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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 4 juillet 2025 10 min

Thomas Ménagé, député RN du Loiret, est l'invité de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Thomas Ménager. Donc comme Brigitte Bougel disait député Eren du Loiré. Alors France info révélé ce matin que vous alliez faire appel à une entreprise pour je mets entre guillemets à fouiller les profils numériques des candidats.

Tout ça après ce que Jordan Bardella avait appelé lui-même des brebis galeuses. On s'en rappelle pendant les élections législatives du à la dissolution. Alors c'est c'est quoi cette manière de fouiller des profils ?

Vous n'êtes pas sûr à ce point-là de vos candidats ? Vous l'avez dit, lors des dernières élections législatives, l'extrême majorité de nos candidats était des gens remarquables, irréprochables. Il y avait eu quelques erreurs de casting. nous l'avions reconnu devant les Français euh quelques personnes qui n'étaient pas conformes aux valeurs défendues par le Rassemblement national et comme aujourd'hui cela existe dans la haute fonction publique comme ça existe dans des grands groupes qui recrutent des cadres dirigeants, quand on recrute quelqu'un on vérifie sa réputation numérique et donc on a copié dans une forme de professionnalisation les techniques qui sont utilisées parce que demain on va recruter des députés des députés qui vont porter des valeurs, les couleurs du rassemblement national défendre les français et donc il faut qui soit irréprochable, faut que leur vie soit irréprochable, leur réputation numérique soit irréprochable et donc cette vérification sera faite et aujourd'hui dans 98 % des cas, 99 % des cas, il y a aucun problème.

Euh mais c'est une sécurité supplémentaire, une professionnalisation supplémentaire pour le Rassemblement national. Alors, vous allez exclure quel genre de profil puisque vous le rappeliez euh lors de des élections législatives de 2024, euh on a vu cette candidate avec une casquette nazie, certains qui avaient des propos racistes, homophobes. Donc, vous allez euh cribler quel euh quel type de défaut euh de gens qui ne respectent pas la loi, qui sont pénalement condamnables.

Ça dit quoi de votre parti d'être obligé de le faire de cette manière-là que vous n'êtes pas sûr de vos militants et de vos candidats ? Je vous le dis, ça existe dans des grands groupes, ça existe dans la fonction publique. Or, je pense pas que on peut reprocher à des grands groupes du CAC 40 d'avoir des problèmes avec leur cadre, mais c'est une sécurité.

Et bien entendu, tout ce qui est contraire au projet républicain que nous défendons, qui est contraire bien entendu à la loi, à ce qu'est la France, à ce qui est la République, ils n'ont rien à faire dans un parti républicain si ne sont pas sur cette ligne. Ils se sont trompés de maison et ce que les cas que vous avez cités par le passé ont été exclus directement. On a toujours été sans ambiguité sur la question et maintenant plutôt que guérir, on préfère prévenir pour éviter tout problème.

Mais je tiens à le rappeler, la l'extrême majorité 99,9 % des Français qui nous soutiennent de nos cas de nos militants sur le terrain sont conformes aux valeurs républicaines défendent ça. Certains sont perdus et sont totalement à côté du programme du Rassemblement national. Se sont trompés de maison, trompé de programmes et n'ont rien à faire chez nous.

Et voilà l'objectif. Alors, l'utilisation de cette entreprise, ça vient aussi euh au-delà des élections dont on parlait. Euh d'autres sujets, par exemple euh à propos de madame Parmentier euh lorsqu'elle était euh rédactrice en chef du journal présent ou même de groupes Facebook euh avec des propos là aussi racistes, homophobes auxquels participaient des députés.

Vous leur avez demandé de sortir de ces groupes. Ça veut dire que c'est quand même un travail de fond pour couper avec l'histoire non pas forcément du Rassemble national mais du Front National. Vous voulez être clair face aux électeurs, vous n'êtes pas un parti antisémite, vous n'êtes pas un parti raciste, vous êtes pas un parti homophobe.

Vous savez, il y aurait pas 12 millions de Français qui nous soutiendrai élection présidentielle. On serait pas le premier parti de France si on était euh antisémite, raciste comme vous l'évoquez. Absolument pas.

Et vous l'avez cité, le cas des groupes, c'est aujourd'hui aussi une sécurité pour protéger nos candidats parce que certains ont été ajoutés à leur insu dans des groupes dans des groupes où ils n'ont absolument rien publié de racistes, rien publié de contraire aux valeurs républicaines, n'ont rien liké mais ont été ajoutés à leur insu. Donc c'est aussi une sécurité non pas uniquement pour le Rassemblement national mais aussi pour nos candidats, pour nos députés de demain parce que la politique aujourd'hui fait qu'on est face aussi à des forces qui parfois sont un peu malhonnêtes sur le traitement qu'ils ont de nos candidats parce que ces personnes-là n'avaient rien publié dans ces groupes, n'avaient rien liké. On peut se retrouver dans une même pièce.

On Oui oui. Non mais là vous citiziez le cas des des groupes Facebook. Donc il y a aussi des des situations numériques aujourd'hui, une complexité numérique qui fait que c'est aussi pour les protéger euh pour éviter qu'il soit injustement traité parce que c'est aussi ce que l'on a vécu, un traitement injuste parfois dans certains cas et pour les cas qui existaient, on a été sans ambiguïté et aujourd'hui on met tout en œuvre pour que on soit à la hauteur de l'attente des Français sur ces sujets et sur tous les sujets.

Alors, autour de cette dédiabolisation, hier il y avait le le dîner du du CRIF, vous n'étiez pas invité, en tout cas je parle du vous, le Rassembl national, vous êtes toujours personnellement en grat. Le président Yonathan Arfi a dit "On n'a pas vu le RN faire preuve de sa capacité à regarder l'histoire du parti. Il y a encore un problème d'antisémitisme à l'extrême droite.

Vous recevez comment ce cette non invitation qui n'est pas nouvelle mais qui s'est répétée pour hier soir ?" Moi, je lui poserai qu'une seule question. Je pense qu'il a invité monsieur Atal qui lui a appelé à voter la France insoumise lors des dernières élections législatives.

C'estàd qu'il y avait dans cette salle tous ceux qui ont fait le Front républicain, qui ont fait élire des députés de la France insoumise qui pour les compatriotes de confession juives, 92 % des compatriotes de confession juives disent qu'aujourd'hui le danger politique c'est la France insoumise. Donc aucune leçon à recevoir. Les compatriotes de confessions juives voient que nous sommes un bouclier bouclier face notamment à un islamisme radical qui les menace dans notre pays.

Jordan Bardella avait été invité il y a quelques semaines en Israël sur une conférence internationale sur l'antisémitisme et donc on a rien approuvé en la matière. Mais le CRIF devrait faire attention à ceux qu'ils invitent parce que c'est certains ceux qui ont participé à mettre à l'Assemblée nationale des personnes qui ont des propos, des postures et des positions clairement antisionistes et antisémites aujourd'hui et c'est les seuls qui existent aujourd'hui dans la classe politique. Alors on va parler du budget.

L'un de vos collègues, monsieur Tanguy, a été reçu à Ber puisque les ministres de l'économie et des comptes publics reçoivent les différents représentants des groupes politiques. Euh c'est quoi vos lignes rouges pour le budget dont le Premier ministre devrait nous dévoiler les grandes lignes le 15 juillet ? Il a annoncé hier.

Vous avez toujours des lignes rouges dans la perspective peut-être de le censurer à l'automne prochain. Oui, onclut pas une censure dès lors que le respect de ces lignes rouges, de cette vision que nous avons aujourd'hui de la manière de à la fois redresser nos comptes publics mais ne pas faire souffrir les Français n'était pas respecté. ont censuré les lignes rouges et la vision que nous avons, c'est que il ne faut aucune augmentation de taxes et d'impôts visible ou invisible avec ce qu'on évoque maintenant par exemple une année blanche sur les classes populaires, les classes moyennes, les retraités, ceux qui travaillent, qui se lèvent tôt, qui payent des impôts, qui ont de plus en plus de mal à s'en sortir.

Il faut au contraire qu'il y ait un effort sur le train de vie de l'État, sur le train de vie de l'Union européenne, c'estàd que l'État fasse un effort avant de demander un effort aux Français. Voilà la vision qui sera la nôtre et elle est pas différente de celle que nous nous avons porté la dernière fois avec euh monsieur Barnier, avec monsieur Bairou et qui avait par exemple mené monsieur Barnier à une censure. Donc vous dites plutôt des économies sur les les dépenses publiques mais par exemple si on touchait aux niches fiscales c'est d'une certaine manière une hausse d'impôts pour ceux qui en bénéficiairent aujourd'hui.

On parle aussi par exemple de la d'une comment dire d'un plafonnement pour les donf et aux associations. Ces l ces lignes là, ces pistes là, vous elles pourraient vous pousser à censurer bien entendu parce que ça serait des des des impôts déguisés, une augmentation de la pression fiscale. On est déjà le pire pays de le CDE en terme de prélèvement obligatoire.

C'est pas comme si on avait encore de la marge et qu'on pouvit se dire dans d'autres pays voilà, ils sont bien plus hauts en matière de fiscalité. En France, on est déjà malheureusement les champions du monde en la matière. Donc l'objectif c'est plutôt parce qu'on est aussi les champions du monde aussi en terme de dépenses publiques, c'est de réduire, de faire des économies.

C'est la question des 1200 agences de l'État qui coûtent 80 milliards d'euros par an sur lequel nous nous proposons une diminution des budgets avec des fusions notamment des suppressions pour 4 milliards d'euros. Il y a la question aussi de l'Union européenne. S'il doit y avoir une année blanche et il doit y avoir une institution qui doit aussi faire un effort sur son budget, c'est l'Union européenne avec une baisse de 5 milliards.

Je pourrais citer encore la question bien sûr de l'immigration, la question de l'aide publique au développement sur un certain nombre de sujets. Il faut maintenant que l'État fasse le travail avant d'aller prendre de l'argent dans les caisses des Français qui sont malheureusement de plus en plus vides. Alors, on verra comment vous vous comportez pendant ce débat budgétaire puisque vous n'avez pas censuré euh j'allais dire sur les retraites alors que euh vous considérez aujourd'hui que les 64 ans euh c'est pas une ligne rouge.

Euh est-ce que vous allez éditer un un comment dire euh la censure pour les nuls puisque on ne sait pas trop si vous allez vraiment euh pour le budget aller jusqu'à la censure. Est-ce que la limite François Berou n'est pas confortable pour le rassemblement ? C'est très simple.

C'est juste que c'est c'est c'est pas comme notamment à gauche et à l'extrême gauche qui censure à chaque fois à tout moment. Et donc en fait ça n' ça n' ça n'a aucun intérêt. La censure elle est là, c'est une arme démocratique qui permet de bloquer des nouvelles mesures, de bloquer un texte, un projet de loi, un projet de loi de finance qui serait néfaste pour les Français.

Nous n'avons pas hésité à le faire au moment de monsieur Barnier. Si il y a des mesures, des hausses d'impôts, s'il y a une direction qui est à l'opposé de ce que l'on attend pour les Français, on censure. La censure sur la question des retraites, elle n'apportait rien.

Si la censure était passée, vous le savez comme moi, ça n'aurait pas fait un retour en arrière à 62 ans pour les Français. Ça c'était symbolique. Mais ça aurait fait que monsieur Baou n'était plus là.

Bon, on en aurait pas été forcément malheureux, mais on en aurait eu un autre, un autre premier ministre qui n'aurait rien fait encore une fois sur les retraites. Il faut que la censure elle soit utile. Vous faites, c'est pas juste un exutoire pour vous faire plaisir parce que vous en avez marre de la tête du Premier ministre.

C'est pour protéger les Français. Et c'est comme ça qu'on l'utilise et c'est comme ça que ça a été pensé dans la 5e République. Dernière question, vous avez 10 secondes.

Est-ce que vous seriez prêt s'il y avait une dissolution ces prochains mois, ces prochaines semaines ? Bah oui, on on s'y prépare. Euh on on fait tout pour être prêt parce que les Français nous attendent et je pense qu'aujourd'hui dans cette situation de blocage, il faut qu'il y ait un retour aux urnes.

Il faut redonner la parole aux Français qui ont besoin de s'exprimer, qui ont besoin d'une majorité et d'une direction pour le pays. Merci beaucoup Ménager. Bonne journée à vous.

M.