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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 10 septembre 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Essence : Peut-on freiner la flambée ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut élargir les aides sur le carburant ?

  • 5:50RelanceRéponse partielle

    Faut-il revenir à des mesures générales comme la remise carburant ?

  • 7:29OuverteRéponse directe

    Comment financer des aides générales dans le contexte budgétaire actuel ?

  • 8:08OuverteRéponse directe

    Les aides sont-elles mal calibrées selon Maude Bréjon ?

  • 8:49OuverteRéponse directe

    Pourquoi les Français ne bénéficient-ils pas des aides existantes ?

  • 10:31RelanceRéponse directe

    Quel est le levier fiscal pour agir sur les prix à la pompe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:40Chiffre
    « En fait, sur ces 60 centimes, 40 centimes viennent du raffinage, 15 centimes du baril de pétrole et les 5 derniers centimes, c'est une augmentation finalement assez faible des taxes. »
  • 4:27Grégory BlancFait
    « Il faut prendre des mesures significatives, massives et dès à présent. Il y a urgence, je crois qu'on a un pouvoir qui tergiverse, qui finalement tergiverse et ne bouge pas un peu droit dans ses bottes. »
  • 5:11Grégory BlancFait
    « On a connu les gilets jaunes, on parlait de 2 euros, on était sur 2 euros le prix du litre d'essence. Aujourd'hui, si on enlève l'inflation, on arrive dans les mêmes montants avec les mêmes impacts. »
  • 5:57Céline AntoninChiffre
    « La remise carburant, ça avait coûté plus de 7 milliards d'euros. »
  • 8:08Grégory CarréFait
    « Chaque fois qu'il y a une mécanique il y a un tarif social aussi pour l'électricité, pour le gaz, pour l'eau etc. Les ayants droit, la plupart ne vont pas entreprendre la démarche. »
  • 9:22Chiffre
    « Si on prend le litre de diesel c'était au moment du début des bombardements on était à 1,65€ aujourd'hui on est à 2,35€. »
  • 10:31Chiffre
    « 60 % des prix à la pompe sont constitués de taxes. »
  • 11:10Grégory BlancChiffre
    « 50 000 euros pour l'essence en 2025. Cette année il a une hausse de 60 % plus 30 000 euros. »
  • 13:46Céline AntoninChiffre
    « Les marges des raffineurs ont quadruplé entre le 27 février, veille du déclenchement du conflit, et le 4 septembre. »
  • 30:40Chiffre
    « Le plafonnement devrait lui coûter entre 250 et 300 millions d'euros. »
  • 34:12Chiffre
    « Le brut c'est 70 centimes dans votre litre de diesel, votre litre de gasoil. Le produit raffiné ça va rajouter 30-40 centimes. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:14

La Banque – Sous – Sous-titrage Sous-titrage Société Radio Le blocage des prix proposé par Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel est-il possible ? Et avec quelles conséquences ? On répond à toutes ces questions dans une minute. Et puis dans la seconde moitié de ce sens public, Marine Le Pen qui reprend son parti en main et Jordan Bardella qui fait comme si tout allait bien. Nous allons mener cette campagne côte à côte, Marine comme candidate au poste de président de la République et moi-même comme candidat au poste de premier ministre et je vais donc avec l'ensemble de nos cartes et de nos élus mettre évidemment l'ensemble de nos moyens à disposition de la campagne de Marine. Mais derrière ce soutien, affiché les tiraillements, ce multiplie, Marine Le Pen nomme ses proches, vire un conseiller pour Bardella et prône un problème économique beaucoup moins libéral que celui de son dauphin, le président du RN. Restera-t-il fidèle à sa candidate ? Le ticket Le Pen Bardella a-t-il déjà vécu ? On en débat dans trois quarts d'heure sur ce thème et sur votre pouvoir d'achat.

1:37

N'hésitez pas à participer à l'émission, il suffit de flasher ce QR code. On commence avec cette barre, fatidique 100 dollars le baril de pétrole c'est jérôme rabier qui nous explique pourquoi les prix flambent de nouveau le prix du baril de pétrole flambe au dessus des 100 dollars et les automobilistes constatent chaque jour les retombées sur les prêts à la pompe. Et cela pourrait bien durer, car ce prix du baril est valable pour une livraison en novembre. Les causes de cet envolée sont en grande partie liées au Tensions internationales qui mettent le marché sous pression, en particulier pour le gasoil. C'est la loi de l'offre et la demande. La demande de gasoil mondiale est en hausse avec des raffineries

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complètement à l'arrêt en Russie, du produit raffiné qui ne sort plus du détroit d'Hormuz. Déjà il y a peu de bateaux qui sortent mais c'est essentiellement du brut. Donc c'est la raison pour laquelle le prix du gasoil est particulièrement élevé aujourd Si le prix du baril brut pèse sur le coup, c'est bien l'explosion du prix des produits raffinés qui pèse encore davantage. Sur le diesel qui nécessite plus de transformation cela a provoqué une hausse de 60 60 centimes entre le début de l'année et aujourd'hui. « En fait, sur ces 60 centimes, 40 centimes viennent du raffinage, 15 centimes du baril de pétrole et les 5 derniers centimes, c'est une augmentation finalement assez faible des taxes,

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une augmentation qui est mécanique puisque la TVA de 20 % s'applique sur le prix hors-taxe. Donc comme le prix hors-taxe a augmenté mécaniquement, les taxes sont aussi un petit peu augmenter des taxes en plus pour le budget de l'état mais aussitôt perdu par une consommation en berne car plus l'essence est chère moins les français en consomment suspendu aux Au revirement internationaux de Donald Trump, de l'Iran ou de Vladimir Poutine, la plupart des experts refusent de se projeter sur l'évolution de ces prix dans les prochains mois, même si un scénario à la baisse n'est clairement pas le plus privilégié. Peut-on freiner cette flambée des prix ? Le gouvernement est-il impuissant ? On en débat tout de suite avec Grégory Blanc. Bonsoir, bienvenue.

3:45

Vous êtes sénateur sur la place publique du Maine-et-Loire et membre de la commission des finances. Céline Antonin, bonsoir. Bienvenue. Vous êtes économiste, professeur affilié à Sciences Po, chercheur à l'Institut français d'économie, chercheur associé au Collège de France. Et vous publiez « Le pouvoir de la destruction créatrice ». C'est aux éditions. Odile Jacob, Grégory Carré, bonsoir. Bienvenue. Vous êtes directeur de l'Observatoire de la consommation. Que choisir ensemble ? C'est l'ancien UFC. Que choisir ? Et Steve Jourdin. Bonsoir Steve. On vous accueillit sur ce plateau comme éditorialiste pour sens public. Le gouvernement qui a pris une réunion avec les distributeurs se dit défavorable, c'est Bercy le ministère de l'économie, défavorable à des mesures plus générales.

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Est-ce qu'il faut Grégory Blanc augmenter et élargir les aides sur le carburant ? Il faut prendre des mesures significatives, massives et dès à présent. Il y a urgence, je crois qu'on a un pouvoir qui tergiverse, qui finalement tergiverse et ne bouge pas un peu droit dans ses bottes on connaît la formule et on sait à quel point ça peut être fâcheux mais je faut prendre la mesure en fait de ce qui se passe une augmentation de 40 centimes des prix à la pompe ça a repris pour une aide à domicile comme il y en a beaucoup chez moi en milieu rural notamment, qui fait 28 heures, 30 heures par semaine, 40 centimes à la pompe sur un an, ça représente un 13ème mois. Alors un 13ème mois non pas à la hausse mais un 13ème mois à la baisse, un treizième mois en moins.

5:11

C'est ça, en fait, la réalité de ce qui se passe dans la population. On sort d'une période de vacances, on est encore dans une forme d'atomie de la population, mais moi, je crains le pire, très, très rapidement, avec des phénomènes qu'on a pu connaître par le passé. On a connu les gilets jaunes, on parlait de 2 euros, on était sur 2 euros le prix du litre d'essence. Aujourd'hui, si on enlève l'inflation, on arrive dans les mêmes montants avec les mêmes impacts. Donc il Il faut vraiment qu'on prenne avec sérieux ce qui se passe, avec esprit de responsabilité et que des mesures soient déclenchées rapidement pour baisser significativement ce prix à la pompe. 30, 40 centimes, on sait qu'en – On verra comment et si c'est possible ou pas, on va y revenir.

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Mais vous disiez effectivement, vous prenez l'exemple d'une aide ménagère, mais il y a l'INSEE qui a fait une étude et qui nous dit que pour près de 5 millions de ménages français, 4 700 000, ça représente effectivement un mois de de salaire, cette hausse des prix du carburant. Est-ce que pour autant, Céline Antonin, il faut revenir à des mesures générales qui avaient quand même coûté très cher ? Oui, alors là, moi je pense que les mesures générales sont très coûteuses et c'est vrai que quand on se souvient de ce qui avait été fait avec la remise carburant, ça avait coûté plus de 7 milliards d'euros en fait. Donc c'est vrai que 7 milliards d'euros, vu le contexte budgétaire dans lequel on se trouve, je pense que c'est compliqué de les financer,

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dans la mesure où on est en train de chercher des économies un peu partout donc c'est vrai que autant je suis d'accord avec vous il y a quelques professions très ciblées il ya quelques ménages sur lesquels il faut avoir des gestes effectivement mais je pense que les mesures générales sont très compliquées et d'autant que je je comprendrais mal qu'on aide aussi bien des gens qui n'ont pas besoin d'être aidés que ceux qui ont besoin de l'être. Donc, quand on l'avait fait, c'est vrai qu'on l'avait fait un peu dans l'urgence, on l'avait fait en pleine crise énergétique. Et puis, c'est vrai qu'on l'avait fait aussi parce qu'en En réalité, c'est très compliqué. C'est-à-dire que vous ne pouvez pas vous dire il y a les riches, il y a les pauvres, en fait, la problématique de la consommation

6:59

d'énergie elle dépend par exemple de là où vous habitez, elle dépend d'autres critères et donc c'est très compliqué de cibler. Il y a des millions de Français et de Françaises qui nous regardent, qui n'ont pas le choix. Oui, tout à fait. Mais c'est très compliqué de s'y mettre parce qu'on a tendance à penser qu'effectivement, il y a les déciles supérieures de la population, mais en fait, ça ne dépend pas uniquement de ça et c'est très transversal. Les déciles supérieures, c'est un peu c'est-à-dire les ménages qui perçoivent le revenu le plus élevé. Et en fait, c'est intradécile, c'est-à-dire que c'est à l'intérieur de ces déciles de population que vous avez des inégalités. Mais je pense qu'aujourd'hui, on n'a malheureusement pas les moyens

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de financer des aides générales et donc moi je serais vraiment pour cibler sur les professions qui ont besoin impérativement d'être aidées. Alors c'est ce que fait, pour l'instant le gouvernement, on écoute la porte-parole qui est aussi ministre de l'énergie. Maud Bréjouan à la sortie du conseil de ministres aujourd aujourd'hui. Nous avons décidé évidemment d'être aux côtés des Français qui travaillent, qui roulent beaucoup et des Français les plus précaires. Avec ce chèque gros rouleur, on en a beaucoup parlé de 100 euros accessible pour 3 millions de Français à une part de ces Français, environ 1 ,5 million de personnes n'ont pas fait la démarche de demander l'aide à laquelle ils ont droit. Et donc j'invite vraiment l'ensemble de celles et ceux qui nous écoute

8:08

et j'essaie de le dire à chaque prise de parole, allez sur le portail dédié impots .gouv c'est facile d'accès, ces demandes sont faciles à réaliser et pour celles et ceux qui ont droit encore une fois c 'est un vrai coup de main. C'est étonnant quand même ce que dit Maude Bréjon, Grégory Carré parce qu'elle nous dit je répète à chaque fois qu'il y a des aides, ça veut dire qu'elles sont mal calibrées. Alors elle nous dit les français sont informés puisque je le dis à chaque fois, c'est étonnant que tous les français qui puissent s'en bénéficier fassent pas la demande. Chaque fois qu'il y a une mécanique il y a un tarif social aussi pour l'électricité, pour le gaz, pour l'eau etc. Les ayants droit, la plupart ne vont pas entreprendre la démarche.

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C'est jamais extrêmement simple de toute façon et les gens n'ont pas... On se demande même si c'est pas fait pour être compliqué. Oui je pense que quelque part il y a quelque chose comme ça. Enfin ils n'arrivent pas à faire simple. En tout cas l'état des lieux aujourd'hui c'est qu'on est parmi les pays qui ont les carburants en Europe les plus élevés et l'écart s'est creusé par rapport à la moyenne européenne. Et on a un pays où tout le monde le dit, le niveau moyen des revenus maintenant on est passé au niveau de la moyenne européenne on n'est plus du tout parmi les pays les plus aisés. Donc la situation elle est assez, elle est quand même assez complexe si on prend le litre de diesel c'était au moment du début des bombardements on était

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à 1 ,65€ aujourd'hui on est à 2 ,35€ aujourd'hui on est à 2 c'est 65 centimes par litre bon faut savoir que si voilà pour l'instant il n'y a pas beaucoup d 'aides les aides sont très ciblées et la conséquence on commence à l'avoir en d 'autres secteurs nous a que choisi on fait des tests on fait des tests on a un site internet on voit très bien qu 'il y a une baisse de consultation de la plupart des tests et on se doute que c'est le problème c'est pas pour nous le problème c'est qu 'on se doute qu'il n'y a pas d'achat de l'autre côté c'est à dire que les décarburants l 'inflation des carburants est en train de phagocyter tout le reste de l'économie un effet domino sur l'économie c'est pas un hasard si l'il sait aujourd'hui nous annonce

9:56

que ses prévisions de croissance pour l'année 2026 c'était 0 ,7 % ça va être 0 ,4 ce qui veut dire que l'effort que l'état ne peut pas consentir peut-être sur Sur les carburants, de toute façon, il le paiera de l'autre côté sur les recettes de TVA, sur d'autres secteurs. D'ailleurs, ça se voit directement dans les carburants. C'est-à-dire qu'il y a une petite augmentation de la TVA parce que c'est proportionnel en partie au prix du carburant mais en fait c'est c'est pas du tout dans les caisses de l'état que ça rentre parce que les gens sont en train de se serrer la ceinture il y a une baisse du trafic et à une baisse du trafic autoroutier il ya une baisse de l'achat des carburants et il ya très probablement une contraction de tous les pans de l'économie

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Donc là, ils sont en train de faire un budget. On parle de l'état de notre budget quand même dans un instant si vous vouliez intervenir. Non, juste pour réagir à la porte-parole effectivement du gouvernement. On a ce sentiment d'impuissance du gouvernement. Il y a une impuissance sur les causes effectivement des prix. Sur les tensions au Moyen-Orient, sur Hormuz, sur le raffinage etc. Mais il y a aussi un chiffre qu'il faut rappeler quand même Thomas, c'est que 60 % des prix à la pompe sont constitués de taxes. Taxe donc c'est le levier fiscal et donc il y a une question aussi de volonté politique. Effectivement, volonté politique et marge de manœuvre. Parce qu'avec une dette et un déficit aussi important c'est plus compliqué. C'est le sujet fondamental, c'est pour ça que moi j'appelle

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très rapidement un PLFR technique, c'est-à-dire un projet de finance rectificative technique sur ce sujet-là parce qu'il y a urgence. Moi je partage ce que disait Grégory Carré. Il faut avoir en tête, ce matin même, j'étais avec un agriculteur, 65 kilomètres d'Angers dans le secteur rural profond. Il me disait quoi ? 50 000 euros pour l'essence en 2025. Cette année il a une hausse de 60 % plus 30 000 euros. Les aides à la pompe, les aides à l 'achat dont parle le gouvernement c'est 1200 euros qu'il a touché au mois d'août. 1200 euros par rapporté à 30 000 euros supplémentaires. Alors c'est 30 000 sur l'année, 1200 par mois ? 30 000 euros depuis début 2026.

11:55

D'ailleurs ce n'est pas sur l'année pleine. Et 1200 euros pas par mois, 1200 euros qu'il a touchés. Exactement. Donc Je dis qu'il y a urgence. Oui j'entends la complexité et je partage intellectuellement le raisonnement qui est le vôtre et les interrogations. Mais aujourd'hui il y a une urgence sociale dans le pays. Et il faut qu'on ait une mesure massive. Alors il faut à la fois... Je veux bien qu'on rentre dans la complexité mais si on rentre dans la complexité, on voit bien qu'il y a des personnes, on est dans le non-droit ce que dit Maude Bréjon parce qu'à un moment donné comment on rentre dans le dispositif ? Est-ce qu'on n'y rentre pas assez ? Et on voit bien qu'il y a des gens qui restent à la marche et ceux qui restent à la marche sont souvent ceux qui sont

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d'ailleurs les plus en difficulté. Et donc il faut qu'on ait des mesures simples, premier point. Deuxième point si vous me permettez, il faut donc qu'on ait une mesure d'urgence et une mesure d'urgence en disant de manière très claire qu'elle ne va pas rester dans le temps. Parce qu'il faut aussi qu'on ait l'esprit de responsabilité, qu'on indique une une temporalité et qu'on insère cette mesure d'urgence dans la nécessaire transition écologique. – Alors ça on en prendra plus tard, évidemment. – Parce que le problème c'est qu'on a tendance à dissocier les débats et ne pas avoir une politique d'ensemble. – Alors que ça peut être une occasion d'accélérer une — — On y vient, c'est l'un de nos chapitres, évidemment.

13:07

Sauf que j'entends votre argument, une mesure d'urgence mais bornée dans le temps. Sauf que... Et c'est une des questions que nous posent nos téléspectateurs, en l'occurrence une téléspectatrice, Anne-Marie, qui nous écrit de Clex, de Clé, pardon pour la prononciation. Combien de temps cette crise peut-elle durer ? Et quand les prix... C'est ça la difficulté, c'est que les leviers de cette crise, on les a expliqués dans notre sujet d'ouverture, avec Jérôme Rabier, ils sont internationaux aujourd'hui, donc personne ne peut répondre à la question. Tout à fait, et c'est très compliqué. Moi je m'occupe des prévisions de prix du pétrole au sein de l'ex-OFCE, de l'Institut français d'économie, et je peux vous dire que c'est extrêmement difficile, et d'ailleurs tous les instituts

13:46

de conjoncture qui essayent de faire des prévisions de prix du pétrole, ça s'apparente à Madame Irma. Parce qu'en fait, en gros, en 2026, c'est vrai qu'on ne voit pas tellement d'accalmie, on ne voit pas tellement le prix redescendre, sauf s'il y a un déblocage du détroit d'Ormouz, mais c'est ce qu'on a cru en juin, et puis en fait, la situation s'est de nouveau tendue. Donc en fait, il suffit qu'il y ait un navire qui soit coulé au large du détroit pour que de nouveau la situation s'embrase. Aujourd'hui, on est au-delà de 200 dollars, et c'est vrai qu'on peut rester dans cette situation pendant un certain temps. Donc le problème, moi j'entends ce que vous dites, et effectivement, les aides ciblées évidemment, mais je pense qu'un dispositif général, ça nous coûte très cher.

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Et surtout, comment est-ce qu'on les finance ? Parce que le problème aussi, c'est qu'on est dans une situation budgétaire où on va d'un côté chercher à augmenter la fiscalité sur les retraités, ou en tout cas à ne pas revaloriser leurs pensions. On voit bien qu'on est quand même en train de gratter les fonds de tiroirs, qu'on a quand même aussi un niveau d'aide qui devient préoccupant. Comment on finance tout ça ? Moi ce que je trouve déplorable, c'est au-delà de ce que vous dites sur la transition écologique évidemment c'est une occasion de le faire et puis alors à ce niveau là je pense que le signal prix le fait qu'aujourd'hui on voit le prix augmenter des fois c'est aussi dans la douleur qu'on fait des changements et qu'on a aussi des ménages qui changent de comportement parce

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que par exemple ils se rendent compte que peut-être que changer de véhicules à passer à l'électrique etc ça peut être intéressant mais je pense qu'il y a vraiment un effet où les changements de comportement c'est dommage qu'on n'ait pas profité de certaines années pour réduire notre endettement public pour avoir aujourd'hui les marges de manoeuvre pour agir parce que malheureusement on peut considérer depuis le déclenchement de la guerre en ukraine on est dans son contexte inflationiste notamment sur le prix des carburants si on était à des niveaux d'endettement inférieur à 120 % du PIB on pourrait aujourd'hui avoir une marge de manoeuvre plus grande ça concerne aussi les petites entreprises écoutez le vice-président de la CAPEB c'est

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la Confédération de l'artisanat des entreprises du bâtiment était sur France 2 ce matin Christophe Bélanger il est aussi chef d 'une entreprise d électricité à Angers donc peut-être que vous connaissez son entreprise alors il répond à la question l'essence ça représente quoi dans comme budget mensuel pour une entreprise comme la vôtre ? Une entreprise comme la avec cinq ou six véhicules c'est 2000 euros 2000 euros de gasoil mais c'est 500 euros de plus que ça fait un an le problème c'est qu'on a traité des chantiers à un prix. Aujourd'hui, le carburant a augmenté, mais tous les produits dérivés du pétrole, le plastique, l'isolant, le cuivre, les métaux aussi,

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quand le pétrole monte, tout ces matériaux-là augmentent. Et ça, on ne peut pas le répercuter sur les devis qu'on est signés naturellement. J'en profite justement pour ouvrir ce chapitre sur la transition vers une mobilité électrique Grégory Carré. C'est vrai qu'il y a la loi d'orientation des mobilités, la LOM, qui incite les entreprises à électrifier leur flotte de véhicules. Ça marche ? Ça ne marche pas ? Quelles marques en profitent ? On parle souvent des marques chinoises. Oui, de toute façon, les véhicules ne sont pas forcément des véhicules français, même s'il y a quelques modèles qui commencent à sortir. Aujourd'hui, l'achat de voitures neufs est rédhibitoire pour l'immense majorité des ménages. Il y a une vingtaine d'années, il y avait à peu près 2

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millions de véhicules neufs qui étaient achetés tous les ans. Aujourd'hui, on a moins d'un million.

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La plupart des véhicules neufs achetés sont des flottes d'entreprises. Donc à tel point qu'on se dit que l'électrification, ça passera quasiment par de la seconde main pour les consommateurs. Les consommateurs qui l'achètent sont les consommateurs les plus aisés, c'est souvent un deuxième véhicule. En premier véhicule, c'est rare. Effectivement, la nécessaire électrification, la transition, elle est aussi pour les bâtiments. Elles tardent à venir, elles n'avancent pas. Là, on est... Et c'est vrai que la problématique de court terme qui est demandée commence à tout absorber. Donc, c'est compliqué de mener les deux. C'est contradictoire. C'est-à-dire qu'on va aider les Français parce que c'est l L'urgence a continué de prendre leur voiture, qui roule...

17:30

Les aides à la pompe qui avaient été accordées en 2022 auraient peut-être permis d'équiper en véhicule électrique toutes les infirmières libérales et voilà. Mais effectivement, en revanche, il y avait besoin quand même d'aider la plupart des consommateurs parce que si vous les aidez pas, vous créez un trou d'air dans la consommation et la consommation c'est aussi, un, c'est pas mal d'emplois et c'est même pour l'État, c'est pas mal de ressources. Donc, de toute façon, c'est un peu... Oui, c'est la démonstration que vous faisiez tout à l'heure. L'argent que l'État économise en ne faisant pas d'aide massive, il risque de le perdre. D'ailleurs, vous allez voir qu'il y a les recettes. L'impact de la baisse de consommation sur un certain nombre de secteurs. Quand même, restons sur...

18:05

Alors, vous parlez de quoi d'une occasion manquée il y a 4 ans, c'est-à-dire qu'effectivement il aurait pu avoir une bascule vers l'électrification. Mais évidemment, il fallait avoir un plan massif d'ailleurs qui avait été prescrits, qui avaient été indiqués. On voit bien que l'écologie a été sabrée dans les budgets respectifs. Et même quand on vote les crédits ici au Parlement en loi de finances, au cours de l'année, on a des gel et donc on a des stops and go sans cesse avec des complexifications des dispositifs regarder le leasing social sur les véhicules on avait mis des choses en place renault avait commencé à produire et puis d'un seul coup le leasing social s'est est arrêté, Renault a arrêté de produire et puis maintenant il faut recommencer. Tout ça est long.

18:49

Forcément, quand les gens attendent leur véhicule électrique, pendant ce temps-là, ils sont obligés de continuer de rouler avec des voitures à essence. C'est ça ce qui se passe. Alors oui, c'est un coût. C'est vrai, ça a un coût. C'est pour ça que j'appelle un PLFR. Sans doute que pour boucler l'année, on va être aux alentours de 3 milliards d'euros. 3 milliards d'euros, c'est quelque chose de compliqué à trouver, mais ce n'est pas non plus insurmontable parce qu'on parle des super profits. En cours d'année, ça ne fera pas 2 milliards comme on pouvait les imaginer il y a quelques années. Mais on est capable, quand il y a un jeu de vastes communicants, en tout cas de mettre en place des solutions. Faut-il encore avoir une volonté politique ?

19:24

Et il faut qu'on inscrive ça, encore une fois, dans une trajectoire de transition écologique. Moi, je n'ai pas de problème à taxer Total sur les produits pétroliers, sur les super-produits pétroliers et à soutenir Total pour s'engager dans l'électrification. À un moment donné, il faut qu'on accompagne aussi notre tissu productif dans ces mutations-là. OK. Pour l'instant, ça représente une toute petite partie du chiffre d'affaires de Total. Mais vous avez raison, j'en suis pleinement conscient. – On voit les chiffres. – S'il connu beaucoup sur les énergies au pluriel, mais c'est encore beaucoup l'hydrocarbure. Bref, je voudrais qu'on revienne sur le leasing social. Pourquoi ça s'est rétréci en peau de chagrin, ça coûtait trop cher aussi.

20:05

On en revient à la logique budgétaire. Oui, c'est toujours la même logique. Alors c'est vrai que quand je vous entends, oui, effectivement, c'est juste. Mais c'est vrai que par exemple parler de taxer les super profits. Alors par exemple, quand on a voulu le faire, ça n'a rien rapporté. Donc il faut le faire d'une façon intelligente. Voilà, parce que je veux dire, 3 milliards par exemple, c'était effectivement ce qui était prévu par l'Institut des politiques publiques. Mais en fait, ça a rapporté 69 millions. Enfin, donc voilà. Donc c'est vrai que... On peut discuter de la façon dont ça a été fait. Voilà. Mais donc c'est vrai qu'il faut se donner les moyens de ses ambitions. Et le problème, c'est qu'il y a la question de l'énergie. Il y a aussi d'autres questions sur le pouvoir d'achat.

20:41

Il y a aussi d'autres produits. Alors où est ce qu'on s'arrête ? Moi, c'est aussi la question. C'est-à-dire que l'État ne peut pas tout non plus à un moment donné. Et à un moment donné, il y a aussi une responsabilisation. Et moi, ce que je crains un peu quand j'entends des débats sur le fait d'avoir des prix contrôlés, des prix administrés et autres, c'est que malgré tout, le signal prix... Alors Alors, il est parfois douloureux. C'est vrai pour le consommateur, pour l'entreprise. Mais malgré tout, c'est quand même le signal qui vous permet éventuellement d'opter pour une transition, d'opter pour autre chose, de changer votre manière de vivre. Et c'est vrai que si vous perdez ce signal prix parce que vous subventionnez systématiquement, du coup vous ne modifiez pas dans

21:13

– Oui mais là des Français qui perdent un mois de salaire sur six mois… – Non mais je suis d'accord avec vous, c'est pour ça que je vous dis que… – Certes, certes, c'est pour ça que je vous dis que par exemple pour les gens qui sont vraiment très affectés pour ne serait-ce que les professions les plus touchées, il faut agir mais agir massivement et globalement pour l'ensemble des Français… On a quand même vu quand il y avait en 2022, on a vu des gens qui n'auraient pas du tout eu besoin d'avoir une baisse à la pompe en bénéficié. Donc je veux dire, voilà pour partir en vacances ou en week-end et ça pour le coup ce n'est pas responsable au vu de notre situation budgétaire encore une fois. Alors on va parler de ceux à qui cette hausse.

21:49

Profite, c'est le thème de la chronique de Quentin Calmet tout de suite. C'est parti.

22:00

Et vous allez le voir tous les regards se tournent vers les raffineurs. Bonsoir Quentin. Bonsoir Thomas. Vous avez été directement pointé du doigt hier, c'était lors d'une réunion au ministère de l'économie. Voilà tout le monde cherche à qui profite cette explosion des prix des carburants à la pompe depuis hier Dominique Schellcher. Le PDG de coopérative U multiplie les interventions sur les plateaux TV. Pour lui, le coupable est tout trouvé. Regardez. De nombreuses enquêtes ont été faites ces dernières semaines et qui le prouvent. On parle de x3, x4. Et donc il faut aller chercher de ce côté-là. 3x4 par rapport à quoi ? Par rapport à la situation d'avant, le début du conflit. C'est beaucoup. C'est énorme.

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C'était dans la presse, une enquête très fouillée récemment et donc c'est très bien que le gouvernement prenne cette mesure. Pour lui, ça s'est donc joué au niveau du raffinage, les marges qui auraient fortement augmenté trois, quatre fois. Dominique Chachère qui se félicite donc que le gouvernement ait annoncé hier avoir lancé une enquête sur ses marges de l'industrie pétrolière. Et alors que répondent les raffineurs ? On a joint aujourd une porte-parole des pétroliers en France, l'Ufip. Ces pétroliers rejettent ces accusations, expliquent être transparents avec la communication tous les lundis sur leur site de leur niveau de marge. La principale d'explications assez hautes, c'est que les capacités de raffinage sont

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saturées partout dans le monde à cause du blocage du Trois-Dormouze, mais aussi à cause de la fin des exportations de produits raffinés de la part de la Russie. Écoutez l'analyse de Philippe Charles. Nous avions, dans les années 2010-2020, réduit en Europe notre capacité de raffinage et notamment sur le diesel parce que raffiner en Russie coûtait moins cher que de raffiner en Europe. Donc on est un petit peu punis de ce choix aujourd'hui et notamment les capacités de raffinage de la Russie ont beaucoup baissé parce que les Ukrainiens ont fortement bombardé les capacités de raffinerie, pas mal de raffineries en Russie. En tout cas au-delà de cette tension sur le marché,

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il y a tout de même des chiffres qui interrogent Thomas. On peut le dire, les marges des raffineurs ont quadruplé entre le 27 février, veille du déclenchement du conflit, et le 4 septembre. Toute la question c'est donc de savoir si cette explosion des marges est liée à cette crise internationale, renchérissement des assurances, des coûts de fret ou encore l'allongement des délais d'acheminement des cargaisons ou s'il y a bien une part des marches qui sont indues, d'où l'enquête voulue par l'exécutif. Merci beaucoup Quentin. Céline Antonin, je commence avec vous sur ce chapitre. Les raffineurs et Total en fait partie, ils maîtrisent toute la chaîne. Est-ce qu'ils profitent de cette sorte de position de force pour gonfler leurs marges ?

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Alors c'est vrai que l'expression profiteur, je suis toujours un peu gênée parce que bon, j'allais dire, c'est une entreprise privée. Son doute, c'est de faire du profit. Donc ils sont... C'est pas eux qui fixent les prix du marché. Si vous voulez, ils ont un prix de marché qui s'impose. Puis effectivement, s'ils en bénéficient, tant mieux pour eux. Est-ce qu'ils bénéficient ? Alors en fait, eux, ils font l'essentiel de leurs profits plutôt sur la partie exploration, donc sur la partie amont, en fait, de la production qu'ils font dans différents pays. La partie raffinage, à ma connaissance, c'est pas la partie qui leur apporte le plus dans l'ensemble de la production. Alors ça dépend des produits parce que vous avez effectivement un triplement des marges sur le gazole.

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En revanche, sur le sans-plomb, c'est plutôt resté assez plat, en fait. Et ça dépend aussi de la situation de concurrence qui existe sur le marché, en fait. Ça dépend de la situation sur le marché à Rotterdam, notamment, puisque c'est le marché des produits raffinés. Et donc c'est vrai que sur le gazole, on l'a dit

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que sur cette question, il y avait aussi l'influence de la Russie, qui est importante, et ce qui s'est passé en Russie. Donc il y a plein de problèmes géopolitiques qui viennent se greffer et qui expliquent pourquoi vous avez des marges qui ont effectivement augmenté sur certains produits. – Avec la question principale de notre débat, qui peut freiner ou peut-on freiner la flambée ? Le sentiment qu'on a finalement c'est que ça nous échappe et notamment ça échappe à un marché mondial. C'est un marché mondial. Le détroit d'Ormousse, malheureusement. Les marges dépendent du marché à Rotterdam. C'est compliqué pour un gouvernement d'aller chercher des démarches. On a un pilotage qui est devenu de plus en plus complexe, on voit bien qu'on est passé...

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Mais qu'est-ce que vous pourriez faire de différent ? Ce contexte qu'on décrit sera valable pour un autre. Je vais vous répondre. En fait, on est rentré dans un monde où les crises internationales ne se succèdent plus, mais se superposent les unes aux autres sans même qu'elles soient réglées, avec des effets d'enchaînement qui sont délétères sur l l'économie. Et donc, par rapport à cela, il faut qu'on ait une orientation politique de fond qui soit durable et qu'on ait un pilotage économique et budgétaire du pays qui soit beaucoup plus clair et beaucoup plus transparent. Or, c'est l'inverse qui se passe. Permettez-moi de donner un exemple. La transition écologique, ça nécessite évidemment qu'on change aussi notre infrastructure fiscale.

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On parle de l'assise sur l'énergie, la taxe sur les carburants de facto. Si on électrifique le parc, en fait, on a un rendement qui est à la baisse. On est passé en 10 ans de... On a perdu 10 milliards d'euros, c'est-à-dire quasiment un tiers de ce qu'elle rapportait dans les caisses de l'État. Donc il faut qu réfléchisse effectivement l'ensemble de notre infrastructure fiscale. Donc prendre des mesures... – Mais alors à ce moment-là, c'est très intéressant ce que vous dites, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut rendre l'électricité plus chère pour les Français qui sont passés à l'électrique, à la voiture pas forcément l'électricité, ça veut dire qu'il faut qu'on réfléchisse comment on peut effectivement financer le pays à travers d'autres impôts.

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C'est-à-dire que si on en baisse certains, il faut qu'on ait une mutation qui s'inscrive dans la durée, dans le monde dans lequel on entre demain. C'est extrêmement compliqué, ça ne va pas se faire à travers une révolution fiscale d'un coup. Mais c'est pour ça que je disais qu'il faut qu'on prenne des mesures d'urgence, baisser la fiscalité sur le pétrole de toute façon, ce sont des rentrées fiscales qui vont se tarir ne serait-ce que parce qu'on va avoir l'électrification du parc et en même temps il faut qu'on trouve de l'argent ailleurs. Permettez-moi de donner un exemple. Je veux vraiment insister puisqu'on parlait de Total tout à l'heure. Je veux pas cibler Total. On va continuer d'en parler. On va en parler quand même. Je veux pas cibler Plus Total qu'une autre.

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Simplement dire qu'aujourd'hui si on prend la surtaxe dite Barnier, d'impôt sur les sociétés, vous savez pour les grands groupes nationaux auxquels on a demandé un effort. Aujourd'hui, on pénalise EDF, on pénalise Orange, on pénalise des entreprises qui décident de produire en France parce que c'est comme ça que l'impôt est prélevé et à côté de ça, on a la plus grande capitalisation boursière, celle qui dégage le plus de marge qui s'appelle Total, on pourrait en prendre d'autres, et qui sont de très faibles contributeurs. Bon, à un moment donné, quand il y a un... On demande un effort. Parce que les bénéfices sont à l'étranger, mais sur le seul français. Et j j'ai proposé des amendements pour que, justement, on puisse corriger cela. Corriger cela avec des mesures tout à fait techniques,

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ne serait-ce que pour soutenir nos grandes entreprises de manière à peu près égale. Or, aujourd'hui, ça n'est pas possible. Moi, je suis d un mot de réponse. Il y a des ressources qui sont possibles. C'est vrai qu'ils produisent ailleurs l'essentiel de l'exploration et de la production. Comment on le fait pour avoir un bénéfice mondial consommé ? En tenant compte du chiffre d'affaires mondial et en prenant comme base fiscale, je suis désolé de rentrer dans trop de techniques, mais le nombre de salariés mondiaux. Et ça c'est possible et c'est tout à fait reconnu par le Conseil d'État. – Ça ouvre une partie du débat et le thème de l'éditorial de Steve Jourdain puisque vous vouliez vous intéresser aux relations entre Total Énergie et le gouvernement.

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Vous vous êtes demandé depuis quand le patron de Total fixe la politique de l'exécutif à Lombon ? – Oui, depuis quand Patrick Pouyanné est -il notre ministre du budget ? Personnellement je n'ai rien vu passer au journal officiel et pourtant on vient d'assister à une séquence assez hallucinante. Hier, le gouvernement réunit donc les distributeurs, dont TotalEnergie. L'idée, c'est de chercher évidemment comment limiter la hausse des prix à la pompe. À la fin de la réunion, le constat du gouvernement est simple. On n'en a parlé. Il n'y a pas vraiment de solution. Baisser les taxes, non, ça coûte trop cher. Plafonner les prix, pas question non plus. Plafonner, c'est organiser la pénurie, dit le gouvernement. Sauf qu'autour de la table, Thomas, il y a donc Patrick Pouyanné,

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le patron de Total Énergie qui, lui, plafonne ses prix depuis déjà plusieurs semaines. 1 ,99 pour l'essence, 2 ,25 pour le diesel. Total peut se permettre de plafonner car contrairement aux autres distributeurs, il contrôle toute la chaîne d approvisionnement. Ça, c'est plutôt quand même une bonne nouvelle pour les automobilistes français, parce que c'est seulement sur le sol français. Évidemment, c'est même une excellente nouvelle, Thomas. Sauf que Patrick Pouyanné, on sans doute ne fait pas ça gratuitement. Le patron de Total a fait ses comptes, le plafonnement devrait lui coûter entre 250 et 300 millions d'euros. Et il prévient le gouvernement, si vous décidez de taxer davantage nos profits, j'arrête tout. Il l'a même dit très clairement, c'était sur France 5 Terres

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en cas de nouvelle taxe sur les super profits. Il n'y aura plus jamais de plafonnement chez Total Energy. Tiens, tiens, comme par hasard, Thomas, cette déclaration tombe pile au moment où le gouvernement prépare son budget pour l'année prochaine. Mais alors quelle relasse, quel rapport avec le budget, justement ? C'est dit. Le gouvernement est complètement fauché, Thomas. Ça ne vous aura pas échappé. Il cherche de l'argent, beaucoup d'argent, environ 30 milliards d'euros pour l'année prochaine. Et forcément, quand vous cherchez des milliards, quand vous cherchez 30 milliards, vous regardez du côté de ceux qui gagnent des milliards. Évidemment, Total Energy en fait partie. Et vous avez un paquet de politiques qui proposent d'aller se servir directement dans ces caisses.

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Les écologistes ont déposé en avril une proposition de loi pour taxer les super profits pétroliers. Les socialistes aussi. Olivier Faure espérait en tirer 2 milliards d'euros. À l'époque, le député Philippe Brun disait que si le texte n'était pas voté tout de suite, il pourra toujours revenir sous forme d'amendement au budget 2027. Même Marine Le Pen s'y est mise. Au printemps, elle jugeait normal. Une taxation exceptionnelle des super profits de Total. Alors avec quel argumentaire ? On l'a un peu entendu il il y a quelques instants puisque la guerre fait flamber le prix payé par les Français et fait en même temps flamber les bénéfices des pétroliers. Pourquoi ne pas prendre chez les secondes pour aider les premiers ?

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L'argument est complètement entendable mais Patrick Pouyanné lui ne l'entend pas du tout de cette oreille en gros il dit au gouvernement et aux députés vous voulez vraiment prendre plus d'argent dans mes caisses très bien allez-y et moi cet argent je m'en sers pourquoi ? Et bien précisément pour maintenir le litre sous les 2 euros donc si vous augmentez mes impôts je fais un malheur en clair vous pouvez dire bye bye au litre à 1 ,99 les français seront les victimes et vous demanderont des comptes à vous responsable politique et pas à moi. Et donc pour conclure il y a une pression mise par Total Énergie sur le gouvernement. Bah oui Patrick Pouyanné qui pose à Sébastien Lecornu une question très complexe. D'un côté le gouvernement cherche désespérément de l'argent pour boucler son budget,

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de l'autre il n'a pas du tout envie de voir le litre d'essence repartir au-dessus des 2 euros a fortiori en année présidentielle. L'avantage dans cette affaire Thomas c'est qu'on va vite savoir qui gagne le bras de fer, le gouvernement doit présenter son budget, ce sera le 30 septembre en Conseil des ministres, peut-être que d'ici là Patrick Pouyanné sera nommé au gouvernement, qui sait Comme ministre de l'Énergie. Pourquoi pas ? Merci beaucoup, Steve. Beaucoup de réactions, évidemment, autour de cette question du prix, avec Virginia qui témoigne depuis Aix-en-Provence. Pourquoi le gasoil coûte 2 ,18 euros chez Leclerc, 2 ,25 euros chez Leclerc, 2 ,25 euros chez Total. Alors on vous fait confiance, on n'a pas été vérifié mais effectivement le plafonnement il est... Il

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est sur l'essence surtout, il est sur l'essence 1 ,99 sur le 95, sur le 95, sur le 98, il n'est pas très très loin mais des fois il peut être un peu au-dessus. Et pas forcément sur le gasoil ? Non, il est plutôt à 2 ,20, il est plutôt effectivement à 2 ,25 et il y a même du 2 ,30... Est -ce que je me suis toujours posé la question, je ne sais pas si vous avez la réponse, mais est-ce que Total Énergie compense en partie ce qu'il perd en plafonnant son E95 avec le nombre de personnes qui viennent faire le plein chez eux ? Il Il le compense surtout parce qu'ils vont... Alors en fait les prix sont fixés, le prix du brut est fixé par des cotations, même le prix du produit raffiné est fixé par des cotations. Là il se fait... En ce moment ça lui coûte pas beaucoup plus cher à extraire,

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à la rigueur les assurances pour les pétroliers coûtent un peu plus

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Il faut savoir que le brut c'est 70 centimes dans votre litre de diesel, votre litre de gasoil. Le produit raffiné ça va rajouter 30-40 centimes. Dedans il y a des C2E, on n'en a pas parlé mais ce qu'on appelle les marges de raffinage. Il y a une petite subtilité, ce qu'on appelle les marges de raffinage. Dedans on a mis un peu des C2E, des certificats d'économie d'énergie. Un peu une taxe carbone cachée en fait. Donc voilà c'est 12 centimes quand même par litre. 12 centimes, c'était 5 centimes il y a un an et c ce n'était pas grand-chose par le passé. – En fait, c'est ce qu'on taxe à un total et à un autre pour financer un certain nombre d'actes de transition. – Et l'ensemble de toutes les taxes, c'est 1 ,10€, 1 ,20€ par C'est pour ça que les consommateurs, eux, entre la

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problématique du gouvernement qui a du mal à faire son budget, c 'est eux, c'est leur gouvernement. Mais pour eux, ils pensent que c'est un peu le problème de gouvernement. Et leur problématique de fin de mois, il y a un peu eu un problème de compréhension. Si je ne me trompe pas, Total a fait progresser ses parts de marché de 25 à 30 % avec ce plafonnement, c 'est ça ? Oui, donc ça répond à la question que j'évoquais. Ça fait venir plus de monde. De toute façon, si vous allez dans une station totale, vous allez voir, on fait la queue. Et une fois sur deux, on va vous dire, il n'y a pu, il va falloir aller en chercher d'autres. Alors un mot du blocage des prix, parce qu'il y a un certain plafonnement, il y a un certain nombre de candidats à la présidentielle,

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j'y étais dans le métier de Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, qui prônent un blocage des prix. Écoutez, les gérants de petites stations-service qui alertent. C'est sûr, c'est qu'un plafonnement qui serait arbitraire ferait que automatiquement vous avez tout un tas de stations qui ferment parce qu'on ne peut pas ne peut pas vendre à perte et je rappelle notre marge net elle est de 1 à 3 centimes donc si vous êtes à 2 ,40 que vous plafonnez à 2 ,25 pour prendre un exemple au hasard c'est absolument invivable alors la réaction du gouvernement on l'entendait avec Quentin tout à l'heure plafonner les prix c'est organiser la pénurie Céline Antonin vrai ou faux oui pourquoi ? Oui je pense que c'est vrai parce que ça peut vous pousser vous êtes producteur

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ça peut vous pousser à vendre ailleurs à exporter vos volumes et donc du coup vous n'avez plus envie alors soit effectivement vous avez une station service qui ferme soit vous vendez ailleurs donc plafonner les prix c'est à mon avis c'est jamais une bonne idée parce que je vous dis le prix c'est quand même un indicateur important et c'est un indicateur qu'il ne faut pas fausser qu'il ne faut pas brouiller on n'est pas dans un système d'économie administrée les prix sont libres et je pense que c'est une bonne chose donc voilà enfin je moi personnellement je suis pas en faveur de ce blocage des prix surtout que encore une fois ça aurait un coût budgétaire assez monstrueux je rappelle qu'en 2022 c'était plus de 7 milliards

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quand même que ça nous a coûté plus de 7 milliards donc voilà en plus c'est des mesures qui sont du coup pas ciblées qui s'appliquent à tous je me permettais juste une petite remarque par rapport à ce que vous disiez tout à l'heure sur le le fait d'avoir une réduction de... Bon, j'ai oublié l'idée. Ce n'est pas grave. – Ça vous revient tout à l'heure. Je vous redonne la parole. Il n'y a pas de souci. Je reste sur cette idée de l'eau. – Oui, pardon, excusez-moi. C'est la meilleure venue. C'est sur le raffinage en fait, sur le Le fait qu'en France, on a fermé nos capacités de raffinage. Et là, je vous rejoins sur le fait qu'on a vraiment une vision très court-termiste. Et par exemple, quand on a fermé nos capacités de raffinage, voilà la conséquence. On la paye aussi aujourd'hui.

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Donc c'est vrai qu'en matière industrielle, ça, ça rejoint un débat plus Il faudrait vraiment qu'on ait une vision beaucoup plus long terme, beaucoup plus stratège en matière industrielle que ce qu'on fait des pilotages à très court terme et à très courte vue et qui se traduisent par des crises. Un mot rapide de l'idée du blocage des prix, parce que vous voyez qu'on parle du prix du gaz, augmentation à venir des prix du gaz, là aussi ça va peser sur le budget de celles et ceux qui nous regardent. Blocage des prix des carburants, oui. C'est absolument pas la bonne mesure. Pourquoi ? Pour la même raison que celle qui vient d'être indiquée. C'est-à-dire qu'on a vu que dans les pays où ça a été mis en place, ça s'est traduit par des pénuries des stations essence fermées.

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Et ça veut dire que dans les territoires les plus ruraux où les stations sont les plus éloignées, de nouveau on va accroître le problème. Moi, je le dis, aujourd'hui, il y a une urgence sociale et politique dans le pays. Si on n'en prend pas la mesure, on risque d'avoir des deux lendemains qui vont être très compliqués, qui plus est, à la veille d'une élection présidentielle structurante. Moi je ne souhaite pas, je ne souhaite pas que les colères s'exacerbent dans le pays et que ça nous conduise à l'irréparable ou à l'irrémédiable au mois d'avril. Faisons attention parce que vous savez ici quand on est à À Paris, le rapport à la voiture, quand on est dans les métropoles, le rapport à la voiture, ce n'est pas le même. Quand on a... Je repense à cet agriculteur que j'ai rencontré ce matin.

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Quand il a des hausses de prix de quasiment 10 %, on voit bien l'effet d'entraînement que ça produit sur l l'économie, l'effet sur l'inflation que ça va générer. Parallèlement, on a la BCE qui aujourd'hui même a pris des décisions, pardon, la Banque Centrale Européenne, à relever ses taux. C'est-à-dire que ça va avoir un impact sur les personnes qui sont les plus précaires forcément que ça peut pas tenir idem avec cette donc c'est une des informations de ce jeudi un prix de référence du gaz qui va augmenter de 6 ,3 % au 1er octobre grégory carré, il faut peut-être regarder un peu dans le rétroviseur. y a beaucoup de Français qui ont du mal à se chauffer l'hiver, qui sont obligés d'arrêter le chauffage ? En fait, même cette problématique d'inflation, elle est là depuis 2022,

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elle ne s'est jamais vraiment arrêtée. L'inflation a arrêté, c'est-à-dire que les prix ont arrêté d'augmenter à partir de 2024, mais ils ne sont jamais redescendus. Et donc voilà, on a eu des problématiques sur l'énergie, sur l'alimentaire, je vous rappelle que ça nous pend un peu au boudier sur l'alimentaire. Très mauvaise récolte cet été. Et puis les agriculteurs, les transformateurs subissent aussi des coûts de l'énergie, donc ce sera probablement répercuté. Donc les consommateurs sont dans l'arbitrage depuis 2022. Et donc qu'est-ce qu'ils ont fait en en 2022, quand les prix d'énergie étaient très élevés, ils ont dit, comme pour les carburants, les carburants prend moins la voiture, ils disent j'ai moins chauffé. J'ai pas chauffé toutes les pièces.

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Et alors il y a ceux qui sont au gaz, pour qui c'est très problématique. Accessoirement, on a parlé de taxation. Il faut savoir que la partie fixe, l'abonnement du gaz, on a augmenté le taux de TVA l'année dernière. On était à 5 ,5, on est passé à 20%. Ça a été fait une belle hausse l'année dernière. Ça se voyait pas parce que les prix étaient plutôt moins élevés, on était moins au cœur du problème. Et ceux qui connaissent les hausses les plus violentes aujourd'hui, c'est ceux qui sont au fioul. Les gens qui sont au fioul, il y a 2 ,5 millions de ménages, donc sur 30 millions, c'est quasiment 10%. Ils sont au fioul, c'est des gens qui sont dans des zones très rurales, donc en plus, qui ont probablement la voiture à prendre, il faut savoir que la facture de fuel c'est plus 50 % en un an.

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Et là, c'est le moment où les gens commencent à se poser la question de comment je remplis la cuve de fuel. Ils font comme le réservoir, je remplis à moitié, je regarde, etc. Et c'est vrai qu'on a une problématique de long terme. Il faudrait électrifier tout ça, il faudrait des maisons isolées, il faudrait des panneaux solaires... Oui, par exemple, la géothermie, on sait que la géothermie, c'est une solution superbe parce qu'on peut faire du froid et du saut. Voilà, mais ça, c'est pas accessible à On a vraiment une écologie à deux vitesses, il y a des gens qui sont exclus et c'est un peu ceux qui cumulent toutes les difficultés. Vieilles voitures, mauvaise énergie, logement mal isolé et donc pour eux c'est effectivement très très C'est compliqué.

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Ces prix du gaz, Céline Antonin, ils peuvent encore continuer d'augmenter ? Il y a des risques dans les mois à venir ? Oui, vous avez des risques parce qu'en plus ce qu'on paye, encore une fois, c'est deux choses. C'est le blocage du détroit d Alors avec notamment le Qatar qui a vu ses capacités bombardées, le gisement de Razlanouf qui a vu, c'était 20 % en fait de capacités qui ont été perdues. Le gaz naturel liquéfié notamment et il y a aussi l'effet Russie-Ukraine en fait. Et donc c'est vrai qu'on a eu depuis plusieurs années, progressivement le robinet s'est tari. Alors même si nous en fait on bénéficiait pas, on n'était pas les principaux consommateurs de gaz russe mais c'est vrai que du coup on est en concurrence avec d'autres consommateurs.

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Par exemple avec l'Asie, donc sur le gaz naturel liquéfié, du coup ça fait augmenter les prix parce qu'on est en concurrence avec d'autres. Donc oui le risque existe. Alors notamment là il a très fortement augmenté dans les derniers jours le gaz. Bon les hypothèses étaient était jusque-là plutôt favorable avec une baisse en 2027. Mais en fait, là, on est nous-mêmes en train de revoir nos prévisions en se disant que peut-être cette hausse va être durable parce qu'en fait, on paye vraiment le contexte géopolitique. Alors malheureusement, on n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre enfin à part d'arrêter je sais pas la guerre entre la russie ou l'ukraine ou je sais pas enfin de ce genre de marge avait un mouton mais à part ça c'est vrai que malheureusement on

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C'est une situation un peu comme dans les années 70 on a subi le choc pétrolier alors ça a été le moment où on est passé au nucléaire, on a diversifié etc donc peut-être que c'est le moment où il faut aussi se dire qu'on va accélérer certaines choses même si c'est dans la douleur mais les accouchements se font dans la douleur. L'industrie est un gros consommateur de gaz ? Tout à fait, tout à fait et d'ailleurs en Allemagne ça les a fortement pénalisés quand il y a eu la hausse du gaz et ils ont toujours du mal à s'y adapter et on n'est pas les seuls d'ailleurs à souffrir en Europe puisque effectivement l'Allemagne souffre comme de nous. Merci beaucoup à tous d'avoir participé à ce débat, je vous dis à bientôt sur notre antenne, votre livre Céline Antonin

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Le pouvoir de la destruction créatrice aux éditions Odile Jacob, à très bientôt sur notre trentaine.