L'Éducation, avec Louise Montangon, Tony Bonalair, Roger Chudeau et Maxime Michelet.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 71 %Attaque 19 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:27InvitéChiffre
« Nous avons à peu près 950 000 étudiants en sciences humaines et sociales et 450 000 étudiants en sciences de l'ingénieur ou en sciences dures. »
- 5:51InvitéChiffre
« 50% des bacheliers échouent en première année de fac. »
- 22:31InvitéChiffre
« 40% des élèves de CM2 qui entrent en sixième ne maîtrisent pas la lecture fluide, la lecture. »
- 33:14InvitéChiffre
« La France consacre quasiment 7% de son PIB à l'enseignement. »
- 33:40InvitéChiffre
« Le budget d'éducation nationale a augmenté de 31% depuis 2017. »
- 42:15InvitéPromesse
« Et bien c'est le rôle du RNJ de porter Marine Le Pen à la présidence de la République. »
- 42:43InvitéFait
« Montrez-leur votre fierté d'être derrière Marine Le Pen et Jordan Bardella. Montrez-leur votre fierté de faire gagner la France et d'incarner cette rupture avec ces 40 ans de politique qui nous ont dégoûtés. »
Temps de parole
- Invité23 %
- Invité 221 %
- Présentateur19 %
- Invité 318 %
- Invité 414 %
- ?4 %
≈ 29,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Ça
vient d'être rappelé, consacré à l'école, à notre économie, qui bat de l'aile, sera consacré à la sécurité
et
tout ce qui touche à la justice. La première de la nation. Alors je vais vous présenter, mais vous les connaissez sans doute, les personnes sur scène. Roger Chudeau, bonjour Roger, député du Loir-et-Cher, Tony Bonnaller, président du RNG, Maxime Michelet, député UDR de la Marne et Louise Montangou, étudiante
et
responsable de Nuit-Nits à Bordeaux.
Alors
moi j'aimerais, Louise, commencer justement avec vous parce qu'on vous a vu à la télé, vous avez, pour reprendre une expression consacrée, crevé l'écran, comme l'on dit. On vous a vu tenir tête avec beaucoup de brio face à des étudiants gauchistes,
à
des journalistes, qui n
'ont
pas non plus un petit exploit. Quels sentiments, qu'est-ce que vous en retirez maintenant de cette expérience, parce qu'a priori vous n'étiez pas préparé, d'un point de vue personnel et puis d'un point de vue politique, disons-le.
C'est-à-dire que ça fait déjà 4 ans, je crois, que j'essaie de débattre avec eux dans les universités. Bon, il fallait attendre une caméra pour qu'ils acceptent le débat. D'un point de vue personnel, je pense que ce qui change le plus, c'est le nombre de fois où je me fais appeler par mon papa par jour. Je crois qu
'il
m'appelle 4 ou 5 fois par jour maintenant pour savoir si tout va bien pour moi. Et sinon, d'un autre point de
vue,
c'est surtout, je suis extrêmement heureuse de voir qu'il y a vraiment cette jeunesse de droite et cette jeunesse qui ne casse pas, cette jeunesse qui ne bloque pas, cette jeunesse qui a juste envie d'aller travailler, c'est une jeunesse patriote. Et aujourd'hui, on a mis un sacré coup de pied dans la fourmilière et j'en suis très, très heureuse, sincèrement.
Bon, ça a changé votre vie, oui, mais dans le bon sens.
Dans le bon sens. Quand je vois toute cette jeunesse de droite, ça change ma vie, mais dans le bon sens.
Et
vous continuez. Bravo.
On
va vous réentendre parce qu
'on
va parler du message
que
vous voulez transmettre à cette jeunesse, justement. Puis on va parler des universités. Roger, Roger Chudot, est-ce qu'on peut faire tout d'abord l'état général de notre système éducatif ? Il est quoi ? Il est ouvert à l'orange, au rouge ? On va faire étape par étape, primaire, secondaire, université. Il
serait plutôt rouge. Écoutez, chers amis, bonjour. Donc, le système éducatif français
est
dans un état d'élabrement
tel
que l'on pourrait dire que,
à
l'image de Notre-Dame, il est une cathédrale incendiée.
L
'école de France a longtemps été un modèle mondial
parce
qu'elle permettait l'ascension sociale,
parce
qu
'elle
était de très haute qualité. Et aujourd'hui, nous le savons tous, elle est en train de s'effondrer sur elle-même.
Les
derniers résultats de PISA, donc les comparaisons internationales de résultats des élèves de 15 ans,
en
français, en sciences, montrent un effondrement de nos performances.
Et
en plus,
ces
performances sont très marquées socialement, c'est-à-dire que les gens des classes sociales les plus défavorisées
s
'enfoncent encore davantage dans l'échec et donc l'école reproduit les inégalités sociales.
Lorsque
les jeunes de 17 ans, garçons et filles, vont passer des journées défense et citoyenneté, ils sont testés sur le maîtrise du français, 20% d'entre eux sont quasi illettrés
à
17 ans. Après au moins 15 ans, 15 ans, oui, 14-15 ans, passer sur les bancs de l'école. Donc, si vous voulez, les choses sont en train de se dégrader. Et si je dis cela, c'est le cœur serré. Évidemment, il n
'y a
pas lieu de s'en réjouir ni de le déplorer comme ça. Le problème, c'est que ça aubert notre futur, notre avenir. Nous avons besoin. La France n'a pas de matière première. La France, depuis 1500 ans, existe par la force de sa culture, l'intelligence de ses légistes, de ses militaires, de ses ingénieurs, de ses artistes. Et tout cela est en train d'être abîmé. Récemment, le patron de Safran ou celui de Thalès s'inquiétait du niveau
de
mathématiques de ses ingénieurs. Donc,
les
choses sont assez graves et nous sommes devant une école qui a été déconstruite pendant 40 ou 50 ans.
Et
il nous appartient maintenant à nous de la reconstruire.
Bon, on verra les solutions tout à l'heure parce qu'effectivement, c'est ce qui compte le plus.
Et
Marine Le Pen aura l'occasion d'ici quelques jours de dévoiler son projet sur l'éducation nationale. Peut-être un mot parce que Louise pourra nous en parler également. L'état de l'université qui est quand même ses chefs-d'oeuvre en péril
pour l'instant. L'université ne va pas bien, n'est ce pas? Nous avons à peu près 950 000 étudiants en sciences humaines et sociales et 450 000 étudiants en sciences de l'ingénieur ou en sciences dures. C'est exactement l'inverse qu'il faudrait que nous ayons pour assurer notre avenir industriel, notamment.
Donc,
il va falloir sérieusement repenser l'organisation même de l'offre de formation et l'organisation des études supérieures. 50% des bacheliers échouent en première année de fac.
50%, il
n'y
a
que 35% des étudiants qui réussissent à obtenir la licence en 3 ou 4 ans. Les autres, ce n
'est
pas ce qu'ils deviennent. Donc, si vous voulez, c'est un massacre des innocents auquel il faut absolument que nous mettions un terme.
Alors,
Louise, vous êtes étudiant à Bordeaux.
Comment? Alors, on va mettre de côté l'aspect politique avec les étudiants gauchistes.
On
aura l'occasion d'en reparler. Et puis, la complicité aussi quand même d'une partie du corps enseignant, voire des présidents de l'université dans certains cas. Je dis bien dans certains cas. Mais est ce que vous trouvez, vous, que le système où vous êtes passé, dont vous avez votre bac, vous êtes arrivé à l'université. Est ce que tout ça est bien organisé?
On
parlait de parcours sur tout à l'heure.
Nécessairement, non, c'est pas bien organisé. Quand il y a 57% de taux d'échec en première année de licence. Non, c'est pas bien organisé parce que ça fait des décennies qu'on veut faire croire aux jeunes et aux lycéens, aux étudiants que pour être inséré socialement, il faut nécessairement une licence, un master. Alors qu'on a des bacs pro, on a une filière d'apprentissage et en fait, à toujours vouloir mettre tout le monde dans le même moule. On bouche des filières psychos, sociaux. Maintenant, aujourd'hui, malheureusement, la communication, on ne leur propose pas d'alternative.
Alors que bon, là, je pense qu'il faut se mettre en marche pour l'intelligence artificielle aussi, puisque les autres pays ne nous attendront pas et ne nous attendent pas de toute façon. Donc, il y a tout à refaire un petit peu dans les universités. Et moi même, durant ma première année de licence, on a bénéficié d'un contrôle continu à 100%. C'est à dire que vous pouvez passer d'une année à l'autre à la faculté sans passer d'examens terminaux, ni de première session, ni de deuxième session. Donc, il n
'y a
plus d'excellence. Il n
'y a
plus de mérite. Il n'y a plus tous les fondamentaux des universités.
Et le sentiment d'avoir parfois des diplômes d'évaluer. Moi, j'écoutais tout à l'heure en venant une doctorante à la bac plus 5 en sociologie et avant des hamburgers chez McDonald's. Alors, évidemment, on disait moi, j'ai la rage. Je vais aller défiler à Paris. Mais ça, vous en côtoyez des jeunes qui sont dans ce cas là, en fait?
Mais bien sûr, mais surtout, il faudrait plus s'attarder au sujet de mémoire, au sujet de master. Enfin, je pense que ça va faire rire peut être les gens dans la salle. Mais moi, j'ai déjà vu des sujets de mémoire, donc c'est à
dire
des bacs plus 5. Les sujets, c'est la question queer au Brésil de 2005 à 2010. Comment vous voulez trouver du travail avec ça? Enfin, je suis désolé, mais c'est hyper compliqué. Donc, c'est enfin, c'est pas un sujet de première nécessité dans notre société. Donc, le problème, c'est que vous faites des surdiplômés pour pas grand chose. Et après, ils se retrouvent à travailler effectivement au McDo ou autre, alors qu'il
n'y a
pas de saumétier. Pas du tout. Mais c'est juste que là, on les envoie dans des filières bouchées parce qu'on n'est pas capable de mettre plus de sélection et qu'on n
'est
pas capable de mettre un petit peu plus de moyens dans les bacs pro et dans les apprentissages.
Non,
mais ce qui est bien avec lui, c'est qu'elle nous parle. C'est clair, c'est limpide. Vous faites passer des messages tout à l'heure en préparant. On s'est réunis tous les quatre et elle me disait moi à la télé, je vois personne. C'est sûr, dans un studio, on voit que des caméras. Et là, elle me dit je vois tout le monde. Mais ça se passe très bien.
Mais c'est quand
même un peu impressionnant de voir tout le monde.
Bon, mais vous êtes parfait. Merci. Merci pour ce vent de fraîcheur. Alors, une question peut être avant d'en venir au récit national, parce que là, il y a Maxime et Tony qui voudraient en parler. Il y
a
quand même. Moi, je voudrais savoir comment vous expliquer. Là, c'est une question que je vous pose à tous les quatre. Comment on va rester sur l'université en
quelques
années, même si c'est une pente douce. Cette université a pu en grande partie, on ne
va
pas généraliser, mais être noyauté par l'extrême gauche. Quel phénomène s'est déroulé ?
Alors,
Roger, peut-être avec un peu de recul, puis Maxime, Tony, puis Louise. Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'il y ait ce résultat à l'arrivée
? Une
des choses les plus importantes qui a pu se passer
durant
ces dernières années à l'université, c'est notamment la prise de pouvoir au sein des organisations étudiantes par l'extrême gauche. Organisation qui, je crois, il est temps de le dire, ne représente rien ni personne. Les organisations telles que l'UNEF ne représentent personne. Elles ne représentent qu'une poignée d'étudiantes et surtout aussi
des universités.
Là, je tourne vers Louise qui en sait quelque chose. En plus, on connaît bien tous les deux, l'université notamment, qui
est
l'université de Reims. Il y
a
peut-être un problème
de micro. Alors,
oui, Roger.
Les organisations étudiantes d'extrême gauche, il faut le dire, font régner la terreur sur les campus.
Lors
des élections étudiantes, l'UNI notamment, mais aussi la cocarde, qui sont des syndicats, des organisations étudiantes de droite, des organisations patriotes, ces organisations-là subissent une pression phénoménale de la part des organisations étudiantes de gauche. Donc la démocratie étudiante, aujourd'hui, elle n'est plus garantie. Il faudrait donner des garanties de sécurité, notamment à l'UNI. Moi,
je
sais, à Reims, dans ma circonscription, l'UNI de Reims, cela fait deux fois en un mois qu'un de leurs militants est agressé par l'extrême gauche. Donc c'est ça aussi la réalité de l'emprise de l'extrême gauche sur nos universités. C'est aussi une emprise de violence.
Si je
peux rebondir, Philippe. J'aimerais vous raconter une petite anecdote. Le Rassemblement national de la jeunesse a tenté à Sciences Po Paris de déposer une initiative étudiante.
C
'est-à-dire que ce sont des étudiants de Sciences Po qui déposent une initiative. Et si elle est approuvée par 5% de l'électorat de Sciences Po, eh bien nous pouvons tenir des conférences. Alors nous sommes allés militer devant Sciences Po Paris, devant le campus de Saint-Guillaume. Il fallait voir comment on a été accueillis. On a pu distribuer 5 tracts. Et ce n
'est
pas des tracts où on disait quand même nos mesures les plus difficiles, je dirais, à faire entendre en tout cas la priorité nationale. Non, non. On demandait le pluralisme à Sciences Po. On demandait l'instauration
du
débat des idées.
Mais
voyez-vous, c'est trop pour eux, ça. Le camp de la tolérance, le camp de l'extrême-gauche, ceux qui tolèrent tout, mais surtout pas ce qui n'est pas de leurs idées. Et alors, il faut voir, on a distribué 5 tracts. Et vous avez 80 jeunes étudiants, minorités de Sciences Po Paris, qui sortent des cours, qui descendent et qui se sont mis à nous hurler dessus. On était 5 militants, Siamo, Tutti, Antifascistique, Opany, voilà. Et ils nous ont empêché de faire campagne. empêché. Et ce qui est le plus fou, tu peux peut-être, on me dira dessus, Louise, mais on a le responsable de la vie étudiante de Sciences Po qui est descendu
et
qui est vu nous dire partez, vous semez le trouble devant Sciences Po. C
'est
-à
-dire
qu'on venait pour le débat des idées
et
ils ont voulu nous faire partir. Eh bien, face à 80 gauchistes qui vous empêchent de débattre, vous êtes obligés, finalement, d'y aller. Mais on a raté à 12 voix l'élection de l'initiative étudiante. Et croyez-moi, il y a des jeunes qui sont venus nous voir en faisant le tour du pâté d'appartements à côté de Sciences Po Paris qui nous ont dit,
c
'est une minorité, mais ils contrôlent tout. Merci d'être venus. Vous nous avez redonné de
l
'espoir. Et c'est pour ces gens-là qu
'on
se bat. Et c'est pour ça que le RMJ continuera d'aller devant Sciences Po, devant les universités, avec nos camarades de l'Uni et nos camarades de la Cocarde.
Bravo. Et il faut continuer. On compte sur vous, la jeunesse, la relève. Oui, c'est des gens, ils aiment bien débattre, mais si on est d'accord avec eux, il y a beaucoup de médias qui font pareil. Roger, peut-être aussi un mot sur la... Est-ce qu'il
y a
une complicité plus ou moins tacite aussi de l'encadrement
? Voilà, un mot sur le fond, c'est-à-dire qu
'une
bonne partie de nos études universitaires sont gangrénées par ce qu'on appelle le wokisme.
Le
wokisme qui vient des Etats-Unis, mais qui est d'origine française, bien sûr, ça revient à dire au fond que tout est forme de domination. Le rapport pédagogique entre le maître et
l
'élève, c'est de la domination. Le rapport homme-femme, c
'est
de la domination. Le rapport blanc-non-blanc, c'est de la domination, etc., etc. C'est de la domination. Et donc, cette idéologie déconstruit littéralement le savoir. Quand vous avez dans des universités des études de genre, où l'on vous explique qu'en fait, les sexes,
ça
n'existe pas. La masculinité est une illusion. Comment dirais-je
?
Il peut y avoir des hommes enceintes et des choses comme ça. C'est sérieux. C'est enseigné dans les universités. De même, les études décoloniales qui ne cessent de nous insulter et d'insulter le passé de notre pays. Donc ces choses-là, si vous voulez, elles rongent l'université aussi de l'intérieur. Et elles contribuent à l'espèce d'élitement, d'affaissement intellectuel et moral de l'université. Louise. Alors déjà, il y
a eu
mai 68 aussi. On n'en a pas parlé, mais ça, ça nous a fait énormément de mal. En tout cas, ça a fait beaucoup de mal aux universités. C'est ce qui fait aussi aujourd'hui qu'on a des professeurs qui sont de véritables militants. Pas tous, bien sûr, mais ceux qui ne le sont pas ont peur de le dire. Je discutais encore tout à l'heure avec une ancienne professeure qui me disait qu'elle s'était fait menacer de mort parce qu'elle figurait sur des listes du Rassemblement national. Enfin, on en est là. Et concernant la minorité violente et bruyante, ce qu'il faut savoir, c'est que lors des élections universitaires, nous, à l'Uni, quand on voit qu
'il y a
un taux de participation de 20-25%, on se dit waouh, c'est énorme. Parce qu'en fait, le taux d'abstention, généralement, il est entre 80 voire 90%. Donc non, les syndicats gauchistes et d'extrême-gauche ne représentent pas du tout la jeunesse de France. Ils ne représentent pas du tout la jeunesse dans les universités. C'est une minorité qui sait mobiliser ses troupes et qui, par la peur, empêche les militants de droite de faire campagne, empêche les militants de droite de distribuer des tracts, comme Tony a Sciences Po. Et ils ne nous représentent absolument pas. Mais nous, avec l'Uni, en tout cas, on continuera de se battre dans les universités parce qu'on a tout à y reconstruire.
Ils
sont courageux, nos jeunes. Bravo encore une fois. Bien, on va avancer.
Il y a
encore beaucoup de questions à poser, puis je vous en poserai parce que Maxime et Tony, vous vouliez aborder un thème. Dans ces conditions, est-ce que l'école peut toujours avoir un rôle dans la transmission, alors de ce que l'on appelle parfois le récit national, le roman national ? Voilà, quand on entend, quand on fait l'état des lieux avec Roger, quand on entend Louise et son quotidien à l'université, est-ce que le système éducatif peut toujours
avoir
ce rôle de transmettre notre roman national ?
Alors,
si tu permets, Maxime, je vais donner mon expérience. Je suis un jeune qui a grandi dans les banlieues de Paris, donc en Seine-et-Marne, à Melun.
Et
j'ai fréquenté un lycée dans l'enseignement public. Et toute ma scolarité,
on
ne m'a jamais appris à aimer la France.
Toute
ma scolarité, on m'a mal transmis la France. Et voyez-vous, dans les banlieues, on côtoie
nos
camarades qui sont pour beaucoup, vous le savez, issus de l'immigration.
Et
ce sont des jeunes qui vont grandir en France, qui vont devoir s'implanter en France, qui vont devoir se dire un jour je suis français, puisqu'ils ne veulent pas repartir. Et bien à ces jeunes-là,
on
envoie un mauvais message. À ces jeunes-là, on leur demande de choisir leur camp dans l'histoire de France. Mais c'est pas ça, le rôle de l'école, selon moi. On ne devrait pas choisir son camp. On devrait accepter toute l'histoire de France. Et c'est tout le problème de cette pensée binaire qui est obligatoire, pratiquement. Soit on est dans le camp des gentils, soit on est dans le camp des méchants. Parait-il que vous, ici, et moi, toi, Louise aussi, nous faisons partie du camp des méchants ? Et bien pas du tout. C'est ce qu'il faut apprendre à ces étudiants, ce qu'il faut apprendre à ces collégiens, à ces lycéens. Et je pense que ce roman national, je repense au petit Lavis de l'époque.
C
'est le Lavis qui était un historien et un professeur à la Sorbonne qui avait fait le petit Lavis.
Et
dedans,
c
'était, vous voyez, un petit livre d'histoire où la France était un héros, était une héroïne. Elle était personnifiée. Et de Vercingétorix à Jeanne d'Arc, voyez-vous, c'est une histoire qui était glorifiée. Et tout cela faisait des générations qui allaient à l'école, des gens qui sortaient et qui se disaient, d'accord, j'appartiens à une nation.
Une
nation,
c
'est pas qu'un territoire, c'est une langue, c
'est
une conversation. Et c'est cet amour de la France qui est nécessaire pour réunifier notre nation. Et moi, je pense que c'est ce qui n'est plus transmis à l'école aujourd'hui. En tout cas, c'est mon expérience.
Ouais, c'est gangréné à la base, en quelque sorte. Et c'est ce qui ira du boulot. Maxime.
Oui,
alors cette question du récit national me permet aussi de dire quelque chose en préambule, qui est simplement de dire, parce que tu l'as dit tout à l'heure, je suis ici en tant qu'invité, en tant qu'allié, en tant qu'ami, puisque je suis député de
l
'Union des droits pour la République d'Éric Ciotti. Et je voudrais dire en préambule à quel point je suis honoré et heureux de participer au Congrès du Rassemblement national. Et à quel point je suis fier, en tant que député UDR, d'être à vos côtés
et
d'être aux côtés de patriotes aussi passionnés que vous. Et je suis très fier, et Éric Ciotti vous le dira demain, très fier que nous menions ensemble cette bataille pour que Marine Le Pen entre à l'Elysée dans six mois désormais.
Ce
combat, si nous le menons, nous le menons en patriote, en effet. Et ce que nous voulons faire, c'est assurer la continuité historique de notre pays. Alors je vais parler en tant que député, mais je vais aussi parler en tant qu'historien, parce que c'était ma formation et ma profession. Et Tony a mille fois raison aujourd'hui, malheureusement, à l'école, on ne transmet plus cette passion de la France et cette passion de son histoire.
Pour
une raison un peu idiote,
l
'histoire est une science, c'est un fait, c'est pas moi qui ai dit le contraire en tant qu'historien, mais la mémoire est un choix.
La
mémoire, c'est un récit. Une nation, ça se raconte. Un peuple se raconte lui-même. Un peu comme, vous voyez, une famille se raconte à travers un album de famille,
à
travers des souvenirs de famille, des photos de famille. Eh bien, la France, c'est une très, très, très vieille famille qui a 1500 ans. Son album de famille est rempli de périodes extraordinaires, de figures extraordinaires dont nous devrions être fiers. Et nous avons le droit, en tant que nation, de choisir les figures que nous mettons dans cet album de famille. Nous avons d'autant plus le choix, le droit, que
la
France, et tout à l'heure, Jordan Bardella l'a dit, et Thomas Ménager aussi, la France,
c
'est une très vieille nation. 1500 ans d'histoire, l'une des plus vieilles nations du monde. C'est une nation qui a une double passion.
La
passion de la division et des grandes phases de crise. On en a eu plein dans notre histoire. Les phases de crise, on en a eu de manière innombrable. Mais plus encore, nous avons la passion du sursaut. Et la grande leçon de l'histoire de France, c'est ça. C'est que la France, c'est un pays, c'est un peuple qui ne s'abat pas facilement.
C
'est un peuple qu
'on
ne peut pas facilement abattre.
Et
ce n'est pas ici, à Orléans,
qu
'on va l'apprendre,
puisqu
'évidemment, il y a
eu
la guerre de Cent Ans, il y
a
eu Jeanne d'Arc, il y a eu les guerres de religion, il y a eu Henri IV, il y a eu la révolution qui était une période de division, il y
a
eu l'empereur Napoléon, il y a eu l'occupation, il y a eu le général de Gaulle. A chaque fois que la France tombe
de
son piédestal, à chaque fois que la France roule en bas de la colline, il y a toujours deux choses qui se lèvent. Un, une grande figure qui nous redonne de l'espérance, c'est Saint-Jeanne d'Arc, c'est Henri IV, c'est l'empereur, c'est Clémenceau, c'est le général de Gaulle. Et puis surtout, il y a le peuple français. Il y
a
le peuple français qui ne cède pas. C'est ça qu'il faut, dans le récit national, apprendre à notre jeunesse. Et tu as raison, Tony, il faut l'apprendre à toute la jeunesse de France, parce qu'un pays qui a honte de lui-même, comment voulez-vous
de
lui inspirer, inspirer aux populations qui viennent chez nous, l'envie de nous rejoindre. Évidemment que pour intégrer des populations, il faut que nous soyons fiers d'être français nous-mêmes, pour que les gens soient fiers de rejoindre la nation française. Et dans cette histoire-là, cette histoire nationale, à chaque fois, il y
a
eu une grande figure, il y
a
eu un peuple. Eh bien, en 2027, la grande figure, elle s'appelle Marine Le Pen. Marine Le Pen, ça c'est un lapsus.
Elle
s'appelle Marine Le Pen, et le peuple, je crois qu'il est devant nous en ce moment même.
C'était bien vu,
c
'était involontaire, mais Marine Le Peuple, oui, Marine Le Pen, oui, ça va très bien, ça rime très bien ensemble. Bon, le temps avance. Alors on va avancer, nous aussi, par définition. On va en venir aux solutions, parce que l'on en était dans le constat, vous l'avez fort bien décrit. Roger, alors d'un point de vue, vous qui connaissez très bien le système de l'intérieur, vous l'avez vécu pendant des dizaines d'années, quels sont, quels seraient, parce qu'on va attendre le mois de mai et
le
mois de juin, quels seraient les grands axes de reconstruction
?
Oui, les grands axes de reconstruction. Il faut partir du commencement, de l'école première, de l'école primaire. Aujourd'hui, 40% des élèves de CM2 qui entrent en sixième ne maîtrisent pas la lecture fluide, la lecture. Donc, leur avenir scolaire est sérieusement opéré.
Donc,
il faut absolument que l'école primaire soit réformée avec, évidemment, un investissement massif, si j'ose dire, dans la maîtrise des fondamentaux. C'est pourquoi Marine le détaillera lorsqu'elle parlera d'éducation prochainement.
Il
faudra, évidemment, relever le niveau de cela.
Il
faut également relever le niveau des professeurs. Alors, les professeurs, j'ai été professeurs, je ne vais pas dire qu
'ils
n
'ont
pas de bon niveau, mais enfin, depuis que l'université, depuis Lionel Jospin, depuis 89, depuis que l'université s'occupe de la formation des maîtres,
le
niveau des maîtres a baissé. C'est un fait constaté généralement. L'OCDE nous dit toujours, un système éducatif qui est réussi, c'est un système éducatif qui a de bons maîtres. Donc, quand on regarde PISA, on peut se poser des questions. Donc, l'idée, c'est de reprendre le contrôle de la formation des maîtres qui doivent être formés par leurs collègues expérimentés et formés non pas par l'université, mais par le ministère de l'Éducation nationale. Et puis ensuite, le collège unique est une catastrophe. Il faut donc s'en séparer. Jordan a déjà parlé du collège modulaire, de l'autonomie à conférer aux équipes éducatives avec des objectifs précis.
N
'est-ce pas ? Le lycée, le lycée Blanquer est une catastrophe. Ce n
'est
pas tout à fait pour rien non plus que les lycéens sont descendus dans la rue. C'est parce que ce lycée les tourne-boules complètement, les stresse énormément. Et donc, nous remettrons tout ça à plat. Et je pense qu'on va se passer de la vraie forme Blanquer, voyez-vous, et restaurer le baccalauréat dans sa dignité.
Sur
le plan de l'autorité,
sur
le plan de l'autorité, si vous voulez, avec nous, l'époque du pas de vague sera terminée. C'est terminé de mettre sous le tapis les violences dont sont l'objet les personnels éducatifs. Ça n'est plus possible.
Il
y
a
un livre d'un inspecteur général de gauche, n'est
-ce
pas, qui n'est pas suspect d'être des nôtres, Aubin, qui dit les profs ont peur. Effectivement, les profs ont peur. Ce matin encore, dans la voiture, j'écoutais une émission où un professeur disait je ne peux pas enseigner la Shoah, je ne peux pas parler de la question du Moyen-Orient, je ne peux pas parler de la guerre d'Algérie car je risque ma peau, ma vie, n'est-ce pas, souvenons-nous de Samuel Paty et de Dominique Bertrand. Donc ces choses-là,
ces
choses-là, nous y mettrons un terme et les élèves perturbateurs ou radicalisés iront voir ailleurs si l'herbe est plus verte, n'est-ce pas
? Alors,
Roger, vous l'avez évoqué un peu à l'instant, ce problème d'autorité est-ce que le, vous vous souvenez, le hashtag pas de vagues, est-ce que le hashtag pas de vagues, il existe, c'est une question que
je
vous pose à tous les quatre et une réponse rapide, s'il vous plaît, est-ce qu'il existe toujours, est-ce que vous, alors vous avez commencé à nous décrire la situation dans les universités, a priori, oui, ça existe toujours,
le hashtag pas de vagues. Je pense
qu'on est en plein dedans, mais ça existe depuis des années, mais là, depuis quelques semaines, on est en plein dedans. Quand on voit que depuis le début des émeutes lycéennes, moi, je ne
veux
pas parler de mouvement lycéen parce que c'est un mouvement qui concerne une minorité de personnes qui sont juste là pour foutre le bazar, pour rester poli. Quand on voit qu'on peut tabasser des profs, qu'on peut tabasser des surveillants, qu'on peut tabasser des policiers, qu'on peut tabasser des pompiers, mais que personne ne dit rien et que personne n'a le courage de nommer les fauteurs du trouble, on est dans le pas de vagues constant. Vraiment. Et c'est ce qui fait mal à l'éducation nationale. Sur cette question de l'autorité,
c
'est vraiment pas une question accessoire du tout. Le test PISA l'a montré. Les classes de France
sont
les classes les plus bruyantes et les plus indisciplinées d'Europe. Comment voulez-vous que des professeurs puissent enseigner correctement quand ils passent la moitié de leur temps à rétablir l'ordre en réalité ?
Ils
n'ont plus le temps d'enseigner. C'est pour ça aussi que nous sommes le parti avec Marine Le Pen des professeurs. Nous nous défendrons les professeurs, nous défendrons leur sécurité,
nous
défendrons leurs conditions d'enseignement, nous augmenterons leur salaire parce qu'un métier aussi important doit être aussi payé bien plus dignement. Et cher Roger, tu as parlé en effet de Samuel Paty qui a été assassiné il y a six ans parce qu'il avait simplement fait son travail de professeur d'histoire. D
'ailleurs,
ça me permet de saluer notre ami Thierry Tesson qui est rapporteur d'une mission d'information sur la protection des enseignants qui a porté un projet de loi d'ailleurs aussi sur la protection des enseignants
à
l'Assemblée nationale. Mais au-delà de ce pas de vague sur l'autorité, sur l'autorité des professeurs, je pense qu'il y a un pas de vague sur l'autorité tout court, l'autorité même des diplômes, l'autorité de l'école
tout
court, vraiment, tu parlais du baccalauréat Roger, le baccalauréat aujourd'hui c'est un mensonge d'Etat. C'est de la fausse monnaie pour les élèves de France. Le baccalauréat, on ment à la jeunesse de France et plus les choses avancent, plus les licences sont de la fausse monnaie, plus les masters seront de la fausse monnaie et on peut se demander si un jour les doctorats dans ce pays seront aussi de la fausse monnaie. Ce sont des diplômes qui ne permettent plus de s'insérer professionnellement. Donc si on veut vraiment parler en vérité à la jeunesse de France, on lui rappelle que les diplômes doivent avoir de la valeur parce que les diplômes doivent être exigeants
et
depuis 25 ans le niveau s'effondre mais le nombre de mentions a été multiplié par 3 et le nombre de mentions très bien a été quasiment multiplié par 10,
ça
veut dire que depuis 20 ans on ment à la jeunesse de France. Nous on va lui parler en vérité, on va lui redonner des diplômes qui lui permettront de se construire une vie.
En
fait j'ai une question à essayer de vous poser comme le temps intense, est-ce que je suis en dehors de la plaque si je vous dis il y a trop d'étudiants, je fais de la provocation peut-être gratuitement, mais il y a trop d'étudiants, pas assez d'apprentis et pas assez de formation professionnelle, je suis en dehors de la plaque ou c'est...
Non c'est tout à fait le cas, il
faut
savoir qu'aujourd'hui on entend l'extrême gauche aussi faire de la démagogie, on a l'habitude, mais quand elle va dire à tous ces lycéens, à tous ces étudiants mais vous avez raison, plaignez-vous,
il
faut faire plus de place en fac, plus de place, Parcoursup, oui il faut réformer Parcoursup, mais Parcoursup ne vous envoie pas assez en fac, mais la réalité aujourd'hui,
tu
l'as rappelé tout à l'heure, c'est que quand on va en fac, il y
a
moitié en première année de licence
qui
sont en échec, on envoie tous ces jeunes à l'abattoir,
on
les envoie à l'abattoir, vraiment et il faut le réaliser. Et alors à cette jeunesse de France, c'est le rôle de l'Etat, je pense que c
'est
le rôle d'une éducation nationale ou d'un ministère de l'enseignement supérieur qui a une véritable ambition pour l'excellence,
pour
la réussite, pour le mérite, c'est le rôle de dire à ces jeunes, il y a d'autres voies d'excellence que la fac de sociaux, comme tu le disais Louise, d'autres voies d'excellence que la fac de droit, il y a des gens, et je pense qu'il y en a dans cette salle, qui travaillent de leurs mains et qui produisent quelque chose de magnifique, c'est des gens qui sont artisans, c'est des gens
qui ont
hérité d'un savoir-faire ancestral français.
Et
ça, c'est de l'excellence. Ça, c'est de l'excellence à la française. Et il faut qu
'on
l'explique à ces jeunes.
Je
termine juste par une anecdote.
Je
me souviens de quand j'étais, j'arrive en fin de troisième, la conseillère de orientation qui débarque en classe avant de nous envoyer au lycée. Mais voilà, alors tous ceux qui sont très bons à l'école en maths et en grammaire, en orthographe, en français, eh bien vous, vous allez aller en seconde générale. Puis alors tous les autres, vous finirez en bac pro, en CAP, on verra ce que vous deviendrez plus tard. Je me souviens même de mes propres parents. Moi, j
'ai
fait un bac pro. Je ne pense pas avoir mal fini pour l'instant. Merci les bacs pro, merci.
Et
moi,
je
me souviens de mes parents qui étaient même très inquiets.
Ils
se disent, ça y est, voilà, mon fils, il finit en bac pro, c'est l'échec scolaire, c'est la sortie, mais pas du tout. Et c'est ce qu'il faut qu'on fasse comprendre au français aujourd'hui.
Oui,
et ça, malheureusement, ça, ça infuse dans la société française, parce que je suis légèrement plus âgé que vous, Tony, mais ça, moi, je l'entendais déjà quand j'étais au lycée. Donc je ne
vais
pas compter parce que là, on va se faire mal. Mais ça fait des dizaines d'années que ce discours infuse dans la société française auprès des élèves et puis de leurs parents. Et c'est ce qu'il
y a
de plus dramatique. Maxime, vous vouliez aussi parler de la liberté d'enseignement. Et de l'école privée, pourquoi est-ce que c'est si important que ça dans
le système éducatif français ? C'est très important, en effet, de défendre la liberté d'enseignement et l'école privée. Déjà parce que c'est 17% des élèves de France qui sont scolarisés dans l'enseignement privé dans ce pays. L'enseignement privé est aussi un enseignement de qualité où l'autorité est respectée. Et puis surtout, défendre la liberté d'enseignement, c'est rappeler une chose essentielle. Il y a dix jours, j'ai eu l'honneur de représenter notre candidate dans un débat sur l'éducation. Et j'étais notamment face à Marine Tondelier, candidate des écologistes.
Nous
n'avons pas vraiment le même programme éducatif, je peux vous le garantir. Et elle disait notamment que l'école devait apprendre aux élèves à faire la cuisine.
Je
lui ai rappelé que ça, c'était le rôle des familles. Et la liberté d'enseignement, elle rappelle cela. Le premier éducateur, ce sont les familles. Ceux qui doivent choisir l'éducation de leurs enfants, ce sont les familles. Et donc l'enseignement privé permet aux familles d'avoir un véritable choix. Et aujourd'hui, ne sous-estimons pas cela, l'enseignement privé est une des cibles principales de la gauche et de l'extrême gauche. Ils veulent à tout prix couper les financements de l'enseignement privé, et on peut le dire de l'enseignement catholique tout particulièrement, parce qu'ils veulent que cet enseignement-là disparaisse.
Parce que leur rêve, c'est une seule école pour tout le monde, pour pouvoir donner une seule et unique manière de penser à tout le monde. Leur rêve, c'est le monopole scolaire pour avoir le monopole idéologique sur la jeunesse de France. Et bien nous, nous pensons que ce sont les familles qui doivent choisir le mode d'instruction de leurs enfants,
public,
privé sous contrat, ou même privé, hors contrat. Ce sont les familles qui éduquent les enfants, et ça nous le rappellerons tout au long de la campagne.
Et
ça, je vous crie tout à fait à ce que tu dis, Maxime, parce que moi je siège à la commission des affaires culturelles qui englobe l'éducation nationale, et ce sont des coups de butoir, mais toutes les semaines, alors de la gauche, mais il faut le préciser aussi, d'une partie du bloc central qui va dans le même sens. Ça, ils veulent effectivement couler l'enseignement privé, notamment catholique. L'enseignement catholique dans l'enseignement privé, c'est quoi ?
C
'est 80% à peu près, 95%, oui, 95%, voilà. Oui, oui, c'est tout à fait juste. Bon, comme le temps avance, on terminera peut-être avec Louise avec son message pour la jeunesse de France, il y a quand même, il
y
a un chiffre qui est régulièrement avancé, parce qu'il est vrai, la France consacre quasiment 7% de son PIB à l'enseignement. On est dans la fourchette haute des pays de l'OCDE, donc on n'a pas à rougir, mais quand on vous écoute, on a juste envie de se demander,
c
'est un des slogans de la campagne de 2022, mais où passe l'argent ? Qu'est-ce qu'ils font de cet argent ? Parce que un point de PIB, c'est 30 milliards d'euros, alors vous multipliez par 7, mais qu'est-ce qu'on en fait de cet argent ?
Oui,
oui, tu as raison Philippe, en effet, le budget d'éducation nationale a augmenté de 31% depuis 2017, et Emmanuel Macron en fait grand cas.
Le
problème,
c
'est que durant la même période, donc durant cette dizaine d'années, nos résultats
dans
les évaluations internationales se sont effondrés complètement. C'est-à
-dire
que
c
'est en biseau, plus on met d'argent, moins ça marche. Alors qu'est-ce qui se passe ? Eh bien,
c
'est qu'on ne
peut
pas mettre davantage d'argent dans un système qui est complètement vermoulu, si vous voulez. On a parlé tout à
l
'heure de l'école primaire, on met de
l
'argent dans l'école primaire, très bien, mais elle est organisée de telle manière qu'elle ne produit que 60% d'élèves sachant lire à la fin de l'école primaire. Même chose pour le collège, si vous avez déjà regardé une copie du brevet, vous serez édifié par le niveau en langue. En maîtrise de l'orthographe,
en
maîtrise de la langue,
en
maîtrise du raisonnement de nos collégiens, c'est absolument atterrant. Même chose pour le lycée. 98% en moyenne de nos bacheliers réussissent le bac. Très bien. 50%, quelques mois plus tard, s'effondrent en première année. Donc le système est complètement vermoulu parce qu'il est mal organisé, parce qu'en fait, d'une certaine manière,
de
manière systémique, il est déficient. Donc on peut toujours mettre encore un peu plus d'argent dedans. Ça n'y changera absolument rien. Donc c'est pas une question de moyens, contrairement à ce que dit la gauche extrême gauche. Les moyens, ils y sont.
Il
faut reprendre complètement, reconstruire l'édifice qui s'est effondré sur lui-même. C'est ça que nous devons faire.
Et
on a une idée du temps
que ça pourrait mettre ? On a une idée du temps que ça pourrait mettre ? Est-ce que c'est quelque chose qu'on peut réaliser en quelques années sans vouloir être catastrophique ?
Évidemment, tout ce qui est éducatif se conçoit sur le temps long. On dit couramment une réforme, c'est 10 ans, ou c'est une génération d'élèves, 10-15 ans. Pour en voir les résultats. Mais enfin, on n'a pas besoin d'être là dans 15 ans pour prendre maintenant de bonnes décisions. Si on décide de renforcer les fondamentaux, on est certain que ça produira des effets dans quelques années. Enfin, évidemment, immédiatement. Même chose, si le collège unique est supprimé, on est absolument certain qu'on pourra enfin étudier la littérature, les mathématiques et les sciences dans les bonnes conditions, en fonction du niveau des élèves, etc.
Donc, je veux dire que notre responsabilité, c'est de prendre des décisions maintenant qui auront effectivement des effets positifs, bénéfiques pour la nation, pour les élèves et pour le système éducatif dans une dizaine d'années. Mais c'est tout à fait ce qu'il faut faire. Et il n
'est
pas question de rester paralysé devant l'ampleur des problèmes.
En
un ou deux ans, on peut apprendre à lire, à écrire, à compter et puis restaurer l'autorité dans les classes. Maxime,
vous
voulez
rajouter
?
Oui,
je rejoindrai ce que vient de dire Roger. Aujourd'hui, le système, on dépense une fortune,
on
dépense 200 milliards en effet par an, on dépense une fortune pour rendre les gens illettrés. Finalement, c'est une machine qui nous coûte très cher pour créer de l'illettrisme. Dans l'histoire de France, on a, avec des moyens beaucoup plus simples, fait sortir toute une population de l'analphabétisme. C'était l'école de la République, l'école de Jules Ferry. La question, en fait, c'est qu
'on
s'est trompé de méthode. Depuis 1968, les méthodes pédagogiques qui sont déconstructivistes se sont imposées dans l'école et ces méthodes pédagogiques ont fait régresser le niveau. Aujourd'hui, il faut surtout revenir à des méthodes simples. En réalité, pour répondre à ta question, Philippe, redresser l'école n'est pas forcément une tâche si complexe que cela. C'est au contraire une tâche plutôt simple. Il faut sortir de l'hyper complexification qu'on vit depuis des années et des années pour vous donner un ordre d'idée de l'instabilité des politiques éducatives. Depuis l'an 2000, de 2000 à 2012,
il
y
a
eu 200 textes qui ont modifié le système éducatif français. Sous François Hollande et Emmanuel Macron, il y
en
a eu 800. Il y
a
800 textes qui ont changé le code de l'éducation depuis l'élection de François Hollande. Comment voulez-vous que l'école ait le bien alors que le système est à ce point-là modifié sans cesse, sans cesse ? Et sous Emmanuel Macron, on a cessé de voir ça, les maths ont été mises, retirées du cycle terminal, le baccalauréat a été modifié, les programmes sont modifiés incessamment. Donc ce dont l'école a aussi besoin, c'est de méthodes simples, efficaces qui ont fait leur preuve et de stabilité.
Et là, pour le coup, tu le disais, une politique éducative, c'est bien une dizaine d'années, mais bon, voilà, deux mandats de Marine Le Pen, cela permettra de voir les dix ans de politique éducative donner leurs fruits.
Bon,
on arrive quasiment au terme de cette table ronde. On va vous laisser la parole à vous, la jeunesse, la relève. Quel est le message que vous voulez transmettre aux jeunes, à cette jeunesse de France
?
Un message de fierté et un message d'espoir. Fierté parce que je suis très, très fière d'appartenir à cette jeunesse patriote, cette jeunesse qui construit, cette jeunesse qui s'engage,
cette
jeunesse qui est fière de sa culture,
qui
est fière de son histoire et qui ne souhaite qu'une chose, c'est de la transmettre. C'est pas facile en ce moment, mais sachez qu'on a une énorme qualité, c'est qu'on est une majorité, mais notre seul défaut, c'est qu'on est la majorité silencieuse.
Et
j'aimerais qu'on se réveille, j'aimerais qu'on fasse valoir nos idées dans les universités, partout en France, qu'on continue à militer et qu'on n'ait plus peur de militer parce qu'on est le camp du bien et qu'on est la majorité et qu'on n'a pas à avoir peur. En face, l'extrême gauche domine par la peur, elle domine
par
les insultes, la violence, les agressions parce qu'ils savent qu'ils ont perdu le combat des idées que nous sommes en train de gagner avec le Rassemblement National.
Et
je pense que le message qu'on est en train de porter aujourd'hui, c'était un message qui était énormément attendu quand je vois le nombre de retours qui sont faits au RNG ou même à l'Uni. Il y a cette jeunesse qui s'engage, il y a cette jeunesse qui milite. Je suis extrêmement fière de cette jeunesse. On a six longs mois qui nous séparent de 2027. Ça va être long, ça va être dur, mais je sais qu'on y arrivera parce que je crois en nous. Et tout ce qui a été construit par l'extrême gauche peut être déconstruit, même si ça prendra du temps. Et un petit point clé, parce que ça fait toujours du bien de se rappeler de quelques chiffres,
c
'est que sur les étudiants et les lycéens
sont bien
mobilisés.
Au
pic des manifestations,
on
est à 250 000 et je vous rappelle qu'en termes d'étudiants et de lycéens,
on
est 5,3 millions en France. L'extrême gauche ne représente que 4%.
Quel
beau message. Merci Louise.
C
'est une vraie fierté pour les jeunes patriotes du Rassemblement National d'avoir Louise dans notre famille politique.
Elle
représente quelque chose de magnifique. Alors merci Louise de porter la voix de cette majorité silencieuse.
Bravo
Louise, bravo. Vraiment, sincèrement, du fond du cœur et vive la France.
C
'est ça.
C
'est ça une famille politique.
C
'est ça la famille politique des patriotes. C'est ça. Alors je terminerai juste sur un message un peu mobilisateur. Désolé de faire redescendre la joie. Mais je vois beaucoup de jeunes dans cette salle. Vraiment beaucoup.
Et
ça c'est magnifique.
Ça
c'est magnifique. Beaucoup de jeunes adhérents. Mais
on
a reçu un message magnifique, Louise. Encore merci. Mais ce message, oui, il faut le garder dans notre cœur.
Mais
il faut aussi le transmettre aux autres jeunes. Aux autres jeunes qui sont perdus, qui ne savent pas où aller, qui ne savent pas qui ils sont et qui n'ont pas conscience de la France dont ils héritent. Et bien c'est le rôle du RNJ de porter Marine Le Pen à la présidence de la République. C'est le rôle du RNJ de porter notre famille patriote à la victoire. Et le RNJ va le faire. Alors
à
tous les jeunes présents dans cette salle, merci d'être présents. Mais on a besoin que vous alliez chercher d'autres jeunes. Il faut embarquer. Vous avez décidé de relever la tête. Vous êtes fiers. C'est magnifique. Mais il faut que vous alliez embarquer tous les autres jeunes de France qui n'ont pas encore relevé la tête. Montrez-leur votre fierté d'être derrière Marine Le Pen et Jordan Bardella. Montrez-leur votre fierté de faire gagner la France et d'incarner cette rupture avec ces 40 ans de politique qui nous ont dégoûtés. Alors à toute la jeunesse présente dans cette salle, engagez-vous, allez militer et faisons de Marine Le Pen notre futur président de la République.
Bien,
merci beaucoup. On arrive au terme de cette table ronde. Vous
voyez,
Louise, vous aviez des craintes d'avoir le public.
C
'est quand même mieux qu'à la télé parce que là, ils peuvent vous applaudir, vous encourager et scander votre nom. Bon, écoutez, on peut encore une fois les applaudir. Merci à vous quatre. Merci à cette belle jeunesse. Vous êtes formidables. Vraiment, vous êtes formidables. Continuez comme ça. Effectivement, la victoire est au bout de ce combat. Mille merci d'être venus. Encore une fois, bravo. Bravo à vous. Et bravo également à Roger et à Maxime, évidemment.