Bruno Retailleau : « Le en même temps a tout aggravé »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Bruno RetailleauPromesse
« la dette serait remboursée avec la croissance »
- 9:00Bruno RetailleauChiffre
« 62 euros sont dépensés sur des produits importés et vont en réalité engraisser l'emploi à l'étranger »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
si monsieur le président madame la première ministre mesdames messieurs les ministres mes chers collègues madame la première ministre nous avons écouté votre déclaration de politique générale et nous l'avons écouté très attentivement non seulement parce que vous avez su habilement flatter notre patriotisme sénatoriales mais aussi parce que rarement un tel exercice sera aussi bien porté son nom puisque à la crise géopolitique dont vous avez parlé la crise encore sanitaires à la crise sociale et économique s'ajoute désormais en france une crise politique une crise civique est précisément cette crise politique elle est générale avec une france en fois de fracturation et des français envoient de sécession naturellement ce serait profondément injuste de mettre sur le dos des malais macron à la fois cette fracturation est cette sécession ce serait tout aussi injuste de ne pas reconnaître que depuis cinq ans tout s'est aggravé la fracturation et la cessation la fracturation 7 aggravée regardez la carte électorale de la france lors de ce précédent vote vous avez là l'image d'une france en pièces détachées jamais le vote des français n'ont autant dépendu de leurs revenus de leur diplôme de leur âge de leur territoire un instant vous vous aviez parlé de l'assignation des français mais tout se passe comme si les français est assigné dans leurs différences c'est un aveu d'échec et un terrible paradoxe pour celui qui avait théorisé la disparition souvenez-vous des clivages les clivages sont de retour chers collègues ils sont de retour plus radicaux encore dans leurs formes politiques vous avez vu l'assemblée nationale et peut-être plus dangereux lorsqu'il s'échappe aux catégories politiques alors madame la première ministre vous devez et si vous voulez vraiment réparer ces fractures françaises vous devez parler aux français comme un seul peuple plus de français qui ne sont rien plus deux premiers de cordée plus de gaulois réfractaires réparer les fractures françaises d'abord cette fracturation qui s'est aggravée et la sécession aussi qui s'est accéléré elle s'est accélérée à cause de l'an même temps un en même temps qui n'aura rien réglé et qui aura tout abîmé il n'aura rien réglé parce que de zig zag en tête à queue ce président virevoltant d'un revirement à l'autre s'est enfermé dans l'impuissance et jupiter s'est transformé en gulliver pris dans les fils de ses propres contradictions je voudrais vous en donner un ou deux exemples vous avez beaucoup parlé des souverainetés la souveraineté énergétique vous avez fermer fessenheim une centrale nucléaire et va on va ouvrir saint-avold une centrale au charbon bien sûr je vous ai entendu et nous nous opposerons pas à priori contre la nationalisation d'edf mais vous savez que ça n'est qu'un moyen et que ça n'est pas du tout suffisant traiter aussi la question de la tarification de l'énergie de l'électricité au niveau européenne deux grands pays viennent de le faire au mois de mai tout récemment l'espagne et le portugal vous avez parlé la souveraineté alimentaire de l'europe et on vient d'apprendre qu'il ya un accord de libre échange avec la nouvelle zélande qui ne respectent pas en termes de pesticides les normes que nous imposons nous à nos agriculteurs alors ça arrive à coire [Applaudissements] madame la première ministre vous voulez sans avoir pu solliciter la confiance à l'assemblée nationale mais vous les retrouvez vous avez raison la confiance pour les français si vous souhaitez la retrouver renoncer allant même temps fait des choix des choix clairs des choix net une boussole un cap c'est ce que nous vous demandons d'abord et ça tombe bien parce que vous l'avez sous-entendu vous l'avez même un peu souligné l'époque a changé radicalement le président de la république avait parlé d'un tournant avec le retour du tragique yoshi le retour du tragique c'est la guerre en europe mais en économie je cherche votre ministre mais on levait à votre place si j'ose dire cet après midi le retour du tragique en économie c'est quoi c'est le retour de la réalité ce sont des taux qui ne sont plus négatifs ce sont des taux qui sont en train de s'envoler l'inflation aussi qui les suit bien sûr la croissance vous avez dit que la dette serait remboursée avec la croissance non parce que la croissance fléchit parce que la parité entre l'euro et le dollar est en train là aussi de s'effondrer renchérissant l'inflation importée bien évidemment quand il faut abandonner le en même temps c'est à dire renoncer à la politique de l'argent facile qui peut croire qui peut croire ici et ailleurs pour ceux qui nous écoutent que demain dans le monde les nations qui compteront seront celles qui ont dépensé sans compter qui peut croire un seul instant que les nations qui ne tiennent pas leurs comptes tiendront demain le rang sur la scène internationale bien évidemment le quoiqu'il en coupe tu auras et et je le crois terrible pas seulement parce qu'il aura beaucoup coûté en centaines de milliards d'euros à la france des centaines de milliards d'euros qui sont sans lien comme l'a dit la cour des contrats de plusieurs reprises avec la crise eu copie ce qui aura le plus coûter dans le quoi qu'il en coûte à la france c'est un changement culturel c'est cette fausse croyance donner aux français et vous l'avez dit à l'instant vous avez parlé de rapports au travail c'est cette torsion du rapport au travail que le quoi qu'il en coûte à bouleverser faire penser laisser penser aux gens aux français que l'état peut tout ce qu'il peut pour voir à tous et que l'amélioration du sort de chacun dépend in fine et de l'état ce qui est faux plutôt que sa volonté personnelle plutôt que des fruits de son travail c'est ça la grande question madame la première ministre vous n'obtiendrez rien de nous rien si vous n'abandonnez pas ce quoi qu'il en coûte et dès cet été et dès cet été aidé dans quelques semaines sur le pouvoir d'achat nous ne cautionnerons pas de nouvelles des pentes si elles ne sont pas gagé si elles sont ça nous ferons des propositions qui ne sont pas celles ci voyez mon cher collègue voyez je l'ait déjà annoncé mais nous ferons des propositions sur les carburants mais pas de nouvelles dépenses s'il n'y a pas de nouvelles économies pas de nouveaux chèques s'il n'y a pas des mesures d'encouragement par le travail parce que notre marque à nous c'est de penser que le pouvoir d'achat procède d'abord du travail et non pas de chèques des chèques sans provision fait par l'état [Applaudissements] et d'ailleurs comment pensez vous lutter contre l'inflation avec une politique inflationniste avec des dépenses de l'état qui n'ont d'autres objectifs finalement que de subventionner des emplois étrangers sur son taureau une dépense de l'état vous le savez 62 euros sont dépensés sur des produits importés et vont en réalité engraisser l'emploi à l'étranger en dehors de notre pays c'est la raison pour laquelle nous voulons des économies et nous voulons plus de travail renoncer aux quoi qu'il en coûte ces réformes est vraiment et vous avez raison et nous vous suivrons si vous êtes courageuse pas seulement à la tribune mais dans les fêtes sur la réforme des retraites nous vous suivrons bien sûr parce qu'évidemment il faut sauver notre régime pas seulement pour nous mais pour nos enfants pour nos petits enfants pour cette solidarité dont souvent j'entends les uns et les autres rob ashe et le refrain il faut le faire concrètement et puis évidemment les réformes des services publics nous avons trois grands services publics qui sont en déshérence la santé la sécurité la justice vous l'avez dit aussi et puis vous avez l'école ne pensons pas un seul instant mes chers collègues que la dépense publique peut tout d'ailleurs si la dépense publique était la mesure de l'efficacité des services publics la mesure de la qualité des services publics avec 10 points de plus de pipe par rapport aux partenaires européens puisque vous avez parlé de l'europe alors nous serions à l'avant-garde du bonheur universel bien évidemment et le ségur de la chanter le ségur de la santé illustrent ce contresens de façon spectaculaire il suffit pas dépenser des milliards dépensés sans réformer s'est échoué nous vous ferons des propositions sur l'hôpital sur les déserts médicaux nous avons déposé une proposition de loi ne pensez pas un seul instant que de s'en remettre aux élus locaux ce sera suffisant non ça n'est pas possible nous voulons une sécurité sociale qui soit la même sur tous les territoires cette égalité des chances c'est d'abord l'égalité des chances devant aujourd'hui un service public de la santé qui est un service public ap plusieurs vitesses vous le savez le quoi qu'il en coûte mais le en même temps je disais n'aura rien réglé mais il aura aussi beaucoup abîmé il a abîmé les idées parce que désormais tout est interchangeable parce que désormais on peut passer d'une conviction à l'autre il aura abîmer les fidélités à force de débauchage à force de trahison voyez je n'ai pas l'intention et je n'ai pas non plus la prétention de penser un seul instant que je détiens la vérité je crois que cette période et vous avez souligné l'abstention doit nous inciter à la modestie à l'humidité mais j'ai la faiblesse de penser que l'honneur de la politique madame c'est la force des convictions et je pense que al'inverse le déshonneur de la politique c'est quand on renie ses engagements c'est quand on trahit ses convictions eh bien nous ne trahirons pas et nous ne nous retirons pas il ay ay si des collègues s'ils ont des convictions très différentes des miennes mais ils ont des convictions et je les respecte profondément parce qu'ils ont ses convictions là et ce que nous voulons nous dans la méthode de travail que vous appelez nouvelle c'est parler clair et parler clair si vous dire ici solennellement devant quelques témoins ce soir et bien que nous ne sommes pas c'est une confidence macro nist nous ne sommes pas nous ne deviendrons pas nos électeurs ne le sont pas non plus mais nous sommes patriote nous aimons la france et nous voulons la réussite de notre pays ça signifie que notre ligne sera clair et sera exigeante ce sera l'intérêt supérieur du pays et nous pratiquerons une opposition bien sûr mais une opposition d'intérêt général vous l'avez souligné c'est ce que nous avons l'habitude de faire vous avez même dit que nous sommes des précurseurs oui nous sommes des précurseurs nous avons toujours à mende et nous avons toujours proposé est bien souvent les propositions que nous avons faites sont tombés dans un silence dans une indifférence parfois même méprisant je vous avais parlé d'adé conjugale isation je pourrais vous parler aussi de laïcité de tant d'autres choses eh bien ces choses-là oublié ou tomber justement dans ce silence profond de l'indifférence de certaines ou de certains eh bien nous vous les proposons précisément par l'éclair aussi c'est aller à l'essentiel l'essentiel si la france et les français la france qui doit être gouverné les français qui doivent être écoutés une france gouvernée bien sûr que la france elle est administrée elle est sûre administrés jusqu à l'absurde east en simplifier débureaucratiser c'est la clé de tout ça ne vous coûtera rien ce sera des économies et ça sera pour les français une planche d'appel pour relever tous les défis que vous avez souligné xi à cette tribune mais si la france est de moins en moins gouverner c'est tout simplement parce que la politique de communication s'est substituée à la politique tout court même désormais la diplomatie même les ormes est cher christian cambon la diplomatie s'est réduit à n'être qu'une affaire de propagande politique nous voulons une france qui soit gouverné nous voulons des français qu'ils soient réellement écouter écouter les français ça signifie revenir aux sources revenir aux sources ce n'est pas vouloir inventer des machins et des bidules plus ou moins participatif qui bien souvent ne sont des sessions de rattrapage pour des recalés du suffrage universel revenir aux sources c'est revenir à la constitution l'article 3 la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exercé par ses représentants mais aussi par la voie du référendum y a pas besoin justement de conseil national de la refondation la france la france a des institutions pour réformer l un parlement que 12 vous devrez respecter en faisant moins d'ordonnancé et en les gratifiant 80% d'ordonnancé ne sont plus ratifié c'est une entorse constitutionnel bien évidemment mais aussi l un peuple la france un peuple qui veut être écouté que de vous de regret consulté beaucoup plus par la voie de la démocratie directe sur des grands sujets vous avez cité l'immigration et la riche et le champ de l'article 11 nous vous suivrons ce n'est pas normal qu'aujourd'hui les français sur des questions aussi importantes et toujours été laissés à l'écart de ses délibérations madame la ministre pour terminer pour conclure général de gaulle avait l'habitude de dire que la politique c'est une action au service d'un idéal vous nous proposez une majorité de projets ça ne fait pas un idéal je pense que si la confiance est aussi bas aujourd'hui c'est parce que la politique se refuse à viser haut à viser haut toujours plus haut et bien et je m'adresse non plus à la première ministre si vous me le permettez mme elisabeth board j'ai entendu certains qui indiquait que vous aviez un profil trop technocratique passé politique voulez je vous dis ici moi je vous dis solennellement que la politique n'est pas une affaire de profil que la politique c'est une affaire de courage ce qu'on attend de vous ici ce que les français voyez attendent de vous c'est le courage de relever la france c'est un courage qui consiste à dire aux français croyez en vous même croyez en la france et y est la fierté d'être français parce que la france c'est un combat toujours recommencée qu'entre la fatalité madame la première ministre à chaque fois que vous porterez l'intérêt supérieur du pays nous serons là nous serons aux côtés de la république en côte est de la france [Applaudissements] [Musique]
Bruno Retailleau