TEMPS DE PAROLE Anchya Bamana Mercredi 12 juillet 2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:33?Fait
« on le savait aussi que certes les leaders des mouvements ont été arrêtés mais que beaucoup restent encore cachés dans les forêts »
- 2:17?Fait
« il y a deux semaines dans les zones de l'un de vos confrères d'autres médias qu'on savait que les délinquants étaient cachés dans les de les forêts donc la preuve aujourd'hui »
- 3:01?Chiffre
« le ministre a dit 47 sur une cinquantaine qui était recherchée donc c'est plutôt un résultat très positif »
- 4:27?Fait
« les médecins frondeurs qui sont en métropole qui sont en en arrêt maladie soit ils reviennent au travail ils entamment une discussion soit ils seront sanctionnés »
- 7:22?Fait
« l'hyper natalité à Mayotte est un problème politique »
- 8:04?Fait
« les mahoraises font moins d'enfants aujourd'hui il est urgent à ce que cette population en situation irrégulière qui qui fait beaucoup d'enfants dans les maternités de Mayotte face l'objet d'une campagne à l'image de 1 2 3 basses limiter les naissances »
- 9:31?Fait
« les mahoraises font moins d'enfants aujourd'hui il est urgent à ce que cette population en situation irrégulière qui qui fait beaucoup d'enfants dans les maternités de Mayotte face l'objet d'une campagne à l'image de 1 2 3 basses limiter les naissances »
- 11:00?Promesse
« l'hyper natalité est un sujet les élus doivent se lever comme un seul homme pour pousser l'État à ce qu'on mette en place des actions de limitation des naissances »
- 13:12?Fait
« la question de la vie chère est une question qui a commencé depuis déjà plus de années »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
bonjour et merci de votre fidélité pour le second temps de parole on va parler politique on va parler développement de Mayotte et puis on va aussi parler de nos problèmes locaux du moment avec un chien Bamana qui est candidate aux élections sénatoriales bonjour Anne merci de m'avoir invité et bien merci d'avoir accepté cette invitation en chiaba mana ou un bouchou ça fait trois mois la semaine dernière les une partie des effectifs notamment les policiers d'élite du de des CRS sont repartis en métropole pour évidemment porter main forte à leurs collègues face aux émeutes on s'est retrouvé un peu démunis la chose c'est su très rapidement et ce week-end une flamblée de violence comme rarement avec un mort à doujany enfin sur le la crise entre Doujani et m.sapere ou un bouchon n'aurait servi à rien chez Bamana permettez-moi d'abord de saluer tous les téléspectateurs de ce matin et de dire effectivement que on se doutait bien que effectivement on bouchon a bien enclenché une volonté politique de venir à bout de la situation dans ce que nous vivons à Mayotte mais on le savait aussi que certes les leaders des mouvements ont été arrêtés mais que beaucoup restent encore cachés dans les forêts je les dis il y a deux semaines dans les zones de l'un de vos confrères d'autres médias qu'on savait que les délinquants étaient cachés dans les de les forêts donc la preuve aujourd'hui personnellement ça fait 10 jours que j'ai été à Paris et là-bas on le sait très bien que une partie des forces qui étaient déployée à Mayotte pour embushu ont été rapatriés à métropole contenu des émeutes suite à l'affaire Naël donc ce qui veut dire tout simplement que le travail n'est pas terminé je profite de ce moment pour apporter notre soutien au nom de maorisolidaire Madame tamida Ibrahim de ce qui lui est arrivé c'est une situation qui nous impose à plus que jamais nous mettre debout pour apporter des solutions à ces problématiques qui concernent le Mayotte donc on bouchon n'est pas terminé nous espérons comme l'a dit le ministre Darmanin lors de sa dernière visite que l'opération sera prolongée donc nous espérons et moi je n'ose même pas penser que ces forces ne reviendront pas pour terminer en tout cas avancer ce travail pour sécuriser enfin la population de Mayotte mais mais en chien Bamana des chefs de banc de qui ont été quasiment tous interpellé en tout cas je si je ne me trompe pas le ministre a dit 47 sur une cinquantaine qui était recherchée donc c'est plutôt un résultat très positif mais on voit très bien que les réseaux sont tellement structurés que on arrête le chef mais il y a le sous-chef qui est qui reprend les affaires aussitôt et la violence ne faiblit pas il y a quand même eu un mort ce weekend tout à fait mais dans des conditions épouvantables comme d'habitude en fait comme d'habitude comme d'habitude donc c'est pour ça que de toute façon il est Mahorais sont tous vigilants sur cette question que c'est loin d'être terminé et qui avait effectivement toute cette phase de reconduite à la frontière ou de d'enlèvement des bidonvilles mais on le disait déjà même pendant l'opération que toute une partie de la sécurisation des frontières n'a pas été assurée la non préparation de cette opération en lien avec les autres ministères de la Justice des Affaires étrangères du Quai d'Orsay donc ses failles ont été détectées par les Mahorais et raison pour laquelle je pense que les élus doivent pense que jamais se retrouver ensemble pour pousser l'État à ce que cette opération soit poursuivie en tout cas que les forces de l'ordre soient ramenées à Mayotte pour poursuivre l'opération il y a d'autres sujets dans l'actualité on va les passer on va les passer en revue l'un des l'un des sujets qui s'est déroulés cette semaine c'est l'entrée dans la dans la question des urgences de de Mayotte l'entrée dans la dans la thématique dans la réflexion des des élus au premier handical le président du conseil de surveillance du CHRM le président bénis ça s2o enfin donc Saïd Omar Wally le président de l'interco de petite heure il y avait aussi le maire de Mamoudzou qui était présent autour de la table et d'autres et d'autres élus et qui ont globalement tapé du point sur la table pousser un énorme coup de gueule si je puis me permettre de l'appeler ainsi le président du conseil de surveillance a dit très clairement en gros les médecins frondeurs qui sont en métropole qui sont en en arrêt maladie soit ils reviennent au travail ils entamment une discussion soit ils seront sanctionnés est-ce que c'était nécessaire de de monter le ton et d'être un peu plus bah voilà virulent dire il était temps parce que de toute façon naturellement les élus ont leur mot à dire dans la conduite de la politique de santé à Mayotte de manière globale il y a pas seulement quand il y a des crises là il y a une crise il est tout à fait naturel que les élus sont mêles mais de manière habituelle les élus sont représentés dans les instances de gouvernance des institutions sanitaires je pense à l'ARS je pense à l'hôpital donc des élus ont leur place habituellement et malheureusement moi je constate que souvent j'ai souvenir de des conflits qui a eu à l'ARS il y a trois ans un an de grève parce que les agents réclamés à ce que les élus viennent réellement prendre leur place sur les les décisions qui étaient prises dans ces institutions donc aujourd'hui les élus se réveillent c'est une très bonne chose parce il y a crise mais moi je dis naturellement les élus doivent être là tout le temps dans ces instances de gouvernance pour guider et contrôler la politique des autorités sanitaires que ce soit la RS ou à l'hôpital et là c'est la femme politique qui parle Anne parce que je suis par ailleurs agent de l'ARS qu'on ne fasse pas l'amalgame c'est la femme politique qui parle oui les élus doivent contrôler naturellement habituellement tous les jours l'action de l'État à Mayotte alors autre autre question qui est dans la même dans le même thème le nombre des naissances c'est vrai que la fermeture des maternités dans les centres médicaux de référence à réalimenter les discussions sur l'hyper natalité à Mayotte entre les pompiers qui font beaucoup plus d'accouchement qu'il n'en font d'habitude la problématique des maternités fermées il semblerait si l'on en croit les professionnels que l'on dépasse les 11000 les 11000 naissances à la fin de l'année vous êtes une femme vous travaillez à la RS vous l'avez dit vous êtes en même temps une femme politique et ce qu'on peut continuer encore longtemps avoir chaque année le nombre des enfants augmenté sur notre département la femme politique que je suis dit clairement et simplement l'hyper natalité à Mayotte est un problème politique les différents que nous avons avec nos voisins comoriens qui refusent le choix de Mayotte d'être français et qui colonisent notre territoire par la natalité par l'immigration illégale massive qui arrive à Mayotte ce sont des sujets purement politiques donc l'hyper natalité est un sujet les élus doivent se lever comme un seul homme pour pousser l'État à ce qu'on mette en place des actions de limitation des naissances je parle même pas de prévention je parle de la question de limiter les naissances je rappelle que les mahoriens ont subi cette campagne de l'imitation de naissance souvenez-vous un de Candy Karamba 1 2 3 basses ces actions ont eu un effet mais vraiment impactant au sein de la population les mahoraises font moins d'enfants aujourd'hui il est urgent à ce que cette population en situation irrégulière qui qui fait beaucoup d'enfants dans les maternités de Mayotte face l'objet d'une campagne à l'image de 1 2 3 basses limiter les naissances en mettant tous les moyens politiques des mesures institutionnelles on limite les prestations final a tant d'enfants ce débat les élus de Mayotte doivent enfin l'embrasser et pousser l'institution Ars en tout cas l'État à ce que une politique de limitation de naissance se mette en place le département a aussi la charge de discuter avec l'État pour avoir les moyens non seulement de la PMI de l'ASE mais aussi aider le département à mettre en place le service de planning familial qu'il relève de la compétence du Département et qu'ensemble département ARS état on met le paquet mais alors ces mesures de limitation de naissance c'est une question politique mais une mesure de limitation de naissance je dirais presque facile et qui répond peut-être à la volonté de certaines femmes en tenant compte des pressions culturelles qui peut aussi y avoir serait la ligature des trompes on a un troisième ou un quatrième enfant et en même temps qu'on accouche on se fait ligaturer les trompes il y aura plus d'enfants après ontologiquement je suis soignante par ailleurs quand on a fait 1 2 3 bases à Mayotte on n'a pas ligaturé les trompes de mahoraises ni de mahorais on n'a pas ligaturé c'est pas une question de ligature c'est une question mais prenons l'image de ce qui a été fait avec 1 2 3 bases Candy caramba espaçons les naissances limitant les naissances il n'y a pas eu de question de ligature de trompe les gens ont une liberté de faire des enfants mais nous sommes dans une situation qui nous amène on l'a fait avec les mahoraises il n'y a pas de raison à ce qu'on la fasse pas aujourd'hui avec cette population qui arrive des îles voisines de manière illégale rien que pour faire des enfants pour avoir des allocations familiales ou pour espérer avoir la nationalité française parce que la question est aussi là ce sont des questions politiques cette histoire de d'acquisition de la nationalité française des personnes qui viennent ici de manière illégale de cette population qui utilise la natalité pour que leurs enfants deviennent français c'est une vraie question des élus en tout cas de la parlementaire que je serai si je suis le 24 septembre prochain ce sont des sujets que je porterai à bras le corps en collaboration avec tous les autres élus pour que des solutions soient trouvées pour permettre enfin cette île de respirer la question je dérape un tout petit peu en sortant du sujet mais la question de la délivrance massive des visas spécifiques Mayotte ce n'est pas normal il y a nécessité de mettre en place une politique de quota on ne peut pas continuer à laisser les gens rentrer tellement mais en même temps l'état distribue des visas comme des petits pains ce n'est pas normal ce sont des sujets sur lesquels les élus doivent se mettre debout pour enfin permettre à l'île de respirer il n'est pas normal que il subisse ces situations alors autre autre sujet un chien Bamana et on balaye l'actualité encore une fois l'Insee a rendu hier une étude fort intéressante qui comparait les prix d'un panier de produits entre la métropole et les différents départements d'outre-mer là sur la période 2015-2022 donc globalement quand on additionne ces 10% trouver 15% d'augmentation des prix de l'alimentaire on est à Mayotte sur l'année 2023 à plus de 25% d'augmentation des prix de l'alimentaire bon alors il y a l'inflation il y a le problème du fret il y a plein de raisons qui peuvent expliquer ça sauf que dans un département où 77% des gens vivent sous le seuil de aujourd'hui il y a des familles qui n'ont plus les moyens de se nourrir oui la question de la vie chère est une question qui a commencé depuis déjà plus de années rappelez-vous de la grosse grève richesse que nous avons vécu la situation va en s'empire ça aussi c'est une question politique sur lesquels les élus locaux doivent s'emparer moi je pense à la nécessité de développer ou parler de développement tout à l'heure quand vous avez ouvert l'émission développer vraiment la production endogène pour ce qui peut être fait ici à Mayotte parce que je suis consciente qu'on ne peut pas tout cultiver ici mais ce qui peut être fait et a nécessité à ce qu'on puisse réfléchir donc le département une politique de production de gènes premièrement deuxièmement une politique de coopération avec nos voisins Tanzaniens pourquoi pas la Tanzanie Madagascar une politique de coopération agricole et pour que les choses les ingrédients soient cultivés de l'autre côté et pour qu'on puisse aussi avoir ces produits ici ce sont des pistes de réflexion sur lesquels le département a toute l'attitude de mettre en place pour répondre à cette question de vie chère la coopération régionale avec nos nos amis dans un qui était venu il y a pas très longtemps c'est un sujet qu'on doit mettre sur table avec Madagascar où on produit pas mal de de produits et on a déjà ici aussi des fruits et légumes qui proviennent de Madagascar tout à fait donc c'est un axe de réflexion à développer pour permettre au mahoret d'avoir ces produits à bas coût alors ancien Amana quand les prix augmentent tellement on a donné quelques exemples tout à l'heure de la de la viande aujourd'hui à moins de 25 euros le kilo c'est difficile de c'est difficile de trouver pour voilà quand vous allez au supermarché et que vous les caddies vous vous rendez compte que vous trouvez en terme de protéines des œufs des sardines et des mabawa on est toutes les deux mamans comment on fait grandir un enfant en mangeant aussi mal ah bah ça n'est clairement parlant on le voit beaucoup de diabète à Mayotte beaucoup d'obésités d'hypertension de maladies cardiovasculaires due à une mauvaise alimentation parce que les gens font ce qu'ils peuvent dans une population où on a un four taux de pauvreté donc je fais le lien aussi avec l'hyper natalité si on continue à avoir beaucoup d'enfants beaucoup de natalité à Mayotte et en même temps les gens n'ont pas les moyens de se nourrir correctement on voit bien le lien qui a entre les différentes politiques raison pour laquelle je dis vraiment les élus de ce territoire doivent se tenir la pour prendre à bras le corps tous ces sujets au service de la population de Mayotte mais est-ce que aujourd'hui les instances décisionnaires ont bien mesuré les conséquences à moyen long terme de cette inflation sur la santé des gens le développement des enfants la santé des enfants vous parliez d'obésité c'est éminemment vrai mais aussi la santé des adultes parce qu'on sait très bien qu'une maman elle va se priver pour faire manger ses enfants avant et c'est quelque part normal mais mais elle-même aura des conséquences sur sa santé c'est un coup aussi ça la question de la prévention est essentielle c'est pour ça que moi j'appelle tous les élus qui siègent à l'ARS qui est siège à l'hôpital soit vigilant une politique de prévention est nécessaire ici pour enrayer ces maladies liées à l'alimentation le diabète tue un Mayotte quand je vois ce que nous consommons dans nos mandats encore une fois ce n'est pas le le l'événement culturel qui est mise en cause c'est c'est vraiment les nouveaux produits qu'on consomme actuellement le mansara quand on l'a mis en place qui vient de Sada en consommer des aliments produits local de jus de coco ce n'était pas des canettes aujourd'hui il y a une course folle à la consommation des sodas sans problème politique à mon sens j'étais mère de Sada et pendant 6 ans j'ai mis en place une vraie politique de prévention en lien avec les associations villageoises pour justement sensibiliser les femmes les parents qui font le mariage de leurs enfants à ce qu'on achète pas pas autant de canettes parce qu'il y a un risque de santé publique réelle et nous n'avons même pas un système de santé pour soigner les conséquences du diabète à Mayotte je pense à à la dialyse aux personnes qui deviennent que aveugles la cécité les qui dit quand un manguier a beaucoup de fruits alors tout le monde jette des pierres dessus donc si ma candidature dérange Anne je m'y attendais mais c'est plutôt une bonne nouvelle c'est que je suis nécessaire pour le développement de ce territoire c'est pour ça que ma candidature dérange et j'ai fait mes preuves dans la commune de Sada Anne merci beaucoup en chia bon courage pour votre campagne merci c'est la fin de ce temps de parole tout de suite la suite de nos programmes
[Musique]