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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 septembre 2026 26 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesJustice

LAURENT JACOBELLI est SEUL CONTRE TOUS sur FRANCE INFO TV !

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse partielle

    Pourquoi le Kevlar ? Pour se protéger de quoi ?

  • 0:33RelanceRéponse partielle

    Mediapart a qualifié ces propos de violence inouïe. Comment répondez-vous ?

  • 0:58OuverteRéponse directe

    Vous êtes serein au Rassemblement National ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    On revient sur les attaques contre Mediapart et le fond.

  • 2:26OuverteRéponse partielle

    La lutte contre l'antisémitisme est un sujet primordial. Comment Jordan Bardella s'y engage-t-il ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Céline Giraud, mettez-vous en doute les accusations de Mediapart ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16PrésentateurFait
    « Marine Le Pen reprenait une image pour elle-même avant en disant que nous étions à l'abri des attaques puisque nous avions enfilé nos gilets Kevlar. »
  • 0:44PrésentateurFait
    « Mediapart nous déteste. Mediapart fait la guerre au Rassemblement National. »
  • 0:52PrésentateurFait
    « Mediapart est prêt à tout, même à oublier la déontologie journalistique. »
  • 1:03PrésentateurFait
    « Je connais son combat contre l'antisémitisme en France, aujourd'hui porté par une partie de la gauche et dans certains quartiers de notre pays. »
  • 1:11PrésentateurFait
    « Or, je ne suis pas dupe. Hier, nous avons annoncé que nous avions un groupe au Sénat, ce qui est une nouvelle historique pour le Rassemblement National. »
  • 1:20PrésentateurChiffre
    « Marine Le Pen a fait deux points de plus dans les sondages. »
  • 1:50PrésentateurFait
    « Je pense que tous les indicateurs sont rouges. Les Français sont inquiets. »
  • 2:11PrésentateurFait
    « On va être fixé très rapidement puisque Mediapart nous a dit tout à l'heure que dans quelques jours, ils vont publier les fameux écrits. »
  • 3:25InvitéPromesse
    « Si ces propos sont véritablement ceux de Jordan Bardella, qu'ils se défendent, que le parti se défendent et qu'ils prouvent effectivement que c'est faux. »
  • 4:14InvitéFait
    « L'affaire Benalla, l'affaire Cahuzac. Ah oui, il y a eu quand même des affaires qui vous ont révélées. »
  • 4:21PrésentateurFait
    « Mediapart sont l'origine de révélations sur Jérôme Cahuzac, sur Denis Bompin, sur Thomas Atevno, sur Eric Wehrt, sur Alexandre Benalla, sur François de Rugy. »
  • 5:54InvitéFait
    « Ça fracasse votre stratégie de normalisation que vous venez depuis 10 ans. »
  • 6:50InvitéFait
    « À Gabriel Attal, on est dans une dynamique où on cherche à convaincre, à séduire, à être sur le terrain, à redresser la France. »
  • 8:16PrésentateurFait
    « Jordan Bardella n'a jamais écrit, prononcé et je crois même pensé ce type de propos. »
  • 10:52PrésentateurFait
    « Des gens de droite, de diverses droites, des sans étiquette. Et ça, c'est une déflagration politique pour l'ensemble des partis traditionnels. »
  • 14:22PrésentateurFait
    « Edouard le macronard, c'est ça ? »
  • 14:37PrésentateurFait
    « Edouard le flemmard, il y a quelques temps, quand il a déclaré qu'il prendrait six mois avant d'être président, si jamais il était élu. »
  • 14:45PrésentateurFait
    « Edouard Philippe rentre dans le bon vieux schéma, il y a un problème de retraite, on va décaler l'âge de la retraite. »
  • 15:16PrésentateurFait
    « Peut-être parce qu'il a été l'instigateur en tant que Premier ministre d'Emmanuel Macron de la chute économique de la France. »
  • 17:10PrésentateurFait
    « Entre ce que prônaient Jordan Bardella et Marine Le Pen, il y avait quelques différences en fonction du genre. Jordan Bardella parlait de la capitalisation. »
  • 18:14PrésentateurFait
    « Nous, on veut libérer le carcan, moins de taxes, plus d'impôts de production pour les entreprises, desserrer les taux des normes pour que les entreprises soient à nouveau productives. »
  • 18:34PrésentateurFait
    « Avec cet argent, il y aura plus de cotisations. Et donc, on pourra se permettre d'avoir un système social qui correspond à notre volonté politique. »
  • 19:25InvitéFait
    « En France, l'âge d'emploi pérenne, c'est 27 ans, en Allemagne, c'est 23 ans, on perd 4 ans. »
  • 19:36PrésentateurFait
    « En France, beaucoup de gens arrivent à la retraite en étant soit chômeurs, soit malades. »
  • 20:42InvitéFait
    « J'ai eu des dizaines et des dizaines d'enquêtes journalistiques. On n'a jamais rien trouvé à me reprocher. »
  • 21:22InvitéFait
    « Il a été condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale, injure raciale ou antisémite et même négationniste. »
  • 21:38InvitéFait
    « Il en a été membre entre 2005 et 2009. En 2007, il est même conseiller spécial de Jean-Marie Le Pen pour sa campagne présidentielle. »
  • 22:40InvitéFait
    « Le directeur de cabinet de Jordan Bardella, François Paradol, il a été membre d'Égalité et Réconciliation. »

Temps de parole

  • Présentateur42 %
  • Invité20 %
  • Présentateur 219 %
  • Invité 29 %
  • ?7 %

≈ 25 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

au Kevlar parce qu'il y aura évidemment une réponse à la manière dont il se comporte.

0:10
Locuteur

Alors

0:10
Présentateur

le Kevlar, c'est la matière qui compose les gilets pare-balles. Les gilets pare-balles, pourquoi ? Pour se protéger de quoi

0:16
Locuteur

?

0:16
Présentateur

Parce que Marine Le Pen reprenait une image pour elle-même avant en disant que nous étions

0:21
Locuteur

à

0:23
Présentateur

l'abri des attaques puisque nous avions enfilé nos gilets Kevlar. Et donc c'est un retournement de la phrase. Parce que tout simplement, je crois que la guerre des boules puantes a commencé.

0:32
Locuteur

Alors attendez, ça n'a

0:33
Présentateur

pas été perçu comme tel par Mediapart.

0:35
Locuteur

On était tout à l'heure avec Mediapart, il nous disait que c'était une violence inouïe,

0:38
Présentateur

c

0:38
Locuteur

'est

0:38
Présentateur

des propos qui sont extrêmement

0:40
Locuteur

menaçants. Je

0:40
Présentateur

vais vous rassurer et ça va vous faire probablement gagner du temps dans votre analyse. Mediapart nous déteste. Mediapart fait la guerre au Rassemblement National. Mediapart est prêt à tout, même à oublier la déontologie journalistique. Mais vous voyez, moi je suis venu ce soir serein sur ce plateau. Serein parce que je connais bien Jordan Bardella.

0:57
Locuteur

Vous

0:58
Présentateur

êtes vraiment serein au Rassemblement National ? Oui, je suis serein parce que je connais Jordan Bardella, je connais ses combats. Je connais son combat contre l'antisémitisme en France, aujourd'hui porté par une partie de la gauche et dans certains quartiers de notre pays. Je connais sa sincérité et je sais qu'il n'a pas prononcé ses mots. Or, je ne suis pas dupe. Hier, nous avons annoncé que nous avions un groupe au Sénat, ce

1:18
Locuteur

qui

1:18
Présentateur

est une nouvelle historique pour le Rassemblement National. Marine Le Pen a fait deux points de plus dans les sondages. Et tiens, comme par hasard, des boules, cette boule pluante à laquelle je crois personne ne croit. On va être fixé très rapidement puisque Mediapart nous a dit tout à l'heure que dans quelques jours,

1:32
Locuteur

ils

1:33
Présentateur

vont publier les fameux écrits. Vous voyez, pourquoi ils ne

1:36
Locuteur

l

1:36
Présentateur

'ont pas fait tout de suite ? Parce qu'il fallait

1:38
Locuteur

le temps qu'ils anonymisent les

1:39
Présentateur

sources pour protéger leurs sources.

1:41
Locuteur

Évidemment, c'est essentiel quand on est journaliste.

1:42
Présentateur

Ils vont essayer de feuilletonner l'histoire. L'idée est de pourrir une campagne alors que, je crois, les Français voudraient qu'on parle du fond. Je pense que tous les indicateurs sont rouges. Les Français sont inquiets.

1:52
Locuteur

Ils

1:52
Présentateur

ont besoin de savoir des solutions. Nous avons chacun des solutions à proposer qui ne sont probablement pas les mêmes. Mais ils ont besoin de choisir. Je pense que ça ennuie tout le monde. Ces affaires de calomnie. Bon, on connaît Mediapart. C'est un fanzine d'extrême-gauche. Ils font ce qu'ils ont toujours su faire. C'est-à-dire qu'ils attaquent. Et puis, écoutez, nous, on est sereins.

2:11
Locuteur

Il

2:11
Présentateur

y aura un processus judiciaire. Et nous verrons bien ce qu'il en sort.

2:15
Locuteur

On

2:15
Présentateur

va revenir sur les attaques que vous portez contre Mediapart dans un instant et sur le fond. Mais pardonnez-moi, mais la lutte contre l'antisémitisme,

2:24
Locuteur

c

2:24
Présentateur

'est un sujet qui est primordial aussi

2:25
Locuteur

pour

2:26
Présentateur

les Français. Et donc, quand on

2:27
Locuteur

a un

2:28
Présentateur

président de parti qui prétend à être à Matignon et qui se présente comme le défenseur des Français juifs, effectivement, quand il y a des révélations de la sorte, c'est normal aussi qu

2:38
Locuteur

'on s

2:38
Présentateur

'y attarde. Quand il y a des allégations de la sorte, ne dites pas révélations, parce que pour l'instant, nous disons que c'est faux. Et là où je vous rejoins, c'est que l'antisémitisme aujourd'hui en France explose. Voilà, il

2:47
Locuteur

y

2:47
Présentateur

a un antisémitisme nouveau, 2.0, qui vient de la gauche aujourd'hui. Et c'est vrai, nous le combattons et nous le combattons fermement. Instrumentaliser cette cause

2:57
Locuteur

pour

2:58
Présentateur

vendre du papier, comme le fait Mediapart, et pour insulter un leader politique et un parti politique et leurs électeurs, c'est effectivement pas à la hauteur du combat. – Céline Giraud, est-ce que vous mettez, vous aussi, en doute, les accusations de Mediapart ? Parce que je n'ai pas vu, alors peut-être que je me trompe, mais je n'ai pas vu

3:12
Locuteur

passer

3:13
Invité

de réaction de Gabriel Attal sur le sujet.

3:14
Locuteur

–

3:14
Invité

Non, vous avez raison, effectivement. Je crois que ces déclarations, en tout cas ces révélations, sont accablantes, elles sont ignobles. Effectivement, si ces propos sont véritablement ceux de Jordan Bardella, qu'ils se défendent, que le parti se défendent et qu'ils prouvent effectivement que c'est faux. En revanche, si c'est vrai, c'est vrai que c'est très grave. C'est une déflagration colossale, selon moi, dans cette campagne, qui est féroce, on le sait. Moi, ce qui me dérange davantage, dans votre défense, M.

Jacobelli, c'est que vous avez tendance à retourner, non pas le problème sur le fond, sur ce qu'aurait dit ou aurait déclaré Jordan Bardella, mais sur ceux qui le déclarent, c'est-à-dire le messager, en l'occurrence Mediapart, les journalistes. Et la liberté de la presse, pardon, elle ne se choisit pas. Ce n

3:54
Locuteur

'est

3:54
Invité

pas un menu à la carte. Quand l'Arcom, en 2024, décide de suspendre la fréquence de C8, vous êtes monté au créneau en défendant la liberté d'expression, la liberté de la presse. Aujourd'hui, ça vous arrange moins. Et vous dites, c'est un militant, c'est une presse militant, c

4:08
Locuteur

'est

4:08
Invité

un média de gauche.

4:08
Locuteur

C'est vrai, tout

4:09
Présentateur

le

4:09
Locuteur

monde

4:09
Présentateur

le sait, vous le savez aussi. Ce n

4:10
Locuteur

'est

4:10
Présentateur

pas pour ça que je demande leur fermeture.

4:11
Invité

Mais ce sont des reporters,

4:12
Locuteur

ce

4:12
Invité

sont des journalistes avec des cartes de presse. L'affaire Benalla, l'affaire Cahuzac. Ah oui, il y

4:16
Locuteur

a

4:16
Invité

eu quand même des affaires qui

4:17
Locuteur

vous ont révélées.

4:18
Présentateur

Il y

4:18
Locuteur

a

4:18
Présentateur

eu, pardonnez-moi,

4:19
Locuteur

et

4:19
Présentateur

pour rejoindre ce que dit Céline Géraud, Mediapart sont l'origine de révélations sur Jérôme Cahuzac, sur Denis Bompin, sur Thomas Atevno, sur Eric Wehrt, sur Alexandre Benalla, sur François de Rugy, je ne les cite pas tous. Et

4:30
Invité

c

4:30
Locuteur

'était

4:30
Invité

des affaires d'État, souvenez-vous. Mais en fait, c'est devenu des affaires d'État.

4:34
Locuteur

Et c'est devenu des affaires d'État. Et il ne me semble

4:37
Présentateur

pas que ce soit des membres du Rassemblement national, tous les noms que

4:39
Locuteur

j'ai récités. Soit non

4:40
Présentateur

complet, il y a eu un jugement du tribunal sur l'affaire des fonds Libyen, vous le savez, Nicolas Sarkozy. Mediapart avait montré un papier qui était censé accabler Nicolas Sarkozy. Le tribunal a dit que tout tendait à prouver que ce papier était un

4:55
Locuteur

faux. Mais en

4:55
Invité

2012, Jérôme Cahuzac, revenons sur cette affaire, parce qu'on a la sensation, et là je reprends, je crois, les propos d'Antoine Rouget, qui est un des reporters qui a mené cette enquête, qui disait que quelque part, Jordan Bardella était peut-être dans la position du forcené, c'est

5:06
Locuteur

-à

5:06
Invité

-dire de celui qui refuse de voir la réalité. Jérôme Cahuzac, souvenez-vous, yeux dans les yeux, je vous le jure, je n

5:11
Locuteur

'ai

5:11
Invité

jamais eu de compte en Suisse. Et derrière, on sait ce qui s'est passé. Donc, est-ce que vous vous préparez à ça ? Moi, c'est la question que

5:17
Locuteur

je

5:17
Invité

me pose. Et ce qui me gêne vraiment, je vous dis, c'est ça.

5:19
Locuteur

C'est de

5:19
Invité

remettre en cause la liberté de la presse

5:22
Locuteur

et le travail des

5:22
Invité

enquêteurs.

5:23
Locuteur

Vous

5:23
Présentateur

avez dit deux choses. Tout d'abord, vous avez dit, vous ne vous défendez pas sur le fond. Ben si, je vous le dis, Jordan Bardella n'a jamais dit ça. Non,

5:29
Locuteur

lui, il le dit, mais aujourd'hui, ces dernières heures,

5:31
Invité

ces dernières heures des gens comme vous qui le défendent, ont tendance à détourner le problème, non pas sur la source, c'est-à-dire les propos, mais davantage

5:36
Locuteur

sur celui qui... Je crois avoir été

5:38
Présentateur

très clair avec vous.

5:42
Locuteur

Je

5:42
Présentateur

mène la marche suite au pogrom du 7 octobre à Paris. Je l'ai vu aller en Israël sur un congrès pour la lutte contre l'antisémitisme. Je connais son engagement. J'ai la chance de le connaître

5:53
Locuteur

personnellement. Mais c'est un coup d

5:54
Invité

'arrêt, vous le reconnaissez, M. Jacob Elis. Ça fracasse votre stratégie de normalisation

5:58
Locuteur

que vous

5:58
Invité

venez depuis 10 ans.

5:59
Présentateur

On a porté l'affaire devant les tribunaux. Soyez patientes. N'accusez pas sans preuve.

6:05
Locuteur

Je n'accuse pas. La présomption d'innocence existe.

6:09
Présentateur

Est-ce que la plainte a vraiment été déposée

6:11
Locuteur

?

6:11
Présentateur

Alors là, vous me posez une colle, mais elle le sera. Non, mais je vous pose la question parce qu'on était tout à l'heure avec le journaliste de complément d'enquête qui avait fait un documentaire sur Jordan Bardella en 2024 où il faisait état d'un compte Twitter anonyme de Jordan Bardella attribué en tout cas à Jordan Bardella où étaient proférés des propos racistes, homophobes, où il y avait aussi des propos à la gloire de Jean-Marie Le Pen et d'Alain Soral. Le RN avait annoncé à ce moment-là qu'il porterait plainte et il nous disait deux ans plus tard, on n

6:38
Locuteur

'a

6:38
Présentateur

jamais vu la plainte. Donc est-ce que c'est juste un moyen d'intimidation

6:40
Locuteur

? Non, non, il y aura plainte.

6:41
Présentateur

Et de repousser le débat ? Je vous le dis, il y aura plainte parce que ça vient fracturer une campagne où je crois qu

6:48
Locuteur

'on

6:48
Présentateur

a besoin de débats, je vais vous dire.

6:50
Invité

Ça vient fracasser surtout votre stratégie, je le redis, normalisation, ça fait dix ans que vous essayez de chasser les brebis galeuses comme vous le dites, vous l'avez sans doute fait ce travail. En revanche, aujourd'hui, c'est le chef du troupeau, c'est le berger qui est

7:01
Locuteur

en tout cas dans la tourmente. C'est un peu

7:03
Présentateur

fou. Si je dis à l'antenne que vous fabriquez des faux billets dans votre cave, ce n

7:08
Locuteur

'est

7:08
Présentateur

pas parce que je le dis que c'est vrai et ce n

7:09
Locuteur

'est

7:09
Présentateur

pas pour autant que la stratégie de campagne de Gabriel Attal est mise à mal.

7:13
Locuteur

Jérôme Cahuzac aussi disait que c'était fou.

7:15
Présentateur

Je pense qu'il faut garder la tête froide. Je comprends bien que certains, je ne vous accuse pas de cela, saisissent l'opportunité parce qu'ils n'ont rien à proposer et parce qu

7:23
Locuteur

'ils

7:23
Présentateur

sont gênés par la dynamique du Rassemblement national. Mais honnêtement, soyons des adversaires politiques.

7:30
Locuteur

Alors

7:30
Présentateur

qui est derrière ? Je

7:31
Locuteur

n'ai pas dit qui est derrière.

7:32
Présentateur

Certains saisissent l'opportunité. Quand

7:34
Locuteur

je vois Jean-Luc

7:35
Présentateur

Mélenchon se faire critiquer Jordan et parler de la lutte contre l'antisémitisme, excusez-moi,

7:41
Locuteur

ce n'est pas crédible.

7:42
Présentateur

Qui est derrière ?

7:43
Locuteur

Parce

7:43
Présentateur

que là aussi,

7:43
Locuteur

ce

7:43
Présentateur

n

7:43
Locuteur

'est pas très clair.

7:44
Présentateur

Jordan Bardella disait, soit c'est une manipulation de Mediapart ou soit c'est Mediapart qui a été enfumé. Oui,

7:52
Locuteur

c'est exactement ça. Je

7:53
Présentateur

ne

7:54
Locuteur

sais

7:54
Présentateur

pas d'où ça peut venir.

7:54
Locuteur

Et ça

7:55
Présentateur

pourrait venir de chez vous ? Non, je ne le pense pas. Vous

7:57
Locuteur

ne le pensez

7:58
Présentateur

pas, mais vous n'en êtes pas certain. Une fois encore, je n

7:59
Locuteur

'ai

7:59
Présentateur

pas fait d'enquête. Je vais vous dire, si je savais, j'aurais été au commissariat de police et je leur aurais dit, voilà ce qui s'est

8:05
Locuteur

passé. Mais est-ce

8:05
Présentateur

que vous cherchez chez vous, dans vos rangs ? On a saisi la justice. Comme ça, ce sera extérieur, tout le monde pourra voir ce qui se passe et on sera soupçonné de rien. Moi, je suis certain d'une chose. Jordan Bardella n'a jamais écrit, prononcé et je crois même pensé ce type de propos. Ce n'est pas la personne que je connais et que je côtoie au

8:24
Locuteur

quotidien. C'est même l'inverse de

8:25
Présentateur

son combat. Ces messages, ils ont été changés en 2013. Donc ça veut dire que

8:30
Locuteur

quelqu'un... Ils auraient été...

8:31
Présentateur

Excusez-moi. Pardonnez-moi.

8:33
Locuteur

Ils

8:33
Présentateur

auraient été... Oui, mais merci

8:34
Locuteur

parce que...

8:34
Présentateur

Ils auraient été échangés en 2013 dans un cercle privé de Jordan Bardella. Donc ça veut dire que quelqu'un a conservé

8:42
Locuteur

ces

8:43
Présentateur

messages et a décidé à un moment donné de les faire sortir potentiellement.

8:46
Locuteur

Vous partez du postulat

8:47
Présentateur

que tout cela est vrai. On peut aussi dire que ces messages ont été traficotés, qu'il s'agit d'un faux qui a été donné à Mediapart, qui s'est fait blouser. Ce ne

8:57
Locuteur

sont

8:57
Présentateur

pas des surhommes. Mediapart, et d'ailleurs quand on regarde le passé du fondateur, Edoui Plenel, les bras vous en tombent, c'est un organe militant. C'est quelqu'un qui a été engagé pour la défense de terroristes. On se souvient de Septembre Noir à Munich avec en 1972 11 athlètes juifs tués par des terroristes et ces mêmes terroristes soutenus par Edoui Plenel, le fondateur de Mediapart. Donc une fois encore, c'est un organe politique et donc il mène un combat politique contre le Rassemblement national. Très bien, ils ont le droit de le faire. C'est la liberté de la presse. Il y a une limite à la liberté de la presse. C'est la diffamation et

9:33
Locuteur

l'usage. Voilà,

9:33
Invité

justement, il a porté plainte pour diffamation et non

9:36
Locuteur

pas pour faux.

9:37
Invité

Donc là aussi, on peut se poser la question. Il aurait pu faire directement porter plainte pour faux. Voilà, ça c'est un détail. Mais ce que je veux dire, c'est qu'au fond, ça veut dire aussi que la campagne n

9:47
Locuteur

'est

9:47
Invité

pas jouée et que tout est possible dans cette campagne qui ne fait que démarrer. Et vous avez raison, je vous rejoins quand vous dites que ça brouille effectivement les dynamiques qui sont enclenchées parce que nous, effectivement, à Gabriel Attal, on est dans une dynamique où on cherche à convaincre, à séduire, à être sur le terrain, à redresser la France. Et là, on se retrouve finalement, on embarque les Français presque malgré eux dans une espèce de scandale, voilà, dans un nouveau scandale qui s'allie.

10:08
Locuteur

On ne peut pas laisser le tempo de la campagne. Parce qu'il y a un devoir d'exemplarité

10:10
Invité

pour les hommes politiques. Et je pense que, voilà, j'imagine, est-ce que vous avez prévu un plan B ? Que se passera-t-il si Jordan Bardella était condamné ?

10:16
Présentateur

Non, mais on ne va pas rentrer.

10:17
Locuteur

D'abord, on ne

10:18
Présentateur

va pas laisser le journal Mediapart fixer le tempo de la campagne en général et de notre campagne en particulier. Une fois encore, je remets le spot sur le calendrier. Ça arrive le lendemain d'un événement historique dont on n'a pas parlé ce soir. C'est la création d'un groupe Rassemblement National au Sénat.

10:34
Invité

Et la visite du pape qui était une

10:36
Locuteur

parenthèse enchantée. D'ailleurs, on est vite redescendu. L'ascension émotionnelle, il a été violent.

10:40
Présentateur

Vous avez tout à fait raison. Et ça veut dire quoi l'arrivée d'un groupe RN au Sénat ? Ça veut dire que des centaines d'élus locaux qui n'ont pas la carte au RN et qui n'ont jamais milité ou adhéré au RN ont voté pour le RN. Des gens de droite, de diverses droites, des sans étiquette. Et ça, c'est une déflagration politique pour

10:57
Locuteur

l'ensemble des partis

10:58
Présentateur

traditionnels. D'où, on peut l'imaginer, une réaction un peu convulsive d'un système un peu affolé. Mais nous, nous restons sereins. On fait campagne. On proposera des choses aux Français. On ne

11:10
Locuteur

va

11:10
Présentateur

pas se laisser dicter notre attitude par des journaux aussi militants justifs. Mais au-delà des révélations de Mediapart, vous comprenez malgré tout, ce ne

11:22
Locuteur

sont

11:22
Présentateur

pas les premières accusations contre Jordan Bardella. Je vous parlais tout à l'heure de ce complément d'enquête qui a montré l'existence de ce compte anonyme attribué à Jordan Bardella. Il n

11:32
Locuteur

'y

11:32
Présentateur

a pas eu de plainte qui s'en est suivie de la part du Rassemblement national. On se rappelle aussi que Jordan Bardella, en 2023, me semble-t-il, quand la question lui avait été posée, Jean-Marie Le Pen est-il antisémite ? Il avait dit « je ne crois pas ». Donc,

11:42
Locuteur

il

11:42
Présentateur

y a quand même un passé. Oui, il y a des actes aussi. Je vous le dis, Jordan Bardella est un leader de partis politiques qui a concrètement fait de l'engagement contre l'antisémitisme en France un de ses chevaux de bataille. Alors,

11:58
Locuteur

on peut croire les racontards... Mais la récurrence interpelle, M. Jacopéli. On peut

12:00
Présentateur

croire les racontards ou on peut croire la réalité et les faits. Moi, vous voyez, je suis cartésien. Je crois plutôt les faits.

12:07
Invité

C'est

12:07
Locuteur

une

12:07
Invité

récurrence interpelle.

12:08
Locuteur

On

12:08
Invité

parlait de la normalisation, de la tentative de dédiabolisation que vous avez entrepris depuis dix ans. Voilà, à chaque fois, il

12:15
Locuteur

y

12:15
Invité

a quand même des affaires qui ressurgissent. Et celle-là, si elle est avérée, c'est quand même un...

12:20
Locuteur

Mais elle ne l'est pas aujourd'hui. Donc, nous ne perdons

12:21
Présentateur

pas

12:21
Locuteur

notre précieux temps. Visiblement, les

12:23
Invité

journalistes de Mediapart, j'imagine, effectivement,

12:26
Locuteur

des épreuves, des

12:27
Invité

pièces à fournir.

12:28
Locuteur

On

12:28
Invité

verra. On

12:28
Locuteur

les fera

12:29
Invité

dans quelques jours. Mais on va

12:30
Locuteur

dire que d'abord, ce qui est sûr, c'est que... Et autour de

12:32
Présentateur

cette table, je vais poser la question, à la moindre preuve que Jordan Bardella a prononcé ces paroles. Encore une fois, nous, on ne fait que redire ce que Mediapart affirme. Et oui,

12:44
Locuteur

mais vous comprenez bien.

12:44
Présentateur

Attendez, attendez, ce que Mediapart révèle,

12:46
Locuteur

ce n'est

12:47
Présentateur

pas la première fois que Mediapart fait des révélations. Généralement, quand Mediapart, ils arrivent avec des enquêtes comme ça, c'est quand même extrêmement solide.

12:53
Locuteur

Il

12:53
Présentateur

y a des mois et des mois de travail

12:54
Locuteur

derrière.

12:55
Présentateur

Là, dans quelques jours, ils ne vont plus oublier ces fameux écrits. Et ce qu'il disait tout à l'heure, également, le journaliste de Mediapart sur une trentaine,

13:00
Locuteur

il

13:00
Présentateur

disait, mais le Rassemblement national nous accuse d'être une presse politique. Le fait est qu'ils ont engagé plusieurs procédures contre nous. Ils n'ont gagné aucune,

13:07
Locuteur

aucune de leurs procédures. Non, mais par contre, Mediapart a déjà perdu

13:09
Présentateur

des procès en diffamation dans certains nombres d'histoires, notamment l'affaire Bettencourt. Donc, ils ne sont pas vierges de toute critique. Mais une fois encore, moi, ce que je regrette, c'est qu'un journal, je le qualifie de militant et je crois qu'il l'assume

13:23
Locuteur

à peu près. Mais les Français, c'est pour leur propre opinion. J'ai vu le journaliste et j'ai vu la haine qu'ils

13:25
Présentateur

portaient au Rassemblement national quand ils vous répondaient. Donc, il

13:27
Locuteur

n'y a

13:27
Présentateur

pas de problème, ils l'affichent. Mais

13:29
Locuteur

qu

13:30
Présentateur

'ils fassent leur action, pourquoi pas ? Mais que tout le monde les suive, vous parliez de moutons tout à l'heure, comme des moutons, là, c'est un peu inquiétant. Je

13:37
Locuteur

parlais de brémé

13:37
Invité

galeuse.

13:38
Locuteur

C

13:38
Présentateur

'est

13:39
Locuteur

pas à eux de donner le tempo.

13:40
Présentateur

Je vois qu'il est 19h25, justement, je vais donner le tempo et on a un peu débordé sur ce thème-là, évidemment, parce que je le disais, c'est un thème évidemment essentiel quand on parle d'antisémitisme. J'aimerais aussi qu'on parle d'économie, vous faire réagir au plan d'Edouard Philippe pour réformer les retraites, puisqu'il l'a dévoilé aujourd'hui en pleine journée de mobilisation sociale. Bon, le timing est peut-être un peu surprenant. Il propose un report de l'âge de départ, non plus à 67 ans, mais à 65 ans, avec 45 annuités de cotisation d'ici moins de 10 ans. Laurent Jacobelli, réaction de Sébastien Chenu. J'aimerais bien qu'on la voit publiée tout à l'heure sur les réseaux sociaux.

On va voir ce tweet. Voilà. Edouard le macronard,

14:23
Locuteur

c'est

14:23
Présentateur

ça

14:23
Locuteur

? Je

14:24
Présentateur

ne vois pas, je ne connaissais pas ce

14:26
Locuteur

visuel. C

14:27
Présentateur

'est Sébastien Chenu qui a

14:28
Locuteur

publié

14:29
Présentateur

ça tout à

14:29
Locuteur

l'heure.

14:29
Présentateur

Eh bien, écoutez, l'humour est parfois le meilleur moyen de faire passer des messages. En tout cas, je sais qu'il y avait toute une série de visuels. Edouard le flemmard,

14:38
Locuteur

il

14:38
Présentateur

y a quelques temps, quand il a déclaré qu'il prendrait six mois avant d'être président, si jamais il était élu. En tout cas, il y a une forme de fainéantise intellectuelle quand même.

14:45
Locuteur

C

14:45
Présentateur

'est-à-dire qu'Edouard Philippe rentre dans le bon vieux schéma, il y a un problème de retraite, on va décaler l'âge de la retraite. Et donc, il va revenir dans six mois en disant 65 ans, ce n

14:53
Locuteur

'est

14:53
Présentateur

pas assez, il y

14:54
Locuteur

a

14:54
Présentateur

encore un trou dans les caisses, on va aller à 66, puis 67, puis 68. Il n'a qu'à le jouer au dé. Je crois qu'il faut attaquer le fond du problème. Ça, c'est courageux, ça demande peut-être un peu plus de volonté. Pourquoi la France n'embauche plus ? Pourquoi il y

15:05
Locuteur

a

15:05
Présentateur

une baisse de productivité ? Pourquoi aujourd'hui, nos entreprises sont surtaxées et étouffent de normes ? C'est tout ça qui nuit à la productivité, qui nuit à l'emploi et donc à l'alimentation des caisses sociales. Je pense qu'Edouard Philippe ne voit pas le cœur du problème. Peut-être parce qu'il a été l'instigateur en tant que Premier ministre d'Emmanuel Macron de la chute économique de la France.

15:23
Invité

C'est-à-dire qu'il propose en fait, Edouard Philippe, un projet qui a départ à 65 ans avec donc 45 annuités, qui démarraient en 2033, c'est-à-dire au quinquennat d'après. Alors c'est quand même assez historique, c'est-à-dire qu'on arrive au pouvoir en 2027 et on fait démarrer un projet 5 ans après. Ça peut interpeller et après… Il

15:38
Présentateur

précise aussi qu'un Français sur trois pourra partir en retraite avant 65 ans et qu'il va tenir compte des carrières longues et des métiers pénibles.

15:44
Invité

Voilà, mais est

15:44
Locuteur

-ce

15:44
Invité

que le monde n'a pas changé ? On est en 2026 et quand il justifie son projet, Edouard Philippe, même si on a des points de convergence, notamment sur la capitalisation volontaire…

15:52
Locuteur

Oui, parce qu'il veut effectivement introduire une dose de capitalisation, ce qui est la

15:55
Invité

proposition de Gabriel Attalé.

15:56
Locuteur

Voilà,

15:56
Invité

oui, effectivement. La seule différence, c'est que là, en fait, il propose une retraite, effectivement, avec un départ à 65 ans, en justifiant qu'il se référerait au projet de 83 de Mitterrand. Le monde a changé. Aujourd'hui, voilà, le monde du travail, la philosophie des travailleurs français n'est plus la même. Et ce que propose Gabriel Attalé, c'est une retraite, effectivement, par capitalisation et non plus par cotisation par année. Et on va casser le totem de l'âge de départ légal à la retraite parce que ce totem est totalement obsolète aujourd'hui. Oui,

16:26
Locuteur

on

16:26
Invité

s'en rend compte. Donc, quel que soit votre statut, que vous soyez fonctionnaire, salarié, indépendant, un euro cotisé, c'est un euro que vous cotisez, quel que soit votre régime.

16:37
Locuteur

Ce

16:37
Invité

que propose Edouard Philippe, c'est un modèle qui fait référence quand même au passé. Donc là, on est quand même dans une différence colossale de vision avec Gabriel Attalé.

16:47
Présentateur

On devra y arriver au modèle par capitalisation, en tout cas introduire une dose de capitalisation ? On peut y réfléchir. Je crois que la donne actuelle, effectivement, l'endettement de la France, une croissance poussive, voire presque une décroissance, nous amène à réfléchir.

17:00
Locuteur

Mais quelle est votre

17:00
Invité

posture

17:01
Locuteur

d'ailleurs ? Est-ce que

17:01
Invité

vous êtes 60, 62 ?

17:02
Locuteur

Alors,

17:03
Présentateur

je vais

17:03
Locuteur

vous la redire.

17:04
Présentateur

Ne faites pas la faussement. Vous le savez très bien, on le répète à longueur de plateau. Mais je vais vous le répéter puisque vous me le demandez

17:09
Locuteur

gentiment. Entre

17:10
Invité

ce que prônaient Jordan Bardella et Marine Le Pen,

17:14
Locuteur

il y avait quelques différences en fonction du genre. Jordan

17:15
Invité

Bardella parlait de la capitalisation.

17:17
Présentateur

Alors, vous avez travaillé avant 20 ans, c'est 60 ans, allez, je limite 40 annuités. Et après, c'est progressif avec un maximum de 62 ans, 42 annuités. Mais vous savez, Marine Le Pen l'a répété. Si nous avions en France le taux d'employabilité des Pays-Bas,

17:34
Locuteur

ou

17:35
Présentateur

si nous avions en France un âge de premier emploi stable équivalent à celui de l'Allemagne, il n'y aurait pas un centime de déficit dans les caisses de retraite. C'est donc bien en amont qu'il faut aller chercher les actions à mener. Est-ce qu'on peut être d'accord au

17:49
Locuteur

moins ? C'est un

17:49
Invité

tiers de la dépense sociale

17:52
Locuteur

de la retraite.

17:52
Invité

Si on ne change pas le système, si

17:54
Locuteur

on

17:54
Invité

ne renverse pas la table, on va dans le mur. C

17:55
Locuteur

'est

17:56
Invité

7 milliards d'ici 2030,

17:58
Locuteur

si on reste

17:58
Invité

avec le système actuel

18:00
Locuteur

de

18:00
Présentateur

déficit supplémentaire. Vous réfléchissez à périmètre constant, comme si on était condamné à la décroissance, comme si on était condamné à avoir 9% de chômage, comme si on était condamné à avoir 50% de charges et des normes qui asphyxient les entreprises. Nous, on veut libérer le carcan, moins de taxes, plus d'impôts de production pour les entreprises, desserrer les taux des normes pour que les entreprises soient à nouveau productives.

18:22
Locuteur

Et pourtant, vous avez voté 36 milliards

18:23
Invité

d'eaux impôts.

18:24
Locuteur

Vous

18:24
Présentateur

savez, c'est faux. Et donc, avec cet argent, il y aura plus de cotisations. Et donc, on pourra se permettre d'avoir un système social qui correspond à notre volonté politique, on n'a peut-être pas la même, de faire en sorte que les Français, après 42 annuités au maximum, puissent prendre une retraite paisible. Ça va être compliqué, je vous le dis, d'expliquer aux Français que ce sont ceux des Européens qui cotisent le

18:46
Locuteur

plus pour la retraite. Oui, mais regardez, le Portugal l'a fait, le Portugal, les pays

18:48
Invité

nordiques l'ont fait, ça tréforme.

18:50
Locuteur

Quel est le taux de charge ? Et ça marche très bien.

18:51
Présentateur

Quelles sont les cotisations au Portugal ?

18:55
Locuteur

Les

18:55
Invité

cotisations sont moins élevées, forcément, mais ils ont surtout un endettement beaucoup moins important que nous. Et c'est ça le sujet, en fait, c'est que notre dette est tellement colossale qu'aujourd'hui, il faut réduire... Soyez

19:04
Locuteur

logique alors,

19:05
Présentateur

soyez logique. Vous dites 67 ans, 68, je ne

19:07
Locuteur

sais

19:07
Présentateur

pas à combien vous en êtes aujourd'hui avec Gabriel Attal, mais

19:10
Locuteur

c'est quand

19:10
Invité

vous voulez, nous, c

19:11
Locuteur

'est

19:11
Invité

la liberté, c'est-à-dire que vous cotisez, si vous voulez partir

19:13
Locuteur

à 60 ans, vous partez à 60 ans, si vous

19:15
Invité

voulez partir à 70 ans, vous partez, grand bien vous face, à 70 ans,

19:18
Locuteur

en

19:18
Présentateur

fait. Donc il

19:18
Locuteur

n'y

19:18
Présentateur

a pas

19:19
Locuteur

de règle, je veux dire qu'on s'en sort pas. Il y a un seul

19:20
Invité

minimal qui est fixé avec les partenaires sociaux.

19:24
Locuteur

Moi, je le redis.

19:25
Invité

Donc évidemment...

19:25
Présentateur

En France, l'âge d'emploi pérenne, c'est 27 ans, en Allemagne, c'est 23 ans, on perd 4 ans. En France, beaucoup de gens arrivent à la retraite en étant soit chômeurs, soit malades, et donc pratiquement personne ne va au bout. Vous pouvez décaler l'âge de la retraite tant que vous voulez, comme le propose Édouard Philippe, ça ne changera rien.

19:44
Locuteur

Donc on est d'accord que la retraite par

19:45
Invité

capitalisation, c'est le bon système.

19:47
Présentateur

Il faut un seuil par répartition minimum, voire la totalité, parce que sinon,

19:52
Locuteur

il

19:52
Présentateur

y aura un système à deux vitesses, et très clairement, c'est ce que nous voulons éviter. Mais donc vous souhaitez une part de capitalisation. Je n

19:57
Locuteur

'ai

19:57
Présentateur

pas dit ça, j'ai dit qu

19:57
Locuteur

'on

19:57
Présentateur

peut y réfléchir.

19:58
Locuteur

Vous

19:58
Présentateur

voyez comment vous allez...

19:59
Locuteur

Non, non, je vous ai dit que Jean

20:00
Présentateur

-Ban Bardella était pour. Pour réfléchir, bien sûr, et il a raison, et d'ailleurs

20:03
Locuteur

on s'interdit de réfléchir sur rien. C'est ça tout l'enjeu. Merci à

20:06
Présentateur

tous les deux. Je vous propose de rester encore quelques minutes, puisque tous les soirs, on a un journaliste de la cellule Vrai ou Faux de France Info qui nous rejoue en plateau pour décrypter les paroles politiques. Clara D'Anthony nous accompagne ce soir. Bonsoir Clara. Évidemment, on reparle de l'enquête de Mediapart sur Jordan Bardella, qui révèle notamment une proximité avec le polémiste d'extrême droite Alain Soral. Et voici ce que répondait Jordan Bardella hier sur le plateau de CNews.

20:32
Invité

Est-ce que vous avez été, à un moment ou à un autre, proche d'Alain Soral, qui est effectivement un homme d'extrême droite, souvent condamné d'ailleurs par la justice française ? J'ai eu des dizaines et des dizaines d'enquêtes journalistiques. On n'a jamais rien trouvé à me reprocher. Et c'est sans doute ça qui perturbe les journalistes de Mediapart. Est-ce que vous ne pensez pas que s'il y avait des proximités, des amitiés, des rencontres avec des personnes sulfureuses, ce serait sorti dans la presse ? Qu'il y aurait eu, je ne

20:58
Locuteur

sais

20:58
Invité

pas, des photos, des vidéos, des enregistrements, des positionnements de ma part ? On n'a rien à me reprocher.

21:05
Présentateur

Alors que sait-on des liens précisément entre Alain Soral et le Rassemblement national ?

21:08
Invité

Alors Alain Soral, on l'avait dit, c'est un essayiste d'extrême droite. Il est connu pour être à la tête d'égalité et réconciliation. C'est une association politique d'extrême droite.

21:18
Locuteur

C

21:18
Invité

'est également un site internet. Alors lui, il est clairement raciste et antisémite. Ce n

21:22
Locuteur

'est

21:22
Invité

pas moi qui le dit, c'est la justice. Il a été condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale, injure raciale ou antisémite et même négationniste. Alors aujourd'hui, il ne soutient plus le RN, mais il a eu des liens avec l'ancêtre de ce parti, le Front national. Il en a été membre entre 2005 et 2009. En 2007, il est même conseiller spécial de Jean-Marie Le Pen pour sa campagne présidentielle. Il était très proche des membres du FN. On a même retrouvé cette vidéo où il participe à un karaoké avec Marine Le Pen. C'était en novembre 2006. Voilà, on le voit là, qualité de 2006, mais ils étaient ensemble.

Mais en 2009, il quitte le parti pour rejoindre une liste dite antisioniste pour les élections européennes. La tête de liste, à l'époque, c'est dieudonnée.

22:06
Présentateur

Donc il a été assez influent à la fin des années 2000. Mais quels sont les liens avec Jordan Bardella et le RN aujourd'hui ?

22:12
Invité

Alors aujourd'hui, l'enquête de Mediapart dont on parlait, elle s'appuie sur des messages privés qui montreraient que Jordan Bardella est aligné sur les thèses d'Alain Soral. Comme par exemple, je cite, la soumission de la France à une logique sioniste. Ou encore, toujours une citation, le fait que le sionisme et domination bancaire soient liés. Alors ces échanges privés, nous, on n'a pas la possibilité de les vérifier. Mais ce qui est sûr, c'est que certains membres du RN, et notamment des très proches de Bardella, gravitent ou ont gravité autour de ces sphères d'Alain Soral.

Par exemple, le directeur de cabinet de Jordan Bardella, François Paradol, il a été membre d'Égalité et Réconciliation, donc l'association d'Alain Soral. Et Alain Soral, il en dit quoi ? Alors lui, il revendique un lien avec Jordan Bardella. On a retrouvé notamment cette vidéo qui date de 2025.

23:01
Locuteur

J

23:02
Invité

'ai connu un peu Bardella, j'ai eu des conversations avec lui. Il n'était pas si innocent que ça politiquement sur certains sujets assez radicaux, tu vois. Il s'en rappellera devant le Luxembourg à une certaine époque.

23:15
Locuteur

Alors

23:15
Invité

plus globalement, sur le réseau social X, il fait régulièrement référence à leur prétendu lien. Il assure, je cite, qu'il est passé par chez nous. Alors par chez nous, c'est égalité et réconciliation. Ou même qu'il fût un temps où, je cite, le petit Jordan l'écoutait. Alors attention, Alain Soral, il n'est plus en bon terme avec le Rassemblement national. Donc il faut prendre ces déclarations avec prudence. Et Jordan Bardella, de son côté, nie toute proximité. En tout cas, ce que je viens de montrer, c'est que par le passé, il y a pu y avoir des liens entre Alain Soral et le FN. Et que parmi les très proches de Jordan Bardella, il y a bien des gens qui ont été influencés par Alain Soral.

23:52
Présentateur

Merci Clara. Est-ce que le sauralisme a pu infuser chez Jordan Bardella ?

23:59
Locuteur

Je n'ai pas

23:59
Présentateur

une seconde et je pense qu'il faut aller jusqu'au bout de votre enquête. Et je suis sûr que vous l'avez faite avec beaucoup d'intérêt. Quand vous regardez les tweets du monsieur que vous venez d'évoquer, vous verrez que la plupart des tweets sont faits pour dire du mal du Rassemblement national et parfois de Jordan Bardella. Je pense qu'il faut le dire aussi. C'est quelqu'un, vous avez dit ses condamnations, qui tient des propos dont j'espère que vous ne les prenez pas pour acquis et pour vrai, puisqu'il a été condamné, donc il y a l'habitude d'une forme de mensonge. Donc

24:26
Locuteur

je

24:27
Présentateur

pense qu'il faut prendre tout cela quand même avec beaucoup de distance. Et j'espère que vous l'aurez fait. Jean-Sébastien Ferjou, qui est le directeur et fondateur d'Atlantico, disait tout à l'heure, puisqu'on s'interrogeait sur qui a pu être à l'origine de ces révélations, il disait « moi ça ne m'étonnerait pas que ce soit ces anciens cercles sauralistes ». Est

24:45
Locuteur

-ce

24:45
Présentateur

que vous en pensez

24:46
Locuteur

?

24:47
Présentateur

Cercle que je ne connais pas.

24:49
Locuteur

Est-ce que c'est

24:49
Présentateur

une hypothèse qui vous paraît plausible ? Si quelqu'un a donné des infos à Mediapart, c'est quelqu'un qui veut du mal, qui a inventé des choses, comme les citations que vous venez de faire de M. Soral. Donc ça peut venir effectivement de ce cercle-là. Ça peut venir d'autres candidats à la présidence de la République qui ont un peu peur. Ça peut venir tout simplement de gens qui n'aiment pas le Rassemblement National et qui ont voulu le nuire, ou ça peut venir de Mediapart eux-mêmes. Vous imaginez bien, je vous le redis, que si je le savais, je le dirais ce soir, pour en finir avec cette histoire et parler

25:20
Locuteur

du retraite, du

25:22
Présentateur

logement, du pouvoir d'achat.

25:24
Invité

Et j'ai mis à peur que le feuilleton nous révèle quelques surprises. On sera ravis de fixer. En attendant, nous, on a hâte que la campagne reprenne pour repartir sur le terrain. On conclut, vous savez, la campagne d'Émile Bistrot. Donc on est partout en France jusqu'à la fin du mois.