestine, pour Gaza contre Israël. Ce sont des partis de gauche qui demandent ça et la Suisse pour l'instant garde sa position neutre. Euh c'est la même chose dans le conflit euh dans le conflit qui oppose la l'Ukraine à la Russie. Et alors c'est difficile parce que en fait la gauche Suisse est favorable à l'Ukraine.

Alors euh la gauche suisse en fait c'est un peu euh si vous voulez la gauche suisse ce serait euh le centre droit français. Déjà, il faut quand même replacer les choses, c'est que le Parti socialiste en Suisse a au maximum représenté 6 % des votes. Donc la gauche Suisse, c'est c'est quand même très relatif, hein. C'est pas il y a pas énormément de gens très engagés, très à gauche, sauf dans certains cantons. Si vous allez à Lausanne, à Nechel, à Genève, là il y a des gens qui seraient l'équivalent de LFI. Voilà. Mais il y en a quand même très peu et il y a des cantons où ces gens-là n'existent pas. Si vous allez à Lucerne ou à Zuric, il y a pas de éléfiste, il y a pas l'équivalent.

Ça n'existe pas. C'est un truc surréaliste pour un Suisse de pouvoir à ce point être de gauche parce que les Suisses sont, je suis désolé de vous le dire, capitalistes, ils aiment l'argent, ils aiment la réussite, ils aiment ils [grognement] sont assez américanophiles, ils aiment l'exportation, ils aiment la concurrence et ils sont pas mauvais dans ces secteurs. Voilà. Donc effectivement, la position neutre permet de faire du business avec tout le monde et nous, on est toujours ravi que le monde entier vienne investir chez nous. Euh qui que vous soyez, du moment que vous respectez nos lois, vous êtes les bienvenus.

Mais il y a en courant un courant en Suisse favorable à entrer en guerre du côté de l'Ukraine. Ah oui, bien sûr. Mais il y a il y a des cour. gauche, c'est plutôt la gauche et euh mais en fait non, la gauche est favorable à l'engagement en général, mais ça va être pour l'Ukraine aujourd'hui contre l'Ukraine demain. C'est le problème de la gauche, c'est que c'est la même chose quand on parlait d'éducation tout à l'heure, c'est que il est insupportable pour les gens de gauche de ne pas s'engager. La désinvolture dont on parlait tout à l'heure est insupportable à la gauche parce qu'il faut être engagé. Il faut qu'il y ait une lutte, un combat pour quelque chose.

Vous savez, c'est Je sais pas si vous lisez Philippe Meret mais il avait une phrase assez assez je trouve révélatrice. Il y a toujours une puissance explicative chez Philippe Meret qui qui moi me fascine, c'est il disait il parlait de du principe de l'accroissement des luttes en période socialiste. Normalement quand les socialistes sont au pouvoir ou quand la gauche est au pouvoir, les luttes devraient s'apaiser. D'accord ? Mais sauf que ces gens n'existent que par le conflit, que par la lutte. Le jour où la lutte s'arrête, le socialisme s'arrête.

Si tout le monde vit en paix, si tout le monde est content de son sort, si tout le monde se dit "Je peux réussir, je peux voilà, ben le le gauchisme disparaît." Le principe, c'est que la gauche n'existe que parce qu'elle lutte pour je sais pas quoi, contre les inégalités, pour les femmes, pour les petits, pour les gros, pour les cons. Enfin, je veux dire, il y a forcément

1:49:31
Non speech

[applaudissements]

1:49:33
Locuteur

Alors, [acclamation] je voudrais je voudrais dire un mot. Alors Édouard Russon veut répondre, veut inter Gill voulait je crois prendre la parole et puis moi après je voudrais dire un mot quand même. Si il y a cette demande d'engagement pour la Palestine c'est parce que dans les affaires ukrainiennes, les dirigeants suisses ont cru comme les dirigeants occidentaux que le monde entier ferait corps contre Poutine et ont participé aux sanctions. Et à ce moment-là, la Russie a déclaré que pour elle, la Suisse n'était plus neutre, que c'était terminé, qu'elle ne pouvait plus jouer ce rôle. Les dirigeants suisses n'ont rien dit. À partir de ce moment-là, ça introduit en Suisse cette question.

Maintenant que nous nous sommes fait un peu écorner notre neutralité, est-ce que le moment n'est pas venu de s'engager ? C'est la question la question qui était posée c'était est-ce que est-ce que les Suisses doivent doivent vendre des armes à l'Ukraine ? Il se trouve que la Suisse est une démocratie et que c'est pas les Je ne sais pas de qui vous parlez quand vous parlez des dirigeants suisses. Est-ce que vous avez des noms ? Parce que moi ça m'intéresse. Je ne sais pas qui qui c'est. Il y a pas il y a cette gens qui les gens qui décident qui sont ces gens. Citez-moi des noms. Les gens qui décident quel sour c'est c'est le peuple le plus démocratique du monde.

Il y a sep ministres qui alternent. Chacun un an au pouvoir. Ce que vous ce dont vous parlez n'existe pas. Il n'y a pas de dirigeants suisses. Dites-moi leur nom. Les gens qui décident quel qu'ils soient. Et qui est-ce les décisionnaires, ça peut être les votants. Les décisionnaires, en tout cas. Ah, les votants, c'est-à-dire le peuple. Si un peuple décide, un peuple, il y a bien quelqu'un qui prend la décision. Oui. Si un peuple, ça ne tombe pas du ciel. C'est pas comme la visite du pape. Merci. Si un peuple décide d'aider un autre peuple, ça s'appelle une décision souveraine du peuple.

C'est par des gens dont je j'ignore le nom, je sais pas de qui vous parlez qui décident à la place du peuple. Si les très très concrètement très concrètement n'est pas du mode de prise de décision, c'est le résultat. Très concrètement ce que je dis. Votre problème c'est que la Suisse soit aide l'Ukraine ou votre problème c'est que des gens décident pour les Suisses. C'est quoi votre problème ?

Mais très concrètement, j'ai comme j'avais la même information que Gill Casanova, c'est-à-dire que dans un premier temps, la Suisse avait refusé toute exportation militaire vers l'Ukraine contenant des des composants suisses et que ceci a été levé et c'est à ce moment-là que la Russie alors ça a bien été levé, il y a une instance [raclement de gorge] qui a décidé que ce soit levé. dire ce qui s'est passé c'est que l'Allemagne il a voulu donner des missiles qu'ils avaient acheté aux Suisse à l'Ukraine et la Suisse s'est opposée puisque ça faisait partie de du contrat avec les Allemands c'est opposé à ce que c'est opposé à ce que les les Allemands puissent donner ses missiles aux Ukrainiens.

Parallèlement le au conseil fédéral a pris position en disant qu'il était contre la l'invasion des Russes en Suisse. Mais il n'a jamais été la neutralité n'interdit pas aux Suisses de prendre position et de dire un tel est un salot selon nous et qui a décidé finalement que les le matériel militaire serait livré à la Mais il a pas été livré puisque les Suisses se sont opposés contre cette livraison. Le peuple suisse a voté. Ce sont des votations où j'ai une votation bah c'est soit des votation la votation elle concerne la neutralité. Voilà.

Et donc le conseil n'a pas pouvoir de de la Suisse a vendu des armes à un pays qui lui a décidé de le donner à l'Ukraine et à ce moment-là la Suisse a dit non on pourrait pas faire plus neutre. En fait on est complètement infiltré par des agences suisses. [rires] Est-ce qu'il y a-t-il d'autres Suisses dans cette pièce [acclamation] ? Moi je suis seule contre contre toute cette salle. Je voudrais je voudrais d'abord dissiper un malentendu. C'est peut-être que j'ai mal entendu, mais je je sais je suis sûr qu'il y a pas un antisémine dans cette salle. Ah bon ? J'ai j'ai entendu des petites blagues sur le français euh Bernard Ry Levi et ça veut dire quoi ?

Est-ce qu'on peut expliquer cette blague ? Laissez-moi parler s'il vous plaît. Je pense qu'il y a pas un antisémie dans cette salle. D'autre part, le fait de critiquer Israël n'implique pas qu'on soit antisioniste.

1:54:13
Non speech

[applaudissements]

1:54:18
Locuteur

Et contrairement contrairement à ce que la doxa essaie de nous imposer, être antisioniste ce n'est pas être antisémite.

1:54:27
Non speech

[applaudissements]

1:54:33
Locuteur

Je le dis d'autant plus que je suis historien de la Choa et que j'ai écrit sur le génocide des juifs qui est un des événements les plus tragiques de l'histoire de l'Europe et que lorsque je m'étais gardé de de prendre position sur ce qui se passait en Palestine publiquement je j'en pensais pas moins mais que ce qui s'est passé à partir du 8 ou du 9 octobre 2023 en en en à Gaza sur sur la dans la bande de Gaza. Euh je me suis dit je pouvais plus me taire vu que j'étais historien des violences de masse et des génocides et j'en suis arrivé très vite à l'idée que c'était un génocide qui était commis. Donc s'il vous plaît madame pas d'amalgame. Moi je je pas d'amalgame.

Je vois que vous vous sentez obligé de prendre position. C'est l'engagement dont je parle tout dont je parlais tout à l'heure. Par ailleurs, la petite blague, j'aimerais bien qu'on m'explique la petite blague sur BHL et la petite blague sur Fabius. Qu'est-ce que c'est ce français ? Ça veut dire quoi ? Non, non, mais alors là, je pense que là là, je pense pas je Écoutez, bon, ça c'est la première chose que je voulais dire. La deuxième chose, je voulais je voulais raconter une an expliqué. J'ai toujours pas compris. La la la deuxième chose, je voulais expliquer une je voulais raconter une anecdote à propos de la Suisse.

Il se trouve que je suis allé pendant des années à une rencontre à Asconac organisée par un grand journaliste suisse Frank Ameer qui s'appelle le dîner républicain. C'était un événement extrêmement intéressant. On y rencontrait d'ailleurs souvent des membres du gouvernement allemand. C'était un événement pluraliste euh comme on aime la Suisse et où il y avait de vrais débats et il y avait des industriels, il y avait des politiques, il y avait il y avait quelques membres du conseil fédéral tous les ans, il y avait il y avait des tas de gens passionnants et il y avait tous les ans Gar Schredder, ancien chancelier allemand.

Puis à l'été 2022, j'arrive et je dis tiens, c'est drôle, c'est la première fois je vois pas Schroder depuis depuis des années. On me dit "Bah non, il est pas invité cette année." Et puis j'entends les organisateurs s'excuser d'avoir invité Schreuder les années précédentes. Je dis "Mais que se passe-t-il ?" Et puis un un journaliste suisse francophone me raconte l'histoire.

il me dit "Bah oui, Schroder a été essentiel dans le la négociation d'Istanbul qui a failli mettre fin à la à la guerre d'Ukraine et ça a tellement mis en colère les Américains que comme la demande des Ukrainiens de parler à Schroder était passé par le groupe de médias suisse ringier dont Schreuder était membre du conseil d'administration, c'est comme ça qu'il l'avait contacté pour être discret, et bien les Américains se sont fâchés, ont exigé la démission de Schreuder du bord Et mais alors attendez, c'est pas la fin de l'histoire. Il y a chaque il y avait chaque année à Ascona, il y a toujours un prix de la culture européenne qui est attribué.

Et le même journaliste francophone, je venais d'arriver me dit "Assayez-vous, vous allez être un peu surpris de savoir qui va avoir le prix de la culture européenne cette année. C'était en 2022. Premier ministre d'Estonie de l'époque, madame Kaya Kalas. Voilà. Alors, je vais pas je vais pas m'apesantir mais j'ai entendu des choses très simples. C'était passionnant. Que voulez-vous démontrer ? Et ben ce que je veux démontrer, c'est que la Suisse a été est soumise de Votre rencontre n'est pas organisée par l'État Suisse que je sache. Non, mais est-ce que vous voulez bien me laisser parler madame ? Bah, je vous pose une question.

Ma ma rencontre est organisée par un très grand journaliste suisse qui se déf Franck Amyer qui est aujourd'hui vit à Berlin qui s'est toujours défini comme un on va dire un chrétien social ou enfin cette mouvance là conservatrice et qui que j'ai connu un homme charmant quand il parlait de la démocratie c'était convaincant et puis tout d'un coup il nous explique qu'il a dû écrire Schroder et qu'en fait il regrette de l'avoir invité les années d'avant et puis tout d'un coup on apprend qu'il il a fait attribuer le prix PR de de la de de la culture européenne à madame Calas et puis l'année suivante c'était à Alexandre Navalni et et là vous vous dites qu'est-ce qui se passe ?

Et les gens qui participaient, il y avait beaucoup de Suisses, il disaient bah c'est la neutralité hein, ça ça en prend un coup. Bon donc si vous voulez, je crois que Gill Casanova a pas tort quand il vous parle des dirigeants. On on est sur des réseaux qui à un moment et j'ai beaucoup d'admiration pour la démocratie suisse mais ont été mis sous pression de manière dont on n pas idée. Je crois pas que la Suisse soit plus sous pression que Bon [applaudissements] allez. Merci. Merci Lisa.

On va passer aux questions maintenant de la salle avec sur Alors, c'est on parle pas trop de la Suisse he c'était un petit peu parce qu'on avait la le bénéfice d'avoir quelqu'un qui nous donnait le point de vue de la Suisse. On parle quand même d'abord, on n pas beaucoup de parler de la Chine je trouve de l'Extrême Orient, de la Russie. Euh voilà donc pour posez vos questions et vous vous présentez d'abord. Sophie, je suis Sophie Dunet, je suis adhérente depuis 2 ou 3 ans. Euh ma question, elle est euh nous sommes dans une ambiance de préguerre, ça fait peur à tout le monde. Les Brix aimeraient apparemment qu'il n'y en ait pas.

Euh, on nous parle beaucoup des munitions, qu'il n'y a plus beaucoup de munitions chez les USA et que c'est pour ça qu'ils peuvent plus faire de guerre. Est-ce que vous pensez que c'est vrai que euh les munitions peuvent ne plus être euh fabriquées parce que il manque de terre rares et cetera que la Chine en fait pourrait euh faire en en empêchant les terres rares d'être vendu qu'il y ait moins de munition et donc qu'il n'y ait plus de possibilité d'anéantir tout le monde et de faire la guerre. Voilà, c'est un grand rêve. Merci. Alors, les munitions, c'est peut-être Jacques. Vous avez peut-être une idée sur les munitions.

Non, le problème des munitions en particulier anti antimissile euh est un vrai problème. Les Américains ont doté Israël de d'une d'une énorme part de leur stock et se sont trouvés ensuite démunis vis-à-vis de de l'Ukraine. Je pense que Trump n'était pas vraiment au courant. Ça a valu au à son secrétaire d'état PIT ex une remontée de bretelle au mois d'août à Campe des vites à Camp des vis extrêmement musclé.

Et en réalité le problème ce que sont des des munitions extrêmement coûteuses face à des munitions adverses qui sont beaucoup moins coûteuses et qui sont fabriquées en très grand nombre, en particulier en Iran et en Russie et que la cadence de renouvellement des stocks américains prendra a priori 2 à 3 ans. Voilà. Donc il y a c'est c'est factuel, c'est exact. Les Américains sont confrontés aujourd'hui à un problème de de c'est c'est les patriotes par exemple, c'est cetera. C'est c'est extrêmement tendu pour eux et c'est aussi la raison pour laquelle l'Amérique a perdu cette guerre en Iran et placé devant son échec en Ukraine.

C'est aussi une des raisons pour lesquelles alors la Russie a intérêt à intervenir maintenant et de bombarder massivement. parce que il y a il y a eu un piège dans lequel sont tombés les Américains. Les patriotes, c'est quelque chose qui a été conçu notamment avec l'expérience de la guerre avec Saddam Hussein qui envoyait des gros missiles soviétiques et donc ils ont construit des gros systèmes de défense extrêmement coûteux mais extrêmement efficace. Le dôme de fer d'Israël était capable de résister à tout ce que les ex soviétiques étaient capables de balancer comme gros missile. Mais là, les euh Iraniens ont ont procédé différemment.

Ils ont envoyé par des gros missiles, mais d'abord ils ont envoyé saturé, ils ont saturé par des milliers de petits grouilles et le dôme de fer avait un fonctionnement qui consistait à ce que dès qu'un missile approchait, le dôme de fer se referme et bloque absolument le ciel. Il bloque le ciel tant qu'il a des munitions. Et comme ils ont envoyé une extrême quantité de missiles bon marché jour après jour, le dô de fer s'est épuisé et il avait pour son fonctionnement une part tout à fait significative des ressources américaines car les Américains pensaient que c'était là que se passait l'affrontement et il n'imaginait pas qu'il serait en face de d'une sorte de petit pousset aussi habile.

Et en Ukraine, ils ont eu le même problème parce que les Russes ont très vite compris qu'il fallait prendre des missiles iranien des pardon des drones iraniens et épuiser les systèmes de défense américain avec les drones iraniens. Donc des milliards sont partis enfum contre des petits drones et maintenant c'est la crise. Mais c'est comme je disais, c'est maintenant, c'est l'occasion pour la Russie de bombarder massivement en étant ce ben c'est c'est ce qui se passe. Voilà, c'est ce qui se passe actuellement. C'est exactement ça. Ça a été parfaitement décrit. Et en fait, vous avez euh un rapport coûte efficacité, si je puis dire, qui est euh qui est magistral.

Les Iraniens avec le drone ChaD, le drone Cha, il coûte entre 10000 et 15000 € peut-être même moins mat. Et en face, vous avez des systèmes d'armes qui coûtent plusieurs millions de dollars. Donc le le le système ne suit pas.

C'est la stratégie euh iranienne de de de défense antiaérienne vis-à-vis de de la coalition israélo-américaine a été remarquablement intelligente et comme ils sont des champions en matière de missile euh de missiles hypersoniques de plus en plus d'ailleurs sophistiqué, probablement d'ailleurs avec l'aide de la Chine et de la Russie, et bien la la supériorité est là maintenant et le dô de fer a volé en éclat Comme on le sait, Israël a été bombardée comme elle a jamais été bombardée au cours de la guerre des 40 jours. Autre question ? Euh, bonjour. Je suis Alain du Finistère et j'ai une question à propos de d'un petit pays qui est dans l'orbite américaine mais dans la sphère russe.

Euh on Moldavie, on a l'impression Non, c'est pas là Moldavie, c'est pas très très loin. On a l'impression que les États-Unis veulent un peu se retirer d'Ukraine, mais pour autant probablement que leur stratégie d'encerclement de la Russie persiste. Je pense à l'Arménie. Ah oui, l'Arménie où il y avait une présence russe importante avec une base et progressivement avec l'influence de Soros en particulier euh la politique a totalement changé et se tourne maintenant vers les États-Unis. Qu'en pensez-vous ? Peux répondre sur C'est exactement le phénomène ukrainien qui est repris par les occidentaux.

C'est-à-dire que il propose à l'Arménie un bonheur inespéré à condition de rompre avec la Russie. Et la Russie leur dit "Si vous entrez dans l'Union européenne, le gaz russe à - 90 % devient du gaz russe à plein pot. Vérifiez, regardez." Alors, les Arméniens ont vu comment tout ça a tourné en Ukraine, donc ils sont un peu inquiets. Une partie a déjà décidé de rejoindre l'Union européenne et l'OTAN, mais elle se rend bien compte que c'est risqué d'entrer dans une situation ukrainienne. Une autre partie se dit qu'il y a peut-être quelque chose à faire être un pont entre les uns et les autres.

Et la Russie encourage ces gens-là et puis à ceux qui disent il faut rester dans l'orbite russe parce que c'est eux qui nous protègent des Azerbaïdjanais qui veulent notre peau. Alors c'est un peu ce que n'a pas fait ce que n'a pas fait la Russie justement récemment. Oui mais il pense que justement cette fois-ci la Russie va le faire parce que sinon il file à l'OTAN. Voilà. Autre question. Bonjour. Euh je suis Yann des rond depuis 2 ans à l'UPR de Marseille, infirmé le bloc opératoire.

Euh je voulais vous demander de brosser un petit portrait si jamais dans une dystopie il y aurait un conflit armé, un petit portrait des pays européens et leur réaction euh leur réaction un peu terre à terre, c'est-à-dire de savoir qui s'engagerait dans le conflit, qui se désengagerait. Euh la position de la France également et puis la position de l'UPR si jamais vous étiez au pouvoir. Merci. Un conflit de qui ? Contre qui ? J'ai pas bien compris. Bloc otanien contre contre le bloc des bricks, peu importe quel pays. Ah oui, alors ça c'est je suis directement concerné.

Déjà, comme je l'ai dit tout à l'heure, je ne crois pas dans la dans l'Union européenne pas plus là sur ce genre de choses qu'ailleurs puisqu'on voit bien que à part Macron et Mertz euh et peut-être aussi j'ai oublié Caljacalas en effet les l'Estonie un petit peu la Pologne mais il y a quand même beaucoup de pays de l'Union européenne qui regardent ailleurs ou qui ont manifesté leur hostilité à entrer en guerre contre la Russie. On est dans une espèce de de de comment dirais-je de de préguerre, mais nos alliés, on ne sait pas où ils en sont.

Puis n'oublions pas les États-Unis d'Amérique quand même, puisque les États-Unis euh on laisse entendre, enfin ça varie tous les toutes les semaines, mais le discours le plus récent de Donald Trump, c'est qu'il n'excluait pas une solution très rapide avec la Russie. Ils ont d'ailleurs déjà, ils se sont désengagés avec une espèce d'accord incroyable où euh euh les Américains vendent des armes à l'Ukraine qui sont achetées par l'Ukraine avec des fonds européens. un petit peu comme ça que le truc fonctionne, sachant qu'il y a des dérivations par ailleurs au profit des oligarques ukrainiens et de la mafia ukrainienne. Alors tout ça à mon avis n'a pas beaucoup de beaucoup de d'avenir.

Comme on l'a dit au cours de cette réunion, je crois il y a quand même une inquiétude massive qui se fait jour compte tenu de la psychologie d'un Burnham ou d'un Macron. Lorsque Macron annonce que il est pour une espèce de mutualisation de l'armement nucléaire français, qu'on pourrait même prépositionner des armes nucléaires françaises, si j'ai bien compris en Pologne, en Estonie. Bon, d'abord voir en Allemagne si en Allemagne ça violerait le traité de Moscou de 1990 auquels sont très attentif les Russes.

Je crois qu'ils ont fait savoir d'ailleurs que s'il y avait un viol de la du traité de Moscou de 1990 qui a été je rappelle signé entre les États-Unis d'Amérique, l'Union Soviétique, c'est encore 1990, la France, le Royaume-Uni, donc les ces quatre membres permanents du conseil de sécurité plus ce qui était encore les deux Allemagnes à l'époque, l'Allemagne de l'Ouest et l'Allemagne de l'Est. Ce traité de Moscou interdit la fabrication, le fait d'entreposer ou de servir de base ou de faire transiter les armes nucléaires à travers le territoire allemand. Je pense sous le contrôle de des Dou Russon. Donc les les Russes ont fait savoir que c'était un casus bé.

Par ailleurs, voilà, ce que je note aussi, c'est qu'on on a pas beaucoup, on a toujours pas clarifié qui avait fait exploser Nordstream 2, mais Nordstream 2, l'explosion de Nordstream 2, c'est quand même plus que probablement un coup des Américains puisque à la fois Biden puis Victor Aneland avait annoncé que si jamais les Russes entraient en en dans le Donbas dans dans les jours qui suivraient, le le Nordstream 2 ne fonctionnerait pas. C'est ce qui s'est passé. On veut bien nous faire croire maintenant que c'est l'Ukraine et cetera, mais il faut des moyens des moyens très puissants pour aller faire exploser un un gaz auoduc à 80 m de profondeur qui peut dont l'épaisseur était de 1 m.

Enfin, c'est seul une très grande puissance à les moyens militaires de faire ça. Euh c'est quand même une attaque d'un membre de l'OTAN euh enfin de d'intérêts vitaux pour des pays de l'OTAN, notamment Allemagne, mais aussi avec quand même cinq autres pays qui étaient au conseil de au capital de de Norstream 2. Il semble que ce soit une atteinte que contre des pays de l'OTAN fait par les États-Unis. Alors, est-ce que l'article 4 qui est la l'union des pays de l'OTAN contre un agresseur est-ce que les agresseurs vont se tourner contre le contre les États-Unis ? On est dans un dans un contexte qui est complètement baroque.

pour ce qui me concerne et ce qui nous concerne et ce qui concerne la la position que nous adopterions si j'étais élu, il y a, je le rappelle, nous on dénoncerait la première chose qu'on ferait c'est qu'on annoncerait que Conseil européen pour lancer la procédure de sortie de l'Union européenne en vertu de l'article 50 du traité de l'Union européenne qui suppose 2 ans de négociation sans sans référendum puisque je si j' suiséis élu je ne vais pas demander ensuite suite par référendum au français s'ils sont d'accord pour que je mette en place le programme pour lequel je viens d'être élu. Donc il y a pas de référendum ça.

Le référendum sur la sortie de l'Union européenne, je laisse au au faux opposants qui se proposent de gouverner la France et de dire éventuellement on fera un référendum sur la sortie de l'Union européenne à Saint Glinglin comme si on pouvait redresser la France sans sortir de l'Union européenne. Et puis par ailleurs dans notre programme, il y aussi la sortie de l'OTAN en vertu de l'article 13 du traité de l'OTAN du 4 avril 1949 dont les instruments de ratification ont été déposés à Washington. Euh c'est au moins ça assez clair. Euh et là pour le coup il y a 1 an mais il suffit d'attendre un an et au bout d'un an on en sort directement.

Alors la sortie de la France, de l'Union européenne et de l'OTAN aura évidemment des conséquences tout à fait considérables que certains peuvent juger et insensé mais je rappelle quand même que Alternative F Deutschland dont on a peu parlé est quand même devenu le premier parti d'Allemagne semble-t-il dans les élections beaucoup moins côté ouest que côté est mais même côté ouest j'ai bien vu les sondages il n'arriverait en tête avec sans doute une faible possibilité d'avoir des alliances mais enfin un côté est il peut arriver peut-être à or le alternative forion c'est une partie du dexit quand même et qui refuse toute guerre avec l'OTAN.

On est d'ailleurs dans un système d'inversion inoui puisque ce que l'on appelle l'extrême droite néonazie en Allemagne, madame Weidel a dit qu'elle avait honte à l'idée que les Allemands puissent envoyer de nouveaux chars sur le territoire russe. Moi, j'ai j'avais cru comprendre que tout au long du 19e et 20e siècle, c'était l'extrême droite allemande qui voulait justement envahir la Russie ou se taper la Russie. Maintenant, c'est la gauche quasiment allemande qui veut entrer en guerre contre la Russie. Tout ça pour dire que il faudrait pas que la France se retrouve d'un seul coup dépassée par l'Allemagne.

C'est encore un peu de la politique fiction, mais c'est les choses vont très vite quand même. Imaginons que l'Allemagne décide de sortir de l'Union européenne, vous imaginez-ce que deviendrait la France si elle devenait d'un seul coup le principal contributeur net de ce BINS qui est en train de nous de nous ruiner. Et en matière militaire, nous ce que nous ferions la première chose que l'on ferait, c'est qu'on retirerait toutes nos troupes parce qu'il y a semble-t-il des troupes.

Ça reste un mystère sur lequel Jackard va peut-être nous donner des choses mais il semble quand même qu'on ait des soldats ou des je ne sais pas qui soi plus ou moins ou des officiers ou des conseillers techniques qui soient en Ukraine euh des militaires français euh qui soi en Ukraine, on est des conseillers je ne sais pas quoi.

Donc nous on retirerait tout ça et nous nous sortant de l'Union européenne, on pourrait déjà précéder le mouvement en renonçant aux 21 paquets de sanctions contre la Russie qui a eu pour effet essentiellement de nuire aux économies européennes et non pas de nuire à la Russie parce que la Russie elle s'est en a profité pour se retourner vers l'Iran, vers la Chine et se séparer en fait de son voilà ça pose le problème qu'on a pas évoqué qui à peine évoqué qu' un problème essentiel qui est le problème de l'approvisionnement énergétique.

On peut pas avoir de développement sans énergie et ça reboule sur une une analyse que j'ai faite il y a longtemps, c'est que l'Union européenne, si vous y réfléchissez bien, c'est le club des pays riches qui n'ont aucune ressource énergétique. Et donc et si les Américains nous coupent en plus de nos approvisionnements que sont la Russie et si la diplomatie de Macron est à ce point intelligente qu'elle nous coupe aussi de nos approvisionnements avec l'Algérie, ben qu'est-ce qui nous reste fait ? Il nous reste plus qu'à voir une politique soit de déclin rapide de notre économie, soit une politique agressive vis-à-vis du reste du monde pour s'approprier l'énergie du reste du monde.

C'est pour ça que nous on sortira de tout ça, on sortira du marché de l'énergie mais tout ça sera facilité justement parce qu'on ne dépendra plus de cette machinerie qui nous entraîne à notre destruction.

2:17:22
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

2:17:31
Locuteur

Autre question peut-être Ja. Vous voulez peut-être dire quelque chose sur le les militaires français ? Bon, il y a je crois qu'il y a pas de scoupire à à révéler. Il y a il y a effectivement des conseillers, des officiers ou des spécialistes d'armes particuliers qui qui sont déployés en Ukraine, c'est certain. Et on dit qu'il y a des morts. Ce sont des accidents de montagne. L'accident de montagne. Non mais les officiers français ont beaucoup d'accidents de montagne en ce moment. sans être non sans être complotiste. Euh effectivement, il y a des accidents de montagne.

Mais euh je vais vous dire, je je pense que euh il peut y avoir des morts et on les on les maquille au besoins en accident parce que il y a pas de mort massivement. S'il y avait des morts massivement, ça remontrait forcément naturellement par les familles. Voilà. Donc je pense qu'on en est pas encore là. Mais bien sûr qu'il y a euh des gens des forces spéciales, euh des gens euh euh d'état-major spécialisés, euh des gens euh du 11e choc, enfin le le on dit qu'il y a aussi des mercenaires venus d'Amérique latine ou Ah oui, alors ça des mercenaires, il y en a il y a aussi des mercenaires français d'ailleurs hein. Ouais. Euh à une époque, on disait la Légion étrangère s'est déployée en Ukraine.

Totalement faux. Euh bien sûr, mais il y avait quelques anciens légionnaires qui sont toujours très attachés à leur appartenance passé. Donc il y avait leurs beret, leurs insignes, leurs trucs et dans dans des tranchées ukrainiennes. Mais il faut remettre les choses à leur place. Voilà. Mais oui, compte tenu du contexte actuel et du président de la République que nous avons et du chef état-major des armées que nous avons, je pense qu'il y a effectivement un certain nombre d'uniformes français en Ukraine aujourd'hui. Au-delà de l'aspect de possible mercenaires, il y a des contraintes techniques.

type d'armes qu'on a envoyé en Ukraine doit être servi par des spécialistes qui ont mis des mois et des années à savoir les servir. Donc si on envoie des canons César, on envoie ceux qui servent ces canons César. On ne peut pas envoyer un canon César sans personne autour. Enfin oui, on peut, mais dans ce cas-là, il ne sert à rien. Il va pas tirer. Donc euh le type euh de choses qu'on envoie, que ce soit les avions, les canons et cetera, tous ces euh tous ces équipements militaires sophistiqués, ils doivent être obligatoirement servis par ceux qui s'en occupent. Et donc ceux qui s'en occupent, ce sont des militaires français.

Ou bien on n'envoie pas les armes, ou bien on envoie les personnes avec. Merci beaucoup. Autre question ? Oui, s'il vous plaît. Euh Claire Baumier de Paris, je suis adhérente et militante depuis plusieurs années et je sais de source se rapprocher que les militaires actuellement présents en Ukraine euh sont des missionnaires, c'està-dire le chef de la mission est parti et d'autres officiers l'ont suivi, c'està-dire qu'ils ont comme démissionné de leur mission militaire en Ukraine. Je veux savoir si vous en avez d'autres d'autres d'autres bruits de voilà, j'en ai pas eu d'éco mais ça m'étonne absolument pas. Vous vous pouvez pas très très bien entendu en fait.

Vous dites que vous connaissez personnellement. Oui, je connais par voix approchée par directement des gens qui ont de la famille qui a été là-bas en Ukraine en tant que officier et chef de la mission militaire française en Ukraine et ils ont été dégûtés, écœurés de ce qu'ils faisaient. Ils sont revenus, ils sont comme dit les militaires, ils sont euh ils ont trahi leur mission quoi. Ils sont ils sont partis, ils ont pas été punis pour autant. C'est quand même incroyable. Oui, tant mieux. Très bien. Ben, merci pour ce témoignage qui n'est pas qui n'est pas forcément fait pour nous rassurer.

Qui n'est pas fait pour nous rassurer parce que on a on donne quand même des arguments enfin à force de tirer la la moustache de de l'ours russe depuis des années, on va finir un jour par recevoir un gros coup de pâte. Oui. La question se pose de la réaction de la grande muette. Est-ce que les militaires suivraient si jamais on devait rentrer en guerre dans le cadre de l'Ukraine ? C'est une question une question à laquelle je peux pas répondre aujourd'hui parce que ça dépend de beaucoup de circonstances, ça dépend des éléments et cetera.

Mais je vous ai dit tout à l'heure, je pensais que le le la majorité du personnel humain qui constitue les armées françaises aujourd'hui n'est pas du tout favorable à cette guerre contre un ennemi inventé. Voilà. Donc euh après, vous avez toujours des gens qui sont euh euh intéressés par leur carrière personnelle et cetera et cetera, mais je pense que c'est une minorité par rapport à la masse. Voilà, enfin la masse, la petite masse parce qu'elle est insuffisante. Donc euh je pense que tout le monde est au courant de la réalité de l'armée française. Donc personne n'a envie de d'un d'un conflit suicidaire face à un ennemi qui n'est pas notre ennemi. Voilà. La Russie n'attaquera pas.

L'affaire est établie. En revanche, Vladimir Poutine a dit quelque chose qui n'a peut-être pas suffisamment été pris au sérieux par les trois dirigeants européens.

Il leur a dit la chose suivante : "Chaque fois que vous donnerez un missile dont la destination est d'attaquer la Russie et qui arrivera sur le territoire russe, nous donnerons un missile de même puissance à vos adversaires qui en disposeront comme ils l'entendent." Donc il faut comprendre que chaque fois que l'Iran dit que l'Europe fait des choses insupportables et qu'un jour elle devra le payer, il s'agit des missiles qu'elle a recueilli qui sont l'équivalent des missiles que nous avons envoyé et qui sont tombés sur le territoire russe. Merci. Autre question. Bonjour à tous. Je m'appelle Nathanaë, je suis entrepreneur.

Euh en fait, je trouve que dans ce débat, vu qu'on parle justement de géopolitique et de guerre, vous avez pas assez parlé de ressources parce que en vérité la guerre, elle est déjà là et elle est déjà là de manière extrêmement violente. Mademoiselle tout à l'heure parlait justement de munition. Euh s'il y a manque de munition, c'est parce que la Chine possède plus de 95 % du marché des terres rares. Et dans un missile Tom Haw, il y a des dizaines de d'aims qui nécessitent en fait les terres rares chinoises pour pouvoir être lancé.

Donc en fait, les États-Unis sont actuellement dans un conflit de ressources où finalement ils ne peuvent plus envoyer de missile parce qu'ils ne possèdent pas cela. C'est pour ça que Trump d'ailleurs a essayé de faire de la réindustri de la réindustrialisation aux USA et d'essayer de rouvrir leur grande force parce que ils avaient une ancienne en fait mine qui produisait des terres rares et qui avaient été fermées et d'ailleurs racheté en partie par la Chine.

Donc là, ils sont ils se les ont reapproprié et à l'inverse, c'est-à-dire que les États-Unis eux ont répondu à la Chine d'une manière très sévère avec disons la complicité de l'Union européenne, c'est-à-dire qu'ils les ont privé de cartes électroniques. Et les cartes électroniques, faut savoir que c'est une technologie européenne, c'est ASML. C'est-à-dire que aujourd'hui, sans les machines d'ASML qui coûtent plus de 350 millions la machine, Nvidia ne fait plus de carte. Et en fait aujourd'hui la seconde guerre c'est la chasse à l'intelligence artificielle à une puissance en fait finalement numérique. Donc ont fait les États-Unis ?

Ils ont passé en fait un partenariat avec l'Europe en disant bon ben on interdit la Chine d'avoir la technologie européenne ASML notamment au niveau de Taiwan parce que c'est Taiwan qui fait les superconducteurs et les cartes en fait de Nvidia. et ils ont dit donc la technologie européenne ASML vous ne la prenez pas et c'est pour cela que les Chinois ont encore plus rarfier leurs exports de de de terre rares et du coup ben on a on a un problème au niveau des missiles et pour revenir justement au côté militaire de la France euh la France a beaucoup d'idées géniales qui ont été rachetées par les autres.

Il faut savoir quand même que les missiles supersoniques russes sont une technologie française créée par Jean-Pierre Petit. Voilà. Euh ainsi que la technologie euh

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Locuteur

ainsi que la technologie des euh missiles plasma euh nucléaire russe qui est aussi une une technologie française et je connais euh des personnes dans le domaine militaire et j'ai eu même l'occasion de parler à à monsieur Juillet pour ceux qui le pour ceux qui le connaissent. Alors merci monsieur. Mais quelle est la question ? Ben en fait c'est la question c'est simplement la guerre est déjà là. les ressources en fait qui permettent la guerre sont déjà finalement contrôlées en partie et par les Chinois et par les Américains.

Et en fait, cette guerre géopolitique euh nous l'avons déjà, mais ce que je ne comprends pas moi, c'est et vous avez essayé d'en parler, c'est l'intérêt finalement euh des Américains de contrôler de contrôler de contrôler l'Ukraine. Et malgré le pauvre ressource qu'il y a là-bas, je je ne comprends toujours pas je comprends la guerre hégémonique qui qui se passe, mais je ne comprends pas pourquoi en fait cette guerre en Ukraine. Et là aujourd'hui, le conflit au lieu qu'il soit armé, pour moi, il est d'abord un conflit de ressources. Voilà. Si si vous permettez, je je voudrais je voudrais préciser quelque chose que vous avez dit. Non, la France n'a pas développé la technologie hypersonique.

Les théories physiques de Jean-Pierre Petit ont été ignoré largement à ma connaissance par le ministère de la défense alors qu'il y avait des gens qui poussaient dans ce sens. Et lorsque Vladimir Poutine s'est demandé il y a plus de 20 ans comment il pouvait contrer le fait que les que les Américains étaient sortis du traité ABM, on lui a parlé. Les les militaires russes lui ont dit "Nous les les physiciens russes connaissent un collègue français qui a peut-être une théorie physique qui qu'il faudrait développer sur le plan technologique. Je crois qu'il faut faut pas nous raconter d'histoire. Euh malheureusement, nous avons pris plusieurs guerres de retard.

Nous nous ne fabriquons pas de drone parce que ça n'a pas intéressé les industriel français de la défense, ça leur rapportait pas assez. Alors, on va le faire mais voilà. Et deuxièmement, malheureusement, alors qu'il y a un génie physicien français qui a qui a posé les bases de ce qu'est la révolution militaire hypersonique, et bien nous ne nous n'avons pas été capable de donner suite en en France. Donc ça ça c'est une précision à faire.

Ce qui rejoint l'idée, on voit bien que nous aussi longons dans ce débat entre la crainte de l'irrationalité occidentale et le constat froid du retard militaire et du retard d'équipement pris par les par les puissances occidentales, par les États-Unis et par l'OTAN. Absolument. J'en profite pour rappeler que Jean-Pierre Petit, elle fait partie de l'UPR et soutient ma candidature à l'ion présent.

2:29:26
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2:29:33
Locuteur

Il a même eu la gentillesse de dire "J'étais le seul qui disait pas de conneries dans la campagne présidentielle". Merci. Votre question. Merci. euh ici à votre droite. Euh ah pardon. Euh donc Laurent, vous vous présentez bien ? Oui, Laurent, je suis expatrié au Luxembourg an. Euh je trouve que le débat ici tourne trop autour de l'Ukraine. Euh le thème de la conférence était quand même le basculement vers l'Asie et là nous ne parlons plus que de l'Ukraine. Euh alors concernant le basculement sur vers l'Asie, en fait euh euh ça fait déjà des décennies que nous délocalisons nos entreprises françaises vers l'est. ou vers l'Inde, le Bangladesh, la Chine.

Euh nous nous faisons voler toute notre propriété intellectuelle euh par la Chine. Euh qu'est-ce que que faisons-nous ? Quelles sont vos idées plutôt euh pour contrer ce phénomène ? Vous vous adressez à qui ? Allez à monsieur Hon. Oh, vous avez tiré au sort, c'est ça ? Entre les trois. Euh non, rapidement euh vous savez le les plus gros pillard de la technologie française, les plus gros voleurs, ce sont les États-Unis d'Amérique.

2:31:08
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2:31:14
Locuteur

Euh je dis je dis pas ça pour me faire applaudir, hein. Euh c'est un fait. Donc si vous voulez la Chine, oui, la Chine joue son jeu. C'est une grande puissance et comme toutes les grandes puissances, elles peut être cyniques. Mais il me semble qu'il faut il faut plutôt retourner à ce qui est notre notre problème. Mais je vais revenir au basculement vers l'Asie du de ce fait. Notre problème c'est que nous faisons le contraire de ce que nous devrions faire.

Nous sommes hyper régulés à l'intérieur et au point de de totalement paralyser l'initiative individuelle la la libre entreprise et nous sommes les féristes frontières toutes ouvertes à l'extérieur alors que le rôle d'un état c'est précisément de protéger son marché intérieur. Et c'est ça qui c'est ça qui est fondamental à comprendre. Alors qu'ensuite le jeu des grandes puissances soit-elle que nous devions nous défendre contre les ces grands fauves beaucoup plus puissants que nous, ça nous sommes d'accord, mais je vais pas pointer du doigt la Chine seulement. La Chine joue son jeu et c'est une très grande puissance.

Au passage, la Chine, elle fait du marché à l'intérieur et du et du capitalisme d'État à l'extérieur, ce qui est sans doute quelque chose euh sur lequel il faut réfléchir. Euh et euh la je crois que ce qui est ce qui est très important de comprendre, c'est que euh nous avons euh deux choses. D'abord, il faut effectivement libérer l'initiative à l'intérieur pour les Français, mais ça veut dire briser des tabous en ce qui concerne le monde extérieur. Maurice a dit depuis des années que si que si l'Union européenne, mais il le disait déjà pour la communauté européenne, ne se protégeait pas commercialement, elle ne servait à rien. Au contraire, elle était contre-productive.

Donc, on sait bien que ça s'est aggravé avec l'Union européenne, avec le transfert de la la compétence commerciale, de la négociation commerciale à à à l'UE. Mais du d'une manière euh d'une manière générale euh oui, il faut il faut être capable de défendre le pays face euh à à aux prédations possibles euh chinoises, indiennes, américaines ou autres.

Euh il faut peut-être nous avoir aussi euh des euh des entreprises des grandes entreprises qui cessent d'être des rier de la mondialisation euh et qui se laissent vivre et qui qui trouvent des niches et puis qui après euh euh disent aux dirigeants français euh euh bah écoutez, un peu de socialisme à l'intérieur, ça peut pas faire de mal parce que ça ça vous évite les conflits sociaux parce que c'est ça en fait le débat cynique des grands des grands capitalistes français, c'est ouvrez-nous les fronti frontière pour que on puisse s'ouvrir les frontières des autres. Mais et puis bah oui, ça fait du mal aux Français, on est d'accord.

Mais d'abord les Français, ils sont paresseux, ils sont grévistes, c'est des c'est des gens pas fiables et donc bah on va les apaiser. Oui. Dépenser socialement tant que ça va pas trop ça va pas trop au-delà des critères de Mastrich et cetera. C'était ça le raisonnement fondamental. Donc c'est contre ça qu'il faut se défendre. Alors ensuite, si vous voulez, il me semble qu'il y a il y a une carte à jouer pour pour la France aujourd'hui qui est le l'Inde est est demandeuse d'un d'une coopération économique et stratégique renforcée. Elle peut encore avoir besoin de nous dans certains secteurs. Notre nous nous ne pouvons rien apporter aux Chinois parce qu'ils ont plus besoin de personne.

En revanche, il se peut que il y ait une alliance stratégique avec l'Inde qui nous permette de remettre le pied dans un certain nombre de débats de grands débats internationaux. C'est une idée que je lance ici. Et puis d'une manière générale, je reviens je reviens aux fondamentaux. C'est vrai qu'on a peu parlé de l'Asie par rapport à ce qui a été annoncé, mais les Moi, je voudrais qu'on retrouve une politique de la Méditerranée, ça serait fondamental. Je voudrais qu'on ait à nouveau une vision claire de ce qui est possible de faire en Afrique une fois que les les horribles années Macron seront seront finis. Je voudrais qu'on défende la francophonie.

Je voudrais qu'on mette en valeur notre notre outreemè. Et à ce moment-là, naturellement, si vous regardez la géographie de l'outreemer français, on va se retrouver à dialoguer parce que c'est ça qui est merveilleux dans l'outreem français, c'est qu'on peut dialoguer avec l'Amérique latine, on peut dialoguer avec l'Afrique, on peut dialoguer avec l'Asie et ça nous met en à nouveau en position centrale peut-être de petit pousset qui a semé pour qui l'histoire a semé les les cailloux sur les océans du monde. Euh mais c'est ça qui va nous permettre de nous de nous redresser.

Je vous rappelle que nous avons le deuxième domaine maritime au monde avec des ressources inexploitées et qu'un jour les Américains ou les Chinois viendront nous nous prendre si nous ne les défendons pas en Nouvelle Calédonie notamment.

2:36:03
Non speech

[applaudissements]

2:36:08
Locuteur

Édouard Édouard, je vais vous je vais vous donner un formulaire d'adhésion à l'UPR puisque vous êtes totalement en phase avec nos analyses. tout faudrait je voudrais prendre un mot sur l'affaire de la Chine parce que j'ai il se trouve que j'ai été dans ma carrière j'étais au cabinet du ministre du commerce extérieur qui c'était Gérard Languet dans le gouvernement en baladure qui m'avait emmené dans ses bagages le 15 avril 1994 à la signature des accords de Marrakech créant l'Organisation mondiale du commerce. Je ne m'en occupais pas. C'est pas moi qui m'occupait de ces négociations. Moi, je m'occupais du bilaterrain.

Mais il m'avait dit "Venez avec moi, ça c'est intéressant." Donc il y avait le le conseiller qui s'occupait des affaires multi multilatérales. Euh c'est là qu' a été créée l'Organisation mondiale du commerce. C'est à partir de là qu'on a commencé à avoir la libre circulation. Ça allait après 86 l'AC unique européen où déjà il y avait le principe de la libre circulation des capitaux. Mais à partir de l'OMC, c'est alors la consolidation des droits, c'est-à-dire on diminue, on diminue, on diminue les droits, on laisse et on en arrive finalement à une Europe qui est une Europe qui ne se protège absolument plus. Le tarif extérieur commun est de l'ordre de 2 3 %.

Et vous avez vu que chaque semaine madame Funderleyen a une nouvelle idée. Là, elle a rencontré avec Antonio Costa qui est le président du Conseil européen, elle a rencontré monsieur Anthony Albanez qui est malgré son nom qui premier ministre australien et elle l'a rencontré en marge de la de l'ONU et elle a dit, c'était avanthier, elle a dit qu'il fallait accélérer la enfin la signature a été faite d'un nouvel accord de libre échange avec l'Australie pour que ça entre en vigueur dans l'année qui vient. Et puis le lendemain maintenant c'est un accord de libre échange avec les Philippines. C'estàd que effectivement on nous avait vendu l'idée d'une Europe puissance.

Effectivement, Maurice Sal disait d'accord pour le libre échange, mais entre des États ayant à peu près le même niveau de vie parce que là, ça permet de faire de la compétition, mais on peut pas avoir de compétition normale avec un un pays déjà la Bulgarie qui a un SMIC qui est cinq fois inférieur à celui de la France à forcerie avec le Bangladesh où le SMIC est doit être 100 fois inférieur à ou 50 fois inférieur à celui de la France.

Et moi je me rappelle dans cette l'anecdote que je voulais dire, c'est que lorsqu'il a vu cet accord de Marrakech, moi je voyais tout le monde se félicitant en disant voilà c'est une nouvelle ère et ça et je me rappelle d'avoir discuté avec quelques industriels mais qui étaient un petit peu comme nous c'estàd des vieux grognons dans leur coin et qui disaient c'est quand même bien audacieux hein de commencer à balancer toute notre technologie à des pays qui structurellement culturellement ont été très en avance sur nous.

Je rappelle que l'Inde a inventé le le jeu d'échec, a inventé la numération décimale de position, que la Chine a inventé l'imprimerie, le jeu de go, enfin et cetera et cetera et que c'est il y avait une trace de en fait de racisme ou de racialisme comme on dit maintenant. C'est-à-dire que l'idée qui prévalait dans les années 90, c'était nous les blancs, on est les caillites de la pensée. On va avoir on va se mettre sur des des métier à très forte valeur ajoutée, la finance, le truc, le machin, les jeux électroniques et compagnie. et on va et on va on va envoyer le truc avec peu de valeur ajoutée à d'autres pays.

Mais on a vu la Chine a fait ce qu'avait fait le Japon d'ailleurs à partir de la après la Seconde Guerre mondiale. C'est-à-dire qu'au début, ils ont commencé par de la gnognote et maintenant tout va y passer parce que la Chine c'est quand même 1liard 500 millions d'habitants he c'est quand même c'est quand même 11 ou 12 fois le Japon. Donc là, on est dans un on est face à un truc monumental et tout ce qui va y passer maintenant, c'est toutes les voitures de luxe, hein. Maintenant, vous à horizon de 5 ou 10 ans, il y a plus de Rolls-Royce, il y a plus de de d'Emler.

Les voitures chinoises qui sont produites actuellement en Chine de grand luxe, mais sont inimaginables de luxe et sont moins meilleur marché que les BMW ou que les c'est de ça qu'il s'agit. Et en fait, enfin, c'est Lénine qui avait dit que les les capitalistes vendrai la corde avec laquelle ils les pendront. En fait, on a affaire à une oligarchie qui a joué sa la maximisation de son profit à court terme dans les années 90-2020 au détriment de leur pays d'origine et au profit de l'apparition de pays parce que des Chinois quand les Chinois se mettent à devenir des capitalistes, mais ça ça donne un succès extraordinaire.

En fait, la plus grande ruse qu'il y a eu pour l'Occident, ça été que la Chine devint communiste en 1949. Ça a fait une espèce de conservatoire qui a duré jusqu'aux années 90 qui a permis à l'Occident de bien vivre. Mais maintenant que c'est officiellement un pays communisme, en réalité pas du tout. C'est une nouvelle dynastie. C'est la dynastie communiste qui s'est installée fondée comme toute une dynastie par un par un paysan paysan du Wunan. En fait, on a affaire à un pays qui est un pays ultra capitaliste avec un pays autoritaire bien entendu, un pays comme toutes les toutes les dynasties. On a quand même un immense souci à se faire, ça je suis d'accord.

Il n'y aura pas, pour répondre à la question, il n'y aura pas de solution tant qu'on aura pas réintroduit une volonté de réindustrialisation. Mais ça c'est ce que Clairon Macron et avant lui, c'était Hollande qui avait nommé Montebourg au redressement productif. Mais comment pouvez-vous redresser et réindustrialiser la France quand vous n'êtes pas le maître de votre monnaie ?

L'euro est trop fort pour notre compétitivité que quand vous ne pouvez pas mettre de droit de de de droits de douane ni de barrières non tarifaire, il y a les droits de dou, il y a aussi les quotas et les et les nordes et quand vous n'êtes pas et quand vous avez la totale liberté de circulation des capitaux, il est évident que toutes les entreprises ont ont intérêt à aller s'installer dans des dans des à l'autre bout du monde et et les Chinois comme la plupart des pays qui réussissent, eux n'ont pas accepté la libre circulation des capitaux.

C'est la raison pour laquelle moi je ne cesse de dire queil faut si on sort de l'UV un des éléments décisifs c'est rétablir le contrôle des mouvements de capitaux comme ça existait sous Vincent Riol Renicotti de Gaulle Pompidou Jisca Émiteran jusqu'en 86 et c'est ça qui a fait les 30 glorieuses mais à partir du moment où vous avez la libre circulation des capitaux vous ne pouvez plus rien faire la libre circulation des capitaux c'est ce qui a permis aux 10 plus grandes fortunes de France au cours des 30 dernières années de passer d'augmenter leur fortune de plus 2300 %. C'est ce qui a permis à des Bolorés, des Xavier Niel et cetera d'avoir une fortune qui est devenue explosive.

Boloré en dans les années 80 dans les années 80 quand il a succédé, il avait une petite entreprise la OCB, une entreprise Familia, son patrimoine devait être de l'ordre de l'équivalent d'aujourd'hui de 100 millions d'euros ce qui est pas mal, tout le monde les a pas. Mais en en 2002 en 2009 selon le magazine challenge était devenu 2,5 milliards d'euros et en 2024 c'est de c'est 11,5 milliards d'euros. La famille Boloré. Donc qu'est-ce que fait Boloré ? Il fait comme Xavier. Ils font quoi ? Ils achètent des journaux, ils achètent des radios, ils achètent des télés, ils achètent des instituts de sondage pour mettre la main sur le sur l'élection présidentielle française. C'est ça qui se passe.

Voilà. pour que on soit bien sûr que [applaudissements] personne qui soit bien sûr que personne ne remettra jamais en cause ce système qui fait que depuis l'an 2000 la pauvreté et la très grande pauvreté en France ne fait qu'augmenter tandis qu'à l'autre bout de l'échelle on a une toute petite fraction mais qui se chiffre en quelques dizaines de personnes qui a qui devient multimilliardaires. On a le une véritable guerre des oligarques, des multimilliardaires qui se passent en Occident, qui s'est passé en Chine, en Russie, mais là vous avez une ça a été rapidement vu par Sijingping ou par ou parutine.

Alors quand vous voyez comment comment Trump même Trump cale, on en parlait déjà mais j'y reviens, le sujet il est fondamentalement là. Et pourquoi vous ne me voyez jamais sur les grandes télés ? Parce que je dis ça. Voilà.

2:43:59
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[applaudissements]

2:44:06
Locuteur

Mais il n'y a pas que les contraintes économiques, que les contraintes réglementaires. Il y a aussi des contraintes culturelles que notre société a construit par elle-même. À la fin du 20e siècle, la majorité des terres rares étaient traitées en France dans une usine à la Rochelle. Et la France a dit "Mais ça c'est pas bien pour l'écologie, les terres rares, ça fait de la pollution, ça fait tout ça." Alors au lieu de faire travailler des scientifiques français et internationaux sur comment traiter les terres rares avec moins de pollution, on a envoyé les terres rares en Chine. C'est pas les Chinois qui nous les ont volé, c'est nous qui les avons envoyés.

2:44:53
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[applaudissements]

2:44:58
Locuteur

On va bientôt on va bientôt arriver à la fin de cette réunion qui était tout à fait passionnante comme celle de ce matin. Cette table ronde d'abord c'est pas une table ronde c'est une fake news. C'est pas une table ronde. Est-ce que vous avez d'autres questions ? Alors des vraies questions. Bonjour. Bonour. Bonjour tout le monde. Alors moi je suis Elodie adhérente à l'UPR depuis 2022. Alors, j'ai une question effectivement parmi tout ce qui est cité, on a beaucoup parlé de l'Ukraine mais on n pas parlé de l'Afrique notamment au Congo qui possède des matières rares là.

Et donc comment ça se fait que Macron d'ailleurs Macron il a reproché aux dirigeants africains de ne pas s'être positionnés dans le conflit russe Ukraine de ne pas s'être positionné ? Pourquoi les occidentaux ne se ne se positionnent pas concernant le conflit qui concerne l'UGO, le Congo et le Rwanda ? Est-ce que les pays comme la France soutiendraient le pays agresseur qui est le Rwanda par hasard ? Est-ce que voilà, c'est la ma question. Et puis euh que qu'est-ce qu'on peut faire ?

justement pour que on avec puisque le Congo c'est l'Afrique donc euh qui était une ancienne colonie premier enfin voilà belge est-ce qu'il serait pas bien de ben de rétablir des des comme vous comme vous le préconisez un un ben un contrat gagnant gagnant et pas dominant dominé puisque c'est toujours le cas en ce moment dominant dominer pour éventuellement bah pouvoir bénéficier d'avoir un stock de voyez de stock de ces matières rares dont on dont on a besoin mouche. Alors j même perso, je suis tout à fait 1000 fois d'accord avec ce que vous venez de dire.

La situation dans l'est du Congo est un scandale absolu milliers de morts et on laisse en fait la main mise à Paul Kagamé qui est quand même un agent américain. Je parle sous le contrôle de de Jacga. Donc on est on est dans une situation le rôle de la France serait d'aider et de protéger le Congo. D'autant plus que Macron l'a même reconnu et là on reboucle avec ce que disait Édouard Rousseau. Maintenant Kinshasa doit être je pense la première ville francophone du monde en en plus.

D'ailleurs, nous quand on fait des vidéos, quand je fais des vidéos sur internet, ça m'est arrivé d'avoir des vidéos première, on sait pas qui qui se connecte aux vidéos, mais j'ai fait des vidéos qui ont fait 700000 800000 vues notamment sur la situation en Afrique. La première zone de contact, c'est Paris-de-Fance. 2è zone, c'est Abidjan. 3e zone Lyon, 4e zone Kinshasa. Enfin, c'est vraiment très impressionnant. Donc euh il y a effectivement, je suis 1000 fois d'accord avec ce qu'a dit euh ce qu'a dit euh enfin ce qu'on dit tous, je pense d'ailleurs.

C'est-à-dire que le rôle de la France devrait être de se rapprocher de l'Afrique qui par ailleurs connaît un développement significatif hein, au Sénégal et cetera. Ils ont un des taux de croissance très impressionnant et c'est un vrai leg de l'histoire. C'est comme ça. Bon, c'est pas de votre faute. C'est pas de la mienne, c'est un lèg de l'histoire, la colonisation, mais on a des liens avec l'Afrique qui sont des liens très importants.

Et au lieu de développer ces liens mais d'une nouvelle façon, pas une façon néocoloniale, mais une façon d'un partenariat France-Afrique renouvelé où chacun serait gagnant gagnant, en fait, on veut se dégager de tout ça et on veut s'allier avec d'autres pays de de l'Europe ou de l'Ukraine qui enfin de l'Ukraine, non mais d'autres pays d'Europe qui n'ont pas de qui n'ont pas de matière première en plus. Et tous nos tout intérêt, c'est ce que dit ce que dit Édouard, on fait dans tous les domaines le contraire exact de ce qu'on préfère. En tout cas, c'est ce que je pense. [applaudissements] Une dernière question. Oui, une dernière. Oui.

Euh Catherine, donc je suis adhérente à l'UPR depuis je sais plus de 3 ans, peut-être 4 ans, je ne sais plus. Je suis informaticienne TPPI et j'avais une réponse, j'ai pas de questions, j'ai une réponse pour Lisa euh concernant notre sympathique Bernard Henri. Euh je voulais dire simplement que Bernard Henri est un anne dangereux et que malheureusement malheureusement le fait d'être juif, le fait d'être musulman, le fait d'être chrétien, d'être agnostique ou d'être athéveise suffisante. Bon alors [applaudissements] non, ça c'est pas une question. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a une dernière question ? Je voulais vous remercier messieurs pour vos interventions claires.

Muriel, j'ai quitté la région parisienne pour m'installer à Verno Fourrier dans un hameau de six maisons. Dans un hameau six maisons. Loin de maisons. Voilà. Loin de tout. C'est où ? Dans quel département ? C'est 49. C'est entre Borgil et Saumur. Et la question c'est quoi ? La question c'est pour monsieur Husson. Pe monsieur. Oui. Sur le plan de la diplomatie mais s'il y a pas d'exclusive sur le plan de la de la diplomatie. Quite de la Turquie et sous quel drapeau ? Euh, c'est pas mal pour une dernière question là. Ça, on relance là, on remène. Voilà.

Non, écoutez brièvement la la Turquie d'Erdogan, je dis bien d'Erdogan est un est un pays extrêmement ambigu qui dit des choses, qui fait le contraire, qui a une ambition de réunir les populations turcophones et de jouer son propre rôle. En répondant très vite à votre question, je ne pense pas que ce soit pour la France un allié fiable et une puissance avec laquelle nous puissions construire véritablement le le nouveau monde auquel nous pourrions aspirer. Voilà. Mais ensuite, c'est un pays passionnant. C'est un pays qui a d'énormes difficultés économiques d'un côté, mais qui a un potentiel stratégique énorme.

C'est un pays qui est dans l'ambiguité permanente, un peu comme le Pakistan, mais d'une autre manière. et euh donc qui ne sait d'ailleurs sans doute pas lui-même aujourd'hui de quel côté il veut aller. Euh et puis il est dans l'OTAN euh enfin elle est dans l'OTAN, pardon. La Turquie est dans l'OTAN. Euh donc le pacte de la Mec, oui, le pacte de la Mec. Dans le pacte de la Mec aussi. Donc c'est c'est très très compliqué. Si vous si vous voulez, je résumerai ce que j'ai voulu dire d'une autre manière. Nous devons être une puissance indépendante, qui mise sur la diplomatie, qui est capable de se défendre mais qui a des positions claires dans le dans le dans le dans le monde.

Et donc je pense qu'il faut éviter les les alliances avec ce ce type de pays comme la Turquie qui dont on ne sait pas dont on ne sait pas du tout où ils vont. Et je dis ça seulement à propos du président Erdogan et c'est pas un jugement de valeur, c'est un un constat froid. euh qui sont capables de euh bah qui sont capables de en même temps voilà euh et c'est pas bien de d'être allié avec des pays où dans le président est dans le en même temps permanent.

2:51:54
Non speech

[applaudissements]

2:51:55
Locuteur

Bon merci. C'est vrai que l'heure l'heure est passée. On a on a outrepassé le l'heure. Je vous remercie tous pour avoir été présent, attentif, poser des questions tout à fait pertinentes, percutantes. Merci à Jacques Hogard, merci à Gilles Casanova, merci à Édouard Rouson.

2:52:15
Non speech

[applaudissements]

2:52:19
Locuteur

Merci pour votre mobilisation et votre soutien à l'UPR, mouvement de libération nationale porté depuis 20 ans par François Aslin. Vos dons sont essentiels, votre engagement aussi. M.