SÉBASTIEN CHENU : « Un pays endetté, c'est un pays qui perd de sa souveraineté ! » (RTL)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteRéponse directe
Dans quel contexte serait-il sanctionné précisément ? De quel montant serait cette amende ?
- 1:29RelanceRéponse directe
Quel amende ? Quel contexte ? Quel périmètre ? Quel voile ?
- 3:38FerméeRéponse partielle
Allez-vous, oui ou non, censurer ?
- 4:01FerméeRéponse directe
Vous êtes prêts à censurer cette fois encore, c'est sûr, c'est garanti ?
- 4:33RelanceÉludée
Quand allez-vous nous dire que vous vous censurez ?
- 5:05OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes prêt à assumer la portée d'une loi spéciale pendant un an ou plus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45PrésentateurFait
« Marine Le Pen a souhaité, si demain elle est élue présidente de la République, souhaite en tous les cas que notre pays, notre démocratie soit quelque chose de vivant et installer, instaurer un certain nombre de référendums. »
- 1:45PrésentateurFait
« Donc là, c'est simple, c'est le voile islamique, celui qui est revendiqué comme tel, sera interdit sur notre territoire. »
- 2:10PrésentateurFait
« Vous savez, quand il y a eu le port du masque, eh bien, cette interdiction, cette obligation du port du masque, elle a été appliquée par des amendes. »
- 6:13PrésentateurChiffre
« c'est 125 milliards d'euros d'économie que nous voulons faire sur un quinquennat »
- 8:32PrésentateurFait
« la situation que va laisser Emmanuel Macron, qui a fait sauter la banque, ouvert le pays à tous les vents et fait sauter la banque, est tellement grave qu'évidemment, demain nous avons la possibilité d'avoir devant nous une crise obligataire. »
- 11:04Invité politiqueFait
« Jordan Bardella, il va assumer à 200 000% chaque ligne de votre programme, notamment je pense aux retraites qui prévoient, Marine Le Pen l'a confirmé, 42 ans de cotisation, un âge de départ de 60 à 62 ans. »
- 13:23PrésentateurFait
« La candidate qui est en tête de tous les sondages, nous prenons ça avec beaucoup d'humilité, beaucoup de mesures, ne pourrait pas être financée, ne pourrait pas trouver une banque française pour l'aider à se financer. »
- 16:44PrésentateurFait
« C'est désespérant pour les électeurs LR de voir ces chapeaux à plumes qui n'ont qu'une vocation, c'est à aller soutenir en réalité Édouard Philippe. »
- 21:18PrésentateurFait
« On ne souhaite pas sortir de l'Union Européenne. »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Sébastien Chenu27 %
- ?3 %
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Bonjour à
tous, bonjour Sébastien Chenu,
merci beaucoup d
'être
avec nous aujourd'hui. Vous êtes vice-président du Rassemblement National, vous êtes député du Nord, c'est votre rentrée politique avec nous sur ce plateau, votre première interview télé-radio. Merci de nous l'accorder. Pour nos téléspectateurs, le QR code, maintenant vous y avez accès chaque matin, vous flashez,
vous
scannez, vous posez vos questions très directement à nos invités. Vous verrez, ça marche très bien. On va reparler de budget dans un instant, préparez-vous, je vais vous demander si vous allez censurer. Mais d'abord, le RN veut sanctionner le port du voile par une amende, c'est ce que confirme Jean-Philippe Tanguy ces dernières heures. Dans quel contexte serait-il sanctionné précisément de Guelph ou de quel voile parle-t-on et de combien, de quel montant serait cette amende ? Soyons concrets pour
commencer. Vous avez raison, il y
a
des menaces qui pèsent sur notre pays. L'islamisme, l'islam radical fait partie de ces menaces. Marine Le Pen a souhaité, si demain elle est élue présidente de la République, souhaite en tous les cas que notre pays, notre démocratie soit quelque chose de vivant et installer, instaurer un certain nombre de référendums. Après le référendum sur l'immigration, nous proposerons un référendum aux Français pour combattre l'idéologie islamiste. Et pour combattre une idéologie, il faut la définir. Quand on la définit, on définit ses moyens, ses modes de financement, ses modes d'expression, ses relais, ils peuvent être associatifs, mais aussi ses signes extérieurs. Nous considérons aujourd'hui, ça n
'a
peut-être pas toujours été le cas dans le temps, mais dans tous les cas que le voile, aujourd'hui, lorsqu'il est arboré, il est un signe de soumission, il est un signe d'enfermement, il est un relais de l'islam le plus radical.
Encore une fois, soyons très concrets. Quel amende ? Quel contexte ? Quel périmètre ? Quel voile ?
Ça, c'est le contexte. Pourquoi nous le faisons ? Parce que nous considérons qu'effectivement, c'est un signe de soumission de la femme. Ça, c'est le contexte. Ensuite, comment on y vient et comment on applique ça ? Vous savez, nous avons regardé comment les choses se faisaient, notamment, on a vu que l'Abbaya, par exemple, d'abord dans les services publics, avaient été interdits. Donc, on a pu voir que lorsqu'il s'agit de définir un vêtement, eh bien, le législateur réussit à définir ce qu'est un vêtement. Donc là, c'est simple, c'est le voile islamique, celui qui est revendiqué comme tel, sera interdit sur notre territoire. Comment faire appliquer cette interdiction ?
Mais là aussi, nous avons regardé les interdictions. Vous savez, quand il y a eu le port du masque, eh bien, cette interdiction, cette obligation du port du masque, elle a été appliquée par des amendes. Vous avez des interdictions dans notre pays multiples et variées. Elles sont appliquées.
Sur la mise en application,
j'entendais encore ce matin, dans mon taxi, en venant, des archives de Jean-Den Bardella, et c'était il n
'y a
pas si longtemps qu'il disait que tout ça, c'était un peu compliqué, application compliquée, il faut y aller étape par étape, extension de la loi de 2004, pourquoi pas ? Il l'a encore défendu, ce point de vue visiblement, entre vous, assez récemment. Il y
a
des dissensions en interne. Non, non, on
recherche... Est-ce que vous doutez
vous-même
de l
'application ? Non,
pas
du tout. Moi, je suis très acquis à ça, et on cherche la meilleure solution. Vous savez, moi,
j
'étais très, cet été, étonné de recevoir une proposition d'une députée LR qui veut interdire de fumer en voiture. Au-delà de la bêtise absolue de cette proposition de loi, il
y
a autre chose à faire, sincèrement, dans notre pays, qu'interdire de fumer en voiture. Je me suis dit, mais cette députée LR, comment elle va faire appliquer cette interdiction ? Il y a des interdictions dans notre pays qui seraient, comme celle-ci, difficiles à appliquer. Et il y a des obligations et des interdictions dont on a vu dans notre pays qu'elles étaient parfaitement applicables. Je vous ai parlé de la baïa dans le secteur public, je vous ai parlé de l'interdiction, de l'obligation du masque, mais je pourrais vous parler d'autres interdictions qui sont évidemment appliquées et applicables.
Un peu plus tard dans cette interview, quand vous serez face à Christophe Barbier, qui nous rejoindra dans une poignée de minutes. Maintenant, je voudrais qu
'on
parle du budget. Le Premier ministre, ce week-end, il a esquissé, dit-il, un budget 2027 réversible après l'élection. Il voudrait un budget de premier semestre. Allez-vous, oui ou non, censurer ? Y a-t-il là de matière à vous rassurer
?
La situation, avant de nous rassurer, elle est catastrophique. Le Premier ministre le dit à mot couvert, mais c'est vrai que les 3500 milliards d'euros de dettes, l'explosion du déficit, là aussi, il faut toujours savoir de où on part, c'est catastrophique. Et la dégradation des comptes, elle n'est pas demain, elle est aujourd'hui. Vous allez censurer
? Nous, nous
avons toujours censuré les budgets jusqu'à présent. Pourquoi
?
Et vous êtes prêts à censurer cette fois encore, c'est sûr, c'est garanti ? Est-ce qu
'on l
'annonce ? Ce qu'on veut voir, c'est que le texte du Premier ministre, ils sont dans un brouillard absolu. Qu'est-ce qu'ils nous réservent ? Ils ont profité de l'été pour augmenter les franchises médicales sur les soins dentaires de première nécessité, les premiers soins dentaires, pas des soins de confort. Ils ont profité de l'été pour faire ce coup dans le dos des Français. Est-ce que derrière, ce sera encore des augmentations d'impôts ? Je vous rappelle qu'ils commencent toujours leur discours à la fin de l'été, en disant non, non, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts, mais à la fin, on s'aperçoit que les Français payent très cher.
Quand allez-vous nous dire que vous
vous censurez ? Dès qu'on connaît le
texte, vous savez, pour censurer un texte, il faut l'avoir.
Mais quoi qu'il en soit.
Est-ce que vous, vous connaissez les lignes ? Non,
mais
Jean-Luc Mélenchon, lui, il a pris les devants et dit on
censure. Mais d'accord, mais nous, on n'est
pas pavloviens, on n
'est
pas des animaux qui réagissons. Pavlov, c'était le concept du chien qui aboie. Voilà, c'est ça le concept de Pavlov. Donc nous,
on
n'est pas pavloviens, si vous préférez. On attend, et on l'a toujours fait. On s'est toujours déterminés par rapport à, évidemment, un texte budgétaire qui ne sort pas. Quoi
qu'il en soit, sur le fond,
est-ce que vous êtes prêt à assumer, Sébastien Chenu, la portée d'une loi spéciale pendant un an ou plus ? Parce que cette fois, ce ne serait pas quelques semaines, encore une fois, ce serait certainement au-delà même de l'élection, avec des mesures qui ne passeraient pas, importantes pour la défense, même pour l'aide aux agriculteurs. Peut-être des manques à gagner pour vous-même si vous arriviez au pouvoir
en mai
2027.
Il y a plusieurs
questions dans votre question. Si le gouvernement pense qu'il va pouvoir faire du chantage en disant « Ah ben, si vous ne soutenez pas le budget, c'est tant en moins pour les agriculteurs », si c'est ça, son mode de fonctionnement, ça ne
va
pas marcher.
C'est quoi ? C'est du chantage pour vous ? Oui,
ce chantage-là, il ne
va
pas marcher. Moi, je pense que le gouvernement devrait d'abord ne pas y aller par petits pas. C'est-à-dire que l'idée du rabot, voyez-vous, ils ont l'idée de désindexer, je ne sais pas s'ils ont jusqu'au bout, personne ne le sait, les retraites au-delà de 3 000 euros de retraite, désindexer les retraites au-delà de 3 000 euros de retraite. Ou 2 000, on n'a pas le chiffre. Ou 2 000, en tous les cas, je me réfère à Christian de Boissieu qui dit que ça rapporte 3 milliards d'euros. Donc on est très loin du compte. Donc si l'idée,
c
'est de passer des petits coups de rabot partout, alors que nous, nous pensons qu'il faut faire des économies très importantes, je vous rappelle que dans notre programme, celui que portent Jordan Bardella, Marine Le Pen, c'est 125 milliards
d'euros d'économie
que nous voulons faire sur un quinquennat, et bien nous, nous avons une discipline. Et puis je les appelle à
abandonner un certain nombre de choses. Mais pardon, elles passent par où
ces dépenses
? J'y viens,
mais
attendez. 125 milliards. Pendant l'été, on a vu que la confiance était rompue en ce qui concerne notamment les fuites de données qu'il
y a
eu à la direction des finances publiques, dont la directrice d'ailleurs est toujours en poste, le ministre du Budget est
toujours en poste. Donc vous demandez cette démission
?
Nous, nous pensons qu'il faut revenir sur la facturation électronique. Je le dis, le gouvernement devrait commencer à la rentrée en disant, nous allons suspendre cette facturation électronique parce que la confiance est rompue.
Je lisais dans Le Monde que Marine Le Pen devrait présenter un projet, on va revenir sur la règle d'or, c'est un troublant mont de terre pour certains dans votre programme, avec un plan décrit aussi comme historique et très très violent, je cite, de réduction de dépenses publiques. 125 milliards, vous venez de le dire, ça passe par où ? Elles passent par où ces dépenses ? Dites aux Français quel sera le
contrat des dépenses publiques ? Nous les
listons de façon très précise. Nous avons d'ailleurs, c'est pas un mystère, nous considérons que l'immigration aujourd'hui coûte très cher aux Français, le poids de
l
'immigration, les aides sociales, je regardais un petit peu, et pas seulement l'aide médicale d'État, mais les aides au logement, les aides sociales en tout genre, coûtent plusieurs milliards d'euros aux Français par an. Nous considérons que là, il y a le concept de cette priorité nationale que nous voulons faire adopter. Nous considérons que lorsqu'on est un citoyen français, on doit pouvoir accéder à une aide nationale, mais lorsqu'on n'est pas français, eh bien on n'a évidemment pas cette même priorité. Il y a toutes ces agences d'État, je rappelle que Marc Toiti, qui est un économiste qui n
'est
pas au Rassemblement National, est bien loin de là, dit qu'il y a pour plus de 100 milliards d'euros d'économies à faire sur les agences. Donc vous voyez,
là il y a des marges.
Vous
voyez que
votre plan d'économie intéresse les Français ? On aura une question de Français dans quelques instants sur le sujet. Alors je me permets de m'arrêter quand même sur la règle d'or. Marine Le Pen a annoncé devant le MEDEF, je suis bien placée pour le savoir, j'y étais,
que le RN
se fixe une règle d'or budgétaire limitant le déficit à 3% du PIB. C'est celui qui est fixé par l'Union Européenne. Alors on lit Big Bang, historique, changement d'ADN du Rassemblement National. Mais c'est vrai en même temps Sébastien Chenu, quel changement de cap ? Pourquoi ce retournement ? Rassurez les marchés, je comprends bien, mais est-ce dire aujourd'hui ? Effectivement, l'Union Européenne avait raison depuis toutes ces années, elle que vous taxez d'être un étau et de tuer notre souverainisme.
Nous
on est souverainistes et vous le rappelez, un pays endetté, c'est un pays qui perd de sa souveraineté. Et là, la situation est tellement grave, la situation que va laisser Emmanuel Macron, qui a fait sauter la banque, ouvert le pays à tous les vents et fait sauter la banque, est tellement grave qu'évidemment, demain nous avons la possibilité d'avoir devant nous une crise obligataire. C'est-à-dire que les marchés ne vont pas nous prêter à 3,5 ou 4%, mais pourraient demain le faire évidemment avec des taux beaucoup plus importants. Je rappelle que ça n
'a
pas toujours été le cas. Dans le passé,
il
y a eu des taux qui étaient beaucoup plus faibles. Ils avaient la possibilité de réinjecter de l'argent dans l'économie réelle, de réindustrialiser le pays. Ils ont fait des chèques pour s'assurer un maintien politique. Donc ils ont loupé des coches. Mais nous, nous considérons qu'effectivement, désormais, il est nécessaire d'envoyer ce signal avant une bascule économique du pays.
Il faut un référendum sur la règle d'or, comme le veut par exemple Edouard Philippe
? Non,
c
'est une trajectoire. Je ne
crois
pas qu'il faille un référendum, parce que c'est une trajectoire, si vous voulez, une règle d'or. La règle d'or, ce n
'est
pas se serrer la ceinture. C'est une trajectoire, un objectif qu'on se fixe et qui, évidemment, rassure les marchés, rassure ceux qui nous prêtent. Parce que je vous rappelle que le jour où on ne nous prête plus à des taux qui sont ceux que nous connaissons, qui sont déjà très hauts, eh bien, c'est la situation de la Grèce. Donc moi, je ne veux pas en venir là. Nous,
on
est des gens responsables, on est des gens sérieux. Quand j'entends M. Mélenchon dire « on va brûler la dette », tout ça n'est pas sérieux. Alors vous me direz, à partir du moment où il sait qu'il ne sera jamais élu, il peut raconter n'importe
quoi.
Nous, on a cette lourde responsabilité de se dire qu'on va devoir redresser les comptes du pays.
Je parle de l'Europe, je voudrais juste souligner ce que certains estiment être quand même une relation complexe à l'Union européenne. L'Islande, ce week-end, a rejeté les négociations d'adhésion à l'UE, consultées samedi par référendum. Ils ont dit non. Marine Le Pen, elle a réagi dans un tweet.
Elle
a dit « l'adhésion à l'UE n'est pas l'horizon naturel de toute démocratie. Les peuples doivent pouvoir décider eux-mêmes. Ce vote rappelle qu'une autre Europe est possible, une Europe des nations libres, souveraines, coopérant, etc. » Je voudrais vous montrer une réponse très directe à Marine Le Pen sur les réseaux sociaux. Celle de Jacques Attali.
Il
écrit
ceci. Super comme expert.
Exactement le message que Poutine voulait lire, à moins qu'il ne l'ait dicté. Je
vous laisse réagir. Non, mais
pas de leçon de M. Attali qui a coulé le pays. M. Attali,
il
est depuis les années 80, depuis Mitterrand, l'un des artisans du résultat de ce que nous vivons aujourd'hui. Donc, ce n
'est
pas ce monsieur qui va faire des leçons et nous raconter n'importe quoi et encore agiter les espèces de menaces russes. Je reviens sur la règle d
'or
parce que c'est important. La règle d'or, ce n
'est
pas suffisant. Il faut en parallèle des économies. Règle d'or plus économie, ça rend effectivement un discours et une proposition qui est crédible et fiable. C'est là où le sérieux qui est le nôtre se montre.
–
Jordan Bardella, il va assumer à 200 000% chaque ligne de votre programme, notamment je pense aux retraites qui prévoient, Marine Le Pen l'a confirmé, 42 ans de cotisation, un âge de départ de 60 à 62 ans. Il n
'y
aura pas une feuille de papier entre eux sur ce point-là. Il a dit cette semaine, ce week-end encore, qu'il assumait sa propre sensibilité pour entreprise. –
Ce ne sont pas des clones,
Marine Le Pen et Jordan Bardella, ce n
'est
pas
des
clones. Ils ont des approches, des sensibilités, etc., qui leur sont personnelles. Mais ils font le programme ensemble et ils l'ont porté, déjà je vous le rappelle, aux élections européennes deux fois ensemble, aux élections législatives deux fois ensemble. Donc évidemment, ils portent le même programme, programme auquel s'associent d'ailleurs nos alliés, que ce soit de l'UDR, Éric Sautier, que ce soit Marion Maréchal, qui elle aussi est peut-être plus libérale en économie que nous. Mais nous considérons qu'effectivement, et Marine Le Pen l'a rappelé devant vous, devant le MEDEF, que sa position sur les retraites, c'était un choix de société qui était guidé par un choix de justice.
Évidemment, cela a un coût, 9 milliards, nous l'avons évalué ainsi. Évidemment, ça veut dire faire entrer plus de jeunes sur le marché du travail beaucoup plus tôt. Ça veut dire qu'il faut travailler sur ces domaines-là. C'est aussi ce que n'ont pas fait les autres. Mais nous considérons que ce choix de société, pour les Français qui ont travaillé très tôt, très difficilement, il est nécessaire. Je
voudrais vous parler du financement de votre campagne. Jordan Bardella lui a encore affirmé qu'aucune banque française à ce jour n'a pour l'instant accepté de prêter de l'argent au RN. Pourtant, le 20 juillet dernier, Sébastien Lecornu a réuni des grandes banques françaises pour dire qu'il fallait faire un geste en vue de la présidentielle et les convaincre d'accorder un prêt Marine Le Pen, notamment parce qu'il a des craintes d'ingérence étrangère. Comment vous l'expliquez, que ces banques ne répondent pas à l'appel ? Comment vous le verbalisez ? Pour
vous, c'est quoi ? Comment vous le qualifiez ? Parce
que ces banques ont peur, en termes d'image, de ne pas plaire à des gens comme M. Attali. Voyez-vous, les dirigeants de banques, ce système un peu élitaire, élitiste, a peut-être peur, effectivement, d'être associé. Mais moi, je pense qu'être associé au premier parti de France, c'est plutôt un grand honneur.
Qu'est-ce que vous faites ce matin ? Vous lancez un appel ? Et si oui, vous lancez un appel à qui ?
Mais nous, nous avons toujours été présents, nous avons toujours eu d'abord un soutien important, financier de nos adhérents, de nos militants. Nous serons évidemment présents, mais le vrai scandale, ce dont tout le monde devrait se scandaliser, c'est le premier parti de France. La candidate qui est en tête de tous les sondages, nous prenons ça avec beaucoup d'humilité, beaucoup de mesures, ne pourrait pas être financée, ne pourrait pas trouver une banque française pour l'aider à se financer. Ceci n'est pas raisonnable, n'est pas acceptable dans une démocratie.
Quand vous pensez qu'un certain nombre de partis d'extrême-gauche, que le parti communiste va peut-être trouver une banque, enfin, où sommes-nous ? Nous considérons qu'effectivement, les banques doivent aujourd'hui, elles savent que nous serons remboursés par l'État, il
faut
faire plus de 5%, il y
a
peu de chances que nous fassions moins de 5%, donc le risque est très très limité. Nous leur disons, faites cet effort de démocratie.
Depuis 2017, les partis politiques ne peuvent plus emprunter à des banques qui ne sont pas européennes, mais dans le spectre européen, vous avez des solutions quand même ?
Ce n
'est
pas ma partie et notre trésorier qui a
mis
le faire. cherche et nous trouverons une
solution pour être présent. Je
vais quand même vous poser des questions très concrètes.
Ils
vous montrent combien à ce stade ?
Je ne sais pas, alors là,
je suis absolument incapable de vous répondre sur ce qui nous manque. Nous avons une réunion aujourd'hui de bureau exécutif, nous ferons probablement le point.
N'hésitez pas
à nous donner
les infos à l'issue de la réunion. Au moment
de cette rentrée, je suis incapable de vous le dire.
Mais
à quel point ça gêne votre campagne ? Quelles sont les conséquences actuelles ?
Aujourd'hui,
une campagne, elle n'a pas encore totalement commencé, mais demain, il faut pouvoir être capable de s'exprimer sur les réseaux sociaux, ça coûte beaucoup d'argent. De tenir des meetings dans toute la France, ça coûte beaucoup d'argent. Donc effectivement, si on ne veut pas être limité dans notre capacité à rencontrer les Français avec les moyens modernes d'une campagne électorale, il faut un financement transparent, nécessaire, comme tout autre parti politique.
Autre question d'actualité, c'est Éric Ciotti, le maire de Nice, qui veut installer le drapeau français dans toutes les écoles. Et il veut aussi lever des couleurs hebdomadaires avec chaque matin la Marseillaise. Il veut instaurer ça entre maintenant la rentrée et les vacances de la Toussaint. Marine Le Pen, présidente, ce serait comme ça dans toutes les écoles
de France
? Vous lui poserez la question, mais moi, en ce qui concerne la mesure d'Éric Ciotti à Nice, il se trouve que j'étais devant les militants de Nice et de Cannes samedi dernier, j'ai pu mesurer. C'est une mesure qui me semble être non seulement très populaire, mais très bienvenue. C'est-à-dire que l'idée de se réapproprier le drapeau français, que des gamins puissent effectivement s'attacher à travers des gestes symboliques extrêmement forts à l'histoire de notre pays, à ce qu'elle est, je pense que c'est un facteur de cohésion. Je l
'ai
vu hier aussi dans les cérémonies, vous savez, de libération des villes. J'étais dans la commune de Thien, dans ma circonscription. Les enfants devant le drapeau français, chantant la Marseillaise, ça dit quelque chose. Ce n
'est
pas anecdotique. Donc moi, je pense qu'il faut faire vivre les symboles de notre unité nationale.
Alors
ce week-end, nous avons eu des candidats, des presque candidats, des éventuels candidats et des pas candidats. Je vais commencer par Sébastien Lecornu. Il le dit,
pas
candidat. Est-ce que c'est une clarification saine, bienvenue, le Premier ministre qui ne sera
pas candidat ? Oui, je pense qu
'il a autre chose à faire que d'annoncer une candidature. Enfin, vu l'état du pays et vu ce qu'il a fait depuis 10 ans en Macronie, puisque je vous rappelle qu'il est là depuis le premier jour, Sébastien Lecornu, il ne manquera plus qu
'il
soit fier et content de venir essayer de défendre un bilan. Donc bon, il dit ce qu'il veut, M. Lecornu.
À droite, il
y a
de plus en plus de voix qui s'élèvent pour une primaire. On a Laurent Wauquiez qui s'est exprimé. Vous savez qu'il
y a
beaucoup, François Bayrou, pardon, et puis d'autres voix encore, M. Lissna. Dans le fond, ça vous arrangerait qu'il
y ait
une primaire de la droite ? En somme, il s'écharperait et un candidat sortirait, mais sortirait abîmé. Au contraire, vous le redoutez, parce qu'il y aurait bel et bien un candidat, et un seul candidat légitime et renforcé.
Moi, je dis que c'est désespérant pour les électeurs LR de voir ces chapeaux à plumes qui n'ont qu'une vocation, c'est à aller soutenir en réalité Édouard Philippe. Voilà ce qu'ils feront. Ils trahiront évidemment leurs électeurs. La trahison n
'est
qu'une question de date, écrivait Talleyrand. Eh bien, moi, je dis aux électeurs des Républicains, n'attendez pas des pseudo-primaires, des pseudo-candidats qui seront incapables de gagner cette élection, mais qui, à la fin, iront vous la faire à l'envers en soutenant Philippe ou Attal, ou même peut-être, comme on l
'a
vu avec Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, venez vers nous. Moi, je le dis aux électeurs des Républicains, venez vers nous, si vous voulez vraiment, le changement, le redressement de la France, de ses comptes publics, un changement sur l'immigration. Bref, le vrai changement, il est avec nous. Vous n'avez rien à attendre, électeurs des Républicains, de ces chapeaux à plumes.
Et ont-ils
quelque chose à attendre de Dominique de Villepin qui dit sa volonté d'être candidat, lui
?
Mais vous le classez à droite, vous le classez où ? Vous
vous le classez
où
? Je ne
sais
pas, c'est l'ambassadeur d'un certain nombre de puissances étrangères. Voilà où je le classe. Mais pour l'instant, Dominique de Villepin, je ne
vois
pas tellement ce qu'il apporte au débat, à part un soutien à Jean-Luc Mélenchon, probablement parce que lui-même est, je vous le dis, le VRP de quelques puissances islamistes.
Je ne
peux
pas ne pas... Alors ça, il faudra encore le démontrer. Je pense qu'il aura l'occasion de vous répondre, bien évidemment. Je voudrais bien sûr parler d'Olivier Faure. Il a déclaré sa candidature à la primaire socialiste. C'était sur TF1 hier soir. Comment vous regardez ce qui se passe à gauche
? Olivier
Faure, c'est celui qui ne censure pas Sébastien Lecornu, mais qui soutient Jean-Luc Mélenchon. Bon, laissons tous ces gens à leur bidouillage. Rien à attendre des vieux partis pourris qui représentent les LR et le Parti socialiste. Ils seront fidèles à eux-mêmes. La tambouille, la magouille. M. Faure ira derrière Jean-Luc Mélenchon, évidemment, tout comme M. Retailleau ira derrière Édouard Philippe ou Gabriel Attal.
Petite question rapide, parce qu'il y a les questions français qui nous attendent. Si Marine Le Pen accède au pouvoir en mai 2027, vous seriez au gouvernement ? Quel ministère vous
aimeriez avoir ?
Non seulement, je n'en sais rien du tout. D'abord, il faut gagner une élection. Ensuite, Marine Le Pen sera, et son premier ministre Jordan Bardella, très capable de décider qui fait quoi. Nous, on veut que ça marche. Voyez-vous, j'ai envie que ça marche, cette affaire. Le défi qui est face à nous de redresser la France est tellement immense qu'on va avoir besoin de beaucoup de bonne volonté.
Bon, alors, je vous reposerai la question. La prochaine fois que vous viendrez, vous avez le temps de réfléchir à nouveau à la question. Les questions de français, allez, on les regarde ensemble. Nous avons une question de Vincent qui est à Damien, dans la Somme. Il vous dit ceci. Vous promettez à la fois de baisser la TVA sur l'énergie, la suppression de l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans, le retour à la retraite à 60 ou 62 ans pour les carrières longues, le tout sans dégrader le déficit public. Il vous dit, en gros, concrètement, quelles dépenses publiques coupez-vous dès le premier mois pour financer sans compter sur d'hypothétiques gains liés à l'immigration ?
C'est intéressant. C'est ce qu'a proposé Marine Le Pen. Si c'est le premier mois, immédiatement, nous avons 128 taxes à faible rendement. Des taxes qui rapportent très peu mais qui ennuient tous les Français. Je vous donne par exemple, ou qui nourrissent des agences. Par exemple, une taxe sur les permis de chasse. Vous avez des multitudes de petites taxes qu'on a du mal à collecter, qui ne rapportent pas grand-chose mais qui ennuient les Français. Eh bien, cette taxe, par exemple, sur les permis de chasse, comme il y
en
a une sur le ski de fond, une sur la collecte d'eau, etc. Ces 128 petites taxes, elles seront évidemment tout de suite supprimées. Voilà une réponse très concrète.
Jean-Luc, à Herstal, en Belgique, parce qu'on nous écrit même depuis la Belgique, ça intéresse au-delà de nos frontières. Est-ce que l'élection de Marine Le Pen rimera avec réduction du soutien à l'Ukraine ?
Non, le soutien à
l
'Ukraine sera toujours celui que nous avons exprimé. C'est-à-dire un soutien pour que l'Ukraine puisse défendre ses lignes, évidemment, mais aussi une action qui sera peut-être plus dynamique pour essayer d'arriver à rassembler tous les protagonistes autour de la table et arriver enfin à la paix. Car je vous le rappelle, Marine Le Pen l'avait dit, si on ne va pas vers des actions diplomatiques pour aller vers la paix, alors c'est la guerre de cent ans. On est plutôt parti, depuis que c'était Emmanuel Macron, vers une guerre de cent ans.
J'esquisse un sourire parce que je vois le prénom de la prochaine personne qui vous pose une question, c'est Jordan de Paris.
Je ne sais pas si c'est Jordan Bardella lui-même.
Une blague ou, en tout cas, la question, elle est là. Dans l'hypothèse d'un quatrième échec consécutif, la page Marine Le Pen serait-elle définitivement tournée, d'autant plus que Jordan Bardella est prêt à prendre le relais
?
Écoutez, pour l'instant, ce n
'est
pas la situation la plus plausible, puisque nous faisons, mais je le prends avec encore beaucoup d'humilité, la course en tête que Marine Le Pen est affichée comme pouvant battre tous les autres candidats au second tour, donc on est plutôt sur l'hypothèse de gagner cette élection présidentielle. Donc viendra le temps de se poser la question de la suite de ce que souhaitera faire Marine Le Pen, mais pour l'instant, ce qu'elle souhaite faire, c'est gagner et redresser le pays, et avec Jordan comme Premier ministre.
Alors, Richard de Niederbrun, j'espère que je n'écorche pas, c'est dans le barin. Bonjour à vous, Richard. Donc, ce n'est pas clair pour moi, est-ce que le RN souhaite sortir de l'UE ? C'est vrai qu'on a quelques questions comme ça, pour les
spectateurs, ce n'est pas forcément clair. Mais c'est clair, on ne souhaite
pas sortir de l'Union Européenne. Il
y
a un certain nombre de dispositifs qu'on souhaite revoir. Je pense par exemple à Schengen. Vous savez, quand vous êtes un étranger, vous arrivez, vous mettez le pied sur le sol européen dans n'importe quel pays. À partir du moment où vous êtes là, dans un des pays européens, vous pouvez aller dans tous les autres. Nous souhaitons revoir effectivement un certain nombre de dispositifs. On souhaite faire évoluer l'Union Européenne. On souhaite la changer. Il se trouve que maintenant, on a des alliés. On a des pays qui pensent comme nous. Donc, si demain, nous arrivons au pouvoir, nous allons faire changer les règles de l'Union Européenne.
Et pour cela, on a des leviers, notamment le levier de la contribution. La France donne beaucoup d'argent à l'Union Européenne. On reçoit moins qu'elle ne donne. Eh bien, nous allons pouvoir dire à la Commission, nous souhaitons des changements radicaux.
On prend encore une question de Français.
C
'est Cep qui est à Aulnay-Soubo, en Seine-Saint-Denis. Qui dit ceci, Sarah Knafo. Et pour retirer les taxes sur les successions, qu'en pensez-vous ? Quelle
est
votre position ? On a entendu quand même pas mal de positions ces derniers jours. Tout prendre au
-delà
d'une certaine somme, etc. Les méga héritages et ORN, on n'en pense
pas. C
'est ça que Knafo a bien lu notre programme, puisque ça fait longtemps que nous, on plaide pour alléger les droits de succession. Mais j'ai vu que dans ses propositions, elle faisait autant de dépenses que d'annulations, que d'économies. Donc en fait, c'était un jeu à somme nulle qui n
'est
pas très crédible. Mais sûr, en tous les cas, les droits de succession, ça fait longtemps qu
'on
porte. Je suis content qu'elle nous rejoigne.
Il est venu, il est là. Il nous a rejoint, lui.
C
'est Christophe Barbier. Bonjour à vous, Christophe. Bonjour, Milly. Bonjour,
c'est la Session. Vous souhaitez revenir
sur un point particulier, la question du voile. Oui, vous
l'avez évoqué. Le problème, c'est l'application. Il y a des voiles islamiques évidents, et puis il y a le foulard sur la tête, le turban. Comment distinguer une jeune fille qui sort de la piscine, les cheveux mouillés, qui se couvrent la tête, d'une jeune fille sous oppression ?
Pardonnez-moi, mais ça, c'est l'argument de ceux qui ne veulent rien changer.
C'est l'argument des policiers qui disent qu'on a autre chose à
faire. Mais l'argument de... On nous a fait la même chose sur le masque, vous vous rappelez ?
Le masque, c'est clair.
Non, on disait, il y
a
un petit masque, il est transparent, il ne
l'est
pas bon. En tous les cas, moi, ce que je crois, sur la baïa, on avait dit, mais comment est-ce qu'on va mesurer la baïa, la descente de l'uniforme, enfin de
l'uniforme islamiste ?
Sur les
cheveux, c'est plus compliqué,
concrètement. Non. Un voile qui est revendiqué ou qui est perçu comme, évidemment, un voile islamique, un voile religieux, est interdit dans notre pays.
Et s'il y a un doute, on s'abtient. On verbalise
ça. Non seulement le législateur, ça fera partie du débat que peut faire le législateur, mais moi, je fais confiance au bon sens de
notre police. Le voile
revendiqué, c'est la longueur, la couleur, l'aspect
?
Il y a plusieurs façons de regarder le voile islamique. Vous allez sur les réseaux sociaux, vous tapez voile islamique, vous avez d'assez bonnes définitions. Mais dans la définition que nous voulons mettre de l'islam radical, il y a le voile, il y a un certain nombre, effectivement, de représentations de cet islam radical. Le voile en fait partie.
Et
aujourd'hui, personne n'est dupe. Quand vous croisez une jeune fille qui est voilée, on sait très bien faire la différence.
Le
bon sens,
ça
existe.
Le
référendum que vous voulez proposer aux Français, c'est pour changer la Constitution et inscrire des termes qui permettraient ce contrôle ? Ou c'est pour faire valider une loi, article 11, spécifique contre ce voile ?
Non, c'est pour ne pas être contredit par un certain nombre de traités ou de dispositions européennes. À partir du moment où ce sont les Français qui s'expriment par référendum,
et
bien effectivement, ça entre dans la Constitution. Et de là, les traités ou dispositions européennes ne peuvent plus nous contredire. Et quelle question sera posée aux Français ? Ah ben c'est un texte qui est... Vous savez que sur les référendums, on pose une question par rapport à un texte. Sur Maastricht, moi, quand j'avais voté pour la première fois de ma vie contre Maastricht, on nous avait donné un texte qui était très très dur. Le traité de Maastricht, qui était très aride. Quand Marine Le Pen propose un référendum sur l'immigration, elle propose un projet de loi. C'est la même chose.
Un projet de loi qui d'ailleurs est déjà écrit, avait déjà été présenté il y a quelques années, dans lequel on explique ce qu
'est
l'islamisme radical, l'islam radical. On explique les termes, ses représentations, ses financements, ses relais. Et la question c'est, êtes-vous d'accord avec ce projet de loi, oui ou non ? Comme pour Maastricht, êtes-vous d'accord avec le traité de Maastricht, oui ou non ? Exactement pareil. Vous en avez parlé au syndicat de policiers
?
Nous discutons avec un certain nombre de syndicats policiers, évidemment, régulièrement. Et c'est vrai que nous, nous souhaitons, évidemment, faciliter la tâche des policiers. Nous souhaitons recruter davantage. Nous souhaitons qu'ils soient sur des objectifs, qu'ils soient des objectifs sérieux. C'est vrai que faire courir des policiers derrière des gens pour les empêcher de fumer dans une voiture, comme le propose une députée LR, ça n'a pas beaucoup de sens. Mais pour la paix civile, pour l'interdiction, pour freiner l'islam radical, effectivement, nous considérons que les policiers sont le bras de l'État pour le faire le mieux possible.
Sébastien Chenu, merci d'avoir été votre invité ce matin. Merci à vous, Christophe Barbier.
Sébastien Chenu