"Pas un parti comme les autres" : sur RTL, Marylise Léon confirme que la CFDT ne "parlera pas aux candidats de l'extrême droite" durant la campagne de 2027
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:30OuverteRéponse directe
La CFDT est prête. Est-ce que le gouvernement les trouve où, ces milliards ?
- 2:37OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui serait acceptable pour vous ?
- 2:54OuverteRéponse partielle
Mais c'est qui les plus aisés pour vous ?
- 4:29OuverteRéponse directe
Dans le contexte économique qu'on connaît, est-ce que l'État a vraiment les moyens de revaloriser leur salaire ?
- 5:32OuverteRéponse directe
Donc ça, vous allez le mettre sur la table avec les différents candidats à la présidentielle.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:34Invité politiqueFait
« Nous sommes favorables à une révision de l'impôt sur les successions, par exemple. »
- 1:38Invité politiqueFait
« Un euro, dès le premier euro de succession ou de donation, on est pour l'application d'un pourcentage d'imposition. »
- 2:01Invité politiqueFait
« La question, c'est est-ce qu'on aura des responsables politiques qui auront le courage d'assumer que ça peut bouleverser une partie de leur électorat. »
- 2:47Invité politiqueFait
« La CFDT, elle a évoqué ce sujet à un moment que tout le monde a oublié qui a été le conclave sur les retraites et sur lequel on était favorable à ce qu'il y ait une mise à contribution y compris des retraités les plus aisés. »
- 4:32Invité politiqueFait
« L'État n'a pas les moyens aujourd'hui d'avoir des services publics attractifs. »
- 4:36Invité politiqueChiffre
« Vous avez plus de 68 000 postes aujourd'hui dans les fonctions publiques qui ne sont pas pourvus. »
- 6:23Invité politiqueFait
« La CFDT a une ligne extrêmement claire sur le fait qu'elle ne parle pas aux candidats de l'extrême droite. »
- 6:45Invité politiqueFait
« Un parti qui prône systématiquement la préférence nationale n'est pas un parti comme les autres. »
Temps de parole
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RTL Matin, Céline Landreau. L'invité d'RTL maintenant à 7h45, 28 milliards d'euros à économiser pour tenir les objectifs de réduction du déficit. C'est le cap fixé par le gouvernement qui devrait détailler son projet de budget d'ici fin septembre. Le gouvernement qui n'exclut pas notamment de mettre à contribution les retraités les plus aisés. Bonjour Marie-Lise Léon. Bonjour. Et vous êtes à la tête de la CFDT. Merci d'être avec nous ce matin sur RTL. La CFDT, syndicat responsable, vous le revendiquez. La CFDT est prête. Est-ce que le gouvernement les trouve où, ces milliards ?
Alors nous, on a des idées. On a des idées et on va rentrer dans le débat. C'est surtout un débat parlementaire. Donc l'idée, c'est que la CFDT puisse participer au débat d'idées. Et je pense qu'on a besoin d'évoquer les éléments de macroéconomie. On parle de milliards et de milliards d'euros. Le rôle d'une organisation syndicale comme la CFDT, c'est aussi d'expliquer et de remettre sur la table ce que vivent les gens concrètement. Je pense que 28 milliards d'euros, ça parle assez peu aux auditeurs d'RTL. Donc nous, l'idée, c'est de dire aussi qu'il y a un enjeu macroéconomique, mais aussi un enjeu démocratique.
Parce que lorsqu'on dit aux Français, aux citoyens, il va falloir faire des efforts, il faut que pour la CFDT, c'est impératif que ce soit des efforts partagés. L'idée, c'est aussi qu'on tienne compte de ce que vivent et de ce qu'ont vécu les citoyens et les citoyennes, notamment pendant l'été. Donc on va avoir des propositions. On a des propositions sur des réformes fiscales. Nous sommes favorables à une révision de l'impôt sur les successions, par exemple. Un euro, dès le premier euro de succession ou de donation, on est pour l'application d'un pourcentage d'imposition. C'est-à-dire que tout est sur la table. Tout est sur la table.
Tout héritage serait taxé alors qu'aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Dès le premier euro. Dès le premier euro. Et c'est une mesure de justice. C'est une mesure de justice sociale. C'est une mesure de justice fiscale également. Et ce n'est pas une proposition nouvelle. La CFDT est une organisation démocratique. On en a débattu en congrès. Il y a plus de quatre ans maintenant. On l'a régulièrement mis sur la table dans les propositions. La question, c'est est-ce qu'on aura des responsables politiques qui auront le courage d'assumer que ça peut bouleverser une partie de leur électorat.
Alors justement, des responsables politiques qui ont déjà reculé à plusieurs reprises sur un autre point. La décision de ne plus indexer les retraites sur l'inflation. Cette proposition, elle est à nouveau sur la table. Avec différents seuils qui sont évoqués. Les retraites à partir de 2 000, de 3 000 euros.
Qu'est-ce qui serait acceptable pour vous ? Ce n'est pas la CFDT qui va dire à quel montant. La CFDT, elle a évoqué ce sujet à un moment que tout le monde a oublié qui a été le conclave sur les retraites et sur lequel on était favorable à ce qu'il y ait une mise à contribution y compris des retraités les plus aisés. Mais c'est qui les plus aisés pour vous ? Ça, c'est à définir. Je ne vais pas vous dire aujourd'hui que c'est 2 000, 3 000, 4 000 euros. La question, c'est de savoir, nous, sur le principe, on n'est pas demandeurs, mais si c'est sur la table et qu'il y a des efforts partagés par l'ensemble des contributeurs, y compris les entreprises, on est prêt à regarder.
Et donc, la question, c'est une fois qu'il y aura la photo globale, on ajustera les curseurs. Et ce n'est pas la CFDT de vous dire aujourd'hui, ce matin, voilà le chiffre magique. Parce qu'en fait, ce que je crains dans la définition et la construction de ce budget, c'est qu'on brandisse des totems en expliquant que c'est la réponse magique à la problématique pour faire un certain nombre d'économies. La CFDT dit, ok, on est prêt à regarder sur la question des dépenses. Des dépenses publiques, notamment en ce qui concerne les entreprises et le soutien des entreprises. Aujourd'hui, on a une difficulté d'évaluation de la qualité de ce que produisent ces aides.
Concrètement, pour l'emploi, qu'est-ce que ça veut dire ? Sur la question du respect d'un certain nombre de négociations dans les entreprises et les branches, on voit bien qu'on peut positionner un certain nombre de conditions. Et puis, il faut regarder aussi la question des recettes. Et c'est une fois qu'on aura cette photo globale qu'on pourra dire, est-ce qu'on est sur des efforts partagés ? Je pense que c'est l'attente numéro un des auditeurs, des citoyens et des citoyennes aujourd'hui, qui veulent qu'on leur parle concrètement de ce qu'ils vont devoir mettre.
Alors, très concrètement, vous appelez à la mobilisation le 29 septembre, veille de présentation du budget à l'Assemblée, pour défendre le pouvoir d'achat des fonctionnaires. Dans le contexte économique qu'on connaît, est-ce que l'État a vraiment les moyens de revaloriser leur salaire ?
L'État n'a pas les moyens aujourd'hui d'avoir des services publics attractifs. Vous avez plus de 68 000 postes aujourd'hui dans les fonctions publiques qui ne sont pas pourvus. Et le budget, c'est aussi un moment où on définit une trajectoire et on définit des objectifs politiques. Pour la CFDT, il y a un besoin de reconnaissance et de valorisation des services publics et du travail qui est effectué par les agents et les agentes. Aujourd'hui, si l'État, l'ensemble des fonctions publiques n'arrivent pas, la fonction publique hospitalière notamment, n'arrive pas à recruter, c'est que les rémunérations ne sont pas à la hauteur.
Et que les conditions d'exercice du travail, les conditions de travail, vous êtes aide-soignante dans un hôpital, on vous change de planning tous les quatre matins, c'est impossible de pouvoir concilier votre vie professionnelle et personnelle, vous partez de l'hôpital. Donc, il y a un vrai sujet et ça, c'est un choix. Est-ce que dans les services publics et les moyens qu'on veut y attribuer, on veut rendre ces métiers attractifs ?
Donc ça, vous allez le mettre sur la table avec les différents candidats à la présidentielle.
On va le mettre sur la table, on va d'abord en parler cet après-midi, y compris avec le ministre des fonctions publiques, M. Amiel, ministre des comptes publics et des fonctions publiques. On oublie souvent cette partie. Je pense que pour les agents et les agentes, c'est important qu'on puisse parler de leur travail. On en parle cet après-midi, Marie-Hélène, est-ce que vous allez en parler avec tous les candidats ? Et on va en parler dans le cadre de la préparation de la présidentielle. Alors, vous savez, nous, on n'est pas là pour le spectacle. Je pense qu'aujourd'hui, le nombre de candidats n'est pas...
Il y a un nombre de candidats déclarés qu'on ne retrouvera pas forcément sur la ligne de départ. Donc, on va attendre le début d'année prochaine. Il y en a qu'on est sûr de retrouver, vous voyez où je veux en venir. Il y en a qui sont sûrs d'être... Qu'on est sûr de retrouver et que vous êtes... Je suis sûre que la CFDT ne rencontrera pas. C'est le cas de Marine Le Pen. La CFDT a une ligne extrêmement claire sur le fait qu'elle ne parle pas aux candidats de l'extrême droite. Quand bien même aujourd'hui, dans le sondage qu'on révélait hier, elle est donnée gagnante dans tous les cas de figure.
Quand bien même, une grande partie de la population peut considérer que finalement ses idées sont acceptables, que c'est un parti comme les autres pour la CFDT. Ça n'est pas un parti comme les autres. Un parti qui prône systématiquement la préférence nationale n'est pas un parti comme les autres. Et donc, la CFDT ne débattra pas avec ces personnes. Et en cas de victoire ? Et en cas de victoire, il sera temps d'aviser. Mais en attendant, l'élection n'est pas faite. La CFDT est résolument engagée dans la lutte contre ces idées de l'extrême droite qui s'intègrent petit à petit dans le monde du travail. Un monde du travail qu'ils veulent être un monde de division et de stigmatisation.
Ça n'est pas la vision de la CFDT. Donc, nous sommes tout à fait ouverts à discuter avec tous les candidats qui n'ont pas cette vision de la société. Merci beaucoup, Marie-Bise.
Léon, vous restez avec nous, s'il vous plaît, puisque dans un instant, vous serez dans l'œil d'un...