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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 septembre 2026 18 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

"Je n'ai aucune divergence avec le pape sur la situation des migrants" (François-Xavier Bellamy)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez assister à la messe géante place de la Concorde cet après-midi ?

  • 0:41OuverteRéponse directe

    En tant qu'homme politique et croyant, comment conciliez-vous ces deux engagements ?

  • 1:20OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est l'endroit où il faut être quand on est candidat à la présidentielle ?

  • 2:02RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous y voyez une pointe d'opportunisme de la part des candidats ?

  • 2:47OuverteRéponse directe

    Le président Macron, qui se pose en garant de l'unité, n'y sera pas. Pourquoi selon vous ?

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Une messe dans l'espace public est-elle compatible avec la laïcité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:36François-Xavier BellamyFait
    « Une écrasante majorité des soignants et notamment de ceux qui travaillent en soins palliatifs alertaient sur le danger que représente la mort administrée. »
  • 14:24François-Xavier BellamyChiffre
    « Je me bats au Parlement européen contre l'immigration illégale, c'est précisément parce que cette immigration illégale et les réseaux de passeurs qui l'organisent font des morts. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour Benjamin et bonjour François Xavier Bélami député européen, vice-président des Républicains en tant comme politique de droite et catholique assumé. Votre regard ce matin nous intéresse avec la venue du pape Léon X en France en ce moment. Est-ce que vous allez assister d'abord à la messe géante qu'il donne cet après-midi place de la Concorde à Paris ? Oui, j'y serai. J'étais hier soir au Stade de France et je crois que tout le monde sent d'ailleurs croyant comme non croyant catholique ou non. Tous les Français sentent que quelque chose se passe avec la visite de ce pape. Quelque chose qui nous rappelle que d'abord euh nous avons des racines que notre pays et cela appartient à tout le monde. Encore une fois, quelle que soit notre confession ou notre histoire, notre pays

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vient de quelque part et qu'il peut puiser dans ses racines la sève pour préparer l'avenir. C'est ce que j'ai vraiment senti hier au Stade de France. Un moment extrement marquant en tant que fidèle cet après-midi ou en tant qu'homme politique d'abord ? Bah les deux d'abord, on n'est pas on se divise pas. Je suis engagé en politique, je suis croyant, vous l'avez dit, c'est quelque chose que j'ai toujours assumé. En même temps, évidemment, la vie politique n'est pas le lieu pour dérouler un programme confessionnel. Elle est d'abord le lieu pour servir le bien commun. Et on peut d'ailleurs être catholique et engagé dans des formations politiques différentes. C'est c'est la beauté de cette liberté dont le pape a parlé hier. Alors, vous ne serez pas le seul politique à être présent à cette

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messe géante cet après-midi. Sont attendu Marine Le Pen, Jordan Bardella, Bruno Rotaillot, Gabriel Atal et Édouard Philippe également. Est-ce que c'est The Place to Be l'endroit où il faut être quand on est candidat à la présidentielle ? C'est c'est c'est beau d'abord encore une fois de voir que des gens de sensibilité différentes sont d'une certaine façon rassemblés par le pape. Et vous savez, moi ça m'a beaucoup Est-ce que vous y voyez une pointe d'opportunisme ? politique. Olivier Fort dénoncé ces candidats qui vont à la pêche aux voies. Non, mais je vous savez ce qui est un peu décalé dans cette réflexion, c'est que moi ce qui me marque depuis que le pape est arrivé en France, c'est justement que il il dans notre pays tellement tendu, tellement

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divisé, tellement conflictuel parfois et il nous permet de prendre un peu de hauteur et et de montrer que quelque chose nous unit et ça n'est ça n'est pas rien. Alors oui, c'est vrai, on peut sourire, vous l'avez dit, beaucoup de ceux qui viendront à la messe aujourd'hui attaquent ou peuvent t'attaquer ou on pu m'attaquer moi parce que je suis trop catholique à leur goût. Donc je je regarde avec le sourire le fait qu'aujourd'hui ils viennent à la messe, ils viennent écouter ce pape. Hanç é qu'on soit croyant que à travers ce moment-là nous pouvons trouver au moins un moment pour l'unité pour dépasser nos nos querelles et c'est c'est en soi déjà un très beau signe d'espace. Le président Emmanuel Macron qui lui se

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pose aussi en garant de l'unité de la nation. il n'y sera pas à cette messe euh place de la Concorde cet après-midi. C'est au nom de la laïcité qu'il n'y va pas quand certains s'étonnent d'ailleurs que cette grande messe se déroule dans un lieu public, place de la Concorde, dans la rue. Al, je je crois pas que ce soit au nom de la laïcité puisqu'il avait été au pape que le à la messe pardon que le pape François avait célébré à Marseille il y a quelques années de cela. Donc et pour le reste qu'une messe soit célébrée dans l'espace public, c'est précisément le signe que notre pays vit la laïcité comme une liberté. La laïcité n'est pas une contrainte, un empêchement. C'est pas quelque chose qui devrait faire disparaître ce que nous sommes de l'espace public. C'est au contraire une

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manière de de rendre à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire. La liberté de conscience. Ce qui vaut pour toutes les religions. On pourrait imaginer un tel événement pour la religion musulmane par exemple dans la rue. Vous pensez que ce serait accueilli de la même manière ? Mais d'abord c'est pas c'est c'est pas une c'est pas tout à fait une prière de rue. On accueille le pape qui est le chef de l'église catholique qui est aussi un chef d'état. Et moi je suis frappé, vous savez, de voir que au contraire, j'ai le sentiment que cette visite n'a pas donné lieu à ces polémiques d'arrière-garde auxquelles on s'était parfois habitué. Au contraire, encore une fois, c'est un c'est un vrai moment d'unité. J'étais dans les rues de Paris hier quand le quand le pape passait. J'ai croisé des

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gens 300000 français sensibilité mais qui étaient très heureux de une vraie ferveur hier. François Xavier Béami, vous parlez de laïcité le pape s'est exprimé d'ailleurs à ce sujet. Il a beaucoup parlé d'ailleurs, on le disait prudent, il s'est montré plutôt offensif politiquement. Vous nous direz votre point de vue. Il s'est donc exprimé depuis l'Élysée au côté du président de la République et le pape a évoqué le la laïcité à la française et semblait viser la proposition de Marine Le Pen d'interdire le voile dans l'espace public. On l'écoute. Je voudrais rappeler qu'une société authentiquement libre n'impose pas l'uniformité mais protéger la protège la diversité

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des consciences en prévenant les dérives autoritaires. Une juste laïcité ne consiste donc pas à exclure la religion religion d'espace public ou de éducation. François Xavier Bellami, est-ce que vous êtes d'accord avec le pape ? Il ne faut pas exclure une religion de l'espace public, dit-il. Mais bien sûr, mais c'est pas du tout, je crois pas du tout que le pape prenne part à nos débats nationaux. Il rappelle ce que c'est que la laïcité et c'est finalement la parole que le pape et tous les papes avant lui ont toujours tenu. La laïcité, je le disais à l'instant, n'est pas le fait de tenter de faire disparaître la religion de l'espace public. Non, c'est que tous les citoyens français soient égal, soient égaux, excusez-moi, mais vous n'y voyez pas

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dans ce qu'on vient d'entendre de la part du pap François une référence à la proposition de Marine Le Pen qui est revenue dans le débat public d'interdire le voile dans l'espace public. Mais moi je je ne je ne je ne soutiens pas cette idée parce que je pense que de toute façon elle n'est pas applicable et surtout qu'elle ne correspond pas en effet à ce qui fait l'identité profonde de notre pays. Vous savez pour moi le le la parole qu'on pourrait porter et c'est précisément une parole qui tient aussi à la singularité de l'histoire de la France qui est liée à l'histoire du christianisme qui a été la religion de la liberté de conscience. Cette parole, elle consiste à dire parce que vous êtes en France, vous pouvez pratiquer votre religion et parce que vous êtes en

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France, vous pouvez euh être chrétien, ne pas l'être, vous pouvez être C'est une erreur politique de Marine Le Pen de vouloir interdire le voile dans l'espace. Je termine juste ça, c'est une grande chance parce que il y a beaucoup de pays musulmans dans lequel on n pas forcément le droit d'être chrétien, vous voyez. Donc c'est aussi la singularité de notre pays de défendre cette liberté. En revanche, parce que vous êtes en France, vous n'avez pas le droit de mettre en cause cette liberté qui nous réunit, cette liberté de conscience. Et ça c'est le danger de la montée de l'islamisme et ça c'est une réalité à laquelle on ne peut pas. Et donc pour répondre à ma question, est-ce que c'est une erreur politique de la part de Marine Le Pen de vouloir interdire le voile dans l'espace public

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? Oui, je le crois parce que d'ailleurs elle ne parle pas que du voile. On n'interdirait pas que le voile, on interdirait aussi, elle l'avait dit par le passé, il faudrait demander à nos concitoyens de confession juives de ne plus porter de qui pas, à nos concitoyens catholiques de ne pas porter de sur le voile. Mais c'était ce que disait Marine Le Pen. Moi, je crois que c'est une erreur en effet, mais je je crois pas du tout que le pape ait voulu parler spécifiquement de cela. Il a voulu dire et je pense que c'est important et encore une fois, n'essayons pas de tout traduire dans nos querelles du moment. Il a voulu dire que au fond dans la vie d'une société, on ne peut pas ignorer cette quête de sens que j'ai entendu chez les 80000 jeunes qui étaient hier

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au Stade de France, ce désir de trouver quelque chose dans nos vies qui soit autre chose que de l'ordre du pur matériel et du pur horizontal. Il s'est aussi exprimé euh hier le pape à l'Élysée sur des sujets bioéthiques, notamment sur la question de la fin de vie alors que la France vient d'adopter il y a quelques mois euh une loi qui euh euh donne euh aux personnes un droit à l'aide à mourir. Euh une sortie comme un avertissement un peu à la à la France. Il a défendu le droit à la vie et a dénoncé une offre de mort programmée. Est-ce que vous vous retrouvez dans cette vision du pape et est-ce que vous qui défendez Bruno, qui soutenez Bruno Retaillot pour l'élection présidentielle, vous imaginez que s'il était lu, on puisse revenir dessus sur cette loi, sur ce droit à l'aide d'amourir ?

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Moi, je me retrouve bien sûr dans ce que le Papa a dit avec beaucoup de force sur ce sujet. Le grand danger de cette loi, c'est qu'elle est une loi d'abandon et que ceux qui sont les plus vulnérables et les plus fragiles dans notre pays seront les premiers à subir les conséquences de cette offre de mort programmée pour reprendre l'expression du pape qui n'est pas un soin, qui n'est pas une manière de soigner. Politiquement, vous aimeriez revenir dessus. C'est et ce que Bruno Rillot ce que Bruno Retaillot a dit, il a d'ailleurs déjà exprimé, c'est que s'il est élu et bien il proposera aux Français au terme de cette période d'expérimentation de la loi que nous aurons déjà vécu de trancher par référendum sur cette question. Nous aurons vu cette loi entrer en action. Nous aurons vu ce

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qu'elle produit. Et vous savez, c'est pas pour rien si c'est pas seulement le pape. Si une écrasante majorité des soignants et notamment de ceux qui travaillent en soins palliatifs alertaient sur le danger que représente la mort administrée dans un moment où nous le savons, par ailleurs, notre système de santé est en très grande difficulté. Il y a aussi beaucoup de catholiques et de prêtres qui défendent cette cette aide à mourir par exemple. Ça existe aussi dans les pratiquants. Alors de catholiques et de prêtres, je ne sais pas du tout. Je je il faudrait que vous me les citiez. Mais moi, vous savez, ce qui m'intéresse, c'est pas d'abord euh de savoir euh euh qui pense quoi. Euh à la fin, encore une fois, c'est d'abord une question de liberté de conscience. Ce qui

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m'intéresse, c'est que notre pays tout entier puisse retrouver le sens de son engagement au service des plus fragiles. Et ça, c'est ce que le pape a redit d'une manière extrêmement forte. Et j'étais frappé, je n'étais pas à l'Élysée. J'ai préféré être avec tous ces jeunes qui étaient hier au Stade de France et tout à l'heure à la messe avec ces centaines de milliers de Français qui viendront participer à ce grand événement. Mais ce qui m'a frappé, c'est de voir tant de ces politiques qui se sont battu pendant des mois pour faire advenir cette loi, qui se sont d'une certaine manière acharné sur le calendrier parlementaire au premier rang desquels le président de la République et qui était là pour écouter le pape, pour reprendre l'expression d'Emmanuel Macron, je crois qu'on a besoin de

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cohérence. On a besoin de retrouver cette cohérence et quand le pape vient nous dire effectivement que défendre la dignité de toute personne et notamment des plus fragiles, c'est ne pas considérer que tuer puisse être un soin, je pense que ça vaut le coup en effet que sa parole soit écoutée et je suis sûr que notre pays tout entier lui il entendra ce message. François Xavier Bellami pour pour compléter vous nous dites donc si Bruno Retaillot devient président en mai prochain vous proposez un référendum. Est-ce que vous proposez aussi une suspension de l'application de cette loi en attendant le référendum ? Est-ce que vous ça fait partie de vos propositions ? Mais ce qui est important, c'est que le pays puisse trancher. Vous savez, cette loi, elle a été l'objet d'une

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forme, je le disais, de d'acharnement dans le calendrier. C'était aussi l'objet d'une longue discussion qui a commencé avec une convention citoyenne. C'est depuis longtemps les parlementaires et les citoyens français réfléchissent à cette loi. Oui, mais le fait est que à la fin, on est resté dans une situation où nos deux chambres parlementaires n'ont pas voté la même chose ou d'une certaine manière, on on a un débat qui est resté inabouti parce que à chaque lecture à l'Assemblée, le nombre de parlementaires qui soutenaient cette loi n'a cessé de se réduire. C'est bien le signe que si on posait la question au Français, je suis sûr qu'il serait capable d'une réponse dont la maturité sans aucun doute étonnerait notre notre vie politique tout entière. François Xavier

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Benami vice-président des Républicains et députés européens vont rester avec nous. On va continuer à évoquer la visite du pape dans un instant. Le 830 France info, Camille Girer, Benjamin Recouvreur. François Xavier Bellami, vice-président des Républicains et députés européens. Vous êtes notre invité ce matin du 830 France info en cette 2e journée de visite du pape Léon X. Un nouveau pape qui s'est montré assez politique. Hier, on vient de parler des différents messages qu'il avait pu passer sur des questions de société. cette question. Ce pape est-il de gauche ou de droite ? En tout cas, il plaît. Vous allez l'entendre à Jean-Luc Mélenchon. Le pape est le bienvenu en France, je tiens à le dire. Et j'ai du j'exprime du respect pour le leadership spirituel qui

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qui l'incarne. Le précédent comme celui-ci pour l'instant, on produit des textes qui nous intéressent. Laudat aussi est un grand texte euh qui dont de multiples pages, je pourrais les reprendre sans vous dire qu'il les a écrit. Euh, Fratellit touti devrait un peu éclairer euh les croyants euh de de droite pour leur dire dites donc de temps en autre, il faut quand même appliquer ce que vous à quoi vous croyez. Alors, peut-être que des choses sont en train de bouger dans les conceptions des uns et des autres. Je vous voyais sourire François Xavier Béami. D'abord deux précisions hein pour nos auditeurs làatos aussi et fratelli Touti sont deux textes donc du pape François un sur l'écologie et d'autres sur le besoin de fraternité au-delà des frontières. Euh qu'est-ce que vous

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répondez euh à Jean-Luc Mélenchon ? Les croyants de droite n'écoute pas assez fidèlement la parole du pape. Non, mais d'abord le pape, il est au-dessus de la droite et de la gauche et justement n'en faisons pas un objet de querelle politique, ce serait complètement absurde. Et c'est très beau de voir que de ce point de vue-là, ça se réalise dans le fait que Jean-Luc Mélenchon comme quelqu'un comme moi sont heureux d'accueillir le pape aujourd'hui. C'est ça. Son prédécesseur, le pape François avait créé des tensions politiques. Une partie de la classe politique pouvait le critiquer à droite et à l'extrême droite. Mais ensuite, ce qui compte, c'est que tous ceux qui se disent heureux de l'entendre puissent vraiment écouter son message jusqu'au bout. Hier soir au Stade de France, on a vécu ce

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moment magnifique de rappel de l'histoire de notre pays, de toutes ces figures qui ont fait la générosité de la France à travers les siècles, euh son engagement, son son témoignage aussi euh à travers le monde. Et le pape a rappelé d'ailleurs à quel point les saints français, à quel point la France à travers ses grandes figures avait contribué à éclairer le principe de la dignité humaine. Moi, je ne crois pas qu'il faille mettre un terme à cette histoire en imposant une nouvelle France. Je pense que la France a des racines. Exctement, je pense que la France a des racines. Je pense que la France a une histoire mais ce n'est cette histoire, ce n'est pas seulement du passé. C'est à travers ces racines que nous pourrons puiser la sève pour pouvoir éclairer notre avenir. Et c'est

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ce que j'ai vécu hier. Et en sentant cette ferveur des jeunes qui étaient présents au Stade de France, je ne peux que me dire quelque chose est en train de se passer. Et la France, la France pas la Nouvelle-Fance, la France tout court. La France, c'est pas fini. Vous parlez de dignité humaine François Xavier Bellami. Il en est souvent question quand on parle de la question des migrants, des exilés et cette crise de l'accueil que traverse aussi l'Europe ce matin. Il est dans un centre consacré à l'accueil et l'intégration de personnes exilées le pape François dans le 18e arrondissement de Paris. Est-ce que vous avez une divergence avec lui sur le sort réservé justement aux migrants sur la politique migratoire en Europe ? Aucune divergence. Le le pape vient alerter sur la situation de

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vulnérabilité immense qui est causée par le désordre de l'immigration dans notre monde. Et je je partage évidemment cette alerte. Si je me bats au Parlement européen contre l'immigration illégale, c'est précisément parce que cette immigration illégale et les réseaux de passeurs qui l'organisent font des morts François Xavier B sur ce durcissement justement de de la réglementation européenne dont vous êtes un des artisans. En effet, le pape Léon XIV était en déplacement en juin en Espagne et il s'est exprimé justement sur ce durcissement. Il ne semble pas tout à fait d'accord avec vous. Il dit, "Nous ne pouvons pas dire simplement, nous les renvoyons, ainsi nous débarrassons du problème." Cela ne me semble pas être une réponse chrétienne.

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D'abord, il s'agit pas de traiter les personnes comme des numéros et bien sûr que chaque personne doit être respectée. Mais le pape a aussi rappelé et si on veut dire son message, il faut être complet, que d'abord tous les pays ont le droit et le devoir de protéger leurs frontières. Il a fait un voyage très important dans plusieurs pays du continent africain où il a dénoncé les causes de cette immigration qui aujourd'hui en réalité jette sur les routes de du désespoir toute une génération dans ce continent. En dénoncé la corruption, il a dénoncé le Vous avez raison François Xavier Bami. Le le Vatican n'est pas contre les frontières mais la question qui inquiète le pape c'est jusqu'où un état peut-il aller pour les faire respecter ? et et c'est là où il y a cette question de la

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dignité et c'est là où il peut y avoir des C'est pour ça que je le redis, il faut pas traiter les personnes comme des comme des numéros dans un dans un dans un plan mécanique. Évidemment que chaque personne a droit d'être reconnue dans sa dignité. Mais la première protection à apporter à tous ceux qui dans notre monde sont aujourd'hui les plus exposés à ce risque migratoire, c'est d'abord de retrouver la maîtrise de nos frontières. Il y a 3 jours, un homme un jeune homme de 20 ans a été retrouvé mort dans la manche. Il s'est noyé en essayant de passer vers l'Angleterre. C'est maintenant presque indifférent. On en parle presque plus. Moi ça me retourne le cœur et si je le pape François justement le prédécesseur prédécesseur du pape 14 avait parlé de cette mondialisation de

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l'indifférence mais bien sûr il justement mais il y avait aussi des tensions dans les réglementations décidées par des politiques. Si la Méditerranée est devenue un cimetière, si la manche est devenue en train de devenir un cimetière aujourd'hui, c'est d'abord parce que nous ne maîtrisons pas nos frontières. Le jour où il sera clair qu'on ne peut s'établir en Europe que quand on y est rentré légalement, ce jour-là, il n'y aura plus un mort en mer Méditerranée. Et de ce point de vue-là, je crois que le pape a raison d'alerter sur la situation des migrants, mais notre devoir comme responsable politique, la nécessité de la dignité aussi dans le message du pape. Oui, mais je le redis mais l'indignité question aujourd'hui ce matin, le pape va rencontrer une jeune femme nigériane qui

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a été victime d'un réseau de passeurs qui était en fait un réseau de prostitution forcée comme tant de jeunes femmes. C'est pas très loin d'ici de la maison de la radio, ça se passe à quelques centaines de mètres. [raclement de gorge] Et bien se battre contre ces mafias, contre ces réseaux de passeur, c'est notre devoir pour servir la dignité de ces personnes. Et ces pays du continent africain aujourd'ui dont partent tant de jeunes qui sont privés de perspective, ces pays-là ont [musique] besoin de cette jeunesse. Se comporter comme justement de manière indifférente des pays qui pourraient ne pas prendre soin de leur propre frontière et se défausser de leur responsabilité. Ce serait évidemment le contraire de l'exigence éthique que nous devons porter sur ce

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sujet si important. Merci François Xavier Bal, député européen et vice-président des Républicains.