Médias en ligne : Gaspard G, Jean Massiet, Hugo décrypte
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 20 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quels sont vos modèles économiques ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment gérez-vous la transparence des partenariats publicitaires ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
Les plateformes vous reprochent-elles votre régie publicitaire ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Avez-vous des data scientists pour optimiser votre visibilité ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Les algorithmes dictent-ils votre contenu ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quel est votre regard sur l'influence des plateformes lors des élections ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 16:00Jean MassierFait
« Internet est devenu un haut lieu du forum démocratique. »
- 17:00Jean MassierFait
« L'ARCOM ne doit pas devenir le gendarme d'Internet. »
- 22:00Hugo TraverChiffre
« Nous sommes 42 aujourd'hui au sein de l'équipe à travailler au quotidien sur ces différents formats. Parmi eux, il y a 16 journalistes. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
mission d'information sur les zones grises de l'information en accueillant trois acteurs devenus incontournables de de cet espace de l'information à l'air numérique. Hugo Traver fondateur de la chaîne d'actualité Hugo Descrypt une des personnes qui vous a précédé dans dans cette salle vous a en parlant de de votre travail a parlé de TF1 des jeunes. Alors, je je sais pas sous quelle forme il faut le prendre, mais voilà.
Euh qui qui vous avez, on le sait plusieurs millions d'abonnés sur YouTube et sur Instagram et vous êtes devenu un canal majeur d'accès à l'information pour les jeunes générations. Gaspar Guemonpré également fondateur d'une chaîne de décryptage de l'information présente sur les les mêmes plateformes et vous contribuez également à renouveler les formats de traitement de de l'actualité. Et enfin Jean Macier, créateur d'une chaîne d'analyse de l'actualité politique qui a la particularité de proposer quotidiennement des émissions interactive en direct sur la plateforme Twitch.
Euh votre présence conjointe tous les trois illustre la transformation du paysage de l'information qui s'est profondément diversifié depuis une dizaine d'années. Au siècle dernier, les vecteurs d'information ont évolué de la presse quotidienne aux chaînes d'actualité en passant par des rendez-vous collectifs tels que le journal de de 20h. Ce paysage relativement hiérarchisé distingué clairement producteur et consommateur d'information.
À contrario, aujourd'hui, l'écosystème de l'information paraît beaucoup plus fragmenté, marqué par la multiplication des des acteurs, des auteurs de contenu, pardon, mais aussi des des canaux de diffusion. Chacun peut maintenant produire ses propres contenus d'information et les diffuser sur les plateformes de vidéos et les réseaux sociaux. Cela suppose néanmoins d'accepter de dépendre d'algorithme dont les paramètres sont opaques mais déterminants évidemment pour assurer une visibilité à à vos travaux.
Ces mêmes algorithmes tendent à enfermer leurs utilisateurs dans des bulles informationnelles où le débat contradictoire de devint bien souvent un vœu pieu. La multiplication des sources ne garantit ainsi pas un pluralisme accru. Votre expérience est est particulièrement précieuse pour pour nous aider à comprend à appréhender ces transformations.
Il s'agit de comprendre à la fois comment vous fonctionnez et quelle est votre analyse des mutations du paysage informationnel. Nous vous avons transmis un questionnaire qui s'articule autour de de trois trois grandes orientations. En premier lieu, comment assurez-vous votre indépendance économique et éditoriale ?
Les deux étant parfois liés. Notre interrogation porte plus largement sur la la qualification même de votre activité. Êtes-vous journaliste, créateur de contenu ou encore influenceur ?
La frontière entre l'information, l'opinion et le diversement paraît de plus en plus ténu. C'est ce que nous avons voulu exprimer à travers la notion de zone grise de l'information qui elle-même, je je nous le reconnaissions, la notion est elle-même un peu grise. L'idée est justement de d'arriver à distinguer ce qui relève de du travail, de l'information, de du de ce qui est du du commentaire ou ou de l'opinion.
Euh votre point de vue est d'autant plus important que vous vous adressez à des publics jeunes auprès desquels vous exercez de façon assumée une fonction pédagogique. En deuxième lieu, quelle est votre vision de l'écosystème numérique ? Nous sommes inquiet des possibles manœuvres de déstabilisation, de manipulation ou d'amplification d'origine étrangère mais aussi domestique dans une période électorale qui s'annonce.
Ces phénomènes peuvent être aggravés par les logiques propres aux plateformes, notamment en période électorale comme je disais, alors même que les médias audiovisuels traditionnel sont soumis à des règles strictes en matière de de pluralisme et et de temps de parole. Enfin 3è lieu, notre questionnement porte sur les mécanismes de régulation établis en fonction des catégories ancienne probablement dépassé notamment la distinction entre le régime de la presse et celui des médias audiovisuels. Cela pose la question d'éventuelle asymétrie de de traitement.
Faut-il adapter cette régulation au nouveau paysage de l'information ? C'est un peu pour répondre à toutes ces questions que nous avons au niveau de la commission lancé une mission d'information avec les statuts des commissions d'enquête et nous sommes trois corpporteur Sylvie Robert Agned et moi-même et puis bien sûr les sénateurs et sénatrices qui sont là pourront également intervenir. Ce que je vous propose c'est que de vous laisser la parole pour un proposinaire et puis après on échange très librement.
Non, non sans avoir euh Oui. Non sans avoir rappelé que nous nous sommes en euh doté des pouvoirs de commission d'enquête et et donc je vais vous inviter à à prêter serment. Mais avant cela, je dois vous dire que tout mensonge ou faux témoignage, enfin tout faux moignage est passible des peines prévues aux articles 434- 13 14 et 15 du code pénal.
Je vais donc vous inviter à à prêter serment en disant toute la vérité. Rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure Gaspar Gamantpré je jure. Jean-Massier je le jure et Hugo Traver Merci et je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de notre mission d'information.
Bien sûr s'il y en a. Est-ce qu'il a des liens d'intérêt de Oui monsieur Bassier ? Merci monsieur le président.
Je dois être un des seuls créateurs de contenu qui a un lien d'intérêt avec le Sénat puisque j'ai été créateur de créateur et producteur d'une émission de public Sénat pendant 4 ans pendant laquelle j'intervie chaque semaine un sénateur ou une sénatrice. C'était l'époque où il y avait plus de sénateurs que de députés sur Twitch. [grognement][rires] Euh voilà.
Et je vous rappelle également que euh nous sommes enregistrés sur public Sénat euh que les l'audition est enregistré sur public Sénat. Et donc je vous propose un propos préliminaire et puis après on échangera très librement. Je ne sais pas qui commence.
Mon prix. Monsieur le président, mesdames les rapporteurs, mesdames et messieurs les sénateurs, chers Hugo, chers Jean. Je m'appelle Gasparget, donc j'ai 28 ans.
Je suis créateur de contenu, réalisateur et producteur. Ma chaîne YouTube rassemble 1500000 abonnés issus de toute la francophonie, de tous les milieux, de toutes les obédiences politiques, majoritairement âgé de 18 à 40 ans. J'ai produit des grands formats vidéos sur l'actualité, sur la société, sur la politique, des documentaires, des portraits, des reportages, des enquêtes et des interviews.
Je suis également président exécutif et actionnaire majoritaire de l'agence Intello qui représente 25 créateurs autour du savoir et de l'information au sens large et qui produit des contenus pour des annonceurs et des diffuseurs. Je suis enfin vice-président de LUMIC, le syndicat professionnel qui représente les 300000 créateurs de contenu en France car oui, la créateur économique crée de l'emploi dans notre pays. Fin 2024, j'étais aussi matinalier sur France Interre et je travaille actuellement avec TF1 sur une série d'entretiens politiques dans le cadre de la présidentielle 202.
Je suis un gamin d'internet. J'ai grandi dans le nord de la France. J'ai toujours voulu travailler dans les médias mais on m'a toujours dit on connaît personne.
Alors à 10 ans, j'ai créé ma chaîne YouTube comme beaucoup d'autres enfants à l'époque participant sans le savoir à l'émergence d'une contreculture médiatique. À 16 ans, 100000 personnes suivaient mes petites vidéos. Après mes études à l'étranger, je rentre en France en 2020 et je constate un angle mort.
Les agences d'influenceurs couvrent massivement les créateurs de contenu de divertissement et de lifestyle, mais dès les vulgarisateurs et les passeurs d'information. trop souvent précaire. C'est pour ça qu'en 2021, je crée cette agence Intello.
En effet, si les plateformes permettent le placement de publicité automatique avant les vidéos, ces revenus sont souvent insuffisants pour pleinement financer notre contenu. Les créateurs, pour beaucoup ont ainsi recours à des segments de pub dédiés qu'ils incarnent au sein de leurs vidéos. 5 ans plus tard, Intello est la première agence française sur ce segment.
Une régie publicitaire donc pour 25 créateurs de contenu autour du savoir dont les jeunes youtubeurs Claire Chazel et Stéphane Berne. Un to permet ainsi de financer des milliers de contenus grâce à une centaine d'annonceurs par an et 12 salariés. Ma chaîne quant à elle est portée par une structure juridique distincte et c'est très important la société de production Gaspargé dont je suis l'unique actionnaire.
Cette séparation est fondamentale car elle garantit mon indépendance éditoriale avec une coupure nette entre l'activité publicitaire et l'activité éditoriale sans aucune ambiguïé jamais ni pour notre audience ni pour nos journalistes. La boîte de prod Gasparg emploie neuf salariés. Notre ambition est simple donner des grandes clés de lecture à nos abonnés pour mieux comprendre notre monde et notre époque.
Nous exerçons un journalisme lent, pédagogique, exigeant et accessible. Dernier sur l'info comme je dis souvent mais premier sur les faits. Nos formats durent entre 25 et 50 minutes.
Nous revendiquons une objectivité de méthode. Toutes nos sources sont toujours disponibles en description. Croisant presse de gauche, de droite, du centre, public, privé, française, internationale.
Pour l'écrasante majorité de nos vidéos, nous faisons aussi appel à des experts rémunérés, des chercheurs et des universitaires qui viennent garantir la précision des faits. Les segments de pub que j'incarne, essentiel à notre financement sont clairement identifiés. Une minute en début de vidéo tourner dans un décor distinct avec la mention publicité placardée à l'écran.
Cette rigueur fonde notre contrat de confiance avec notre audience. J'ai ainsi pu mener des enquêtes sur le scandale d'état de la clore d'écon aux Antilles, les dérives des deep fake ou le business d'Olyfan, couvrir j'ai pu couvrir des zones de guerre en Ukraine ou en Palestine, intervuver les présidents Macron et Hollande ainsi que six des sep têtes des sept principales têtes de liste aux européennes en 2024, sauf Jordan Bardella qui n'a pas répondu présent. mais qui a quand même reçu une invitation.
J'ai toujours fait le choix d'inviter l'ensemble des candidats euh l'ensemble des candidats en période électorale parce que c'est l'idée que je me fais de la démocratie. Nos abonnés votent autant à droite qu'à gauche, je crois. Euh dans mes vidéos, je parle autant des dérives autoritaires de Jean-Luc Mélenchon, de la proximité d'Emmanuel Macron avec certains milliardaires que des détournements de fonds européens du parti de Marine Le Pen.
La seule chose qui m'importe, c'est d'être le passeur d'une information la plus juste possible. le reste. En tant que vice-président de l'UMIC, j'ai aussi ré à la revalorisation du fond CNC talent passé de 1,8 à 3 millions d'euros cette année.
C'est encore très insuffisant pour infos sur les 43 millions d'euros de taxes versées par Google et Meta. Seulement 3 millions d'euros sont refléchés vers les créateurs de contenu par le CNC. Le reste va au cinéma.
Mais réjouissons-nous car pour la plupart nos néomédias ont des modèles sains, indépendants de subvention, ne sont pas la propriété de milliardaires et intéressent les moins de 35 ans à l'actualité dans un moment de forte concentration des médias, de désintérêt des jeunes pour la télévision et la presse traditionnelle. C'est plutôt une bonne nouvelle, je crois. Alors, j'espère sincèrement que nous aborderons notre cas dans cette commission.
Nous les jeunes poussent de ce paysage informationnel sous l'angle de l'accompagnement plutôt que de la contrainte pour que cette révolution médiatique qui se fait sous nos yeux se fasse dans l'intérêt des Français de moins de 35 ans qui nous plébiscitent de plus en plus au détriment des médias traditionnels. Merci pour votre attention. Jean Mercier.
Merci monsieur le président. Vous m'entendez bien ? Mesdames les rapporteurs, mesdames et messieurs les sénateurs et sénatrices, chers confrères, pour ma part, je suis streamer politique depuis 11 ans.
Ça veut dire que je diffuse des émissions en direct sur la plateforme Twitch où je fais de la pédagogie et de la vulgarisation d'analyse d'actualité politique et parlementaire. J'essaie de faire un travail d'éducation populaire, utile au débats public et démocratique, à destination d'un public jeune et surtout d'un public éloigné du jargon politique. Mon but, c'est de permettre au plus grand nombre de s'y retrouver dans une actualité politique souvent inaccessible.
Je ne me considère pas comme un journaliste parce que je n'en ai pas besoin. On ne m'a jamais demandé si j'étais journaliste, à part des journalistes curieux. Personne ne m'a vraiment posé la question, ni mon public, ni les personnes politiques que j'ai interviewé.
Euh, ceci étant, journaliste n'est pas une insulte et si on m'appelle journaliste, ça me va. Voilà, je suis pas contre l'étiquette euh mais à titre personnel, je ne je ne m'en revendique pas. Je présuppose que votre commission anticipe l'arrivée du sujet numérique euh euh dans un univers qui évolue extrêmement rapidement.
Je pense effectivement qu'il faut prendre les devants et s'interroger dès aujourd'hui sur l'évolution de l'environnement normatif. Les sujets que vous avez balayés, monsieur le président, sont effectivement nombreux et complexes et il est jamais trop tôt pour s'en saisir. La régulation d'Internet, c'est un sujet aussi vieux qu'Internet et c'est un débat légitime.
Internet, c'est un foisonnement. On y trouve le meilleur comme le pire. Qu'on le veuille ou non, Internet est devenu un haut lieu du forum démocratique.
Les citoyens s'y informment, les citoyens y débattent et les citoyens s'y forgent des opinions. De grands mouvements sont nés sur internet. Je pense au gilet jaune, au printemps arabe ou encore à à Mitou.
Balzac disait que le bistro était le parlement du peuple. Aujourd'hui, c'est sûr, Internet est un bistro pour le peuple. Mais l'expérience montre que légiférer sur le numérique, c'est toujours un peu délicat.
D'adopi à la loi Avia, on a vu de fausses bonnes idées qui pouvaient mener à des impasses. Une fausse bonne idée consiste par exemple à copier-coller des règles d'un secteur à un autre. Par exemple, l'audiovisuel et son gendarme.
L'ARCOM qui répondent à des règles qui leur sont propres. Je pense que l'ARCOM ne doit pas devenir le gendarme d'Internet. Le régulateur des contenus euh d'Internet existe, c'est le juge judiciaire.
Euh il faut garder un système ouvert pour que chaque citoyen puisse s'exprimer lubrement. Pas de statut, pas de label, pas de privilège. Il faut des garanties et des protections pour tous.
Il y a sans doute un travail à mener sur la transparence des algorithmes. Même si Twitch est une plateforme un peu particulière qui est très très peu algorithmée, le DSA européen se met en place. C'est encore lent, c'est encore partiel.
Évidemment, les gars femmes ne jouent pas le jeu. Il et elles ne veulent pas ouvrir le capot. Il faut peut-être les y contraindre.
Sur les inérences étrangères, il y a sans doute un travail à mener sur la fragilité des modèles économiques des créateurs de contenu. Cette fragilité peut les rendre perméable à des pressions extérieures. La seule aide à laquelle nous pouvons prétendre, c'est celle du CNC dont a parlé Gaspar. une aide très faible au regard des montants que touche le CNC de la part des plateformes numériques.
Et pourtant, nous créateurs de contenu d'information sommes exclus de cette aide depuis cette année. Je ne pense pas que ça fait partie de la volonté du législateur d'exclure les créateurs de contenu d'information de l'aide d'une du CNC. En conclusion, le débat public se déroule sur internet dont acte, il faut s'en réjouir.
J'attends du législateur qu'il protège les libertés et qu'il garantisse les droits. Il s'agit de créer des conditions d'une démocratie vivante à 1 an d'une élection aussi capitale que la prochaine présidentielle. Je pense que c'est une responsabilité importante.
Hugo Traver, vous m'entendez ? C'est bon. Très bien.
Euh, monsieur le président, mesdames les rapporteurs, mesdames et messieurs les sénateurs, je vous remercie d'abord pour pour l'invitation pour aborder ce sujet qui est qui est important. Pour me présenter rapidement, j'ai lancé en 2015 à l'âge de 18 ans en parallèle à mes études que je débutais après le bac, une chaîne YouTube du nom de Hugo Descrypt avec un objectif très clair dès le début, dès le premier jour, informer le plus grand nombre, notamment les jeunes, sur des sujets qui me semblent essentiels à saisir en tant que citoyen. Je ressentais déjà à l'époque un décalage immense entre l'approche de certains médias et la plus jeune génération. un décalage qui prenait plusieurs formes mais d'un décalage déjà justement sur la forme avec une absence de leur part sur des réseaux sociaux où on passait déjà énormément de temps.
À l'époque, je passais beaucoup de temps sur YouTube. Les médias avaient plutôt l'habitude d'aller sur Facebook s'ils étaient même sur tes sur des réseaux sociaux. Mais surtout au-delà de cette question de format, un décalage sur le fond avec souvent souvent pardon un manque de mise en contexte, un manque d'explication ou de réponse tout simplement aux questions que des jeunes ou des moins jeunes d'ailleurs pouvaient se poser. [grognement] Et j'ai essayé du coup à ma toute petite échelle d'essayer d'y répondre et de faire des vidéos pour essayer d'informer d'abord peut-être ma petite sœur qui avait 15 ans à l'époque et qui voulait aussi comprendre ce qui se passait dans le monde et puis au fur et à mesure davantage davantage de monde.
Ce décalage, c'était une réalité déjà il y a 10 ans pour ce qui est des jeunes, mais je pense au passage que c'est une réalité pour toutes les générations et en tout cas de plus en plus au fil des années. Et le fait de voir de notre côté qu'on est de plus en plus suivi pas seulement par des jeunes, c'est aujourd'hui des personnes en famille, des personnes plus âgées qui passent du temps elles aussi sur les réseaux sociaux notamment sur YouTube et qui viennent s'informer. On voit donc que c'est un sujet qui est beaucoup plus large.
C'est un travail qui a été réalisé dès le premier jour sans lever de fond, sans avoir été racheté non plus. Euh Gaspar aussi en parlait tout à l'heure sans avoir été racheté non plus par un grand groupe ou autre qui serait capable potentiellement euh d'injecter beaucoup d'argent. Aujourd'hui, je détiens l'intégralité de la chaîne et au passage, on n' pas non plus on ne reçoit pas non plus euh de subvention publique.
Euh alors le nom de la chaîne Hugo Descrypt peut laisser penser à quelque chose de très personnel dans l'approche. En réalité c'est tout autre. D'abord parce que j'ai beau incarner encore un certain nombre de contenus sur la chaîne, d'abord personne ne s'informe via nos différents réseaux pour avoir mon opinion personnelle sur tel ou tel sujet.
Les gens qui suivent nos réseaux a priori s'informent, on le voit dans les retours pour avoir une information qui se veut rigoureuse, qui se veut fiable, qui se veut factuelle, quels que soient les différents formats que l'on peut proposer. Par ailleurs, je suis pas tout seul à travailler sur la chaîne, c'est plus un projet personnel. Euh nous sommes 42 aujourd'hui au sein de l'équipe à travailler au quotidien sur ces différents formats.
Parmi eux, il y a 16 journalistes. 16 journalistes à temps plein qui disposent de la carte de presse. On pourra peut-être en parler après, ça a pas été évident au départ, mais qui dispose aujourd'hui de la carte de presse euh dont certains aujourd'hui d'ailleurs qui incarnent les différents contenus qu'on peut proposer sur les réseaux sociaux.
Euh l'approche et la rigueur comme ça qu'on s'impose depuis euh le début euh elle est là depuis le début mais la reconnaissance euh par cet écosystème-là des médias, des journalistes, elle s'est faite de façon beaucoup plus progressive. Je me souviens encore de l'invitation soit dans certains médias, soit dans certaines écoles de journalisme, gens je pense on va je peux en témoigner aussi où notre travail était parfois jugé, critiqué et honnêtement souvent par principe. C'est-à-dire que le simple fait d'essayer d'informer sur les réseaux sociaux, de faire ce travail de pédagogie sur les réseaux sociaux était vu comme et bien quelque chose d'impossible, quelque chose comme trop superficiel, pas à la hauteur, on va dire, des sujets qui pouvaient être traités.
Euh aujourd'hui, ce qui est intéressant à observer, c'est que nos formats les plus courts euh ils se font notamment sur TikTok ou sur d'autres réseaux sociaux comme Instagram. C'est des sujets qui font en moyenne 2 minutes. 2 minutes, c'est déjà une longueur très comparable, voire supérieure à certains sujets que l'on peut retrouver euh sur des journaux télévisés ou sur des chaînes d'information.
Et ça, c'est nos formats les plus courts. Maintenant, ça c'est une minorité de nos contenus. La plupart de nos contenus, ce sont des contenus qui sont plus longs.
C'est des entretiens par exemple avec des responsables politiques. Ça peut être lors d'élection, ça peut être Emmanuel Macron, le président de la République lors de sujets d'actualité qui sont forts, ça peut être des chefs d'état étrangers, notamment Volodimir Zelenski en Ukraine avec une interview de près d'une heure qu'on a pu proposer sur YouTube. C'est des reportages, c'est des enquêtes, c'est tout un tas de grands formats que l'on propose désormais sur les réseaux sociaux pour informer au mieux.
Par ailleurs, ça a été aussi plus récemment des déclinaisons locales de notre travail pour essayer d'informer aussi à l'échelle locale parce qu'on considère que c'est important. On a un prisme sur notre média qui est très porté sur l'actualité internationale et on estime que c'est extrêmement important de le faire aujourd'hui. Mais il y a aussi un prisme local.
On a ouvert des bureaux à Marseille, à Lyon et au Québec aussi. Donc il y a un enjeu de francophonie de notre côté pour essayer d'informer [grognement] aussi à l'échelle locale avec des journalistes sur place qui font ce travail au quotidien notamment sur les sujets politiques avec les municipales notamment récemment. Et enfin, on a aussi lancé un nouveau média récemment, il y a près 2 ans maintenant qui s'appelle Elan.
Un média qui vise à aider les jeunes à entrer dans ce qu'on appelle avec des traits avec des guillemets mais la vie d'adultes. Donc c'est tout un tas de sujets qui nous paraissent essentiels là aussi à vulgariser et à rendre accessible. Ça peut être la découverte de filière, la découverte de certains métiers qui sont parfois méconnus.
Ça peut être aussi des questions très pratiques. On apprend pas à l'école à trouver facilement un logement ou à ou à je ne sais pas préparer un CV ou bref faire sa première déclaration de revenu peut-être plus tard. C'est des choses aussi on essaie d'accompagner et d'aider les jeunes mais aussi d'ailleurs au-delà de la dimension pratique de sensibiliser un certain nombre de sujets et de porter un certain nombre de sujets notamment en matière de santé mentale parmi parmi d'autres.
Aujourd'hui, on compte plus de 20 millions d'abonnés cumulés sur les différents réseaux sociaux. Il y a un sondage récent réalisé par Odoxa pour Influx qui a indiqué que près de la moitié des 18 24 ans s'informe une à plusieurs fois par semaine via notre chaîne YouTube. C'est un/ers aussi des 25 34 ans qui s'informe au moins une fois par semaine sur notre chaîne YouTube.
Et autre chiffre intéressant qui était ressorti de l'étude qu'on a pas commandé mais il s'avère que j'ai pu voir les résultats. La durée moyenne de de d'écoute ou de visionnage est de 15 minutes sur une session. Donc encore une fois, c'est pas des sessions qui sont courtes, c'est plus d'une fois par semaine et c'est euh souvent 15 minutes en moyenne par session et surtout on voit une évolution au fil des années.
Pour autant, et je terminerai là-dessus, euh le succès de notre chaîne et son de notre chaîne pardon et de son développement, il doit pas omîettre selon moi euh une réalité. Nous, on a réussi à se construire, à se développer après plus de 10 ans, mais la réalité c'est que il y a en ligne sur les réseaux sociaux énormément de créateurs de contenu d'information, énormément de journalistes, énormément de médias aussi qui se qui se qui se créent en collectif et qui ont du mal à trouver un modèle économique qui est viable et qui est stable et qui est serein et ce alors que ils font un travail absolument crucial et vitable vital pardon d'information sur les sur les réseaux sociaux. Donc je pense qu'on aura l'occasion d' d'en parler.
Euh en tout cas, je suis ravi de pouvoir échanger avec vous sur ce sujet-là euh et d'essayer de répondre à vos à vos questions. On va peut-être avoir plusieurs questions un peu courtes. Je vais commencer par vous demander en fait votre modèle économique à tous les trois.
Est-ce que c'est seulement de la pub ? Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Voilà, question courte.
Euh bah question courte, réponse courte. Oui, moi c'est la publicité uniquement. Euh j'ai géré 80 % mon modèle de revenu qui dépend de ces partenariats, ces segments de publicité incarné par mois directement.
Et le autre 20 %, ça va être de la redistribution de richesse perçue par les plateformes YouTube, Spotify, Facebook et cetera qui nous lègue une partie, un pourcentage des publicités automatiques mais qui sont cette fois-ci placées automatiquement sur nos vidéos. Je sais pas si on fait bien pardon, excuse-moi. Vous le souhaitiez ou vous avez quand même eu cette maîtrise là ?
Pardon ? Oui. Oui.
On a on a accès au fait qu'on puisse diffuser ou non de la publicité automatique sur nos vidéos, quelle que soit la plateforme en général. Simplement, on ne choisit pas les annonceurs qui sont diffusés. C'est c'està-dire vos revenus, c'està-dire la part la part de tout ce qui vous rapporte en terme de publicité. sur le chiffre d'affair de la régie.
Voilà, c'est ça. Ah, le chiffre d'affaires de la régie. Je pourrais vous le communiquer dans un temps de si vous voulez.
J'ai pas exactement tous les du tout. Une même approximativement. Bah, je peux vous dire que l'agence Saintellos fait 2500000 € de sud d'affaires et moi ça doit être un peu moins d'un million.
D'accord. Ah ouis, c'est intéressant. Merci.
Alors, sur Twitch, le modèle économique de base, c'est le financement participatif. sur Twitch, il est possible de donner de l'argent à son créateur préféré ou à ses créateurs préférés. C'est un peu le modèle économique du chapeau si vous voulez.
Chacun met une pièce, ceux qui veulent mettre une pièce et à la fin, ça permet à l'artiste de vivre. Bah, c'est comme ça que ça fonctionne. Ça, c'est pour l'essentiel des émissions que je fais.
J'ai aussi quelques revenus publicitaires. Twitch partage avec moi un un petit bout des publicités que j'affiche ou que je que j'accepte d'afficher sur mes émissions. En ce qui me concerne, je n'en affiche aucune parce que j'en ai pas envie.
Euh donc je me je m'assois sur un revenu. Euh et puis par ailleurs, j'ai aussi des partenaires avec lesquels pour le coup je fais de la publicité, de la de l'annonce de partenariat. Je fais des émissions sponsorisé.
J'ai travaillé par le passé avec le le Conseil d'État par exemple qui a été un client. J'ai travaillé avec en ce moment un service de livraison de nourriture à domicile pour qui je fais de la communication. Et ensuite j'ai une émission, une de mes émissions, je fais une émission par jour, une de mes émissions qui s'appelle Backse qui a lieu le jeudi.
Elle elle a son modèle économique séparé. J'en suis coproducteur et cette émission fait à peu près 500000 € de chiffre d'affaires par an. C'est son c'est son financement, elle fait pas de bénéfice, quasiment pas.
Et là, on a à peu près 40 % qui est du financement participatif, on a 30 % qui sont des partenariats là aussi de la publicité et le reste c'est soit des ventes de place pour le public, soit une toute petite tête du CNC. Euh de mon côté, bon c'est assez similaire sur la sur la forme et pour rappeler au passage le contexte qu'on a pas de de subvention publique, on n pas non plus de de grands groupes capables d'injecter de l'argent. Je pense que de mon côté et c'est sûrement le la même chose pour pour Gaspar et Gent, il y a une volonté encore une fois de faire en sorte que le contenu soit accessible au plus grand nombre. et pour qu'il soit accessible au plus grand nombre dans notre cas, ce serait compliqué de le mettre derrière un système par abonnement et un et un paywall comme on l'appelle euh parce que forcément le contenu serait beaucoup moins accessible et quand on veut informer des jeunes, c'est pas forcément idéal.
Euh donc c'est la monétisation effectivement via la publicité. Euh même chose, bah je très rapidement, mais c'est les publicités qui vont s'afficher avant les vidéos ou avant les podcasts par exemple dans le cas dans le cas des podcasts, c'est euh des partenariats qui vont être faits. Donc, on l'a dit, on a une quarantaine de personnes dans l'équipe, on a des journalistes qui ont la carte de presse qui font leur travail.
On a aussi une équipe commerciale chargée de ces sujets et qui justement gère cette dimension là et ensuite la diffusion sur les sur nos différents réseaux évidemment. [grognement] Bon déjà c'est c'est la loi mais même avant tout ça, on était très clair et transparent dessus. Dès qu'un contenu est réalisé avec une marque, c'est indiqué noir sur blanc.
Et ça, évidemment, c'est c'est quelque chose qui est fait. Je pense que c'est évident pour tout le monde, mais c'est toujours bien de le de le de le rappeler. C'est obligatoire de toute façon depuis depuis quelques années.
Et ensuite, on a d'autres sources de financement. On n pas de financement participatif comme on peut avoir sur Twitch parce qu'on n'est pas sur Twitch notamment. Donc c'est une des raisons qui est assez assez simple.
On a aussi tout un travail qui peut se développer de production de de vidéos et de production de formats notamment avec des groupes audiovisuels. On a travaillé notamment dans le passé avec France Télévision et donc et donc voilà comment ça fonctionne aujourd'hui. L'essentiel des revenus sont liés à la monétisation et encore plus au partenariat davantage que la monétisation.
C'est l'élément qui Exactement parce qu'en fait la faut faut se rendre compte que la monétisation des vidéos c'est quelque chose qui est important. C'est-à-dire que de se dire pour 1000 vues, on va faire x € sur YouTube, c'est quelque chose qui est important. Ça a l'avantage d'être quelque chose de stable quand on a un rythme de diffusion qui est stable.
Mais en terme de proportion, nous on serait incapable de payer 42 personnes avec la monétisation des vidéos ou des podcasts ou je ne sais quoi. Donc c'est vraiment la dimension de partenariat qui est qui est indispensable et qui est qui est importante dessus. Par rapport au aux plateformes, vos liens avec la plateformes, plusieurs questions mais notamment une qui découle de cette question du financement.
Vous vous nous avez dit euh à Sparg que vous aviez une régie publicitaire. Si je comprends bien, c'est pareil pour vous également. Euh euh c'est une partie de la ressitaire qu'aurait pu percevoir la plateforme qu'elle ne perçoit plus du coup directement.
Comment ont-elles réagi sur le fait que vous ayez une vos propres régies publicitaires ? En fait, j'aimerais préciser que pour la plupart d'entre nous, on est arrivé à un moment donné où YouTube, internet, les réseaux sociaux étaient déjà structurés comme ça. C'est-à-dire que euh au fond, les Squeezie, Cyprien euh et cetera se finançaiit déjà euh à travers des opérations spéciales avec des annonceurs et cetera.
Donc en fait nous on est arrivé enfin c'est en tout cas je vais parler pour mon cas, je suis arrivé dans un moment où je me sentais plus proche d'un créateur de contenu que du Figaro ou de l'IB et que il fallait donc me financer de la même manière que mes confrères enfin que mes pères. Euh et donc en fait voilà, on s'est financé pareil pour en fait c'est pas de l'argent euh que euh qu'on prend aux plateformes numériques, c'est de l'argent en plus qu'on va chercher aux annonceurs pour un pour ces segments de publicité dédiés. incarné à l'écran.
Mais mais sur les ressources publicitaires que vous percevez directement à travers votre régie, est-ce que les plateformes en ont une partie ? Est-ce qu'il y a un pourcentage qui revient aux plateformes ? En fait, je pense qu'il y a pardon, il y a deux choses à distinguer.
Il y a euh les partenariats qui peuvent être faits et qui sont gérés directement. Et quand je dis gérer, c'est même produit directement par le média ou le créateur de contenu ou voilà. Et donc dans ce cas la typement YouTube prend 0 %.
Ils ont d'ailleurs, ils sont même pas dans la boucle de quoi que ce soit. Euh une une distinction potentielle que vous avez peut-être vu notamment avec certains médias en ligne notamment avec qui vous avez pu parler, les médias en ligne nés sur les réseaux sociaux, c'est le fait d'avoir une régie publicitaire pour être capable de vendre une partie de l'inventaire publicitaire de YouTube en plus de ce que YouTube gère directement. Je sais pas si je suis très clair, mais pour résumer Google et YouTube placent automatiquement des publicités avant les vidéos sur YouTube.
Il y a un partage de revenus plus ou moins de 5050 si je dis pas de bêtises entre le créateur de contenu ou le média et euh et et Google. Mais pour ce qui est mais mais les médias ont aussi la possibilité de vendre eux-mêmes s'ils ont un annonceur, une marque de luxe qui dit "Moi, je veux être sur votre chaîn précisément." À ce moment-là, il y a un partage de revenu aussi que je maîtrise pas entièrement mais qui est il me semble qui est différent.
Voilà. dans les grandes liges sur la question du lien avec les plateformes. Alors cette fois-ci sous un autre aspect euh évidemment vos votre audience dépend de la visibilité que vous avez sur chacune des plateformes où vous êtes présent en tout cas et la visibilité dépend aussi de l'algorithme de des plateformes.
Comment vous est-ce que vous avez des datas scientistes ? ça je pour analyser les plateformes et essayer de d'être le plus visible possible en décryptant je je vais reprendre votre terme en décryptant les les algorithmes. Est-ce que vous vous produisez des des reportages ou des informations en fonction aussi de ce qui permet d'avoir une certaine visibilité sur les plateformes ?
Comment ça se passe ce lien ? Alors pour le je je je réponds au premier parce que je suis assez peu concerné. Comme je vous le disais dans mon propos introductif, Twitch a très très peu d'algorithmes.
Twitch a c'est c'est c'est très brutal. Twitch en réalité, vous avez les plus gros contenus, en tout cas en nombre de en nombre de spectateurs qui sont mis en avant euh par ordre des croissants. C'est aussi simple que ça.
Il y a un petit algorithme de recommandation qui existe euh pour des chaînes recommandées mais qui se basent sur la langue que vous parlez et sur les contenus que vous avez consultés précédemment. Mais c'est c'est pas vraiment un algorithme, c'est une base arithmétique assez euh assez simple. Euh quelle était votre deuxième question, excusez-moi, sur la la la la la visibilité, est-ce que vous avez des data scientistes qui essayent de de vous accroître la visibilité ou ou d'essayer d'analyser quels sont les les les contenus que vous produisez qui ont le plus de visibilité et et du coup, est-ce que ça a un impact aussi sur votre production de contenu ?
Alors, pour le coup, ça va pas être mon cas puisque je traite de l'actualité politique. C'est j'ai coutume de dire que c'est l'actualité qui m'impose les sujets dont je parle. C'est pas moi qui l'ai choisi.
Donc je parle du sujet du moment et j'espère que les gens me suivront. Mais je je peux pas faire grand chose d'autre. Non mais pour préciser, non pareil, on a beau avoir du monde dans l'équipe aujourd'hui, il y a aucun data scientist.
Euh on a juste on passe du temps nous-même sur les réseaux sociaux à essayer de comprendre comment ça comment ça fonctionne et faire des contenus qu'on juge pertinents pour informer du monde sur les sur les réseaux sociaux. ça va pas beaucoup plus loin que que ça. Donc concrètement, ça veut dire tester des choses, voir en fait comment est-ce qu'on peut informer sur ces différentes plateformes.
Quand on arrive sur TikTok en 2020, il y a aucun média ou quasiment aucun média d'information qui est présent dessus. simplement on se dit bah il y a des millions de jeunes qui sont présents sur ce réseau. Euh oui, c'est des formats courts mais peut-être qu'on peut essayer encore une fois de faire des formats au moins de 2 3 minutes pour sensibiliser à certains sujets, pour vérifier certaines fausses informations et et et faire ce travail de pédagogie, enfin voilà, pour informer sur ce réseau et donc on crée des choses et on essaie de voir jamais ça permet d'informer.
Un un enjeu, une question ensuite qui vient, c'est est-ce que les algorithmes viennent dicter notre contenu ? J'anticipe un peu une question qui revient à juste titre souvent. Je pense que sur les formats, les grands formats évidemment qu'on est de fait sur YouTube, il y a des formats qui sont propres à YouTube.
On va pas faire la même chose que sur TikTok. Donc de ce point de vue-là, oui, d'où les différents essais qu'on peut faire. Maintenant, sur le fond, absolument pas.
À tout point de vue, absolument pas. Ce que j'entends par là, c'est que on traite les mêmes sujets sur TikTok, sur Instagram et sur YouTube. On a la même approche, on a la même façon d'aborder les sujets.
On on a aussi une initoriale et parfois il y a des sujets, on sait qu'ils ne vont pas fonctionner. avec des grosses guillemets mais on considère que c'est important d'en parler et donc on va en parler. On a par exemple un format d'actu du jour sur YouTube et en podcast.
On met régulièrement à la une de ce format d'actu du jour des sujets géopolitiques qui ne font jamais ou quasiment jamais la une des médias mais on estime que c'est important. Je sais pas au Soudan par exemple une crise humanitaire ou ou la guerre au Yémen ou des sujets de ce type-là. On sait que c'est pas les sujets qui vont faire beaucoup de vues.
C'est bizarre dit comme ça mais factuellement c'est le cas. Mais on considère que c'est important et on va en parler dans tous les cas et on va essayer par contre bah de sensibiliser le mieux possible à ce qui se passe dans le monde. Donc voilà, on on est évidemment de fait impacté par les algorithmes, mais c'est à nous aussi de tenir en quelque sorte notre ligne et de faire ce ce travail au mieux pour informer le mieux possible. pas de data scientiste non plus chez nous, mais peut-être une réflexion autour de l'algorithme.
Je crois qu'effectivement, on a des exemples d'ingérence de algorithme, je pense au cas de TikTok et de Kin Georgescou en Roumanie qu'on a dont dont on a parlé d'ailleurs sur la chaîne. Mais en grande partie quand même, ces algorithmes, ils suscitent beaucoup de fantasmes mais ils sont le reflet de ce que veulent voir les audiences. Et je pense que ça, il faut quand même l'avoir au cœur de notre réflexion et que moi, j'invite aussi les citoyens, les spectateurs à se poser des questions sur ce quoi ils cliquent et ce sur ce à quoi ils décident d'accorder leur attention puisque ces géants distributeurs de contenu sont avant tout des machines à cash et ont pour objectif de nous faire garder le plus longtemps possible sur les sur les contenus.
Donc nous pousse des contenus que nous consommerons. Mais on on a on a un sujet quand même démocratique qui est intéressant, c'est-à-dire que les algorithmes qui poussent les contenus notamment d'information et notamment du débat politique sont décidés dans la silicone vallée par des géants du numérique qui qui répondent à des règles qui sont pas toujours les nôtres. Voilà, qui sont des règles de business.
Alors parfois, il y a un côté très transparent et très cache qui peut être assez straight forward comme ils disent. Euh à d'autres moments, on peut se poser la question de la qualité de notre débat démocratique et de voilà d'où le d'où le DSA, d'où le fait que le Parlement européen et l'Union européenne s'est saisie du sujet et essaie de forcer la transparence à minima la transparence avant de de mettre la main dedans. À minimal la transparence.
Je crois que c'est vous Gasparget qui aviez fait au moment de l'élection de Trump la deuxème élection qui avait fait un une émission justement pour montrer comment les réseaux sociaux avaient influencé l'équipe de campagne de de Trump via les réseaux sociaux avait influencé le débat démocratique. Ouais. Vous vous souvenez c'est une question que nous avons aussi au niveau de cette commission d'enquête non pas pour ce qui se passe aux États-Unis mais ce qui pourrait se passer en France l'année prochaine.
Quel est votre regard à vous là-dessus ? que un un phénomène de euh d'influence pas forcément étrangère domestique par les réseaux sociaux et de fabrication de l'opinion ou l'influence sur l'opinion pourrait se dérouler. Euh en fait, c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a de plus en plus de d'émissions, de podcast qui vont inviter des personnalités politiques à s'exprimer aussi parce que vous politiques, vous appréciez venir sur le numérique parce que ça vous permet peut-être de toucher, alors les sénateurs ont moins ce sujet de devoir séduire un électorat en direct, mais euh les parlementaires euh les candidats aux élections euh présidentielles, locales et cetera apprécient euh ces formats-là. parce qu'il leur permet de de toucher une audience et de faire campagne aussi sur des médias qui sont plus plébiscités par les moins de 35 ans en France.
Euh maintenant euh je c'est mon point de vue mais je suis pas je serais pas trop alarmiste par rapport à l'état de notre paysage informationnel et médiatique en France. Pourquoi ? Parce que je crois qu'Internet a permis aujourd'hui et de de d'avoir une diversité.
Alors évidemment, il y a plein de commissions qui sont intéressantes. C'est intéressant de faire notre autocritique collective autour de la table ici dans l'autre chambre parlementaire. Mais tout de même.
On a des médias d'opinion de gauche, de droite, très très à gauche, très très à droite. On a des médias de satire, on a des médias d'investigation qui n'appartiennent pas à des milliardaires, ne font pas partie du service public. On a toujours un service public et il faut le protéger parce que je crois que c'est important à la télévision et à la radio.
On a une multitude de chaînes de télévision qui existe de la presse écrite. Voilà, notre paysage informationnel est riche et on vient le compléter et je crois que tout ceci est hyper complémentaire. On le voit avec l'exemple d'Hugo avec l'émission que tu as fait sur France Télé.
Moi de mon côté, je développe une émission avec TF1, j'ai travaillé avec France Interre. On voit aussi un intérêt de la part de ces dirigeants médiatiques privés ou publics euh de nous intégrer dans leur programmes, créer des alliances inédites. Et voilà, je je je suis pas trop pessimiste sur le sujet.
Ouais. Mais alors là, c'est vous qui êtes presque politiquement correct parce que moi ma question c'était de dire est-ce que dans les réseaux sociaux les gestionnaires de réseaux sociaux les plateformes peuvent avoir une influence sur les élections à venir en via leur algorithme en favorisant telle ou telle opinion en mettant en avant telle ou telle fausse informatique ? Alors pour l'instant, j'ai pas j'ai pas d'exemples qui montreraiit que des géants du numérique aient voulu interférer avec des élections.
Par contre, que des intérêts étrangers aient souhaités interférer avec des élections françaises en s'appuyant sur la puissance des algorithmes et des réseaux sociaux. Ça, on en a vu, ne serait-ce qu'aux élections municipales, visiblement des candidats, j'ai cru comprendre, de la France insoumise qui avaient été visé par des campagnes d'ingérence qui venaient, semble-t-il, d'Israël d'après les premiers éléments d'enquête. On a eu des ingérences russes aussi.
En tout cas, la Russie a tenté de de voilà de de venir provoquer le débat public français. pas en touchant les algorithmes parce qu'ils ne peuvent pas mais en faisant un usage assez malin de de de nos trouilles, de nos peurs collectives qui peuvent monter très vite comme vous le savez sur les réseaux sociaux. Donc pour moi, sans être alarmiste, je considère que le danger n'est pas forcément du côté des plateformes, en tout cas en première intention, mais peut être du côté de de puissance étrangère bien malinant.
Et pour compléter sur ce sur ce point-là, un exemple peut-être le plus marquant, ça a été évidemment l'exemple de de X avec Elon Musk. Je pense que vous l'avez tous vous l'avez tous suivi où le réseau social a quand même été largement transformé en l'espace de quelques temps avec parfois d'ailleurs au départ des principes qui dans l'idée sont pas sont pas sont pas des mauvaises idées. Moi l'idée de me dire quand ils ont introduit les notes de la communauté donc l'idée que les citoyens eux-mêmes enfin les internautes eux-mêmes allaient se saisir éventuellement de fausses informations et le vérifier avec des sources et cetera sur le papier dans l'idée on peut se dire c'est c'est pas une mauvaise idée.
C'est peut-être mieux que d'avoir un groupe privé ou un état ou autre qui irait faire ce travail là de vérification. Sauf que factuellement, on voit comment est-ce que ce réseau social a été transformé en quelques années, à quel point est-ce que c'est devenu un véhicule de contenu aineux et de fausses informations. Et le NES de toute façon ne se cache pas de ses ambitions politiques ou ses intérêts politiques en Europe.
Donc c'est même pas quelque chose qui est qui est caché. [grognement] Juste pour compléter peut-être sur la question des de l'ingérence, moi un des éléments que je peux voir le plus fréquemment et le plus souvent, c'est quand on traite certains sujets sur la chaîne et que on voit une une organisation très importante pour être présent dans les commentaires et pour amener soit une opinion, soit tout un tas d'insultes. L'exemple le plus marquant que j'ai pu voir de mon côté, ça a été en fin d'année dernière, on a on a sorti une bande dessinée qui porte sur la question de la Russie.
Dans ce cadre-là, on a publié un grand format de je pense 30 45 minutes qui porte sur la question dont Vladimir Poutine euh la façon dont Vladimir Poutine exerce son pouvoir. En voyant aussi évidemment toutes les dérives extrêmement importantes et tout ce qui se passe sur place. euh dans les heures qui ont suivi euh la la diffusion de cette de cette vidéo, on a eu le droit d'un coup, mais quand je dis euh vraiment euh sur un un espace de 3 he à une avalanche de commentaires.
Quand j'ai une avalanche, c'est euh des milliers de commentaires en 1 heure, tous avec plus ou moins la même le même ton. Je vous laisse un peu imaginer le de toute façon pourz le voir vous-même dans dans les commentaires de la de la vidéo. Soit à m'insulter personnellement, soit à critiquer le format ou la chaîne probablement parce que bah on exposait certaines choses sur la réalité du pouvoir sous sous Vladimir Poutine.
Euh et c'est pas forcément des bottes au sens des robots. Euh ça en vrai, j'aurais aucun moyen de le savoir. C'est en tout cas des gens ou soit des gens, soit des robots qui sont extrêmement structurés et organisés.
Et ce qu'il faut garder en tête, et je terminerai là-dessus, c'est que les espaces commentaires des vidéos, quel que soit le réseau social, ont beaucoup plus d'influence qu'on le pense. On pense souvent au contenu en tant que tel, mais l'espace commentaire, il est lu euh quasiment systématiquement par les personnes qui sont dessus. Moi, quand je suis sur TikTok ou sur Instagram, je regarde le contenu mais quasiment 100 % du temps, je regarde les commentaires dans la foulée.
Soit parce que c'est intéressant, soit le plus souvent parce que c'est drôle, soit parce que bon, il peut y avoir 1000 choses derrière. Donc il faut être conscient de ça. Euh des politiques au passage, on le voit, on conscients parce qu'on les voit un peu partout dans les commentaires de euh de de de certains posts sur les réseaux sociaux, ils sont conscients de cette visibilité, mais ça peut être aussi un espace de de d'ingérence d'une certaine façon euh que ce soit d'ailleurs étrangère ou ou autre, mais voilà, c'est quelque chose qui est évidemment qui est évidemment présent aussi.
Merci. Vos propos sont très très éclairants et très très intéressants et vous avez un rôle majeur évidemment actuellement dans le paysage informationnel. Euh vous disiez qu'il y avait 42 journalistes, enfin vous êtes 42 dont 16 journalistes.
Comment vous vous définissez ? Premièrement et deuxièmement dans ces formats nouveaux qui sont très courts, 2 minutes TikTok, Insta, comment est-ce que ça modifie la compréhension en fait euh de ceux qui regardent ces vidéos et qu'on ne tombe pas dans l'absence de nuance, vous voyez, dans la simplification excessive en fait de l'information qui est transmise, sachant que vous adressez beaucoup à des jeunes. En tout cas, moi mes enfants, ils sont Gasparget, Godrypt et Jeanmassier, ils connaissent tous parfaitement. [grognement] Euh non, c'est une très bonne question.
D'abord sur le dernier point sur la question de comment s'assurer que ça ne n'induise pas en erreur ou autre. Déjà, il faut quand même rappeler que 2 minutes pour un sujet, surtout avec mon débit de parole non mais factuellement c'est plus de signes, c'est plus de mots, plus de caractères que beaucoup de sujets à la télévision. Donc déjà, je pense une forme de de faut relativiser peut-être tout ça.
Et par ailleurs, c'est pas la majorité de nos nos contenus. Pour cela, nous ce qu'on fait c'est qu'on s'interdit rarement voir jamais de de traiter un sujet sur ces réseaux-là, même sur des formats courts parce qu'on estime aussi que c'est une porte d'entrée pour sensibiliser à certains sujets, pour informer sur certaines choses. On peut se dire parfois c'est trop court, mais c'est souvent nous on le voit une porte d'entrée vers des formats plus longs d'une heure d'une proposer avec des enquêtes, des reportages et cetera sur sur YouTube.
Euh ensuite encore une fois, il y a un enjeu à à faire ce travail de journaliste le mieux possible. Et encore une fois, on a 16 journalistes aujourd'hui qui font ce travail-là. qui vérifie les informations.
L'enjeu d'écoute aussi et de de dialogue en quelque sorte avec ceux qui nous suivent est indispensable parce que euh je pense que le risque parfois quand on est journaliste au fil du temps, c'est de se dire que on sait ce qui est important à tout prix. On on nécoute plus trop forcément les questions que les gens peuvent se poser et donc on a notre approche, notre vision. Sauf que parfois on passe à côté de certaines questions que les gens peuvent se poser euh soit parce qu'ils ont vu des fausses informations circuler, soit parce qu'ils se posent des questions absolument légitimes.
Et cet enjeu d'écoute, je pense qu'il est absolument essentiel pour faire notre travail et et adapter aussi notre contenu. Ensuite sur la première question il me semble qui était la question de de comment est-ce qu'on se définit c'est que j'ai j'ai il semble que aussi le disait au début mais j'ai j'en ai aussi j'ai un peu arrêté aussi de d'essayer de d'y répondre mais pour la parce que par parce que factuellement je me je me suis lancé déjà sans me poser la question je me suis lancé en me disant je vais faire et je veux faire dès le premier jour un travail qui est fiable qui est juste et et qui respecte en fait tous ces principes là ensuite qu'on me considère comme youtubeur comme vulgarisateur comme créateur de contenu, comme je ne sais quoi. Voilà, je sais pas.
Et et pour tout vous dire, j'avais été invité par l'UNESCO il y a après 2 ans maintenant à une une sorte de grande journée de table ronde des discussions où ils avaient réuni créateurs de contenu d'information, des gens en tout cas nés sur les réseaux sociaux qui ont fait du contenu d'information sur les réseaux sociaux et ils ont été réunis avec des journalistes euh de médias traditionnels qui faisaient des choses sur les réseaux ou des journalistes qui avaient quitté des médias traditionnels pour faire des choses sur les réseaux. On a passé quasiment 2 jours à échanger sur ce cette même question, ce même sujet. On n pas réussi à avoir de conclusion parce que de fait il y a une forme d'hybridation de des des choses.
Voilà. Donc maintenant ce que je sais c'est le le travail qu'on fait, ce qu'on apporte, comment est-ce qu'on permet d'informer du monde et sensibiliser notamment des jeunes à des sujets qui nous paraissent importants et essentiels à à connaître. Je sais aussi qu'on a au sein de l'équipe des journalistes qui ont la carte de presse et qui font ce travail-là et c'était important pour eux d'avoir d'avoir la carte de presse parce que c'était aussi une reconnaissance de leur travail, une protection aussi à tout point de vue pour eux, une capacité à aller sur le terrain.
Moi je me souviens de de couverture qu'on faisait de manifestation par exemple lors de la réforme des retraites euh où c'était compliqué parce qu'on avait pas encore nos nos cartes de presse et donc bah les policiers nous disaient non pouvait passer alors qu'on faisait ce travail et qu'on informait beaucoup de monde sur ce qui se passait sur la réforme des retraites sur sur tout ça. Donc donc voilà, ça c'était un petit défi, un petit enjeu pour pour l'avir. Peut-être qu'on pourra en reparler mais voilà comment je essayie de répondre à cette question aujourd'hui.
Alors pour votre première question, comment je me définis je me définis par l'objet que je produis ? En l'occurrence sur sur Twitch, on appelle ça un stream, c'est-à-dire un flux, une diffusion en direct. Je suis donc un streamer et et vous savez que Twitch est une plateforme historiquement consacrée au jeux vidéo.
Moi, je ne stream pas de jeux vidéo ou très peu, je stream de la politique. Donc, je suis un vulgarisateur d'actualité politique. Et ça répond du coup à votre deuxième question.
J'assume la simplification, elle fait partie de mon métier. Je suis là pour expliquer, répondre à des questions parfois complexes qui en tout cas qui appelleraient des réponses extrêmement complexes et qui donnent lieu à des colloques entiers. Mais moi, je n'ai que quelques minutes pour répondre simplement à la question.
Et pour ce qui est de la durée, alors moi je ne fais pas de 2 minutes, je fais plutôt 3 ou 4 heures en moyenne, c'est pas du tout les mêmes formats. Voilà. Bon, pour compléter la réponse, même si je vais pas être très original, je me considère euh aussi enfin en fait l'étiquette m'apporte peu.
J'ai ça a été un long questionnement pendant quelques années, mais en fait aujourd'hui ce qui importe c'est la manière, c'est la perception de l'audience. C'est la perception de l'audience, c'est que tous les trois, je crois, nous faisons un travail d'information grand public, parfois plus niche, parfois plus historique, parfois plus politique, mais à la fin la la l'étiquette importe peu. Pour la carte de presse, nous on est en lien avec la commission de la carte et les journalistes qui travaillent pour l'équipe sont éligibles ou seraient éligibles à la carte de presse.
Donc, c'est une bonne nouvelle, c'est une bonne chose. C'est pas quelque chose qu'on a cherché à avoir avant parce que même aujourd'hui la carte de presse en vérité bon ne n'offre pas c'est c'est une vraie reconnaissance mais elle les offre ne faisant pas comme on fait pas de couverture de de de terrain de manif ou ce genre de chos bah en fait il y avait assez peu d'avantag à avoir la carte de presse. Pareil pour la durée mes vidéos font moyen entre 25 et 55 minutes.
Donc en fait c'est beaucoup plus long souvent que des sujets à la télé. Et ce qui est génial aussi avec les plateformes, c'est que bah on diffuse et on n pas de de cases dans lesquelles rentrer. On parle parfois de magazines qui doivent absolument faire 52 ou 30 minutes à la télé sur le linaire.
Euh moi, tant que j'ai des choses à dire, je l'ai dit. Et quand j'ai plus rien d'intéressant à raconter, je coupe la caméra et puis à la fin, ça fait le temps que ça devra faire et les gens, ils consacreront le temps qu' qui qu' qu'ils veulent. Mais à la fin, ce qui me semble intéressant de dire quand même, c'est que j'ai pas le sentiment que mon quotidien soit radicalement différent de celui de mes potes journalistes vidéo au monde, à Libé. ou au Figaro.
Et donc voilà, après je je pense que ça ça ça c'est une appellation qui est très protégée en France. Moi mon grand-père était journaliste et je sais l'importance étymologique apporté à ce mot. Mais si vous allez euh au Royaume-Uni ou aux États-Unis, des journalistes qui sponsorisent avec des petits segments de pub des mecs qui travaillaient pour la BBC, hein, qui ont un podcast de News agent, euh ou alors euh des journalistes comme Johnny Harris qui font des segments de vidéos et qui ont travaillé pour le New York Times, aujourd'hui, ils se posent pas la question de savoir s'ils sont journalistes parce qu'ils se diffusent sur internet et qui font des euh des segments de publicité ou pas.
Oui, vraiment rapidement avant de laisser les collègues, vous vous avez dit dans vos propos limitaires, je sais plus l'un de vous trois, surtout de l'accompagnement et pas de la contrainte. Vous êtes dit législateur là, ils sont en train ils peuvent avoir des idées. Euh il faudrait faire évoluer le cadre juridique, les aides à la presse.
Il y a des choses qui ne vous conviennent pas aujourd'hui pour pouvoir exercer hein votre activité ou pas où il y a des asymétries réglementaires qu'il faudrait corriger. Voilà. Est-ce que en tout cas sur ces sujets-là, mais on a bien compris, accompagnement et non pas contrainte.
Euh on on enfin l'environnement législatif, il se crée au fil de l'eau. Moi ce qui m'inquiète le plus, ce sont des tentations que je pourrais qualifier d'autoritaire qui consisterait à confier à l'Arcomôle qui serait un rôle de léviatant au-dessus d'Internet qui viendrait mettre son nez dans tous les contenus, dans tout ce que fait chacun pour imposer des règles et cetera. Je pense que c'est contraire à l'esprit de la loi de 1881 sur la liberté de la presse dont on bénéficie toutes et tous.
Et euh et c'est pour ça que j'y suis euh c'est pour ça que j'y suis sensible. Euh je je je pense qu'on a besoin d'être sur les sur les sur le sur les modèles économiques dont on a parlé tout à l'heure. Je trouve que les modèles économiques sont encore fragiles.
C'est difficile de se lancer. Il y a besoin de structurer le soutien et notamment, j'en parlais tout à l'heure, je considère qu'il n'est pas normal que le CNC exclu de son aide ceux qui font de l'information. À un an d'une présidentielle, je trouve pas ça normal euh qu'on soit obligé d'aller se financer sur le marché privé.
Moi, j'aimerais juste reprendre un petit moment pour quand même redire cette anomalie, je crois des 43 millions d'euros de taxe versé par Google et Meta au CNC. et le CNC qui décide siamment au sein d'une commission et c'est la confession qu'on a eu avec l'UMIC euh au sein d'une commission qui a été portée dans l'autre chambre parlementaire à l'Assemblée nationale et qui nous dit "Oui mais attendez euh nous on flèche l'argent comme on veut quoi." Et donc en gros sur les 43 millions d'euros de taxes versés par Google et Meta TikTok et Snapchat étant pas encore contributeur, mais il faudrait que ça le devienne hein, c'est important.
Euh mais sur ces 43 millions d'euros de taxes euh perçu par le CNC, seulement 3 millions d'euros sont refléchis vers les créateurs de contenu. Autrement dit, la taxe sur la création de valeur de Keen, le documentaire d'Inoxta qui a fait 43 millions euh de de de vues sur YouTube, qui a ramené plein de jeunes au cinéma et cetera. La taxe sur la création de valeur de Keyson a servi et va servir à financer les bateaux du compte de Monte Cristo 2.
S'il doit y en avoir un deux, s'ils ont de l'imagination. Non mais et ça ça me paraît délirant. Aujourd'hui, je crois qu'une subvention doit accompagner des bébés et pas des supports qui sont vieux de plusieurs dizaines et dizaines d'années, des centaines d'années.
Aujourd'hui, quand on parle d'exception culturelle française, ce qui est le rôle du CNC et ben ce que nous faisons contribue à la culture française, ce que nous faisons contribue au paysage informationnel français. Et je crois qu'en ça il faudrait il faudrait défendre il faudrait le défendre. Par ailleurs, j'aimerais ajouter deux petites choses.
Il y a il y a une aide à la presse aujourd'hui qui existe pour les médias en ligne. Mais la contrainte de cette aide à la presse, c'est que c'est au prata, c'est par rapport au prata d'un nombre d'abonnements payant. Donc le pourcentage d'abonnement payant sur votre chiffre d'affaires et votre modèle de revenu.
Bon euh aujourd'hui, on l'a dit, Jean, tu il y a un les tes tes tes tes abonnés peuvent te donner un un un coup de pouce sur Twitch. Euh pour Hugo et moi, on se finance euh différemment. Donc du coup, on est on rentre pas en fait dans le cadre de ces aides à la presse.
Et le dernier truc parce que tu en parlais bien Jean et je voudrais repréciser moi un truc que je trouve intéressant sur l'ARCOM aujourd'hui. L'ARCOM sur le numérique par exemple le temps de réserve qui doit exister dans la campagne où on dit bon allez vendredi soir les chaînes d'information terminées on parle plus et samedi dimanche bah on parlera du taux d'abstention on parlera de la météo et cetera et tout le monde doit un peu meubler. Bon, en fait, aujourd'hui, c'est assez ridicule avec le le le la réalité de notre paysage informationnel puisqu'on on est tous branchés là-dessus et que les politiques eux-mêmes, les candidats eux-mêmes sont devenus émetteurs de contenu.
Et donc moi sur le bureau de vote, je peux tomber sur un un un TikTok de Jean-Luc Mélenchon qui boit un un sirop aux fraises, une un truc au frais. Je peux tomber sur un RS de Jordan Bardella qui m'explique pourquoi machin nan. Donc en fait euh aujourd'hui euh ce ce l'arrcom et la régulation de l'ARCOM euh ça me paraît très compliqué.
Pareil sur euh si l'ARCOM euh nous invite à à contrôler et à donner un temps de parole égal à l'ensemble des partis politiques, ça veut dire que Jean-Luc Mélenchon qui est lui-même streamer va devoir donner la parole à Jordan Bardella sur son stream, va devoir donner la parole [rires] à Valérie PCress et cetera. Donc ça paraît un petit peu délirant et je crois que et à travers l'UMIC, on a discuté avec les équipes de Martin Hdari et on continuera de le faire euh parce que je je pense qu'aujourd'hui euh certaines contraintes de l'ARCOM sont inenvisageables à appliquer purement et strictement sur nos modèles. juste sur sur les sur les périodes de réserve prélectoral 48h avant le scrutin euh enfin avant le avant le avant 20h de le dimanche, euh c'est bien une règle qui s'applique à tout le monde, y compris aux citoyens et surtout aux candidats.
Et je sais que les partis politiques en font des caisses pour dire aux candidats, fait déconnez pas, euh c'est un c'est un motif d'annulation de l'élection. Karine Daniel, merci monsieur le président. On voit dans dans les propos que vous avez tenu qu'il y a finalement un continuum assez stable entre ce que vous faites et finalement les médias traditionnels avec le fait que vous employez des journalistes.
Ça renforce ce continuum. C'est assez intéressant d'ailleurs de le de le voir. Euh ce qui est intéressant c'est de voir quelle est la plusvalue et vous l'avez bien expliqué de l'embauche de journalistes dans vos équipes.
Ça c'est très important. Mais moi, j'aurais une question pour aller peut-être un peu plus loin. Est-ce que vous pensez que vos formats, vos contenus ont influencé la presse et les médias traditionnels ?
En en pardon pour préciser, en matière de format, en sur le fond, sur en matière de format, en matière enfin sur le fond euh et on a un enjeu aussi euh qui nous préoccupe beaucoup ici, c'est sur les questions de désinformation. Euh voilà. Euh bah je pense que ce ce qu'on a pu faire au fil des années a pu inspirer potentiellement d'autres d'autres médias et tant mieux.
Je pense que si on parle de YouTube par exemple, je souhaiterais qu'il y ait peut-être encore davantage de médias qui aillent sur ce sur ces plateformes là qui fassent ce travail d'information sur les sur les réseaux sociaux. Je pense que c'est absolument indispensable. Nous, on peut faire des choses.
On a aujourd'hui sur YouTube parce qu'on parlait de YouTube un format d'actualité au quotidien de 10 15 minutes. On se plonge dans un sujet en profondeur. On a les formats d'interview.
On peut interviewer des [grognement] politiques, on peut interviewer des journalistes sur des sujets. Je repense à ce qu'on a fait récemment, une interview de de Fabrice Arfi sur l'affaire à Nicolas Sarkozy Kaddafi. C'est je pas dire de bêtises mais je crois que c'est quasiment 2 heures d'interview.
Je suis pas sûr qu'il y a eu d'autres cadres où il a pu faire comme ça 2 heures d'interview avec des millions de vues sur les réseaux sociaux pour informer sur ce sur ce sujet-là. Donc cet enjeu de de d'information, on peut le faire sur les réseaux sociaux et tant mieux que d'autres médias l'investissent. Ça a pris un peu de temps peut-être au départ parce que pour plein de raisons des questions de modèle économique, des questions de euh de de gens qui n'y croyaient pas, qui se disaient "Non, non, tel ou tel format va continuer à exister, mais euh il y a des choses à faire et tant mieux et tant mieux si on euh ils y vont ils y vont aussi tant qu'encore une fois et c'est pour apporter cette ce ce même travail là." Euh oui, je pense que effectivement alors sans vouloir m'envoyer des fleurs, j'ai été un pionnier sur Twitch en l'occurrence de de vulgarisation d'actualité politique.
J'ai été un des premiers créateurs de contenu à ne pas faire de jeux vidéos. Euh la première fois qu'un qu'un qu'un stream Twitch a été diffusé sur une chaîne de télévision, c'était en France et c'était Public Sénat. Euh ça a estomaqué les dirigeants de Twitch à San Francisco d'ailleurs.
C'est très drôle. Euh et donc euh euh c'est c'est vrai que beaucoup de médias essayent de se lancer sur Twitch ou ont essayé de se lancer sur Twitch. Très peu ont réussi.
C'est extrêmement chronophage, on y gagne pas d'argent. Euh les deux meilleurs exemples que j'ai, c'est la chaîne T qui a une programmation spécifique Twitch euh et qui s'appuie sur des créateurs de contenu de la plateforme et ça marche. Et la 2è chaîne Et la deuxème chaîne c'est l'humanité, journal l'Humanité qui a mis beaucoup de moyens depuis 1 an et demi maintenant euh dans des dans des émissions ambitieuses, dans des talk show en plateau, dans des dans des streams d'actualité euh qui fonctionnent assez bien.
Euh les autres médias, Médiia Part a diffusé à l'air libre pendant assez longtemps sur Twitch. Euh Libération fait aussi quelques streams de temps en temps, c'est un peu plus confidentiel, mais on sent qu'il y a une volonté de se lancer de toutes les manières. Ce qui c'est la la distinction entre nouveaux médias et anciens médias n'existe pratiquement plus.
Maintenant, on est sur des médias incarnés dans les médias traditionnels. Les chaînes de télévision sont sur des stratégies web first. Elles diffusent sur internet d'abord puis sur le vieux canal TNT.
Et les médias les médias les nouveaux médias comme on est nous, bah on commence à être ancien nous aussi à notre échelle. Donc voilà, c'est c'est çaattend à çaattend à à s'atténuer pardon avec le temps. Monique alors moi j'ai une question un peu un peu délicate, je ne sais pas.
Donc vous êtes pas sujetti donc au Je me suis trompé de micro, ça commence bien. Vous êtes pas assujetti donc de respecter le pluralisme et je m'interroge à savoir si vous considérez comme influenceur, créateur de contenu et quelle différence vous faites entre les deux. En fait, je peux parler pour moi, mais j'ai le sentiment que créateur de contenu, c'est ce qu'on fait et l'influence, c'est la conséquence de cette création de contenu.
Si la création de contenu, la création de contenu, c'est c'est notre métier. Après, je moi j'invite aussi à une précision sémantique de plus en plus parce que pendant longtemps, bon voilà, les médias et c'est pas grave hein, c'est comme ça, c'est un truc c'était un truc nouveau. En France disait bon bah voilà Hugo Descrypt est influenceur, Jean-Mier est influenceur, Nabila est influenceuse et c'est un peu comme dire bah voilà Nabila et David Pujadas ils sont à la télé donc ils sont animateurs télé tous les deux.
Je pense qu'il y en aura un des deux qui aurait fait un peu la tronche et je pense que voilà, j'invite à cette précision sémantique, je crois que l'influence c'est le résultat et la création de compus, c'est ce qu'on fait. Oui, c'est pas sujet au pluralisme. Non non, vous parlez pardon, vous vous faites référence aux règles d'égalité et d'équité du temps de parole des candidats.
D'accord. Il faut y répondre à cette question parce que je sais que c'est une question qui remonte. La question de faire respecter l'égalité et l'équité du temps de parole des candidats à la présidentiel ou aux élections sur internet est une question qui n'a pas de sens.
C'est pas qu'elle est bonne ou qu'elle est mauvaise comme idée, c'est juste qu'elle n'a aucun sens parce que les règles d'égalité et d'équité de temps de paroles n'existent qu'à la télévision et à la radio pour des raisons pratique, pour des raisons physiques. La télévision et la radio sont les seuls médias qui ont un nombre de canaux limités qui sont attribués par l'ARCOM et on ne peut pas créer de chaînes de télévision supplémentaire ou de stations de radio supplémentaire. Donc les candidats peuvent se retrouver en situation de ne pas du tout avoir accès au médium si jamais ils sont bouddés par les chaînes.
C'est pour ça qu'on a inventé les règles d'égalité et d'équité du temps de parole dans la presse écrite et sur internet. On est dans des médias à canaux illimités. Ça ne coûte pas plus cher de créer un média supplémentaire.
Donc le candidat ou la candidate qui est insatisfaite et qui souhaiterait s'exprimer peut le faire en créant sa propre chaîne. Donc elle ne peut pas réclamer d'avoir du temps de parole sur les chaînes des autres. Moi, je voulais parler un peu des jeunes puisque vous avez dit les uns et les autres en tout cas au démarrage de votre activité qui il y avait une cible très clairement identifiée, c'était les jeunes et une meilleure pédagogie de l'information par rapport aux jeunes.
Qu'est-ce que vous avez apporté justement au jeunes ou qu'est-ce que vous apportez encore aux jeunes que les médias même si vous ne dire qu'il y avait plus de distinction mais enfin pour simplifier le propos que je vais utiliser que les médias traditionnels ne font pas la destination de ces publics jeunes ? Euh pour dire les choses simplement de l'information et ce que j'entends par là c'est que évidemment ces médias plus traditionnels informment au quotidien et ils ont des centaines de journalistes qui sont extrêmement compétents qui font un travail qui est très important. La question encore une fois c'est la question que j'ai évoqué au départ du fond et de la forme.
La forme cette présence sur ces réseaux là parce qu'en fait c'est des choses moi je me souviens que quand j'ai lancé ma chaîne donc sur YouTube il y a 10 ans, j'avais quand même des journalistes qui me disaient mais ça va pas forcément tenir parce que ces jeunes là toi tu as 18 ans mais tu verras dans quelques années tu vas t'informer différemment. Tu vas pas aller sur YouTube pour t'informer. Tu vas aller sur ouvrir un journal papier ou autre.
Et et donc cette question d'être présent là où les jeunes sont c'est déjà un enjeu d'un point de vue démocratique est absolument essentiel. Et sur le fond, encore une fois, pour moi, c'est au moins aussi important, voir beaucoup plus important. Il y a un enjeu de s'assurer que les sujets quand on les traite, on les traite de façon accessible.
Et ça vaut pour un sujet de 2 minutes comme ça vaut sur un sujet d'une heure et demi. Un sujet accessible, ça veut pas dire faire quelque chose de simpliste, faire quelque chose de réducteur, faire quelque chose de je ne sais quoi. Ça veut dire simplement quand on traite un sujet, on veut qu'il soit compréhensible et accessible pour quelqu'un qui s'y intéresse pour la première fois.
Et même quand on fait une longue interview euh avec je parlais tout à l'heure de de Fabri Harfi euh d'un journaliste de Media Part qui était des pendant des années sur un sujet que lui il maîtrise sur le bout des doigts et que c'est un sujet qui est quand même assez assez dense et assez euh ils ont même fait un documentaire parce que tellement les gens le a du mal à à saisir le sujet. Bah nous on estime que même sur 2h30 d'interview, faut que cette interview de 2h30 ou 1h30, je sais plus qu'elle soit compréhensible, claire et qu'on y comprenne quelque chose même si on s'intéresse au sujet pour la première fois. Et je pense que ça c'est quelque chose qui est important.
C'est quelque chose qui est pas toujours valorisé, il faut le dire, dans toutes les rédactions. Je pense que on a souvent tendance à valoriser le scoop, à valoriser l'exclusivité. J'ai eu telle personnalité politique le matin, j'ai eu telle petite phrase qui est ressortie.
J'ai on n jamais un retour de quelqu'un qui va dire "Bravo là, c'était parfaitement clair." Pour la simple et bonne raison aussi que ce lien avec la la communauté ou l'audience est beaucoup plus compliqué. Si vous êtes une radio le matin, euh un chroniqueur qui a fait une une chronique extrêmement claire de 2 minutes 30 ou un chroniqueur qui a fait une chronique qui est incompréhensible, comment est-ce qu'on va l'entendre ?
On va éventuellement avoir peut-être que quelques courriers des lecteurs qui vont arriver dans les prochains jours, mais est-ce qu'ils sont vraiment lus ? Est-ce que vraiment ça remonte jusqu'au chroniqueur en question ? Voilà, nous on a la chance d'avoir euh des contenus qui sont faits sur les réseaux.
Si des gens nous disent "C'est pas clair ou j'ai pas compris, il y a quelque chose que qui qui est pas clair", on est capable d'y répondre, on est capable de faire de ce ce ce travail là. Et je terminerai en disant qu'on est aussi amené à travailler avec d'autres médias, des médias notamment qui font de l'enquête. On est amené à travailler avec certains médias parfois qui ont travaillé pendant des années sur un sujet qui nous disent "On a travaillé sur ça, on a telle révélation qu'on va faire, on a un enjeu de pédagogie dessus, on a un enjeu à le rendre accessible.
Comment est-ce queon peut faire en sorte de travailler ensemble et et porter ce sujet au-delà ?" Dernière chose et après je m'arrêterai là. Euh on fait certes cette dimension pédagogique sur un certain nombre de formats.
On fait aussi nous-mêmes maintenant des euh des formats de terrain, des formats de reportage, des formats d'enquête. Euh on a euh des journalistes locaux, on le disait tout à l'heure, qui font ce travail, qui rapportent des informations euh euh de plus en plus souvent, des informations exclusives qu'on voit pas dans d'autres médias. Donc voilà, c'est aussi une évolution qui a pu se faire au fil du temps.
J'aurais pas pu faire ça au début évidemment faute de moyens mais qu'on a pu développer au fil des années. Euh moi je je pour compléter le propos Hugo, je suis raccord avec toi sur je crois la la rupture d'usage en matière de de consommation médiatique, elle est consommée. On reviendra pas en arrière.
Et je pense que pendant un moment donné, les producteurs et les dirigeants des chaînes de de médias se sont dit "Bon, c'est sympa là ce qui se passe sur internet mais ils vont revenir nous voir et c'est ça a pas été le cas." Donc aujourd'hui, ils sont forcés un petit peu de de s'adapter. Moi, j'ai des patrons de chaîne qui m'ont appelé alors qu'il m'avait refusé en stage 5 ans avant.
Euh et et je pense que c'est le meilleur reflet de cette inversion des rapports de du rapport de force euh sur les euh sur sur les moins de euh sur les moins de 35 ans. Euh peut-être un mot aussi. Euh depuis tout à l'heure, on parle des jeunes, des jeunes, des jeunes.
Euh moi honnêtement, si je passe devant un lycée là, il se passera rien du tout hein. Personne qui me reconnaît et cetera, les lycéens, ils sont foutent total de ce que je raconte. l'âge médiant de ma chaîne YouTube aujourd'hui, c'est 30 ans.
Ça veut dire qu'il y a 50 % des gens qui ont moins de 30 ans, mais 50 % des gens qui ont plus de 30 ans aussi. 13 à 17 ans, je sais pas ce que vous disz. Remarque, vous êtes sénateur, donc vous deviez déjà avoir un intérêt fort pour la chose publique.
Mais moi, de 13 à 17 ans, je m'informis pas quotidien sur les enjeux géopolitiques. Je regardais pas les sessions parlementaires, certainement pas. Voilà.
Donc je pense que c'est important aussi de bien avoir en tête, vous qui êtes législateur, que c'est une part des Français qui ont progressivement rejeter les médias traditionnels, les médias mainstream pour pouvoir aller chercher une autre grammaire de forme de fond sur internet. Et Hugo le disait très bien, je crois que l'accessibilité est au cœur de tout ça, la pédagogie avec laquelle qui qui se retrouve dans chacun de nos contenus. Nous sommes vulgarisateurs chacun notre manière.
Il y a des super vulgarisatrices aussi. Et et euh et voilà. Et et ça c'est important.
Je pense que Hugo, tu l'as dit aussi un petit peu, moi je dirais de manière peut-être un peu plus frontale. Je pense qu'il y a beaucoup de médias qui se sont d'abord parlés entre eux en fait, entre 2000 et 2010 2015 qui se parlait entre journalistes et cetera, mais qui faisaient peut-être pas assez l'effort d'aller chercher bah des gens. Peut-être que certains contenus étaient inaudibles et que cet effort de pédagogie, d'ailleurs, on le voit de plus en plus au journal télévisé.
Euh on on réexplique les choses. La vulgarisation fait partie du du cœur de de de la stratégie de des médias depuis depuis peu. Voilà, je pense que cette accessibilité y est pour beaucoup.
Cy oui, rapidement parce que on va rester quand même ça jusqu'à ce soir avec vous mais c'est passionnant. Hugo travers, vous avez dit quelque chose de très important parce que c'est en fait la dernière question que je souhaitais vous poser à tous les trois mais particulièrement à vous parce que vous avez en partie répondu. Je me posais la question de non pas de la forme mais du fond et donc de la source la enfin la matière.
Et vous avez dit effectivement il y a une évolution c'est que maintenant on est sur le terrain avant et je ne sais pas comment vous nourrissez. C'est-à-dire cette matière au-delà euh au-delà de de regarder les réseaux sociaux, de voir un peu ce qui est d'actualité, ce qui est qui est aujourd'hui euh dans le débat public et cetera, c'est que maintenant on va sur le terrain, on peut on peut avoir peut-être l'investigation sur de l'enquête et tout. Est-ce que ça vous demande plus de moyens ou des formes d'organisation différentes ?
J'imagine que oui. Mais est-ce que vous avez pris ça en compte ? Et est-ce que c'est une évolution que vous comptez continuer à approfondir ?
Merci. Non, effectivement, c'est c'est un très bon point. D'abord, c'est des choses que c'est-à-dire que évidemment, on va parler de des reportage l'enjeu du terrain et cetera, c'est évidemment quelque chose d'important.
Pour autant, la dimension quand même de vulgarisation n'est pas non plus à à jeter ou n'est pas elle reste aussi essentielle. Et quand à l'époque, c'est vrai que je je faisais des vidéos sans être sur le terrain, mais à simplement essayer de m'expliquer, OK, il y a une guerre civile en Syrie avec une situation qui est dramatique, comment est-ce qu'en 5 10 minutes, c'était plus court à l'époque, aujourd'hui on fait des formats beaucoup plus longs, mais comment est-ce que dans 5 10 minutes, je peux essayer d'expliquer dans les grandes lignes ce qui se passe ? Euh oui, c'était pas des informations euh nouvelles, voilà, mais c'était une approche qui était nouvelle qui permettait une vulgarisation importante.
Maintenant, sur le terrain, je considère que oui, c'est important. Ça demande évidemment beaucoup plus de moyens dans le développement de la chaîne. La chaîne, elle a 10 ans maintenant, quasiment 11 ans maintenant.
À l'époque, je faisais ce que je pouvais faire. Je faisais ce que je pouvais faire et j'étais tout seul. J'avais une caméra.
Donc j'avais pas les moyens d'aller sur le terrain. J'avais juste les moyens d'essayer d'expliquer les choses parce que ça demandait mon temps et entre guillemets seulement mon temps. Donc c'était possible.
Aujourd'hui, on est en mesure de le faire. On en revient du coup à la question du financement. C'est là où l'enjeu il est il est il est crucial, c'est que euh on a aujourd'hui en ligne, moi je le vois, je parle avec un certain nombre d'entre eux, des journalistes qui quittent parfois des médias traditionnels parce qu'ils se disent à juste titre, l'avenir c'est sur les réseaux sociaux, c'est là qu'il faut informer.
Il y a un enjeu démocratique qui est essentiel, pas que pour les jeunes, on en a beaucoup parlé, mais faire du terrain, ça coûte cher. Faire de l'enquête, ça coûte encore plus cher parce que parfois c'est des mois voir des années pour obtenir rien du tout parce que finalement c'est une fausse piste ou je ne sais quoi. Donc on en revient à la question du financement et dans le cas, il me semble que vous avez eu Media Part tout à l'heure, eux on ont on je pense et quoi que je répondrai pas à leur place, ils ont sûrement des des enjeux économiques très importants, mais il y a un ils ont une possibilité d'abonnement très important parce que les gens soutiennent leur travail et et ils le sentent, ils le voient comme ça.
Mais quand on est sur des médias en ligne avec cette volonté d'être accessible au plus grand nombre et donc d'avoir un contenu qui est gratuit, là effectivement le le ça peut être plus compliqué et donc il y a un enjeu d'accompagnement et je pense surtout encore une fois aux journalistes qui se lancent qui font un travail aujourd'hui qui est vital qui sont tout seuls parfois ou ils ont une personne avec eux ils font un travail vital, ils informment des centaines de milliers de personnes et ils sont pas ils sont pas ils sont pas accompagnés. Si je peux me permettre, je je pour préciser un peu, moi de notre côté, à chaque fois qu'on fait de l'enquête, on produit trois à quatre grands formats de d'enquête par an. Celui de la CLORCON par exemple a coûté 43000 €.
Celui sur Olyfan a coûté 68000 €. Sur le documentaire Only fan de 68000 € j'ai eu un sponsor qui a donné 20000 €. Donc j'ai fait une minute de partenariat publicire 20000 €.
Et puis derrière en fait, j'ai appris que euh la vidéo était pas monétisée sur YouTube parce que ça parlait d'Only Fans et du coup c'était pas annonceur frny. C'est aussi ça la réalité diffusé sur les plateformes. Donc euh autrement dit le calcul est simple, j'ai perdu 48000 € sur cette enquête.
C'est pas grave parce que derrière j'ai d'autres vidéos qui sont rentables. Mais euh tout ça c'est une économie qui est encore quand même très très fragile. Tout à l'heure je j'ai nanconcé des faits à votre demande madame la rapporteur. 5000 € de résultat net.
J'ai demandé, j'ai vérifié, c'est c'est le résultat net de ma structure éditoriale l'année dernière. Voilà, donc j'ai pas de voiture, je suis pas propriétaire, je suis pas encore à Ibiza avec d'autres influenceurs de téléalité. Elle est pas là la réalité de notre de notre économie et de notre notre création de valeur sur sur internet.
Par ailleurs, je j'aimerais le rappeler, la créateur économie, l'économie des créateurs, c'est des Français. C'est une vraie réalité. Aujourd'hui, il y a 300000 créateurs de contenu en France et 150000 qui le font de manière semi-professionnelle.
C'est énorme et autour d'eux, plein d'autres métiers souvent invisibilisés, des monteurs, des monteuses, des chargés de prodes, des journalistes parfois et c'est une économie qui se structure sous les yeux. Euh et si euh l'audience délaisse progressivement les médias traditionnels, le le corps de travail, le les ressources de le le le corps de travailleurs aussi et de travailleuse, voilà, délaisse aussi progressivement les structures existantes pour aller vers des nouvelles structures et leur faire confiance. Euh voilà, on est tous aujourd'hui d'une manière ou d'une autre employeur et euh et je crois que du coup la question des aides est particulièrement intéressante et mérite d'être soulevé au fur et à mesure de cette professionnalisation.
C'est c'est c'est une question importante qui est celle de effectivement du modèle économique parce que nous sommes des créateurs de contenu d'information. Nous avons donc moins facilement accès au marché publicitaires parce que les annonceurs ont pas toujours très envie d'être affichés en même temps que nous. Moi, si j'ai envie de créer une émission pour parler des élections sénatoriales, je vais pas réussir à trouver de financement.
Je n'arriverai pas à trouver une boîte qui va me dire "Ah super, les sénatoriales, j'ai envie de financer, c'est génial, ça va voilà." Non, c'est difficile. Les gens ne veulent pas voilà les les les entreprises ne veulent pas financer des contenus qui sont des contenus d'intérêt général, ce qui parfois peut être aussi problématique du point de vue des algorithmes ou parfois des sujets peuvent être moins poussés que d'autres.
Il avait été démontré il y a quelques années qu'une jeune femme qui fait une vidéo YouTube pour parler des règles sera moins mise en avant qu'une jeune femme qui parle de maquillage. Et ça ça pose aussi des questions sur l'intérêt général du sujet qui est abordé sur des sujets en l'occurrence de santé de prévention qui peuvent être importants. On parle alors quand on parle de santé sexuelle attention parce que nos nos amis américains ont des règles de pulibonderie extrêmement strictes qui ne sont pas les nôtres qui sont pas dans notre culture sauf qu'on est obligé de se plier à ces règles là.
Donc pour l'instant en politique, on s'en sort pas trop malgré effectivement ce qu'on a pu dire tout à l'heure sur X et sur le risque de ces foudingues de la silicone vallée, mais sur d'autres sujets, des sujets d'intérêt général, ça peut poser un un vrai souci. Donc voilà, il y a cet aspect qui est celui du modèle économique et puis il y a cet aspect qui est celui des algorithmes. D'habitude, c'est Civi qui pose la question mais je crois que tu l'as pas posé sur la labellisation.
Euh justement le ce que vous dites à la fois sur le le nombre impressionnant 300000 créateurs de contenu et puis ce que ce que vous venez de dire sur le fait que certains sujets d'intérêt général sont plus difficiles à à mettre sur internet. Est-ce est-ce que pour aider ce ce contenu informationnel créateur de contenu informationnel, il faut aller jusqu' labellisation ? Quelque part ?
Vous vous êtes déjà une marque ou un nom les uns et les autres. Euh ouais, je pense que euh je vais essayer de répondre le plus clairement possible. Le sujet central c'est déjà c'est pourquoi faire.
Euh et ce que j'entends par là, c'est que si c'est pour accompagner et aider euh euh des des créateurs ou des médias ou bref, on en revient à cette question de la terminologie, déjà bon courage pour essayer de catégoriser correctement les choses. C'est-à-dire que là là on est tous les trois, on a la chance d'être très suivi, mais moi quand je me suis lancé il y a 10 ans, j'avais zéro abonnés. Du coup quoi ?
Je suis pas labellisé dans ce et les avantages potentiels de cette de de cette labellisation, je peux pas en je peux pas en avoir droit parce que à l'époque, j'avais 5000 abonnés. Pour autant mon travail je alors il était moins bien fait peut-être mais il était tout aussi sérieux sur le fond. Donc il y a une question déjà de pourquoi faire et de la même façon dans l'autre sens si on se dit une labellisation pour distinguer les bons des mauvais acteurs.
OK mais là aussi encore une fois pour quoi faire ? C'est-à-dire que le rien n'empêchera quelqu'un de se dire mais je m'en fiche, je vais pas être labellisé, je vais pouvoir faire mon contenu. Et la question qui peut venir derrière, c'est de se dire "Oui, mais on va labelliser des gens pour les mettre davantage en avant." Ça, moi je suis pas favorable.
Je reviens à ce que j'ai dit à l'instant. À l'époque, j'aurais pas été labellisé en me lançant et plus largement, je veux dire, ça peut être un puissant fond de de labellisation de de tous les côtés. Et puis et puis voilà, ceux qui veulent ne pas respecter les règles, ils les respecteront pas dans tous les cas.
Donc voilà, je je c'est un peu un fond tout ma réponse mais mais c'est ça que oui, je je globalement j'ai d ma ma seule question et ma question principale c'est pourquoi faire et quel est l'objectif quel est l'objectif derrière et je vois aussi les risques les risques de tous les côtés. Je je vais aller dans le sens d'Hugo. Je suis je suis radicalement opposé à tout système de labellisation parce que j'interviens dans le débat démocratique et dans le débat politique et je vois d'un très mauvais œil un système qui ferait le tri, entre ceux qui auraient le droit d'une manière ou d'une autre de discuter de l'actualité politique et ceux qui n'y auraient pas accès parce qu'ils auraient pas rempli le bon papier ou le bon formulaire auprès de la bonne autorité.
Voilà, j'ai pas envie de vivre dans ce genre de de pays. Au contraire, je préfère la garantie du pouvoir de tous les citoyens qui le souhaitent de créer leur propre chaîne, de créer leur propre contenu et de s'exprimer, y compris sous pseudonyme parce que je pense que c'est important et que ça fait partie de la culture numérique. Je connais les dérives évidemment qui sont celles d'Internet bien sûr, le cyberharcèlement en fait partie mais je considère que les citoyens doivent pouvoir s'exprimer y compris sur l'actualité politique et y compris sous pseudonyme.
Moi moi j'avais une dernière question à vous poser dans on va rentrer dans une période politique intense en France avec les élections présidentielles. Comment vous les abordez ? Est-ce que vous vous dites on rentre dans une zone à risque, il va falloir qu'on soit plus vigilant sur certaines information qui peuvent nous remonter.
On va se fixer des règles. Alors, vous avez parlé tout à l'heure pour les Européennes, vous avez dit, vous avez on a invité tous les candidats. Est-ce que est-ce que vous avez une réflexion par rapport aux échéances présidentielles qui arrivent ?
Euh bon, de mon côté, je je garde cette même exigence de pluralisme déjà parce que l'émission PAR que je veux développer sera en partenariat avec TF1 en théorie. euh le premier épisode devrait paraître demain. Et donc, je sais que c'est une chose assez euh euh chère aussi à TF1, cette notion de pluralisme.
Euh exigence éditoriale, oui, mais euh pas plus que d'habitude. Euh travailler avec des journalistes, revérifier, refa checker 1000 fois les l'information parce que euh on a du pouvoir aujourd'hui et un grand pouvoir implique une grande responsabilité et je crois que c'est vrai plus que jamais. Voilà.
Évidemment, l'élection présidentielle, c'est le rendez-vous phare de notre vie politique. On le souhaite ou non. Voilà, que ça nous fasse plaisir ou pas, c'est comme ça.
C'est un c'est un moment important, c'est un moment fragile parce que la tension est maximale, parce que je je souhaite toujours m'adresser à un public jeune, y compris à des publics qui vont voter peut-être pour la première fois de leur vie et c'est peut-être la première fois de leur vie qu'ils vont s'intéresser à une campagne présidentielle. Donc je dois être au rendez-vous de leurs attentes, je dois répondre à leurs questions et et pour ça, je je vais je vais faire comme d'habitude, c'est-à-dire que je ne vais pas faire de commentaires de tweet. La la petite polémique du jour, c'est pas vraiment ce que je traite.
Ça m'intéresse peu. De toute façon, ce sera mort dans 48 he, on va passer à autre chose. Euh je vais essayer de rester un peu plus sur le fond.
Je vais évidemment documenter la course de petits chevaux des primaires des uns et des autres. C'est normal, ça fait aussi partie de l'exercice présidentiel. Et puis je vais aussi essayer de m'attaquer au au sens profond du programme, à la volonté profonde des candidats.
Euh quand un quand un Dominique de Villein fait un immense discours à la Sorbonne en printte philosophie, je pense que ça mérite ça mérite qu'on s'y intéresse et qu'on et qu'on essaie de le décortiquer, de voir ce qu'il a à dire et ce sera pareil pour les autres candidats. Et du reste, je vais tenter de recevoir dans mon émission backsit les candidats à l'élection présidentielle à l'élection à l'exception de l'extrême droite que je ne recevrai pas. Je vais essayer de les interviewer.
Voilà. pour compléter rapidement. Bon, on va avoir tout un tas de formats effectivement qui sont qui sont prévus en cours d'élaboration pour la pour la présidentielle.
Pareil, je pense qu'on sent de notre côté une grosse responsabilité parce qu'on sait que bah il y a on est suivi par beaucoup de jeunes. Vous parlais tout à l'heure de la question des des tranches d'âge, des moyennes d'âge. Je ce qui est intéressant c'est qu'on est très suivi, on disait tout à l'heure, par des jeunes des 18 24 ans, plus d'un jeune sur deux 24 ans qui s'informent au moins une fois par semaine ou plusieurs fois par semaine via notre chaîne et avec des sessions en moyenne de 15 minutes.
Donc c'est quand même beaucoup de temps pour s'informer via nos réseaux au quotidien. Ce qui est fascinant à observer, on l'a dit aussi beaucoup aujourd'hui, c'est que c'est plus un sujet que pour les jeunes. Nous, on le voit sur YouTube par exemple, la la moyenne d'âge se s'élargit en quelque sorte, si je peux dire ça comme ça.
C'est-à-dire que de plus en plus de personnes maintenant regardent en famille ou des personnes plus âgées ont découvert parfois via leurs enfants ou leurs petits enfants. Et donc moi-même quand je présente ma chaîne, j'essaie de faire attention à ne pas discriminer, à parler que des jeunes parce que je sais qu'il il y a toutes les générations qui peuvent qui peuvent suivre et qui apprécient peut-être l'approche qui peut être faite avec l'équipe. Donc oui, il y aura des choses à faire et je pense que c'est important de faire ce ce travail là.
Après oui, il aura toutes les questions qui viendront de d'ingérence ou quoi et et ça on en a déjà parlé. Je pense que ce sera encore un sujet pendant les pendant les élections [grognement] mais voilà au passage juste un petit parce que Jean tu parlais de la question des des petites phrases ou des des guerères politiques. C'est que ça vient souvent dans lors des élections.
Moi je me souviens de l'élection de 2022 où je m'étais dit avec mon équipe mais dès septembre on va être on va être concentré sur la présidence septembre 2021. coup, on va être concentré sur la présidentielle, ça va être le sujet pour l'année. Et en fait, on réalisait que les seuls sujets qui remontaient, c'était en fait souvent des sujets de petite guégar politique qui à nos yeux n'étaient pas les plus les plus il y a pas en plus les candidats qui étaient déclarés, officialisés, mais et ça nous semblait pas forcément essentiel et important d'aller sur ces sujets-là.
Et donc, on est parti, on avait passé une bonne partie de cette fin d'année 2021 à continuer à se concentrer sur des sujets d'actualité internationale où on se disait "Bah non, ces sujets d'actualité internationale, ils sont importants, il faut continuer à informer". Euh là on on on vous connaissez le contexte international. Je pense que ce sera sûrement la même chose.
On commencera à informer sur la présidentielle avec tout un tas de formats différents et une une pluralité dans les approches euh quand ce sera pertinent de le faire et quand il y aura du fond et des sujets de fond à aborder. En attendant, je pense qu'on se concentrera davantage sur d'autres sujets qui nous paraissent importants, l'actualité internationale notamment, mais pas que, parce qu'il y a beaucoup de choses à à aborder. S'il y a plus de questions, il nous reste à vous remercier d'avoir répondu à nos différentes questions.
Merci beaucoup. Merci.