Nicolas Dupont-Aignan sur Europe 1: "Ce gouvernement fait une loi low-cost pour une France low-cost"
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- 0:29OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça veut dire, cette loi low-cost pour une France low-cost ?
- 3:07RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est une formule ou une conviction ? Pronostic sur la démission de Valls ?
- 7:37OuverteRéponse directe
Avant l'été, comment voyez-vous les choses ?
- 11:05RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est une formule ou une conviction ? Pronostic sur la démission de Valls ?
- 15:07OuverteRéponse directe
Est-ce que vous trouvez que la CGT, c'est des voyous ?
- 16:20OuverteRéponse directe
Pourquoi n'êtes-vous pas candidat à la primaire de la droite et du centre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:25Invité politiqueFait
« Cette loi avec accord majoritaire dans l'entreprise fera que les heures supplémentaires seront moins bien payées. »
- 2:59Invité politiqueFait
« Le gouvernement en fait, fait une loi low cost, pour une France low cost. »
- 5:13Invité politiqueFait
« François Fillon ferait exactement la même politique en plus dur. »
- 6:36Invité politiqueFait
« Je demande qu'ils payent les charges sociales françaises. »
- 8:55Invité politiquePromesse
« Je pense qu'il faut relocaliser un million d'emplois. »
- 9:40Invité politiquePromesse
« Diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis uniquement sur le sol français. »
- 10:30Invité politiquePromesse
« Toutes les fortunes qui investiront leur patrimoine en France seront exonérées d'ISF. »
- 24:43Invité politiqueChiffre
« 80% des français veulent qu'on contrôle nos frontières. »
- 25:59Invité politiqueChiffre
« On bloque 90% au 99% des migrants. »
- 25:59Invité politiqueChiffre
« on bloque 90% au 99% des migrants »
- 26:30Invité politiqueChiffre
« la population africaine va doubler d'ici 2050, passer de 1 milliard à 2 milliards d'habitants »
- 26:43Invité politiquePromesse
« toute personne qui arrive sur le sol français n'aura le droit aux prestations sociales qu'après 5 années de travail »
- 35:30Invité politiqueChiffre
« c'est 480 fois le smic en une vie »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- ?12 %
- Présentateur6 %
- Invité5 %
- Invité 24 %
- Invité 32 %
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En
direct jusqu'à 20h, le Club de la Presse, un invité face à trois grandes signatures d'Europe 1. Et l'invité ce soir,
c
'est Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, député de l'Essonne. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan.
Bonsoir Nicolas Poincaré.
Pour vous interroger ce soir, nous sommes avec Arlette Chabot, Serge Julie et Gérard Carréhou. Bonsoir à tous les trois. Bonsoir. Nicolas Dupont-Aignan, ça fait maintenant trois mois que dure ce bras de fer sur la loi travail, avec depuis dix jours les tensions sur le carburant. Et avec cette semaine la perspective de grève dans les transports, la loi El Khomri met inutilement la France à feu et à sang. C'est vous qui l'avez dit. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que vous demandez au gouvernement de retirer son texte
?
Je constate que c'est un immense gâchis.
On
a le désordre et l'injustice. On a le désordre scandaleux, et je suis le premier à demander le rétablissement de l'ordre. Mais on a le désordre parce qu'il y
a
l'injustice, et parce que cette loi est absurde, mauvaise, que le gouvernement a en permanent jeté de l'huile sur le feu, et qu
'il
n'est pas apte à gouverner le pays.
Tous les Français le constatent, c'est tout.
Dans le fond, tout est mauvais.
Non mais c'est pas la question de tout est mauvais.
Je ne
sais pas en savoir. Non
mais je vais vous répondre. La question majeure,
c
'est que ce gouvernement n'a plus de légitimité politique.
La
loi
est
contestée par une très large majorité de Français. Admettons.
S
'il y avait une majorité parlementaire,
il
n'y a pas de majorité parlementaire. Les communistes et les écologistes ne soutiennent plus depuis longtemps ce gouvernement. Et même au sein du Parti Socialiste, il n'y a même plus de majorité.
Vous
savez, quand il n
'y
a pas de démocratie, pendant un certain laps de temps, quand on n'écoute jamais le peuple, quand on perd toutes les élections, quand on gouverne contre le peuple, ça finit dans la rue. Et c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui. Alors ça ne veut pas dire que je légitime ceux qui sont dans la rue de manière excessive,
parce
qu
'ils
s'en prennent toujours eux-mêmes, aux plus petits,
c
'est-à-dire ceux qui travaillent, les artisans, les commerçants qui ont besoin d'aller travailler. Mais la vraie responsabilité à l'incombre à un gouvernement qui s'est trompé,
oui monsieur Julie,
sur la loi El Khomri, parce que ce n'est pas une loi qui favorise le travail.
Moi
si c'était une loi qui favorise le travail, qui par exemple supprime l'exonération de charges sociales en France pour les travailleurs détachés, 500 000 Polonais, Roumains, Espagnols, si c'était une loi qui supprime le RSI pour les artisans, c'est-à-dire qui corrige le tir, si c'était une loi qui baisse les charges des PME, moi je dirais bravo. Mais c'est une loi, tous les Français l'ont compris, qui vise à réduire, notamment la rémunération des heures supplémentaires, car c'est ça la loi derrière, c'est-à-dire, vous le savez très bien, cette loi avec accord majoritaire dans l'entreprise fera que les heures supplémentaires seront moins bien payées.
Si c'est comme ça que le gouvernement croit,
qu
'il va renforcer l'adhésion au travail, car tout le monde sait que dans notre pays, c'est la récompense du travail qui ne va pas, qu'il
y a
trop d'assistanat, pas assez de travail. Et le gouvernement en fait, fait une loi low cost, pour une France low cost.
Moi
je n'en veux pas, comme les millions de Français. Donc
il faut retirer le texte. Comment voulez
-vous en sortir par l'appel au... Vous parlez dans votre livre de beaucoup de référendums. Vous dites, si j'étais président... Je
suis candidat à la présidence, vous le savez. Voilà, j'ai bien
compris. Et si j'étais président, donc, je ferais la première année 5 référendums.
Et
vous listez les 5 référendums. Donc, si vous étiez président aujourd'hui dans une situation de ce genre, vous feriez quoi
?
Appel au peuple ? Référendum ? Démission du président ? Aux nouvelles élections ? Qu'est
-ce que vous feriez ? Si j'étais président au 5 référendum, vous resteriez ?
Non, sûrement pas comme gaulliste. Mais pour revenir à cette affaire. D'abord, je n'aurais jamais proposé cette loi de cette façon. Je n'aurais jamais fait le 49-3
en
supprimant tout vrai débat parlementaire. Je n'aurais jamais, comme l'a fait Manuel Valls, attisé les choses pour aboutir à une France bloquée, qui est ridicule de par le monde. Ça, c'est pas possible. En revanche, ce que je crois,
c
'est qu'on peut réformer avec justice. Encore une fois, une vraie loi travail, pourquoi pas
? Je
reviens sur votre question. Le référendum,
le
gouvernement et le président ne l'osera pas, puisqu'il sait qu'il le perdrait
de
manière
radicale.
Il y a deux solutions. Soit Manuel Valls retire sa loi, soit il démissionne.
Il
n
'y a
pas d'autre solution. Et vous verrez que ça se finira comme ça. Parce que ce gouvernement n'a plus aucune légitimité dans son propre camp. Est-ce que vous croyez qu'on peut tenir jusqu'à la présidentielle ainsi
?
Alors, on peut dire que
ce
n
'est
pas bien. On peut dire que je souhaite de la réforme, mais de la réforme juste. Et c'est tout le sens de ma candidature présidentielle. C'est de dire, on doit être capable dans notre pays de s'entendre sur quelques réformes fondamentales
qui
permettent de débloquer le pays, mais avec l'adhésion des Français.
Vous
n'arriverez pas à réformer un pays contre son peuple. Ça, ce n
'est
pas possible.
Par exemple, vous
êtes
en désaccord total avec un certain François Fillon, qui hier soir disait, il ne
faut
pas que le gouvernement cède et recule devant la CGT, devant le chantage de la CGT, devant la prise d'otages de la France par la CGT. Vous êtes en total désaccord.
Et pourquoi, à votre
avis, il y a ce désaccord entre vous
?
Très simplement parce que François Fillon ferait exactement la même politique en plus dur. C'est-à-dire que c'est une politique qui est inspirée et qui est commandée, même pas inspirée, par Bruxelles. C'est une politique qui ne traite pas les causes du chômage de masse. C'est une politique qui consiste à aligner les salariés français sur le salaire roumain ou bulgare.
C
'est-à-dire, d'ailleurs, Emmanuel Macron est le plus honnête de la bande. Puisqu'il l'a dit dans un interview dans les échos,
je crois,
il
a dit qu
'il
faut baisser les salaires des français. Mais c'est cohérent puisqu'ils nous ont
ouvert...
Il y
a
moins de dividendes et moins d'augmentation de salaire et plus d'investissement.
Et moins il est
cohérent, puisque, en
vérité,
on nous met en concurrence avec des pays du monde où il y a, vous
le savez très bien,
pas de droit du travail. Donc il y a deux solutions. Soit on considère qu'il faut adapter la France, bien évidemment. Il ne s'agit pas, moi je suis pour certaines réformes libérales, le seuil dans les PME, la baisse des charges, enfin je ne
suis
pas non plus pour rester fossilisé. Mais je dis simplement que je crois qu'il faut une nouvelle politique économique qui protège la France un minimum, qui rétablisse une loyauté de la concurrence. C'est pourquoi je attache beaucoup d'importance à cette affaire des travailleurs détachés. Car je trouve surréaliste
qu
'on puisse venir travailler en France sans payer les charges sociales que payent les entreprises françaises. Je n'interdirai pas aux Roumains ou aux Polonais de venir en France, mais je demande qu'ils payent les charges sociales françaises. C'est quand même la moindre des choses. Je veux bien du libre-échange,
mais
je demande que les containers qui arrivent de Chine au port du Havre respectent les normes européennes. Le problème de fond,
c
'est qu'on a des rigidités dans notre pays, il faut les lever, ces rigidités, j'en suis le premier d'accord. Mais on a aussi une concurrence déloyale. Et les Français sont inquiets parce qu'ils voient bien que ces gouvernements successifs, ça a commencé sous François Fillon, ça s'est aggravé sous François Hollande, ne protègent pas les Français. Et moi je pense qu'on peut trouver un bon compromis, c'est-à-dire un pacte social gagnant-gagnant. Des efforts des entreprises, oui, c'est-à-dire on demande aux salariés des efforts, mais en même temps ils en voient les conséquences. C'est ça l'enjeu de l'élection présidentielle de 2017.
Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidence de
la
République, qui est l'invité du Club de la Presse. On revient après une première pause à tout de suite.
Le
Club de la Presse d'Europe 1. C'est avec vous Nicolas Poincaré et jusqu'à 20h. Et avec Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, interrogé ce soir par Al Chabot, Serge Juli et Gérard Carréroux. On parlait de la loi El Khomri, Nicolas Dupont-Aignan, et vous nous disiez juste avant la pub, je pronostique la démission de Manuel Valls. Avant l'été, d'après vous, comment vous voyez les choses ?
Madame Soleil, ce que je dis, c'est
qu
'on
peut
parler
de Madame Soleil en ce moment. Ce serait utile,
mais sérieusement.
Je
ne vois pas comment un gouvernement peut rester sans aucune légitimité politique, longtemps en apesanteur.
Et
je ne comprends pas bien d'ailleurs la stratégie du Premier ministre qui s'arc-boute et qui fait preuve d'une fausse fermeté. Vous savez, être ferme, oui. La France a besoin de réformes, on est tous d'accord. Simplement, il faut que ces réformes réussissent
et
il faut qu'elles soient pertinentes. Encore une fois, vous allez trouver que
je
fais une fixation, mais je me déplace partout en province. Je vois le nombre de petites entreprises artisanales, de PME qui font faillite
parce
que la concurrence déloyale des travailleurs détachés est terrible. Parce que le RSI,
tous
ceux qui m'écoutent et qui connaissent le RSI, est un racket institutionnalisé de nos petites entreprises. parce que les charges n'ont pas diminué, contrairement à ce qu'on croit, et le CICE et le pacte de responsabilité favorisent les grandes entreprises. Moi, je veux redéployer l'action publique en faveur des PME, des entreprises de classe intermédiaire. Ce sont telles qui sauveront la France en termes d'emplois. Et tout l'objectif, c'est de produire en France. Je pense qu'il faut relocaliser un million d'emplois et que tout notre
dispositif... Ça veut dire quoi,
relocaliser
? Relocaliser, ça veut dire de changer les règles fiscales.
Vous allez les chercher
où
? Vous
changez les règles fiscales, sociales, pour favoriser l'emploi dans notre pays. Il y en a un qui avait voulu le faire, qui n
'est
pas de mon bord politique.
Mais
je le reconnais, c'est Montebourg, qui a été viré comme un mal propre. Est-ce que vous trouvez normal que le pacte de responsabilité, c'est-à-dire la baisse des charges du gouvernement Valls, profite à la
poste, aux
grandes surfaces, qui ne vont pas délocaliser leurs magasins, aux banques, et qu'au même moment, nos entreprises industrielles continuent de perdre du terrain parce que ça vaut moins cher d'aller produire en Slovaquie ? Si on ne revoit pas les règles, je propose une mesure simple qui existe aux États-Unis.
C
'est de diviser par deux l'impôt sur les sociétés
pour
les bénéfices réinvestis uniquement sur le sol français.
C
'est un bonus fiscal quand vous choisissez la production en France.
Si
on ne change pas les règles du jeu, on va se vider comme un corps malade se vide de son sang, de toutes nos activités économiques. Est-ce que vous avez pris une autoroute récemment ? Regardez les camions. Il n
'y a
plus un camion français. Est-ce que c'est intéressant de perdre nos emplois et après de payer des RSA et du chômage
? C
'est absurde. Donc, j'ai un programme, oui, je présenterai à la présidentielle un programme original de relocalisation de l'emploi en France qui est vital pour équilibrer nos
systèmes sociaux. C'est-à-dire de manière
fiscale, vous rapatriez
des bonus. Par un bonus
fiscal. Inciter bonus fiscal. Tout entrepreneur qui choisit d'investir en France aura un bonus. Je prends un exemple, l'impôt sur la fortune. Je ne supprime pas, mais en revanche,
toutes
les fortunes qui investiront leur patrimoine en France seront exonérées d'ISF. Dans tous les domaines, vous pouvez faire des mesures. Je le garde, mais je l'exonère pour ceux qui investissent leurs fonds dans des sociétés de capital risque françaises.
Ce
que font tous les pays du monde, que vous regardez Singapour et même l'Allemagne, si vous regardez le protectionnisme déguisé que font les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne, tous les pays se défendent. Et nous, on ne se défend jamais. Et là, vous réconcilierez les Français avec la politique. Et là, ils accepteront des efforts.
C
'est intéressant,
mais ce n'était pas du tout ma question. Ma
question, c
'est que vous nous annoncez la démission de Manuel Valls. Est-ce que c'est une formule ou
est-ce que c'est une conviction ?
Est-ce que c'est un pronostic ?
Est
-ce qu'on peut aborder l'euro
dans ces conditions
?
L'euro de foot ? L'euro
de foot, oui.
Écoutez, on a une grande manifestation mondiale. Est-ce que le pays, la France, notre pays qu'on aime, va se ridiculiser dans cette crise nerveuse
pour
une loi minable
qui,
en plus, a été vidée pour une part de son sens et qui ne répond pas aux problèmes majeurs des PME. Donc, il faut
retirer la loi dans les deux jours. C'est ça que vous avez dit. Il faut
arrêter de faire de... Vous savez, la fausse fermeté des faibles est toujours très dangereuse.
L'obstination des faibles. Mais
vous aviez salué, par exemple, Nicolas Sarkozy, François Fillon, la réforme des retraites, ils avaient tenue en 2010.
C'était une bonne réforme ? Écoutez,
la réforme des retraites, ils avaient tenue, mais ils avaient beaucoup donné en contrepartie. Et ils ont été très malins à l'époque, et pour autant, j'étais souvent critique de Nicolas Sarkozy, mais Nicolas Sarkozy a su négocier, notamment Raymond Souby à l'Elysée, avec la CGT. Donc, il faut arrêter de raconter des histoires. Il y a un moment...
Ils ont
tenu, quand même,
non
?
Ils ont
tenu, mais ils ont payé
cher.
Ils
ont
payé cher pour avoir
l'air de tenir. Mais ils ont eu raison. C'est quoi le prix ? Mais
vous le savez très bien qu'ils ont permis des régimes
spéciaux. Les
régimes spéciaux ont eu un délai. Il y a eu toute une négociation. Mais
on doit négocier. les régimes
spéciaux. C'est la démocratie. Il y
a
un moment, il faut négocier. Il y
a un moment, il faut travailler avec la CGT.
Non, mais pourquoi la CFDT
? Nicolas Sarkozy
a négocié avec la
CGT. La CGT est le
premier syndicat de France. Je critique la CGT. Je suis horrifié des blocages. Je demande au gouvernement de rétablir l'ordre. Pour autant,
quand
on n'a pas de majorité, dans son propre parti, quand le peuple est en désaccord
et
quand ça ne marche pas, on va mettre la France à feu et à sang pour rien, la fermeté à bon escient, c'est tout ce que je demande.
Vous préconisez que le
François Hollande, vous dites Valls doit partir et
François Hollande doit négocier.
Mais pour retirer la loi, je pense que Manuel Valls partira. Et tant pis, il n'a
pas su gérer l'affaire.
Vous imaginez aujourd'hui retirer la loi,
c
'est négocier avec la CGT.
C
'est donner raison à la CGT.
Comment non ? Puisque la CGT
apparaît comme le fer de lance de la contestation actuellement.
Le chef de l'opposition Puisque le gouvernement
s'est mis dans une situation impossible. Il
n'y a
aucune bonne solution. Simplement,
est
-ce qu'on peut à un moment arrêter cette espèce de crise nerveuse qui déconsidère notre pays aux yeux du monde et reprendre les problèmes à l'endroit ? À l'endroit, c'est-à-dire faire en sorte qu'on rémunère davantage le travail en France, que l'on lutte contre la cistana, qu'on renforce nos PME. C'est du bon sens et je pense
qu
'il y aurait un consensus pour remettre à plat cette loi. Alors on peut l'appeler remise à plat. Il faut supprimer notamment l'article 2. Point. Et
une fois qu'on fait ça, mais à la CGT, je suis sur la ligne de la France. Le bon sens. Mais
quand vous demandez qu'on retire l
'article 2, la CGT demande beaucoup d'autres choses que je n'accepte pas.
C'est le point
crucial. Je pense que
dans la vie, il y a un moment, il faut regarder les choses en face. Quand on fonce dans un mur et qu'on entraîne le pays tout entier et
qu
'on le ruine, je crois qu'on a besoin d'un peu d'élévation, de réflexion. C'est tout ce que je demande. Parce que, est-ce que vous croyez que c'est l'honneur de notre pays de continuer comme ça
?
La droite discute avec la CGT et la gauche avec la CFDT parce que la CFDT a obtenu... Je vous pose une question. Vous pouvez me dire pourquoi la CFDT soutient cette loi ? Est-ce qu'elle est folle ? Est-ce que Laurent Berger est devenu le
support de Manuel Valls ? Ou est-ce que c'est un syndicat
qui joue un syndicalisme
moderne et réformiste
?
C'est
quasi au même niveau que la CGT maintenant en termes de puissance syndicale. D'accord. Maintenant,
cette
loi
est rejetée par une très large majorité
de Français qui ont compris qu'elle est mauvaise. C'est un mauvais
syndicat la CFDT.
Mais moi, je ne suis pas là pour critiquer les uns et les autres. Je vous dis,
je
préférais que les
syndicats défendent les Français en luttant contre les travailleurs détachés, en luttant contre l'immigration massive. Le problème de ces syndicats aussi, c'est qu'ils représentent de moins en moins de monde. Il faut quand même être honnête.
Est-ce que vous trouvez
que la CGT, c'est là le drame d'ailleurs.
Ce sont des voyous, comme l'a dit Gattaz ce matin.
Presque terroristes même, dit-il. Je trouve que aux excès scandaleux de la CGT répond des paroles excessives du président du MEDEF qui lui-même d'ailleurs ne représente pas les entrepreneurs contrairement à
ce
qu'on dit parce que les entreprises françaises qu'on devrait défendre ce sont les PME. Alors, voilà, je trouve que tout ça il y a beaucoup d'excès de posture et qu'il
y a
un moment dans la vie où il faut traiter les problèmes. Je voudrais qu
'on
traite le problème du chômage et qu'on renforce nos PME et qu'on incite au travail en France. Voilà, point barre. Tout le reste pour moi c'est de la littérature, c
'est
de l'excitation qui ridiculise notre pays aux yeux du monde entier. Et je pense qu'il faut savoir terminer une grève comme disait je ne sais plus
Maurice Torres
qui était communiste justement.
Voilà, point barre nous dit Nicolas Dupont-Aignan invité du Club de la Presse. On marque une nouvelle pause et on revient tout de suite. Le Club de la Presse d'Europe 1 19h-20h Nicolas Poincaré Le Club de la Presse d'Europe 1 avec Nicolas Dupont-Aignan président de Debout la France interrogé ce soir par Alain Chabot, Gérard Carréroux et Serge Julie. Nicolas Dupont-Aignan vous nous avez rappelé tout à l'heure que vous étiez candidat à la présidentielle. On sait que vous êtes gaulliste. On pense que vous êtes de droite. Alors pourquoi n'êtes-vous pas candidat à cette primaire de la droite et du centre ?
Mais d'abord est-ce que vous êtes de droite ? Parce que ce n
'est pas il suffit de
gaulliste. Mais je vais vous dire aujourd'hui
quand
vous voyez que M. Macron
et
M. Sarkozy M. Juppé M. Berger de la CFDT défendent le même projet
et
que le vrai
clivage le vrai
clivage c'est de la réalité le vrai clivage il est entre ceux qui sont soumis à cette mondialisation inhumaine
et
ceux qui veulent protéger la France comme le font d'ailleurs tous les pays du monde qui paradoxalement réussissent aussi dans la mondialisation. Donc le clivage l'ancien clivage droite-gauche est non pas disparu moi je viens de la droite mais il est sérieusement abîmé. Et c'est
pour ça que vous n'êtes
pas candidat à la primaire de la droite et
du centre ?
Exactement je vais vous dire très clairement la primaire c'est pour choisir celui ou celle qui portera les idées des républicains.
J
'ai quitté l'UMP au moment de l'affaire européenne je suis en désaccord complet avec le projet des républicains qui ne réussira pas parce qu'il ne veut pas lever le verrou européen que ce soit sur les frontières je veux rétablir les frontières et ils ne veulent pas que ce soit sur les travailleurs détachés que ce soit sur la politique économique et donc je ne vois pas pourquoi je tromperais les français en allant faire le mariole à une primaire comme l'a fait Montebourg on l'a vu pour le parti socialiste et puis après disparaître en disant voilà c'est fini non je pense que la vraie primaire c'est le premier tour de l'élection présidentielle
je
pense qu'il
y a
un vieux système qui est en train de se terminer qui ne veut pas remettre en cause le cadre général qui nous étouffe et qui est cette fausse démocratie européenne cette absence de démocratie il y a trois parties qui seront l'alternative un jour dans notre pays il y en avait deux jusqu'à maintenant le front de gauche de Mélenchon avec ses excès
le
front national de Marine Le Pen avec ses excès et debout la France que j'ai créé avec beaucoup de gaullistes pour offrir justement une alternative
une
vraie rupture mais sereine sérieuse avec un programme économique social et de sécurité publique sérieux sans haine sans rejet sans excès et je suis absolument convaincu que quand les français vont connaître notre projet politique quand ils vont voir mon projet à la présidentielle ils vont se dire enfin il y
a
une alternative qui n'est pas celle des extrêmes et qui va nous permettre d'échapper de ces incompétents qui sont là depuis 20 ans et qui ont abandonné la France
et ils ont abandonné la France vous nous
avez très bien dit ce qui vous sépare du gouvernement à l'heure actuelle sur ce projet de loi vous nous avez dit également ce qui vous sépare des programmes des futurs candidats possibles de droite Juppé Sarkozy Le Maire et autres Fillon
mais
vous ne nous avez pas dit ce qui vous sépare du front national puisque c'est quand même une des trois forces vous venez de décrire trois grandes forces en disant je serai une des trois grandes
forces
futur futur qu'est-ce qui vous sépare aujourd'hui
du front national vous qui êtes un fin
analyste politique
vous savez
bien que le gaullisme social et le gaullisme n'a rien à voir avec l'historique du front national quand même l
'histoire est une chose mais aujourd'hui aujourd'hui
d'abord de quel front national vous parlez de
celui qu'on voit avec Marine Le Pen est-ce que c'est celui de
Marine Le Pen de Philippot de Marion de Gollnich
de Jean-Marie on a cru comprendre que Philippot et Marine
Le Pen c'est quand
même
pour l'instant c
'est le même écoutez non il y a plusieurs le point clé
il
y aura
nous
voulons faire le ménage pareil
c
'est clair comme Jean-Pierre Chevènement ou Montebourg ou même Mélenchon à gauche ils s'en aillent tous pas
qu'ils s'en aillent tous c'est
sortez
les sortants c'est pas
sortez les sortants c'est cette classe politique et oligarchique financière médiatique aussi pour une part qui ça c'est pour vous non
c'est pas pour vous personnellement c'est qui
estime non qui estime qu'il
n'y
a pas d'autres politiques possibles qui sont soumis à une organisation supranationale européenne qui a ruiné notre pays qui continue de ruiner le continent et de le diviser nous pensons je pense comme Chevènement comme Montebourg ou comme Marine Le Pen pourquoi pas le
dire oui j'allais
dire
comme Marine Le Pen aussi nous
pensons que ça ne peut plus durer car le peuple français est en train de crever ça c'est la réalité après pour sortir de là il y a plusieurs voies le programme économique que je défends n'a rien à voir avec celui du Front National qui est un programme depuis Philippot et Marine qui est un programme mélenchonesque si je puis dire c'est à
dire
avec beaucoup d'excès autant je suis hostile à la retraite à 65 ans
autant revenir à 60 ans vous êtes
pour
l
'augmentation brutale des salaires je suis pour un système dont je vous parlerai dans un instant de relance du pouvoir d'achat mais uniquement en faisant des économies sur la cistana
tout
ce qu'on fera comme économie sur la cistana on le redistribuera aux salariés le programme économique n
'est
pas le même la
conception du
pouvoir pardonnez-moi la conception du pouvoir n'est pas du tout la même excusez-moi troisièmement la conception de la société je ne revendique pas la peine de mort je suis pour une société apaisée pour le coup réellement et puis les personnes
je
rassemble des élus locaux qui ont été élus réélus dans leur collectivité des gens raisonnables dans mon parti à debout la France je n'ai honte de personne
nous
avons un esprit de rassemblement et je crois
que
justement
on
veut enfermer les français
depuis
des années dans un piège terrible soit vous continuez avec les mêmes
soit
vous êtes au Front National avec ses excès
les
français en conséquence qu'est-ce qu'ils font ils protestent au premier tour avec le Front National mais ils ne veulent pas lui confier le pouvoir on l'a vu au régional parce qu'on ne confie pas le pouvoir à une famille et je suis convaincu que les français nos
concitoyens attendent
tout à fait là attendent non mais c'est très sérieux une alternative
à
la fois profonde
et
raisonnable et le projet que je vais porter à la présidentielle sera raisonnable tout en voulant changer vraiment
au fond
les choses
on
vous attendait éventuellement on avait parlé de votre venue à Béziers chez Robert Ménard la gauche la droite pardon qui ose oh là mon dieu la droite oser la droite entre le Front National et les Républicains oser la droite vous n'avez rien à voir avec ces démarches vous voulez cheminer
je ne m'intéresse pas
ah bon je
vais vous dire c
'est
pas seul
attendez au régional on a eu presque un million de voix debout la France autant que les Verts ou le Front de Gauche
800
000 c
'est un million 800 000 ça fait 20% comme les
Verts comme les Verts et le Front de Gauche aujourd'hui
le
parti que j'ai créé avec beaucoup d'autres représente autant que les Verts et le Front de Gauche et
personne
ne le sait premier point donc je ne me sens pas seul deuxième point je suis convaincu qu'il faut rassembler toutes les énergies patriotiques et républicaines
et
ce patriotisme républicain profondément républicain c'est le gaullisme
c
'est sortir par le haut l'ordre rétablir l'ordre c'est-à
-dire
contrôler nos frontières renouer avec la justice sociale
c
'est-à-dire on ne réformera pas l'économie sans associer les salariés je pense à la participation dans l'entreprise je pense à l'accession sociale à la propriété je pense à l'égalité des territoires etc. et puis un autre domaine dont on ne parle jamais dans notre pays
c
'est préparer l'avenir la révolution scientifique
comment on
redevient fier de notre pays comment on mise sur la compétition internationale comment on reconstruit l'Europe parce que je ne
suis
pas contre l'Europe il y
a
une autre grosse différence avec le Front National je ne
suis
pas pour sortir de tout je suis pour
réorienter l'Europe
pas de sortie de la zone euro j
'ai toujours
été favorable à une redéfinition de l'euro toujours et notamment à la monnaie commune qui n'est pas la monnaie unique la monnaie unique disparaîtra un jour mais en revanche je pense qu'il faut des coopérations européennes je suis pour une vraie politique vis-à-vis de l'Afrique si on ne règle pas le problème du développement africain on ne résoudra pas le problème des frontières même si je veux des frontières
nationales
donc je pense que je représente en tout cas j'ai un projet gaulliste et je pense que la période gaulliste a quand même été la période la plus heureuse de la France et qu'il faut simplement l'actualiser au 21ème siècle
mais la question de Nardlet c'était est
-ce
que vous regardez ce qui s'est passé ce week-end
à Béziers c'est-à-dire le rassemblement il y a des choses intéressantes il
y a des mesures intéressantes
oui
exemple restaurer les frontières nationales
aujourd
'hui 80% des français veulent qu'on contrôle nos frontières mais enfin
tous
ceux qui m'écoutent savent qu'ils n
'ont
pas enlevé la porte de leur appartement ou de leur maison nous sommes le seul continent au monde où les trafics le terrorisme l'anarchie migratoire j'allais dire la submersion migratoire est en train de déstabiliser le continent il faut arrêter quand je vois que Nicolas Sarkozy Juppé Fillon pourquoi j'ai pas envie d'aller avec eux
ils
veulent pas rétablir les frontières
nationales
non ? Schengen 2
ça
veut rien
dire
ça veut dire encore 10 ans de désordre et si on continue sur l'immigration comme aujourd'hui
on
va à la catastrophe mais vraiment ce qu'a fait Mme Merkel est une honte pour l'Europe parce
que c'est irresponsable accueillir
ou négocier avec
la Turquie ?
accueillir et négocier avec la Turquie les deux vont ensemble d'ailleurs parce que
elle
met en cause l'équilibre européen et je crois que l'Europe est une chose trop fragile aujourd'hui pour se permettre une immigration massive
mais
qu'est-ce que vous feriez en matière d'immigration ? j'ai lu votre bouquin vous dites une nouvelle politique d'immigration mais qu'est-ce que vous feriez à l'heure actuelle ? il y a plus que ça dans le bouquin oui non il y a un peu plus que ça mais je peux plus mais qu'est-ce que vous feriez ?
trois choses
rétablir d'abord les contrôles aux frontières nationales car on est responsable de son pays et on bloque 90% au 99% des migrants et on accepte que les droits d'asile exceptionnels
c
'est-à-dire vraiment torture etc et qui méritent le droit d'asile on remet le droit d'asile si je peux juste terminer on remet le droit d'asile dans ses fondamentaux deuxièmement une politique de coopération européenne aux frontières de l'Europe pour gérer les rapports avec les autres pays troisièmement
une
vraie politique africaine de développement et politique de la Méditerranée car pour moi c'est le défi peut-être principal du siècle
la
population africaine va doubler d'ici 2050 passer de 1 milliard à 2 milliards d'habitants on n'en parle jamais c'est le problème clé et quatrièmement supprimer les prestations sociales qui font appel d'air
pendant
5 ans toute personne qui arrive sur le sol français n'aura le droit aux prestations sociales qu'après 5 années de travail
quand
vous venez dans un pays vous travaillez
et
après avoir travaillé pendant 5 ans vous pouvez bénéficier
de
votre contribution à la vie nationale c'est ce que font les anglais c'est ce que veulent faire les anglais et ça me paraît fondamental si vous faites déjà si vous mettez en oeuvre
ces
4 orientations je pense qu'on va déjà dégonfler le flux migratoire je ne suis pas et c'est une différence avec le Front National vous en cherchez pour l'immigration zéro ça n'a pas de sens la France n'est pas une boîte de conserve c'est absurde en revanche je suis très inquiet de l'absence totale de contrôle des flux migratoires par ce gouvernement et par la droite pareil avant j
'ai une question d'actualité toutes les organisations qui travaillent sur les questions migratoires prévoient cet été
pas
quand vous serez élu président cet été un million démigrés l'autre million
va arriver
c'est normal qu'est-ce qu'il faut faire dans
l'immédiat l'immédiat dans l
'immédiat il faut d'abord rétablir les frontières nationales pour que les migrants sachent
que
quand ils arrivent au sud de l'Italie ou en Grèce ils n'auront pas un billet de train donné par les autres autorités italiennes je l
'ai
vu il y a trois semaines en Italie
direct
pour Vintimille ou l'Autriche
avec
la carte de séjour européenne
parce
que ça déresponsabilise tout le monde donc il faut que les migrants sachent que la France est fermée fermée
premier
point deuxième point il faut une politique beaucoup plus active de lutte contre les passeurs en Méditerranée et notamment au point de départ ce qui veut dire intervention
multilatérale
en Libye sinon on ne s'en sortira pas ce n'est pas facile à faire mais on ne va pas me dire que l'Europe avec sa richesse ses armées ne sont pas capables de savoir avec les services de renseignement quels sont les passeurs qui organisent cette monstruosité parce que vous avez vu ces pauvres malheureux qui se noient en Méditerranée c'est une horreur
700 morts
c'est
une abomination
donc
il y
a
un moment où il faut peut-être agir préventivement
si
déjà on faisait cela je pense qu'on dégonflerait la tentation de venir
et
puis il faut résoudre la question syrienne
et
là je vais vous choquer mais je pense qu'on paye l'incapacité des occidentaux à choisir et moi mon choix est fait c
'est là aussi mon
choix c'est de soutenir Assad quoi qu'il arrive car je crois qu'on n'a pas soutenu Assad et qu'on a laissé l'état islamique gangréner cette région et qu'on le paye très cher même si Assad est une horreur
oui 250 000 morts quand même au bilan
et
alors et les autres
et
les autres et regardez
Kadhafi
regardez Kadhafi tout le monde est parti on libérait je vois François Fillon Alain Juppé Nicolas Sarkozy ils sont responsables de la situation en Libye personne ne le dit monsieur Bernard-Henri Lévy facile de faire de la politique avec des mots mais il
y a
un moment on le paye comment aujourd'hui
la
situation en Libye est catastrophique
donc
regardez Saddam Hussein Jacques Chirac a
été l'honneur de la France donc
mieux vaut des
dictateurs qui tiennent leur
pays
c
'est ça la renommée
Al-Jussou vous assumez
qui tiennent leur pays que des...
c'est l
'honneur de Jacques Chirac d'avoir refusé l'intervention en Irak
on
paye aujourd'hui l'intervention américaine on paye l'intervention française en Libye
Nicolas Dupont-Aignan et l'invité du Club de la Presse on marque une dernière pause et on revient tout de suite le Club de la Presse d'Europe 1 avec vous Nicolas Poincaré vous êtes accompagné par Arlette Chabot Serge-Julie et Gérard Carrérou et vous recevez le candidat le candidat à la présidentielle mais surtout président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan et Nicolas Dupont-Aignan j'ai vu que vous n'aviez pas été content du tout des images des commémorations de Verdun hier les commémorations donc avec Angela Merkel et François Hollande mais surtout avec ces 4000 jeunes mis en scène par un
cinéaste allemand allemands
et qui ont couru à travers les tombes du cimetière militaire ça vous a choqué
? qu'il y ait 4000 jeunes franco-allemands cela me plaît
la
réconciliation franco-allemande et le travail en commun sur une base égalitaire entre nos deux grands peuples est indispensable
mais
en revanche cette mise en scène au milieu des tombes m'a choqué
peut
-être parce que
j'ai un grand-père pour ceux qui n'ont pas vu les images des jeunes qui ont couru au milieu des tombes avec
les tambours cette mise en scène je n'aime pas cette société de communication artificielle moi j
'ai
un grand-père qui a fait la guerre de 14-18 je n'aime pas qu
'on
court au milieu des cimetières pour faire du spectacle voilà c'est ma
pensée
et bien voilà qui dit Arlet Chabot
les Britanniques vont bientôt voter le Royaume-Uni va se prononcer référendum vous espérez tous les jours
qu
'ils vont dire non que le Royaume-Uni va quitter l'Europe et du coup ça vous ouvre un boulevard vous demanderez vous aussi un référendum pour que les français se prononcent sur la maintien ou la sortie
ou
d'autres conditions posées à la participation à
l
'Union Européenne
je
vais vous surprendre je serai britannique bien évidemment je serai favorable à la sortie
oui
je pense de surcroît que ça peut accélérer la refondation de l'Europe mais en tant que français je ne souhaite pas la sortie nous sommes au coeur de l'Europe je souhaite en revanche qu'on arrête avec cette organisation supranationale non démocratique qui détruit l'Europe la belle Europe qui trahit la belle idée européenne qui nivelle tout par le bas qui donne le pouvoir à des financiers à des bureaucrates
qui
négocient avec la Turquie de manière lamentable
le
traité transatlantique avec les Etats-Unis bref qui est en train de détruire la civilisation européenne
donc je pense
si la Grande
-Bretagne reste dedans si le Royaume-Uni reste à l'intérieur de l'Europe ce sera une occasion parce qu'on fera ouf
à Bruxelles
pour que
d'autres pays se demandent il ne se passerait rien derrière je pense que la
sortie le Brexit accélérerait les choses
mais s'il n'y a pas de Brexit de
toute façon ce système est condamné
de toute façon il y a une négociation il y a une négociation derrière
obligatoirement dans un cas comme dans l'autre en tout cas je suis convaincu qu'il faut absolument en finir avec cette organisation illégitime qu'est l'Union Européenne depuis le référendum de 2005 les français ont voté contre et qu'il faut rebâtir une Europe des nations libres des démocraties chaque peuple maîtrise son destin
et
des projets de coopération pour être plus fort dans la mondialisation
pour
résumer ma pensée
c
'est exactement comme une copropriété
dans
une copropriété le syndic s'occupe des choses que ne peuvent pas faire les différents copropriétaires et bien en Europe c'est l'inverse l'Europe s'occupe de votre papier peint de la couleur de votre moquette de votre cuisine mais ne s'occupe pas des choses importantes qu'on ne peut pas faire seul je veux qu'on redéfinisse complètement les missions de
l
'Union Européenne chaque pays doit contrôler
ses
frontières ses lois
son
budget et sa monnaie
en
revanche nous devons multiplier les projets de coopération scientifique et industrielle pour peser dans le monde et ce qu'on a fait avec Airbus
à
3 ou 4 pays je rêve qu'on le fasse
lutte
contre le cancer voiture propre panneau solaire de demain nanotechnologie autoroute numérique
ce
qui est terrible aujourd'hui c'est que l'Europe se trompe de cible parce que vous avez confié le pouvoir à des gens non élus
qui
assument une forme de dictature
et
c'est là où je pense qu'on ne s'en sortira en France que si on
renégocie
tous les traités
Serge
Nicolas Dupont-Aignan vous avez surpris d'une certaine manière en tout cas certains en signant l'appel des 40 sur une modération des salaires patronaux alors expliquez-nous pourquoi vous avez signé parce que je
suis gaulliste je crois au rassemblement des français et on revient presque à la première discussion sur la loi El Khomri je pense qu'on ne réformera la France que si tout le monde est dans le bateau
et
que si certains qui dirigent ne s'exonèrent pas de toutes les règles
c
'est pareil au niveau politique je voudrais qu'on ne puisse se présenter aux élections que quand on a un casier judiciaire vierge je voudrais je le dis pour tout le monde je trouve inadmissible qu'on puisse se représenter à des élections quand on a été condamné par la justice je voudrais que
les hommes
politiques
s
'astreignent à plus de discipline et je voudrais que les grands chefs d'entreprise comprennent qu'il est amoral
car
oui dans la politique il doit y avoir une part de moralité de gagner en un mois
ce
que gagne un smicard en une vie
quand
monsieur Carlos Ghosn président de Renault qui a délocalisé
bon
nombre d'usines
une
entreprise où l'état est actionnaire ose se payer 700 fois le smic ça veut dire qu'il va gagner en un mois beaucoup plus que ce que gagnera un smicard en une vie
presque
deux
vies c'est 480 fois le smic en une vie je trouve que c'est inadmissible et
c'est inadmissible pour
tous les petits patrons
parce
que vous avez dans notre pays des dizaines de milliers de petits patrons qui se payent rien du tout pour faire vivre leur entreprise et
donc vous êtes pour combien c'est ça moral ? la
pétition c'était 100 et
vous vous êtes pour
200 c'est
ça 200 smic ou 300 après
qu'importe
je pense après qu
'importe
non
puisque vous dites c'est l'objet d'un débat parlementaire
de
la raison vous savez
on
finit cette émission moi j
'ai
l'impression que parfois on est dans une société totalement indécente et quand il n
'y
a plus de décence
il
n
'y a
plus de société c'est le chacun pour soi c'est une sorte de déliquescence générale et ce qui fait le plus de peine aujourd'hui quand on voit notre pays c'est ce sentiment du chacun pour soi et bien c'est le rôle d'un homme politique et surtout d'un homme d'état de dire voilà il y
a
certaines règles et ensemble on va rebâtir le pays autour d'un compromis économique, social sécuritaire aussi parce qu'il faut protéger les français des frontières et je suis convaincu qu'on peut s'en sortir moi je suis convaincu que mon pays peut s'en sortir
merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan était l'invité du club de la prêche je rappelle le titre de votre livre programme chez Fayard ça s'appelle c'est sorti il y a quelques semaines France Lève-toi et marche vous répondiez ce soir aux questions d'Arlette Chabot de Serge Julie et de Gérard Carrero
et de Gérard
Carrero et de
Gérard
Carrero
Nicolas Dupont-Aignan