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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 22 avril 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesNumérique

Le JD News met Charles Alloncle en Une cette semaine

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

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Vous avez interviewé Charles Aloncle he le député UDR qui a été rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Il fait la une du JD News, votre magazine. Voilà le rapport interdit.

Alors ça c'est quand même fou. C'està-dire qu'il y a eu énormément de travail. On va voir le nombre d'heures de d'auditions, énormément de travail pour ce rapport et il y a un risque qu'il ne paraisse jamais.

Vous avez entendu Laurence Ferrari interrogé Mode Brégeot qui disait "Je ne sais pas s'il faut qu'il soit publié ou pas." C'est fou, ça pose un problème démocratique. Ah c'est en tout cas ce que dénonce Charlong dans cette interview du JD News.

He Charlal Long faut bien comprendre que son rapport il l'a fait après une commission d'enquête qui a été quand même la commission d'enquête sans doute la plus suivie après la commission d'enquête sur Alexandre Benala en 2018. Il a fait en effet 70 auditions, quasiment 230 personnes entendu dont les patrons évidemment du service public de l'audiovisuel, les grands actionnaires et donc il y a fait des révélations, on va y revenir. Mais avant tout cela, il y a un rapport rapport qui sera donc soumis au vote des députés le 27 avril.

Ils n'auront que 3 jours pour le découvrir sur des créneaux. Ils pourront pas, ce sera dans une salle dédiée à l'Assemblée nationale. Ils ne pourront pas prendre de photos.

Ils pourront pas évidemment le le sortir. Pourquoi ? Parce que si ce rapport n'est pas voté, et bien il disparaît.

Et s'il y a pas seulement le rapport qui disparaît, c'est aussi les auditions. C'est-à-dire que si vous voulez par exemple revoir l'audition de madame, si le rapport n'est pas voté, et bien cette audition elle disparaît complètement. Elle disparaît du site de l'Assemblée nationale.

On a même plus le droit de la partager. Donc c'est pour ça que ça provoquerait une sorte de séisme démocratique, un trouble démocratique parce que c'est une des commissions d'enquête qui a le plus intéressé les Français si l'on en croit les suivis. sur le le site de l'Assemblée nationale, si on en croit même la popularité du rapporteur Charles Loncle, il était complètement inconnu avant cette commission d'enquête et aujourd'hui c'est un personnage identifié pour les Français.

Voilà 70 auditions, c'est ce que je disais, regardez 70 auditions, 230 personnes auditionnées et 200 heures de de d'audition. On va regarder les principales révélations, notamment les indemnités de départ très élevé chez France Télévision, des sociétés de production qui pratiquent la surfacturation, des cumules de fonction problématique, on va rentrer dans le détail hein, ou encore des dépenses difficilement justifiables. Conflit d'intérêt entre dirigeants audiovisuel, public et société de production.

Concrètement, on parle de qui ? Bah là, il y a le cas le plus parlant, c'est le cas d'arry Grand, Nathalie Darry Grand qui est ancienne directrice donc de France 5 qui à l'époque a attribué un certain nombre de contrats, notamment à la société de production Together Media. Bon ben jusque-là pour l'instant ça n'apparaît rien mais elle travaille chez France Télévision et elle achète chez Tazer Media des des prod c'est là que la suite est intéressante c'est quand Madame Daré Grand elle part de France Télévision elle part avec une belle indemnité quelques milliers d'euros 400000 € et quelques mois après elle va où madame Daré Grand et bien elle va à Tazzer Media et donc là aussi c'est-à-dire qu'il y a une nouvelle directrice à France 5 il y a madame Darrand qui est à Toger Media et les contrats de Tazer Média, ils augmentent, ils montent, donc ça fait toujours plus d'argent et ça pose la question de l'externalisation parce que vous savez le budget de l'audiovisuel public c'est 4 milliards d'euros et dans ces 4 milliards, il y en a 1 milliard qui sont et bien sujets à l'externalisation.

C'est-à-dire que il y a 14000 employés au sein du service public de l'audiovisuel mais ce n'est pas assez donc il faut externaliser. Donc ça va avec des sociétés par exemple France 5 80 % des des émissions de France 5 sont produits par deux sociétés de production Together Media et Media One qui sont des voilà des des sociés de production dont les actionnaires sont plutôt engagés à gauche. Monsieur Niel, monsieur Pigas qui d'ailleurs ont été très véhément avec le rapporteur lors de leur audition.

Donc voilà, tout ça c'est extrêmement intéressant, c'est des cas extrêmement concrets. On pourrait aussi parler des allers-retours entre le privé et le public avec Takis Scandilis par exemple qui passe entre Bijgetj et l'audiovisuel public. C'est-à-dire qu'un coup il travaille dans l'audiovisuel public, un coup il retourne chez Banijet.

Donc ça montre une sorte de conflit d'intérêt qui est quand même assez assez soupçonneux. Bon sur les cumul postes, Arnaud Engcha a touché 100000 € net par an un poste de direction de France Télévision. Bon, c'est un salaire de de de de directeur quoi.

Bon, voilà. Mais il était en même temps dans l'équipe d'Anidalgo. Oui.

C'est-à-dire que c'est qu'il y a un des deux métiers, une des deux missions qu'il effectuait mal. Ah ou alors il effectuait très bien les deux. Mais le problème c'est que lors de son audition, on n' pas très bien compris ce qu'il faisait à la mairie de Paris et ce qu'il faisait également à France Télévision.

C'est-à-dire qu'il avait des salaires qui sont des gros salaires hein, des salaires à six chiffres de manière annuelle. Il était directeur des opérations spéciales extérieures à la mairie de Paris. Il était chargé de l'international.

Donc à un moment donné, on comprend pas très bien. Il y a une sorte de flou et c'est finalement ce qu'a révélé cette commission d'enquête. C'est un système qui est à la fois extrêmement coûteux avec des salaires mir au bolant.

Je vous rappelle qu'il y a une quasiment une dizaine de personnes qui sont mieux payées que le président de la République au sein de l'audiovisuel qu'il y a cinq ultras privilégiés qui sont payés plus de 300000 € de manière annuelle. notamment le cas de madame qu'il y a des dépenses somptuaires qui sont absolument dingues. On se souvient des frais de cocktail et frais de bouche pendant le Covid-19 alors qu'on pourrait considérer que bon bah les gens étaient chez eux, qu'il y a des dépenses de taxi qui ont été absolument [grognement] absolument dinguissimies et d'ailleurs la première résultante de cette commission d'enquête c'est que madame et monsieur Sbongez le directeur des programmes, ont annoncé qu'ils allaient baisser les frais de taxi et les frais de bouche.

Donc c'est intéressant quand même de voir qu'elle a des conséquences. Samuel Étienne, le sympathique présentateur de question pour un champion, il était salarié de France Télévision, on lui fait rompre son contrat, demande lui-même à rompre son contrat. Il demande à rompre son contrat.

Donc, il a une indemnité de fin de contrat, enfin indemnité de licenciement qui se compte en centaines de milliers d'euros. On a Oui. Oui.

Au moins en dizaines de milliers d'euros. au moins au moins de ce qu'il faut aussi savoir c'est que le système opaque ça rentre aussi dans le fait que personne ne veut donner son salaire alors que pour le coup les agents les journalistes du service public sont aussi des agents un petit peu de service public et ensuite ils le reprennent. Ouais.

Donc en fait, on a on a le sentiment dans une boîte normale, on se dit "Mais attends, euh, si tu veux partir, parts, c'est voilà." Mais euh là ou alors on se fait licencier et effectivement, il y a une fin de contrat euh bon, on applique la règle mais là, on le reprend après. Donc on a l'impression qu'on que l'argent comme c'est de l'argent public, ça on le jette par la fenêtre parce que sa bi il est extrêmement procédurier donc c'est extrêmement simple.

Il était salarié de l'audiovisé public, il a décidait d'en partir pour faire la même chose notamment sur l'audiovisel public et lancer sa chaîne Twitch qui est une chaîne où on regarde des lives sauf qu'il a demandé un financement de qui ? de l'audiovisuel public. Donc c'est-à-dire que c'est une personne qui part qui continue à faire notamment question pour un champion tout un tas d'émissions avec sa propre société.

Ouais. Donc il est externalisé là aussi et ensuite il obtient un financement de l'audiovisuel public pour sa chaîne Twitch où là pour le coup il revendique par exemple une absence totale de neutralité et de et de partialité puisqu'il refuse par exemple d'inviter les membres du Rassemblement national. Donc on voit très bien que c'est un autre sujet aussi.

Mais ce qui est ce qui est ce qui est fou c'est que qu'il le demande à limite, il peut le demander mais mais c'est France Télévision qui l'accepte parce que sachant que ça va coûter des dizaines de milliers d'euros au minimum et qu'il l'accepte. Pourquoi ? Parce que bon c'est de l'argent c'est de l'argent public donc en fait on s'en fiche c'est le contribuable qui perra.

Absolument c'est il y a une une opacité totale sur les comptes. Et d'ailleurs on en veut pour preuve que depuis 2017 le déficit cumulé de France Télévision et du service public c'est plus de 80 millions d'euros. Sur les l'année 2025 c'est quasiment 40 millions d'euros.

Et finalement, ils se disent euh bon bah c'est pas grave, il y a un déficit, l'État va faire le petit chèque de 40 millions d'euros chaque année et et puis les les chiens seront bien gardés. Donc donc voilà, c'est c'est quand même un système extrêmement opaque, extrêmement coûteux et surtout un système complètement ingouvernable avec des chefs complètement partout et personne qui ne dirige rien sauf les syndicats. Interview de Charles à l'oncle réalisé par Jul Tor à lire dans le JD News qui sort aujourd'hui.

Merci beaucoup Jules d'être venu ce matin. [musique]