LAURENT JACOBELLI est SEUL CONTRE TOUS sur FRANCE INFO TV !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse partielle
Pourquoi le Kevlar ? Pour se protéger de quoi ?
- 0:33RelanceRéponse partielle
Mediapart a qualifié ces propos de violence inouïe. Comment répondez-vous ?
- 0:58OuverteRéponse directe
Vous êtes serein au Rassemblement National ?
- 2:15OuverteRéponse directe
On revient sur les attaques contre Mediapart et le fond.
- 2:26OuverteRéponse partielle
La lutte contre l'antisémitisme est un sujet primordial. Comment Jordan Bardella s'y engage-t-il ?
- 3:05OuverteRéponse directe
Céline Giraud, mettez-vous en doute les accusations de Mediapart ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16PrésentateurFait
« Marine Le Pen reprenait une image pour elle-même avant en disant que nous étions à l'abri des attaques puisque nous avions enfilé nos gilets Kevlar. »
- 0:44PrésentateurFait
« Mediapart nous déteste. Mediapart fait la guerre au Rassemblement National. »
- 0:52PrésentateurFait
« Mediapart est prêt à tout, même à oublier la déontologie journalistique. »
- 1:03PrésentateurFait
« Je connais son combat contre l'antisémitisme en France, aujourd'hui porté par une partie de la gauche et dans certains quartiers de notre pays. »
- 1:11PrésentateurFait
« Or, je ne suis pas dupe. Hier, nous avons annoncé que nous avions un groupe au Sénat, ce qui est une nouvelle historique pour le Rassemblement National. »
- 1:20PrésentateurChiffre
« Marine Le Pen a fait deux points de plus dans les sondages. »
- 1:50PrésentateurFait
« Je pense que tous les indicateurs sont rouges. Les Français sont inquiets. »
- 2:11PrésentateurFait
« On va être fixé très rapidement puisque Mediapart nous a dit tout à l'heure que dans quelques jours, ils vont publier les fameux écrits. »
- 3:25InvitéPromesse
« Si ces propos sont véritablement ceux de Jordan Bardella, qu'ils se défendent, que le parti se défendent et qu'ils prouvent effectivement que c'est faux. »
- 4:14InvitéFait
« L'affaire Benalla, l'affaire Cahuzac. Ah oui, il y a eu quand même des affaires qui vous ont révélées. »
- 4:21PrésentateurFait
« Mediapart sont l'origine de révélations sur Jérôme Cahuzac, sur Denis Bompin, sur Thomas Atevno, sur Eric Wehrt, sur Alexandre Benalla, sur François de Rugy. »
- 5:54InvitéFait
« Ça fracasse votre stratégie de normalisation que vous venez depuis 10 ans. »
- 6:50InvitéFait
« À Gabriel Attal, on est dans une dynamique où on cherche à convaincre, à séduire, à être sur le terrain, à redresser la France. »
- 8:16PrésentateurFait
« Jordan Bardella n'a jamais écrit, prononcé et je crois même pensé ce type de propos. »
- 10:52PrésentateurFait
« Des gens de droite, de diverses droites, des sans étiquette. Et ça, c'est une déflagration politique pour l'ensemble des partis traditionnels. »
- 14:22PrésentateurFait
« Edouard le macronard, c'est ça ? »
- 14:37PrésentateurFait
« Edouard le flemmard, il y a quelques temps, quand il a déclaré qu'il prendrait six mois avant d'être président, si jamais il était élu. »
- 14:45PrésentateurFait
« Edouard Philippe rentre dans le bon vieux schéma, il y a un problème de retraite, on va décaler l'âge de la retraite. »
- 15:16PrésentateurFait
« Peut-être parce qu'il a été l'instigateur en tant que Premier ministre d'Emmanuel Macron de la chute économique de la France. »
- 17:10PrésentateurFait
« Entre ce que prônaient Jordan Bardella et Marine Le Pen, il y avait quelques différences en fonction du genre. Jordan Bardella parlait de la capitalisation. »
- 18:14PrésentateurFait
« Nous, on veut libérer le carcan, moins de taxes, plus d'impôts de production pour les entreprises, desserrer les taux des normes pour que les entreprises soient à nouveau productives. »
- 18:34PrésentateurFait
« Avec cet argent, il y aura plus de cotisations. Et donc, on pourra se permettre d'avoir un système social qui correspond à notre volonté politique. »
- 19:25InvitéFait
« En France, l'âge d'emploi pérenne, c'est 27 ans, en Allemagne, c'est 23 ans, on perd 4 ans. »
- 19:36PrésentateurFait
« En France, beaucoup de gens arrivent à la retraite en étant soit chômeurs, soit malades. »
- 20:42InvitéFait
« J'ai eu des dizaines et des dizaines d'enquêtes journalistiques. On n'a jamais rien trouvé à me reprocher. »
- 21:22InvitéFait
« Il a été condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale, injure raciale ou antisémite et même négationniste. »
- 21:38InvitéFait
« Il en a été membre entre 2005 et 2009. En 2007, il est même conseiller spécial de Jean-Marie Le Pen pour sa campagne présidentielle. »
- 22:40InvitéFait
« Le directeur de cabinet de Jordan Bardella, François Paradol, il a été membre d'Égalité et Réconciliation. »
Temps de parole
- Présentateur42 %
- Invité20 %
- Présentateur 219 %
- Invité 29 %
- ?7 %
≈ 25 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
au Kevlar parce qu'il y aura évidemment une réponse à la manière dont il se comporte.
Alors
le Kevlar, c'est la matière qui compose les gilets pare-balles. Les gilets pare-balles, pourquoi ? Pour se protéger de quoi
?
Parce que Marine Le Pen reprenait une image pour elle-même avant en disant que nous étions
à
l'abri des attaques puisque nous avions enfilé nos gilets Kevlar. Et donc c'est un retournement de la phrase. Parce que tout simplement, je crois que la guerre des boules puantes a commencé.
Alors attendez, ça n'a
pas été perçu comme tel par Mediapart.
On était tout à l'heure avec Mediapart, il nous disait que c'était une violence inouïe,
c
'est
des propos qui sont extrêmement
menaçants. Je
vais vous rassurer et ça va vous faire probablement gagner du temps dans votre analyse. Mediapart nous déteste. Mediapart fait la guerre au Rassemblement National. Mediapart est prêt à tout, même à oublier la déontologie journalistique. Mais vous voyez, moi je suis venu ce soir serein sur ce plateau. Serein parce que je connais bien Jordan Bardella.
Vous
êtes vraiment serein au Rassemblement National ? Oui, je suis serein parce que je connais Jordan Bardella, je connais ses combats. Je connais son combat contre l'antisémitisme en France, aujourd'hui porté par une partie de la gauche et dans certains quartiers de notre pays. Je connais sa sincérité et je sais qu'il n'a pas prononcé ses mots. Or, je ne suis pas dupe. Hier, nous avons annoncé que nous avions un groupe au Sénat, ce
qui
est une nouvelle historique pour le Rassemblement National. Marine Le Pen a fait deux points de plus dans les sondages. Et tiens, comme par hasard, des boules, cette boule pluante à laquelle je crois personne ne croit. On va être fixé très rapidement puisque Mediapart nous a dit tout à l'heure que dans quelques jours,
ils
vont publier les fameux écrits. Vous voyez, pourquoi ils ne
l
'ont pas fait tout de suite ? Parce qu'il fallait
le temps qu'ils anonymisent les
sources pour protéger leurs sources.
Évidemment, c'est essentiel quand on est journaliste.
Ils vont essayer de feuilletonner l'histoire. L'idée est de pourrir une campagne alors que, je crois, les Français voudraient qu'on parle du fond. Je pense que tous les indicateurs sont rouges. Les Français sont inquiets.
Ils
ont besoin de savoir des solutions. Nous avons chacun des solutions à proposer qui ne sont probablement pas les mêmes. Mais ils ont besoin de choisir. Je pense que ça ennuie tout le monde. Ces affaires de calomnie. Bon, on connaît Mediapart. C'est un fanzine d'extrême-gauche. Ils font ce qu'ils ont toujours su faire. C'est-à-dire qu'ils attaquent. Et puis, écoutez, nous, on est sereins.
Il
y aura un processus judiciaire. Et nous verrons bien ce qu'il en sort.
On
va revenir sur les attaques que vous portez contre Mediapart dans un instant et sur le fond. Mais pardonnez-moi, mais la lutte contre l'antisémitisme,
c
'est un sujet qui est primordial aussi
pour
les Français. Et donc, quand on
a un
président de parti qui prétend à être à Matignon et qui se présente comme le défenseur des Français juifs, effectivement, quand il y a des révélations de la sorte, c'est normal aussi qu
'on s
'y attarde. Quand il y a des allégations de la sorte, ne dites pas révélations, parce que pour l'instant, nous disons que c'est faux. Et là où je vous rejoins, c'est que l'antisémitisme aujourd'hui en France explose. Voilà, il
y
a un antisémitisme nouveau, 2.0, qui vient de la gauche aujourd'hui. Et c'est vrai, nous le combattons et nous le combattons fermement. Instrumentaliser cette cause
pour
vendre du papier, comme le fait Mediapart, et pour insulter un leader politique et un parti politique et leurs électeurs, c'est effectivement pas à la hauteur du combat. – Céline Giraud, est-ce que vous mettez, vous aussi, en doute, les accusations de Mediapart ? Parce que je n'ai pas vu, alors peut-être que je me trompe, mais je n'ai pas vu
passer
de réaction de Gabriel Attal sur le sujet.
–
Non, vous avez raison, effectivement. Je crois que ces déclarations, en tout cas ces révélations, sont accablantes, elles sont ignobles. Effectivement, si ces propos sont véritablement ceux de Jordan Bardella, qu'ils se défendent, que le parti se défendent et qu'ils prouvent effectivement que c'est faux. En revanche, si c'est vrai, c'est vrai que c'est très grave. C'est une déflagration colossale, selon moi, dans cette campagne, qui est féroce, on le sait. Moi, ce qui me dérange davantage, dans votre défense, M.
Jacobelli, c'est que vous avez tendance à retourner, non pas le problème sur le fond, sur ce qu'aurait dit ou aurait déclaré Jordan Bardella, mais sur ceux qui le déclarent, c'est-à-dire le messager, en l'occurrence Mediapart, les journalistes. Et la liberté de la presse, pardon, elle ne se choisit pas. Ce n
'est
pas un menu à la carte. Quand l'Arcom, en 2024, décide de suspendre la fréquence de C8, vous êtes monté au créneau en défendant la liberté d'expression, la liberté de la presse. Aujourd'hui, ça vous arrange moins. Et vous dites, c'est un militant, c'est une presse militant, c
'est
un média de gauche.
C'est vrai, tout
le
monde
le sait, vous le savez aussi. Ce n
'est
pas pour ça que je demande leur fermeture.
Mais ce sont des reporters,
ce
sont des journalistes avec des cartes de presse. L'affaire Benalla, l'affaire Cahuzac. Ah oui, il y
a
eu quand même des affaires qui
vous ont révélées.
Il y
a
eu, pardonnez-moi,
et
pour rejoindre ce que dit Céline Géraud, Mediapart sont l'origine de révélations sur Jérôme Cahuzac, sur Denis Bompin, sur Thomas Atevno, sur Eric Wehrt, sur Alexandre Benalla, sur François de Rugy, je ne les cite pas tous. Et
c
'était
des affaires d'État, souvenez-vous. Mais en fait, c'est devenu des affaires d'État.
Et c'est devenu des affaires d'État. Et il ne me semble
pas que ce soit des membres du Rassemblement national, tous les noms que
j'ai récités. Soit non
complet, il y a eu un jugement du tribunal sur l'affaire des fonds Libyen, vous le savez, Nicolas Sarkozy. Mediapart avait montré un papier qui était censé accabler Nicolas Sarkozy. Le tribunal a dit que tout tendait à prouver que ce papier était un
faux. Mais en
2012, Jérôme Cahuzac, revenons sur cette affaire, parce qu'on a la sensation, et là je reprends, je crois, les propos d'Antoine Rouget, qui est un des reporters qui a mené cette enquête, qui disait que quelque part, Jordan Bardella était peut-être dans la position du forcené, c'est
-à
-dire de celui qui refuse de voir la réalité. Jérôme Cahuzac, souvenez-vous, yeux dans les yeux, je vous le jure, je n
'ai
jamais eu de compte en Suisse. Et derrière, on sait ce qui s'est passé. Donc, est-ce que vous vous préparez à ça ? Moi, c'est la question que
je
me pose. Et ce qui me gêne vraiment, je vous dis, c'est ça.
C'est de
remettre en cause la liberté de la presse
et le travail des
enquêteurs.
Vous
avez dit deux choses. Tout d'abord, vous avez dit, vous ne vous défendez pas sur le fond. Ben si, je vous le dis, Jordan Bardella n'a jamais dit ça. Non,
lui, il le dit, mais aujourd'hui, ces dernières heures,
ces dernières heures des gens comme vous qui le défendent, ont tendance à détourner le problème, non pas sur la source, c'est-à-dire les propos, mais davantage
sur celui qui... Je crois avoir été
très clair avec vous.
Je
mène la marche suite au pogrom du 7 octobre à Paris. Je l'ai vu aller en Israël sur un congrès pour la lutte contre l'antisémitisme. Je connais son engagement. J'ai la chance de le connaître
personnellement. Mais c'est un coup d
'arrêt, vous le reconnaissez, M. Jacob Elis. Ça fracasse votre stratégie de normalisation
que vous
venez depuis 10 ans.
On a porté l'affaire devant les tribunaux. Soyez patientes. N'accusez pas sans preuve.
Je n'accuse pas. La présomption d'innocence existe.
Est-ce que la plainte a vraiment été déposée
?
Alors là, vous me posez une colle, mais elle le sera. Non, mais je vous pose la question parce qu'on était tout à l'heure avec le journaliste de complément d'enquête qui avait fait un documentaire sur Jordan Bardella en 2024 où il faisait état d'un compte Twitter anonyme de Jordan Bardella attribué en tout cas à Jordan Bardella où étaient proférés des propos racistes, homophobes, où il y avait aussi des propos à la gloire de Jean-Marie Le Pen et d'Alain Soral. Le RN avait annoncé à ce moment-là qu'il porterait plainte et il nous disait deux ans plus tard, on n
'a
jamais vu la plainte. Donc est-ce que c'est juste un moyen d'intimidation
? Non, non, il y aura plainte.
Et de repousser le débat ? Je vous le dis, il y aura plainte parce que ça vient fracturer une campagne où je crois qu
'on
a besoin de débats, je vais vous dire.
Ça vient fracasser surtout votre stratégie, je le redis, normalisation, ça fait dix ans que vous essayez de chasser les brebis galeuses comme vous le dites, vous l'avez sans doute fait ce travail. En revanche, aujourd'hui, c'est le chef du troupeau, c'est le berger qui est
en tout cas dans la tourmente. C'est un peu
fou. Si je dis à l'antenne que vous fabriquez des faux billets dans votre cave, ce n
'est
pas parce que je le dis que c'est vrai et ce n
'est
pas pour autant que la stratégie de campagne de Gabriel Attal est mise à mal.
Jérôme Cahuzac aussi disait que c'était fou.
Je pense qu'il faut garder la tête froide. Je comprends bien que certains, je ne vous accuse pas de cela, saisissent l'opportunité parce qu'ils n'ont rien à proposer et parce qu
'ils
sont gênés par la dynamique du Rassemblement national. Mais honnêtement, soyons des adversaires politiques.
Alors
qui est derrière ? Je
n'ai pas dit qui est derrière.
Certains saisissent l'opportunité. Quand
je vois Jean-Luc
Mélenchon se faire critiquer Jordan et parler de la lutte contre l'antisémitisme, excusez-moi,
ce n'est pas crédible.
Qui est derrière ?
Parce
que là aussi,
ce
n
'est pas très clair.
Jordan Bardella disait, soit c'est une manipulation de Mediapart ou soit c'est Mediapart qui a été enfumé. Oui,
c'est exactement ça. Je
ne
sais
pas d'où ça peut venir.
Et ça
pourrait venir de chez vous ? Non, je ne le pense pas. Vous
ne le pensez
pas, mais vous n'en êtes pas certain. Une fois encore, je n
'ai
pas fait d'enquête. Je vais vous dire, si je savais, j'aurais été au commissariat de police et je leur aurais dit, voilà ce qui s'est
passé. Mais est-ce
que vous cherchez chez vous, dans vos rangs ? On a saisi la justice. Comme ça, ce sera extérieur, tout le monde pourra voir ce qui se passe et on sera soupçonné de rien. Moi, je suis certain d'une chose. Jordan Bardella n'a jamais écrit, prononcé et je crois même pensé ce type de propos. Ce n'est pas la personne que je connais et que je côtoie au
quotidien. C'est même l'inverse de
son combat. Ces messages, ils ont été changés en 2013. Donc ça veut dire que
quelqu'un... Ils auraient été...
Excusez-moi. Pardonnez-moi.
Ils
auraient été... Oui, mais merci
parce que...
Ils auraient été échangés en 2013 dans un cercle privé de Jordan Bardella. Donc ça veut dire que quelqu'un a conservé
ces
messages et a décidé à un moment donné de les faire sortir potentiellement.
Vous partez du postulat
que tout cela est vrai. On peut aussi dire que ces messages ont été traficotés, qu'il s'agit d'un faux qui a été donné à Mediapart, qui s'est fait blouser. Ce ne
sont
pas des surhommes. Mediapart, et d'ailleurs quand on regarde le passé du fondateur, Edoui Plenel, les bras vous en tombent, c'est un organe militant. C'est quelqu'un qui a été engagé pour la défense de terroristes. On se souvient de Septembre Noir à Munich avec en 1972 11 athlètes juifs tués par des terroristes et ces mêmes terroristes soutenus par Edoui Plenel, le fondateur de Mediapart. Donc une fois encore, c'est un organe politique et donc il mène un combat politique contre le Rassemblement national. Très bien, ils ont le droit de le faire. C'est la liberté de la presse. Il y a une limite à la liberté de la presse. C'est la diffamation et
l'usage. Voilà,
justement, il a porté plainte pour diffamation et non
pas pour faux.
Donc là aussi, on peut se poser la question. Il aurait pu faire directement porter plainte pour faux. Voilà, ça c'est un détail. Mais ce que je veux dire, c'est qu'au fond, ça veut dire aussi que la campagne n
'est
pas jouée et que tout est possible dans cette campagne qui ne fait que démarrer. Et vous avez raison, je vous rejoins quand vous dites que ça brouille effectivement les dynamiques qui sont enclenchées parce que nous, effectivement, à Gabriel Attal, on est dans une dynamique où on cherche à convaincre, à séduire, à être sur le terrain, à redresser la France. Et là, on se retrouve finalement, on embarque les Français presque malgré eux dans une espèce de scandale, voilà, dans un nouveau scandale qui s'allie.
On ne peut pas laisser le tempo de la campagne. Parce qu'il y a un devoir d'exemplarité
pour les hommes politiques. Et je pense que, voilà, j'imagine, est-ce que vous avez prévu un plan B ? Que se passera-t-il si Jordan Bardella était condamné ?
Non, mais on ne va pas rentrer.
D'abord, on ne
va pas laisser le journal Mediapart fixer le tempo de la campagne en général et de notre campagne en particulier. Une fois encore, je remets le spot sur le calendrier. Ça arrive le lendemain d'un événement historique dont on n'a pas parlé ce soir. C'est la création d'un groupe Rassemblement National au Sénat.
Et la visite du pape qui était une
parenthèse enchantée. D'ailleurs, on est vite redescendu. L'ascension émotionnelle, il a été violent.
Vous avez tout à fait raison. Et ça veut dire quoi l'arrivée d'un groupe RN au Sénat ? Ça veut dire que des centaines d'élus locaux qui n'ont pas la carte au RN et qui n'ont jamais milité ou adhéré au RN ont voté pour le RN. Des gens de droite, de diverses droites, des sans étiquette. Et ça, c'est une déflagration politique pour
l'ensemble des partis
traditionnels. D'où, on peut l'imaginer, une réaction un peu convulsive d'un système un peu affolé. Mais nous, nous restons sereins. On fait campagne. On proposera des choses aux Français. On ne
va
pas se laisser dicter notre attitude par des journaux aussi militants justifs. Mais au-delà des révélations de Mediapart, vous comprenez malgré tout, ce ne
sont
pas les premières accusations contre Jordan Bardella. Je vous parlais tout à l'heure de ce complément d'enquête qui a montré l'existence de ce compte anonyme attribué à Jordan Bardella. Il n
'y
a pas eu de plainte qui s'en est suivie de la part du Rassemblement national. On se rappelle aussi que Jordan Bardella, en 2023, me semble-t-il, quand la question lui avait été posée, Jean-Marie Le Pen est-il antisémite ? Il avait dit « je ne crois pas ». Donc,
il
y a quand même un passé. Oui, il y a des actes aussi. Je vous le dis, Jordan Bardella est un leader de partis politiques qui a concrètement fait de l'engagement contre l'antisémitisme en France un de ses chevaux de bataille. Alors,
on peut croire les racontards... Mais la récurrence interpelle, M. Jacopéli. On peut
croire les racontards ou on peut croire la réalité et les faits. Moi, vous voyez, je suis cartésien. Je crois plutôt les faits.
C'est
une
récurrence interpelle.
On
parlait de la normalisation, de la tentative de dédiabolisation que vous avez entrepris depuis dix ans. Voilà, à chaque fois, il
y
a quand même des affaires qui ressurgissent. Et celle-là, si elle est avérée, c'est quand même un...
Mais elle ne l'est pas aujourd'hui. Donc, nous ne perdons
pas
notre précieux temps. Visiblement, les
journalistes de Mediapart, j'imagine, effectivement,
des épreuves, des
pièces à fournir.
On
verra. On
les fera
dans quelques jours. Mais on va
dire que d'abord, ce qui est sûr, c'est que... Et autour de
cette table, je vais poser la question, à la moindre preuve que Jordan Bardella a prononcé ces paroles. Encore une fois, nous, on ne fait que redire ce que Mediapart affirme. Et oui,
mais vous comprenez bien.
Attendez, attendez, ce que Mediapart révèle,
ce n'est
pas la première fois que Mediapart fait des révélations. Généralement, quand Mediapart, ils arrivent avec des enquêtes comme ça, c'est quand même extrêmement solide.
Il
y a des mois et des mois de travail
derrière.
Là, dans quelques jours, ils ne vont plus oublier ces fameux écrits. Et ce qu'il disait tout à l'heure, également, le journaliste de Mediapart sur une trentaine,
il
disait, mais le Rassemblement national nous accuse d'être une presse politique. Le fait est qu'ils ont engagé plusieurs procédures contre nous. Ils n'ont gagné aucune,
aucune de leurs procédures. Non, mais par contre, Mediapart a déjà perdu
des procès en diffamation dans certains nombres d'histoires, notamment l'affaire Bettencourt. Donc, ils ne sont pas vierges de toute critique. Mais une fois encore, moi, ce que je regrette, c'est qu'un journal, je le qualifie de militant et je crois qu'il l'assume
à peu près. Mais les Français, c'est pour leur propre opinion. J'ai vu le journaliste et j'ai vu la haine qu'ils
portaient au Rassemblement national quand ils vous répondaient. Donc, il
n'y a
pas de problème, ils l'affichent. Mais
qu
'ils fassent leur action, pourquoi pas ? Mais que tout le monde les suive, vous parliez de moutons tout à l'heure, comme des moutons, là, c'est un peu inquiétant. Je
parlais de brémé
galeuse.
C
'est
pas à eux de donner le tempo.
Je vois qu'il est 19h25, justement, je vais donner le tempo et on a un peu débordé sur ce thème-là, évidemment, parce que je le disais, c'est un thème évidemment essentiel quand on parle d'antisémitisme. J'aimerais aussi qu'on parle d'économie, vous faire réagir au plan d'Edouard Philippe pour réformer les retraites, puisqu'il l'a dévoilé aujourd'hui en pleine journée de mobilisation sociale. Bon, le timing est peut-être un peu surprenant. Il propose un report de l'âge de départ, non plus à 67 ans, mais à 65 ans, avec 45 annuités de cotisation d'ici moins de 10 ans. Laurent Jacobelli, réaction de Sébastien Chenu. J'aimerais bien qu'on la voit publiée tout à l'heure sur les réseaux sociaux.
On va voir ce tweet. Voilà. Edouard le macronard,
c'est
ça
? Je
ne vois pas, je ne connaissais pas ce
visuel. C
'est Sébastien Chenu qui a
publié
ça tout à
l'heure.
Eh bien, écoutez, l'humour est parfois le meilleur moyen de faire passer des messages. En tout cas, je sais qu'il y avait toute une série de visuels. Edouard le flemmard,
il
y a quelques temps, quand il a déclaré qu'il prendrait six mois avant d'être président, si jamais il était élu. En tout cas, il y a une forme de fainéantise intellectuelle quand même.
C
'est-à-dire qu'Edouard Philippe rentre dans le bon vieux schéma, il y a un problème de retraite, on va décaler l'âge de la retraite. Et donc, il va revenir dans six mois en disant 65 ans, ce n
'est
pas assez, il y
a
encore un trou dans les caisses, on va aller à 66, puis 67, puis 68. Il n'a qu'à le jouer au dé. Je crois qu'il faut attaquer le fond du problème. Ça, c'est courageux, ça demande peut-être un peu plus de volonté. Pourquoi la France n'embauche plus ? Pourquoi il y
a
une baisse de productivité ? Pourquoi aujourd'hui, nos entreprises sont surtaxées et étouffent de normes ? C'est tout ça qui nuit à la productivité, qui nuit à l'emploi et donc à l'alimentation des caisses sociales. Je pense qu'Edouard Philippe ne voit pas le cœur du problème. Peut-être parce qu'il a été l'instigateur en tant que Premier ministre d'Emmanuel Macron de la chute économique de la France.
C'est-à-dire qu'il propose en fait, Edouard Philippe, un projet qui a départ à 65 ans avec donc 45 annuités, qui démarraient en 2033, c'est-à-dire au quinquennat d'après. Alors c'est quand même assez historique, c'est-à-dire qu'on arrive au pouvoir en 2027 et on fait démarrer un projet 5 ans après. Ça peut interpeller et après… Il
précise aussi qu'un Français sur trois pourra partir en retraite avant 65 ans et qu'il va tenir compte des carrières longues et des métiers pénibles.
Voilà, mais est
-ce
que le monde n'a pas changé ? On est en 2026 et quand il justifie son projet, Edouard Philippe, même si on a des points de convergence, notamment sur la capitalisation volontaire…
Oui, parce qu'il veut effectivement introduire une dose de capitalisation, ce qui est la
proposition de Gabriel Attalé.
Voilà,
oui, effectivement. La seule différence, c'est que là, en fait, il propose une retraite, effectivement, avec un départ à 65 ans, en justifiant qu'il se référerait au projet de 83 de Mitterrand. Le monde a changé. Aujourd'hui, voilà, le monde du travail, la philosophie des travailleurs français n'est plus la même. Et ce que propose Gabriel Attalé, c'est une retraite, effectivement, par capitalisation et non plus par cotisation par année. Et on va casser le totem de l'âge de départ légal à la retraite parce que ce totem est totalement obsolète aujourd'hui. Oui,
on
s'en rend compte. Donc, quel que soit votre statut, que vous soyez fonctionnaire, salarié, indépendant, un euro cotisé, c'est un euro que vous cotisez, quel que soit votre régime.
Ce
que propose Edouard Philippe, c'est un modèle qui fait référence quand même au passé. Donc là, on est quand même dans une différence colossale de vision avec Gabriel Attalé.
On devra y arriver au modèle par capitalisation, en tout cas introduire une dose de capitalisation ? On peut y réfléchir. Je crois que la donne actuelle, effectivement, l'endettement de la France, une croissance poussive, voire presque une décroissance, nous amène à réfléchir.
Mais quelle est votre
posture
d'ailleurs ? Est-ce que
vous êtes 60, 62 ?
Alors,
je vais
vous la redire.
Ne faites pas la faussement. Vous le savez très bien, on le répète à longueur de plateau. Mais je vais vous le répéter puisque vous me le demandez
gentiment. Entre
ce que prônaient Jordan Bardella et Marine Le Pen,
il y avait quelques différences en fonction du genre. Jordan
Bardella parlait de la capitalisation.
Alors, vous avez travaillé avant 20 ans, c'est 60 ans, allez, je limite 40 annuités. Et après, c'est progressif avec un maximum de 62 ans, 42 annuités. Mais vous savez, Marine Le Pen l'a répété. Si nous avions en France le taux d'employabilité des Pays-Bas,
ou
si nous avions en France un âge de premier emploi stable équivalent à celui de l'Allemagne, il n'y aurait pas un centime de déficit dans les caisses de retraite. C'est donc bien en amont qu'il faut aller chercher les actions à mener. Est-ce qu'on peut être d'accord au
moins ? C'est un
tiers de la dépense sociale
de la retraite.
Si on ne change pas le système, si
on
ne renverse pas la table, on va dans le mur. C
'est
7 milliards d'ici 2030,
si on reste
avec le système actuel
de
déficit supplémentaire. Vous réfléchissez à périmètre constant, comme si on était condamné à la décroissance, comme si on était condamné à avoir 9% de chômage, comme si on était condamné à avoir 50% de charges et des normes qui asphyxient les entreprises. Nous, on veut libérer le carcan, moins de taxes, plus d'impôts de production pour les entreprises, desserrer les taux des normes pour que les entreprises soient à nouveau productives.
Et pourtant, vous avez voté 36 milliards
d'eaux impôts.
Vous
savez, c'est faux. Et donc, avec cet argent, il y aura plus de cotisations. Et donc, on pourra se permettre d'avoir un système social qui correspond à notre volonté politique, on n'a peut-être pas la même, de faire en sorte que les Français, après 42 annuités au maximum, puissent prendre une retraite paisible. Ça va être compliqué, je vous le dis, d'expliquer aux Français que ce sont ceux des Européens qui cotisent le
plus pour la retraite. Oui, mais regardez, le Portugal l'a fait, le Portugal, les pays
nordiques l'ont fait, ça tréforme.
Quel est le taux de charge ? Et ça marche très bien.
Quelles sont les cotisations au Portugal ?
Les
cotisations sont moins élevées, forcément, mais ils ont surtout un endettement beaucoup moins important que nous. Et c'est ça le sujet, en fait, c'est que notre dette est tellement colossale qu'aujourd'hui, il faut réduire... Soyez
logique alors,
soyez logique. Vous dites 67 ans, 68, je ne
sais
pas à combien vous en êtes aujourd'hui avec Gabriel Attal, mais
c'est quand
vous voulez, nous, c
'est
la liberté, c'est-à-dire que vous cotisez, si vous voulez partir
à 60 ans, vous partez à 60 ans, si vous
voulez partir à 70 ans, vous partez, grand bien vous face, à 70 ans,
en
fait. Donc il
n'y
a pas
de règle, je veux dire qu'on s'en sort pas. Il y a un seul
minimal qui est fixé avec les partenaires sociaux.
Moi, je le redis.
Donc évidemment...
En France, l'âge d'emploi pérenne, c'est 27 ans, en Allemagne, c'est 23 ans, on perd 4 ans. En France, beaucoup de gens arrivent à la retraite en étant soit chômeurs, soit malades, et donc pratiquement personne ne va au bout. Vous pouvez décaler l'âge de la retraite tant que vous voulez, comme le propose Édouard Philippe, ça ne changera rien.
Donc on est d'accord que la retraite par
capitalisation, c'est le bon système.
Il faut un seuil par répartition minimum, voire la totalité, parce que sinon,
il
y aura un système à deux vitesses, et très clairement, c'est ce que nous voulons éviter. Mais donc vous souhaitez une part de capitalisation. Je n
'ai
pas dit ça, j'ai dit qu
'on
peut y réfléchir.
Vous
voyez comment vous allez...
Non, non, je vous ai dit que Jean
-Ban Bardella était pour. Pour réfléchir, bien sûr, et il a raison, et d'ailleurs
on s'interdit de réfléchir sur rien. C'est ça tout l'enjeu. Merci à
tous les deux. Je vous propose de rester encore quelques minutes, puisque tous les soirs, on a un journaliste de la cellule Vrai ou Faux de France Info qui nous rejoue en plateau pour décrypter les paroles politiques. Clara D'Anthony nous accompagne ce soir. Bonsoir Clara. Évidemment, on reparle de l'enquête de Mediapart sur Jordan Bardella, qui révèle notamment une proximité avec le polémiste d'extrême droite Alain Soral. Et voici ce que répondait Jordan Bardella hier sur le plateau de CNews.
Est-ce que vous avez été, à un moment ou à un autre, proche d'Alain Soral, qui est effectivement un homme d'extrême droite, souvent condamné d'ailleurs par la justice française ? J'ai eu des dizaines et des dizaines d'enquêtes journalistiques. On n'a jamais rien trouvé à me reprocher. Et c'est sans doute ça qui perturbe les journalistes de Mediapart. Est-ce que vous ne pensez pas que s'il y avait des proximités, des amitiés, des rencontres avec des personnes sulfureuses, ce serait sorti dans la presse ? Qu'il y aurait eu, je ne
sais
pas, des photos, des vidéos, des enregistrements, des positionnements de ma part ? On n'a rien à me reprocher.
Alors que sait-on des liens précisément entre Alain Soral et le Rassemblement national ?
Alors Alain Soral, on l'avait dit, c'est un essayiste d'extrême droite. Il est connu pour être à la tête d'égalité et réconciliation. C'est une association politique d'extrême droite.
C
'est également un site internet. Alors lui, il est clairement raciste et antisémite. Ce n
'est
pas moi qui le dit, c'est la justice. Il a été condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale, injure raciale ou antisémite et même négationniste. Alors aujourd'hui, il ne soutient plus le RN, mais il a eu des liens avec l'ancêtre de ce parti, le Front national. Il en a été membre entre 2005 et 2009. En 2007, il est même conseiller spécial de Jean-Marie Le Pen pour sa campagne présidentielle. Il était très proche des membres du FN. On a même retrouvé cette vidéo où il participe à un karaoké avec Marine Le Pen. C'était en novembre 2006. Voilà, on le voit là, qualité de 2006, mais ils étaient ensemble.
Mais en 2009, il quitte le parti pour rejoindre une liste dite antisioniste pour les élections européennes. La tête de liste, à l'époque, c'est dieudonnée.
Donc il a été assez influent à la fin des années 2000. Mais quels sont les liens avec Jordan Bardella et le RN aujourd'hui ?
Alors aujourd'hui, l'enquête de Mediapart dont on parlait, elle s'appuie sur des messages privés qui montreraient que Jordan Bardella est aligné sur les thèses d'Alain Soral. Comme par exemple, je cite, la soumission de la France à une logique sioniste. Ou encore, toujours une citation, le fait que le sionisme et domination bancaire soient liés. Alors ces échanges privés, nous, on n'a pas la possibilité de les vérifier. Mais ce qui est sûr, c'est que certains membres du RN, et notamment des très proches de Bardella, gravitent ou ont gravité autour de ces sphères d'Alain Soral.
Par exemple, le directeur de cabinet de Jordan Bardella, François Paradol, il a été membre d'Égalité et Réconciliation, donc l'association d'Alain Soral. Et Alain Soral, il en dit quoi ? Alors lui, il revendique un lien avec Jordan Bardella. On a retrouvé notamment cette vidéo qui date de 2025.
J
'ai connu un peu Bardella, j'ai eu des conversations avec lui. Il n'était pas si innocent que ça politiquement sur certains sujets assez radicaux, tu vois. Il s'en rappellera devant le Luxembourg à une certaine époque.
Alors
plus globalement, sur le réseau social X, il fait régulièrement référence à leur prétendu lien. Il assure, je cite, qu'il est passé par chez nous. Alors par chez nous, c'est égalité et réconciliation. Ou même qu'il fût un temps où, je cite, le petit Jordan l'écoutait. Alors attention, Alain Soral, il n'est plus en bon terme avec le Rassemblement national. Donc il faut prendre ces déclarations avec prudence. Et Jordan Bardella, de son côté, nie toute proximité. En tout cas, ce que je viens de montrer, c'est que par le passé, il y a pu y avoir des liens entre Alain Soral et le FN. Et que parmi les très proches de Jordan Bardella, il y a bien des gens qui ont été influencés par Alain Soral.
Merci Clara. Est-ce que le sauralisme a pu infuser chez Jordan Bardella ?
Je n'ai pas
une seconde et je pense qu'il faut aller jusqu'au bout de votre enquête. Et je suis sûr que vous l'avez faite avec beaucoup d'intérêt. Quand vous regardez les tweets du monsieur que vous venez d'évoquer, vous verrez que la plupart des tweets sont faits pour dire du mal du Rassemblement national et parfois de Jordan Bardella. Je pense qu'il faut le dire aussi. C'est quelqu'un, vous avez dit ses condamnations, qui tient des propos dont j'espère que vous ne les prenez pas pour acquis et pour vrai, puisqu'il a été condamné, donc il y a l'habitude d'une forme de mensonge. Donc
je
pense qu'il faut prendre tout cela quand même avec beaucoup de distance. Et j'espère que vous l'aurez fait. Jean-Sébastien Ferjou, qui est le directeur et fondateur d'Atlantico, disait tout à l'heure, puisqu'on s'interrogeait sur qui a pu être à l'origine de ces révélations, il disait « moi ça ne m'étonnerait pas que ce soit ces anciens cercles sauralistes ». Est
-ce
que vous en pensez
?
Cercle que je ne connais pas.
Est-ce que c'est
une hypothèse qui vous paraît plausible ? Si quelqu'un a donné des infos à Mediapart, c'est quelqu'un qui veut du mal, qui a inventé des choses, comme les citations que vous venez de faire de M. Soral. Donc ça peut venir effectivement de ce cercle-là. Ça peut venir d'autres candidats à la présidence de la République qui ont un peu peur. Ça peut venir tout simplement de gens qui n'aiment pas le Rassemblement National et qui ont voulu le nuire, ou ça peut venir de Mediapart eux-mêmes. Vous imaginez bien, je vous le redis, que si je le savais, je le dirais ce soir, pour en finir avec cette histoire et parler
du retraite, du
logement, du pouvoir d'achat.
Et j'ai mis à peur que le feuilleton nous révèle quelques surprises. On sera ravis de fixer. En attendant, nous, on a hâte que la campagne reprenne pour repartir sur le terrain. On conclut, vous savez, la campagne d'Émile Bistrot. Donc on est partout en France jusqu'à la fin du mois.