24H Pujadas du mardi 6 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 38 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:48OuverteRéponse directe
Quel regard sur les événements en mer Noire ?
- 1:47OuverteRéponse partielle
Pourquoi la hausse des arrêts maladie ?
- 5:28OuverteRéponse directe
Bilan des manifestations lycéennes ?
- 7:36OuverteRéponse directe
Les lycées sont-ils déshérités ?
- 26:45RelanceRéponse directe
Faut-il condamner les violences en manifestation ?
- 48:49OuverteRéponse directe
Approuvez-vous ce mouvement lycéen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:47Chiffre
« Désormais, la les arrêts maladies dans le secteur privé représentent 5,34 % du temps de travail. »
- 30:42Chiffre
« La France est largement au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, + 24 % + 35 % pour la seule filière générale. »
- 33:36Fait
« Il fait chaud dans les classes, il y a pas d'eau comme vous avez dit, il y a pas de papier toilette, c'est pas hygiénique. »
- 37:55Fait
« sont-ils vraiment déshérités ? parce que c'est bien qu'est-ce qu' quel cœur aujourd'hui du mouvement lycéen, c'est l'impression que qu'ils ont que l'héritage comptera plus dans leur vie que ne comptera leur formation scolaire. »
- 40:41Fait
« il y a des rats partout, on a l'impression que que la France entière est envahie par les rats. Ça n'est pas vrai, c'est inexact. »
- 44:36Chiffre
« 230000 lycéens en moins à l'horizon 2035. Démographie démographie de la démographie scolaire. »
- 50:42Jean-Michel BlanquerChiffre
« il faut rappeler qu'il y a quand même euh euh 6000 interpellations euh à ce stade, qu'il y a des centaines de blessés du côté des policiers, du côté des lycéens avec des lycéens qui sont sur le point peut-être de perdre un œil »
- 52:37Fait
« une jeune fille étranglée, une main arrachée. Mais on est on est quoi ? On est en France ici. On n pas des animaux. »
- 57:12Fait
« la réforme pour la première fois depuis 50 ans a remis de l'exigence »
- 59:36Fait
« tous les lycéens de France n'ont pas cours du lundi au vendredi de 8h à 18h »
- 1:04:46Chiffre
« ce chiffre a baissé de près de 10 %. On est descendu de 60 environ un peu plus de 50 % »
- 1:06:03Fait
« depuis 8 ans les affectations sont meilleures, plus rationnel, plus profitable aux jeunes »
- 1:10:02Fait
« c'est assez probable que les échanges sont réels »
- 1:17:46Chiffre
« 60 % des Français jugent que ces propos de Jordan Bardella sont graves »
- 1:17:46Chiffre
« 47 % des Français interrogés estiment que Jordan Bardella doit rester à son poste de président du Rassemblement national »
- 1:45:41Chiffre
« les économies de l'ordre de 20 milliards que le RN entend faire sur le système des retraites »
- 1:45:41Fait
« taxer les multinationales en fonction du chiffre d'affaires qu'elle réalise en France »
- 1:46:23Fait
« la règle d'or ne résout rien au fond »
- 1:47:08Fait
« le RN a insisté aujourd'hui sur la baisse des taux d'intérêt aujourd'hui même pendant qu'il présentait son projet de budget 0,1 % »
- 1:47:52Fait
« En 88, jeux Olympiques de Séou, ils avaient planqué les échopes devant deux viandes de chiens et de serpents en parlant d'aliments immondes »
- 1:49:14Chiffre
« la Corée du Sud est tombée à 0,72 enfants par femme, ce qui veut dire le taux le plus bas du monde »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonsoir et bienvenue à tous au sommaire. Ce soir, la crise, la stupeur et la crise dans l'Union européenne en quelques heures, trois navires commerciaux ont été bombardés en mer noire dans la zone maritime de l'Union. Il y aurait plusieurs morts. Les équipages sont recherchés, certains des équipages toujours recherchés en mer, inacceptable lance Bruxelles. Moscou est pointé du doigt. Que se passe-t-il ? Quels enseignements ? En France et au soir des manifestations la vérité sur l'état des lycées. Sont-ils oui ou non des hérités ? Y a-t-il oui ou non une dégradation ? Euh y a-t-il oui ou non une baisse des moyens ? Les questions et les réponses. À 19h notre invité. C'est
la première fois qu'il s'exprime depuis le début du mouvement. Le ministre de l'éducation du premier quinquen Jean-Michel Blanqu répondra à nos questions. Quel regard sur les événement ? Il sera avec nous tout à l'heure à 19h20. Caroline Fourest. Pourquoi Jordan Bardella choisit-il une stratégie jusqu'au bouhiste, celle de la négation qui risque contre lui nous dira-t-elle ? Pourquoi aussi les sympathisants RN ne semblent pas affectés ? Elle nous expliquera et puis à 19h30 comme chaque soir les parties prix. Ce soir et bien ce soir nous allons accueillir Antoine Auberdov pour le parti prix politique, François Langlais pour l'économie, Abnou Chalmani pour
l'international, place au débat. Vous allez vous faire votre opinion. C'est parti pour 24 he
l'image du jour. Toujours plus toujours plus de congé maladie. La hausse des arrêts qui continue qui est continue depuis plusieurs années se poursuit et marque un nouveau palier en 2025. C'est un baromètre d'une société de courtage d'assurance auprès de 3100 entreprises qui nous l'apprend, 3100 entreprises qui emploi 427000 personnes. Désormais, la les arrêts maladies dans le secteur privé représentent 5,34 % du temps de travail. C'est effectivement un seuil record. Dans le secteur public, le taux est
stable. on est à peu près à 5 % euh et c'est stable par rapport à l'an passé. Alors c'est une moyenne, il y a de fortes disparité entre les secteurs, entre les travailleurs. Mais euh évidemment, il y a le vieillissement de la population qui l'explique en partie. On travaille de plus en plus âgé au-delà. Il y a évidemment d'autres raisons euh lesquelles comment les experts s'affrontent depuis pas mal de temps là-dessus. Mais en tout cas, et c'est une tendance européenne aussi, toujours plus en arrêt maladie. Est-ce que le travail est plus pénible ? Euh est-ce que les salariés sont plus fragiles ? Toutes les explications sont
régulièrement avancées. C'est difficile de se faire une idée précise. Christian, je vois que vous voulez réagir. Non, il y a d'abord des pathologies qui n'existait pas. On nemployait pas il y a 15 ans le mot burnout à tout bout de champ comme on le fait aujourd'hui. Et puis il y a la question qui n'est jamais abordée, c'est celle du rapport au travail. Il y a une véusté dans les mécanismes de l'entreprise en France en particulier. Le rapport au travail est douloureux. Euh et d'ailleurs rejoint complètement le débat sur les retraites. Travailler, c'est souffrir quelque part. Euh mais on vous dit jamais que c'est aussi s'épanouir, qu'il y a des possibilités euh d'expression et aussi de
rémunération. Par exemple, on peut tout à fait imaginer une réforme complète de la distribution du capital pour des gens qui seraient plus motivés. Donc il y a une démotivation. Il y a des pathologies qui n'existaient pas avant. C'est quelque chose qui va être très difficile à enrayer. Un mot Isabelle ? Juste juste un mot. Je je effectivement c'est un problème général en Europe mais je crois que seul en France existe l'expression suivante : "Je me mets en arrêt." Il y a beaucoup de gens qui se mettent en arrêt dès qu'ils sont fatigués ou voilà. Donc on parle de ce rapport au travail. Je ne dis pas que c'est la majorité. Bien sûr, bien sûr que non, mais euh il y a il y a un problème de rapport au travail et et les Français l'ont en
quelque sorte inclus comme comme une comme une RTT, comme un droit comme un droit à ne pas travailler rapidement. Oui, très très rapidement. Moi ce qui me fascine, ce sont les différences. C'estàd que vous on a une statistique globale mais c'est pas la même chose dans le MI de la France ou dans le nord de la France. C'est pas la même chose dans les mairies ou dans les dans les entreprises. Voilà. Et donc il y a des causes sociologiques sans doute. Pourquoi il y a plus d'ar maladie à la à la mairie de Marseille euh que dans une entreprise euh dans une entreprise de la défense ? C'est une vraie question. Euh je n'ai pas la réponse mais en tout cas ça mériterait d'être discuté. Vous avez 4h. Bien entamons dans un instant les enseignements d'une journée de
manifestation d'une journée de blocage aussi. image en direct ici de la fin de la manifestation parisienne. On va se mettre plein pot comme on dit. Je m'adresse à Enora le merdi. Voilà, premier constat. D'abord, il y a sans doute une forme de soulagement ce soir du côté de l'Élysée où une réunion va se tenir tout à l'heure avec Sébastien Lecnu, avec le ministre de l'éducation et d'autres. Mais au soir de ces manifestations, dans plusieurs grandes villes, oui, euh c'est le moment de la dispersion à Paris, il y a les traditionnelles escarmouches, place de la nation, mais pour l'instant, soyons prudents, pour l'instant euh les
affrontements, les dégradations de masse ne sont pas constatées. Ça ça fait partie du petit jeu du chat et de la souris traditionnelle au moment des dispersions des défilés parisien. Deuxème constat, il y a eu du monde. Il y a eu du monde dans les rues. Vous l'avez suivi, vous l'avez appris si vous avez suivi notre édition spéciale. On est à 450000 personnes selon les organisateurs, 250000 selon le ministre, le ministère de l'intérieur, dont 56000 ici à Paris. On privilégie ces chiffres parce que traditionnellement ils sont plus proches du mécanisme de comptage des manifestants indépendants OPTA. Mais
quoi qu'il en soit, ça fait du monde. Ça fait du monde. Et puis par ailleurs, le nombre de lycées perturbés ou bloqué était en baisse ces derniers jours. Aujourd'hui, journée de mobilisation, mais plusieurs syndicats appelaient à défiler. Le nombre d'établissements est reparti à la hausse. Le nombre d'établissements touchés est reparti à la hausse. On compte ce soir près de 900 lycées perturbés dans toute la France. à l'échelle du pays, euh c'est un petit pourcentage. À l'échelle du mouvement, c'est une progression, il faut le noter. C'était en légère baisse jeudi, vendredi, lundi. Ça repart un peu à la hausse. Alors, on en tirera tout à l'heure euh les enseignements, on
reviendra bien sûr au direct s'il y a des affrontements, si ça tourne au vinaigre, vous serez tenu informé, vous ne moquerez rien. Mais sinon, on se penchera en particulier sur la réalité des moyens des lycées parce qu'on entend beaucoup depuis le début de ce conflit. C'est un des cœurs du conflit. Les lycées français seraient déshérités. Les lycées français seraient de plus en plus vétustes. Les moyens alloués aux lycéens, aux études en lycée seraient en baisse. Alors, c'est important d'établir la vérité. Évidemment, il y a une multitude de cas particuliers, mais c'est intéressant d'établir un constat général. On le fera et on en tirera les
enseignements. Gaz lacrymogène ici, c'est traditionnel, il y aura sans doute des grenades de désencerclement mais vous le voyez, on n'est pas dans les configurations qu'on a connu où il y avait ces face-àface particulièrement tendus. tout le monde pourra s'en féliciter. Bilan contrasté donc sans doute du point de vue du gouvernement, redisons-le. Pas d'affrontement important mais du monde dans les rues et beaucoup de lycées bloqués. Faudra voir ce qu'il en est demain. La suite du mouvement. Réunion donc ce soir à l'Élysée avec les ministres de l'intérieur et de l'éducation et Sébastien lescornu autour d'Emmanuel Macron. Mais d'abord d'abord donc disons quelques mots sur ce qui est en train de se passer en mer Noire. Est-ce un autre
avatar de la guerre hybride menée par Moscou ? En tout cas, on parle désormais de bataille naval, trois navires en 24 heures bombardés. H impossible pour l'instant de dire par qui. Mais tous les regards se tournent vers Moscou. Trois navires bombardés dans la zone maritime exclusive de l'Union européenne, en l'occurrence la zone roumaine en mer noire et la zone bulgare en mer noire. Réaction très vive de l'Union européenne. On attend d'un moment à l'autre une réaction sans doute de l'OTAN. Pour en tirer les enseignements, j'ai le plaisir d'accueillir le général Nicolas Richou. Bonsoir Nicolas, ancien commandant de la 7e brigade blindée, Isabelle Lasser du Figaro est avec nous. Bienvenue
Isabelle. On a le plaisir d'accueillir Christian Macarillon, éditorialiste international au point et radio classique et puis l'ami Jean-Dominique est là. Jean-Dominique Merchet, journaliste défense et internationale en particulier Alexpress. D'abord les faits que sait-on voici les indispensables avec Chloé Barbeau. Bonsoir Chloé, bonsoir David. Bonsoir à tous. Que s'est-il passé ? En 24 he to trois bateaux ont été attaqués par des drones en mer noire. Trois navires de marchandises. Celui-ci a coulé au large de la Roumanie. Il s'appelle le royad Mamadov. Il mesure 140 m de long. Au moins une personne est morte quand il a
coulé. Le second c'est l'alpha Wat de long. Il était rempli de céréales. Il bat pavillon togolais mais appartient à un armateur turc. Il est porté et disparu au large de la Bulgarie depuis cette nuit. Le sort de son équipage est donc plus qu'incertain. Aucun marin n'a été retrouvé, seulement une embarcation, trois radeaux de survie retourné et des gilets de sauvetage abandonnés. Enfin le troisème appelé Hable, 115 m de long, il transportait lui aussi des céréales, en particulier du blé. Il est immatriculé au Palaos, mais lui aussi était affraité par la Turquie. À son bord, 18 marins qui ont été
secourus, 11 turcs et se indiens. Regardez les toutes premières images des rescapés. L'un des marins témoignez-le.
Les trois bateaux ont été attaqués en mer noire, presque au même endroit. Le premier au large de la Roumanie, donc les deux autres au large de la Bulgarie à quelques kilomètres des côtes de l'Union européenne. Voilà, on est donc bel et bien dans ce qu'on appelle les zones maritimes, la zone maritime de l'Union européenne, Roumanie, Bulgarie. Qui est à l'origine de ces attaques ? Est-ce qu'on a l'information ? Tous les regards se tournent évidemment vers la Russie, mais on a aucune confirmation à ce stade. On ne sait pas d'où venaient ces bateaux, mais chargé de céréales. Il est possible qu'ils arrivent d'Ukraine. Aucune certitude à ce stade. Je l'ai dit, les drones n'ont pas encore été repêchés. Avant même la confirmation, les les réponses des autorités sont
alarmistes. Des événements hautement préoccupants pour la présidente de la Commission européenne. Une attaque inacceptable pour le Premier ministre bulgare. Rappelons que la Bulgarie comme la Roumanie font partie de l'Union européenne et de l'OTAN et que des accords de défense mutuelle nous lient à ces pays. Merci Chloé. Général Richou, premier commentaire. Est-ce que ça ressemble encore une fois à une nouvelle dimension de cette guér hybride de la Russie ? Oui, ça ressemble à une nouvelle dimension de cette guerre hybride qui pose toujours la question du seuil. C'est pas une véritable attaque de char qui franchit la frontière comme en 1939 40. Ça se passe dans la zone économique exclusive de de ces deux pays. C'est
quoi ? les 200000 marins où ils ont une souveraineté exclusive sur tout ce qui est économique mais qui reste une zone de navigation libre. Donc vous voyez, il y a il y a toujours une zone un petit peu qui qui les appartient qui leur appartient sur le plan économique mais qui est pas tout à fait leur leur z leur zone territorial qui s'arrête à 12000 marins. Vous voyez ? Donc on est toujours dans cette entre les deux entre les deux. Donc il y a pas de il y a pas de signature. Qui sait en fait qui a fait ça ? On pense tout de suite effectivement à la Russie. Il y a au moins deux bâtiments sur trois qui transportaient des céréales. Or les céréales, on voit bien que ils arrivent d'Ukraine et cetera. Donc ils ont c'est eux qui ont intérêt à le faire. Ils ont
il y a des drones marins et des drones aériens visiblement qui ont été utilisés. Pour le moment, on n pas comme à XX voulait on on n pas encore accusé la Russie tous les pas le smoking gun comme disent les Anglox. il arrive quand même de l'est si vous voulez mais on est on est encore dans cette zone grise de la guerre hybride dans laquelle finalement on ne sait pas si on est en paix si on est en guerre ce sont des bâtiments qui ne sont pas européens en soit il y a un bâtiment turcos et cetera, too. Donc c'est pas forcé franchement l'Union européenne qui est attaquée et donc la Russie joue là-dessus aujourd'hui et et et pousse leur pion pour voir jusqu'où on est capable d'aller sans réagir.
Est-ce que vous pensez que Moscou s'il est confirmé qu'il s'agit bien d'un bombardement russe que c'est une agression contre l'Union européenne. Vous l'avez bien dit, les bateaux ne sont pas européens mais la zone, elle est européenne. Donc c'est une que le font en connaissance de cause. Bien entendu, il teste il teste où se situe le seuil ? Toujours la notion de seuil. Où se situe le seuil du conflit, de la guerre, de la conflictualité. Il nous teste às il teste avec des drones qui survolent la Lituanie. Maintenant, il commence à Il y a eu des drones d'ailleurs en Roumanie, me semble-t-il dernièrement. Et et donc il teste pour voir notre réaction. Et jusqu'où euh c'est
acceptable. Donc voilà. Donc c'est à nous maintenant de placer le curseur au bon moment pour pouvoir les dissuader au bon endroit pour pouvoir les dissuader. Bon, on verra tout à l'heure ce que pourrait être cette dissuasion. Mais premier commentaire Isabelle, écoutez euh euh Jean-Ive Ledrian, l'ancien ministre de la défense et des affaires étrangères, a une une jolie formule la semaine dernière. Il a dit "Nous ne sommes pas en guerre mais nous ne sommes plus en paix. Cet état risque de durer jusqu'à ce que un jour l'article 5 soit déclenché parce que le niveau d'attaque de la Russie aura franchi euh un seuil que les pays européens ne jugeront qu'il n'est plus possible de tolérer. En attendant, Vladimir Poutine dans son discours
récent à Valill de 3h20, je crois, a clairement annoncé la couleur en disant que il préparait sa population à une guerre longue, que il s'en prenait légitimement au pays de l'OTAN et à ceux de l'Union européenne et que les seuls responsables de la situation de guerre dans la région étaient l'Ukraine et ses alliés occidentaux. Euh la couleur est aussi annoncée depuis euh 24 heures par certains propagandistes et certains officiel à Moscou qui commence doucement à diffuser une une drôle de musique en disant euh qu'ils ont trouvé des nazis entre guillemets dans les pays baltes. Alors les nazis euh quand on est à Moscou normalement ce sont les
Ukrainiens. C'est comme ça que la guerre a été la guerre de Moscou a été justifiée. Donc on commence à entendre le même discours vers les pays baltes. On voit bien pour résumer que Moscou amplifie sa guerre, que son objectif est à la fois de déstabiliser l'Union européenne et l'OTAN et d'essayer de provoquer une rupture de l'aide occidentale à l'Ukraine, ce qu'elle a pour l'instant échoué à faire. Et c'est vrai que la limite euh enfin t tous les tous les jours en fait il y a ce type de de d'événement arrive désormais tous les jours. on le commente quasiment une fois par jour, mais la limite monte monte y a une tension et et on a l'impression que la Russie va aller jusqu'au bout parce
que dans la tête de Vladimir Poutine et dans son discours aussi d'ailleurs les les Européens sont faibles et ne répondront pas aux attaques de la Russie. Et là, il y a des morts, il faut le rappeler, il y a des morts. Alors, c'est pas des morts euh de l'Union européenne, mais ça se passe, on l'a bien dit, dans une zone commerciale exclusive. Euh, allons à la deuxème question. Oui, Jean-Dominique. Oui, enfin je vous en prie. Allez-y. Non, la deuxième question, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on devrait faire ? Quels seraient les moyens de dissuasion dont parle le général Richou ? C'est c'est compliqué votre votre question. Euh moi ce qui Mais je je vais y répondre. Vous avez dit ça ne concerne pas l'Union européenne ? Oui, mais ça concerne l'OTAN parce que la Turquie est
membre de l'OTAN. Et ça c'est la grande question que je n'explique pas, c'est pourquoi la Russie s'en prend à des navires qui sont en fait des navires turcs qui font de la lésion avec la Turquie avec des équipages turcs alors qui sont sous pavillons qui sont sous pavillons internationaux mais tout le monde fait ça. Et ça vraiment pour moi c'est une question parce que la Turquie par exemple continue à avoir des relations avec Moscou. C'est même le lieu où des négociations éventuelles pourraient avoir lieu. Euh c'est aussi euh le le un pays qui n'est pas totalement dans les sanctions européennes. Le le les gens qui viennent en depuis la Russie de Moscou en avion, ils passent souvent par euh Istanbul. Ils font Moscou Istanbul, Istanbul, Paris ou Londres ou Berlin. Et donc là,
ils se sont pris à des navires à des intérêts turcs peut-être avec des morts turcs. Or la Turquie est quand même membre de l'OTAN. Je crois qu'il y a au moins un mort turc puisque le capitaine du premier bateau était turc. Donc sujet, je comprends bien que les Russes ont un intérêt stratégique à bloquer les exportations ukrainiennes. D'ailleurs, c'est pour ça qu'il bloque le port de dessa depuis le mois de juillet, rappelons-le, fin juillet, le port de dessa est globalement bloqué. Donc il y a des contournements. C'est sûr que une partie de ces contournements passe par la Bulgarie et la Roumanie à bord d'un navire turc. Donc après, qu'est-ce qu'on fait ? Et ben c'est compliqué parce que effectivement d'abord je pense qu'il faut qu'on soit capable de désigner le
responsable c'estàd qu'il faut que les services de renseignement aient la et d'enquête et la capacité à dire voilà ce qui s'est passé voilà qui a attaqué comme à la psiche et là ce que nous dit Chloé c'est qu'il faudra vraisemblablement attendre d'avoir repêché les drones et si ce sont des drones shaed par exemple à ce moment-là on saura qui est derrière voilà voilà et la priorité des priorités, c'est de savoir exactement ce qui s'est passé, qui a fait quoi, d'où ça partait, exactement ce que les Allemands ont réussi à faire à laich en disant bah voilà, on a identifié les deux gars qui étaient dans l'opération. Après, c'est une décision politique. Est-ce qu'on fait des réactions al on peut toujours faire des protestations, expulser trois diplomates, faire un 25e
ou 27e train de sanction. Il y a un moment, il va falloir qu'on montre les dents ou les griffes. H mais ça euh alors comment est-ce qu'on montrerait les dents ou les griffes ? pardon d'insister mais c'est vrai qu'on a du mal à toucher ça du doigt. Christian, il faut travailler. Bon, d'abord, je voudrais faire une remarque sur cette opération. Si vous prenez le fil des événements depuis plusieurs semaines, vous avez eu des agressions aériennes avec des franchissements d'espace nationaux aériens, en particulier dans les pays baltes. Puis vous avez une opération terrestre, au moins une majeure qui est celle de Leipsy. Et là, vous avez une opération navale, terre air mer. C'est assez complet. Ça veut dire que c'est construit, ça veut dire que c'est pensé, ça veut dire que c'est
préparé, ça veut dire que c'est élaboré. C'est élaboré de façon assez pardon de cette expression mais remarquable sur le plan opérationnel puisque c'est des pavillons de pays qui font pas partie ni de l'OTAN ni de l'Europe. Togo, les îles palaos en micronésie. Donc ça aussi ça prouve que tout ça est consciemment pensé et recherché. Et puis c'est effectivement à 75000 à peu près des côtes, c'est-à-dire dans la ZE, la zone économique exclusive, mais pas dans les eaux territoriales de façon à ce que on puisse pas incriminer un cas de guerre quoi. Donc ouvertement. Alors comment on peut l'appliquer à tout ça ? Pardon ?
Moy les moyens. Non, pardon, je vous interrompu. Vous en arriviez à ce point ? On peut pas répliquer place pour place. Il faut imaginer une réplique globale avec des mécanisme on en a parlé ici autour de cette table. Par exemple, il y a encore beaucoup de Russes qui viennent des touristes avec des visas qui leur sont accordés. Il y a encore beaucoup de facilités commerciales qui existent. Euh il y a encore un catalogue de rétorsion qui n'est pas utilisé sur le plan économique, sur le plan juridique. Nous pouvons tout à fait euh augmenter la dose. Et puis il faut imaginer d'autres théâtres d'opération
que l'Europe. On a parlé par exemple de l'Afrique où il faut tacler peut-être Wagner qui a une vertu majeure. C'est pas l'État russe, ce sont des milices à part. Donc ce n'est pas un cas d'agression caractérisée si on les taclait quelque part en Afrique, là où ils font tant de mal aux populations locales et à la stratégie globale. Donc il y a des possibilités mais il faut se réunir et fabriquer. On a su faire des coalitions ADOC pour différents sujets contre Daesh par exemple. Euh il faut faire une coalition adoc pour répliquer de façon méthodique
euh à ces agressions déguisé à peine déguisé de la Russie. Et pour vous euh Nicolas quand vous disiez moyen de dissuasion, coalition adoc Christian, qu'est-ce qui les empêcherait et pourquoi faire des coalition ? Là, il faudrait une véritable surveillance navale et aérienne coordonnée soit de l'Union européenne ou de d'une coalition des volontaires puisqu'on en parle donc voyez la conction volontaire elle existe. Alors on nous parle toujours c'est après en Ukraine et cetera, mais pourquoi est-ce qu'on l'utiliserait pas pour ce genre de chos là puisqu'on est sur le B c'est pas le territoire de l'UE strict au sensus vous voyez on est toujours à la frontière un peu floue de cette affaire là les zones sont internationales les eaux en surface sont internationales c'est la la navigation
est internationale. En revanche, le l'exploitation économique est exclusivement réservée à ces pays Rivrins, Roumanie et Bulgarie. Voyez qu'on est toujours dans ces zones-là. Donc, il faudrait quand même avoir un espèce de commandement de cette zone-là dans lequel euh euh on soit capable de de reposter œil pour œil d'emp pour dissuader. Ah ben évidemment là, Oui. Alors là, quand on parle de skyld et cetera, il faudrait euh on est capable avec euh euh de avec tout ce qui est euh euh spatial, euh ce qui est radar et cetera, de de faire un certain nombre de choses, encore faut-il le vouloir. Et ce qui est notre problème aujourd'hui en Europe, et bien c'est un problème de volonté. C'est pas un problème de capacité militairement. on est capable de faire des tas de choses parce que on est
nombreux, on est une armée même le si on exclu les Américains, on est une armée aussi nombreux que les Russes. On a 1 million 1 million et demi de personnes. On a des matériels qui sont parmi les plus modernes du monde mais ce qui manque c'est la volonté. Et tant qu'on aura pas cette volonté et bien il ils nous testent ils nous testeront pour voir jusqu'où ne pas aller. Voilà. Mais ils auront toujours plus loin tant que on les aura pas testé. Je pense qu'il faut répliquer un moment, c'està-dire qu'il faut mordre. Voilà, on n'est pas obligé de le faire à découvert. On n'est pas obligé de dire "Regardez, c'est nous qui le faisons." Mais on peut leur couler un ou deux navires euh ou leur saboter deux trois installations cybernes sans forcément dire qu'il s'agit d'une
Ah mais alors là, on sait vraiment pas qui a pu faire ça. Faire comme eux quoi. Et pour vous, Isabelle, faire comme eux aussi. Faire comme eux. Trois navires touchés. Trois navires touchés. On vous on vous entend aucune origine. On ne mais on sait pas. Ah ouais, peut-être qu'ils ont peut-être qu'ils sont tombés sur une mine que vous aviez posé pendant la guerre de le message le message sera entendu. C'est le seul moyen de les freiner. Ouais. Et pour vous Christian, euh je pense qu'il faut être prudent dans cette démarche-là pour éviter l'escalade. Non, je pense qu'il vaut mieux qu'on invente quelque chose de typiquement européen qui est susceptible de d'inquiéter les Russes. Je répète, l'idée d'une coalition adaptée à la défense de notre espace, de nos espaces
européens, maritimes, terrestres et aériens est tout à fait essentiel. Je rappelle que l'OTAN dispose d'une suprématie aérienne énorme sur la Russie. Mais je dis bien énorme. Il suffirait de 76 he pour vitrifier tout ce qui est aérien en Russie et l'anéantir. Nous ne savons pas faire valoir ces arguments-l face aux agressions de la Russie. Merci à vous de nous avoir éclairé sur ces sujets, mais c'est vrai que voilà, c'est un seuil de plus, c'est un cran de plus dans cette guerri hybride, pas s'il faut l'appeler comme ça, que mène semble-t-il Moscou ? On a vu qu'il y avait pas encore de certitude mais tous les chemins en ce moment semblent mener à Moscou. Bien, on en vient à
l'actualité française. L'actualité française avec ce qui est en train de se passer. Donc d'abord un coup d'œil place de la nation et disons-le, il y a une forme de soulagement. Je le disais tout à l'heure, la manifestation parisienne s'achève. Il y a encore un peu de monde sur la place de la nation, mais de fait la dispersion est en cours. On a évité les affrontements importants. Retenons rapidement les enseignements de cette journée. Il y a eu du monde dans les rues. Il y a d'abord eu du monde dans les rues des grandes villes, des régions. Selon les préfectures, on cite les chiffres des préfectures, je le rappelle, parce que c'est les plus proches traditionnellement des observateurs impartiaux OPTA. 20000
personnes euh à Lyon, 13500 à Toulouse, 9500 ici à Rennes. Ça a été quelques-unes des grandes ville de mobilisation. Et puis Paris, je vous le disais évidemment, 56000 56000 personnes qui ont défilé jusqu'à cette place de la nation qu'on observait tout à l'heure. Donc qui ont défilé sans incidents majeurs. Au total, 256000 personnes selon le ministère de l'intérieur qui a fait les additions. Il y a eu du monde dans les rues avec très souvent les parents au premier rang, les parents qui ont déclaré vouloir agir pour la sécurité de leurs enfants. Alors, parfois, il s'agissait de surveiller les enfants, parfois il s'agissait de
dissuader peut-être aussi une répression redoutée en tout cas par ces mêmes manifestants. 450000 selon les organisateurs, il y avait du monde et il y a eu près de 900 lycées perturbés ou bloqués. Et je le disais tout à l'heure aussi, cette ce chiffre repart à la hausse. Dans un instant, ce sera un événement. Jean-Michel Blanquer nous rejoindra. Il a été le ministre de l'éducation peut-être le plus réformateur de ces dernières décennies. Il l'a été pendant 5 ans, pendant tout le premier quinquen d'Emmanuel Macron, on l'a pas encore entendu depuis le début de cette crise. Donc, ce sera un moment très intéressant. Mais juste avant, posons une question simple. Les lycées français dont l'État est souvent
pointé du doigt par les manifestants sont-ils déshérrités ? Est-ce qu'on a laissé nos lycées et nos lycéens d'une certaine manière à l'abandon en ce qui concerne la rénovation et puis en ce qui concerne les budgets, en ce qui concerne les moyens à loués au lycée et aux lycéens ? C'est cette question qu'on va maintenant aborder de front. On va apporter des réponses, peut-être qu'elles vous surprendront et on va les commenter avec autour de la table François l'anglais qui est d'ors et déjà avec nous. Bonsoir François. On a le plaisir d'accueillir Laurence Rossignol, sénatrice PS du Valdemarne. Bonsoir. Je pense que votre temps de parole sera décomté du candidat Raphaël Gluxman. En tout cas, c'est votre candidat. Si on doit le décomter à quelqu'un, je préférais que ce soit lui qu'on le
décomte en effet parce que c'est lui que je soutiens. Voilà, c'est votre candidat pour la primaire PS. On a le plaisir d'accueillir Guillaume Rocket, directeur de la rédaction du Figero Magazine. Bonsoir Guillaume. Et puis on a le plaisir d'accueillir Antoine Aberdof, journaliste au service politique de l'opinion. D'abord donc les faits, voici les indispensables avec Pierre Barbin.
Bonsoir Pierre, bonsoir David. Bonsoir à tous. Premier point, commençons par le tableau d'ensemble, le budget du ministère de l'éducation pour les lycées. Pour les lycées. Les lycées sont-ils des hérités de fait ? D'abord sur le nombre de lycéens, la France en compte un peu plus de 22600 toute filière confondue. Chaque année, l'État dépense donc presque 32 milliards d'euros pour ce secteur. Cela représente en moyenne 14000 € par élève, qu'il soit dans un lycée général ou un lycée professionnel. Cela comprend essentiellement le salaire des enseignants, mais aussi certains
équipements. Alors, la France est largement au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, + 24 % + 35 % pour la seule filière générale. Donc non, les lycéens français ne sont pas particulièrement défavorisés. Voilà, c'est un point important de rappeler, c'est un budget global. En ce qui concerne les bâtiments à la charge des régions, il faut rappeler ce qu'on a souvent entendu, des bâtiments délabrés, des condition d'étude déplorable, y a-t-il oui ou non une tendance à la dégradation pour les bâtiments ? D'abord sur le budget annuel global, il s'élève à 6,9 milliards d'euros pour les régions. Donc c'est plutôt stable sur les dernières années. Cela peut varier
selon les régions. Bien sûr. Arrêtons-nous sur l'Île-de-Fance, épicentre du conflit. Elle consacre presque 2 milliards d'euros, 1,9 milliards précisément de son budget au lycée, surtout pour les investissements et l'entretien des lieux. 468 établissements publics, environ 550000 élèves, soit 4000 € par an et par élève. En plus de cela, Valérie PCR, présidente de la région Île-de-Fance, fait aussi valoir qu'un grand plan de rénovation a été adopté en 2017. Plus de 6,6 milliards d'euros étalés sur 10 ans, notamment pour la rénovation, la maintenance. Cela concerne aussi la
construction de nouveaux lycées. Et ce bilan Valérie PCress, elle le défend bec et ongle. Voilà ce qu'elle dit. Quand je suis arrivé en 2016, il y avait 200 lycées poubelles. Sur les 468 lycées publics, 360 ont été reconstruits ou rénovés. Je suis triste de voir des gamins qui cassent aujourd'hui ce que j'ai réparé. De nouveaux lycées sont d'ailleurs en train de sortir de terre. On peut citer l'exemple de Romainville en scène Saint-Denis, investissement de 54 millions d'euros pour accueillir 800 élèves. Ouverture prévue à la rentrée 2028. Pourtant, pourtant Pierre, certains
lycéens disent et montrent parfois téléphone portable à l'appui que leurs lycées sont en piteux état. Oui, c'est un fait et il est incontestable. Premier exemple, le lycée Paulard de Saint-Denis. Régulièrement, élèves et professeurs diffusent ces images sur les réseaux sociaux avec des fuites d'eau par dizaines, des sols détrempés, des faux plafonds qui s'effondrent, des fenêtres mal isolées. Parfois même il filment le des rats le long des couloirs. Écoutez, à ce sujet cet étudiant. Il fait chaud dans les classes, il y a pas d'eau comme vous avez dit, il y a pas de papier toilette, c'est pas hygiénique. Là, on commence à rentrer dans une
période qui est assez froide. On n pas de foyer pour se réfugier au cas où si tu as froid parce que je demande au gouvernement juste changer tout ça, nous nous mettre dans des bonnes conditions pour travailler parce que moi j'ai un bac à passer quand même là cette année. J'ai j'ai envie d'avoir mon bac. Bali Bagayoko lui-même est allé soutenir les lycéens de sa ville devant l'établissement. Sauf que depuis la rentrée, des travaux de rénovation ont commencé dans ce lycée. Mais ça, le maire de la ville semble l'avoir oublié. Écoutez-le. Justement, le fond sont les moyens notamment. La présidente LR de la région Île-de-France, Valérie PCR, s'assure qu'une rénovation complète du lycée Paul
et Luarard où vous étiez est en cours 45 millions d'euros. C'est vrai ou pas ? Ben 45 millions, moi je l'apprends. Je dis juste une chose, en tant que maire de la ville, jamais je n'ai été saisi d'un courrier officiel de la présidente de région dont j'ai appris pas prévenu. Elle m'a comme d'ailleurs elle ne m'a pas prévenu quand elle s'est présenté hier à Saint-Inis vers 17h35. Les services de la région font font au contraire valoir qu'en tant que maire de la ville, il était au courant et qu'il a été associé à ce chantier. Deuxème exemple, cette fois le lycée Marcelin Bertelot de Pentin avec là encore des images des images postées avec des sanitaires hors d'usage, sans lumière, sans verrou sans papier toilette et dans les couloirs des murs décrépis. Confrontés à ces images, la région fait
valoir que c'est à chaque établissement de gérer son budget. 3è exemple, le lycée Jacques Brê de choisi le roi, lui aussi en grève, lui aussi bloqué, victime d'inondation récurrente avec ses images de faux plafond effondré. Là encore aussi ces rats dans les couloirs ou des salles de classe inondées, des murs remplis d'eau. Les élèves ont même tourner ce film pour tourner en dérision leurs conditions de travail sans chaises, sans table, sans chauffage. Sauf que ces images ont été tournées il y a 2 ans dans le lycée Blessars de de Sevran, aujourd'hui il est en cours de rénovation. La région parle d'un investissement de 2 millions d'euros
insuffisant pour les élèves qui bloquent malgré tout le lycée. Merci Pierre. Alors, c'est intéressant de voir précisément ce qu'il en est au global et puis des cas particulier. Ça veut pas dire qu'il y a pas des lycées, soyons clairs, où les conditions d'étude sont difficiles. Mais François, est-ce qu'on peut dire que ça n'est pas globalement en tout cas un problème de moyen ? Écoutez, j'aurais tendance à dire en fait, ce sont les problèmes classiques de la dépense publique française, c'est-à-dire un rapport qualité- prix qui n'est pas bon à cause de vous savez, c'est les fameuses BCD, les trois initiales, bureaucratisation, confusion des responsabilités et dispersion des crédits. Bien souvent, c'est c'est ça qui pêche. Ce qui est troublant effectivement,
c'est ces comparaisons au CDE qui ont d'ailleurs été pointées à l'instant où on voit que on est sensiblement au-dessus. Alors, il y a des éléments structurels, notamment le fait que on a des professeurs plus âgés, on a pas mal de retraités. Les retraites, ça compte làdedans, hein. Donc c'est moins le cas dans les autres pays européens. Là, c'est sur les postes et parfois les postes vacants, hein. Oui, tout à fait. Et euh mais mais pour le reste euh probablement ça tient euh à l'organisation de notre cycle de scolarité qui si on croit le CDE est très complexe euh a développé un grand nombre d'options avec euh des plages d'horaires très étendues. Tout ça coûte cher et et surtout quand on quand on regarde le
résultat parce que on ne peut pas ne pas mettre en en regard ses dépenses avec les résultats. Alors, je sais bien que le classement PISA ne répond pas à cette génération là et cetera. Sans doute on va quand même globalement, on a un système qui est moins performant qu'avant. Voilà. Et quand on pose la question sont-ils vraiment des hérités ? Il y a beaucoup de causes sans doute à ce conflit invoqué par les lycéens eux-mêmes. Là, on parle du bâti, on parle des établissements, on a choisi un axe, on parle pas de tout, on parle pas du moral des lycéens notamment et beaucoup d'autres choses. Laurence Rossignol, commentaire sur ces chiffres. Non, mais c'est amusant que vous ayez choisi le mot. sont-ils vraiment déshérités ? parce que c'est bien qu'est-ce qu' quel cœur aujourd'hui du
mouvement lycéen, c'est l'impression que qu'ils ont que l'héritage comptera plus dans leur vie que ne comptera leur formation scolaire, leurs diplômes et leur capacité à par eux-mêmes sortir de leurs conditions ou tout simplement avoir la même condition que leurs parents. Donc c'est bien une question d'héritage. Il y a quand même des J'entends tout ça sur les les coûts les bâtiments, c'est une des question b Oui, les bâtiments et les bâtiments, il y a pas que les bâtiments, il y a aussi le coût global par lycéen. Il y a visiblement une grosse opération de communication, ça a du fosfor que je sais comment ça marche. On prend toutes les dépenses, on les coalise, on divise et c'est comme ça qu'après on arrive à avoir un budget qui est un budget transversal. Donc c'est ce que
je crois que c'est un calcul de l'OCDE hein, il me semble. Oui, enfin que c'est un calcul de l'OCDE. Je j'entends bien tout ça. En fait, il y a des établissements qui sont neufs, en bon état, jolis, aux normes environnementales. Il y a des établissements qui g qui datent des pires années du bâtiment, c'est-à-dire les années 70 80 quand on faisait encore des bâtiments qui étaient sans rapport avec la compréhension de ce qui nous attendait sur le plan environnemental. Il y a des dégradations, il y a des bâtiments qui sont dégradés. Donc en fait la condition des lycéens, elle est pas la même dans le bâti d'un établissement à l'autre. Moi, je vois à une station de de ROR prêt dans mon propre département, vous avez deux lycées, c'est pas la même sociologie. Et
en plus souvent tu as des vous avez des cartes scolaires qui aggravent la ségrégation sociale des élèves dans les établissements. Donc il y a des momes effectivement qui sont dans des mauvaises conditions d'étude. Et puis après, il y a tous les lycéens, quelle que soit la qualité de le du bâti de leur établissement et c'est quand même pour ça aussi qu'ils sont dans la rue qui sont en mouvement pour dire c'est quoi ce que qu'est-ce on va c'est quoi notre avenir et ces essens là c'est pas que le bâti le bâti compte mais c'est aussi les profs pas remplacés ça ça n'arrive pas que dans les voilà on se penchera bientôt sur cette question pour être précis là aussi parce que c'est bien toujours d'évoquer les faits Guillaum commentaire à vous alors peut-être deux commentaires.
D'abord, est-ce qu'on met assez d'argent dans les lycées ? La réponse est globalement oui. On l'a vu avec vos chiffres et même quand on prend en compte le dans le budget de l'éducation nationale ce qui part aux retraites, une fois qu'on a enlevé ça, on est dans la moyenne de l'OCDE. Pour autant, existe-t-il des lycées en mauvais état ? Oui, mais il semblerait que ce soit à peu près 10 % du C'est beaucoup trop bien sûr, mais c'est sur cela qu'on se focalise et il y a quand même des éléments de langage qui semble-t-il sont tout à fait bien assimilés par je sais pas si vous les appelez les manifestants ou les ou les émettiers, ça dépend un petit peu de leur profil qui disent il y a des rats partout, on a l'impression que que la France entière est envahie par les rats. Ça n'est pas vrai, c'est
inexact. Maintenant, il y a une réalité qui est que euh la situation n'est pas la même d'abord d'un lycée à l'autre, ensuite entre la filière professionnelle et la filière générale. On les les élèves se plaignent d'être trop nombreux. C'est vrai que là pour le coup, on fait moins bien que la moyenne européenne en terme de nombre d'élèves par classe dans euh la dans la filière générale avec autour de 30 élèves. En revanche, ce qu'on dit moins, c'est que la filière professionnelle, c'est 18 élèves par classe en moyenne et c'est une filière qui bénéficie de beaucoup d'investissement. Et c'est normal parce que quand vous faites des cours de mécanique ou d'électricité, vous avez besoin de plus de matériel que pour des pour des cours de philo. Donc euh la réalité, elle est complexe. Et moi, ce
qui me gêne dans ce mouvement au-delà des casseurs, au-delà du fait que euh ils foutent le feu au lycée probablement le plus le plus écolo de France, le plus moderne, le plus le plus durable, le plus tout ce que vous voudrez, c'est-à-dire le lycée Nelson Mandela de Nant, c'est quand même une drôle de réaction. Au contraire, ils devraient tous applaudir en disant "Bah voilà, là on fait des efforts." Non, ils y mettent le feu, ça pose un problème. Mais au-delà de ça, ce qui ce qui me gêne, c'est cette espèce de caricature de généralisation qui donne le sentiment que les lycées en France, c'est le tiersmonde. Or, ce n'est pas vrai. Antoine, c'est votre sentiment aussi à la lumière de ces de ces faits. Et ben, je m'arrêterai sur le dernier mot qu'a prononcé Guillaume à savoir ça
donnerait le sentiment qu'on est dans le tier monde. Moi je pense qu'il y a une idée à combattre, c'est que il y aurait une rupture d'égalité entre les établissements en fonction du département où vous êtes et il n'est pas innocent évidemment que l'on parle systématiquement de la Sain Sandis. On fait une focale sur la Saint-Esnis qui donne la possibilité aux insoumis de dire que si on traite les lycéens de Saint-Sand comme ça, c'est parce que ce sont des enfants issus de l'immigration sous-entendu dans la bouche de certains par exemple, j'entendais encore Bali Bagayoko tout à l'heure en parler de souffran que l'on traiterait comme on ne se permettrait de traiter aucun autre enfant. Ce que je veux dire c'est que la clé de répartition des crédits alloués à
l'éducation nationale elle ne se fait pas sur cette base là. Nous sommes en France, elle ne fait pas sur il y a pas de certains départements qui ont plus que d'autres. Non mais aller voir l'état du bâti scolaire dans certains département ruraux, moi en l'occurrence je suis hier soir mais aller dans le puit d'homme, dans le Cantal, dans la Creuse, je ne crois pas que les enfants de ces départements aient beaucoup à envier leurs camarades compatriotes du 93. Donc ce je le dis parce que ce poison euh racialiste est en train de se diffuser. Le les le traitement qui vous est réservé en Saint-Sin à Lua à Pentin sur les images que l'on voit, il est indigne. Personne tout le monde en convient. Tout le monde en convient et ce devait ce devrait être une cause nationale que
de relever ce bâtis scolaire là, de le rénover. Maintenant, il y a parce que c'est un peu l'élément de langage de dire les revendications des lycéens sont légitimes. C'est ce qu'on c'est qu'on commence ce qu'on commence toujours par dire. Peut-être faut-il s'interroger sur un certain nombre de choses. Premièrement, les conditions d'apprentissage dégradé que nous voyons sont-elles à l'origine ou pas de la baisse du niveau scolaire ? C'est pas forcément évident. Il y a également les méthodes d'apprentissage. Voilà, pour ceux qui ne sont avec nous que maintenant, c'est important. Mars 2024, c'est qu'il y a un certain nombre de ces lycées qui ont de fait été rénovés. On est dans des images qui ont 2 ans et demi. Pardon, je vous ai interrompu. Deuxième lieu commun à mon
avis qu'il faut s'interroger et puis apparemment Sébastien Lecornu va convoquer un temps de démocratie scolaire. Donc autant que cette palabre serve à quelque chose. On est au devant d'une baisse de la démocratie scolaire 230000 lycéens en moins à l'horizon 2035. Démographie démographie de la démographie scolaire. Surtout pas de la démocratie. Nous avons besoin. Mais la démocratie n'a rien à voir. Et bien cette baisse de la démographie scolaire doit être l'occasion de savoir ce que vous nous voulons faire de ces 230000 lycéens en moins à l'horizon 2035. Moins d'étudiants par classe, certainement aussi des profs euh non renouvelés et il ne faudra pas céder à la démagogie là-dessus. Tous les profs, tous les départs en retraite ne pourront pas être renouvelés. Et dernier élément
sur lequel à mon sens et peut-être des salaires un peu augmentés aussi et des salaires évidemment revalorisés a moins de postes puisquil y a moins d'élèves pour des métiers trop peu attractifs. Et enfin dernière dernier peut-être élément sur lequel il ne faut pas céder à la démagogie, j'entends dire que la suppression de de parcours sub serait de nature à satisfaire la plupart des manifestants et à les faire et bien euh euh rentrer euh dans leurs établissements. Peut-on s'interroger sur les faits qu'il a eu la massification, la démocratisation à outrance de l'enseignement supérieur ? Parce que ceux qui demandent euh la euh suppression pestble de parcours sup veulent créer 100 1500 pourquoi pas plac supplémentaires à l'université. Pourquoi faire des LLIN de sociologie, de droits
d'étudiants que nous entretiendrons dans de fausses promesses et qui derrière nous feront payer le fait de leur avoir menti ? Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne voie. Bon, pour l'instant, c'est vrai qu'on est focalisé. vouliz rajouter un mot Guillaume sur la question du bâti parce que c'est une des questions, on peut pas si on aborde tout on aborde rien. Voilà, on est on est d'accord sur la question du bât euh du bâti pardon. J'ai un point de désaccord, c'est rare avec François euh l'anglais ici présent qui dit "Il y a un excès de bureaucratie dans dans la gestion de de des établissements scolaires." Alors, c'est vrai que l'éducation nationale, c'est une gigantesque machine avec de des statuts, des syndicats qui sont les vrais patrons bien souvent, notamment
dans la gestion des carrières. Donc ça, il faut le changer. Mais sur les bâtiments eux-mêmes, il me semble qu'il y a eu un un bon réflexe en faisant descendre d'un niveau la gestion des bâtiments puisque c'est sont au niveau des régions maintenant, on entretient les lycées. Alors, c'est peut-être pas le niveau plus pertinent mais il me semble que c'est quand même mieux. On est quand même plus proche du terrain que quand c'est le ministère qui gère ça depuis depuis Paris. Il a raison. Il y a pas de bureaucratie sur la question du bâti dans l'éducation nationale. On peut discuter de la politique des ressources humaines de l'éducation nationale. C'est un vaste sujet sur lequel on aurait tous beaucoup à dire. Mais pour ce qui est de la construction du bâti ou de la rénovation
du bâti, ce sont les régions, il y a des appels d'offre. C'est bien le moins puisqu'il s'agit d'argent public et il y a une gestion qui est une gestion normale par les régions. Je crois pas qu'il y a de la beaucoup de bureaucratie. François, pardonnez-moi, je précise ma pensée. Je pense que c'est aberrant. de confier les bâtiments à une entité et la gestion à une autre. Al ça je suis d'accord. C'est abérrant la bou c'est abérrant de confier les lycées aux régions, les les les écoles communales au au mairi enfin ça n'a pas de sens. Et et par ailleurs, alors juste un petit point, pardon, je suis le plus vieux sur ce plateau, mais euh pas sûr. Je je tiens à vous dire que les lycées des années 70, c'était pas le péninsula que des rates j'en ai vu que des bâtiments, on était dans des
préfabriqués parce que on était mais non mais non non pas du tout justement pas du tout. C'était le moment où le baby boom était encore là et où le le l'administration de l'organisation des lycées ne pouvait pas faire face à l'augmentation des cortes. Ça voulait dire pardon encore une fois des classes de 40. Bon aujourd'hui on nous dit ah 30 c'est pas possible. Bon enfin le monde a changé ça n'a pas beaucoup de sens de faire les comparaisons littérales. Mais de fait on était obligé de faire des cours dans des algecos. Bon c'est désagréable. il y avait pas les canicules ou pas au point aujourd'hui mais finalement on on on s'y fait. Le moment est venu d'accueillir notre invité et sa parole est vraiment attendue. Il s'agit de Jean-Michel
Blanquer, ancien ministre de l'éducation entre 2017 et 2022, le premier quinquena d'Emmanuel Macron et auteur de ce livre aux éditions Plomb La démocratie et la fureur. assez amusant parce que vous vous mettez dans la peau d'un tocville qui reviendrait aux États-Unis et qui constaterait ce qui est devenu précisément cette fameuse démocratie en Amérique avec évidemment l'Amérique de Trump. Donc c'est assez amusant. Mais là Jean-Michel Blanquer, on va parler pour le coup de votre regard sur ce mouvement puisqu'on a vous a pas encore entendu et c'est la première question que je vous pose très simplement. Avez-vous est-ce que vous approuvez ce mouvement ? Est-ce que vous le condamnez ou est-ce que vous le comprenez tout simplement ? Il est multidimensionnel, c'est ce que
vous avez dit. Et il faut commencer par là. C'est-à-dire, il y a à la fois une sorte de de très grand malaise dans le pays de manière générale, un malaise particulier de la jeunesse lié à des facteurs qui dépassent même la France avec les problèmes de l'environnement et les problèmes géopolitiques d'aujourd'hui. Et il y a aujourd'hui une espèce de cristallisation à partir de ce malaise. Et à mon avis, le principal sujet c'est qu'aujourd'hui on n pas un discours politique en dehors des extrêmes qui soit un discours de projet de société pour les jeunes et de leur dire au fond la France de 2030, la France de 2050, elle peut être meilleure et tu y as une place parce qu'on va bien t'y préparer, parce que tu vas aussi faire tous les efforts nécessaires et et
donc avoir cette ce discours collectif qui justement, j'ai écouté François Langlais mais a pu exister dans les décennies précédentes et qui n'existe plus et c'est ça qui fait la différence. plus une question de malaise presque psychologique face à l'avenir. Ah, je pense que cet élément que de malaise matériel. Alors, ça n'exclut pas les facteurs matériel qui sont réels, hein. Euh, mais comme très souvent l'immatériel prime, c'est-à-dire l'état d'esprit, l'optimisme qui n'est plus là. Notre pays n'a pas toujours été un pays pessimiste comme il est aujourd'hui. Donc, je crois que les discours que nous tenons à la jeunesse ont beaucoup d'importance. C'est intéressant d'ailleurs d'observer les acteurs en ce moment, ceux qui mettent de l'huile sur le feu, ceux qui essayent d'apaiser,
ceux qui essayent de trouver des solutions. Je pense que les Français doivent se faire un jugement par rapport à à cette façon d'aborder le réel. Mais après par rapport à votre question, bien sûr qu'il faut prendre au sérieux les sujets et que il faut se mettre autour de la table. Ça va de Alors, on va peut-être en évoquer quelques-uns en particulier, mais juste avant un mot sur les violences. Euh alors on voyait là euh des feux de poubelles, mais sur les blocages, les affrontements, il faut rappeler qu'il y a quand même euh euh 6000 interpellations euh à ce stade, qu'il y a des centaines de blessés du côté des policiers, du côté des lycéens avec des lycéens qui sont sur le point peut-être de perdre un œil, en tout cas qui sont guillèvement blessés, euh d'autres qui
sont en train de perdre une main, ça a évidemment beaucoup choqué. Euh que que dites-vous sur ces violences ? Est-ce que finalement il faut en passer par là parfois pour se faire entendre ? On a entendu des discours qui légitime les violences ou bien est-ce que vous dites c'est inacceptable ? Bien sûr que c'est inacceptable et le le d'où d'ailleurs le titre la démocratie et la fureur, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, j'observe que depuis au moins 2015, enfin la loi travail et cette période-là, il n'y a plus de de capacité en France à faire des manifestations euh qui ne dégénèrent pas d'une manière ou d'une autre. Et c'est grave puisque la manifestation c'est un droit fondamental et il est bon dans une démocratie qui est du frottement qu'on qu'on discute qu'on soit pas d'accord. C'est c'est le
principe même de la démocratie mais ça suppose la non violence et le fait que on est maintenant systématiquement de la violence dans les manifestations. C'est le cas là ça l'a été dans dans d'autres manifestations. Donc c'est pas quelque chose de de nouveau. Sauf que là ça prend une ampleur particulièrement choquante. On a quand même un enfant qui enfin un jeune qui a perdu une main. C'est des choses irréversibles qui sont graves. Donc ça peut que nous désoler. Il faut absolument tout faire pour que ça change. Mais il faut que tous ceux qui mettent de l'huile sur le feu soient désignés comme tel et que on essaie de retrouver le sens de la nuance, le sens du dialogue dans notre pays. Alors, vous allez peut-être nous dire si vous pensez à la France insoumise. Je
vous propose d'écouter Bali Bagayoko qui était dans le cortège aujourd'hui à Paris et qui lui pointe la responsabilité directe du gouvernement. Écoutons-le. Il est encore temps d'éviter la catastrophe. Il est encore temps parce que si jamais avec les agressions dont j'observe laé avec lesquelles ils interviennent, nous risquons d'avoir un drame. Si on a un drame humain, la République aura ça entre guillemets en plus sur le dos. Et donc il faut être complètement, je veux dire irresponsable pour faire ce qui se passe. Je condamne. Il y a eu plusieurs mâchoir cassé d'un jeune, une jeune fille étranglée, une main arrachée. Mais on est on est quoi ? On est en France ici. On n pas des animaux. C'est pas possible. C'est parce que ce sont les enfants qui n'ont pas les mêmes
couleurs qu'on on considère paranormal. C'est scandaleux et c'est la raison pour laquelle je condamne y compris de dire ces actes et la première responsabilité c'est d'avoir le président de la République et son ministre de l'intérieur. Il faut que ça cesse. Montage à Belle d'Oser à euh à la France insoumise que vous pensiez quand vous disiez irresponsable à ce genre de déclaration. Oui oui, le il y a une phrase de Bossué qui me vient en l'écoutant qui est malheur à ceux qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes. Autrement dit, vous pouvez pas à la fois vous plaindre de de la violence et vous-même être avoir des paroles violentes très fréquemment. Donc il faut remettre de la de l'apaisement, ne pas faire les pompiers pyromanes et tout simplement
c'est pour ça que c'est important que le que le dialogue existe et que le gouvernement se mette en posture de dialogue, qu'il donne des instructions à la police de proportionnalité, c'est évident mais il faut aussi de l'autre côté que ceux qui incitent toujours à à la colère, qui incident toujours à l'excès, savent qu' sache enfin en tout cas qu'on sache qu'ils sont des facteurs de cette de cette espèce d'atmosphère qui n'est pas la bonne. Euh, on doit pouvoir aujourd'hui être dans une démocratie normale où on peut manifester sans qu'il y ait des blessés, où on peut discuter sans s'insulter. Or, cette espèce de brutalité verbale souvent finit toujours par de la brutalité physique. Donc, il faut et c'est très difficile à condamner. C'est aussi ce que ce que j'analyse aujourd'hui,
c'est-à-dire l'asymétrie et l'apostrophe asymétrie qui existe entre les démocrates et les non démocrates puisqueon n pas les mêmes outils. Quand vous avez quelqu'un qui est très brutal face à vous, si vous voulez faire cesser la brutalité, c'est pas évident puisque il y a il y a une espè et c'est ce qu'on voit par exemple, si vous voulez pas y succomber vous-même. Vous voulez pas y sucomber vous-même et c'est pareil que d'autres phénomènes de violence aujourd'hui, c'est-à-dire le ceux qui veulent briser la démocratie sans arrêt lui donne des coups de béliers et à la fin il faut faire attention, le vase démocratique est fragile et et justement donc les libertés sont précieuses, les lycéens doivent être entendus mais on doit être ferme sur l'essentiel, c'est-à-dire le
fait que les choses doivent se passer sans violence. Vous avez été ministre de l'éducation pendant 5 ans. Ah bah oui. Premier quinquena. Donc on va pas a éginer toutes les réformes, il y en a eu beaucoup. le dédoublement des classes de CP et de CE1 et puis en zone sensible également les grandes sections de maternelle, les devoirs faits au collège, la réforme du bac avec la fin du bac SES et le choix des options parcours sup. Alors, vous avez engagé une revalorisation des salaires, mais le métier n'a toujours pas retrouvé, même s'il y a eu une année encourageante avec les derniers concours, l'attractivité dont il a besoin, l'interdiction du téléphone portable au collège. Mais est-ce que vous vous reconnaissez
Jean-Michel Blanquer une part de responsabilité dans cette contestation des lycéens et de pas mal d'enseignants aujourd'hui ? Je pense que ça se pose pas du tout en ces termes. Je pense que les toutes les politiques que vous avez rappelé, il y en a d'autres, avaient un sens et elles en ont encore un aujourd'hui. C'était d'abord remettre les choses sur leur base. Vous avez parlé des coûts de l'école tout à l'heure et vous avez dit que c'était au-dessus de la moyenne de l'OCDE pour l'école pour le lycée, mais c'est en dessous de la moyenne de l'OCDE pour l'école primaire. et tout si vous regardez tout ce que j'ai fait budgétairement pendant cette période là ça a été de remettre les moyens au maximum à l'école primaire et et ça a été ma grande priorité et les fruits et
bien évidemment se j se jugent dans la durée comme vous le savez je déplore que depuis 2022 il y a eu des zigzags sur ces questions mais il y a eu sep ministres de l'éducation en 50 c'est bien dommage mais sinon les sillons sont quand même là c'est-à-dire par exemple on en a pas du tout parlé mais dans un classement international qui compte autant que PISA qui s'appelle Pearls On est le seul pays avec le Portugal à avoir augmenté le niveau de lecture des élèves de 8 ans, mais il faut euh en matière d'éducation, les sujets se sont sur 10 20 ans et euh aujourd'hui, nous payons des des décennies euh d'un certain déclin mais euh mais on veut toujours avoir des résultats immédiats et c'est le problème aussi euh par rapport à ces manifestations, c'est que plusieurs des
réponses prennent nécessairement du temps. Donc sur la réforme du bac, j'entends plein de choses, je l'assume complètement. Prenez le la question de la fin de S et L pour les enseignements de spécialité et questionner les lycéens, ça m'arrive tout le temps, y compris mes étudiants parce que j'ai des étudiants qui sont d'anciens lycéens et je parle souvent de ça avec eux. Demandez-leur s'ils auraient envie que ce n'existe plus la matière histoire géographie, sciences politique, géopolitique qui est passionnante et qui est un approch l'a demandé si on a envie de revenir en arrière sur toute une série de sujets qui pour la première fois en 50 ans ont été dans le sens d'un approfondissement des matières. Ce qui me frappe dans le débat public, mais c'est sans doute un
peu normal, c'est l'incroyable contradiction des attentes. On dit euh il y a une baisse du niveau. J'affirme que la réforme pour la première fois depuis 50 ans a remis de l'exigence et chacun peut vérifier ce que je dis. C'est très facile. Regardez les programmes d'avant, regarder les programmes d'aujourd'hui. Nous avons remis de l'exigence et puis on dit après oui, il y a trop. Non non non, je je pourrais parler du primaire un peu dans le même sens mais là je parle de de des classes de seconde, première et terminale où tous les programmes ont été changés. par exemple les programmes d'économie, de mathématiques, de physique, de toutes dans toutes les matières à chaque fois dans le sens d'une exigence supplémentaire. Je ne dis pas que tout va bien, je dis que on ne
peut pas demander une chose et son contraire, c'est-à-dire l'exigences euh et en même temps, on veut tous parler là. Alors, vos questions, vos réflexions Guillaum. parmi les les revendications avec toutes les guillets qui s'imposent parce mon avis quand on est lycéen on n pas avoir de revendication mais c'est un autre débat de c de ces manifestants. Il y a cette idée que les journées sont trop longues. Est-ce une conséquence de votre réforme du lycée de 2019 qui a mis et je trouve que c'est une formidable idée des enseignements de spécialité, c'est-à-dire on va dire des matières qui étaient au choix mais du coup elles ont allongé la durée de la journée. Est-ce que vous dites et ben tant pis, c'est comme ça. Ce qui compte, c'est que le niveau monte et il fauter un peu plus ou
est-ce qu'il y a eu un problème d'organisation qui font qu'effectivement il y a des trous dans les emplois du sens ? Alors il y a plusieurs choses. Rappelons le sens des choses. Si ça a été si on a fait ça, c'est pour qu'il y ait plus de choix, plus de liberté pour les élèves de choisir et ça je crois qu'ils y tiennent beaucoup et que cette liberté aboutisse à plus d'approfondissement. Donc effort et plaisir sont les deux principes qui sont derrière ça. Après que ça complexifie les emplois du temps, c'est inévitable puisque vous avez plus de choix donc il faut répartir cela. Tous les élèves ont disent parfois ça a fait exploser la la classe. C'est pas vrai. Il y a 16h de tron commun, ça reste l'essentiel de ce qui se passe pour une classe et après vous avez 12h
qui se répartissent autrement. Ce qui permet d'ailleurs aux élèves parfois d'être avec d'autres camarades, ils aiment bien, ils sont en plus petit groupe. Il y a souvent beaucoup de de plaisir dans cette dans cette réalité. Ensuite, que ça fasse des parfois des des jours où on reste de 8h à 18h, c'est exact. Et tout dépend de la façon dont ça se passe ensuite, c'estàdire pas parce que vous avez le fait que vous ayez 2 heures d'études de suite n'est pas forcément une mauvaise chose si c'est bien fait et s'il y a pas aussi par exemple des possibilités de sport dans l'établissement et cetera. Donc il faut évidemment sur ce sujet comme sur d'autres avoir une conception du temps de l'enfant enfin en l'occurrence du temps de l'adolescent. Qu'est-ce que se passe-t-il dans ce temps que ce soit de
8h à 18h ou même après ? C'est ça aussi le projet de société. Donc c'est pas forcément de toute façon tous les lycéens de France n'ont pas cours du lundi au vendredi de 8h à 18h. Euh c'est rarissime ce que qui est cette configuration. En revanche que que ça arrive plusieurs jours pour un un lycéen. Oui, je crois que ça arrivait aussi à notre génération et que la question du temps d'étude euh à l'intérieur des des emplois du temps n'est pas une catastrophe en soi. Surtout si par ailleurs les enseignements correspondent davantage aux attentes des lycéens, ce que je crois est une des conséquences de de la réforme. Laurence Rossignol. de choses. La première pour revenir d'un mot sur LFI dont il est de bon actuellement de voir la main derrière les mouvements lycéens.
Alors moi je fais une analyse totalement différente. Je pense que le problème de LFI c'est qu'il ne dirige pas le mouvement lycéen et que ils essayent de se greffer sur le mouvement lycéen parce qu'ils ne le dirigent pas. En réalité c'est pas eux qui dirigent le mouvement lycéen. C'est un autre groupuscule euh beaucoup lequel je vais pas leur faire de la pub. Voilà je ferai pas de la pub. Voilà des voilà des des une autre une autre variété de trotkistes et je m'y connais euh qui dirige de de jeunes qui mouvant lycé vous avez pratiqué ou je connais bien les mouvements lycéens, je connais le comment ça fonctionne. Donc je pense que les filles fait l'inverse de ce dont on les crédite, c'est qu'ils essayent de prendre pied dans ce mouvement et ils s'y prennent
pas très bien d'ailleurs parce qu'ils envoient leurs députés, ils se mettent en avant, ils envoient le maire de Saint-Denis et en fait ça marche pas et c'est pas c'est c'est pas efficace mais arrêtez de les voir partout, ils sont juste en bataille pour contrôler un mouvement qui contrôle pas. Ça c'est la première remarque. Faites-moi confiance euh sur Je crois que j'en ai plus de pratique que vous. Guillaume Rocket a des doutes. Voilà. Par ailleurs, je pense que les lycéens sont légitimes et fondés à avoir des revendications. Je pense que tout être humain, dès qu'il a l'âge de raison est fondé à avoir des revendications. Et je dirais pas comme vous disiez il y a un instant. Enfin troisème sujet, moi je suis étonnée monsieur le ministre. Alors je suis étonné d'une chose, c'est que en
fait vous avez quand même été ministre 5 ans la réforme des lycées c'est vous. Elle est est un sujet et vous en gros vous nous expliquez que vous vous avez tout fait bien et bien selon une formule bien connue chez les ministres avant moi que des incompétents, après moi que des ambitieux. Et si ça va pas bien aujourd'hui, c'est parce que il y en a eu cinq après vous et qu'on pas tenu la ligne que vous aviez donné. Ouais, six, peu importe, plein quoi euh nombreux qu'on pas tenu à une que vous avez donné. Et ce qui m'a le plus étonné dans votre propos, c'est quand vous avez dit "En fait ma réforme c'est plaisir et effort et je veux que les jeunes ils sont contents d'avoir de la liberté." C'est pas le sujet parce que ces gamins par ailleurs, ils ont pas beaucoup de
liberté dans la vie du dans la vie scolaire. Moi, je suis assez étonnée de voir comment les vie la vie scolaire a régressé en matière de liberté. vous alors les les bâtis, ils ont pas de foyer très souvent euh ils ont pas d'endroit pour jouer aux cartes, faire tout ce ou à ce qu'ils veulent. La liberté est assez mesuré en fin de compte. Et c'est quoi cette histoire qu'il faut de la liberté dans le choix des matières ? Non, il faut un bon enseignement, faut une bonne instruction, faut de la transmission des savoirs et je ne crois pas que la liberté de choix soit ce qu'on puisse opposer au lycéens aujourd'hui au regard de leur revendication. votre réforme, elle a eu par exemple comme conséquence, c'est les domaines que je connais bien, d'une éviction ou du moins un
renoncement des filles aux filières dans lesquelles on enseigne les mathématiques. Ça veut dire moins de filles de main dans l'enseignement supérieur scientifique, ah c'est complètement faux en fait tout le monde le dit. Les statistiques disent réponse peut-être deich
laissz répondre laissz le répondre laissz le répondre. Je vous donne la parole. le pardon mais c'est pas parce qu'on répète des erreurs en permanence que ça devient des vérités et il n'y a jamais eu autant de jeunes filles dans l'enseignement scientifique qu'actuellement. Il y a jamais eu autant d'élèves en prép scientifique qu'actuellement. Bien sûr des gens ont dit on dit cela mais ça n'est pas ça n'est pas exact. On peut rentrer dans le détail des chiffres si vous voulez, mais le fait est que vous avez un temps beaucoup plus important des élèves qui ont choisi un enseignement scientifique au lycée qui ensuite choisissent les sciences dans l'enseignement supérieur. La rose Rosignol, elle dit vous dites que vous avez tout fait bien mais non c'est ça c'est une façon de car alors
madame B je ne le suis pas même si vous aimeriez que je le sois mais je vais pas vous faire ce plaisir. Non non mais c'est je je je vais pas me soumettre à vos injonctions de de de d'autoflagélation. Je suis désolé. Euh vous savez euh mener une réforme comme celle-ci, c'est quelque chose de très profond, de très structurant pour la société française. Et c'est précisément parce que c'est souvent difficile et qu'il y a des obstacles, y compris des arguments faux face à soi, que que ça rend les choses difficiles. Euh l'exemple typique, c'est Parcours sup. Euh parcours sup alors qui fait partie des sujets aussi d'angoisse disent beaucoup de stress. Mais moi je pense qu'on est et peut-être qu'on va se retrouver avec Laurence Rossignol là-dessus, c'est prenons-le
comme un objet démocratique. Les il faut toujours revenir au sens des choses. Pourquoi est-ce qu'on fait parcours sup ? pour des raisons de d'égalité en réalité, c'est-à-dire de faire que les attentes des élèves en matière d'inscription dans l'enseignement supérieur viennent rencontrer une offre des établissement d'enseignement supérieur et que ce soit beaucoup plus démocratique qu'avant puisque pour la première fois, il y a cette offre est très très visible par tout élève et ça permet donc de de les dispatcher de manière plus démocratique. Un des chiffres, je tiens à le dire, jamais dit, c'est que tout ce qui nous a motivé pour faire ces réformes, c'est d'abord et avant tout le taux d'échec en fin de première année d'enseignement supérieur qui est scandaleusement élevé en France,
qui est de 60 qui était en 2017 de 60 %. Autrement dit, tout le système fonctionnait par une espèce d'irresponsabilité qui faisait qu'on arrivait finalement, il y avait jamais d'heure de vérité dans la vie scolaire. La première heure de vérité arrive à un moment bien tardif, c'est-à-dire à 19 ans quand vous échouez en fin de première année. C'est un scandale, c'est un gâchi pour le pays, un gâchi pour les étudiants. Ce chiffre a baissé de près de 10 %. On est descendu de 60 environ un peu plus de 50 %. Ça signifie que euh que que en fait des objectifs sont atteints grâce à la réforme du lycée et à parcours subcombiné parce que les élèves sont mieux répartis. Est-ce que la situation est parfaite ? Est-ce qu'on a fait tout bien ? Pas du tout. C'est pas du tout ce que je dis. Au contraire,
moi je suis heureux qu'on remette parcours sup mais qu'on le fasse non pas avec des invectives et avec des des clichés mais qu'on rentre dans le dé et qu'on dise en quoi l'outil peut être encore amélioré. C'est certainement possible mais en tout cas euh ne faisons pas des procès d'intention. Quand on fait des réformes comme celle-là, qu'est-ce qu'on veut ? On veut le bien du pays, on veut le bien des jeunes et après, il faut ajuster en fonction de ce que l'on voit. Mais donc sur la critique de parcours parce qu'elle elle est importante pour moi c'est un un un des nœuds du problème que l'on vit actuellement et manifestement du malaise des lycéens. Vous diriez qu'au fond on met trop la focale sur la non affectation d'un certain nombre de vœux que formule les lycéens et on fait le
focus sur ces lycéens qui restent sur le carreau sans affectation ? vous dites au fond l'enjeu serait peut-être de mettre la sélection non pas la croître mais en tout cas la mettre au juste à sa juste place de manière à ce qu'il y a un taux d'échec moins important en première année immédiatement après le bac dans le supérieur c'est peut-être d'aller même peut-être plus loin dans la sélection qu'aujourd'hu vous avez pas eu le temps de finir en réalité je n'ai pas la réforme voulait dire parce qu'après il y avait celle de l'enseignement supérieur que vous aviez en tête parce que la logique c'est effectivement la sélection à l'entrée de l'université ce qui est je qui est un sujet effectivement moment on évite que des jeunes gens aillent dans des filières où ils vont se planter et puis
après où ils auront pas de travail. Qu'est-ce qu'on leur offre comme alternative ? Voilà, ce sera le mot de la fin. Jean-Michel, j'assume ce que vous dites, c'est-à-dire que et et d'où le fait qu'on peut déplorer que dans les 5 années suivantes, en effet, les ajustements n'entai pas eu lieu. Aujourd'hui, quand on va retravailler sur parcours sup, on va voir que il y a encore des choses à faire pour que les établissements d'enseignement supérieur évoluent dans leur dans leur pratique aussi bien d'admission que de préparation des élèves, notamment la lors de la première année. Tout est toujours améliorable mais vous n'avez pas parmi ceux qui nous écoutent, je suis certain qu'il y en a beaucoup qui ont des jeunes dans leur environnement qui ont été affectés de
manière très souhaitée par parcours supémocratie qui arrivent à l'heure bien sûr on on en parle des trains qui n'arrivent pas à l'heure. On a mis quand même des garanties dans Parcours sup qui fait qu'à la fin chacun a une inscription. Mais ce que j'affirme c'est que depuis 8 ans les affectations sont meilleures, plus rationnel, plus profitable aux jeunes puisque ça les mène à un taux de réussite meilleur que précédemment. Donc on peut certainement encore améliorer mais faisons attention que à chaque fois qu'il y a une manifestation, on ne recule pas par rapport à des choses qui sont en réalité des acquis pour l'intérêt général et pour les jeunes eux-mêmes. Donc il faut, je pense qu'il faut essayer dans la situation actuelle de tirer ce qu'il y a de bénéfique possiblement pour les
jeunes parce que il y a des améliorations possibles pour les bâtiments, c'est certain, sur le fonctionnement de parcours suplement sur des sujets de fonctionnement spécifiques pour chaque lycée. Je pense que là, il y a responsabilisation lycée par lycée parce qu'il y a des lycées où ça va en réalité très bien puis d'autres où ça va mal. Et donc c'est cette cette capacité à faire du surmesure euh qui doit caractériser la démarche qu'on va avoir dans les temps à venir. Merci beaucoup Jean-Michel Blanquer. Alors je rappelle votre livre qui porte plutôt sur les États-Unis, sur le système américain, sur la démocratie en fait, sur la démocratie aux États-Unis de la démocratie en Amérique euh 150 ans 200 ans quasiment 200 ans cette année, oui, pardon. Après Tocville aux éditions Plomb. Merci
beaucoup. C'était intéressant de vous entendre évidemment. C'est la première fois qu'on vous entendait clairement sur ce conflit. Merci d'avoir accepté notre invitation. Le moment est venu comme chaque mardi d'accueillir Caroline Foureste, journaliste, essayiste, réalisatrice et directrice de Fran tireur. Bonsoir Caroline, soyez la bienvenue. La une de Fran tireur cette semaine, lycée fac, les gilets jeunes. Les insoumis à la manœuvre, les casseurs à la fête. Vous ne faites pas l'impasse sur cette dimension du conflit. Très souvent, on dit "Ah, quand on parle de ça, on parle pas vraiment du conflit." Vous vous dites "Si, il faut s'intéresser aussi à cette dimension désormais." Bon, on parle aussi des revendications des
lycéens, mais malheureusement tant qu'ils ils n'arriveront pas à se mettre à distance de ceux qui les récupèrent ou qui les font dérivés, leurs revendications s'entendront moins malheureusement. Alors, vous vouliez nous parler ce soir de la stratégie de défense de Jordan Bardella après la publication par Média par de ce qui est présenté comme des preuves, c'est-à-dire les on va pas résumer ça en quelques mots, mais grosso modo Méia Part a contacté le réseau social sur lesquels ces propos auraient été prononcés qui aurait authentifié les comptes et les propos de Jordan Bardella. ce que conteste Jordan Bardella lui-même, mais vous vous dites c'est une stratégie qui risque de se retourner contre lui. Pourquoi ? Oui. Alors, d'abord depuis que Media
Part a sorti son deuxème volet et les a authentifié en partie les messages via méta, via d'autres sources et et continuer son feuilleton, on entend plus trop Jordane Bardella ni Marine Le Pen parler de faux. H je sais pas si vous avez remarqué d'ailleurs Marine Le Pen a même laissé fuiter par un proche. Elle a démenti ensuite mais il y a eu une fuite qui a été rapporté par nos confrères du Parisien où Marine Le Pen semblait croire, on va voir la citation à la plausabilité de ces citations et de ces propos rapportés de Jordan Bardella de l'époque et puis évidemment c'en est suivi un démenti parce que quand même il faut faire front, il faut faire face et il faut absolument sauver le soldat Bardella. On verra si elle veut le
sauver vraiment. Alors, on va voir les déclarations rapportées par le Parisien. Donc le Parisien rapporte un propos qu'aurait tenu Marine Le Pen, ce qu'elle a, vous l'avez dit, démontré proche de Marine Le Pen a dit "Pour, c'est assez probable que les échanges sont réels." Et très honnêtement David, pour ceux qui ont lu euh les vérifications et qui ont lu le deuxème article de Méia Part, c'est assez probable, c'est même très très probable que ces messages soient réels. d'abord par l'authentification de méta aussi par le nombre de détails privés que Jordan Bardella en tout cas a donné à ses interlocuteurs qui recoupent effectivement tout à fait la vie de Jordan Bardella. Et puis d'ailleurs, je vais vous dire même par la stratégie de
défense qui est qui est abordée aujourd'hui par son clan, quelque part confirme que ces écrits sont vrais. On a vu tout le monde foncer sur un aspect de ce papier et notamment le journaliste Éric Morillot qui est un peu un allié hein du Rassemblement national qui est spécialiste dans le fait de donner la parole à ce camp-là, souvent à des complotistes prorusses. Il a sorti un un témoin qui est utilisé dans le papier de Méia Park mais qui n'est pas le témoin principal, qui est un témoin secondaire et lui estime avoir été cité exagérément ou décontextualisé ou pas exactement comme il le souhaitait. On l'écoute parce que c'est aujourd'hui lui que Jordan Bardella et l'ensemble des médias d'extrême droite mettent en avant pour
torpiller l'enquête de médiia part. Il y a la malhonnêteté de leur part, c'est parce qu'il publie le premier mail. Je ne sais pas lequel de vous deux me l'a demandé. Donc ce qui normalement déjà laisse une place au doute mais effectivement ils occultent le mail de réponse de Maxence B qui en plus me remercie. Voilà dans le but bien sûr effectivement je pense euh d'éclabousser de salir monsieur Bardella en en faisant un admirateur de Soral. Alors je vais remettre dans son contexte. Laer est présenté dans le sa papier de Média part comme un admirateur de Paul Touvier, un admirateur d'auteurs négationnistes et révisionnistes. Il a accepté de parler à Médiapart qui à mon avis a appelé tous les gens qu'ils ont
croisé dans ses boucles de mails ou sur dans ses boucles de messages avec Jordan Bardella à l'époque et certains leuront dit confirmer les faits. autres l'ont fait d'autres déclarations comme ce l'oranger qui depuis revient un peu sur ces déclarations ou a peut-être été cité de façon inexacte par Médiap parce que David moi je suis pas connu pour être une grande avocate de Média part j'ai moi-même reproché à Média part parfois leur méthode et et en fait je suis un peu amusée parce que là le clan Jordan Barda le fait exactement ce qu'ils m'ont fait à moi quand je leur ai reproché certaines façons de travailler notamment à propos des affaires Mou où ils avaient tendance à feuilletonner à exagérer des propos et des citations pour passer de propositions déplacées à des accusations
quasiment de viol. Et bien là, on leur fait le même procès. Sauf que là, je vais devoir les défendre parce qu'en l'occurrence dans leur papiers, il y a effectivement ce l'orangé sur un point particulier qui est un échange sur un livre qui n'aurait pas exactement dit comme ça ou ce n'est pas Jordan Bardella qui aurait voulu voir ce livre qui est un livre complotiste, mais un autre personnage de cette boucle de mail. Mais en fait, tout ça est totalement secondaire et c'est un écran de fumée agité par Jordan Bardella et ses proches et ses soutiens parce que l'essentiel du papier ne porte pas là-dessus. Et pourquoi dites-vous que cette stratégie risque de se retourner contre lui ? La stratégie de dire tout est faux. Bah déjà à partir du moment où si vous voulez, on voit bien que dans ces
échanges, on vous dit non mais là sur ce livre, c'est pas lui qui a répondu, c'est un autre. On est déjà quand même en train de reconnaître que c'est bien lui qui est dans la conversation. C'est déjà une façon de le reconnaître. Donc ensuite, peut-être que ça va marcher auprès de l'électorat RN de se dire "Ah mais il y a quelque chose qui a été mal rapporté qui est à peu près inexact et on va oublier. C'estdon fait un feu de poubelle et puis on oublie l'incendie qui a derrière." Mais l'essentiel du papier, encore une fois, le problème principal, ce sont d'autres propos sur Messenger, sur la messagerie Messenger où Jordan Berdala dit "Les Juifs tiennent les banques, le juif est dominateur, ils veulent établir un ordre mondial avec pour capitale Jérusalem."
Et cette phrase sur un soral puisque là le fameux l'oranger qui maintenant veut passer dans d'autres médias nous dit non on essaie de le faire passer pour un admirateur de Sorel. C'est pas ce que j'ai dit c'est peut-être pas ce qu'il a dit lui mais il y a d'autres éléments et pas seulement dans Mediapart qui prouvent qui prouve aujourd'hui de façon absolument sûre que Jordan Bardella a été un adumérateur de Soral. Il y a ce message, ça c'est dans les échanges attribués à Bardella ce qui conteste pour Soral. Je dis que ces analyses sont justes car tout se vérifient dans les faits du rôle de Mélenchon à la soumission de la France à une logique sioniste. Mais il y a d'autres sources David Cella je vous dis que quand même ça fait beaucoup de faisceaux. Il y a d'autres
sources que Media Part qui montrent ça. Il y a, je vous en ai parlé la semaine dernière, il y a le complément d'enquête de Pierre-Séphane Fortit débusqué un faux profil repnap du ghetto avec lequel Jordan Bardella se laissait aller plus librement. Ils avaient tous à cette époque-là dans cette bande là des faux profils pour parler plus librement. Et là pareil Repnat du Ghetto, il y a plein d'indices qui montraient que c'était Jordan Bardella. Et souvenez-vous à l'époque de complément d'enquête et vous me l'aviez dit d'ailleurs en plateau de David, Jordan Bardella avait annoncé qu'il portait plainte. Ça avait impressionné tout le monde. Il porte plainte donc c'est faux. Il n'a jamais porté plainte. Il n'a c'était que de la com. Il y a une petite chose qui m'amuse aussi dans les propos
rapportés par l'enquête de médiia part, c'est que d'ailleurs le Jordan Bardella de 2013 dit déjà à l'époque qu'il comprend tout à fait qu'il aime lui le Front National parce qu'il est fidèle à son idéologie depuis 40 ans et qu'il ne change pas à l'idéologie de base. C'est pour Jean-Marie Le Pen pour cette idéologie de base qu'il adhère à ce parti mais qu'il comprend la stratégie consistant à le dissimuler et en gros il dit la politique c'est de la com. Bon et ben les les tours de de d'impression, les tours de bras qu'on a vu, les tours de moulinet qu'on a vu de Jordan Bardella suite à ses révélations de médiia part, c'est de la com, c'est de la politique. Mais ce qui me frappe en fait David, c'est que le public du Rassemblement national s'en fiche. Oui. H
et ça c'est ça c'est une vraie stratégie de défense. Par contre comme pour Trump, c'est qu'en fait les populistes ou les électorats populiste, ceux qui aiment les populistes, que ce soit RA nationale et ça marche pareil que la France insoumise, en réalité se fiche à peu près de la vérité. Alors je vous propose de voir les résultats de cette enquête de Youugov pour le Fington Post. Euh si on interroge l'ensemble des Français, d'abord euh 60 % des Français, on va découvrir peut-être ce sondage. 60 % des Français jugent que ces propos de Jordan Bardella sont graves. 29 % ne les jugent pas graves. 47 % des Français interrogés estiment que Jordan Bardella doit rester
à son poste de président du Rassemblement national. Mais maintenant quand on regarde et c'est peut-être ce qui vous intéresse le plus Caroline, les électeurs et Rennes et bien si l'on l'additionne ceux qui jugent que ces propos ne sont pas graves et ceux qui jugent que ces propos oui ceux qui jugent que ces propos ne sont pas graves. Là on est à 62 mais il y a un quart quand même des électeurs RNES ou des sympathisants RN pour être plus précis qui jugent que ces propos sont graves. Il y a 92 % en revanche des électeurs sondés, ceux qui se disent électeurs eren qui pensent que Jordan Bar doit rester à son poste de président du RN. Alors d'abord vous avez raison, on va prendre les bonnes nouvelles là où elles sont dans cette époque. Il y en a 24 %
qui sont pourtant électeurs du RN qui trouvent quand même qu'être enisémite c'est grave. Ça nous rassure un peu. Après, on n'est pas tellement à 17 ans. Bon, oui, à 17 ans. Je vais revenir sur ce point parce que c'est un des éléments de la défense. Il y a quand même 62 % qui trouvent que dire que les juifs tiennent les banques et veulent un ordre mondial ou que Alan Soral est un est un grand sociologue parce qu'encore une fois, j'ai pas fini ma démonstration, mais le complément d'enquête, le prouver, donc ça recoupe les propos aussi de Méia Part. Il y a deux sources de deux journaux différents qui le démontrent. C'est quand même la suite euh c'est quand même la preuve que c'est il y a quand même un électorat qui prend conscience de quelque chose et puis un électorat qui à l'inverse ne
veut pas prendre conscience des de la problématique qui est sur la table. Et cet électorat si n'importe quel autre politique, je repense au cas Jérôme Causc pour le mensonge de Jérôme Causac, il a dû quitter la vie politique. Vous ne voyez plus Jérôme Causac dans la vie politique française. Il y a que au Rassemblant national alors qu'il a purgé sa peine. Alors qu'il a purgé sa peine parce qu'il a menti au français. Moi je me pose la question pourquoi ? Comment se fait-il qu'au Rassemblement national on ait tous les droits ? C'est on peut avoir été antisémite. Je vais revenir sur les questions de l'âge parce que là aussi c'est pas si simple que ça. Mais c'est surtout on peut mentir au français les yeux dans les yeux grossièrement. On peut intimider la presse. Première
réaction, on menace la presse. Et il y a que le Rassemblement national qui se comporte comme ça et les filles commencent un peu à rivaliser. Je peux vous dire que moi, j'ai sorti un livre en 2012 sur Marine Le Pen qui ne lui a pas du tout plu. J'ai vraiment éprouvé presque physiquement ce que ça voulait dire de déplaire à Marine Le Pen. Et je n'ai jamais éprouvé ça vis-à-vis d'un autre politique. Je n'ai jamais eu ce relationnel avec un autre politique et je critique beaucoup d'autres politiques. Il y a beaucoup de mes papiers qui ont déplu à beaucoup de politiques. Vous pouvez recevoir un SMS énervé, vous pouvez avoir un mot dans un couloir. Marine Le Pen, c'est autre chose. C'est une c'est une intimidation physique. C'est une pluie de procès pour vous
faire terre. C'est des votre adresse, alors ça ça ne lui est pas imputé directement, mais c'est votre adresse qui circule dans des meetings du RN qui sont collés. On donne votre adresse personnelle dans des mythiques du RN qui sont collés un peu partout sur des voitures et ailleurs. C'est un secrétaire départemental du Rassemblement national, monsieur Philippe Chevrier. Ça a été rapporté par une confrère qui infiltrait le RN qui a expliqué mais quand est-ce que après mon livre sur Marine Le Pen, la foreste quand est-ce qu'on la prend ? Quand est-ce qu'on attache à un arbre ? On la fout à poil, on la laisse en forêt, on s'en occupe. Aucun autre politique, aucun autre parti politique ne fait ça. Donc première stratégie, on intimide la presse, on montre les muscles, on fait
jouer les avocats. Deuxième stratégie, on ment, on ment, on ment. Ça c'était le conseil de Roy Con à Trump qui lui a bien profité et qui marche visiblement sur toute une partie de l'électorat. Troisème tentative plus subtile, plus intéressante, on a entendu sur des médias de droite et d'extrême droite les derniers jours, surtout d'extrême droite, que Jordan Bardella à l'époque avait une petite amie juive qui s'est exprimé Nellie. Non, Kelly, elle s'appelle Kelly. On a oublié de dire qu'elle est militante du Rassemblement national depuis cette époque et grande admiratrice de Jean-Marie Le Pen. Ce qui vous dit peut-être que on peut être de confession juive et pas forcément très vigilante envers l'antisémitisme. Je sais pas si le côté Géu une petite amie juive suffit
à vous disqualifier de propos établis admirant à l'in mais par contre je voudrais revenir sur l'argument de l'erreur de jeunesse là aussi qu'il n'utilise pas vraiment qui n'utilise pas vraiment. Non lui ne le fait pas. Ce sont ses soutiens qui le font. Lui ne dit pas et ça aurait été beaucoup plus intelligent mais écoutez voilà j'ai été comme ça. J'ai admiré Soral, j'ai penser que tous les problèmes venaient des juifs. J'étais un jeune militant du FN 93. J'étais fasciné par égalité et réconciliation qui nous expliquait que les blancs, les petits blancs de banlieu devaient s'allier aux musulmans contre les juifs parce que c'était eux le problème. Et je ne le pense plus aujourd'hui et je suis horrifié par le 7 octobre. Je pense qu'il est sincèrement et je pense que
aujourd'hui le problème c'est plutôt les musulmans parce qu'en gros c'est ça qui qui est la nouvelle stratégie du RN. Alors il s'en défend aussi hein, je le précise. Il s'en défend aussi bien sûr euh mais et il a tenu des propos racistes sur son autre profil que Complément d'enquête a dévoilé. Mais c'était entendable. Il était pas obligé de mentir comme ça aux yeux des Français. Ces soutiens en revanche vous disent parce que ces soutiens en réalité savent très bien que ces propos sont probablement vrais et très très probablement vrais. ses soutiens vous disent "Bon ben d'accord, mais il avait il avait 17 18 ans." Là, c'est pas exact. Ces propos-là, oui, datent de 2013, mais il y a plein d'autres actes, plein d'autres propos qui ont duré jusqu'à il y a 2 ans. Quand
je rappelais David, et ça m'étonne que ça ne fasse pas plus de bruit, pas plus scandale, qu'il y a encore 2 ans, le Rassemblement national et son président ont été épinglés par un rapport de la direction financière du Parlement européen pour avoir donné plus de 4 millions d'euros à des agences de communication tenues par monsieur Frédéric Châtillon. Alors, c'est 17 à unanime et 144, je crois, 1004 à unanime et 17 à IPLI qui sont deux agences de communication. tenu par Frédéric Châtillon, l'autre mentor de Jordan Bardella, on en a parlé la semaine dernière, un des hommes les plus antisémites de France, celui qui tirait les ficelles derrière égalité, réconciliation, quelqu'un qui est mais qui est au-delà de Soral en terme
d'antisémitisme et que Jordan Bardella a fréquenté bien après les tweets et pas les tweets mais les messages dont on parle de 2013 puisque il était avec sa fille de 2017 à 2018, c'est déjà beaucoup plus récent que que Mediapart a retrouvé des likes aux story de Frédéric Châtillon de Jordan Bella qui date de 2020. Ça commence à être un peu récent. 2020 Jordan Bella, il a quoi ? Il a il a 25 ans. Il a plus 17 ans déjà. Mais l'effet dont je vous parle moi, c'est-à-dire confier des millions d'euros d'argent public à des agences de communication tenues par la bande la plus antisémite de France, Frédéric Châtillon et ses associés à Axel Louo et compagnie. Leur donner de l'argent public comme prestataire de
services, les faire vivre à son ancien presque beau-père et mentor Frédéric Châtillon s'est pointé du doigt par un rapport de encore une fois du Parlement européen comme ayant eu lieu de 2019 à 2024. C'était donc il y a 2 ans. Ça n'accrédite pas l'idée que Jordan Berdela a changé. Et en tout cas, il ne l'a jamais dit. Il n'a pas dit "J'ai fait une erreur." Il a pas dit "J'ai changé". Rien ne prouve qu'il a changé à part d'autres déclarations de façade qui vont avec la diabolisation du RN. Et moi, je me souviens juste des paroles de Jordan Bardella en 2013 qui disait "La politique, c'est de la com." Question réflexion, je vous voyais réagir Antoine Guillaume. Moi ce qui m'étonne c'est qu'il y ait au fond, on voit bien qu'on est passé dans
une autre phase. On a été dans le chapitre de la du caractère vraisemblable et de la véracité des échanges. Ce chapitre, je crois, est en train de se clore. Maintenant se pose la question de la ligne de défense. Lorsque vous avez commis des propos antisémites, des dessins antisémites même et que vous n'aspirez pas à être responsable politique, pouvez plaider l'erreur de jeunesse. Je pense par exemple, je vous dis dessin parce que je pense par exemple au dessin antisémite qui avait fait Yan Mox notamment l'écrivain. L'écrivain absolument là où je m'étonne c'est qu'il y a un certain nombre de ficelles rhtoriques qui n'ont pas encore été épuisé de la part de Jordan Bardella et de son entourage. Par exemple, lorsque Louis Aliot lorsqu'il y avait une manifestation devant le siège du RA
national était descendu avec une photo, un tirage de la fameuse photo de François Mitterran recevant la Francisque. Ça m'étonne qu'on nit pas ressorti ça. Là déjà, ça serait une manière de de d'admettre la véracité de ce qui a été dit, la gravité des propondes systémites, mais de déplacer la focale en allant vers une forme de relativisation. De la même manière, je m'étonne que et ça viendra à n'en pas douter que les propos du général de Gaul au moment de la guerre des 6 jours lors de cette funeste conférence de presse où il parle du peuple juif sûr de lui-même et dominateur, je m'étonne que autour de Jordan Vardella, certains n'aient pas eu l'idée de tout cela. Et au fond, ça pose une question fondamentale et que commence à nous enseigner les
premiers sondages, y compris celui que vous avez cité, David, c'est Y a-t-il une insensibilité aujourd'hui si grande à l'antisémitisme qu'un responsable politique qui qui aurait tenu des propos de la sorte ne serait pas sanctionné par son électorat, par sa base électorale, mais peut-être même par un corps encore plus large des Français ? Cette idée là, j'avoue, est assez effroyable pour moi. Oui, il y a plusieurs choses. D'abord, effectivement, moi je ne comprends pas non plus pourquoi est-ce que Jordan Bardella ne plaide pas l'erreur de jeunesse. Je vois une explication possible, c'est que Jordan Bardella incarne le nouveau Rassemblement national, celui qui est débarrassé de de de son passé dont on sait que il y a eu que parmi les fondateurs de ce parti,
parmi ses compagnons de route, voir parmi ses financeurs, des gens qui étaient antisémites, qui avaient même été mouillés dans la collaboration. Donc ça ça c'est une première explication. Ensuite euh pourquoi est-ce que euh euh il y a quand même un certain nombre de gens que ça ne frappe pas plus que ça entre guillemets ces déclarations ? Peut-être que c'est parce que il y a d'un côté des des déclarations passées qui ont 13 ans. Je reviendrai après sur le cas de Châtillon parce que ça me paraît intéressant. et de l'autre côté un parti la France insoumise dont les dérapages antisémites sont quasiment quotidiens. Je rappelle que quand le le philosophe Raphaël Antoven a a déclaré publiquement que le Lfi était passionnément antisémite, il a été
poursuivi pour un injure par ce parti et qu'il a été relaxé. Et donc la question c'est aujourd'hui quel quel système politique est est antisémite ? Est-ce que c'est le Rassemblement national ou est-ce que c'est la France insoumise ? Je pense que il y a il y a un vrai débat et c'est peut-être ça qui trouble le jugement des Français. Ensuite effectivement, il y a le sujet de Frédéric Châtillon dont là pour le coup les les les déclarations antisémites sont sont connues. Pourquoi ? Parce que le Rassemblement national persiste à travailler avec lui ? Parce que cette question qu'on a posé à Bardella, on l'a aussi posé à Marine Le Pen. Et là, il y a deux explications possibles. Ou bien c'est parce que il y a un compagnonnage idéologique, ce qui effectivement accrédite la thèse de Caroline Four
disant "L'N est toujours comme ça" ou bien c'est parce que quand vous êtes un un un parti politique, vous pouvez pas dépenser l'argent comme vous voulez, mais vous êtes vous avez des fournisseurs qui qui eux ben peuvent être généreux. Et donc euh euh moi c'est une explication que je vois, c'est que euh le Frédéric Saton pouvait se montrer généreux avec euh les les dirigeants du Rassemblement national, pas forcément avec des rétrocommissions, mais euh en les invitant, en en leur permettant de vivre un petit peu de mener grand train, on va dire. François Am. Oui, je je enfin je voudrais avoir votre avis sur justement au fond qu'est-ce qui fait que partie quand même j'allais dire au centre de la vie politique en tout
cas proéminent touché par une affaire comme ça ne voit pas les sondages bouger alors on peut penser que il est plus candidat s'il avait été candidat l'impact été plus important mais après il y a plusieurs hypothèses il y a celles au font que pour un certain nombre de votants ou de de de sympathisant c'est pas grave et bard là dit tout haut ce qu'il pense tout bas. Il y a comme dans le cas de Trump l'hypothèse que c'est le nombre de décibelles qui joue finalement et quand on dit non et qu'on dément plus fort que les accusations, bah finalement les choses s'estompent. Puis il y a une troisième hypothèse, c'est que finalement les deux coexistent dans la conscience mais il y a pas de lien quoi. C'est on est dans une espèce de de brouis général et que finalement les
choses ne portent plus vraiment dans le débat public. Quelle est votre explication à vous ? Je c'est tout ça à la fois. C'est-à-dire qu'on a déjà euh l'actualité sur Jordan Bardella a été immédiatement balayé par des images certes de revendication lycéenne mais qui ont vite tourné aussi à des images de violence. Et les Français sont tellement épuisés euh en ont tellement marre de voir que chaque fois que soit on fait la fête, chaque fois qu'on revendique, ça tourne à des destructions, ça tourne à des violences ou à des batailles rangées avec la police, qu'ils sont prêts en ce moment à tout pardonner au rassemblement national. L'autre explication, c'est ce qu'a dit Guillaume, c'est que entre un antisémite caché honteux, je ne sais pas si Jordan Bardella est antisémite encore
aujourd'hui. Je pense qu'il l'a été très clairement et je pense que les antisémites dont on parle, Frédéric Châtillon et tous ces hommes tiennent le Rassemblement national. Ça rejoint un peu ce que vous disiez Guillaume. Je ne sais pas jusqu'à Marine Le Pen. J'ai été moi condamné pour avoir rapporté des propos lors d'une soirée chez Frédéric Châtillon avec Marie Derb Châtillon sa femme de l'époque et Marine Le Pen. Parce que c'est quand même de grands amis à Marine Le Pen ces gens-là. Il faut voir de qui on parle. Je ne sais pas si on peut faire la fête ami avec des gens pareil si on a un problème avec leurs idées vu qu'ils ne parlent que de ça du matin au soir d'Hitler des soirées pyjama rayées et de ces obsessions là. Ce que je sais, c'est que ces hommes-là
tiennent le Rassemblement national, tiennent ses finances et que si demain Marine Le Pen est élu, ces hommes-là viendront tenir la femme qui sera élue présidente. Ça, j'en suis convaincu et c'est le fruit de de d'années d'enquête où je suis arrivée à cette conclusion. Mais je reviens juste d'un point, la vraie explication, pourquoi ça ne fait pas plus de bruit que ça, c'est évidemment la faute de la France insoumise. C'est-à-dire que quand vous avez un parti qui soir matin, midi et soir fait des provocations soi-disant antisionniste mais qui réveille les patients antisémites avec eux hier au Parlement européen une rima assan que la France insoumise a mis dans le débat public qui va bousculer et balayer et marcher sur le drapeau israélien pour une exposition au Parlement européen sur
le 7 octobre, ce qui est une façon de marcher sur les morts du 7 octobre. Tant qu'il y aura ce genre de provocation, c'est certain que l'antisémitisme honteux et caché du Rassemblement national choquera moins les Français malheureusement. Laence, non mais un mot sur l'erreur de jeunesse. Certains des amis de Bardella ont essayé de plaider l'erreur de jeunesse et ils ont il y en a un qui a eu cette phrase remarquable qui était qui n'a pas gravé des croix gamés sur son sur sa table à l'école ? beaucoup de gens. Fortusement, je n'ai jamais gravé de programmé. peut-être fonction plutôt des signes peace and love et des choses comme ça. Ça c'est la première remarque. La deème remarque, oui, c'est incontestable que la France insoumise a contribuer à la dédiabolisation du RN en
matière d'antisémitisme et donc à la banalisation de l'antisémitisme. Et en fait, elle a fait la France insoumise a fait passer l'accusation d'antisémitisme de l'extrême droite à elle-même et à ses électeurs. Parce que ayons quand même en tête et Caroline Forest de bien les connaître, toutes les enquêtes sur combien de quel pourcentage de l'électorat des uns et des autres cochent combien d'items sur l'antisémitisme, combien de de phrases stéréotypées sur antisémitisme. Chez la France insoumise, c'est très élevé mais au rassemblement national ça reste très élevé également. Ils se rejoignent malheureusement, ils se rejoignent. C'est ça le sujet. Et donc en fait l'électorat de de du RN d'abord il sait que c'est un parti qui a une histoire antisémite et ce n'est pas
leur sujet aujourd'hui. C'est ça le problème, c'est en fait quand on prend on a deux électorats pour qui l'antisémitisme n'est pas une raison suffisante pour sanctionner les leaders de ces deux partis politiques et les disqualifiés pour les élections. Merci Caroline et à mardi prochain. Merci Laurence Rossignol, merci Guillaume Roquet d'avoir animé 24 heures avec moi. Place au Parti Prix, le temps de vous signaler ce rendez-vous demain soir. La grande confrontation de France face- àface, destruction, incendie, agression. Il y a ceux qui s'indignent et il y a ceux qui comprennent. Et bien ces deux Frances seront face-àface dans la grande confrontation des lycéens, des proviseurs, des maires de famille, des
policiers, des artisans. Qui a raison, comment réagir ? Je vous donne ce rendez-vous demain soir pour un débat sans tourner autour du pot. On dira les choses clairement. Abnous Chalmani nous a rejoint pour son parti prix international. Bonsoir Abnous. Mais c'est vous qui commencez Antoine Overdof. Alors on parlait de LFI, votre parti prix politique ce soir. Jean-Luc Mélenchon, le procès de l'uniforme, vous faites allusion à ces propos qui ont été tenus à Jouill en Josas. Et oui, tout à fait et surtout hier soir, Jean-Luc Mélenchon s'exprimait devant les étudiants de l'école de commerce HEC, c'est-à-dire à peu près l'antichambre de l'anticapitalisme pour un insoumis, mais manifestement, il était en opération séduction, bien déterminé à faire terire l'accusation d'instrumentalisation du
mouvement lycéen. Lui, Trotquiste, comment peut-on croire qu'il serait adepte du désordre ? Quelle idée ? Regardez, il en est il s'en est expliqué. N'allez pas croire un instant que j'aime la pagaille. C'est pas mon truc. Alors, faudrait savoir d'ailleurs un jour, on me pas en dictateur qui veut tout contrôler et le lendemain en homme de pagaille. Voilà. Quelle quelle mauvaise foi. Ça y est, là on se dit l'instituteur républicain est de retour avec ce slogan. Touche pas à mon gosse évidemment, il joue la désescalade, l'apaisement de peur sans doute que la révolte lycéenne ne finisse dans le sang et que ça entame sa crédibilité pour la prochaine échéance présidentielle. Et puis là là et bien la rechute avec une véritable déclaration de guerre à l'institution policière.
Cette troupe n'est plus tenue. Elle n'en fait qu'à sa tête. Et dans sa tête, il y a des idées pourries, raciste. Il y a des idées de soi-disant, ils incarnent l'ordre. Tuincarnes l'ordre en étant provocateur et en jetant des pierres sur tes collègues. Tu incarnes l'ordre en tabassant des gens. C'est ça l'ordre ? Non, ça c'est pas l'ordre. Ou plus exactement, c'est l'ordre établi. Et l'ordre établi, Jean-Luc Mélenchon veut tout bonnement le renverser, non pas le réformer et si possible avant même le premier tour 2027. Il s'est rarement exprimé comme ça la police avec autant de au fond probablement autant de virulence. Oui, absolument. complètement désinhibé et il a sonné la charge contre la police qu'il tient pour raciste. Et il a passé
aussi un message à l'officialité médiatique, je mets des guillemets, c'est une expression insoumise et tous ces chiens de garde n'attendaient pas de lui qu'appelle au calme. Il a d'ailleurs réitéré ça, on va voir le tweet, il ne date que de quelques minutes au fond. Il a eu un message pour la corporation cette fois-ci journalistique. Le maintien de l'ordre se fait à coup de lacrimau de LBD et par harcèlement des images écœurantes écurant complicité évidemment des journalistes avec les forces de l'ordre selon Jean-Luc Mélenchon. Alors les contestataires de de 68 avaient un mot d'ordre he un bon flic est un flic mort. Jean-Luc Mélenchon ne dit pas ça. Il dit la police tue. Ce qui est une insituation un petit peu plus insidieuse. Si évidemment tu neutralises pas le
policier, c'est le policier qui te tuera. C'est en en c'est c'est un peu ce qu'il cherche à insinuer. Et depuis les émeutes qui ont suivi la mort de Naël en juin 2023, je m'en souviens très bien, je les avais suivis, les slogans n'ont pas changé. Aas l'impunité policière, abas la loi permis de tuer. La loi permis de tuer qui fixe notamment les conditions de légitime défense pour les forces de l'ordre dans lesquelles elles peuvent se servir de leur armes. Cette génération à elle, c'est le butin électoral de Jean-Luc Mélenchon. Raison pour laquelle il lui faut régulièrement régulièrement alimenter le ressentiment de toute cette génération qui a le sentiment de vivre sous les violences policières, la sauvagerie policière. Ça il le fait en montrant évidemment les
visages des martyres de leurs familles enillés. Il peut compter notamment dans cette œuvre sur le soutien évidemment de Bali Bagayoko dont on a montré avec Jean-Michel Blanquer tout à l'heure les propos. Alors euh sans reprendre aucunement ni le ton ni le contenu des propos, est-ce qu'on peut pas noter qu'il y a tout de même eu alors il y a 10 enquêtes je crois de l'IGPN qui sont ouvertes une mise en examen ce soir pour notamment l'enfant qui a été dévisagé à à Saint-toin Lomone qui a failli perdre un œil ou qui qui a perdu un œil à qui a perdu un œil. Voilà, il a perdu un œil, il y a eu la main arrachée. Bref, est-ce qu'il y a pas aussi des images troublantes ? Absolument troublantes, c'est le moins qu'on puisse dire. Et là, vous me donnez David l'occasion du mise au point.
Personne n'est insensible à ces images de gamin et denté, borné, dévisagé par un/ers de LBD. Personne. Euh mais pardon, non monsieur Mélenchon, nos policiers ne sont pas des mercenaires hors de contrôle tel que vous les décrivez. Ils exécutent des ordres. Ils sont dépositaires, faut-il le rappeler, du monopole de la violence légitime dans l'État. Enfin, en tout cas, c'est ce qu'on nous apprend en pour le coup en première année de droit constitutionnel. Alors oui, sans doute la doctrine de maintien de l'ordre n'est pas exemple de tout reproche, sinon nous n'aurions pas euh ces cas gravissimes. Dire que les policiers sont irréprochable par nature, ce serait absurde. Mais tout aussi absurde est de dire que les policiers seraient racistes par nature. La mise en
cause est d'ailleurs suffisamment inacceptable pour que Sébastien Lecnu, le premier ministre, y ait répondu cet après-midi à l'Assemblée nationale. Il faut faire terre deux mensonges qui divisent la société, qui remontent la population contre la police de la République et ce n'est pas acceptable. Le premier mensonge, c'est de laisser à penser qu'il y a une intentionnalité et une disproportion volontaire dans l'usage de la force. Elle n'est pas volontaire quels qu'en soient les mensonges de la France insoumise. Et le deuxième mensonge encore plus grave étant de sous-entendre que la police de la République et les militaires de la gendarmerie seraient raciste. Voilà. Intervention. applaudit par une bonne part de l'hémicycle honnêtement cet après-midi de Sébastien Lecnu mais
il me faut aller au bout de la démonstration ce que le premier ministre au fond ne peut pas dire parce que tout se passe comme si le leader de la France insoumie Jeanluc Mélenchon ne connaissait pas le vrai visage de la police républicaine dans notre pays. Il serait étonné de voir qu'elle ressemble beaucoup beaucoup à l'idée qu'il se fait de la Nouvelle-Fance créolisée diverse bien souvent issu de l'immigration de notre histoire coloniale car sous les cases sous les uniformes il y a des hommes et des femmes pour beaucoup issus de l'immigration et pourquoi et bien parce que le métier de policiers de CRS de gendarme recrute dans les classes populaires bien souvent chez ceux qui sont prêts à se faire insulter à longueur de journée pour des salaires de misère et dans les classes populaires,
il y a une proportion figurez-vous importante de français issus de l'immigration. Peut-être serait-il temps d'arrêter de plaquer cette grille de lecture racialiste que la France insoumise de voir à peu près partout d'ailleurs, y compris parcours sup maintenant dans ces critères de sélection soi-disant discriminatoire serait raciste partout. Et puis que paraît-il Jean-Luc Minenchon n'a pas renoncé à exercer le pouvoir. Je voulais finir par une question tout simplement. Euh quel sera le ministre de l'intérieur ? Qui sera-t-il dans une France gouvernée par la France insoumise ? Combien seront-ils parmi les forces de sécurité intérieure à accepter de servir sous les ordres de Jean-Luc Mélenchon qui prétend que la police tue ? On a eu un dernier un début de réponse pour
place de la République récemment. Ceux qui tabassent nos enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent, ceux qui laissent libre cours à leur racisme vont bientôt nous retrouver sur leur chemin. Il n'y aura ni oubli pardon pour personne. Voilà, ni oubli ni pardon. Attendez-vous donc avec Jean-Luc Mélenchon un grand ménage dans la police qu'il entend réformer comme il le dit souvent de la cave au grenier. Math-ilde Pan la chef des députés soumis veut même mettre en place des commissions vérité et justice. Moi, des commissions vérité et justice, je n'en ai vu que pour les guerriers ros en Colombie. Je ne suis pas sûr que ce soit l'exemple à suivre. Et euh et Oranda après euh après le génocide, alors c'est moi c'est vraiment
parce que c'est 10 même tr qu blessés évidemment parmi des civils, d'autant plus des mineurs. C'est évident que c'est inadmissible. C'est évident que ces enquêtes doivent se poursuivre et c'est ça qui devrait nous rassurer de nous dire que nous vivons dans ce pays. Et quand j'entends que là la police tue et vo on voit quand même la violence des images, le nombre de manifestations, le nombre de personnes dans la rue, dire de la police française ou de la gendarmie française qu'elle tue. J'aimerais savoir et on va me dire point Godwin mais c'est tant pis. J'aimerais savoir ce qu'elle a fait la police et l'armée en Iran en janvier 2026 quand 48 he pour le coup tuer entre 50 et 70000 personnes. C'est ça moi qui me dérange, c'est le fait qu'on utilise ce genre de termes qui
sont une réalité physique ailleurs et sous prétexte de campagne électorale et de vouloir marquer les esprits, de se rabaisser à oublier qu'il existe une autre réalité qui celle-là fait pleurer au moins 70000 familles en Iran. François, votre partiéconomique, alors c'était un moment attendu. Le Rassemblement national a présenté son projet de contrebudget ce qu'il ferait s'il était aux manettes. Et vous nous dites ce qu'il contient et ce que vous en pensez. C'est une révolution complète par rapport à aux précédents programmes économiques qu'on a connu de Marine Le Pen lors des précédentes échéances présidentiel alors que les programmes insistaient jusqu'ici sur de nouvelles dépenses au fond financer toujours un peu avec les mêmes méthodes cétait on mettait les étrangers dehors, on luttait
contre la fraude et puis on réduisait la contribution européenne. Là c'est beaucoup plus ambitieux. C'est un programme de redressement des comptes qui s'appuie sur la critique du bilan Macron. Je vous propose qu'on l'écoute. Ah, il y a pas de son me dit-on. Il y a pas de son. Vous nous résumez les choses peut-être. Elle s'appuie en effet sur le fait que la présidence Macron a été catastrophique de ce point de vue-là. Le 4 serait le suivant : 140 milliards d'économies en 2032, c'est-à-dire à l'issue du prochain casquable par rapport à 2026, soit tout budget public confondu 8 % de réduction de la dépense publique sur un quinquena. Bon, ça semble peu 8 %. En réalité, c'est absolument sans précédent. Jamais on a connu une telle baisse de en valeur de la dépense publique. Ça signifierait
selon les calculs du RN arriver à un déficit inférieur à 3 % du PIB à l'issue du quinquena et une dette publique revenue à 112 % contre 119 aujourd'hui. Là où ça se complique évidemment, c'est que dans le même temps, le RN propose 30 milliards de baisses d'impôts et puis des des dépenses supplémentaires et puis la réforme de la réforme des retraites, c'est-à-dire le fait de revenir à une borde d'âge qui serait de 60 ou 62 ans. Bon, en réalité, c'est largement plus de 200 milliards qu'il faut trouver. Qu'est-ce qu'il y a en face aujourd'hui justement pour financer tout ça ? On retrouve les recettes habituelles du RN dont je parlais tout à l'heure, contribution européenne, étranger et lutte contre la fraude. Mais ça va beaucoup plus loin cette fois-ci avec des réductions de postes très
significatives dans la fonction publique, une réforme de l'État avec une simplification des niveaux administratifs, une suppression des agences inutiles. Ça, j'allais dire aussi un colis fichier qu'on retrouve assez fréquemment. Bon euh alors c'est ambitieux, c'est hypothéqué toutefois par deux choses. Un, ça n'est pas encore documenté. Bon, c'est un travail de Titan, hein. Pas plus d'ailleurs que les économies de l'ordre de 20 milliards que le RN entend faire sur le système des retraites. Ça devrait être précisé dans les prochaines semaines. Tout en revenant euh à l'âge de 62 ans ou 60 ans bien sûr. Euh alors dans les conditions confuses qu'on connaît, hein, puisque c'est euh une réforme de retraite qui n'est pas très claire non plus. Et puis de certaines mesures ce heurte de front
à l'Europe par exemple le fait de tacter les taxer les multinationales en fonction du chiffre d'affaires qu'elle réalise en France. Quel que soit le lieu de leur domiciliation fiscale, ça va évidemment à l'encontre totale du marché unique. Alors en parallèle, Marine Le Penant proposer par référendum l'adoption d'une règle d'or budgétaire qui limiterait le déficit au niveau nécessaire pour stabiliser la dette. Stabiliser par rapport au BIP. C'est un peu compliqué parce que cette ce niveau de stabilisation, il dépend à la fois du taux de croissance et du niveau des taux d'intérêt. Mais l'idée de faire un référendum là-dessus, même si la règle d'or ne résout rien au fond, rien ne remplace la la volonté politique et puis le travail pour documenter les économies à faire, mais le fait d'avoir un
référendum permettrait peut-être de réunir un consensus national sur un objectif qui est important. Au total, tout ça est encore extrêmement imprécis quant aux mesures et à l'exécution, mais ça témoigne d'un changement de cap complet du RN qui place désormais le rétablissement des comptes en objectif prioritaire. Alors, petite curiosité, le le RN a insisté aujourd'hui sur la baisse des taux d'intérêt aujourd'hui même pendant qu'il présentait son projet de budget 0,1 % comme si la présidente avait calmé les marchés financiers par son discours et sa seule intervention. Bon, certains se féliciteront de voir finalement par transparence le RN revenu à une forme de réalisme en considérant le jugement des créanciers du pays. Les
autres souriront en notant que la détente des taux aujourd'hui a été mondiale et que la conversion de Marie Le Pen gagnerait à être étayée par des détails avant d'emporter l'enthousiasme des marchés. Abnous, votre parti prix international, c'est une petite révolution en Corée du Sud. On ne mangera plus de viande de chien. Mais oui, c'est une 70 chiens ont été sauvés de leur cage à Gangin dans le sud de la péninsule sud-coréenne par l'ONG Human World for Animals. Près de la moitié vont s'envoler pour Washington et Montréal pour apprendre à vivre une vie de chien dans le sens positif. Et a priori, ce sera le dernier grand sauvetage de chiens car à partir de février 2027, c'est fini pour de bon.
C'est fini la consommation de viande de chien. Alors en 88, jeux Olympiques de Séou, ils avaient planqué les échopes devant deux viandes de chiens et de serpents en parlant d'aliments immondes. Mais évidemment, ce n'était que pour la vitrine et pour les caméras du monde entier. Juste après les jeux, la marmite était revenue dard pendant près d'un demi-siècle, la Corée du Sud avait eu un flou artistique, juridique extraordinaire. c'est on avait pas le droit de manger du chien mais on pouvait les élever pour les manger. Allez comprendre. En 2008, les autorités envisageaiient même de le classer comme animal de boucherie pour pouvoir enfin lui appliquer des rôles d'hygiène parce qu'il y avait pas de règle d'hygiène. Enfin tout ça est terrible. Donc on a jamais su le chiffre entre 500000 et 2
millions de chiens élevés pour la consommation. Donc tout ça a été très flou. Et patatraque 9 janvier 2024 l'Assemblée nationale a voté par 208 voix pour zéro contre et deux abstentions. L'interdiction définitive de l'élevage d'animal. Donc, ils ont jusqu'en février 2027 pour plus rien de nada, c'est fini. Alors, grâce à qui ? Vous allez me dire, mon cher Daliv, évidemment, ça serait logique d'y voir la la défense des animaux qui a gagné. Et bien entendu, cet Occident qui ne comprend rien et qui vient nous faire la leçon et bien pas du tout. qui a chauvé le chien coréen. En vérité, c'est le berceau vide. Autrement dit, la chute spectaculaire de la démographie coréenne. En 2023, la Corée du Sud est tombée à 0,72 enfants par femme, ce qui veut dire le taux le plus bas du monde. Du monde.
C'est pas On regarde le chien autrement parce qu'il a remplacé l'enfant. Exactement. À ce rythme là, les 51 millions de sud-coréen pourraient nêtre plus que 27 millions à la fin du siècle et continuer à disparaître. Et dans le vide, laissé par les enfants, ce sont les animaux domestiques qui ont pris la place. Je vais vous donner juste un chiffre qui date de 2023 et qui a tout changé et depuis ça a pas bougé, c'est pire, ça se creuse. Sur les 9 premiers mois de 2023, le géant de la vente en ligne, J Market, a vendu plus de boussettes pour animaux que pour bébés. Des poussettes pour animaux. Pour animaux parce qu'on adore, vous le voyez un petit peu sur la photo. Et donc à partir de ça, des 9 premiers semestres 2000 mois de 2023, ça n'a pas changé, ça n'a fait que se croiser. Et il y a même
un mot qui a été inventé. Ce mot c'est pète femme joc. pète euh de pête animal domestique en anglais, femme de famille euh famille en anglais toujours et J l' tribu en Corée et ça désigne ce pour qui l'animal est un membre de la famille en à part entière. Et effectivement, cet cet enfant-là à quatre pattes, il passera jamais le concours d'entrée de l'université. Il sera jamais de service militaire obligatoire pour les jeunes hommes et ne réclamera jamais d'aide pour acheter un appartement à Séou. Et la grande question, mais de qu'est-ce qui se passe ? Et ben faut rappeler que la Corée du Sud est un pays dépressif. J'ai pas d'autres mots qui a peur des lendemains du chômage des loyers des dettes des agwon. Ce sont ces boîtes de bâchotage qui ruinent des familles pour
espérer avoir leur champion qui réussira ses études et et ça ira un peu mieux. Un pays tiraillé entre tradition et émancipation donc prime de naissance qui fonctionne absolument pas sur prime de naissance n'y changeront rien. Personne ne fait d'enfant contre un chèque quand on ne croit pas en l'avenir là où le chien n'exige ni d'y croire ni de pas d'y croire mais se contente du présent. Pendant ce temps-là et là ça devient vraiment intéressant de l'autre côté du 38e parallèle en Corée du Nord donc cet été en pleine canicule le Redong Sin Moon le journal du parti publiait les conseils d'un médecin pour loter contre la canicule pastèque concombre et soupe de chien et pour l'occasion un proverbe sud sud nord-coréen était ressorti pendant les jours de canicule la supe de
chien renversée sur le pied devient remède. D'ailleurs en Corée du Nord pour faire simple, on ne dit pas chien, on dit dan Gogi fois la viande douce, un euphémisme forgé par Kim H Song lui-même, le grand-père de Kim Jong Wun. Parce que forcément, comme ils avaient rien à bouffer, il bouffait du chien, la chien a disparu. C'est devenu de la viande douce. Jamais deux pays frères n'ont semblé s'y éloigner. C'est peut-être le chien qui mesure le mieux cette distance, celle qui sépare une société libre et angoissée d'une société enfermée et affamée. La liberté, c'est aussi le luxe de pouvoir choisir ses angoisses. Merci à vous trois pour ces parties prix. Merci à vous de nous avoir suivi. Demain, c'est Guillaume ODA que vous retrouverez à cette même place. J'aurai
le plaisir moi de vous retrouver à 20h50 pour la grande confrontation sur les violences.