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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 17 octobre 2025 60 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesSolidarités & famille

La France en crise(s) | Chaque voix compte -17/10/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 44 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de vos députés ce soir ?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    Les entreprises ont besoin de visibilité, que proposez-vous ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi moins de moyens dans les collèges non-REP ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Faut-il que les députés s'entendent pour éviter une crise économique ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Comment éviter le pugilat politique actuel ?

  • 45:00RelanceÉludée

    Pourquoi ne pas censurer le budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:00Sébastien LecornuFait
    « Il y a une majorité absolue de l'Assemblée nationale qui refuse la dissolution. »
  • 17:00Sébastien LecornuPromesse
    « Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. »
  • 40:00Paul OlivierChiffre
    « Un tiers des entreprises de l'agroalimentaire cette année vont présenter un bilan négatif. »
  • 2:00Fait
    « il y a certaines personnes qui étaient élues a priori pour 5 ans et qui n'ont pas pu appliquer leur programme »
  • 4:00Promesse
    « on va défendre par exemple bah l'abrogation de la réforme des retraites »
  • 10:00Promesse
    « on va défendre euh une taxe de ultra riches qu'on appelle plus communément là par exemple la taxe duman »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. C'est vendredi et comme chaque vendredi puisque chaque voix compte et bien c'est à vous que nous donnons la parole. Ce soir, j'ai autour de moi des petits patrons, des artisans, des agents immobiliers, un conducteur de train, des étudiants, des enseignants, des élus locaux, des commerçants.

Vous allez pouvoir échanger, dialoguer ce soir avec trois députés que je vous présente tout de suite. Dienne Diop, député socialiste des Yvelines. Bonsoir et merci d'être avec nous au côté d'Alexandre Sabatou, député rassemblement national de Loise.

Bonsoir. et Céline Calvez, député ensemble pour la République des Hautes Scennes. Bonsoir à tous les trois et surtout merci d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public.

Je salue également Anna Cabana qui est avec nous ce soir. Bonsoir chine. Merci d'être là Anna.

Tout de suite, c'est le sommaire de chaque voix compte au travail. Après avoir échappé à deux motions de censure, l'horizon s'éclaircit un peu pour le gouvernement le cornu. Mais sommes-nous vraiment sortis de l'instabilité politique ?

La balle est maintenant dans le camp du Parlement et les Français restent partagés entre l'envie de retourner aux urnes et la volonté de voir leurs députés s'entendre. La crise n'est pas seulement politique, elle est aussi économique. Les défaillances d'entreprises ont atteint le mois dernier un niveau jamais vu depuis 16 ans.

Les patrons semblent tétanisés par l'instabilité. Reportage à suivre dans une entreprise de panneaux photovoltaïques près de Rennes où les carnets de commande sont vides. La bataille du budget commence la semaine prochaine à l'Assemblée.

Elle promet d'être épique autour de la fiscalité, la santé et bien sûr les retraites. Vous nous direz en plateau ce que vous attendez de vos députés. Vous nous direz quelle mesure vous donnent déjà de l'urticaire.

On va se parler, on va s'écouter et on va essayer d'avancer ensemble. Ça c'est le menu du soir a priori puisque je le répète à chaque fois mais cette émission c'est vous qui allez la faire. Je compte sur vous.

Installez-vous confortablement chez vous. Chaque voix compte. C'est parti. [Musique] Ah, souvenez-vous, c'était il y a tout juste une semaine ici même, on attendait de savoir qui serait nommé premier ministre à la place de Sébastien Lecnu.

Une semaine plus tard, on ne sait plus trop quel jour on est. On ne sait plus trop quand tout ça a commencé et surtout on se demande bien comment tout ça va finir. Marion Bécker nous refait le film de ces derniers jours. [Musique] L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale.

Le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. C'est le point de départ d'un moi politique inédit. François Baerou chute, Sébastien Lecornule le remplace.

Il va mettre 27 jours pour former son gouvernement. Un record sous la 5e République bientôt battu par un deuxè. En ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de premier ministre et permettre au gouvernement d'aller devant l'Assemblée nationale demain.

Sous la pression de Bruno Retaillot, le gouvernement démissionne 15h seulement après avoir été nommé. C'est le plus éphémère de l'histoire. Au pied du mur, Emmanuel Macron confie une nouvelle mission à Sébastien Lecornu.

Il a 48 he pour éviter la dissolution. Le camp présidentiel implose. J'ai dit que je ne comprenais pas ces décisions, voilà, qui ont été prises depuis un an avec la dissolution.

Est-ce qu'il en a suivi ? Il sonorait si par exemple il proposait un nom de Premier ministre, il nommait un premier ministre avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget. Hm hm. de faire adopter ce budget et qu'à l'issue, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée, c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.

De son côté, Marine Le Pen snob Matignon et joue sa partition. Je j'en tout moi là maintenant. Tout ah tout tout tout.

Non mais tout la plaisanterie a assez duré. Elizabeth Borne ouvre une voie de sortie avec la suspension de la réforme des retraites. Le soir même, Sébastien Lecornus se montre optimiste.

Au fond, ce soir, ce que je peux dire après mes consultations, c'est qu'il y a une majorité absolue de l'Assemblée nationale qui refuse la dissolution. L'Élysée convoque les chefs de parti à l'exception de la France insoumise et du rassemblement national. Emmanuel Macron n'est visiblement pas prêt à cohabiter.

Nous sortons de cette réunion sidérée. On a compris très clairement. Très clairement que nommer un premier ministre de gauche ou écologiste n'était pas son option.

À 22h, il renomme par communiqué Sébastien Lecornu à Matignon. Le nouveau gouvernement est formé dimanche. Dès le lendemain matin, le Rassemblement national et la France insoumise annoncent des motions de censure.

Pour y échapper, le Premier ministre donne des gages à la gauche. Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Les deux motions de censure sont rejetées.

Sébastien Lecornu est sauvé par les socialistes. Mais un nouvel obstacle s'annonce. Le budget.

Aucun groupe ne veut rien céder. La guerria a déjà commencé sur les plateaux télé avant même son examen dans l'hémissi. Je sais pas qui vous a livré au pension de retraite doublement de la franchise une majorité absolue à une prochaine le résultat c'est un profond ralbol des français. face à la situation politique actuelle, mélant d'égût, colère et inquiétude.

Et pour eux, le principal responsable de cette situation, c'est Emmanuel Macron. Est-ce que la vie politique française, c'est ce qui se passe désormais entre deux censures ? On se pose aujourd'hui la question après avoir vu ces 3 minutes qui résument le moi qui vient de s'écouler et ce qu'on a vu là c'est leuralbol des Français devant cette crise politique. 51 % donc disent leur dégoût, 46 % leur colère et 43 % leur inquiétude.

Alors vous alors dégoût, colère ou inquiétude qui se lance ce soir ? Moi je dirais que c'est un peu Bonsoir. Vous êtes Thierry Verron ?

Oui bonsoir Thierry Verron. Je représente, je suis président de la Fédération des associations de commerçants et artisans parisiens. Euh je pense que moi, on peut dire que c'est les trois parce qu'on est on est dans une situation là de d'attente, d'inquiétude et euh le monde économique a besoin d'avoir une vision à long terme et là ben c'est au jour le jour.

Donc c'est on est dans une situation dramatique quand on voit les les entreprises qui n'investissent plus euh les commerçants qui ferment les boutiques, elle ferment de jour en jour, ça devient vraiment catastrophique. Et en fait au niveau des commerçants, ce qui est important c'est que on a subi plein de crises. On a eu le Covid, les émeutes, les gilets jaunes et cetera et là ben on subit aussi le le tout le toute la problématique de d'incertitude avec euh je dirais, excusez-moi, mais on est dans une cour d'école, quoi.

Donc à un moment donné, il faut peut-être trouver euh une entente euh et à la limite dans une cours d'école, les enfants, ils arrivent à jouer ensemble. Alors euh messieurs dames, il y a quelqu'un derrière vous, je crois qui connaît bien les cours d'école, c'est Julie, elle est enseignante. Bah oui, Julie.

Julie. Julie, vous voilà donc avec un 7e ministre de l'éducation en 3 ans, c'est Édouard Jeffrey désormais. Comment vous la vivez-vous cette crise politique en tant qu'enseignante ?

Bonsoir. Alors euh très honnêtement cette ministre en 3 ans, on c'est juste mon big boss. On sait jamais qu'est-ce qui va arriver pour les enseignants.

Mais ce qu'on constate en 3 ans, c'est que euh pour les enseignants, on a toujours moins de moyens. On a eu donc dans le collège où j'enseigne 10000 € de budget qui ont été supprimés euh sans savoir pourquoi, sans justification. Même les syndicats ne comprennent pas.

Et euh on a une chose qui est certaine, année blanche et gel du salair des enseignants. Pas de revalorisation pour les AESH alors qu'on en a vraiment besoin. Et euh des publics qui sont très difficiles parce que dans les collèges, ce qu'il faut savoir, c'est que les enfants ont été la génération qui avait entre 5 et 10 ans au moment du Covid, qui n'ont pas eu de savoirs fondamentaux pendant pratiquement un an et demi dans les familles qui n'avaient pas les moyens de suivre.

Il y a pour le public que j'ai un certain nombre de parents qui ne sont pas francophones. Ces élèves sont retournés en cours et on leur a dit bon ben maintenant on va apprendre l'imparfait. Et ils connaissaient même pas le présent.

Et on continue d'avancer avec le programme parce qu'on doit répondre au bulletin et c'est très très difficile et du coup il y a beaucoup de violence. Julie, vous avez trois députés devant vous, c'est eux qui vont faire les lois, le budget entre autres. Qu'est-ce que qu'est-ce que vous avez envie de leur demander ce soir ?

Alors moi ce que j'aimerais savoir, bonsoir messieurs les députés et mesdames. Je voudrais savoir euh si c'était pas possible en fait de faire le même avec le même budget mieux. Et je vais prendre l'exemple de l'éducation nationale.

Pour l'éducation nationale, par exemple, le partage du gâteau entre les zones REP et les zones par ne va vraiment pas. Je pense à madame Calvez dans sa circonscription. Certains établissements sont classés rep.

Moi, je suis à 5 minutes de l'établissement de madame Calvez auquel je pense et il n'est pas classé rep parce qu'à Jeunevilier, ce serait pas bien d'avoir trois établissements classés rep et là on a beaucoup moins de budget, on a moins de prof. Ce qu'il faut préciser pour le public qui nous regarde, c'est que quand vous n'êtes pas en zone REP, éducation prior, éducation prioritaire, vous avez moins de moyens. Voilà, on a moins de moyens.

On va peut-être laisser Céline Calvez vous répondre. Euh moi je connais bien la question de l'éducation prioritaire et je partage votre constat que en fait on n' pas réussi à faire bouger la carte de l'éducation prioritaire. L'éducation prioritaire reçoit des moyens supplémentaires.

C'est d'ailleurs dans les zones d'éducation prioritaires qu'on a fait des dédoublements de classe depuis 2017. Ça concerne 20 % d'une génération. Donc en fait, on en mesure aujourd'hui les résultats dans l'évaluation euh nationale.

Euh mais pour autant, on a des aberrations, c'est-à-dire que on a eu des mouvements de population, des changements d'habitation et pour autant on n pas revu la la carte de l'éducation prioritaire. Donc ça, moi j'ai l'impression que ça fait euh des années qu'on entend, qu'on n'ose pas bouger et que à chaque fois qu'on craint euh de pouvoir sortir un établissement de l'éducation prioritaire, on dit "Mais attention, ça va peut-être être un petit peu brutal et il faudrait plutôt le garder." Bah oui, mais du coup, ça fait moins de moyens pour les autres.

Moi, je veux pas opposer éducation prioritaire et éducation non prioritaire, c'est de souligner qu'il faut investir encore davantage. On a investi davantage bien sûr, sans doute pas assez pour rendre complètement attractif le métier d'enseignant. sans doute pas assez pour répondre à tout ce que vous avez pu souligner où l'école concentre toutes les tensions de la société et on peut pas demander simplement au professeur et aux parents de tout faire parce que ça concerne l'ensemble de la société.

Donc bien sûr, on a besoin de regarder ce qui de répartir les moyens là où on en a le plus besoin. C'est exactement ce qu'on a fait avec les les la mise en place de politiques différenciées dans les reps. On éétait pas les premiers à le faire mais on l'a fait de manière massif en dédoublant les classes de CP et de CE1.

Je pense que aujourd'hui chacun voit que l'école il y a des progrès à faire, mais j'invite aussi chacun de nous à souligner l'énergie des uns et des autres et que tout n'est pas noir dans l'école publique. On a aussi des parcours qui sont intéressants. On a des professeurs qui s'investissent et qui peuvent aider justement les jeunes que vous avez mentionné qui ont du mal à parler français.

En fait, voilà, avec les classes UPE2A, il y a des formidables trajectoires où des jeunes arrivent et commencent à arriver. Donc je veux aussi qu'on qu'on arrive à développer un discours attractif sur l'éducation nationale. Sinon, comment convaincre des gens qui comme vous ont pu embrasser la carrière dans l'éducation nationale de venir si on dépinte tout en noir ?

Donc il faut godonne les moyens, faut qu'on les répartisse sans doute mieux. Faut qu'on prenne en considération des baisses de la démographie, non pas comme une excuse mais comme une occasion. Et c'est ce qui est fait d'ailleurs, la diminution du nombre de postes, elle est pas euh équivalente à la diminution du nombre d'élèves.

Donc on a une un encadrement qui est un peu meilleur. Clairement, on est préféré tous que chaque professeur ait 15 élèves dans sa classe que d'en avoir 30. Sauf qu'il y a aujourd'hui même des classes qui espéraient juste avoir un enseignant devant déjà un enseignant et et effectivement on a mis en place des moyens de pouvoir assurer euh parfois bien au détriment d'une certaine qualité mais je pense que là avec la réforme qui vient d'être mis en place sur le recrutement beaucoup plus à bac+ 3, on accompagne en fait les gens qui veulent s'orienter vers une carrière d'enseignant on les prend plus tôt et on les accompagne.

Je pense que ça participera à une meilleure pour revenir à la crise politique qui nous qui nous occupe. Moi, je voulais avoir votre avis à vous. Est-ce que vous attendez de vos députés qu'ils s'entendent ou est-ce qu'au fond vous auriez préféré revenir aux urnes ?

Bons bonsoir. Bonsoir. Vous êtes Paul Olivier.

Oui, absolument. Chef d'entreprise, une jolie PME du côté d'Orléan. Euh je pense que oui, évidemment, on a très envie de vous voir vous vous entendre.

Euh on parle souvent de voilà le le l'Assemblée nationale bloque le pays euh parce qu'il ne sait pas voter sur le le budget. Alors j'irai pas jusque là. Je pense que c'est pour faire un petit peu trop honneur puisque le pays n'est pas bloqué.

Heureusement, il y a des gens, notamment ceux qui sont là, qui tous les jours se lèvent, tous les jours travaillent, tous les jours créent de la richesse et ce malgré euh les gesticulations qu'on peut voir aujourd'hui dans euh dans ce lieu. Ça n'a rien de personnel, hein. C'est c'est un constat que que beaucoup d'entre nous partagent partageons et on en a vu effectivement les statistiques.

Alors, j'ai eu la chance dans ma vie d'avant de notamment de vivre au Danemark et quand on compare les deux systèmes et quand on compare les comportements, on se désole, on se on se désole effectivement. [Musique] Donc effectivement, je pense que ce qui serait ce qui serait intéressant, on y reviendra aussi peut-être sur la partie économique où là c'est encore plus prignant. On aimerait bien effectivement vous voir avoir des résultats et pouvoir nous Est-ce que vous êtes tous d'accord dans le public avec cette volonté qu' a notamment Paul Olivier bah de voir les parlementaires et les députés en premier s'entendre entre eux dans la séquence qui arrive là autour de l'examen du budget ?

Bonsoir. Bonsoir. Pardon, je profite de cette question pour pour en fait moi je suis un grand pour vous présenter d'abord Vincent Pintau.

Je suis négociateur immobilier pour le réseau YAD à Ivri sur scène. Euh et du coup alors le problème c'est qu'on m'a demandé de donner mon point de vue sur l'état politique du pays en ce moment et je suis un grand déçu de la politique en général et je me suis mais c'est pas un problème au contraire. Je me suis posé la question en venant ici euh du pourquoi plutôt que de donner une réponse comme ça stérile.

Euh et en fait je pour moi le vrai problème et ça rejoint un peu votre question, c'est que finalement vous êtes payé par nos impôts et vous devriez travailler ensemble pour le bien commun. Et aujourd'hui chaque élection on assiste à à un pugilat de la politique télé presque téléréalité, j'ai envie de dire où on a des points de vue qui deviennent d'ailleurs de plus en plus caricatural. politique d'opposition euh qui s'affronte en permanence et on nous demande à nous de choisir tous les 5 ans quel point de vue on va croire plutôt qu'un autre.

Et en fait, pour moi, c'est une hérésie absolue. Ça ne peut pas ça ne peut pas donner autre chose que ce qu'on voit là, c'est-à-dire un pugil permanent, permanent permanent. Euh et du coup, je me suis demandé plutôt que de juste constater qu'est-ce qui pourrait en être la solution.

Et en fait, on en parlait avec monsieur en arrivant, on a déjà plein d'outils à ce niveau-là d'encadrement. Je pense qu'il faudrait encadrer les acteurs politiques comme vous euh pour les obliger presque les contraindre à travailler ensemble plutôt que d'essayer de tirer la couverture et d'avoir le pouvoir. Alors on a enlevé un outil en tout cas pour qu'ils essaient de travailler ensemble, c'est le 493.

Oui. Voilà. Donc il y a une obligation de résultat presque.

Ouais. Alors il y a ça aussi l'obligation de résultat du coup mais en tout cas voilà. Qui qui a envie de répondre à Paul ou Olivier ou à Vincent ?

Ce qu'on a vu aussi dans le sondage tout à l'heure dans le reportage, c'est vous finissez par inspirer du dégoût, de la colère, de l'inquiétude et je suis persuadée que vous le ressentez aussi quand vous allez sur le terrain dans vos circonscriptions. Navagob, vous voulez lui répondre pour pour la clarté et la franchise de de de vos interrogations et même de de vos réflexions. Moi, je j'ai été prof en lycée professionnel à Montel la jolie pendant 2 pendant 23 ans.

Moi, j'arrive de ce qu'on appelle la société civile. Je suis pas une professionnelle de la politique et pourtant je suis engagée parce que j'étais advent au maire pendant pendant 16 ans au mureau et je suis sur une circonscription qui 87 communes, beaucoup de ruralité euh quelques villes pérurbaines et je peux vous assurer que le temps que je passe sur le terrain bien sûr que les gens n'en peuvent plus. Ils sont fatigués, ils sont écœurés, ils ne comprennent pas.

Mais je crois que quand on quand on fait le choix de devenir député, on le fait pas pour gesticuler, pour tirer la couverture à soi. Je crois qu'il y a tout un toute une partie du travail que nous faisons que vous ne voyez pas. par exemple, c'est le travail qu'on fait en commission et qu'on montre le plus possible sur la chaîne parlementaire notre rôle et vous êtes un des rares à précise quand même.

Non mais c'est vrai, c'est-à-dire que il y a tout ce temps qu'on passe en commission, il y a aussi tous les amendements qu'on peut rédiger, les propositions qu'on peut faire et puis aussi le temps qu'on passe en circonscription à votre contact en permanence pour discuter et cetera. Moi, je crois qu'il y a deux choses qui s'opposent. La première, c'est que nous avons eu une dissolution l'année dernière qui était censée clarifier, entre guillemets, le positionnement des électeurs et des électrices.

Et en fait, nous avons eu un taux de participation record et moi je suis intiment convaincu qu'elle est certainement aujourd'hui l'une des plus légitimes qu'on ait jamais eu parce qu'en fait, elle est à l'image de la France. C'est-à-dire qu'il y a une vraie répartition aujourd'hui en terme politique. C'est-à-dire que vous avez Mais il y a une volonté commune de dire à un moment donné soyez en capacité de redresser le pays.

Faites des propositions qui soient dans le collectif et pas dans la posture. Pardon, je tourné vers Alexandre Sabatou. Il y a vraiment une volonté commune, c'est-à-dire de pas être dans la posture commune d'avancer.

Je je n'en ai pas l'impression. Moi, si vous voulez, j'ai été élu sur un programme. Je suis présenté devant les électeurs avec un programme.

Ces électeurs ont voté pour moi pour ce programme et donc je ne peux pas les trahir. Une fois que je suis élu à l'Assemblée. Monsieur le Cornu a proposé un budget avec 19 milliards d'euros.

Sauf que vous n'avez pas la majorité à l'Assemblée nationale pour appliquer votre je venir. Je j'aimerais revenir sur ce que monsieur Thierry Verron nous a dit. Il manque un cap mais on va pas faire un cap avec un patchwork que nous avons au gouvernement avec un ministre qui veut relancer la production, un autre qui est contre le nucléaire, ça ne marche pas.

On voit bien que nous sommes bloqués. Et j'en veux énormément aux républicains qu' y a une semaine, monsieur Voket nous expliquait notre ligne rouge, c'est pas d'augmentation d'impôts. On a un budget qui augmente les impôts de 19 milliards.

On n pas de budget pour le moment, ça va être à vous de de l'examiner et de voter. Les annonces qui ont été faites, c'est 19 milliards d'euros en plus qui sont annoncés aujourd'hui. Les Républicains ont promis que ça serait une ligne rouge et de censurer dans ce cas-là, ils ne l'ont pas fait parce qu'ils ont peur de retourner aux élections.

Et pour avoir un cap pour rassurer les entrepreneurs, pour rassurer les entreprises, il faut une dissolution pour que les Français puissent débattre. On débattra sur des plateaux sur nos projets, que les Français puissent débattre, prennent une prendre une décision et là on débloquera le pays avec une nouvelle majorité qui se dégagera. Et donc vous pensez que quand on est parlementaire, c'est pas notre rôle de débattre du budget, d'être en capacité.

Bah voilà. Bah, excusez-moi, mais parce que il y a des députés dont les socialistes qui ont dit "Nous, on ne censure pas puisque nous avons réussi à obtenir l'abandon du 493 et que il y a une suspension des retraites que nous avons obtenu jusqu'à la prochaine présidentielle. Et bien moi je suis désolé, non mais ça reste peut-être approuvé mais en tout cas c'est un travail qui doit être fait.

Moi je suis désolé mais quelqu'un qui prend un engagement devant la représentation nationale et devant les Françaises et les Français s'il le tient pas oui là il y a un vrai il y a il y a une vraie vraie raison de censur parce que je me permet juste de répondre parce que je suis je suis attaqué il y a il y a une raison il y a il y a une raison mon point de vu il y a une raison de censurer comme je l'ai expliqué une augmentation d'impôt moi je me battrai dans l'hémicycle pour réduire au maximum au maximum ces impôts. C'est pas pour ça que vous avez censuré. Vous avez censuré parce que vous avez un agenda qui vous avez un public devant vous et vous avez un public qui vous regarde.

Et moi je voulais rebondir sur ce que monsieur vous avez dit sur on vous voit gesticuler pendant les élections et puis ça retombe au PU là. à la regard pendant les élections, si on marque notre différence, je trouve que c'est plutôt bien et puis ça peut permettre aux gens de choisir quels sont leurs meilleurs candidats. Après, une fois qu'on est élu, là, on doit changer aussi, pas changer nos convictions, mais changer sur notre façon de dialoguer avec ceux qu'on a pu combattre dans les urnes, mais qui se retrouvent au même endroit.

Et là, c'est là où le mot compromis qu'on a jamais autant utilisé ces derniers jours doit être fait. Et c'est pas la compromission et c'est pas le renoncement et c'est pas renier ses convictions. C'est essayer de trouver non pas le cap seulement parce qu'on arrivera jamais à se mettre sur le cap mais c'est sur le chemin qu'on peut éventuellement faire ensemble.

C'est exactement ce que le premier ministre propose. On a'aurait pas eu le renoncement au 493 et la question de la suspension des retraites. En fait, on commençait même pas à l'entrevoir.

Donc moi, je trouvais intéressant votre réflexion en distinguant ce qui est de l'ordre de l'élection et on peut affirmer des choses, mais une fois qu'on est dans la même chambre, on doit trouver des solutions. Anna voulait intervenir. Oui, en fait là il y a quand même il y a quand même quelque chose dont on ne parle pas, c'est que euh il y a il y a un certain Édouard Philippe, un ancien premier ministre qui lui euh dès le lendemain, vous avez vu le lendemain matin de la démission du gouvernement le Cornu 1, n'est-ce pas ?

Parce que dans le feuilleton, c'était donc le cornueu 1. Le cornueu 1 démissionne. C'était un certain lundi 6 octobre, ça paraît être très très loin déjà.

Le lendemain au micro d' RTL, on en a vu un petit extrait tout à l'heure et bien Édouard Philippe porte le coup de grâce. Donc l'ancien premier ministre, le premier premier ministre d'Emmanuel Macron euh vient devant un micro dire au fond là maintenant il faut provoquer une présidentielle anticipée. Et ça ce qui est intéressant c'est qu'aucun d'entre vous n'a n'a n'a poursuivi cette réflexion sur la présidentielle anticipée.

Sachant que VO mais vous allez pouvoir réagir sachant que Édouard Philippe Édouard Philippe a réitéré c'est-à-dire que oui bah d'ailleurs c'est on peut l'écouter. On peut l'écouter Édouard Philippe c'était hier soir. Moi, je suis pas du tout pour qu'il démissionne demain matin.

Ce serait désastreux. Peut-être en prenant exemple sur des prédécesseurs et notamment le général de Gaulle, essayer d'organiser un départ qui nous évite pendant 18 mois de continuer à vivre dans cette situation de blocage, d'instabilité, d'indétermination. Alors, ce qui est intéressant, sachez-le, parce que ça c'est quand même une information, c'est qu'aujourd'hui Édouard Philippe est regardé par Emmanuel Macron et par l'Élysée comme l'ennemi numéro 1.

C'estàd que il est aujourd'hui il il rend Édard Philippe rend Emmanuel Macron fou parce que Emmanuel Macron considère que les choses bon gré malgré non pas ce s'apaise mais en tout cas trouve une espèce de de fausse stabilisation depuis quelques depuis quelques heures quelques jours et que Édouard Philippe vient encore une fois essayer de bah de de de provoquer au fond un un vrai séisme parce que c'est l'objectif d'Edouard Philippe c'est d'acculer Emmanuel Macron a provoqué une présidentielle anticipée. Qu'est-ce que vous en pensez ? Alors pour ma part, que je il va garder le micro toute la soirée.

Euh non mais là encore enfin je je trouve le le spectacle assez assez décevant. Euh je pense qu'il y a un certain nombre d'institutions en France, un calendrier qu'on doit respecter. Euh on est euh pas forcément toujours d'accord avec notre président de la République.

Il peut faire un certain nombre de faux pas. Il nous l'a prouvé ces derniers temps. Euh mais je pense qu'il va falloir et c'est ça le problème aujourd'hui, se donner le temps euh de construire un projet qui soit partagé par le plus grand nombre.

Et je vous rejoins sur le fait que c'est là où les partis doivent nous exposer leur grande différence, leurs vision le temps de la campagne présidentielle. Encore faut-il laisser le temps euh si effectivement demain on anticipe les élections présidentielles, on aura pas le temps de faire ce ce débat là et on aura pas le temps de le mener correctement. Donnons-nous le temps pour encore une fois fixer un vrai cap derrière.

Est-ce que quelqu'un n'est pas d'accord avec Paul Olivier ? quelqu'un qui penserait qu'il qu'il faut anticiper précisément. Euh du coup, moi Bonsoir.

Alors, d'abord je demander votre prénom. Bonsoir. Je m'appelle Léonie, j'ai 22 ans et je suis en je suis en alternance.

Je vais pas révéler la l'entreprise, j'ai pas envie de lui faire de la publicité. Allez-y, je vous en prie. Euh et je suis en master 2 du coup.

Euh donc moi je suis pas forcément d'accord et je trouve que on a eu le spectacle de ce qu'on vous reproche depuis euh ces dernières années à vous emboucaner comme si on était dans les Marseillais. Je trouve ça dommage parce que encore une fois en fait en regardant le reportage, j'avais l'impression de regarder Game of Thrones à qui prendra le premier le trône de fer en contrecarant tous les plans du roi Macron. Et je trouve ça je trouve ça dommage et pour moi je trouve que c'est important justement qu'on puisse on en a parlé tout à l'heure qu'on puisse avoir une obligation Mettez bien le micro dans votre bouche Léonie Merci qu'on puisse avoir une obligation de de résultats de de nos députés et je trouve que ça permettrait de ne pas avoir autant de d'interférence et aussi de d'engouement à tout le temps vouloir Oui. de ne penser qu'à ça même en se rasant le matin.

C'est ça que vous voulez dire. Exactement. Exactement.

Et du coup, je trouverais ça intéressant. bah pourquoi pas de faire une présidentielle anticipée parce que le pays est déjà dans un état catastrophique. Donc euh en soit pour moi qui est un nouveau gouvernement ou pas, ça changerait rien parce que on on a l'impression que vous ne savez pas ce que ça veut dire compromis parce que en cours, on doit faire des travaux de classe.

On est soumis à travailler avec les uns et les autres. Vous vous entendez, c'est presque une injonction et qu'on entend à longueur de reportage aussi. des Français qui vous demandent aujourd'hui d'abord de voilà de que ce que ce cirque s'arrête et que la France réussisse à avancer.

Est-ce que vous arrivez à vous dire que dans les semaines qui viennent, il va falloir Alors, on a entendu le mot compromis, on a aussi beaucoup entendu le mot bouger. Il va falloir débouger. Est-ce que moi je vous entends, monsieur Sabatou, madame Diop, madame Calvez, est-ce que chacun est prêt à faire ses bouger ?

Qu'attend en fait qu'attendent les Français ? Moi je suis prête à le faire et on a déjà pu par le passé le faire. On voit ce qu'il existe comme image genre on s'entend pas mais on a quand même par exemple vous faites partie des députés euh de de d'ensemble pour la République qui voteront la suspension de la réforme des retraites.

En fait moi j'ai vraiment soutenu le fait qu'on pose cette questionlà que le gouvernement propose la suspension parce que pour moi il y avait pas de début de débat sans ça. Après la question du vote bah on va discuter comme le gouvernement le dit le gouvernement propose on discute et on vote. Mais pour moi, il était presque indispensable.

Sinon, bah en fait, on commençait même pas avec un point de départ. Alors, il nous reste beaucoup de chemin. Ça pour le coup, ça va être très long.

Mais moi, je suis prêt et je sais qu'on a déjà réussi à faire des compromis. Et vous, Alexandre Sabatou ? Moi, j'ai peur que ça soit une très mauvaise comédie pour nos pour nos citoyens, qu'on essaie de faire croire que il y a des compromis qui vont être trouvés.

Euh je je vous demande sincèrement mais si par exemple donc donc ça veut dire que le Rassemblement national ne va pas participer au débat budgétaire va participer. On sera extrêmement présent pour défendre les Français et pour baisser les impôts. Mais je pose une question a priori la suspension de la réforme des retraites arriverait dans le PLFSS.

Si en même temps madame le projet de loi de financement de la sécurité sociale il y a une suppression de l'AME ou des choses qui vont à l'encontre de votre de votre projet. Est-ce que Est-ce que vous votez quand même ce budget pour suspendre la réforme des retraites ? En fait, en fait, vous passez outre une étape qui est importante lorsque vous êtes sur une discussion budgétaire, c'est que avant d'avoir le vote du budget, il y a d'abord le débat budgétaire article par article et donc du coup ça va être le moment justement de pouvoir faire des bougées et de discuter.

Nous, on a toujours dit qu'effectivement la réforme de l'aide médicale d'État ne nous allait pas. Et bien tant mieux, on a des députés qui sont 577. J'espère qu'ils seront euh le plus mobilisés possible.

Et bien, on pourra discuter article par article et c'est le rôle d'un député de faire des amendements en disant "Bah moi, je suis d'accord sur ça, moi je suis prêt à ce qu'on baisse jusqu'à tel point et cetera et cetera." On va le faire chacun dans nos groupes politiques parce que ce qui ce que ce que ce qu'il faut savoir aussi c'est que le fait d'avoir fait le renoncement en 493 et d'avoir imposé cela, ça oblige chacun des groupes lorsqu'il va déposer ses amendements, ces modifications du projet de loi de finance qui va nous être apporté de le faire avec sérieux. C'està-dire qu'on peut pas mettre des milliards ou n'importe quoi.

C'està-dire qu'à la fin, il faut que ce soit votable. Et donc comme il faut qu'à la fin que ce soit votable, et bien ça va obliger chacun d'entre nous à justement justement dire bah voilà le chemin que moi je préfère et moi je suis intimement convaincu qu'à la fin et ben nous allons avoir des endroits où ça va converger, d'autres où évidemment ça n'ira pas et bien nous jugerons sur pièce à la fin du débat budgétaire si c'est votable ou pas et donc dans ce cas-là au moin on aura fait le travail jusqu'au bout. Oui.

Alors moi moi je trouve quand même très intéressant qu'on ait réussi à parler pendant presque une demi-heure de la crise politique et qu'on a pas on n pas entendu on ne vous a pas entendu ni les uns ni les autres parler de Sébastien le cornu. On a donc un nouveau premier ministre, d'accord, qui a été qui a été nommé de fo elle va sur les personnes. Vous avez vu ?

Non, mais c'est c'est intéressant, c'est qu'il a été nommé donc deux fois et et et sa prestation au journal télévisé, donc au moment de sa renomination et et a été regardé comme une forme de métamorphose politique comme si un momentum on avait voilà un momentum dans notre vie politique comme si subitement on avait Sébastien le Cornu qui s'était transformé en homme d'état. Je voulais savoir et les uns et les autres, c'est-à-dire à la fois du côté des élus et puis du côté des Français, si vous aviez ce sentiment d'avoir désormais dans le paysage politique un nouvel homme d'état. Mais il y a eu une révélation.

Enfin, moi je je Il y a une révélation sur ce sur le caractère qu'on pouvait éventuellement connaître. Alors, il y a Naï qui voulait qui voulait répondre. Naï, j'ai 29 ans, je suis conducteur de train la SNCF.

Moi, il y a une chose que j'aimerais dire sur monsieur le cornu déjà, il nous promet une rupture. Cette rupture, c'est quoi ? C'est de ne pas utiliser le 493.

Merci à lui. C'est en fait la démocratie. Je ne pense pas qu'on doit le remercier pour cela.

Ouais, c'est ça. Euh ensuite, concernant le PLF SS, de la Je comprends le Parti socialiste qui a voulu ne pas censurer parce que apparemment ils ont gagné cette suspension temporaire de la réforme des retraites. Sauf que en fait, vous faites perdre du temps aux français, vous faites perdre Moi ce qui ce que ce que j'ai bien aimé c'est que pourquo dites-moi mais parce qu'en fait il faut censurer.

Il faut censurer parce que le pour moi le alors c'est quoi le jour d'après ? C'est quoi le de la censure ? C'est quoi le jour d'après ? déjà élection, c'est c'est possible, c'est possible, pardon, une dissolution aussi.

Mais en fait, pour moi le le la cause de toute cette instabilité politique, c'est l'entêtement du président de la République. OK. Pourquoi ?

Parce que on je serais même plus compter combien on a eu de premier ministre depuis que qu'il est au pouvoir depuis 2022, depuis 2017. Et pour moi, il faut que faut qu'il arrête. Comme vous dites, on a une assemblée nationale qui est représente qui représente bien les Français.

Il y a il y a deux oppositions, il y a les partis sont très bien représentés. Mais donc pardon, je vais je vais aller un peu à votre rencontre, mais vous dites on a une assemblée nationale qui représente les Français. Si demain il y a une censure, une dissolution des élections législatives, les Français, ils ont voté il y a 15 mois.

Vous avez voté il y a 15 mois. En quoi est-ce que votre vote demain sera différent de celui de juin 2024 pas ce qui va régler cette instabilité ? Le problème c'est l'entêtement du président de la République.

Vous voulez une démission du président de la République présidentielle le premier ministre force avec un budget qui est complètement cruel, douloureux et antisocial. Vous avez beau ne pas voter la censure parce que vous voulez amender chaque article un par un censurer. Il peut y avoir une cohabitation un premier ministre de gauche.

Il y en aura pas. Et dans ce cas c'est démission. Il faut continuer à censurer jusqu'à ce que le président démissionne.

C'est lui qui fait du mal au pay. Save que en attendant cette instabilité politique, elle a coûté déjà 0,3 points de croissance à la France cette année. La dette publique continue de se creuser et vous allez voir que même loin de Paris, les entreprises traversent en fait un choc un choc d'incertitude avec des dossiers de commande qui sont vides, des investissements qui sont repoussés, des embauches gelées.

Illustration ce soir dans une entreprise de panneau photovoltaïque. On est près de Rennes, c'est à Bressé et c'est un reportage sur le terrain de Thbo Enoc et Eva Billon. Regardez.

Ça va ? Bah alors, on est rendu où sur le projet ? Donc là, ils ont démarré la partie toiture.

C'est un secteur où il faut avoir le cœur bien accroché. Ces entrepreneurs installent des panneaux solaires chez des particuliers. On va voir quatre panneaux ici euh et puis ici on va voir 12 panneaux de de l'autre côté.

De l'électricité verte produite pour de l'autoconsommation. Ça va permettre de couvrir une bonne partie de leur consommation d'énergie. Mais un projet qui a un coût 11000 € pour cette installation, pas évident de sauter le pas sur un chantier comme ça.

Euh allez, on est sur une rentabilité à 6 ans donc ça reste des gros investissements. Ouais. Un investissement à long terme synonyme de confiance nécessaire dans l'avenir.

Résultat dans ce marché, du fait de l'incertitude du moment, le soleil a disparu et le ciel s'est couvert. Actuellement, en effet, on a beaucoup de particuliers qui souhaiteraient se lancer dans cette démarche. Mais étant donné le contexte ambiant en France, on a quand même beaucoup de particuliers qui hésitent à franchir le pas, qui préfèrent finalement conserver leur épargne.

Une posture de sécurité qui pèse sur le carnet de commande. Dans ce contexte, pas question pour ces entrepreneurs de prendre des risques. La priorité est d'éviter la chute.

Bienvenue dans locau. Bienvenue dans locau. Mais excusez-nous, c'est encore un peu en travaux.

Une prudence liée à l'incertitude visible jusque dans les locaux de cette PME née en 2023. et on fait très attention aux investissements qu'on mène et surtout dans une période qui est un peu compliquée. Si la peinture n'a toujours pas été posée, c'est aussi un peu à cause de ça.

Si on regarde le nombre de projets qui ont pu être accordés suite à la dissolution au 2e trimestre 2024, on observe qu'on a une demande qui a baissé, qui continue de baisser actuellement. Un brusque coup d'arrêt venu frapper ce secteur en plein essort et qui se traduit dans cette entreprise par un gel des embauches qui était programmé. Le projet initial c'était de dire vu que le marché grandissait, créer des agences d'embaucher trois à qu personnes par agence.

Aujourd'hui, c'est quelque chose qu'on va mettre en attente. Pourtant, les deux hommes s'estiment chanceux. Là où eux réduisent la voilure, certains de leurs collègues ont déjà fermé leurs portes.

On voit des confrères qui sont en difficulté, soit en redressement, on espère qu'ils peuvent s'en sortir, soit certains vont être obligés de s'arrêter parce qu'il y a pas la charge suffisante pour pouvoir continuer d'exister. Dans le pays, quelques 28000 emplois ont été supprimés sur un an chez les artisans du bâtiment. En septembre, les défaillances d'entreprise ont connu un niveau inédit depuis 2009.

Plus de 7000 ont fermé leurs portes. Paul Olivier, vous êtes vous-même patron de PME. Dans quel secteur d'ailleurs ?

Est-ce qu'il a le micro ? Paul Olivier ? Euh, je suis dans l'agroalimentaire.

Est-ce que vous vous reconnaissez dans la situation de cette entreprise qu'on vient de voir ? Comment est-ce que la crise politique, l'instabilité qui perdure a impacté votre votre entreprise ? Alors moi un petit peu moins parce que on travaille sur sur du haut de gamme et le haut de gamme n Vous échappez à la crise.

Exactement. Euh mais ça nécessite beaucoup de travail et nécessite de partir à l'export, de sortir aussi d'un d'un territoire morose où effectivement les perspectives sont quand même assez assez tristes. la situation et là je parle plus au-delà de mon entreprise pour les entreprises du secteur agroalimentaire, il va falloir savoir que un tiers des entreprises de l'agroalimentaire cette année vont présenter un bilan négatif, un résultat négatif un/ers.

Quand on connaît la taille des PME et le peu de trésorerie dont elle le dispose, on peut être extrêmement inquiet pour 2026-2027. Euh alors encore une fois rassurez-vous, les les entrepreneurs ne sont pas là pour se plaindre, pour demander des choses à l'état. On a bien compris que les demandes qu'on faisait, je reçois beaucoup de ministres parce qu'on est à Orléan, donc le le la visite est rapide.

Euh donc on envoie des filets pas mal et euh et on on a toujours les les mêmes questions et les mêmes demandes euh vis-à-vis d'eux. Mais euh vous savez dans dans le monde de l'entreprise euh un entrepreneur c'est quelqu'un qui crée les conditions pour que ces équipes réussissent. Et j'aimerais que vous puissiez également porter ce type de message et en tout cas le le vivre, l'incarné et créer pour les entrepreneurs, pour les PME françaises.

On met de côté les grands groupes pour ces PME qui sont extrêmement fragiles, les conditions de la réussite. Donc ma question, c'est concrètement qu'allez-vous mettre en place pour créer les conditions de la réussite et puis surtout avec quel calendrier ? Peut-être rebondir sur ce que votre propos, c'est dire comment je mets en capacité mes équipes de bien travailler.

C'est aussi toute la politique de formation et ça on l'a porté et je pense que vos équipes le voi mais au-delà de la formation vous parlez d'équipe. Moi je suis ancien entrepreneur donc je je vois je suis sensible. Moi je crois que quand on parle de stabilité et d'instabilité, moi je rencontre des entrepreneurs qui me disent "Décider d'un truc mais au moins décider parce que là en fait tout est bloqué." S'il y a les carnets de commande.

Non mais oui, il faut de la visibilité. des trucs. Oui, mais qui oui mais en fait en fait mais bien sûr micro micro on préfère une mauvaise décision annoncée que l'hypothèse de mauvaise décision dont on sait pas comment ça va atterrir.

Oui c'est le manque de visibilité qui paralyse extrêmement triste et grave. On vous demande de prendre des décisions effectivement de créer les conditions de la stabilité mais surtout en nous donnant des armes pour qu'on puisse réussir à la fois en France et à l'international. Et aujourd'hui, ça n'est pas du tout le cas.

On parle de choc de simplification, de simplification des normes euh et cetera. Et finalement, on va se retrouver avec quoi ? Avec des impôts supplémentaires.

Euh alors peut-être pas sur la production dans le dans le budget dans le budget qui vient, il y a la suppression de l'impôt de production CVAE, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Elle devait être supprimée à partir de 500000 €. Et puis encore une fois, c'est c'est une c'est une goutte dans dans l'océan des des économies nécessaires parce que on parle des entreprises, les entreprises sont résilientes, elles vont travailler, elles vont faire en sorte parce que nous nous avons l'obligation de résultat.

C'estd que si nous présentons un budget négatif, bah l'entreprise meurt, on licencie et tout s'arrête, ce qui n'est pas le cas pour pour l'État. Euh alors Paul Olivier, il va falloir faire tourner la parole. Donc posez peut-être si vous avez une question à leur poser directement, allez-y.

C'est quoi et quand ? Hm. Ben je pense la politique d'investissement qui a été portée et ce qu'on appelle la politique de l'offre, on a vu quand même que la France avait réussi à attirer des investissements, des investissements internes et des investissements étrangers aussi.

On a affronté des crises qui ont pu ben justement un peu bloquer cette politique. Mais l'investissement c'est quand vous avez de la stabilité fiscale, quand vous investissez aussi dans la formation, dans l'innovation, ça donne envie aux gens d'investir et donner de la visibilité. Et la visibilité, non, tout va pas bien.

Je c'est un cri du cœur qui sont en train de faire. Oui, mais je suis en train de vous dire queon a eu des crises qui ont pu aller à l'encontre de ces efforts, mais en fait on connaît les clés euh et on peut pas les mettre en place quand on est dans un caractère complètement instable. En fait, moi je voudrais donner la parole à Grégory Courtas.

Grégorie, vous êtes le maire de Pusset en Essonne à l'échelle d'une commune comme la vôtre qui compte 2000 habitants. Comment est-ce qu'on est touché par cette instabilité politique ? Je me présente à vous, Crégor et Courtage.

Je suis maire depuis 2008, donc ça va faire bientôt 18 ans. Euh nous quand on se rencontre avec notre équipe, on n'est pas forcément du même parti, du même bord, mais on se retrouve sur un projet commun pour notre village au conseil municipal. Bien sûr.

Enfin, je veux dire aujourd'hui euh les maires hein des des 35000 communes, ils ont quand même des bons exemples à donner justement de compromis ce que vous disiez. Donc je pense que venez nous voir peut-être on a pas la recette mais en tout cas on pourra peut-être vous aider à vous à mieux vous entendre à mieux vous comprendre. En plus j'ai ét assistant parlementaire dans l'autre chambre là-bas au Sénat donc je connais bien les commissions, tout ça, tout ce que vous dites aujourd'hui.

Vous dites allez on va fait la faire la dissolution, on y va. Qui c'est qui va organiser ça exactement ? C'est nous.

Ça va coûter combien ça ? Un milliard la dernière fois. Merci.

Donc on continue droit dans le mur. Non, je dis simplement que on met aujourd'hui nous les élus hein à contribution. On nous demande pas notre avis hein parce que aujourd'hui il y a une responsabilité pour laquelle justement les députés de l'Assemblée nationale ne ne ne porte pas et moi ça me gêne profondément.

Il y a tellement de de sujets à donner sur la la vous avez parlé de la PLF là si jamais elle est pas votée on revient à N-1. C'est-à-dire que du coup nous notre DGF on fait quoi ? Donc laation globale de fonctionnement.

Nous, c'est des sujets ça qui nous intéresse, sur lequel on doit demain et puis vous l'avez dit les collectivités locales, alors j'ai pas le chiffre en tête mais c'est ça correspond pratiquement à 60 70 % de des commandes dans l'entrepreneuriat, dans le bâtiment, dans l'artisanat. Ouais. Donc ça veut dire qu'aujourd'hui même nous quand on fait des baisses de dotation globale de fonctionnement en fin de compte je vais pas faire une une leçon sur le comment comment constituer un budget communal mais c'est vrai que nous on peut plus investir on a plus d'excédents de fonctionnement on a plus de CAF on est réduit en pot de chagrin et nous on doit faire des coupes et je j'ai regardé je crois que la dernière fois que l'État a fait un budget équilibré c'était dans les années 70 je crois donc vous vous avez l'obligation de le voter à l'équilibre sinon on est par il y a des sujets aujourd'hui qui sont très très important.

Alors vous, c'est vrai que les Français regardent un petit peu, vous dites "Oui, il faut faut faire la dissolution, faut aller revoter." Le cornu euh il y a tellement de ministres qui pas me rajit même pas le nom de du ministre de la santé du milieu. On sait on est tous perdus en fin de compte, vous nous avez perdu et je trouve que là, vous l'avez dit, pour le ministre de la santé, je peux vous répondre, c'est Stéphanie Riste.

Voilà, je l'apprends, j'ai même pas regardé, ça change tellement. C'est même plus vous dit le cornubis là. Bon d'accord.

J'ai l'impression que c'est c'est un film avec avec Lou Funesse cette histoire. Franchement, de la manière dont c'est s présenté, on l'impression que c'est c'est des films. Il y a Fantomas qui va arriver quoi.

Franchement, c'est c'est c'est pathétique de dire ça et je crois que on a des belles institutions. La France est c'est c'est un beau pays, hein. Et je me demande mais comment on en a fait pour en arriver là ?

Franchement, c'est c'est décevant à un point où aujourd'hui mais on en est arrivé là aussi par la volonté des électeurs qui sont aller voter. Ah bah l'Assemblée nationale, personne personne n'est parachuté à l'Assemblée nationale. Il y a des élections législatives et il y a 15 mois les Français ont ont décidé de voter de cette façon-là.

Oui, mais le problème si je me permets d'intervenir, ce qui s'est passé au premier tour, on avait une on était en tête aux élections. Au second tour, il y a eu un front qui s'est fait des communistes jusqu'aux républicains contre nous pour empêcher une alternance naturelle. Une démocrait on avait un projet, c'est pas une démocratie.

Vous mettez ensemble qu' un rapport les républicains et les communistes. Quel projet en commun pour trouver des solutions aux entrepreneurs, aux agents immobiliers ou à nos professeurs d'école comme je dis vous tordez vous tordez. C'est vous qui faites un délit de démocratie par rapport à ça parce que vous empêchez empêch d'avoir une al c'est un bon point commun c'est tout.

OK. Ben vous cont pas de problème mais non on se bat pas contre les français on se bat contre votre idéologie c'est pas la même chose. Je me permet je vais juste revenir je trouve que c'est un bon exemple.

Vous voulez bien vous présenter ? Vous n'avez pas encore pardon si si j'ai parlé déjà tô excusez-moi excusez-moi pardonnez-moi. Je vous ai pas marqué mais du coup revenir sur l'exemple des retraites que je trouve être un bon exemple.

Euh les retraites, on est sur de l'économie pure et dure. Il y a Orsonwell qui disait euh la la base d'une vraie politique, c'est que 2 + 2 font 4. C'est il y a un principe de réalité qu'il faut admettre et sur lequel tout le monde doit se soumettre.

Tout le monde doit accepter. c'est aux économistes de travailler sur un sujet comme ça. C'estàd que moi je m'intéresserai à la politique réellement le jour où il y aura voilà des partis mais il y aura surtout des gens qui sont des sachants, des scientifiques, des techniques, des gens techniques qui sont capables de travailler sur des et de nous proposer littéralement des projets pesés sous pesés.

Aujourd'hui, on a que des appels de com. Je me permets juste de finir. On a que des appels de com.

On a monter les retraites, c'est pas bien. Baisser les retraites, c'est pas bien. Attention, on a on n jamais réellement un vrai travail de fond.

C'est ça la vraie politique. Juste là-dessus, nous quand on vous dit suspension des retraites et quand on a déposé justement un contrebudget cet été, on a travaillé avec des économistes. On fait pas ça aux doigts mouillés, c'est pas possible.

C'est pour ça que je vous dis lorsque nous obtenons qu'il y ait un débat budgétaire, ce qui n'est pas arrivé depuis très longtemps, depuis 2022 sans la menace du 493, moi j'estime que ça permet à chaque parti politique et donc par la voix de son député et donc à chaque grosse formation de dire voilà ce que nous on propose mais avec quand je crée telle dépense, vous savez pour qu'il puisse être voté le budget, il faut aussi de l'autre côté avoir des recettes. C'est pour ça aussi que nous nous avons par exemple au Parti socialiste déposé un certain nombre de propositions et on dit bah voilà sur notre budget il y aura 21 milliards justement de recettes. On fera des économies à peu près de 19 milliards et ensuite donc il va rester encore 21 milliards de de dépenses à faire.

Mais on dit sur quel type de projet et sur quelle ligne on le fait. C'est-à-dire que vous pouvez pas juste dire "Ah ben non, mais sinon moi aussi je vais dire tout le monde part à la retraite à 55 ans et cetera et cetera." Non, il faut des choses chiffrées.

C'est ce qu'on fait. Et c'est pour ça que je vous dis là où je suis pas d'accord avec le problème de il faut censurer. OK, on censure.

Qu'est-ce qui se passe ? Disolution, loi spéciale, ça veut dire que le gouvernement même des missionnaires, il décide tout seul sans consulter personne et il fait exactement le budget qu'il veut. Ben moi je suis désolé, j'ai pas été élu pour ça.

Moi j'ai été élu justement pour faire ce travail budgétaire que les communes connaissent très bien parce que moi j'étais adjante au maire. Tous les ans, vous construisez votre budget et vous regardez ce qui est possible, pas possible. Et bien moi, c'est ce que je dis, on va avoir l'autre occasion de le faire à l'Assemblée nationale.

C'est tout. Je me permets juste de dire quelque chose. Là, il y a un calendrier aussi pour nous les maires.

Il y a les élections municipales en mars 2026. Nous, on est déjà en campagne ouvert depuis le 1er mars 202. Donc, on fait quoi nous maintenant ?

On attend dissolution. On est on c'est pour ça que nous on dit c'est pas la peine de faire une dissolution. On dit faut un budget soit janvier.

On nous a suspendu si vous voulez par vous craignez une dissolution qui entraînerait des élections législatives et qui viendrait taper entre guillemets avec vos élections municipales. On est en pleine campagne actuellement donc ça veut dire quoi ? On va C'est compliqué les campagnes municipales.

Oui c'est où on met les panneaux hein. Tout à fait. Et puis pour revenir ce que je disais, c'est vrai que sur la loi PLFSS, mais c'est vrai qu'il y a plein d'autres choses.

Il y a la GMAPI où nous ça nous impacte. Il y a la loi sidarité renouvellement urbain. Il y a la loi nôre qui n'est pas la nôtre mais qui nous on nous a ça Alexandre Sabat vous l'entendez.

Vous en avez des élus locaux au Rassemblement national, ils doivent pas vous dire le contraire. La question des transports aussi les transports l'IDF mobilité aujourd'hui dans toutes les régions hein c'est une compétence régionale. Il faut arrêter ça c'est un bordel sans nom hein.

Il faut que ça revienne ça. Il faut faut relocaliser que ça soit dans les communautés d'aglo, les communautés de commune. Ça on a besoin ça ça nous parle.

Mais person alors Sébastien le cornu a parlé d'un nouveau choc de décentralisation. Donc on verra sa couleur mais trop choc. Non mais j'entends très bien ce que ce que monsieur essaie de nous dire.

Je rappelle la situation. On a quand même 3000 milliards de dettes dont 1000 milliards qui ont été faits par les macronistes qui s'accrochent à leur siège et Julie la professeur nous demandait plus de moyens dans l'éducation mais sauf que aujourd'hui à cette année c'est la première année où le remboursement de la dette ça va être le premier euh le premier sujet du du PLF. Donc ça veut dire que votre argent va servir d'abord à rembourser le bilan des macronistes depuis 8 ans avant de rajouter des personnes dans les hôpitaux ou des professeurs dans les écoles.

Donc je suis désolé mais Marine Le Pen l'a très bien dit. C'est la rupture ou la censure. Monsieur le Cornu ne montre pas de rupture.

Je rappelle 19 milliards d'euros en plus d'impôts qui sont annoncés et donc on censure pour vous allez pouvoir les amend. Là je suis désolé mais là là il se moque de vous. Je je peux pas le dire autrement parce que il y a des lignes rouges qui vont être franchies du côté du PS. du côté des Républicains, du côté de chez nous.

Et dans ce cas-là, on pourra pas se mettre d'accord parce que ce n'est pas possible et arrêtez de leur faire croire que que c'est vrai. Vous cherchez juste à prolonger votre je sais rien du tout. Je vous moi je je tiens à préciser que la pureté du mandat et nous pas enfin je veux dire excusez-moi mais le rassemblement national est resté droit dans ses bottes du début à la fin.

Moi je me dédouine pas, mais quand vous dites que le seul bilan, c'est d'avoir des dettes, je veux rappeler aussi qu'on a tous ensemble traversé des crises ensemble et en fait ce qu'on a pu faire de maintenir justement pendant la crise Covid des emplois à flot des entreprises. Mais mais arrêtez en fait de de nier qu'on a réussi à faire des choix à ce moment-là que d'autres n'auraient pas pris et on aurait eu des défaillances d'entreprises mais vraiment beaucoup. On sait très bien en plus que la structure française quand il y a des des emplois qui se détruisent, ils se refont pas comme ça dans on a réussi à lutter contre le jaune.

Comme par magie tellement vous êtes bon mais les gilets jaunes, vous comprenez pas que cette colère, elle était là aussi avant et qu'elle est encore là. Mais donc les gilets jaunes, c'est pas c'est pas uniquement parce que c'est votre bilan vous avez été au pouvoir pendant 8 ans, vous avez fait des choix catastrophiques. C'est pour ça que les entrepreneurs nous disent qu'ils ont le couteau sous la gorge et que certains déposent le bilan.

C'est votre bilan, c'est votre politique. Les Français en ont marre et nous on on nous explique, vous avez fait barrager l'extrême droite. Étonnemment, nous sommes les seuls à appeler pour des élections à faire parler la démocratie et faire parler les Français.

C'est faux. Oui, mais les Français ont pas l'air opposés non plus au parlementarisme. Oui.

Ah bah euh, ils nous demandent de nous entendre justement et de discuter et de pouvoir changer les choses. Ils le disent mais enfin je je vous le dis, vous faites avoir si vous mais on a des Français qui se sont déplacés et vous le rappelayez massivement aux urnes en juin et juillet 2024. Aujourd'hui, ils nous disent en fait je n'y retournerai pas en fait.

Donc débrouillez-vous et en fait je ne retournerai pas voter. Le taux de participation ne sera jamais le même. Alors tout le monde veut prendre la parole.

C'est formidable. Julie, Julie, on vous a pas entendu depuis tout à l'heure. Oui.

Finalement à vous entendre, je finis par me demander si déjà une première question, comment est-ce que certains se sont se sont sentis alors je suis pas totalement au fait de la situation dans vos circonscriptions lorsqu'il y a eu la première dissolution mais il y a certaines personnes qui étaient élues a priori pour 5 ans et qui n'ont pas pu appliquer leur programme qui sont sentis en ballotage et qui ont pas pu tout mener ça a été un combat et pendant ce Elles n'ont pas pu mettre en œuvre pendant le temps de la campagne certaines choses. D'autres personnes qui s'étaient préparées à plus long terme à repasser 5 ans après, qui ont dû faire un programme rapidement et qui ont hérité d'une situation qui ne venait pas vraiment d'elle. Moi, j'aimerais bien avoir votre sentiment à vous en tant que élu par rapport à tous ces gouvernements.

Et puis aussi, une autre question beaucoup plus ouverte, est-ce que finalement on n pas une 5e République qui a été construite, je suis pas professeur d'histoire, mais qui n'a pas été construite pour éviter les instabilités comme on avait eu dans la 4e République qui ne serait pas finalement à bout de souffle et il faudait penser à une 6e République. Alors, quit à savoir, je sais que plusieurs partis ont leurs idées sur la 6e République. Hm.

Il y a même d'autres politiques qui veut lui répondre qui veut lui répondre ? Bien répondre. C'està dire que moi je débarque effectivement en 2024 suite à une dissolution sur une circonscription qui n'est pas du tout de ma couleur politique puisque moi j'étais la candidate de l'Union de la gauche.

C'est la première fois que sur ma circonscription, il y a une il y a une députée de gauche. Donc ce que ce qu'il faut comprendre c'est que quand vous êtes élu député, vous êtes pas sur un programme que vous que vous poursuivez. Vous avez un programme sur lequel vous avez été élu.

Donc nous c'était celui du Nouveau Front Populaire. Et ensuite à l'intérieur de ce programme, justement dans la commission et euh vis-à-vis de votre groupe, vous essayez de mettre en œuvre un maximum des engagements que vous avez pris devant vos électeurs en disant on va défendre par exemple bah l'abrogation de la réforme des retraites, on va défendre euh une taxe de ultra riches qu'on appelle plus communément là par exemple la taxe duman et cetera et cetera. Chacun a son propre C'est difficile de construire quoi que ce soit quand vous avez un gouvernement qui change euh régulièrement parce que vos interlocuteurs change.

Ce que vous avez réussi à mettre en place, à négocier avec votre interlocuteur, bah faut tout recommencer. C'est-à-dire que vous allez euh nouer euh des quand on est un député, vous discutez aussi avec votre ministre de tutelle. Par exemple, moi je suis à la commission des affaires étrangères, je discute avec Jean-Noel Barreau, je discutais aussi avec euh Mohamed Tanissoie sur les relations internationales, sur l'aide publique au développement.

Donc, vous allez construire un certain nombre de choses et vous allez faire des propositions des amendements en vue du budget. Là tarata, ça tombe, on refait, ça a changé encore une fois les interlocuteurs. Alors moi ça va le ministre des affaires étrangères c'est toujours le même.

Mais le secrétariat d'État aujourd'hui c'est Eléanor Carois qui était ma collègue députée. Bon elle vous a présenté tout le monde là hein. Non mais ce que je dis c'est pour que vous compreniez quand vous êtes un député c'est pas seulement le travail que vous faites à l'Assemblée, il y a aussi tout le travail que vous faites pour justement construire justement en circonscription mais aussi avec les différents ministères pour proposer des lois pour proposer des amendements en amont du budget et aussi qui voulait il y a Emmanuel qui voulait vous interroger.

Bonjour madame. Bonjour mesdames. Bonjour le micro bien devant la bouche.

Emmanuel vous êtes étudiante c'est ça ? Oui, je suis étudiante en droit et sciences politiques. J'ai l'impression que une des causes majeures de l'instabilité politique aujourd'hui, c'est le démantellement des partis à l'Assemblée nationale.

Euh et quand on vous parle, bah c'est ce qui c'est ce qui ressort un peu, que vous êtes pas d'accord et cetera. Euh et j'ai un peu étudié par exemple le cas de nos pays voisins, notamment l'Allemagne où il y a une réelle une réelle culture euh culture du consensus du consensus du compromis. Et en fait, on voit que l'Allemagne c'est une elle a une elle est extrêmement stable politiquement.

Euh et donc je voulais savoir s'il est enfin que penseriez-vous euh qu'à la place d'avoir 11 groupes parlementaires à l'Assemblée nationale, il ne serait pas peut-être préférable d'avoir que quelques parties davantage. Moi je alors très vite parce le nombre de groupes alors on l'a vu multiplier. Moi, j'ai été lu en 2016, on était pas on était vraiment moins nombreux que 11 groupes et on voit que c'est une difficulté mais c'est une possibilité dans nos institutions de les de les de les prendre.

Je voulais rebondir sur votre exemple sur l'Allemagne et on le voit aussi dans d'autres démocraties en Europe. Il y a quelque chose d'intéressant en Allemagne, c'est que vous ne pouvez pas présenter de motion de censure si vous n'avez pas un contrat de coalition. Par ailleurs, nous on dépose des motions de censure peu importe si on a pas de solution.

Pas de solution alternative. Bah, je trouve que ça c'est intéressant en fait de rendre de conditionner le fait de déposer une motion de censure pas seulement par rapport au nombre de députés vous arrivez à à à mettre mais de dire on s'est mis d'accord si la motion de censure est votée on a une solution de rechange parce qu'autrement c'est pourquoi pourquoi c'est la solution sa qu'on avait qu'une heure on avait qu'une heure ensemble et que l'émission est en train de toucher à sa fin moi je voulais je trouve que c'est des c'est des solutions qu'on doit on parle souvent de nos différences culturell on a en disant que pas juste pour casser et pour censurer censure il y a responsabilité contrat de derrière Anna le mot de la fin et bien écoutez je je vais je vais l'emprunter à l'une d'entre vous tarat je trouvais que c'était pas mal ça vous est ça vous ça vous est venu comme ça un peu un peu spontanément je trouve que je trouve qu'on en est là et qu'en effet on attend et ben on attend on attend de de vous et de et de vous messieurs dames que que quelque chose puisse puisse bouger mais pas forcément dans le sens de entendu par ceux qui nous gouvernent. Ça promet pour le budget hein dont l'examen commence dès la semaine prochaine lundi en commission taratata et vendredi ce sera dans l'hémicycle les séances publiques qui sera à suivre en direct sur LCP.

Je voulais vous remercier d'être venu ce soir sur le plateau de chaque voie compte. Je voulais vous remercier d'avoir participé au débat avec le public ce soir. Pour assister à l'émission vendredi prochain, c'est simple, vous pouvez flasher le QR code qui apparaît ici sur votre écran.

Lundi, vous avez rendez-vous à 19h30 pour lundi c'est politique avec Francis Leellier. Chaque voix compte revient mardi à 19h30. Je vous souhaite une bonne fin de semaine sur la 8 et je vous dis à mardi.

Ok. [Musique]