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interviewLCP (sur YouTube)· 24 mai 2026 17 min

Hantavirus : test sanitaire pour l'Union Européenne | Ici l'Europe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci de nous rejoindre à Strasbourg au Parlement européen pour parler d'un virus qui a inquiété la planète entière mais sans provoquer de réelles épidémie. Il s'agit de l'antairus. Cela avait commencé comme un mauvais film, un virus peu connu véhiculé par des rongeurs qui s'est propagé sur un navire de croisière au départ de de l'Argentine.

Les îles canariés en Espagne ont hésité avant de laisser accoster les malades. Au final, cet antavirus a réveillé les mauvais souvenirs de la crise du Covid-19 et du coup, les Européens ont redoublé de vigilance. D'ailleurs, l'Europe a-t-elle bien tiré toutes les leçons de la crise Covid ?

Faut-il encore renforcer la coordination entre les États-membres et surtout aller vers une Europe de la santé où Bruxelles aurait davantage de compétences sanitaires. On parlera aussi du virus Ébola qui décime la République démocratique du Congo à cause d'un variant très létal pour lequel il n'existe d'ailleurs aucun vaccin. Que peuvent faire les Européens pour venir au secours de l'Afrique face à ce fléo et à d'autres bien sûr.

Alors pour en parler trois eurodéputés sur ce plateau. Laurence Trchu. Bonjour.

Bonjour. Vous êtes eurodéputé française, membre du groupe des conservateurs et réformistes européens ici au Parlement européen. Alors pour situer, c'est un groupe à la droite de l'hémissique qui accueille notamment les dirigeants, les élus de la dirigeante italienne Georgia Mélonie.

On accueille également Grégory Alon. Bonjour eurodéputé français également membre du groupe centriste Rw et je précise que pendant la crise du Covid vous présidiez la Fédération française des sapeurs pompiers et puis on accueille un eurodéputé espagnol Juan Fernando Lopez Aguillard. Bonjour, vous êtes membre du groupe des socio-démocrates au Parlement européen, du Parti socialiste qui est au pouvoir en Espagne et je précise que vous êtes élu des îles Canares, les îles qui ont accueilli le navire de croisière MVONUS où s'est développé ce foyer d'antairus.

Alors, écoutons justement la ministre de la santé du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez qui défendait son protocole sanitaire en acceptant l'accostage justement de ce navire. Nous avons pris toutes les précautions et mis en place tous les mécanismes de sécurité afin de traiter ces personnes qui au départ étaient des cas contact avec toutes les mesures de sécurité comme si elles étaient des cas confirmés. Alors, monsieur Lopez Agilard, comment cette gestion de l'anvirus a été vécue en Espagne et surtout sur vos îles Canarilles ?

Votre pays a été un peu pollué par les fake news autour de ce virus pour dissuader les espagnols d'accueillir le bateau ? Bien sûr, une expérience de grande intensité. mais accompagner aussi des polémiques controversies même politiques.

Ça c'est clair que j'ai soutant le courage de montrer par le gouvernement espagnol de pris l'initiative de prendre l'appel de l'Organisation mondiale de la santé et bien sûr de prêter solidarité actif avec un mécanisme exemplaire de protection sanitaire individualisé de débarquement en condition de certaineté à condition de sécurité et bien sûr aussi humanitaire. On peut pas abandonner pas seulement les espagnols mais tous les êtres humains qui étaient enfermés dans l'ondius pour trop long de temps. Et cela étant dit, il y a aussi l'aspect politique, la paire, les fake news qui ont été propagé par les gouvernements conservateurs de Canaris en la confrontation avec les gouvernements progressistes de l'Espagne que dirige Pedro Sanchez mais avec aussi des maisonges comme par exemple que les rongeurs, les rates pouvaient nager jusqu'à la plage et contaminer la population de canarie, mettre en risque la population en général.

Alors c'est en cas d'étude mais qu'en conclusion la leçon c'est claire, il faut protocoliser à niveau européen et pas seulement au niveau national parce que les virus ne connaît pas des frontières. On parlait al beaucoup de débats politiques en Europe autour de cette alerte sanitaire sur l'antairus. La trochu, on a pris trop de précautions face à ce nouveau virus.

Ça veut dire surtout qu'on n' pas posé les bonnes questions puisque le débat porte justement sur les leçons qu'on tire ou pas des précédentes crises, notamment évidemment le coronavirus. Il y a quand même quelque chose qui définit un pays qui s'appelle une frontière. Et une frontière, c'est pas simplement ce qui enferme, c'est aussi ce qui protège.

Et cette question là n'a pas été reposée dans le débat public comme si elle était un tabou dans une Europe qui au nom de la libre circulation finalement n'oserait pas remettre en question ce qui n'est qu'un outil, ce qui n'est qu'un moyen qui à un moment donné peut ne plus être adapté précisément quand on est en période de crise et le commissaire fermer les frontières ça sert à quelque chose dans le cas d'in ça arrête vraiment le virus de fermer les frontières c'est une des un des outils. Je ne dis pas que c'est le seul et que c'est la seule réponse, mais la question n'a même pas été posée. Et quand on a le commissaire séjourné la semaine dernière qui nous dit que la situation de crise est maintenant structurelle, c'est-à-dire que les crises deviennent la norme, et bien je pense qu'il faut qu'on ait le courage de poser sur la table toutes les questions avec l'approche scientifique, l'approche sanitaire et l'approche proprement politique.

Alors, on parle au sapeur pompier. La le mécanisme de protection civile de l'Union européenne a été activé dans le cas de cet antavirus par l'Espagne le 6 mai. Il a permis de financer et de coordonner six vols de rapriement vers la France.

On parle de frontière, les Pays-Bas, la Grèce et l'Irlande. Un avion d'évacuation médicale euh de la flotte de l'Union européenne a été prépositionné à Tenéif. La solidarité européenne pour vous, elle a elle a fonctionné, elle était nécessaire au contraire. non seulement elle a fonctionné, mais en plus on a tiré euh je dirais bénéfices ou expérience malheureuse de ce qui s'est passé euh en 2019 2020 2021 notamment avec le coronavirus.

Euh on a eu un centre de prévention et de contrôle des maladies qui a été activé dès le 2 mai pour envoyer justement des experts pour évaluer la situation pour permettre justement de jauger là où on en était confronter médicalement scientifiquement nos orientations avec l'OMS. À partir de là, ce diagnostic a été très intéressant parce qu'il a permis d'établir des protocoles pour l'accueil sur notre territoire européen de ces malades ou de ces supposés malades et derrière de mettre en place tout un mécanisme de protection civile que vous venez de citer mais en respectant des protocoles. là où on a aussi tiré bénéfice de tout ce qui s'est passé par rapport au coronavirus puisque c'était la question et l'introduction de votre émission, c'est que doré avant il y a une vraie direction générale de la santé qui a possibilité d'accompagner d'aider les Étatsmembres lorsqu'ils sont en difficulté.

On a créé des stocks sensibles de masques, de respirateurs, on a tout ce qu'il faut au travers le territoire européen sans pour autant prendre le pas sous la souveraineté des États. Pourquoi je vous dis cela ? Parce qu'aujourd'hui le je dirais le protocole d'accueil et de mise en quarantaine en France, il est de 42 jours.

Il ne correspond pas du tout à ce qui a été fait par ailleurs. Mais en tous les cas, ce sont nos scientifiques qui ont orienté et demandé au Premier ministre de mettre en place ces mesures. On va en parler justement une alerte sanitaire de l'antairus et puis 27 protocoles sanitaires dans chaque Étatmembre.

Et Emmanuel Macron a appelé un peu plus de coordination. Maintenant, il est important que il y a une vraie coordination européenne, c'est-à-dire que les protocoles, je pense, aillent vers les standards les plus exigeants qui ont été définis à très court terme et que l'Organisation mondiale de la santé puisse coordonner tout cela comme il se doit dans les prochaines étapes. Alors, Juan Fernando Lopez Aguilar, la France avait un protocole très strict d'isolement des cas contact, ce qui n'était pas le cas dans d'autres pays où c'était plus souple, notamment en Espagne.

Il faudrait quoi ? Il faudrait un un protocole européen. Espagne est particulièrement fière de la qualité de son système sanitaire et cela étant dit, il faut bien sûr n'est pas seulement tirer lesion de les terrible expériences de COVID-19 mais aussi de renforcer la réponse européenne et la qualité de la réponse européenne, des protocoles européens unifiés et bien sûr lutter contre la fragmentation de la réponse au pression qui est absolument insoutenible. est insupportable.

Alors, il faut aussi accompagner ce mécanisme de protection civile qui a été activé à l'occasion des Ondius fondé au Canarie avec des investissements comment des recherches biomédicales, des provinions microbiennes. Alors, vous êtes peut-être pas d'accord avec cette analyse madame Trochu parce que vous êtes souvén, je le rappelle, et puis vous êtes pas forcément pour cette Europe de la santé mise en commun. Euh et puis euh euh ni d'ailleurs peut-être la vaccination obligatoire.

Vous allez nous le dire. Euh Alain Fischer en tout cas le président de l'Académie des Sciences a dit que que Maréchal, votre chef de film et le Rassemblement national se sont opposés à peu près à toutes les décisions nécessaires au contrôle de la pandémie de Covid-19. Je pense que mon collègue a prononcé une expression qui est assez clé.

Il a parlé de coopération unifiée. Moi, je parlerai de euréif. Exactement.

Moi, je parlerai de coopération et je me base là-dessus. sur ce que les Étatsmembres ont récemment exprimé. C'était en janvier dernier le rapport de monsieur Sokol du PPE où le conseil a vraiment insister sur ce rôle de coopération qu'il peut y avoir à l'échelle européenne sans que pour autant la souveraineté de chaque Étatmembre soit mise en difficulté. précisément parce que euh on on peut concevoir une coopération, on peut concevoir des financements euh commun, mais de là à gérer entièrement de manière uniforme euh une crise sur des territoires sur lesquels elle ne se décline pas exactement de la même manière, ce serait aller au-delà de ce que l'article 168 du TFUE nous autorise à faire. même si la commission santé est devenue une commission de plein exercice, elle reste dans l'esprit général euh des traités qui prévoit quand même une souveraineté garantie à chaque Étatmembre.

Et donc c'est ce que le conseil a rappelé euh récemment. Ça va ensuite être discuté bien sûr en commission centre et au parlement. Covid-19, on a appelé à l'aide ou pas la commission.

La Hongrie a décidé de ne pas avoir les mêmes vaccins que nous. Elle a demandé pas de vaccins Pfizer et les seuls qui marchaient d'ailleurs. Euh, elle a eu des vaccins russes.

Donc euh, ben oui, mais vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas aller contre la souveraineté des Étatsmembres. Enfin, je veux dire, vous contrevenez au traité si vous entrez dans cette dans cette logique là. Et encore aujourd'hui, je vous dis ce vote date du 20 janvier.

Donc, on est on est dans le le le la réaffirmation de la souveraineté des États-membres en matière de santé. J'ai une réaction parce qu'en fait c'est bien beau, on est sur un plateau, on est dans un monde assez asceptisé, le Parlement européen. Moi, je suis encore pompier volontaire.

Je vois depuis des années les crises et j'entends Stéphane Séjourné qui dit qu'on est dans un monde où la crise devient structure même de notre capacité à réagir. Et je le comprends ce propos parce que il y a 15 jours, on faisait des feux de forêt qui dépassaient 500 hectares dans les Pays-Bas il y a 15 jours au printemps. Donc je parle des feux de forêt mais je pourrais vous parler de la crise de l'antairus.

On peut parler de la crise du coronavirus. En ce moment, à cause du dérèglement climatique, on a des moustiques qui transportent la dingue au travers le territoire européen. On voit bien tous les impacts de ce changement qui bouleverse finalement nos pratiques opérationnelles et aujourd'hui on a besoin d'une réaction opéré aujourd'hui.

Si on ne réagit pas en solidarité, que ce soit sur la veille tel qu'on a pu le faire par rapport à ce navire qui est arrivé avec des ressortissants européens et de pays tiers, que ce soit sur la veille, que ce soit sur les forces euh de protection civile, sur l'acheminement ou le traitement des patients qui ont été acheminés dans différents hôpitaux, il y a une coordination là aussi qui a été produite. Si on ne raisonne pas avec le principe de solidarité, on ne pourra pas faire face aux crises actuelles. Est-ce que c'est le cas pour Ébola aussi qui est en train de se répandre en en RDC avec un un variant très létal ?

Et on voit bien que les États-Unis euh qui sont euh avec un un ministre de la santé antivax, qui ont quitté l'OMS, qui ont désinvesti dans la santé en Afrique, et bien euh aujourd'hui ils font soigner leurs ressortissants qui sont touchés par Ebola en Allemagne. Est-ce que nous aussi on doit se préoccuper de ce qui se passe en Afrique ? Parce que on disait les virus ne connaissent pas de de frontières.

D'abord, les États-Unis ont effondré l'investissement en santé et en recherche biomédicale. L'Europe doit faire les chemins contraires. Les les son tirés de la crise de Covid-19 sont pas seulement socials, ils sont aussi institutionnels et même juridiques.

On a inventé une compétence, une politique européenne qui n'existait pas à la politique européenne de la santé et la proclamation de la santé comme un bien commun européen. Or, ça veut dire que l'Europe doit être aussi signifiée sur le pont de la recherche biomédicale contre les volat parce que dans l'époque de la globalisation, les virus, aucun virus connaît des frontières et et touses les pandémies peuvent devenir transfrontalière dans question des jours ou des semaines. Alors, il faut [raclement de gorge] être prévenu mieux que soigné.

Laurent Strochu, que doivent faire les Européens face à ce virus Ebola ? Est-ce qu'on doit redoubler de moyens de solidarité, d'urgence pour les Africains ou est-ce qu'on doit dire on ferme les frontières, on se protège et ce n'est pas notre affaire un peu comme le dit l'administration Trump dans sa politique de santé ? Je ne serai pas dans l'approche du où où c'est-à-dire que précisément oui, il y a un outil qui est la fermeture des frontières pour la protection des Européens.

Ça peut être le premier outil déployé. Ensuite, faut pas oublier que dans le cadre du coronavirus, on a euh un plan, on a le plan Next Generation UE qui nous coûte quand même quelque chose comme 800 milliards d'euros. C'est quoi ?

C'est un emprunt, c'est 2000 € par européen. Donc ça c'est le vrai coût du coronavirus. Donc on a cet emprint le plan de relance pas que exactement [raclement de gorge] on a cet emprunt sur le dos.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va demander aux Européens de payer des impôts européens pour pouvoir assumer ce ce surcoup. Donc la question, elle se pose aussi par rapport aux capacités réelles de le de de l'Europe et puis l'Europe, elle a aussi donc on n' pas les moyens d'être solidaire avec l'Afrique, c'est elle a elle a les elle les a déjà les moyens, mais elle a son plan euh justement d'aide au développement qui représente quand même 29 milliards sur la période 2021-2027 qui précisément est ciblé sur l'Afrique.

Donc il faudrait voir dans le cadre de ce plan d'aide au développement ce qui est possible. Mais vous voyez bien que derrière chaque dépense supplémentaire envisagée, c'est de la dette qu'on met sur la tête de chaque européen. Est-ce que l'Europe a la responsabilité de s'intéresser de près aux maladies en Afrique ?

Parce que en effet, elles peuvent se les reprendre comme boomerang et de toute façon, les Américains sont en train de se retirer, ce qui fragilise beaucoup ce continent. Aujourd'hui, quelle que soit la crise dont vous parliez, notamment en en biologie et lorsque l'on a affaire à des virus tels que Ebola ou d'autres, j'ai cité la dingue, le moustique tigre, il il n'est pas arrivé comme ça en France. Il est pas endémique finalement à notre sol européen.

Donc les choses arrivent naturellement sans que forcément les frontières soient fermées ou pas fermées. Et dans cette globalisation, dans cet échange mondial que nous avons, oui, tout peut nous arriver. Le fait en veille ailleurs nous permet d'être mieux préparé chez nous.

Ça c'est un premier principe et ce que je voulais dire et c'est une forme de proposition et on a des amis euh des collègues euh députés européens qui vivent dans les îles. J'étais la semaine dernière, le weekend dernier en Corse. On est en train en Corse d'établir des euh des laboratoires de recherche justement sur l'ensemble des maladies qu'elles soient animales ou humaines.

Pourquoi ? Parce que nos îles, nos régions ultrapériphériques, ce que je veux dire c'est je peux prendre dans l'O indienéion les Canaris, je peux prendre la Corse ou nos îles en Méditerranée. Ce sont de véritables sentinelles et il faut les armer pour finalement avoir les laboratoires et les capacités pour soit sur le monde animal, soit sur la partie humaine avoir les capacités de détecter dès l'instant où quelque chose doit nous arriver.

Et on finira sur ces mots. Merci. Merci à tous les trois d'avoir participé à ce débat.

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