Sarah Knafo chez Christine Kelly : Je dévoile tout aux Français.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ce livre et pourquoi cette forme, cette forme de polar, d'enquête ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le casse du siècle ? Qui sont les victimes ? Qui sont les coupables ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cet argent n'a servi à rien ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Qui sont les coupables selon vous ?
- 12:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui vous interroge dans le livre concernant la gratuité des services publics ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la France aujourd'hui est un pays communiste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Sarah KnafoChiffre
« Je parle de la fiche de paye d'un salarié qui gagne le salaire médian, c'est-à-dire 2000 €. La moitié des Français gagnent moins que lui, la moitié gagne plus que lui. »
- 7:00Sarah KnafoChiffre
« Si vous faites le calcul et que vous considérez même que ce salarié n'a jamais vu son salaire augmenter de sa vie à 2000 € de charge tous les mois, ça veut dire qu'à la fin de sa vie, il a payé 1 million d'euros à l'État sur 42 ans de carrière en moyen. »
- 9:00Sarah KnafoChiffre
« Sur ces 439 € prélevés pour sa santé, il ne recevra que 135 € pour le soin. »
- 12:00Sarah KnafoChiffre
« Un salarié à 2000 € net serait aujourd'hui millionnaire s'il avait capitalisé pour lui. »
- 13:00Sarah KnafoChiffre
« Ces 130 milliards d'euros, je les donne ligne à ligne, ce que personne n'a fait. Aucun président, aucun candidat, personne n'a jamais fait l'effort parce que derrière chaque ligne, vous avez des bénéficiaires. »
- 19:00Sarah KnafoFait
« Ce que je dis en revanche, c'est regardons ce qui peut déjà nous rapprocher d'un pays communiste. Si on était un pays communiste, mon livre serait interdit. Je serai en prison pour avoir osé l'écrire. »
- 21:00Sarah KnafoChiffre
« On a en France 200000 personnes qui se lèvent tous les matins pour prendre leur voiture et aller travailler en Suisse pour aller gagner quelque chose. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est parti pour le du siècle. Bonsoir Sarah Knafo. Je vous invite à nous rejoindre sur le plateau.
Vous êtes député européenne. Vous avez été magistrate à la cour des comptes. Vous avez servi en préfecture et en ambassade.
Vous avez donc vu de l'intérieur le système que vous dénoncez aujourd'hui à travers ce livre. Vous publiez donc le casque du siècle chez Far en tête des ventes he déjà et des préventes. C'est incroyable depuis un mois avant même donc sa parution.
Un livre pédagogique qui transforme nos fiches de paix en scène de crime avant de proposer des résolutions. Je vous dirai ce que j'ai aimé et je vous dirai ce qui m'interrogent volonti. Et on fera un tour de table des mousquetaires.
Cela vous convient ? Très bien. Bonsoir à tous.
Je suis ravie d'être là. D'abord, ce qui ce ce que j'ai aimé, c'est que ce livre se lit vraiment comme un polar, une enquête où tout est sourcé, tout est vérifier, même sans rien connaître à l'économie, même sans rien connaître à l'administration, même sans aimer à l'administration, les chiffres et cetera, on comprend tout. Ça c'est pédagogique.
Vous avez été magistrate à la Cour des comptes et cela se ressent et vous nous éclairez, vous nous guidez et ça donne envie et on ne lâche pas cette enquête. Ça c'est un point positif dans un instant mes interrogations. D'abord première question, pourquoi ce livre et pourquoi cette forme, cette forme de polar, d'enquête ?
Merci beaucoup chère Christine Kellier. D'abord vous êtes l'une de mes premières lectrices puisque le livre sort demain et j'ai invite tous ceux qui nous écoutent à aller l'acheter plutôt en librairie pour soutenir les libraires. Donc voilà, le message est passé.
Pourquoi ce livre ? Je dirais que ça fait maintenant 10 ans que je prends des notes. Donc on pourrait dire que en réalité je travaille ce livre depuis 10 ans.
Je savais pas encore quelle forme ça allait prendre mais dès que j'ai trouvé le fil de ce que je voulais défendre, de ce que je voulais porter, de ce que j'ai trouvé dans cette enquête, je l'ai tout de suite publié. Ça fait 10 ans que je prends des notes pendant que j'étudiais à Sciencep, à LENA, quand j'ai travaillé dans les préfectures, vous l'avez dit, dans des ambassades. Puis quand je suis arrivée à la Cour des comptes et que j'ai découvert l'ampleur de ce que maintenant j'appelle un système, l'ampleur de ce casse, comment est-ce que j'ai construit ce livre ?
Je parle de la fiche de paye d'un salarié qui gagne le salaire médian, c'est-à-dire 2000 €. La moitié des Français gagnent moins que lui, la moitié gagne plus que lui. Je pars de cette fiche de paye que j'appelle la scène du crime parce que c'est là que tout se joue.
C'est là que toute l'enquête se noue. Je pars de la première ligne de cette fiche de paye pour l'expliquer et j'arrive jusqu'à la dernière ligne de la dépense publique et je montre comment l'argent se perd au passage. C'est ça le cas du siècle.
Pourquoi cette forme ? Pourquoi une enquête ? Parce que c'est exactement ce que c'est.
Vous avez une scène du crime, puis vous avez le préjudice, vous avez la victime. Il se trouve que la victime c'est vous, ceux qui nous écoute, la victime ce sont eux. Ils sont victimes d'un cas.
Il y a eu un crime chez eux chaque mois sur leur fiche de paye. Et je vais même dire pire, il y a eu un crime légal publié au journal officiel, voté par le Parlement, promulgué par tous les présidents année après année. Je parle pas d'un complot.
Je dis pas qu'il y a eu un grand horloger malveillant, qu'il y a eu un plan secret, que des gens se sont réunis. C'est même pire que ça. C'est pas un complot parce qu'un complot, ça se cache.
Là, on parle de quelque chose qui est fait à ciel ouvert, du plus grand casse qui a été commis sous le ciel de France qui se chiffre en milliers de milliards d'euros. C'est plus que tout ce qu'on connaît, c'est plus que Jérôme Carviel, c'est plus que Spat Jari, c'est plus que tous les grands noms de casse qu'on a. Donc quand les faits sont aussi énormes, quand les montants sont aussi importants, je considère que les mots doux sont des mensonges.
Et c'est pour ça que j'utilise un terme aussi fort. C'est pour ça que j'ai décidé de mener l'enquête. Cette scène de crime, les préjudices, puis les preuves une par une.
Les preuves, c'est c'est ce que les Français reçoivent en échange de tout cet argent qu'ils ont donné. Donc je prends des preuves, je commence par la santé puis l'école de nos enfants, puis la sécurité puis l'immigration avec un chapitre qui s'appelle "Mon pays n'a plus de frontière". Et je continue ensuite en écartant tous les suspects.
Vous nous donnez des exemples concrets, je vous donnerai des exemples sur la construction du livre. Donc je continue sans spoiler en écartant tous les suspects, ceux que nous resservent. Désolé Mathieu B côté gâché.
Absolument. Je me suis dit c'est un québécois et j'ai utilisé un anglais. Je suis vraiment désolé.
Je devrais respecter la langue française beaucoup plus. Je le fais déjà au maximum. Donc ensuite, j'écarte tous les suspects que nous réservent la droite comme la gauche, les milliardaires, le marché, tout ce qu'on nous resser en permanence pour montrer que le casque ne peut pas se résumer à un coupable unique.
Je les écarte un par un et puis ensuite j'arrive à l'audience au moment où je fais entrer les accusés à la barre et là, ils arrivent tous un par un et on les fait comparaître. Et puis à la fin, il y a un verdict. Et ce verdict, je me permets de le rendre au nom du peuple français parce que le véritable jury à la fin, ça n'est pas moi, c'est le peuple français.
Donc je remets ce dossier à tous les Français. J'espère qu'ils vont s'en saisir. J'espère que ce livre sera lu, apprécié pour ce qu'il est.
Si je peux m'engager à une seule chose auprès des futurs lecteurs, je l'espère, c'est qu'ils le reposeront en ayant tous appris quelque chose. Pas une personne ne va le reposer sans avoir appris quelque chose de fondamental sur sa propre vie, sur son argent, sur ses services public. Une chose est sûre, c'est et sans avoir les solutions.
En général, on ne comprend pas sa fiche de paix et ça part de là et c'est pour ça que là, c'est passionnant. Mais j'ai des des questions après. Qu'est-ce qui qu'est-ce que le casque du siècle ?
Qui sont les victimes ? Qui sont les coupables ? Les victimes, ce sont donc tous les Français.
Tous les Français. Tous les français. Ça part du du salarié médian.
Ce que j'explique dans ce livre, c'est que le cas, c'est pas une banque qu'on va braquer. C'est le simple citoyen qu'on détrousse. Celui qui gagne 2000 € net par mois.
Ceux qui gagnent moins, ceux qui gagnent plus, bien sûr. Mais c'est l'exemple que j'ai pris. Je parle pas seulement des entrepreneurs, de ceux qui créent de la richesse, des milliardaires qui ne sont pas des nuisibles n'en des plaisent à madame Manon Aubri, mais du simple citoyen et c'est peut-être ça le plus grave. dans ce cas, c'est qu'il touche des familles.
Si je parle de la fiche de paye, c'est que quand un salarié gagne 2000 € net par mois, ça signifie que son employeur a déboursé 4000 € pour le payer. Entre les deux, 2000 € ont disparu. Alors, on pourrait se dire avec ces 2000 € on va financer les meilleurs services publics du monde.
Vous le savez l'école par exemple. L'école par exemple, vous le savez comme moi, si on prend l'exemple de l'école, on a un niveau de mathématique inférieur à celui de l'Albanie. Si on prend les hôpitaux, on attend 6h aux urgences.
Si on prend le territoire français, 87 % du territoire est qualifié de désert médical par l'INC. On pourrait continuer longtemps. On a un état qui se fait pirater nos données fiscales.
On a un État qui ne sait pas mettre de la climatisation dans des épades et dans des hôpitaux. un État qui n'a pas assez de canader pour éteindre nos feux de forêt. Or, ces 2000 € par mois, ils ont bel et bien disparu.
Si vous faites le calcul et que vous considérez même que ce salarié n'a jamais vu son salaire augmenter de sa vie à 2000 € de charge tous les mois, ça veut dire qu'à la fin de sa vie, il a payé 1 million d'euros à l'État sur 42 ans de carrière en moyen. 42 ans de carrière. Donc en plus, c'est la durée basse de l'égale du travail.
Vous êtes en train de nous dire que cet argent n'a servi à rien ? Alors, pas qu'il a servi à rien, mais qu'à la fin on en a pas pour ce qu'on a dépensé. Si vous déboursez 1 million d'euros sur votre carrière, vous êtes en droit d'attendre les meilleurs services publics du monde.
Vous êtes d'accord ? Quand on regarde la Suisse, ils ont des hôpitaux, ils ont des routes, ils ont une école, ils ont un marché qui est au plein emploi et cetera et cetera. Ils ont 27 % de prélèvement obligatoire.
On en a 45. On est le record de la zone euro. Pourtant, on n' pas le record du meilleur hôpital d'Europe.
Au contraire, on a un dernier classement qui nous a classé 10e de la zone euro. C'est très bas diè, on a perdu énormément de place. Quand on regarde notre école, un niveau inférieur à celui de l'Albanie, on paye moins d'impôts en Albanie.
Je dis pas que c'est mon exemple, mais on voit bien que ce n'est pas une question de moyen. On voit bien qu'on dépense énormément et qu'à la fin, on ne reçoit pas assez. On ne reçoit pas ce qu'on est en droit de recevoir.
Alors, qui sont les coupables ? Alors, qui sont les coupables ? Je les fais rentrer un par un à la barre, si je puis dire. très structuré.
Vous avez la dépense publique et il y a un un un un un beau chapitre, je crois où j'explique Gabji après Gabji là où l'argent disparaît. Je vais prendre un sujet que j'ai abordé chez vous pour faire la continuité, l'aide au développement. Ce que je dis c'est que si l'État français a assez d'argent pour pouvoir dépenser notre argent à l'étranger, c'est que vous payez trop d'impôts.
Règle simple, axium de base. Si l'État français a assez d'argent pour dépenser votre argent dans des lieux où vous ne gagnez rien, où vous ne récupérez aucun service public, où vous n'en tirez aucun bénéfice, c'est que vous payez trop d'impôts. Maintenant, si on prend ce que paye quelqu'un sur sa fiche de paye pour des raisons légitimes, par exemple, pour financer sa santé, attention, je dis pas qu'il faudrait rien payer.
J'aime beaucoup l'histoire de France et je sais que lorsque Charles I décide d'augmenter les impôts en France pour financer la guerre contre les anglais, c'est tout à fait légitime. Quand on se dit que la le principe de l'impôt, c'est de mettre en commun un argent qui servira à financer des services que chaque individu ne peut pas se payer, ça c'est légitime. La question est regardons ce qu'on en fait.
Je prends l'exemple de la santé. le fameux Nicolas qui est qui gagne dans mon livre. Donc Nicolas, c'est le personnage que je fais suivre tout au long du livre.
C'est le salarié médian. Il touche 2000 € net par mois. Ça veut dire qu'il paye chaque mois 439 € pour sa santé.
Quand on regarde le circuit, que va suivre cet argent ? Par où il va être dilapidé ? Tous les circuits dans lesquels il va passer, aux Ursaf, à l'ACNAM, dans les ARS.
Puis une fois arrivé à l'hôpital, faut pas croire que là l'argent sera effectivement euh pour le soin puisque non, vous avez un/3 des personnels de l'hôpital qui sont des personnels administratifs, y compris les infirmiers et les soignants. La Cour des comptes nous dit qu'ils passent la moitié de leur temps à des tâches administratives. À la fin des fins, sur ces 439 € prélevés pour sa santé, il ne recevra que 135 € pour le soin.
Ça c'est la disparition de son argent tout au long de l'année, tout au long de sa carrière, tout au long de sa vie. C'est ce scandale que je dénonce. Les accusés, ils sont nombreux.
Il y en a six. J'invite vraiment. Je peux pas tout décrire.
J'aimerais beaucoup décrire. Non, non, en plus, on a beaucoup de questions et les mousquetaires aussi ont des questions et moi, j'ai beaucoup de questions. Si vous avez calculé par exemple ce qu'un salarié moyen verse pour sa retraite pendant toute sa carrière, qu'est-ce qu'il récupère en tout par exemple ?
Encore un beau casse sur le salaire de 2000 € toujours, vous avez 876 € par mois qui partent pour la retraite. C'est le plus gros poste, c'est la plus grosse charge pour un salarié. 876 € par mois.
À la fin de sa vie, ça veut dire qu'il aura cotisé 450000 € pour sa retraite. 4500 €. Avec ça, il va toucher 1500 € de retraite, c'est-à-dire à peine plus que le minimum vieillesse que le moindre étranger arrivé en France hier pourra toucher lui aussi s'il avait capitalisé cet argent, s'il l'avait mis sur un compte avec le taux le plus prudent, par exemple le taux du CAC 40 sur ces 35 dernières années, ce monsieur à 2000 € net par mois aurait aujourd'hui 1 million et dei d'euros.
Un salarié à 2000 € net serait aujourd'hui millionnaire s'il avait capitalisé pour lui. Ça ça s'appelle du vol. La gauche appelle ça un acquis social.
Moi, j'appelle ça du vol. Il faut évidemment passer au système par capitalisation, en finir avec ce système par répartition qui appauvrit tout le monde, qui saigne les actifs et y compris les retraités aujourd'hui ont passé un très mauvais pacte avec l'État et pour chaque génération c'est pire que la précédente puisqueen réalité à chaque fois on perçoit moins. Donc c'est normal que les actifs aujourd'hui se disent on en a pas pour notre argent mais les retraités d'aujourd'hui aussi et ceux de demain non plus et cetera et cetera.
Il faut urgemment passer au système par capitalisation. Alors moi ce qui m'interroge dans le livre c'est que vous parlez de fable à propos de la gratuité mais quand même en France par exemple quand on va à l'hôpital c'est gratuit. Moi je connais beaucoup de personnes qui viennent en France pour l'hôpital qui viennent pour les soins et qui se et qui rêvent justement d'avoir peut-être même un peu, je vous taquine un peu, de vivre ce cas du siècle, d'avoir une fiche de paix, d'être taxé mais d'avoir l'hôpital.
Ah oui alors bon, il y a deux questions dans votre question. La première c'est ceux qui viennent en France pour ça. Alors ça ça fait intégralement partie du cas. parle de l'immigration.
Donc on a un système qui est tellement mal fait qu'il attire ceux qui sont attirés par la cistana et qu'il dégoûte ceux qui sont attirés par le travail. Quand vous regardez les flux migratoires, j'ai travaillé à l'ambassade de France en Libye et je voyais ceux qui voulaient venir en France versus ceux qui voulaient aller en Italie. Ceux qui voulaient travailler pour gagner leur vie pour ramener de l'argent ensuite à leur famille et rester seulement 6 mois pour des tâches en vacation.
Allez en Italie. Ceux qui se disaient "On va avoir des prestations sociales, on va avoir l'hôpital gratuit, on va pouvoir avoir des soins gratuits et cetera, venez en France." Ça c'est pas de bol.
C'est-à-dire qu'on a un système où ceux qui veulent venir pour profiter viennent en France. Ceux qui veulent aller pour travailler vont dans d'autres pays d'Europe. Un moment la double peine.
Moi, je connais personne attiré par le travail qui se dit "Et tiens, et si j'allais dans un pays où l'État va me prendre la moitié de ce que je gagne Ça, je connais personne. Donc, on a le pire des deux mondes. À l'inverse, il y a un phénomène dont on parle jamais, c'est qu'on a en France 200000 personnes qui se lèvent tous les matins pour prendre leur voiture et aller travailler en Suisse pour aller gagner quelque chose.
Si on fait une petite comparaison, en France, vous avez un code du travail qui fait 4000 pages. En Suisse, le code du travail fait 49 pages. Est-ce que les Suisses se bousculent pour venir profiter du paradis social français ?
Ah non, pas du tout. Il y a pas de Suisse qui veut venir travailler en France pour profiter de nos avantages. À l'inverse, il y a 200000 Français qui veulent aller en Suisse tous les matins.
Comme quoi, la liberté, c'est peut-être un meilleur système. Beaucoup de questions encore, mais bon. Mathieu Becoté, on fait un tour de table.
Franz Olivier Gisbert a publié il y a quelques mois à peine un livre La France est-elle un pays communiste ? Et à la fin, il dit oui est-ce que vous partagez son jugement ? Est-ce que la France aujourd'hui est un pays communiste ?
Alors Mathieu C, je vous ai envoyé mon mon livre aussi, vous allez voir, j'ai toute une page qui parle exactement de ça. Est-ce que la France est un pays communiste ? Moi, je vous avoue que j'aime beaucoup sourcer ce que je dis, ne pas être excessif.
Si j'ai choisi le mot casse, c'est pour être la plus précise possible. J'ai regardé dans le dictionnaire, il y avait plusieurs il y avait plusieurs possibilités. J'ai choisi le mot cas pour être précise.
Donc pour être précise, je ne diraiis pas que nous sommes un pays communiste parce que le communisme c'est 100 millions de morts, que j'emploie pas ces termes à la légère. Ce que je dis en revanche, c'est regardons ce qui peut déjà nous rapprocher d'un pays communiste. Si on était un pays communiste, mon livre serait interdit.
Je serai en prison pour avoir osé l'écrire. Christine Kelly risquerait elle aussi leag pour avoir osé m'inviter et les [rires] gens le diront en cachette dans leur chambre. J'espère que c'est que ce n'est pas ce qui veut taxer davantage les héritages.
Mais alors qu'est-ce qu'on a de déjà communiste en France ? Ce que je pense c'est que ce que nous avons de déjà communistes, c'est la bureaucratie. Alain Besançon qui est l'un des plus grands soviétologues de France explique que ce qui rend le système communiste aussi dur, ce qui le fait tenir debout, ce qui le rend presque immuable, c'est la bureaucratie. parce que vous pouvez toucher à un des agents du système, vous n'atteindrez jamais l'édifice.
C'est une révolution qu'il faut. C'est exactement ce que je propose. Dans ce livre, vous avez 15 résolutions.
C'est pour ça que je vous dis, il y a pas un nom de coupable unique. Je vais pas seulement dire voilà c'est tel président et puis quand ce président partira, tout roulera et tout sera merveilleux. Ça ce serait pas vrai.
C'est tout un système qu'il faut revoir, tout un édifice qu'il faut complètement combattre. Charlotte Dornellas. Oui, parmi les responsables justement, vous disiez tout à l'heure, c'est un cas d'autant plus grave qu'il est légal, qu'il a été voté par des des parlementaires connus, qui l'ont même encouragé et plébiscité.
Est-ce que il y a pas nous tous en fait parmi les responsables puisque ça fait des années que ça dure et queon a continué à plébisciter ses parlementaires et les lois qu'il votaient avec ? Alors, je connais la théorie selon laquelle les victimes du CAS en seraient les coupables. Je m'inscris totalement en faux avec cette théorie.
Je pense que les Français ne sont absolument pas coupables de ce qui s'est passé ces dernières années, que le système qui a été construit est tellement complexe finalement que les Français ne peuvent même pas voter en connaissance de cause. C'est ce que ce livre d'ailleurs essaie de résoudre, leur donner l'enquête, leur donner toutes les clés pour qu'ils puissent choisir en connaissance de cause dans 8 mois. Je vous prends un exemple, il y a 1,7 milliards de combinaisons possibles pour construire une fiche de paye.
Comment voulez-vous y comprendre quoi que ce soit ? C'est fou. Même l'administration fiscale, même Bercy ne sait pas vous dire combien la France compte d'impôts.
Ils ont répondu ça au Sénat sénateur. Il ils lui ont répondu "On ne sait pas combien on a d'impôts." Vous prenez un projet de loi de finance, vous avez 21 pages pour lister tous les impôts et à la fin de la 21e page, vous avez une ligne avec écrit autre.
Il savaient même pas les compter [raclement de gorge] eux-mêmes. Imaginez la complexité de ce système. Les Français ne sont pas coupables, je les disculpe dans ce livre.
Ils font partie des suspects puisque j'entends beaucoup de fois c'est de la faute des Français. Ils sont disculpés et j'explique longuement pourquoi. Gabriel Cluselle.
Oui. Non mais c'est vrai que personne n'a jamais rencontré son salaire brut. C'est un peu frustrant mais la question que je me posais c'est que un livre ça reste toujours très théorique et quelles seraient par exemple les trois mesures demain Sarah Knafo arrive voilà arrive au pouvoir elle qu'est-ce que vous faites pour enrayer cela ?
Est-ce que c'est possible de l'enrayer finalement ? Alors, j'aime pas choisir trois mesures parce qu'il y a un plan vraiment global et cohérent, mais ce que je peux déjà vous dire, c'est qu'il y a un plan d'économie de 130 milliards d'euros qui est un minimum qui est la manière de commencer. Ces 130 milliards d'euros, à quoi est-ce qu'ils servent ?
À arrêter de prendre leur argent aux français. On fait des économies, on dépense moins pour pouvoir taxer moins, pour que les Français gagnent plus. Ces 130 milliards d'euros, je les donne ligne à ligne, ce que personne n'a fait.
Aucun président, aucun candidat, personne n'a jamais fait l'effort parce que derrière chaque ligne, vous avez des bénéficiaires, vous avez des gens qui vont crier, vous avez la CGT qui va s'énerver. Je veux dire que j'ai pas peur d'eux. Donc je les donne ligne à ligne dans ce livre.
Et à quoi ils me servent ? À supprimer la CSG d'activité. Donc c'est la plus forte hausse de salaire de toute la 5e République.
C'est plus 10 % de salaire pour tous les actifs de ce pays. C'est quelque chose d'énorme et sincèrement de révolutionnaire pour ce que ça apporte en pouvoir d'achat aux français. Marc Menant et Michel Fayade, vous dites "Je redonne de l'argent, vous me donnez de l'argent mais demain je veux un appartement.
Comment je trouve un appartement ? Vous faites tout un chapitre sur la location. C'est l'un des grands fléau du moment.
Et là, comment vous arrivez à à résoudre cette équation ? Le privé va pas demain créer je ne sais trop combien de de d'immeubles. Donc, il faut bien des appartements sociaux.
Comment comment donc vous résolvez cette crise du logement ? Alors, je vais corriger juste une phrase. J'ai jamais dit que je donnais de l'argent.
C'est au contraire que dire non, j'arrête de le prendre. C'est vraiment totalement différent. Mais ça redonne de l'argent aux gens.
Je me permets juste de dire que c'est totalement différent que la politique démagogique de la classe politique a consisté à faire croire qu'on pouvait donner de l'argent aux gens. Moi, je dis l'argent public n'existe pas. L'argent public, c'est votre argent.
Les politiciens essayent de vous acheter avec votre propre argent. Je vais répondre sur le logement mais je précise juste parce que c'est vraiment fondamental sur la philosophie économique de ce que je propose. Non, l'État ne donnera jamais d'argent aux gens.
La seule chose qu'il puisse faire, la meilleure chose qu'il puisse faire, c'est d'arrêter de le prendre. Et c'est exactement que je ce que je propose. Baisser les dépenses pour pouvoir arrêter de prendre dans la poche des gens ce qui est censé financer ces gabis.
Je ferme cette parenthèse sur les les loyers puisque vous en parlez. Ce que je dis c'est que on a bien compris, on a pu analyser que l'encadrement des loyers avait créé la pénurie de logement dont aujourd'hui vous vous plaignez à juste titre et dont les Français souffrent. Cet encadrement des loyers a créé une pénurie notamment à Paris, j'en ai beaucoup parlé pendant la campagne municipale, a fait perdre 50000 logements à Paris.
C'est ce qu'on a observé dans le monde entier. L'encadrement des loyers, c'est la mesure qui a la plus faible durée de vie partout dans le monde. À chaque fois qu'on l'a mise en œuvre, elle a créé la pénurie, on l'a retiré, ça a créé un choc d'offre et les gens ont de nouveau pu se loger.
J'aurais aimé avoir des exemples sur l'immigration, sur l'insécurité, des chiffres comme vous avez donné sur la santé, ça m'intéresse tellement on n pas le temps malheureusement. Je vais je vais j'ajoute juste une phrase. Tout à l'heure, je disais un salarié à 2000 € net va payer 1 million d'euros sur l'ensemble de sa carrière.
Oui. Ce que je lance ce soir et je voulais l'annoncer chez vous, c'est un simulateur pour que tout le monde puisse faire le test pour son propre salaire. C'est sur saracnafo.fr.
Chacun arrive sur le site, il n'a que son salaire à entrer. Il y a pas d'information qui est enregistrée. sar snafo.fr.
Et on lui dit voilà combien vous allez payer sur l'ensemble de votre carrière. Voilà ce que vous financez avec votre argent. Voilà ce que vous auriez pu vous payer.
Vouz nous déprimer là quand je parle de Non, au contraire, au contraire. Moi ce que je cherche à faire c'est d'allumer la lumière entre guillemets dans l'obscurité dans laquelle on nous a fait tomber pour à chaque fois que j'expose un problème proposer la solution qui va avec. Jamais je n'expose un problème sans dire voilà comment on le résout.
D'abord, c'est pas du tout dans mon caractère et mon but c'est pas du tout de déprimer les gens. Au contraire, c'est qu' se disent il y a de la lumière au bout de ce tunnel. On sent tous le 15 propositions.
Michel Fayade rapidement. Moi, j'ai entendu avec beaucoup euh d'intérêt et d'attention tout ce que vous avez dit, mais j'ai juste un désaccord avec vous, c'est sur le fait que les Français ne seraiit pas un peu responsable parce que pour moi, étant donné que la plupart des candidats aujourd'hui défendent la retraite telle qu'il est telle qu'elle est en place aujourd'hui, c'est qu'en fait les Français ne sont pas prêts à entendre la vérité que en réalité ce système de retraite c'est une pyramide de Ponzi, c'est-à-dire une escroquerie. Totalement.
C'est le mot que j'ai employé tout à l'heure en disant c'est un vol, on appelle ça un acquis social. C'est un vol. En réalité, les Français sont pas attachés à ce système.
Ils y sont ligotés. Et regardez la manière avec laquelle on a défendu les dernières réformes des retraites. On leur a dit, "Vous allez sacrifier 2 ans de votre vie pour sauver ce système." Mais vous imaginez, là c'est des prém pour le coup.
On leur demande de sauver un système qui est déjà condamné à mort, de se sacrifier pour ça. C'est pas du tout ce que je propose. Au contraire, je leur dis vous allez mieux gagner.
À 2000 € vous serez millionnaire. Vous allez pas toucher 1500 € par mois. Pourquoi les candidats à l'élection présidentielle pour la plupart des frances du c cher monsieur pas les français il faudra revenir surfo vous vous croyez fâché avec les chiffres nul en maître perdu dès qu'on prononce le mot fiscalité ce livre est fait pour vous c'est ce que vous dites dans ce livre cast du siècle on va marquer le JT restez avec nous pour le mot de la fin vous donne le mot de la fin juste après le JT de Michael de S2
Sarah Knafo