Où est la cohérence des élus En Marche ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30François-Xavier BellamyFait
« Un vote qui concerne le Premier ministre de la République Tchèque Andrej Babis. »
- 0:45François-Xavier BellamyFait
« Andrej Babis est premier ministre depuis quelques années. Il est aussi le propriétaire, via une holding d'un groupe agricole, qui s'appelle Agrofert. »
- 1:00François-Xavier BellamyChiffre
« Ce groupe a, depuis plusieurs années, détourné des millions d'euros de la Politique Agricole Commune au seul profit de Monsieur Babis lui-même. »
- 1:30François-Xavier BellamyChiffre
« Monsieur Babis a utilisé la Politique Agricole Commune pour toucher plus de 11 millions d'euros en quelques années. »
- 2:30François-Xavier BellamyFait
« Les élus En Marche ont tous refusé de soutenir cette résolution. »
- 3:00François-Xavier BellamyFait
« Elle est passée, heureusement, à une très large majorité, mais sans leur vote, et sans leur soutien. »
- 3:30François-Xavier BellamyFait
« Ils ont en particulier voté contre les passages de la résolution qui demande que cette affaire soit élucidée de manière plus claire. »
- 4:30François-Xavier BellamyFait
« Le procureur général a démissionné dans ce pays, en indiquant qu'il recevait trop de pression du ministre de la Justice, qui est un proche du Premier ministre. »
- 5:30François-Xavier BellamyFait
« Monsieur Babis est un ami de Monsieur Macron. Parce qu'il fait partie du groupe Renew dans les institutions européennes. »
- 6:30François-Xavier BellamyFait
« Des membres de notre groupe politique avec une délégation du Parlement européen se sont rendus en République Tchèque l'an dernier, avec la commission du contrôle budgétaire. »
- 7:00François-Xavier BellamyFait
« Le Premier ministre tchèque les a insultés, certains d'entre eux dans notre groupe ont été menacés de mort, et ont dû être placée sous protection policière à Bruxelles en revenant de leur mission. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous ! Heureux de vous retrouver depuis Strasbourg, où nous avons passé notre première plénière depuis plus d'un an, marqué par cette épidémie qui nous avait empêchés de revenir ici, au siège du Parlement européen. Session plénière importante qui a été marquée en particulier par un vote dont je voudrais vous parler.
Un vote qui concerne le Premier ministre de la République Tchèque Andrej Babis. Andrej Babis est premier ministre depuis quelques années. Il est aussi le propriétaire, via une holding d'un groupe agricole, qui s'appelle Agrofert.
Et ce groupe a, depuis plusieurs années, détourné des millions d'euros de la Politique Agricole Commune au seul profit de Monsieur Babis lui-même. N'importe quel agriculteur français sait que pour remplir un dossier de la PAC, et pour toucher les subventions auxquelles il a droit, il lui faut justifier de cette demande, et faire un travail administratif souvent beaucoup trop pesant pour cela. En République Tchèque, c'est l'exact inverse : Monsieur Babis a utilisé la Politique Agricole Commune pour toucher plus de 11 millions d'euros en quelques années.
Et nous avons voté aujourd'hui un texte important, simple, sobre, direct, pour dire simplement que cette situation est absolument intenable, qu'il faut que la justice puisse se prononcer sur ce sujet, qu'il faut admettre que cette situation est contraire aux lois de la République Tchèque elle-même, contre la corruption, et que, évidemment, les Européens sont aussi engagés dans cette situation, puisque c'est le contribuable de nos pays, en particulier le contribuable français, puisque nous sommes un pays contributeur net, qui participent à ce financement, et qui donc est victime de cette corruption. À ma grande surprise, les élus En Marche ont tous refusé de soutenir cette résolution. Elle est passée, heureusement, à une très large majorité, mais sans leur vote, et sans leur soutien.
Ils ont en particulier voté contre les passages de la résolution qui demande que cette affaire soit élucidée de manière plus claire, que soient éclairés aussi les liens d'intérêts entre le Premier ministre tchèque et la justice de son pays. Tout récemment le procureur général a démissionné dans ce pays, en indiquant qu'il recevait trop de pression du ministre de la Justice, qui est un proche du Premier ministre. Et pourquoi les élus En Marche ont-ils refusé de soutenir cette résolution ?
Parce que Monsieur Babis est un ami de Monsieur Macron. Parce qu'il fait partie du groupe Renew dans les institutions européennes. Il y a là quelque chose d'extrêmement grave, parce que vous vous en souvenez sans doute, nous avons eu droit à tellement d'accusations, nous avons eu droit à tellement de critiques, nous avons eu le droit à tellement de reproches, on nous a parlé d'état de droit à longueur de temps.
Et aujourd'hui, aujourd'hui, les élus d'En Marche refusent de mettre leurs actes en cohérence avec leurs paroles, mais surtout en cohérence avec l'exigence minimale de transparence que nous devons - et je le redis encore une fois - non pas seulement aux citoyens la République Tchèque, qui ont besoin de notre clarté pour pouvoir être conscient de ce qui se joue dans leur pays, mais que nous devons aussi et d'abord aux contribuables français et aux agriculteurs français, qui sont directement lésés par cette situation. Je suis, je n'ai pas peur de le dire, révolté par ce vote, parce que dans cette affaire, au fond nous voyons bien que la dérive a été beaucoup trop loin. Des membres de notre groupe politique avec une délégation du Parlement européen se sont rendus en République Tchèque l'an dernier, avec la commission du contrôle budgétaire, pour pouvoir aller regarder comment sont dépensés les financements européens.
C'est une procédure normale, nécessaire, de transparence. Et bien le Premier ministre tchèque les a insultés, certains d'entre eux dans notre groupe ont été menacés de mort, et ont dû être placée sous protection policière à Bruxelles en revenant de leur mission. Et aujourd'hui les élus d'En Marche n'ont rien à dire sur le sujet.
Ils préfèrent ne même pas dénoncer cette situation, qui est pourtant indéfendable. Je déplore évidemment ce double discours dramatique. Je voulais vous en parlez.
Vous me connaissez, je ne suis pas de ceux qui aiment s'en prendre aux autres. Je crois que la politique est plus féconde lorsqu'elle consiste à défendre ses idées plutôt qu'à critiquer ceux qui en proposent d'autres, mais je crois que sur ce sujet là, il était de mon devoir, de notre responsabilité, avec notre délégation, de faire la lumière sur les choix qui sont faits par nos collègues, ici au Parlement européen, et que, encore une fois, je regrette profondément, j'espère que lorsque nous parlerons de nouveaux d'état de droit, certains sauront se rappeler de leurs incohérences passées, et se montreront peut-être un peu plus modestes lorsqu'il s'agira de critiquer sans cesse les positions que nous n'avons cessé de défendre, avec constance avec clarté et que nous continuerons de défendre avec la même liberté. Merci encore, à très bientôt !