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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 23 août 2024 101 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Le Moment Politique - Conférence de Jean-Luc Mélenchon aux AMFIS 2024

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 54 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Nous sommes plus de 3000, c'est-à-dire une quantité légèrement égale à ce que nous avons été en 2022 en sortant de l'élection présidentielle. »
  • 17:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Le néolibéralisme, c'est la concurrence libre et non faussée. Donc s'il vous plaît, ni règle ni règlement ou plus exactement s'il y a des règles et des règlements, c'est pour interdire qu'il y ait des règles et des règlements. »
  • 27:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Plus de 1200 syndicalistes font l'objet de poursuite judiciaire de toutes sortes. »
  • 28:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 800 personnes ont été condamnées à de la prison ferme après l'épisode des gilets jaunes. »
  • 29:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 780 ont été condamnés après les révoltes urbaines. »
  • 46:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 5 personnes possèdent autant que 27 millions de Français. »
  • 3:00Locuteur 1Chiffre
    « 27 sondages, cette science parfaite qui n'arrivait pas au même résultat. Il est vrai que ma grenouille dans son bocal où les cartes tirent au hasard où les fléchettes jeté sur une cible auquelle nous avons joué dans les bureaux de la France insoumise pour essayer de prévoir nos résultats. »
  • 4:00Locuteur 1Chiffre
    « 44 % des gens qui pensent que la demande de destitution du président de la République est fondée. »
  • 10:00Locuteur 1Fait
    « Le président est devenu premier ministre. Encore une agression. Mais oui, il réunit des ministres sans le Premier ministre. »
  • 13:00Locuteur 1Fait
    « Si vous faites l'effort d'analyser les communistes n'ont pas dit qu'ils ne veulent pas de la destitution. »
  • 21:00Locuteur 1Fait
    « La droite et l'extrême droite vont s'allier en partie officiellement en partie en attendant le résultat des élections. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

He. [acclamation] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Non non. [applaudissements] Allez au boulot.

Merci. Allez les amis, c'est bien là. Ça me ça donne de l'énergie, hein.

Bon mais allez, vous allez me faire pleurer là. [acclamation] Union populaire union populaire populaire populaire union populaire. Merci mes camarades puisque je suis puisque je suis le premier des 21 membres de la coordination nationale de la France insoumise qui anime ce mouvement en son nom, je voudrais vous remercier et vous dire à quel point notre rassemblement dans ces anfid d'été est à lui-même par lui-même un message politique puisque nous sommes plus de 3000, c'est-à-dire une quantité légèrement égale à ce que nous avons été en 2022 en sortant de l'élection présidentielle.

Et ce sont des repères importants, non seulement pour notre propre satisfaction, mais que nous disent quelque chose de l'état du pays qui produit le fait que 3000 personnes décident de prendre du temps en plein mois d'août pour venir à une réunion politique dont tout le monde sait que elle n'est pas exactement une tasse de camomille. 3000 présents et mes remerciements vont évidemment en même temps qu'à elle aux 150 membres du service d'ordre qui assure notre tranquillité et au total aux 500 volontaires qui se sont proposés pour venir nous aider. L'organisation insoumise est aujourd'hui, comme vous avez pu le lire dans l'introduction du programme, une organisation extrêmement puissante, nombreuse qui a recueilli quelque chose comme 60000 adhésions depuis le début de l'année et qui par conséquent a des responsabilités singulières.

Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes présents, plus nous devons être responsables devant notre peuple, notre patrie commune républicaine et devant ce qui représente cette part si significative et si importante du peuple français. le courant du progrès, le courant de l'écologie, le courant de la justice sociale, le courant de l'égalité, le courant de l'humanisme. Merci aux 70 journalistes accrédités sur place.

Il y a un peu de masochisme dans cette dans cette profession, pardon. Non, ceux qui viennent, on les remercie parce que ils sont là quoi. [applaudissements] Et les 10 partis politiques étrangers qui sont présents.

Tout à l'heure, j'ai déjà remercié les 30 journalistes internationaux qui m'ont fait l'honneur de me recevoir dans une réunion présentielle et par internet pour exprimer les vues que porte le mouvement à soumis à ce moment. Vous avez tous compris que petit à petit le mouvement a soumis se corrigeant d'une réunion à l'autre, d'un ami à l'autre, d'une élection à l'autre, se transformant étant un mouvement en perpétuelle évolution parce que on a retenu que l'adjectif gazeux dont je demande encore d'où il m'est venu, mais bon, pourquoi pas allons-y gazeux mais surtout qui continuellement se transforme, essaie de voir comment il peut s'adapter aux objectifs qu'il s'est donné en particulier parce qu'il est un une organisation qui fonctionne sur un programme qui est le dénominateur commun. La raison d'être du mouvement insoumis, c'est son programme.

L'objectif du mouvement insoumis, c'est le programme. La candidature, les candidatures du mouvement assoumis, ce sont le programme. Le programme, tout le programme.

Alors, quand on se retrouve comme on est en train de le faire, il y a des phases et petit à petit, nous avons calé deux phases. En gros, le vendredi, je prends la parole et je fais le point sur le moment politique. Le dimanche, il y a le meeting, c'est comme ça que nous avons fait l'année dernière.

Donc le vendredi, on dit où on en est et le dimanche, on dit ce qu'on va faire. C'est donc dimanche que les dirigeants du mouvement seront conduits à dire ce qui est prévu dans le calendrier du mouvement et auquel naturellement chacun d'entre vous aura à cœur de s'inscrire. Quant à moi, je dois parler du moment politique et je le ferai à la manière qui est la nôtre.

C'est-à-dire que s'il est vrai que le local finit par créer le global puisque le global en est le résultat de l'addition, il n'empêche qu'au bout du compte, c'est le global, les événements d'ensemble, la planète qui détermine ce qui se passe au niveau local, qui le valide ou qui l'infirme. Il faut donc penser global pour pouvoir agir efficacement local. Dès lors quand on parle de politique, n'en applaudissez pas parce qu'ils m'ont ils m'ont mesuré le temps tout le long.

Si jamais je déborde, ça va être la panique. Si bien que je vais vous parler d'abord des conditions générales dans lesquelles s'inscrit la politique de la France parce que nous ne sommes pas sur une autre planète. Nous sommes une expression particulière et singulièrement pointue de phénomènes généraux qui s'exercent à l'échelle du monde car le monde mondialisé pour la production, globalisé pour l'échange et pour l'échange à l'intérieur même de la production, ce monde est plus que jamais un monde globalisé, interconnecté des individus autant que de toutes les structures.

C'est pourquoi j'ai voulu commencer en pensant une discussion que j'ai eu cet été lorsque le mouvement assoumis nous a confié à ceux qui étaient présents à Paris le soin d'aller à la rencontre du président de la Colombie Gustave Petro qui était présent. Nous y sommes donc allés, Sopia Chikirou, député de Paris et moi-même, pour le rencontrer et échanger rapidement avec lui. Et lui a interrogé, interpellé d'une manière angoissée sur ce qu'il voit depuis l'Amérique latine en tant que chef d'État.

Et il a résumé, je ne vous ferai pas le résumé de la discussion, dans une formule. Vous savez que pour eux, c'est la première fois en Colombie qu'ils ont un gouvernement de gauche. Et lui dit, au moment où on accède aux responsabilité, ce que nous voyons c'est que le monde est passé dans une nouvelle phase.

Ce n'est plus le monde du lendemain de la deuxième guerre mondiale qui était persuadé que la démocratie serait dorénavant l'horizon général contre tous les fascismes et tous les régimes autoritaires. Ce n'est plus le monde qui après la chute du mur de Berlin se disait doré avant l'horizon commun de l'humanité. Quelqu'un avait même osé dire c'est la fin de l'histoire, ce sera la démocratie.

Non, ce n'est plus ça. C'est le contraire. On a le sentiment que le néolibéralisme qui est la formule politique du capitalisme de notre époque a décidé qu'il n'avait plus besoin de la démocratie et que nous serions entrés en quelque sorte dans une période comme il dit de fin du projet démocratique.

Le projet démocratique ce n'est pas seulement mais c'est déjà et nous les Français sommes singulièrement intéressés à le comprendre. Premièrement, des institutions libres avec une séparation claire et nette des pouvoirs telle qu'elle a établi, on a eu le temps d'y penser, par Montesquieux il y a de cela 3 siècles, je le dis pour les membres du conseil constitutionnel qui se sont déclarés incompétents pour savoir si on pouvait être à la fois ministre ou député. Et bien, ils n'ont qu'à aller consulter ce siècle le le 17e siècle pour avoir la réponse qui les intéresse.

Ce c'est le pluralisme. Ce sont des élections libres et honnêtes. Et puis pas que ça, c'est aussi le compromis social, c'est-à-dire dans le projet démocratique, il y a l'idée que si une nation avance dans ses productions, sa capacité à produire, à inventer, et bien on partage le compromis social fait partie du projet démocratique.

On en est pas un à côté, une garniture, un supplément d'âme. De même, nous savons maintenant que dans le projet démocratique, il y a l'impératif écologique, c'est-à-dire la capacité à distinguer ce qui est un bien commun de ce qui est un bien privé et d'être capable de dire certains biens sont et resteront toujours des biens communs et ne peuvent pas être des biens privés. Autrement dit, dans le projet démocratique, il y a une certaine vision de la propriété qui est perçu, comme le disait Robespierre, comme un droit d'usage parmi d'autres qui doit donc être réglementé, organisé, encadré et limité à certains aspects de la vie en commun.

Dès lors, ce que l'on peut dire et que je partage pour ma part avec ce qui m'a été expliqué par Gustave Petro, c'est que oui, j'observe comme lui le déclin, la fin de l'expansion qui était attendue et constatée de la démocratie dans le monde et l'accroissement des forces et des régimes qui lui sont hostiles ou qui le combattent. C'est pourquoi il faut s'interroger sur le fond de l'affaire, c'est-à-dire se demander d'où ça vient pour ne pas tout psychologiser. Alors, les gouvernants seraient par nature des autocrates.

Non, des tas de gouvernant ne sont pas des autocrates. Respectent la constitution, les libertés fondamentales et cetera. Où est le cœur ?

Où est le lieu où se produit l'autoritarisme ? Il est dans le néolibéralisme. Et je peux le résumer d'une manière très simple.

Le néolibéralisme, c'est la concurrence libre et non faussée. Donc s'il vous plaît, ni règle ni règlement ou plus exactement s'il y a des règles et des règlements, c'est pour interdire qu'il y ait des règles et des règlements. C'est le libre échange systématique et imposé aux autres, y compris à ceux qui n'en veulent pas.

Et ça aussi c'est moins de règles, moins de contraintes, moins de limites. Et cela naturellement pousse à un moment ou à un autre lorsque les sociétés sont désorganisées par un tel modèle économique, lorsque tous les avantages acquis sociaux au fil du temps sont brisés parce qu'il faut la concurrence libre et non faussée. Parce que toute mutualisation dans les dépenses que représente le service public doit être annulée pour permettre le bienfait de la concurrence libre et non saucée.

Alors, les peuples acculés à une situation où l'essentiel leur est confisqué ou disputé, alors les peuples se mettent en mouvement et à ce moment-là, c'est là qu'intervient le besoin de l'autoritarisme parce que l'autoritarisme n'est pas la suite de l'autorité. L'autoritarisme est le constat de l'échec de l'autorité. Et s'il y a échec de l'autorité, c'est parce que dans les démocraties, les gens n'y concentrent plus ne concentrent plus à l'autorité parce qu'elle leur apparaît injuste, parce qu'elle leur apparaît brutale, parce qu'elle leur apparaît vouée au service de quelques-uns contre le grand nombre.

Voilà pourquoi c'est dans la forme même du projet néolibéral que se trouve le déclin de la démocratie. Et c'est la raison pour laquelle là où vous avez les pires fous furieux de ce néolibéralisme en Argentine, Miley en France, monsieur Emmanuel Macron, que vous avez les pires dérives autoritaires qui peuvent s'observer par des gens qui ne comprennent même pas que c'est un problème. J'ai bien dit pour qu'on m'entende dérive autoritaire mais je vous prie de croire que quand on dérive vers l'autoritarisme la seule borne qu'il y a à cette dérive c'est la résistance à la dérive et par conséquent elle ne porte pas par elle-même son propre autoblocage.

Elle ne porte pas par elle-même sa maîtrise. Alors, nous sommes entrés du fait même de ce que je viens de vous décrire qui ne doit rien à la psychologie des personnes, sauf les personnes qui s'adaptent ou qui trouvent leur content, mais qui doit une règle de fond, une règle matérialiste, c'est que les relations telles qu'elles existaient jusque-là ne peuvent plus fonctionner dans le cadre dans lequel elles fonctionnait. Ça c'est la donnée qui vient aggraver le processus que je viens de vous décrire. par exemple les relations que la société humaine entretient avec son écosystème.

Je prends cet exemple parce que vous l'avez tous à l'esprit. On ne peut pas continuer dans le cadre et les règles anciennes. Quel était le cadre et les règles anciennes ?

Je me sers tant qu'il y a et je ne me soucie d'aucune des conséquences que cette prédation peut provoquer sur l'écosystème lui-même et donc sa transformation ensuite en crise sociale. La crise climatique devient une crise sociale quand la prédation qui a été organisée dérègle à ce point l'écosystème que c'est la société elle-même qui est mise en cause. Regardez, l'Indonésie est un pays qui compte plus de 290 millions de personnes.

Moi, je crois que c'est un peu plus, mais c'est le chiffre qu'on m'a donné quand j'ai demandé combien c'était. Et bien, voici l'Indonésie qui change de capital parce qu'elle est en train de s'enfoncer la capitale. Et bien, il y a 600 villes dans le monde qui sont en train de s'enfoncer du fait de la montée des eaux et de la conséquence de cette montée sur les sols tels qu'ils sont là où on a construit. 600 villes et une ville n'en vaut pas une autre.

Mes camarades à mes amis, ce n'est pas partout la même ville. La ville où sont les sièges de pouvoir, la ville où sont les sièges de décision ne pèse pas du même poids que les autres. Quand New York a le problème aussi de la montée des eaux, ce n'est pas pareil que pour telle ou telle autre ville dans le monde et ainsi de suite.

Voilà comment quand le cadre ne peut plus fonctionner, pour l'instant les crises écologiques deviennent des crises sociales. Nous avons la même chose. À chaque fois le règlement se fait par la force.

Quand nous avons un dérèglement général du cycle de l'eau, je ne prends que cet exemple, je vous promets de ne pas surcharger. Je ne prends que cet exemple dérèglement du cycle de l'eau. Quelle est la réponse que le système apporte ?

Je trouve que c'est d'une façon exemplaire ce que l'on peut observer par exemple dans notre environnement européen. Perturbation du cycle de l'eau. C'est le moment de être précautionneux et de mettre au point des règles qui permettent de régler les conflits d'usage, de les organiser d'une manière qui soit, on va dire, civilisée, pacifique.

Et bien c'est le moment où on envoie 2500 gendarmes et CRS pour surveiller un trou et un tuyau aux mégabassines de Soline de Sain Soline. C'est un exemple dont tout le monde se souvient. Il y a donc eu face à cette crise le seul règlement possible, la force et c'est la transformation des militants, c'est-à-dire au fond des citoyennes, des citoyens qui protestent en écoterroriste.

Et il se trouve que de cette façon-là, on en arrive à en ficher pas loin d'un millier parmi la masse des fichiers S. Alors les fichiers S, personne ne sait qui c'est normalement et on peut être fichier S pour toutes sortes de raisons. Nous, on en connaît au moins un, on l'a fait élire député et on en est très content.

Nat pan se contentant d'être une apologiste du terrorisme et quelques autres qui sont ici. Règlement par la force du dysfonctionnement. Ça ne marche plus et la seule règle qu'on applique, c'est la force.

J'ai donné l'exemple des mégabassines, mais je pourrais donner aussi un exemple qui va nous permettre d'adresser un salut solidaire et chaleureux à Paul Watson qui est en prison aujourd'hui au Japon pour avoir empêché le massacre des baleines. Alors ce qui est frappant, pourquoi je cite l'exemple de Watson ? Parce que je pourrais en citer bien d'autres, mais j'ai pris celui-là.

Pourquoi ? parce que tout le monde sait qu'une des crises qu'un des aspects de la crise écologique de la crise climatique de la destruction de l'écosystème c'est la destruction de la biodiversité et que par conséquent il faut rassembler ses forces pour empêcher ce phénomène là la 6e extinction des espèces que nous sommes en train de vivre mais il a la loi pour lui Paul Watson ce qui est incroyable c'est que c'est lui qui est accusé de terrorisme mais c'est l'état japonais qui lui organise le massacre des baleines en dehors. de ce que la loi a prévu dans ce domaine.

Voilà pourquoi nous avons là un exemple de l'absurdité du glissement de la société qui passe de son état démocratique voit décliner ses moyens démocratiques vers la force. La même chose se présente lorsqu'il est question du social. Alors évidemment, peut-être que les plus jeunes dans la salle, dans la lutte politique que nous engageons ensemble et avec eux ne mesure pas la violence de ce qui est en train de se passer.

Que les générations précédentes voient mieux parce qu'elles ont connu une autre situation. La jeunesse d'aujourd'hui est habituée à la précarité. La jeunesse d'aujourd'hui est habituée à ce qu'on lui dispute tous les droits qui correspondent au maintien d'une vie décente.

Pouvoir se nourrir, pouvoir se soigner, pouvoir s'éduquer. Tout est à vendre, tout est à acheter. Mais si on en est là, c'est parce que d'abord a été ruiné le compromis social qui était à l'issue de la deuxième guerre mondiale et des luttes sociales qui ont été menées dans les différents pays.

Là encore, l'ancien cadre ne fonctionne plus. Le nouveau système, c'est celui qui fait le tri continuellement entre ceux qui peuvent acheter et ceux qui ne peuvent pas acheter. Réponse à la révolte contre ça, la répression.

Plus de 1200 syndicalistes font l'objet de poursuite judiciaire de toutes sortes. 800 personnes ont été condamnées à de la prison ferme après l'épisode des gilets jaunes. 780 ont été condamnés après les révoltes urbaines.

Voilà comment massivement, brutalement le système s'abat pour faire peur, pour repousser avec les mots qui vont on pourchasse un écologiste, non ? Un écoterroriste. On pourchasse un syndicaliste, non.

C'est un apologiste du crime ou bien c'est un violent. Il y a des révoltes urbaines. Non non, il y a des émeutes urbaines, s'il vous plaît.

Car le peuple qui se met en mouvement à ces moments-là, lui, il est seulement proie des sentiments confuses et divers. Et moi, je serais prié d'aller dire immédiatement revenz au calme. Mais comme l'avait dit un jour un élu socialiste, revenir à la situation avant, au calme, mais c'est le calme qui est insupportable dans certaines situations sociales.

C'est l'ordinaire qui est insupportable. Alors moi, il faut qu'il renoncent définitivement à m'interpeller pour faire leur chien de garde. J'ai répondu que pour ma part, ce que je demandais c'était la justice et le peuple qui s'est révolté à cette occasion, qui l'a fait peut-être dans des formes qui ne conviennent pas.

Il l'a fait parce qu'il réclamait justice contre l'assassinat d'un gamin de 17 ans. Pardon. Comme je dois avoir déjà je ne sais combien de procès, je retire le mot assassinat contre la mort d'un jeune qui avait refusé d'obtempérer virgule paraît-il.

Point. Mais c'est évidemment dans le domaine de l'ordre. J'ai évoqué l'ordre écologique, les cadres dans lequels ça se déroulait, le cadre social.

Je dois évoquer le cadre géopolitique parce qu'au fond c'est lui qui à la finit par être la matrice de tous les cadres légaux démocratique. Et voilà pourquoi dans ce domaine la question de Gaza, la question du génocide du peuple palestinien prend une place qui n'est pas que moyenne orientale, qui n'est pas seulement que palestinienne, mais qui concerne l'humanité dans son ambi dans son entièreté. Pourquoi ? parce que chaque guerre reprend le pire de la précédente et que nous avons vu comment la première guerre mondiale était une guerre industrielle.

La deuxième parce qu'on a mis en on a mis en mouvement tout ce qu'on possédait. La deuxième est devenue une guerre totale parce qu'on avait déjà commencé dans la première. Guerre totale, ça veut dire que la guerre n'a pu lieu comme c'était la tradition dans le passé entre militaires, mais que c'est une guerre qui se mène contre les civils.

Et c'est pourquoi le tableau de Pablo Picasso Garnica a été considéré en quelque sorte comme un symbole de la deuxième guerre mondiale, c'est-à-dire le massacre d'une population qui ensuite est devenu le mode ordinaire, y compris quand il s'est agi d'abattre et de casser le système nazi qui était certes à l'agonie, mais Dress et sa population ne méritait pas 5 jours de bombardement. Mais Hiroshima ne mesurait pas, ne méritait pas les 300000 morts qu'on y a fait. et Nagasaki non plus et ainsi de suite.

Chacure reprend le pire. Les génocides, lesides ont commencé récemment ici là observer à tel ou tel endroit et puis il y a eu la choa dans la deuxième guerre mondiale, c'est-à-dire le massacre d'une population désignée à cause de sa religion. Et maintenant, voici que nous arrivons au génocide ethniciste.

Une population qui a un endroit doit être rayé de la carte. Et bien je dis l'humanité toute entière est concernée par ce qui se passe là parce que c'est elle tout entière qui est mise en danger partout où il y a un conflit de frontière et il y a un un conflit de frontière dans une majorité d'état du monde et ces conflits de frontières recoupent souvent des délimitations culturelles, des délimitations religieuses entre des populations. Voilà pourquoi quand on nous dit le règne du double standard parce que certains ne s'appliquent pas à eux-mêmes ou ne n'applique pas à leurs alliés ce qu'ils réclament aux autres, il faut dire les choses très clairement.

Il n'y a pas de double standard. Là où il y a double standard, il y a pas de standard du tout. Ça veut dire que c'est le règne de la force sans limite.

Et c'est bien ce qu'a compris monsieur Netaniaou car la politique de génocide qu'il mène, il a compris qu'il bénéficiait du silence et de la complicité des pays qui se disent occidentaux et qui sont capables de laisser faire un crime pareil sans rien faire et sans rien dire. Alors que nous pourrions l'arrêter immédiatement s'il y en avait la volonté politique. Pourquoi ?

Parce que les nations pourraient cesser d'exporter des armes et alors il n'y aurait plus rien pour tuer les gens. Deuxièmement, les nations pourraient interrompre les contrats de coopération qui permettent à monsieur Netaniao de continuer à avoir une économie, même si elle est en très mauvais état. Oui, nous pourrions le faire.

Oui, nous pourrions tous reconnaître l'état de Palestine en exigeant de cesser le feu parce qu'alors nous adresserions un message politique qui pèserait dans le rapport des forces qui serait de dire à monsieur Netaniaou, "La guerre que vous faites ne sert strictement à rien. Vous avez plus isolé Israël qu'elle n'a jamais été de toute son histoire et vous avez plus fait contre vos propres idées qu'à n'importe quel autre moment." Oui, nous reconnaissons l'état de Palestine et nous le faisons tout de suite pour montrer de quel côté nous voulons que l'histoire avance.

Et quand je vous dis ce que je viens de vous dire sur Gaza, et bien je suis obligé de dire en complément que l'un des acquis essentiels des deux guerres mondiales, la première fois c'était la société des nations critiquée par tout le monde, ensuite ça a été l'ONU critiqué par tout le monde. Mais enfin c'est le seul la seule assemblée commune de l'humanité. Il n'y en a pas d'autres.

Le G7 est un ramassi de profiteur qui donne des ordres au G20 qui lui-même les donne au G176. Ce n'est pas l'assemblée générale de l'humanité. Si imparfaite que soit l'ONU et elle est imparfaite.

Et il faudrait que l'assemblée générale ait davantage de pouvoir notamment par rapport aux membres permanents du conseil de sécurité et on peut s'interroger sur le fait qu'il y ait nécessité d'avoir des membres permanents du conseil de sécurité. C'est des questions qui ont qu'on a le droit de se poser, qu'on a le devoir de se poser, qu'on a le devoir de régler. Mes camarades, ce qui a été un des acquis les plus importants du mouvement insoumis dans la bataille que nous venons de mener, c'est que pour la première fois, une force comme la nôtre qui est une force anticapitaliste, qui est une force de planification écologique, qui est une force de refus du système et de l'ordre établi, pour la première fois, nous avons dit quels que soient ces défauts, nous préférons un ordre que nous pouvons [raclement de gorge] discuter et combattre à aucun ordre parce que quand il y a plus d'ordre Quand il y a plus de loi, quand il y a plus d'institution, il n'y a que la force et la force sans limite.

Si on accepte que une nation déclare que l'ONU est une organisation antisémite dirigée par des terroristes, alors soi-même on déchoit de l'honneur qui nous est fait d'être des dirigeants d'État, de pays, de nations qui ont tout intérêt au contraire à dire à monsieur Netherou de se taire et de respecter les institutions internationales que nous nous voulons respecter parce que c'est les seuls dont nous disposons et qui puissent être représentatif de l'humanité. Le désordre, le refus de la règle, c'est quand personne ne propose de compromis. C'est quand personne ne propose une politique de paix.

Alors ça donne l'invasion comme moyen de régler les problèmes. Et qu'on nous entende bien pour ce qui concerne ce mouvement insoumis qui est un mouvement pacifique, je n'ai pas dit pacifiste, c'est une autre attitude politique. Pacifique signifie que nous refusons la guerre sauf quand il s'agit de défendre nos propres frontières ou notre propre liberté ou de combattre comme un régime comme les nazis lorsqu'ils ont voulu l'imposer à notre pays.

Mais nous refusons la guerre. Il faut une volonté de paix. L'invasion de l'Ukraine est inacceptable par quelque côté qu'on regarde.

Nous avons été envahis quatre fois en un siècle et demi et par conséquent, nous savons peut-être mieux que d'autres que l'invasion n'a jamais rien réglé et ne règlera jamais rien. J'avais parlé d'une politique de conférence des frontières en Europe. Alors, on m'a rien en disant "Mais alors, vous voulez les mettre en question ?" Mais non, pauvre ballot, elles ont été mises en question par les peuples mêmes.

Vous le savez aussi bien que moi. Mieux vaut prendre les devants et discuter, discuter, discuter et discuter encore jusqu'à ce qu'on trouve une solution plutôt que dans centre bombarder. Ce sont des milliers de jeunes gens qui meurent chaque mois, chaque jour en Ukraine, en Russie, jeune russes, jeune ukrainien.

Quel bénéfice ces deux sociétés vont-elles tirer de cette guerre qui dure ? Évidemment, l'Ukraine est dans son droit puisqu'elle est envahie, mais à son tour, la voici présente sur le sol rul à cours. Tant et si bien que la guerre est en train de se répandre.

Et c'est sur ce point que je veux vraiment capter votre attention. Dorénavant, la question de la paix devient une question centrale des programmes. Vous pouvez avoir le programme que vous voulez si vous êtes en guerre.

Il y a plus de programme, il y a plus de transition écologique, il y a plus de répartition de la richesse, il y a plus d'amélioration du bien-être, il y a pas d'amélioration de la santé, il y a pas d'amélioration de l'espérance de vie de chaque personne. La guerre est le pire des fléaux que l'humanité est capable de s'infliger à elle-même et sans doute à une cadence et avec une violence qu'elle ne réussit dans aucun autre domaine où hélas elle ne brille pas. Je pense en particulier à ce qui se passe au plan écologique.

Bref, la guerre est le pire qui puisse nous arriver et il faut tout faire pour que cesse la guerre quand elle est commencée. La présence des Ukrainiens sur le sol russe va générer de la part des Russes des réprésailles. Ceux qui ont accepté de fournir des armements qui permettent l'intervention sur le sol russe s'expose à des représailles.

Je ne suis pas en train d'évoquer des questions en l'air. Le gouvernement allemand dirigé par monsieur Scholz, le social-démocrate Scholz, flanqué des écologistes allemands et des libéraux ont accepté l'installation en Allemagne de missiles qui ont une portée qui peuvent atteindre jusqu'à la Russie. Et bien, je vous dis que vous ne pouvez pas traiter du matin au soir, monsieur Poutine de fou et ensuite espérer qu'il se comporte d'une manière raisonnable.

Et surtout si vous l'attaquez, vous vous exposez à l'évidence à ce qu'il y ait des répliques et en ce moment on parle beaucoup de réplique nucléaire un peu partout dans le monde. C'est pourquoi ce n'est pas en comportement très européen, je trouve, de décider tout seul d'installer sur son territoire une base de missile dont on laisse à penser ce qu'il pourrait transporter d'un endroit à l'autre du continent. L'ancien cadre juridique était qu'il était interdit d'avoir des missiles qui tirent à plus de 500 km.

Et bien cette garantie, nous ne l'avons plus. Cela signifie qu'ils sont la cible. Nous les Français, nous n'avons plus de localisation de notre force de dissuasion.

Les missiles du plateau d'Albion ne s'y trouvent plus. Mais nous sommes aujourd'hui, par nos sous-marins en capacité d'exercer la dissuasion nucléaire. Mais pourquoi le gouvernement allemand a-t-il installé, a-t-il accepté cette installation sans en parler à personne ?

Et s'il en a parlé à quelqu'un, pourquoi a-t-on accepté une telle installation ? Et comment les mêmes ensuite peuvent venir faire des gargarismes sur la la politique de l'Europe de la défense puisque maintenant c'est le nouveau projet européen. Autrefois, on faisait l'Europe de la paix, l'Europe du bien-être.

C'est ça qu'on nous a dit d'abord. Et puis c'est devenu l'Europe de la défense et maintenant c'est devenu l'Europe de la guerre avec le tournant vers l'économie de guerre. Et le tournant vers l'économie de guerre, c'est une manière de remplumer le capitalisme parce qu'il atteint une de ses impasses.

Mes amis, les budgets ont doublé entre 2022 et 2023 les budgets militaires en Europe. qu'il se dépense en 2023 davantage d'argent pour l'armement dans le monde que deux fois, vous entendez deux fois la totalité de la richesse produite par 80 % des nations qui constituent l'humanité. Vous entendez ?

Deux fois ce qu'elles produisent auprès du travail, du labeur, du sacrifice, la valeur est représentée dans des armes dorénavant. Et qui produit ces armes ? Qui les vend ? qui les produit 27 % les Européens une économie capitaliste en Berne qui n'arrive pas à retrouver quelques taux de croissance qui soi à peu près compatible avec sa population et 59 % aux États-Unis d'Amérique qui sont d'abord et avant tout les premiers profiteurs de l'économie de guerre parce que 70 % du matériel de guerre qui est acquis par exemple en Europe est du matériel américain parce que c'est celui qu'il vendent au monde entier de ceux qui sont considérés comme leurs alliés.

Et en Europe, cette année 2024 n'étant pas fini, déjà on a commandé des hélicoptères, des avions, des chars, du matériel de transmission et vous verrez que l'année prochaine les budgets de dépenses militaires de toute l'Europe auront encore accru. Et ça ne l'est pas parce qu'ils aiment la guerre. Ils aiment la guerre parce que la guerre c'est ce qui fait tourner les économies.

C'est ce qui relance les gens qui n'ont plus d'industrie et qui pour produire cette chose extraordinaire pour le capitalisme des bombes des fusées qui à peine sont-elles achetés sont aussitôt consommés, il en faut d'autres. Là, c'est pas comme votre frigo que vous gardez pendant le temps que vous pouvez, c'est-à-dire à peu près 5 ans ou votre lave-vaisselle ou que sais-je encore votre voiture. La guerre, c'est une affaire formidable pour le capitalisme.

C'est la reproduction continuelle des mêmes objets à produire dans les mêmes conditions et c'est une des sources de l'accumulation. Voilà pourquoi d'une réunion à l'autre, je tâche d'alarmer. Oui, on peut régler maintenant la question de l'invasion de l'Ukraine et du retrait des Russes de l'Ukraine.

Parce que si les Russes se retirent de l'Ukraine, alors les Ukrainiens se retireront de la partie de la Russie qu'ils occupent. Et oui, on peut commencer maintenant les discussions comme je l'avais proposé au moment de l'élection présidentielle en commençant par discuter de la sécurisation des centrales nucléaires. Il y a déjà eu deux fois des incidents.

La dernière fois, il y a une de ces centrales a pris feu. Il n'y a pas d'incident mineur dans une centrale nucléaire. Les deux concepts s'opposent.

Un accident dans une centrale nucléaire, c'est toujours grave. et celle qui a pris feu, c'est un problème qu'elle est pris feu parce que j'aimerais savoir ce qui est devenue la flotte avec laquelle on a éteint le feu, où elle est passée. Et comme c'est absolument évident, comme c'est le circuit secondaire qui passe par le refroidisseur, ça veut dire que cette plotte, elle est retournée dans la rivière, elle est retournée dans la mer.

C'est la mer méditerranée. Nous sommes 500 millions à vivre autour de cette mer. Il n'y a pas de petite guerre, il n'y a pas de guerre propre, il n'y a que des guerres destructrices des êtres humains et de leur environnement de nos jours.

C'est pourquoi je vous demande d'entendre l'alerte que je vous adresse sur cette question de la guerre et de la paix et d'entendre en particulier ce que je vais vous dire maintenant. Le centre du monde n'est plus en Méditerranée. Le centre du monde n'est plus en Europe.

Il n'est plus sur la berge sur les berges du Pacifique, le de l'Atlantique. Le centre du monde est dans le Pacifique. 60 % de la population mondiale vitre la côte des Amériques et celle de l'Asie. 90 % du commerce mondial démarrent de là-bas. plus de 50 % de la production totale des richesses du monde aussi.

Vous corrigerez les chiffres si je me suis trompé de mémoire, mais c'est le centre du monde et c'est là que se trouve l'essentiel de la production des objets qui sont vendus, répandus dans le monde. Et là est en train de se créer les conditions d'une guerre totale dans la compétition qui oppose les États-Unis d'Amérique à la Chine parce que la Chine est en train de se détacher du circuit du dollar qui permet aux États-Unis de dépenser autant qu'ils veulent sans avoir de compte à rendre à personne. Comme les organisations, les nations qui sont composantes de l'ensemble qu'on appelle brick.

Ces nations sont en train de se détacher du dollar pour échanger dans leur monnaie. Les États-Unis d'Amérique se trouvent en compétition avec ce qu'elles ont eux-mêmes provoqué, c'est-à-dire le développement de la Chine comme premier producteur du monde. Et dans ces conditions, organise quelque chose dont il se cache pas à eux-mêmes la finalité. le conseiller aux affaires économiques, à la production et cetera de monsieur Biden est un monsieur qui s'appelle comment il s'appelle ?

Misère. [grognement] Alors où c'est marqué tout ça ? Le voilà.

Bon voilà, Brian dis mais je pourrais vous parler aussi bien de monsieur Sullivan Jack Sullivan mais lui il a dit ce monsieur Brian dis il n'y a pas après tout s compétition nous on nous a expliqué non la règle de la concurrence libre et non chaussée le libre échange qui permet à la main invisible du marché de vous arranger tout et n'importe quoi mais ce type a dit il n'y a pas de solution de marché à la compétition avec la Chine. Vous entendez ? Le type qui organise cette affaire dit "On ne peut rien régler par la compétition de marché." Alors, vous allez régler ça comment ?

Par la guerre. Évidemment. Et elle a commencé à s'organiser sous nos yeux quand nous, pauvre ballot de français, nous sommes fait jeter dehors d'un accord qu'on avait signé pour produire des sous-marins.

Alors, on avait même fait des nouveaux plans pour qu'il soit bien long et pas nucléaire et qu'on dissimine pas. Les Américains sont passés là derrière et l'Australie a rompu son accord avec la France. Et depuis, c'était qu'un point de départ.

Progressivement, les États-Unis d'Amérique créent une organisation dans l'océan Pacifique qui correspond à ce qu'est l'OTAN côté atlantique. Et dans cette affaire, ne croyez pas que ça concerne de lointain Chinois, japonais, indonésien, que sais-je encore que vous mentionneriez avec beaucoup de sympathie mais en disant qu'il s'en débrouille. Non, parce que nous les Français, nous sommes à nouveau en première ligne à cet endroit-là.

De la même manière que quand on parle de l'Ukraine, je vous demande de vous rappeler qu'il y a 2000 militaires français qui sont sur le front de l'Est, en Roumanie, en Lonie, en Lituanie, en Estonie. Et bien là, nous avons des territoires entiers, c'est-à-dire la Réunion Mayotte dans l'océan Indien, nous avons la Nouvelle-Calédonie, Kanaki, nous avons la Polynésie et cetera. Quelques îles ici et là.

Par conséquent, nous sommes en première ligne de ce conflit. Je le dis non pas pour lui donner plus d'importance, à lui tout seul, il a de l'importance compte tenu des chiffres que je vous ai présenté. On marche à la guerre dans la partie océan Pacifique.

On marche à la guerre et par conséquent la France doit être présente politiquement autrement que par les fouadas d'hazardeuses du président de la République qui passent d'un sujet à l'autre qui un jour dit faut pas vexer les Russes. Le lendemain dit qu'il vont envoyer des troupes au sol. Un jour dit c'est inadmissible que nous soyons chassés.

Nous voulons être dans l'OTAN là-bas de Pacifique. Ah bon ? Qui est-ce qui a demandé une chose pareille ?

Et voici que le lendemain, non, finalement tout ça est arrangé et nous rêvons d'être bons amis et d'être partisans et d'être membre de cette alliance. La France n'a rien à faire dans cette guerre. Ce n'est pas la nôtre.

Et surtout si le prétexte est la question de Taïwan dont notre pays a reconnu ainsi que l'ONU que il n'y avait qu'une seule Chine. Ce n'est pas moi qui l'ai décidé. Ce n'est pas parce que j'ai de la sympathie pour le régime qui a lieu aujourd'hui en Chine.

Ce n'est pas la question qui est posée. Quand le général de Gaulle reconnaît la République populaire de Chine, il est pas devenu maoïste ou communiste en même temps. De la même manière, c'est pas parce que je dis qu'il faut respecter les accords internationaux que ça change ma propre vision du monde.

Mais je dis que quand il y a des accords, il y a des accords et si on doit les remettre en cause, alors il faut en parler, pas le régler avec des canonnières, des fusées, des missiles et cetera. Avant d'avoir commencé à discuter de quoi que ce soit, nous avons besoin de la paix et nous avons besoin du dialogue international avant tout. Alors, je crois que vous avez entendu le message essentiel de cette partie de ce que j'ai à vous dire.

Là où il n'y a plus de règles, il n'y a que le règne de la force. Le double standard n'existe pas. Double standard égale pas de standard égale le droit du plus fort à l'échelle internationale comme à l'échelle nationale.

Alors ça m'amène justement à cette échelle nationale. C'est le sort que nous a fait Macron 1er autocrate des Français. Le régime macroniste est arrivé à un moment particulier de l'histoire de France où les résistance populair accumulé et non réglé ont permis à quelqu'un comme lui d'annoncer qu'il allait faire une révolution.

C'est le titre de son livre à son élection présidentielle. Et c'est évidemment une révolution néolibérale. Les Benet qui ont cru à autre chose en sont maintenant pour leur frais. une révolution néolibérale à peine arrivé, il détruit le code du travail tel qu'il était auparavant.

Il y a un nouveau code du travail infiniment plus favorable à l'actionnaire copaolétaire à un code du travail où on a supprimé des dizaines de formes de représentation des travailleurs dans l'entreprise et cetera. Vous connaissez tout ça comme moi. Et c'est ce qu'il a fait.

Mais il vient au moment que je viens de vous décrire, c'est-à-dire au moment où le système néolibéral confronté à l'impasse des contradictions internes du mode de production qu'il développe est obligé pour aller plus loin pour continuer à provoquer toujours plus une confrontation sociale. Car ce que je dois dire, c'est que l'aspect central de la déréglementation du monde se déroule avec une transformation sociale que cela produit. Comment ?

D'un côté dans les pays d'y développer, c'est-à-dire ceux qui ont le plus de pouvoirs d'achat, il faut appeler les choses par leur nom. Une extension sans précédent de la pauvreté, des répartitions de la richesse entre capital et travail plus inégalitaire qu'auparavant. Les records étant battus dans les anciens pays du camp de l'Est où l'on a pu profiter de la situation pour se livrer à un pillage généralisé.

Tout cela met les gens au pied du mur. En France, ça n'avait pas été fait. d'un côté développement de la pauvreté, de l'autre côté concentration comme jamais de la richesse avec la formation d'une oligarchie qui d'abord s'est constitué puis tout d'un coup s'est aperçu de la puissance qu'elle avait, y compris par rapport à l'ancienne bourgeoisie nationale là où il en restait et s'est emparé immédiatement les oligarques se sont emparés immédiatement des principaux moyens d'intervention sur la société. que sont les médias. 90 % d'entre eux appartiennent à 9 personnes. 5 personnes possèdent autant que 27 millions de français.

Voilà la traduction concrète des formules sans doute un peu abstraites que je développe devant vous depuis tout à l'heure. Et le macronisme est donc un moment de l'histoire de France où est réduit à néant la logique même du compromis social. La sortie de la guerre, le raisonnement était maintenant il y a un compromis social et le curseur change de place entre capital et travail.

C'est l'idée même du compromis social que ces gens qui ne cessent de nous parler de compromis refusent de faire. Ceux qui se sont gavés, dont les fortunes ont été multipliées par deux, par 3, par 10 pour certains qui ont gagné des sommes absolument inouies depuis que le macronisme est là. Cela refuse le compromis social.

Ils peuvent prendre, ils prennent tout ce qu'il y a. Il faut changer la répartition, pas question. contre l'impôt sur la fortune, contre les 14 tranches d'impôts, contre tout ce qui organise différemment la répartition, mais qui voit bien qu'ils arrivent à un moment de l'histoire où le peuple qui est privé de ses essentiels, tant que tout ça reste à moitié invisible, mais quand vous ne pouvez plus aller à l'hôpital au service d'urgence ou que vos proches il décèdent et que les personnels soignants ont en par-dessus la tête d'être placé dans une telle des situations est rendu souvent responsable de situations pour lesquelles ils n'ont aucune responsabilité sinon d'avoir fait du mieux qu'il pouvait.

Si vous vous retrouvez devant le fait que vos enfants qui sont la chose la plus précieuse à vos yeux ne peuvent pas être éduqués correctement, soignés correctement nourris correctement. Quand vos enfants jeunes étudiants font la queue à la soupe populaire, alors en vous monte une colère qui est une colère dégagiste comme nous l'avons observé dans le monde parce que partout il y a des révolutions citoyennes. C'est-à-dire que les gens mis au pied du mur d'être privé de l'essentiel se révolte.

Il n'y a pas eu d'année sans qu'il y ait une révolution citoyenne. Une révolution citoyenne, personne n'en connaît l'issue. L'issue peut être dramatique, se terminer par la répression générale.

L'issue peut-être la mise en place de pouvoirs autoritaire. Mais la révolution citoyenne au point de départ, elle est citoyenne. C'est l'implication des gens qui demandent à contrôler les conditions de leur existence et qui s'en cesse posent la question : "Comment ça se fait que vous êtes encore là ?

Vous êtes pas capable de nous amener de l'eau au robinet ou vous n'êtes pas capable de nous amener l'électricité ou vous n'êtes pas capable de surveiller la sécurité collective. Je pense par exemple à ce qui s'est passé au port de Beou. Vous êtes déjà incapable et vous êtes toujours là et vous êtes tellement payé.

Comment expliquer une chose pareille ? Alors le sentiment de d'essence, le sentiment du respect de soi-même devient une force révolutionnaire. C'est la raison pour laquelle ce ne sont pas seulement les rapports sociaux qui déterminent les convulsions sociales, c'est aussi les rapports culturels et l'idée qu'on se fait de soi-même qui déclenche les révolutions.

Et monsieur Macron, qui est bien instruit des risques qu'on prend, j'espère avec une telle politique, a pris les mesures d'ordre qui accompagnent la violence de cette politique. Regardez bien, au cours des 30 dernières années, on a eu 78 lois liberticides qui réduisit les libertés. Il y en avait 1,7 tous les ans, deux, on va dire, hein.

Avec monsieur Macron, on est passé à 25 lois en 7 ans, 3,8 par an. C'est-à-dire que chaque année à l'ordre du jour de l'assemblée, il y a quatre lois qui diminuent les libertés publiques, qui diminuent les libertés individuel. Le groupe sous la présidence de Mathilde Panot avait produit déjà un premier document faisant le point et je vous garantis qu'on a sans doute intérêt à retrouver les chiffres actuels pour en donner toute l'importance.

Monsieur Macron est l'homme de la dérive autoritaire du régime de la 5e République qui contenait déjà un appétit, une pente, une tendance à la monarchie présidentielle qu'il est inutile que je vous rappelle. Et souvenez-vous que pendant l'année qui vient de s'écouler, notre peuple qui est individuellement équipé d'un cerveau, ce que souvent les puissants n'ont pas l'air de croire parce qu'ils pensent qu'avec un journal, ça donne un cerveau pour plusieurs. Ce n'est pas le cas, surtout pas un journal.

Chacun étant équipé de son cerveau, cette année vient de faire un apprentissage profond politique. Il a découvert le système du 493 pour faire passer un budget. Il a découvert l'un et d'avant qu'on pouvait lui imposer 2 années de travail supplémentaire sans qu'aucune assemblée ne l'ai jamais voté.

Car c'est déjà ça. Je vous donne ces exemples pour rafraîchir la mémoire des brutalités des violences contre démocratiques de la Macronie, celle que tout le monde a dû subir. Tout le monde a vu tout ça et ensuite tout le monde a vu le massacre à Gaza.

Tout le monde a vu ceux qui faisaient la leçon aux autres, ceux qui donnaient des leçons de démocratie, ceux qui donnaient des leçons aux Russes n'en appliquaient aucune quand il s'agissait de monsieur Netaniaou, voir au contraire l'aider à commettre ses crimes. Le peuple Le peuple a vu, le peuple a analysé, le peuple a compris plein de choses et il l'a traduit dans ses votes, notamment aux élections européennes. À l'intérieur de la gauche, il faut en tenir compte.

Et je demande à nos amis de gauche tout. Alors certes, il arrive trois points devant nous. Il a du talent monsieur Gluxman.

On peut pas dire le contraire pour occuper l'espace qu'il estime nécessaire d'occuper. Mais nous nous disons attention monsieur, ne confondez pas, ne vous trompez pas sur ce qui est en train de se passer. C'est moins 440000 voix.

Vous avez donc perdu 440000 voix à gauche. Mais nous les insoumis, dans la bataille que nous avons mené, nous avons gagné d'une élection à l'autre 1 million de voix. 1 million.

Alors, personne ne vient nous donner des leçons de stratégie sur la manière de devenir majoritaire. On ne connaît pas d'autres méthodes que de gagner des bois. Nous avons gagné 1 million de bois.

Et d'où vient ce million de voix des quartiers populaires et de la jeunesse ? Et pourquoi nous sommes fiers d'être leur représentation politique et nous nous fichons de savoir quelle est la religion des gens qui votent pour nous. On est au contraire bien fier quand on nous fait confiance et pour la première fois nous avons observé des phénomènes que vous avez tous vu en faisant campagne.

Là où les insoumis progressent le plus, c'est là où il y a eu le plus d'inscriptions nouvelles et ce sont les insoumis qui ont fait le travail pour inscrire les gens sur les listes électorales. Là où on a la plus grosse progression au 2e tour de l'élection législative. Au premier tour, il y avait 16 millions d'abstentionnistes.

Au 2è tour, il y en avait encore 14 millions. 2 millions de personnes se sont déplacées surmobilisées. D'où vient cette surmobilisation ?

Des quartiers populaires et de la jeunesse ? eux qui ont sauvé la République. Je vous dis tout ça pour qu'on se comprenne bien et que l'autocrate nous entende.

Si nous sommes la représentation politique encore incomplète, oh combien incomplète combien encore d'abstention combien de travail au bouton de veste, au porte à porte. pour aller motiver. Nous savons très bien ce qu' en train de faire monsieur Macron et tous ceux qui sont là, les cireurs de pompe professionnels qui en remplissent des colonnes et des colonnes avec mes caricatures, avec les insultes tous les jours.

Là, il y a un hebdomadaire dont jetais le nom pour pas lui faire une seconde de publicité qui parle de moi en donnant la parole à quelqu'un qui a l'air très sévèrement perturbé et qui dit que comme Hugo de Chavè, je suis un grand hystérique. L'hystérie c'est une chose qui d'habitude était l'insulte réservé aux femmes pendant tout le 19e et le 20e siècle. Voilà le niveau auquel se traîne, ça baisse, ça vilisse ceux qui sont nos opposants.

C'est tout ce qui savent faire des injures. Allez, démontrer le contraire de ce que je viens d'expliquer. Montrer que notre programme, qu'est-ce que vous avez su dire sur notre programme ?

Rien. Ça coûte 100 milliards. Toi, tu coûtes 3000 milliards et tu viens nous donner la leçon, tu te fous de nous.

Ces gens-là, en plus, ils sont nuls. Il faut dire que Macron a fait ce qu'il fallait pour ça. Il déclenche une nouvelle élection.

Rien que la façon avec laquelle il a fait la dissolution est déjà une attaque contre la vie démocratique normale d'un pays. Dans tous les pays du monde où il y a une dissolution, mes amis et camarades, le délai pour la nouvelle élection, c'est minimum 2 mois. Nous, on a eu 3 semaines et en 3 semaines, on a fait le travail et en 3 semaines, nous avons gagné.

Que personne ne l'oublie. C'est clair. On aurait pu faire encore mieux si on avait eu comme nous le demandions ici il y a un an tout juste dans ce même amphithéâtre.

Si nous avions eu une liste unique de la gauche aux élections européennes, nous aurions été beaucoup plus forts. Ceux qui ont perdu leur temps à répéter les sarcasmes et les injures de la droite contre nous, n'ont pas gagné une seule voix de cette manière-là, mais ils ont dissuadé des gens d'aller voter au deuxème tour quand il y avait un candidat du Nouveau Front populaire qui était un candidat insoumis ou insoumise. Ils ont une responsabilité dans le résultat, ceux qui ont fait cette salle besogne d'accepter de jouer le jeu de la division continuellement contre nous et ils ont convaincu les faibles d'esprit et c'est-à-dire les les macronistes que tout ça était égal.

Ah oui mais attendez là je vous le présente sous une forme à dire il a traité de faible d'esprit. Et ben non finalement je retire. J'en ai mieux pour vous.

J'ai mieux pour vous. complice du Front National. Ça vous va ?

C'est mieux comme ça mesdames, messieurs, quand nous avons été les premiers à 20h05 encore Mélenchon, pourquoi est-ce qu'il est là ? Au nom de qui s'exprime-t-il et cetera et cetera. Vous avez entendu ?

Qu'est-ce qu'il a bien pu dire ? On sait pas. Mais pourquoi il est là ?

Il était là pour dire chaque fois que nous sommes en 3è position, nous retirons notre candidat. C'est pas une décision simple à prendre pour nous figurez-vous. Ça n'a jamais eu le sens d'un accord politique.

Comme d'habitude, ça a le sens de savoir quelle est la stratégie la plus efficace pour atteindre le but qu'on veut atteindre. C'est tout. Et le reste passe après.

L'amour propre, la le NIF, tout ce que vous voulez. passe après ce qu'il fallait obtenir, c'est que le Rassemblement national soit battu. Nous avons donc fait ce qu'il fallait pour ça et nous avons gagné.

Mais si eux si eux avaient été en tant qu'électeur aussi disciplinés que l'ont été les électeurs insoumis et insoumises, c'est-à-dire s'il s'était porté massivement sur la candidature du NFP du Nouveau Front Populaire pour empêcher le Rassemblement national, que se serait-il passé ? Nous, c'est 90 % qu'il a fait, eux, c'est 40 %. Et bien je vais vous dire s'ils étaient venus voter au deuxème tour pour le candidat ou la candidate du nouveau front populaire comme nous l'avons fait nous pour des gens qui nous dégoûtaient et bien il y aurait eu 58 députés de moins au rassemblement national.

Par conséquent, les supports, c'est ces gens qui n'ont pas fait leur devoirs. C'est tous ceux qui ont cru aux idées filles est est antisémite. Elle est fill ceci et les filles et cela et Mélenchon parci et Mélenchon par là et qui sait qui a renversé la poubelle ?

Mélenchon. Et qui sa qui a fait déborder le lait ? Mélenchon et cetera. tous ceux qui ont cru à ces bêtises, qui ont été dressés et qui ont mis à ce moment-là la patrie républicaine en danger parce que si nous avions fait pareil, le Front National eut été majoritaire.

C'est donc les insoumis par leur discipline discipline d'action qui ont sauvé la République, les électeurs du nouveau front populaire. Alors, j'en étais à l'autocrate. L'autocrate, il a fait une chose unique en Europe.

Vous pouvez pas le savoir en lisant la presse française, mais ceux qui ont un accès à la presse européenne savent que dans toute l'Europe, tout le monde dit "C'est la première fois qu'on voit un truc pareil. Un président de la République qui fait une dissolution qui donne que 3 semaines pour faire les élections législatives et une fois que l'élection a eu lieu, vient à la télé et dit de toute façon personne a gagné. Ça n'existe pas ailleurs.

Et notez comme on l'a bien roulé encore une fois parce que il a dissou d'après des évaluations hasardeuses comme toutes celle qu'il fait qui lui disait bien la droite va être contrainte de venir voter avec nous et donc de former une nouvelle majorité. Patatra la moitié de la droite FC au Front National. Ça veut dire qu'il n'a pas compris qu'il y a bataille politique entre les trois blocs rassemblement national extrême droite nouveau front populaire animé par un programme de gauche radicale et l'extrême centre.

Mesdames, messieurs, rappelez-vous d'une chose, c'est la troisème fois qu'il perd les élections parce qu'il les a déjà perdu en 2022. Au premier tour, c'est nous qui sommes arrivés en tête. au deuxème tour, c'est lui qui est arrivé à la queue.

Par conséquent, ça fait trois fois qu'il perd. Donc il décide de dissoudre et il se dit "Bonne affaire, je vais raller la droite et puis et puis la gauche est en petite miette et j'ai même les informations qu'il y a une association qui se chargerait de détruire les insoumis de l'intérieur." E comme ça va bien.

Ben non, mais attendez, dites pas, tant mieux. Du coup, il a fait n'importe quoi et c'est nous qui arrivons en tête. Bien, il décide ça.

Plouf une racelé. Alors, nous nous avons été immédiatement immédiatement la stratégie était claire. Que fallait-il faire ?

On savait exactement ce qu'il fallait faire. Il fallait à tout prix, quoi qu'il y ait eu entre nous, refaire l'union politique sur le pouvait parce que c'est le chemin le plus court pour arriver à l'unité du peuple dans les circonstances dans lesquelles nous avons été placés et nous l'avons fait. Et il y a un point que maintenant plus personne ne discute et dont nous sommes les créateurs, c'est que dans les élections législatives quand il y a union, il y a candidature unique au premier tour de l'élection.

Et ça, ça n'a jamais existé dans l'histoire de la gauche. Avant-nous, avant-nous les insoumis en 2022, là à nouveau. Et je sais qu'il y en a parmi vous qui disent "Bah dis donc, cette fois-ci l'ardoise était salée.

On fait de la politique avec des objectifs. C'était le prix à payer. Sans circonscription, on a sorti les économies.

C'est très cruel, c'est très dur à vivre. Mais on fait pas de la politique simplement pour se remplumer soi-même. Le parti n'est pas une fin en soi.

Le groupe parlementaire n'est pas une fin en soi. Ce qui est une fin en soi, c'est l'objectif politique qu'on vise. Et donc à chaque fois, on se demande par où il faut passer et on y passe.

Bon cœur, mauvais cœur. Il y a une formule que j'adore qui dit "Moi, je passe par les chemins de crête, c'est les plus rapides parce que c'est les moins fréquentés. Nous passons par les chemins de crête et nous prenons des décisions parfois difficiles à prendre mais qui correspond aux objectifs que nous nous sommes donnés.

Donc l'autocrate fait une première en Europe pointée par la presse mondiale qui pour des raisons qui n'appartiennent qu'à elle pense que en effet c'est le Front populaire qui a gagné et même et même et même et même qui pense que Jean-Luc Mélenchon a bien aidé à ce résultat. Alors ils viennent m'interroger moi. Je me demande pourquoi moi.

Alors ils étaient 30 tout à l'heure pour parler avec nous de la nouvelle situation. Bien sûr que ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon, tout le monde le sait. Je n'aurais pas la folie de dire quoi que ce soit parce que ce serait mon échec personnel.

La lutte engagée pour la constitution du mouvement insoumis a été une lutte collective. C'est pas une personne et c'est le résultat d'une équipe que vous avez maintenant sous les yeux. C'est pourquoi si j'aurais mieux fait de me taire la première fois que j'ai dit qu'il était temps qu'on me remplace, j'aurais mieux fait de me taire parce que ça a déclenché aussitôt deux écurie présidentielle.

Alors bon, c'était pas une très bonne idée. Bon, mais nous travaillons et je vous le dis parce que je ne sais combien de fois nous allons nous voir encore ensemble. Nous travaillons méthodiquement à ce que cette relève s'organise et soit en état de prendre le pouvoir démocratiquement dans ce pays.

Nous sommes organisés pour ça. Le mouvement insoumis n'est pas ma chose ni ma propriété. J'aurais honte si c'était le cas.

Je m'en voudrais en disant "Tu as échoué, tu n'as pas fait le travail." Le travail qu'il y avait à faire, c'est de passer le relais, c'était d'aider toutes ces équipes à se constituer. Vous êtes maintenant des milliers partout dans le pays et il y en a pas un d'entre vous. qui me téléphone chaque matin, comme le disent ces imbéciles, pour savoir ce qu'il faut faire parce que vous savez ce qu'il y a à faire et vous avez pas besoin de moi pour le savoir.

Maintenant, nous avons remporté cette victoire qui est la plus grande d'entre tous. L'autocrate, lui, il en est pas là. Alors, on nous a dit "Ah, c'est long pour désigner un premier ministre." Oh, c'est comme les séries Netflix, on est obligé de mettre plus vite pour avoir la suite.

Mais la vie c'est pas Netflix. Allons 10 jours pour désigner un premier ministre, c'est trop long. Ah ah ah ah ah. [rires] Bon 24 he pour s'accorder, personne m'a dit chapeau, bravo, c'est court. 48 he pour écrire un programme, personne n nous dire alors là on sait pas comment vous avez fait.

Ils se sont mis aussitôt à hurler en cadence tous. C'est le programme des insoumis. Ben un peu de respect pour les gens.

Le programme que nous avons signé cette fois-ci est est fait à partir du précédent, celui qu'on avait fait pendant la NUPES. Et le programme que la NUPES avait était un programme, oui, c'est vrai, qui était beaucoup inspiré du programme l'avenir en commun parce qu'il y avait en commun à ce moment-là en 2022 que les résultats des élections signifient quelque chose de la volonté populaire. 22 % pour les insoumis, 1,67 pour le Parti socialiste, 2,3 pour le Parti communiste et presque 5 pour Europe écologie les verts.

Mais je le dis sans aucune morgue. Je dis seulement que tous parti à ce moment-là parce que je les prends au sérieux, accepter le verdict populaire et que ça s'est traduit dans le programme et que ça s'est tellement bien traduit qu'on a gagné le premier tour de la législative et que cette fois-ci on a gagné devant tout le monde. 27 sondages, cette science parfaite qui n'arrivait pas au même résultat.

Il est vrai que ma grenouille dans son bocal où les cartes tirent au hasard où les fléchettes jeté sur une cible auquelle nous avons joué dans les bureaux de la France insoumise pour essayer de prévoir nos résultats. 27 sondages mes camarades. Pas un qui est dit que le Front National n'était pas en tête.

Ça tombe bien, il a perdu. pas un qui n'est pas dit que le nouveau front populaire serait le dernier. Pas de bol, il a gagné.

Et revoici les mêmes qui viennent à nouveau nous donner des conseils et nous informer des aspirations du peuple. Alors le peuple voudrait bien que monsieur Gabriel Atal reste premier ministre majoritairement. Moi, j'ai pas rencontré une seule personne une seule fois.

Je fréquente toutes sortes de gens qui me dit un truc pareil. Et puis s'ils en voulaient autant, vous avez qu'à le garder. Ils auraient voté pour son parti.

Ils ont pas voté pour lui. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est détraqué ?

Hein ? Je peux continuer comme ça un petit moment sur les derniers sondages que nous avons eu. Mais il y en a un qu'en toute mauvaise foi, je vais m'approprier.

Celui qui dit que il y a 44 % des gens qui pensent que la demande de destitution du président de la République est fondée. Sondage fait 3 jours après qu'on l' annoncé. Et dans ce sondage, bon allez, bon, j'ai quand même regardé un petit peu pour voir.

Je reviens pas moi. 3 jours, on a déjà convaincu 40 % des gens. Qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce qui se passe ? Et finalement le résultat est encore plus désastreux pour le président de la République, c'est que pour arriver à que 40 % et pas la majorité, ils sont obligés d'attribuer 60 % de volonté qui est pas de destitution chez les gens qui n'ont pas de sympathie politique. Alors moi, j'étais surpris.

Des gens qui ont pas de sympathie politique, il votent quand même. Non. Bon, d'habitude vous autres les sondeurs, vous ne comptez que ceux qui ont l'intention de voter.

Et là, dans ce cas-là, vous comptez ceux qu'on pas l'intention de voter. Comme dit l'autre, quand il y a plus de il y a deux règles, forcément, c'est qu'il y en a plus. Et ben là, c'est pareil.

Je pouvais pas manquer de dire ces petites méchancetés pour mettre du sel que je vous serre. Alors, j'en profite pour poser une petite question. On nous a reproché d'avoir mis 10 jours pour proposer une candidature au poste de premier ministre.

Dites messieurs dames les macronistes, dites messieurs dames de la droite, dites messieurs dames de la gauche qui est jamais contente et qui critique tout le temps. Dites c'est qui à propos le candidat de la droite et des macronistes pour être premier ministre ? Parce que ça fait 40 jours qu'on le sait pas.

Attendez, vous allez voir. Incroyable parce que il paraît que c'est moi le gourou qui donne des ordres à tout le monde. Je sais pas comment d'ailleurs je ferai.

C'est vraiment les gens qui pensent ça, c'est qui connaissent rien. Une tête de gauche et encore moi, une tête d'insoumis qui n'en fait qu'à sa tête. Mais eux, ça veut dire qu'ils en ont pas.

Mais bien sûr que si, ils en ont pas. Donc, ils veulent pas gouverner. Qu'il le disent, qu'il le disent. que les macronis disent "Écoutez, compte tenu que on a perdu et que c'est le nouveau Front populaire, on est d'accord pour qu'il gouverne puisque nous on veut pas." Ou bien on est d'accord pour que la droite gouverne puisque nous on veut pas.

Et la droite pourrait dire pareil. Pourquoi ils le disent pas ? Parce qu'ils attendent que leur gourou désigne la personne qui va être premier ministre.

Là où il y a des rapports qui sont pas des rapports négociés et consentis. Nous, on a discuté à qu parties pendant 10 jours pour tomber d'accord sur un nom. La dernière fois, on avait pas discuté.

On avait dit Mélenchon, premier ministre. Là, on a discuté et on est arrivé à une conclusion. Pourquoi ils y arrivent pas ?

Pourquoi ils discutent pas ? Pourquoi ils ont personne à nous proposer ? Pourquoi ils viennent pas en disant "Ah ben si nous on a quelqu'un, monsieur Atal, ça tombe bien puisqu'il faisait le boulot." Ah, vous n'en voulez plus.

Pourquoi ? On a lu dans la presse que le président parle plus à son premier ministre. Du coup, le président est devenu premier ministre.

Encore une agression. Mais oui, il réunit des ministres sans le Premier ministre. Mais ça c'est pas dans la Constitution.

C'est pas lui qui doit organiser la sécurité des Jeux paralympiques. C'est pas lui et cetera et cetera. Donc première agression, le résultat du suffrage universel, il s'en fiche.

Deuxème agression, c'est il ne désigne pas de premier ministres. 3è agression, il se transforme en premier ministre à la place du premier ministre. Et quoi encore maintenant ?

C'est quoi la suite ? C'est-à-dire que c'est fonctionne comme une vie sans fin le dérèglement. Puisque je n'en fais qu'à ma tête, alors j'en fais encore plus qu'à ma tête et encore plus qu'à ma tête et cetera et cetera.

Ça s'appelle un autocrate qui dirige tout seul. Autocratos. Moi tout seul.

Voilà. Autocrate, un type exerce à lui tout seul tous les pouvoirs. Mais il est parce qu'il est cet homme autoritaire que je vous ai décrit avec ces quatre lois par an de sécurité.

Mais il est peut-être aussi par sa compréhension de ce que sont les rapports dans une grande nation développée. C'est là où on peut dire que il nous offense nous les Français parce que nous méritons mieux que d'être traité de cette manière-là. Et je pense que comme moi le dirai des gens de droite ou des gens du centre qui n'acceptent pas cette mascarade.

Alors puisque j'ai évoquer les difficultés dont on nous soupçonne, ah dès qu'on discute, la gauche déchire à cause de moi à la une avec une photo. Pour une fois, j'avais pas la bouche ouverte, n'avait pas des nouvelles de mes amis. Mélenchon nani nana.

Bon, très bien. Ou s'il vous plaît, nous sommes-nous déchirés ? Alors, personnellement, je fais attention parce que j'ai intérêt à ce que nos adversaires croient à leur propagande parce qu' comme ils y croient, ils se trompent.

Je vous l'ai démontrer tout à l'heure. Donc là, ça continue. Mais quel problème y a-t-il s'il vous plaît ?

Nous avons eu une discussion politique qui pour des raisons que nous n'avons pas choisi, nous les insoumis, a été connu publiquement lorsque un premier nom est sorti comme possible candidat premier ministre, candidat premier ministre et tout le monde sait que les insoumis qui n'ont aucun problème avec cette personne en particulier que nous ne connaissions pas et pour qui nous avons du respect compte tenu de ce qui est sa vie, ses engagements et le reste, mais nous n'étions pas d'accord accord avec le fait que nous ayons pour premier ministre quelqu'un qui écrit dans une tribune qu'il faut faire une coalition de franc républicain parce que pour nous le franc républicain c'est pas une coalition c'est pas un accord politique. D'accord ? Et donc cette personne a renoncé à à cette idée et on peut dire que ça a été une contribution utile parce que ça nous a obligé à passer à la suite de la discussion.

Si vous mettez ça de côté, quel problème reste-t-il ? Est-ce que nous sommes tous d'accord pour dire que c'est insupportable qu'il ne respecte pas le résultat du suffrage universel ? Comme l'a dit Léon des Fontaines, il dit parti communiste, il dit c'est la plus grande fraude électorale qu'on aura vu.

Alors si vous pensez que le président de la République est un fraudeur électoral, si vous pensez que c'est un coup de force contre la démocratie, si vous pensez que c'est le pire de la Constitution de la 5e République est en train de se passer là, qu'est-ce que vous faites ? Rien. vous regardez ou alors tout d'un coup quelqu'un s'est réveillé en disant "Ah ben non non non, il faut voter la censure.

Ah bon ? Vous allez donc sanctionner le premier ministre et pas le responsable de tout ce bazar ? Le premier ministre qu'ura proposé le responsable du bazar.

Ça oui, c'est créé le chaos et c'est bien la situation qu'a créé monsieur Macron. Et c'est pourquoi je conclus en vous disant si vous faites l'effort d'analyser les communistes n'ont pas dit qu'ils ne veulent pas de la destitution. D'ailleurs, nous n'avons pas dit nous non plus que nous allions le faire.

Nous avons dit, nous lançons un avertissement. Si vous ne nommez pas Lucy Casté, parole d'insoumis, il y aura une motion de destitution. Si vous voulez pas de la destitution, nommez madame Casté.

Alors, il faudrait pas que l'affaire vienne sur nous. Je lis que nous créons le chaos, [raclement de gorge] pardon. Mais nous ne sommes pas au pouvoir.

C'est eux. C'est eux qui créent le chaos. C'est lui qui crée le chaos.

C'est pas nous. Nous nous réparons ce qu'ils font. Et je mets en garde ceux qui se croient bien inspirés et malins de dire que la destitution n'a aucune chance.

Premièrement, on va bien voir. Deuxièmement, alors c'est quoi la réponse qui reste quand on est un démocrate, quand on est un républicain, moi je suis contre la la constitution de la 5e République, mais comme je suis républicain, j'évolue et je fais de la politique dans le cadre qui nous est donné. Parce qu'on dit alors vous vous êtes contre la 5e République et vous prenez un un article de la 5e République pour combattre le président de la République.

Oui. Oui. Je suis contre le capitalisme et je vais à Monoprix.

Voilà. et je suis écolo, je monte dans des bagnoles qui fonctionnent à l'essence. Voilà.

Et des milliers de camarades syndiqués qui peuvent pas voir le se le le capitalisme en peinture parce que c'est leur exploitation. Ils vont au boulot tous les jours et ils prennent la paye à la fin du mois et ils gueulent parce qu'elle est pas suffisante mais pas trop fort pour se faire prendre. Voilà, tout ça n'a pas de sens.

Nous utilisons le cadre dans lequel nous sommes. C'est nous qui faisons vivre la démocratie. Pas lui qui la refuse, c'est nous qui faisons vivre.

Et alors, je dis aux éditorialistes qui se sont amusés en même pas 24 heures à dire "Ah, c'est foutu !" Ils savent très bien que c'est pas vrai. Je vais vous le démontrer maintenant même.

Ils savent bien que c'est pas vrai, que c'est pas foutu. Mais ils le disent pourquoi ? Pour désespérer, pour pousser à la résignation, pour faire la preuve que c'est eux qui ont la plus grande langue pour lécher les pompes du monarque.

C'est tout ce qu'ils font. Mais alors vous dites au peuple, alors vous autres les beaux esprits, les donneurs de leçon de démocratie, qu'est-ce que vous dites au peuple français ? Assumez la responsabilité de ce que vous faites.

Vous êtes en train de dire "Les élections ne servent à rien. Les institutions ne permettent pas de régler les problèmes politiques." Qu'est-ce que vous dites aux gens alors ?

Comment ceux qui ne sont pas d'accord et qui se respectent à eux-mêmes pour vouloir être respectés, qu'est-ce que vous leur dites ? Faites des barricades, distribuez des armes pendant que vous y êtes. Réfléchissez à ce que vous faites, messieurs les grands esprits, mesdames les grands esprits.

Réfléchissez à ce que vous dites au peuple. Et bien, vous leur dites ça. Moi, si les gens décident d'aller faire des barricades, que voulez-vous que je fasse ?

Je serai du bon côté de la barricade comme vous tous. Mais moi, je suis pas fou, je suis comme mes camarades. Non, nous avons des institutions, nous avons une démocratie.

Elle doit servir à faire fonctionner politiquement ce dont nous avons besoin. Nous sommes le la démocratie pour nous est pas un supplément d'âme. La stratégie révolutionnaire du mouvement insoumis, c'est la constituante.

Et la constituante, c'est en votant qu'on l'a fait. La démocratie est le cœur du programme et de la stratégie du mouvement insoumis. Je reviens à l'autocrate, il va bien falloir en finir.

Donc ils n'ont pas de premier ministre ni au centre ni à droite. Alors s'ils n'ont pas de premier ministre qu'il se taisent. Nous en avons une madame Casté.

Nous on est censé être divisé. Je viens de vous dire ce qu'a dit Léon des Fontaines. Où avez-vous vu que les écologistes le Parti Ver est décidé de ne pas voter la motion ? de destitution, ils l'ont dit nulle part.

Nulle part. Alors ceux qui nous disent que c'est pas possible ou comme l'a dit la FP 24 heures après, tu es dans l'œuf. Ouf !

La bourgeoisie fait journal soupire d'ailleurs, le texte peut s'en est fallu qu'il ne soit jamais connu de personne ou seulement de ceux qui nous lisent parce que le journal Le Monde nous a refusé la publication de la tribune. Alors je remercie la tribune d'avoir publié notre tribune parce que sinon et bien il y avait personne pour la publier. Et savez-vous pourquoi ?

Parce que cela aurait pu être perçu comme une caution. Donc mesdames messieurs, toutes les textes qui sont dans les pages idées du monde sont cautionnés par le journal de Mondeorennavant. C'est ça que nous devons comprendre.

Voilà où on en est dans ce pays. Le premier groupe de l'opposition de gauche ne peut pas passer une tribune dans un journal qui en diffuse tous les jours en plein mois d'août parce que cela pourrait passer pour une caution. Voilà où on en est.

Mais c'est pas mon seul signal d'alerte. Après tout on sait à qui on a affaire. Moi, mon signal d'alerte, c'est quand on peut plus penser, quand on peut pas faire circuler l'information.

Mon signal d'alerte, c'est quand les juges constitutionnels disent qu'ils sont incompétents pour savoir si on peut être en même temps député et ministre et que cette indécision permet pour la première fois dans l'histoire qu'une présidence de l'Assemblée nationale soit élue par des ministres en exercice. C'est la première fois que c'est grâce à ça qu'elle est élue. S'il n'avait pas pu voter, André Chassigne aurait été président de l'Assemblée nationale et le nouveau Front populaire aurait gagné.

Alors, monsieur Macron est très mal placé quand il dit à Mathilde Pan et à Manuel Bonpard tout à l'heure à la réception qu'il a donné pour entendre le NFP qui ne s'exprimait que par une seule voix, quatre parties, une personne qui parle. Madame Casté, nous nous avons fait la démonstration de notre unité. On attend de voir les partie de la Macronie et de la droite aller là-bas avec peut-être leurs candidats uniquen ont pas.

Ils sont incapables, incapables de s'entendre. Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est exécuter les ordres du chef en espérant être bien placés la prochaine fois. C'est tous ceux dont ils sont capables.

Je dis signal d'alerte pour le Conseil constitutionnel, mais signal d'alerte aussi quand quelqu'un sur une chaîne de radio communautaire me traite d'ordure antisémite et que je porte plainte et que le juge des référés dit qu'il est incompétent pour savoir si c'est une insulte, ça c'est grave. Je recommence. Si nous ne pouvons plus avoir la loi et la justice pour qu'il nous soit rendu justice, alors que devons-nous faire ?

Dites-nous pour qu'on sache, mais ne croyez pas une seule seconde que nous acceptons d'être insultés comme nous le sommes. De la même manière que nous sommes inquiet de voir qu'aucune de nos plaintes contre ceux qui nous ont menacé de mort, contre ceux qui nous ont obligé à déménager pour certains d'entre nous, contre ceux qui nous ont harcelé téléphoniquement jusqu'à ce qu'on soit obligé de changer de numéro. toutes nos plaintes, tous les documents que nous avons donnés, aucun n'a abouti.

Ce qui signifie que nous sommes en quelque sorte nous autres élus insoumis et porte-parole du mouvement insoumis, les seuls français qui ne sont pas protégés par la loi parce que la loi ne s'applique plus à nous et nous ne pouvons plus en bénéficier. C'est insupportable d'avoir peur comme ça et de se déclarer incompétent comme ils le font à tout propos. Donc le juge ne sait pas si être traité d'ordure et par-dessus le marché antisémite est une injure publique ou pas, y compris quand ça se fait sur une radio.

Ça ça nous inquiète. Nous inquiète l'état du pluralisme de l'expression. nous inquiète l'état du rapport de la justice au monde politique, nous inquiète le déferlement des violences que nous voyons se mettre en place du fait de l'extrême droite.

Si bien que c'est le moment de vous dire dans quelle direction ces événements avancent et les perspectives que cela donne aussi rapidement que je vais pouvoir le faire. La perspective que vous connaissez tous, c'est que la droite et l'extrême droite vont s'allier en partie officiellement en partie en attendant le résultat des élections. Ils vont s'allier comme ils l'ont fait dans tous les pays d'Europe.

Ils vont s'allier directement ou indirectement comme ils l'ont fait dans au Pays-Bas, comme ils l'ont fait en Italie, comme ils l'ont fait en Suède, comme ils l'ont fait comme ils l'ont fait comme ils l'ont fait, comme ils le font un peu partout où recul le projet démocratique en Europe. Ils vont s'allier en 2027. Ce n'est pas une hypothèse, c'est une certitude.

Et vous verrez que les gros bataillons de mesdames, messieurs, les donneurs de leçon de l'extrême centre se retrouveront sous un prétexte ou sous un autre dans cette pâle combine. Peut-être qu'ils ne le diront pas tout de suite, hein, mais une fois que l'élection sera faite, si pour notre malheur, il venait à gagner. C'est la raison pour laquelle les grands travaux de 2027 sont commencés depuis les élections européennes.

Ces grands travaux, ils consistent d'abord à se donner les moyens de mobiliser le peuple, de le pousser à aller voter, de lutter contre la résignation qu'on leur injecte en leur disant "Ça sert à rien de voter. De toute façon, Macron fait ce qu'il veut, les puissants font ce qu'ils veulent." le pousser à intervenir.

Toutes les marges de manœuvre de progression de la gauche ne sont pas essayé de s'arracher une poignée de bois les uns aux autres que les socialistes s'ils arrivent à se mettre d'accord entre eux puisqu'ils sont le seul problème que rencontre l'unité du Nouveau Front populaire. C'est parce qu'il y a un problème au Parti socialiste qui est bien son droit que une partie du mouvement socialiste est ralliée à l'idée d'expulser les insoumis. de la coalition de gauche et que expulser les insoumis de la coalition de gauche, c'est condamner la gauche à être perpétuellement minoritaire.

C'est exclure les masses populaires de la victoire et du gouvernement. C'est exclure la jeunesse de ces revendications. C'est le seul problème que nous avons et nous souhaitons que les socialistes le règl une bonne fois.

Est-ce bel espoir que le réalisme fasse ce que la conviction idéologique ne parvient pas parfois à faire ? Tout à l'heure dans la rencontre, Mathilde et Manu m'a raconté comment on avait décidé que seul Madame Casté parlerait. Et j'en profite pour vous dire une chose.

Nous sommes reconnaissants à Lucy Casté d'avoir accepté ce rôle. Nous sommes fiers de la manière avec laquelle elle se comporte quand cet été souvent un peu seule elle a tenu le flambeau et maintenu jusqu'au bout la candidature du nouveau Front populaire et elle l'a rappelé tout à l'heure sans aucune concession quand monsieur Macron se croyant habile se disait il y en a à 12 il y en a bien un qui va dire une connerie déjà il découvre que les 12 motus et bouchescousu il y en a qu'une qui parle stupeur mais qu'après qu'elle est parlé tout le monde Sait encore. Si bien que c'est lui qui pose des questions, il dit "Je vous pose une question.

Accepterez-vous des ministres insoumis dans votre gouvernement ?" Je vous jure hein, vous demanderez à Mathilde si c'est vrai ou pas. Il a posé la question.

Et elle a répondu bah évidemment Lucy Casté n'est pas une insoumise mais je vais vous dire elle le mériterait. Il n'y a pas une fois, je demande à beaucoup de camarades qui voient un peu vite, hein. Tout le monde, regardez-moi, depuis le temps que je dis des bêtises, je devrais savoir me taire.

D'ailleurs, c'est ce que m'a dit monsieur l'archer. Ferme ta gueule. Ça c'est doux, vous voyez, c'est poli, c'est correct.

C'est quand moi je parle que c'est pas bien. Président du Sénat ou bien l'ancien président, il faut qu'il se taise. Mais toi d'abord hein.

Et vous voyez, au bout de temps d'années, on arrive encore à trouver le mot que j'ai dit, le mot que j'ai pas dit, le mot que j'aurais dû dire. D'accord ? Alors, vous pouvez pas demander à quelqu'un qui jusque-là n'a eu aucune responsabilité collective d'être immédiatement disponible pour tous les codes du monde médiatique.

Et si il vous apparaît qu'une fois il manque un mot ici et que tel autre aurait dû être prononcé, faites d'abord preuve de bienveillance à l'égard d'une personne qui a eu un si beau rôle à notre service. Et je vais vous dire, sans vous révéler les secrets de nos relations palémiennes, du mouvement insoumis avec elle, qu'il n'y a pas une circonstance où les signalements que vous avez fait ne lui ai pas été transmis et à chaque fois, elle a eu à cœur de mettre au point ce qui devait l'être. Je pense par exemple à la question des retraites.

Je pense par exemple à la question du salaire et vous l'entendrez puisque samedi elle vient pour un grand entretien ici devant vous. Et je vous demande mes amis et camarades, je vois à vos applaudissements que nous sommes bien synchrones, que nous voyons bien les choses de la même manière. Nous allons faire un ourvoiri de plusieurs mégatonnes quand elle va être là pour lui dire notre respect, notre soutien, notre confiance parce qu'elle les mérite.

Camarades, aussi longtemps que durera cette Assemblée nationale, Lucy Cast sera la candidate au poste de premier ministre du Nouveau Front populaire. qu'on se le dise et qu'on se le répète. Nous ne traitons pas les gens comme des objets.

Nous lui avons demandé de faire cette tâche et aussi longtemps qu'elle acceptera de la faire pendant la durée de cette assemblée, elle pourra la faire avec notre soutien et notre amitié. Alors, vous ai-je dit, la droite et l'extrême droite vont s'allier, ils le feront. Les travaux pratiques sont commencés. de notre côté tout faire pour continuer à garder l'estime et le respect des milieux populaires que nous avons conquis dans un phénomène d'osmose que vous avez tous constaté.

J'ai bien dit d'osmose. Je n'ai pas parlé d'hégémonie, j'ai parlé d'osmose. C'est quand des gens pleur viennent vous prendre dans leurs bras pour dire merci pour le combat que vous menez.

Merci de nous représenter. Merci de porter notre parole. Voilà ce qu'on appelle l'osmose.

Et vous savez aussi bien que moi dans cette salle combien de fois ça s'est produit dans les portes à porte et partout ont passé. De ma vie politique, j'en avais vu ça même quand le programme commun était au plus haut de sa faveur dans le peuple. Dans ces conditions, pour nous, il faut se porter sur les fronts de batailles essentielles.

Je sais, c'est le social, on est au courant. Mais rappelons-nous tout le temps que les êtres humains ne sont des êtres sociaux que parce qu'ils sont des êtres culturels. Les êtres humains n'ont de rapport sociaux qu'à l'intérieur de rites, de symboles, de langues, de musique, de poèmes, de tout ça en même temps.

Et que la bataille pour la dignité compte autant camarade que la lecture de la feuille de paye dans la détermination d'une personne à engager la lutte. Par conséquent, par conséquent, vous devez savoir que vous serez sans cesse sollicité et que je vous dis tout net qu'il n'y a pas de différence entre ce qu'on appelle les batailles sociétales, comme disent quelques grands esprits, qu'il s'agisse des libertés individuelles et les batailles sociales. Quand on plaide pour l'égalité du droit à l'amour, en parlant du mariage pour tous, on parle de l'égalité et personne n'est obligé d'épouser quelqu'un du même sexe que soi.

Mais cette liberté existe comme une reconnaissance de la capacité de tout être humain à l'amour et cetera et cetera et que ceci met des milliers de gens en mouvement. Pourquoi je vous dis ça ? parce que j'entends déjà des bonnes âmes dire que bon ça va, on a compris, le racisme c'est pas bien.

Non, le racisme c'est pas que c'est pas bien pour des raisons morales, c'est pas ça le sujet. Le racisme est en soi un front de bataille autonome. Le racisme introduit, cultive l'idée que les êtres humains ne sont pas s égaux en droit parce qu'ils ne sont pas semblables dans leurs besoins, parce qu'ils sont différents essentiellement et radicalement.

La lutte contre le racisme n'est pas un à côté de la lutte que mènent les insoumis. Il est au cœur de la bataille. De même que la lutte contre toutes les discriminations, notamment les discriminations sexistes, notamment les discriminations qui concernent le genre ou celle qui concerne la validité.

Écoutez-moi bien, il y a une bataille à mener autour de nous. Non, ce ne sont pas des luttes qui nous marginalisent et qui nous isolent. Ce sont au contraire des luttes qui nous mettent en contact le plus intime et le plus affectueux avec des millions de personnes qui ont des gosses et qui ont peur pour leur gosse, qui on eu peur que le Front National ne punisse par avoir la majorité.

La lutte contre le racisme est un concentré du programme politique qui doit être le nôtre contre le colonialisme. Mais parce que le racisme dit le contraire de ce que dit l'humanisme. L'humanisme dit "Les êtres humains sont semblables donc ils sont égaux en droit parce qu'ils sont semblables par leurs besoins.

Et nous sommes tous des êtres humains et il y a une communauté humaine. Ce n'est pas un à côté du programme. La raison pour laquelle beaucoup d'entre nous se lèvent chaque matin pour continuer un combat sans même se demander s'ils vont en être récompensés.

Vont à des élections sans même se demander s'ils vont les gagner parce qu'il est juste de le faire. Il est honnête, il est digne, il est important, il est constitutif de soi-même de refuser la maudite peste de l'esprit qui est le racisme qui divise le peuple dans des conditions telles qu'on ne peut plus ensuite le rassembler. Car si vous voyez dans quelqu'un d'autre, non le camarade de combat, non la personne qui partage le travail, non votre semblable, qui a mal au ventre, qui a mal à la tête, qui a besoin d'être soigné, mais quelqu'un de radicalement différent, alors vous ne menez plus la lutte ensemble.

C'est pourquoi le racisme va déferler sur la France. Plus ils ont besoin d'autoritarisme, plus ils ont besoin de racisme parce qu'ils ont besoin par tous les moyens. Ce que les matraques ne règlent pas, il faut que la police des esprits le règle.

C'est pourquoi le racisme va devenir une question encore plus urgente à combattre qu'elle ne l'a jamais été pour nous. Alors mes amis, quand on fait un discours, on se demande non pas ce qu'on va dire mais ce qu'on ne va pas dire parce que je pourrais continuer comme ça sur plein de sujets. L'Europe est dans une phase de déclin du projet démocratique.

Toutes les circonstances doivent être exploitées. Vous savez que nous sommes sur la liste des pays en déficit excessif. Vous allez désobéir monsieur Mélenchon si vos amis sont au gouvernement.

Pas du tout. Nous allons obéir un déficit excessif. Ah nous sommes contre.

Donc il y a deux solutions. La vôtre couper les dépenses, la nôtre augmenter les recettes. Donc pour répondre aux injonctions de la Commission européenne, nous allons augmenter les recettes, c'est-à-dire rétablir l'impôt sur la fortune, c'estàdire rétablir les 1430, c'est-à-dire rétablir la abolir la flat tacque et cetera et cetera.

Et comme l'a dit Lucy Casté, oui, c'est vrai, on a 100 milliards de dépenses prévues, mais ça tombe bien, on a 100 milliards de recettes évidemment aussi de prévu, mais c'est pas les mêmes qui vont payer. Quand on fait un discours et qu'on décide que on va laisser ceci, cela dont on aimerait parler plus longuement, on redoute ensuite de faire un discours trop sinistre. C'est-à-dire, je vous explique, la catastrophe écologique, la catastrophe sociale, la guerre, tout ça.

Bon, j'essaie d'entrecouper tout ça d'un peu d'humour de temps en temps, mais je me rends parfaitement compte et je suis pas venu pour vous sier les jambes, ni aucun d'entre nous. Alors, je vais vous dire, ce système ne peut pas se remettre tout seul sur ses pattes. Les solutions qu'il met en avant pour retrouver sa dynamique, l'économie de guerre, la guerre et cetera et cetera, ne sont pas des solutions durables, en toute hypothèse.

Et il n'est même pas sûr que cette fois-ci l'humanité se laisse entraîner dans ce type d'aventure. Non, ce n'est pas sûr. L'humanité a appris et nos peuples ont appris.

On sait bien que c'est fragile. Par conséquent, le désordre du monde que nous n'avons pas créé, qui est le résultat de leur organisation appelle spontanément les peuples à reconquérir l'essentiel, [raclement de gorge] la mutualisation des dépenses les plus lourdes pour la santé, l'éducation, le transport et cetera et cetera. Spontanément mis au pied du mur de l'essentiel, c'est par l'action unie que va répondre le peuple.

Si bien que quel que soit le biais par lequel on entre dans la question du futur, de toute façon, il s'agit d'inventer autre chose. Vous ne pourrez plus jamais refaire marcher le capitalisme comme vous l'avez vu marcher pendant les 30 dernières années parce que cette faction de fonctionner conduit à ce qui est plus aucune société humaine possible. Il faut donc inventer la nouvelle société dont l'avenir en commun est en quelque sorte le programme de transition. pour passer de l'état actuel de la société telle que nous connaissons à un autre état que je ne peux pas nommer.

Bon, il y a 30 ans, je vous les aurait dit, c'est le socialisme. Mais maintenant, cette notion est devenue bien confuse, même si on en a des idées assez nettes pour quelquesuns d'entre nous, mais ce sera une société du bien commun. C'est une certitude.

Ça nous rapproche plus de l'idéal communiste initial que du social libéralisme. Comment faire ? Je ne sais pas.

C'est vous la jeune génération qui allez devoir par votre implication faire naître ça. Nous tous on va s'occuper de faire dégager les autres. Le mouvement insoumis est un immense mouvement dégagiste.

Nous sommes à la suite de la révolution tunisienne, la suite de la révolution au Soudan, la suite la suite du Bangladesh où ils ont fait partir leur première ministre en avion. la suite de toutes ces révolutions qui ont lieu et nous tâcherons de faire en sorte qu'elle débouche autrement. Autrement dit, la description du désordre du monde n'est pas une incitation à se résigner ou avoir peur.

C'est l'inverse. C'est une incitation et un appel à l'enthousiasme révolutionnaire de la transformation positive de la société. Une occasion se présente de la refaire, de la réorganiser, de la mettre sur cet idéal que nous nous sommes fixés.

Quand nous avons dit qu'il s'agissait de créer l'harmonie où on m'a dit "C'est trop poétique pour être vrai, n'est vrai que ce qui est poétique, mes amis, mettez-le dans votre sac". l'harmonie entre les êtres humains, entre eux et avec leur écosystème. Voici quelle est la formulation la plus précise que je peux donner de l'idéal de société qui est le nôtre, où les êtres humains ne sont pas des prédateurs sans responsabilité devant leur écosystème et où les êtres humains accèdent à la possibilité de définir par eux-mêmes qui ils sont et ce qu'ils veulent être du moment qu'ils respectent les autres.

Mes amis, merci à tout le monde. Rendez-vous pour les prochains rendez-vous avec Lucy Castet et dimanche à notre meeting. Merci.

Allez les élus là, venez avec moi. Attends, attends avant de lancer la musique là. He. [musique] [musique] [musique] [musique] Oh. [musique] [musique] [musique] de la bou debout le monde va changer de vous ne sommes rien soyons c'est la pour nous les demain la terre nationale sera le genre humain ouvrons-nous des demain l'international sera le genre humain. [applaudissements] àion si àion

Le Moment Politique - Conférence de Jean-Luc Mélenchon aux AMFIS 2024 — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote