Scandales dans le périscolaire : "Des regrets immenses", Anne Hidalgo rend des comptes au Sénat
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- 0:45Fait
« nos institutions, MITE de Paris, collectivité locale, éducation nationale, police, justice, malgré les actes posés et malgré la conscience réelle des abus sexuels dont sont victimes nos enfants dans notre pays, nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants et c'est un échec collectif. »
- 1:29Fait
« Non assistance et mise en danger de mineurs au sein du périscolaire. Voilà l'effet reproché. Une inertie qualifiée de systémique. »
- 2:12Chiffre
« À Paris, depuis le 1er janvier, 132 animateurs ont été suspendus dont 52 pour suspicion de violence sexuelle. »
Temps de parole
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Lors des explications pour Annie Dalgot, l'ex-ma de Paris était convoqué aujourd'hui au Sénat qui enquête sur les violences sexuelles dans le périscolaire. Elle et son successeur Emmanuel Grégoire sont visés par des investigations pénales. Annie Dalgot fait part de ses regrets immenses. Nos institutions ont failli a-t-elle également affirmer les précisions de Pascal Achard. Un constat d'échec, c'est l'aveu ce mardi d'Ane Hidalgo face à la commission d'enquête sénatoriale sur les violences sexuel dans le périscolaire. Mais si nous sommes ici devant vous aujourd'hui, c'est parce que nos institutions, MITE de Paris, collectivité locale, éducation nationale, police, justice, malgré les actes posés et malgré la conscience réelle des abus sexuels dont sont
victimes nos enfants dans notre pays, nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants et c'est un échec collectif. L'ancienne maire de Paris aux commandes de la capitale entre 2014 et 2026 est également visée depuis début septembre par une plainte au pénal. Une quinzaine de familles dénonçant des violences sexuelles commises sur leurs enfants au sein du périscolaire et porté par le collectif Mou école accuse ainsi plusieurs responsables politiques d'inertie. Ce n'est pas une plainte contre un homme ou une femme, vous l'avez compris. C'est une plainte qui vise à briser le système du silence qui a été institué. Je vous rappelle qu'en matière d'interaction sexuelle sexuel, le silence est imposé
aux enfants d'abord, mais ici il s'est imposé aussi malheureusement à l'institution. Non assistance et mise en danger de mineurs au sein du périscolaire. Voilà l'effet reproché. Une inertie qualifiée de systémique. 20 des plus grandes villes de France sont également concernés par ce scandale. À Paris, depuis le 1er janvier, 132 animateurs ont été suspendus dont 52 pour suspicion de violence sexuelle. Plus de 200 enquêtes pénales sont en cours. Son maire Emmanuel Grégoire en poste depuis mars dernier a mis en place un plan d'action de 20 millions d'euros. Parmi les mesures annoncées, la professionnalisation d'une filière
précarisée, la grande majorité des 14000 animateurs parisiens sont vagataires. Emmanuel Grégoire sera également auditionné au Sénat mercredi.
Anne Hidalgo