Nouveau Premier ministre : pas pour tout de suite !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 8 %Attaque 42 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:05OuverteRéponse directe
L'argument principal du président pour ne pas nommer tel ou tel Premier ministre est la menace d'une censure automatique. Que pensez-vous de cet argument ?
- 3:33RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qu'on répond à notre ami Laurent sur l'idée d'une démocratie qui fonctionne ?
- 4:55OuverteRéponse directe
Est-ce que la raison pour laquelle on se pose la question de la censure est que c'est plus facile de trouver des députés qui ne voteront pas la censure que de trouver une majorité ?
- 5:53OuverteRéponse directe
Le problème, c'est que les institutions et la constitution de la Ve République sont suffisamment floues pour laisser toute la place à l'interprétation. Qu'en pensez-vous ?
- 8:14FerméeRéponse directe
Bonjour M. Bertrand, est-ce que oui ou non vous allez maintenir ma réforme des retraites ?
- 10:40OuverteRéponse partielle
C'est quoi un Premier ministre issu du front républicain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18InvitéFait
« Il ou elle doit aussi acter sa rupture avec Emmanuel Macron justement pour ne pas se faire censurer tout de suite. »
- 0:47InvitéFait
« Si l'expression n'avait pas été utilisée 12 000 fois depuis le 7 juillet dernier, on aurait dit qu'on cherche le mouton à 5 pattes si nous étions au Royaume-Uni chez les bookmakers. »
- 1:08InvitéFait
« Quand un non-sort c'est jamais une promesse de soutien, c'est une promesse de blocage ou de non-blocage. »
- 8:19InvitéFait
« La réponse est oui à mettez-vous dans la colonne de droite et quand la réponse est non, vous pouvez prendre la porte. »
- 8:31InvitéFait
« Il est évident qu'avec Bernard Cazeneuve, celui-ci a dit qu'il voulait être Premier ministre avec de l'autonomie, appliquant une autre politique que celle qui a été menée ces 7 dernières années. »
- 10:56AuditeurFait
« Depuis 2002, on a eu Chirac-Le Pen, puis après on a eu Chirac-Macron, et ses présidents ont été élus grâce à un front républicain. »
- 21:59PrésentateurFait
« Il faut que Bernard Cazeneuve soit nommé, en tout cas, il ne faut pas le censurer, il faut discuter, oui, avec le camp d'Emmanuel Macron, on n'a pas le choix. »
- 26:04PrésentateurFait
« C'est une ligne rouge. »
- 29:58PrésentateurFait
« Abroger la réforme des retraites. »
- 31:55PrésentateurChiffre
« on va vers un déficit budgétaire de 5 ou 5,6% »
- 32:35InvitéFait
« le fait de se tourner vers les collectivités, on est dans une mauvaise séquence en termes de budget »
- 34:52InvitéFait
« je serai candidat à la prochaine élection présidentielle »
- 35:13InvitéFait
« il voit bien aussi l'instabilité dans laquelle on est »
- 35:23InvitéFait
« je suis devenue citoyenne démissionnaire »
Temps de parole
- Invité27 %
- Présentateur24 %
- Invité 219 %
- Présentateur 215 %
- Auditeur4 %
- Présentateur 33 %
- Auditeur 23 %
- Auditeur 32 %
≈ 2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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France Inter France Inter Fabienne Synthès
Il ou elle d'ailleurs doit être assez solide et assez consensuelle au moins pour ne pas risquer une censure tout de suite. Il ou elle doit aussi acter sa rupture avec Emmanuel Macron justement pour ne pas se faire censurer tout de suite mais en même temps, le président ne veut pas le voir remettre en cause toute sa politique de ces sept dernières années. Voilà à peu près le Premier ministre qu'on attend pour hier, qu'on attendait pour aujourd'hui qu'on attend peut-être pour demain.
Allez savoir un Premier ministre qui ne sera donc pas tout à fait de cohabitation en tout cas pas trop, à qui Emmanuel Macron pourra quand même fixer une sorte de feuille de route mais enfin tout de même, si l'expression n'avait pas été utilisée 12 000 fois depuis le 7 juillet dernier, on aurait dit qu'on cherche le mouton à 5 pattes si nous étions au Royaume-Uni chez les bookmakers. Je ne sais pas où on serait les codes de Bernard Cazeneuve et de Xavier Bertrand à la fin de cette journée mais enfin, ils ont quand même beaucoup monté, descendu, beaucoup joué les montagnes russes toute la journée d'aujourd'hui.
Et en effet ce que l'on entend le plus souvent des partis, quand un non-sort c'est jamais une promesse de soutien, c'est une promesse de blocage ou de non-blocage l'entourage du président laisse suiter depuis l'Elysée, qu'on téléphone toujours tous azimuts pour tester des hypothèses avec des responsables politiques de tous bords il y a eu de vrais rendez-vous, il y a eu des coups de téléphone il y a eu des visios aussi, je pense qu'on a fait à peu près tous les ventailles. La gauche, LFI en tout cas qui voulait appliquer tout son programme, a-t-elle fait l'erreur de début ou pas ? On en parlera.
Est-ce que le RN est vraiment le faiseur de roi qui lui veut un gouvernement technique s'il met en place la proportionnelle ? Tout ça se fait. Quelle culette à la main qu'elle fatigue quand même, en bonne apothicaire en tout cas. Alors, pourquoi se presser ? Notamment parce que le budget est à voter théoriquement c'est le 1er octobre, c'est ce que dit la loi alors il y a une possibilité de recul, on y viendra tout à l'heure, mais enfin le temps file quand même et figurez-vous qu'il est 19h23 et que c'est le téléphone seul. Laurent, vous êtes le premier, vous êtes le bienvenu, bonsoir. Bonsoir
François Inter, merci de prendre ma question, elle est relativement simple, elle reprend un peu ce que vous avez développé. L'argument principal du président pour pas nommer tel ou tel premier ministre et donc tel ou tel gouvernement, c'est la menace d'une censure qui serait quasi automatique. Moi c'est un argument que j'ai du mal à entendre, que je comprends pas du tout parce qu'une éventuelle censure aurait deux avantages. Un, le mérite de clarifier la situation politique actuelle entre ceux qui veulent gouverner pour faire face aux défis de la nation du pays, tout ça, et ceux qui veulent pas gouverner, qui veulent être dans la posture.
Mais surtout un deuxième avantage ce serait d'avoir le, comment dire, de mettre chaque député face à ses responsabilités parce qu'on éventuellement ce qui est tout ce qui est discuté c'est que dans un an il y aura une nouvelle dissolution du coup des nouvelles élections. Je pense qu'à ce stade-là ça serait très intéressant de voir quel député a voté la censure de tel ou tel gouvernement. Et du coup je comprends pas qu'on fasse pas le pari d'avoir une démocratie qui fonctionne.
Le pari de la démocratie qui fonctionne, comme vous y allez, comme c'est ambitieux Laurent. Merci beaucoup, merci pour cette entrée en matière, pour discuter ensemble jusqu'à 20h. Il y a Anne-Charlène Bézina, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes maître de conférence en droit public à l'université de Rouen. Il y a Ludovic Vigogne, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes journaliste politique à la Tribune dimanche. Et puis Simon Lebaron du service politique de France Inter.
Bonsoir.
Bonsoir Simon, qu'est-ce qu'on répond à notre ami Laurent sur... Effectivement il a raison, c'est ce qu'on disait en introduction, qui censure et qui ne censure pas, c'est d'abord la question de toute façon qu'on se pose. Qu'est-ce qu'on répond et notamment sur son idée d'une démocratie qui fonctionne ? Bon, première chose qu'on peut
se dire c'est qu'on est quand même dans une démocratie qui fonctionne puisque précisément on peut en parler. Néanmoins, la question de la crainte de la motion de censure, je trouve que c'est assez pertinent de se dire on n'est pas obligé de la craindre. Mais je vais rassurer ou paniquer nos auditeurs en disant qu'on n'est peut-être pas à l'abri d'en avoir une, voire plusieurs, voire... Voilà. Je rappelle quand même qu'il y a une limite constitutionnelle. Peut-être que le Premier ministre ne sera pas le premier. Il y en a trois pendant la session où une censure 49-3. Donc a priori, le maximum qu'on pourra avoir c'est quatre.
Mais ça signifie quand même beaucoup de choses sur une session, c'est-à-dire sur à peu près 9-10 mois de travail. Je ne suis pas sûre qu'il faille la crainte, c'est vrai, mais je ne peux pas être certaine non plus que ça soit forcément un élément structurant cette motion de censure parce que, en fait, la motion de censure c'est du contre. Et quand bien même on compte ceux qui s'encontrent, on n'est pas forcément sûr d'avoir une vraie cartographie de la vie politique. Et je crois qu'en fait Emmanuel Macron essaye de se projeter un petit peu à l'heure actuelle, c'est-à-dire de voir quelle pourrait être la gouvernance. Mais on est tous bien incapables de le dire aujourd'hui.
Et sûrement même que la première motion de censure ne permettra pas encore complètement cette clarification. Il nous faut un peu de quatrième république avant de nous rôder.
Alors quelle gouvernance justement ? On y viendra dans un instant. Ludovic Vigogne. Est-ce que la raison pour laquelle on se pose la question de la censure ou pas la censure, c'est que finalement, pour des choses clairement, c'est beaucoup plus facile de pouvoir se compter et de trouver un nombre nécessaire de députés qui ne voteront pas la censure plutôt que de tenter de trouver un nombre de députés qui feront une majorité ? C'est exactement, vous avez résumé la manière dont réfléchit en ce moment Emmanuel Macron et la base sur laquelle il va opérer son choix dans les heures qui viennent. Il cherche le premier ministre qui aura le moins de chances de réunir une motion de censure contre lui.
Et donc c'est ce qu'il est en train de tester très concrètement aujourd'hui avec deux noms, Bernard Cazeneuve, Xavier Bertrand. Et bien il appelle les présidents de groupe. Alors est-ce que c'est aussi bête que ça ? Est-ce que vous censurez ? Est-ce que vous ne censurez pas ? Oui. Au nom de quoi vous ne censurez pas ? Si je nomme Xavier Bertrand premier ministre, est-ce que vous, Boris Vallaud, président du groupe socialiste, vous voterez une motion de censure ou pas ? Il pose ces questions très concrètement maintenant. C'est de l'arithmétique. En ce moment, c'est de l'arithmétique pure ce qui se passe. Alors pardon, moi Simon le Baron, mais je me pose une question un peu naïve.
Je me demandais si ce n'était pas plutôt le boulot du premier ministre de faire ça une fois qu'il est en place plutôt qu'au président de la République de le faire avant le premier ministre qu'il va nommer.
Le problème, c'est que les institutions et la constitution de la Ve République est suffisamment à la fois très précise et suffisamment floue pour laisser toute la place à l'interprétation. Donc en fait, chacun en fait ce qu'il veut. Certains, le nouveau Front Populaire en particulier, disent la logique des institutions, comme on peut le voir dans des pays où l'élection se fait à la proportionnelle et on a l'habitude de ces coalitions, c'est de donner à un formateur, dans certains pays, on appelle ça un formateur, la mission de créer une coalition, de créer une majorité et ensuite donc on laisse sa chance à cette majorité pour savoir, il y a d'abord un médiateur, ensuite un formateur, etc.
Donc la logique aurait été de nommer en l'occurrence la candidate proposée par le nouveau Front Populaire Lucie Castet à Matignon et de lui laisser le soin de trouver ou pas cette majorité. Ensuite, on voit ce que dit l'Assemblée nationale. Emmanuel Macron, lui, à l'Elysée, dit je suis le garant des institutions et en tant qu'arbitre et donc en tant que garant de la stabilité de la République, c'est l'article 5 de la Constitution, je me dois d'assurer le fonctionnement normal et régulier des institutions, donc je ne peux pas me permettre le risque de l'instabilité politique et donc le risque d'une censure immédiate, puis d'une seconde censure, etc. Jusqu'à trouver une majorité.
Donc vous voyez que c'est une interprétation, certains disent que le NFP avait raison, d'autres disent que le chef de l'État a raison, finalement il n'y a pas de vérité institutionnelle.
Mais peut-être parce qu'il y a aussi une autre question dans la question que pose Emmanuel Macron à la fois aux autres chefs de parti qu'il appelle, mais aussi à celui potentiellement qu'il veut nommer. J'imagine que l'autre question, c'est est-ce que tu vas détricoter ce que j'ai fait pendant 7 ans ? Disons les choses clairement, non ?
C'est pour ça qu'hier soir, à l'issue des deux rendez-vous qu'il a eus avec Bernard Cazeneuve et Xavier Bertrand, il a plus envie, il a davantage envie de nommer Xavier Bertrand parce qu'il l'a trouvé plus ouvert, respectant l'essentiel des réformes qui avaient été faites pendant 7 ans, quand Bernard Cazeneuve, lui, voulait détricoter des choses qui avaient été faites. Mais très concrètement, est-ce que la ligne rouge a été faite comme ça ? Est-ce que c'est vraiment la question qu'on a posée ? Bonjour M. Bertrand, est-ce que oui ou non, vous allez maintenir ma réforme des retraites ? Oui, non.
La réponse est oui à mettez-vous dans la colonne de droite et quand la réponse est non, vous pouvez prendre la porte. Non mais disons les choses clairement. On n'y était pas, c'était sans doute, peut-être pas aussi direct, mais évidemment ça a procédé de la discussion. Il est évident qu'avec Bernard Cazeneuve, celui-ci a dit qu'il voulait être Premier ministre avec de l'autonomie, appliquant une autre politique que celle qui a été menée ces 7 dernières années et qu'il a sans doute été évoqué, la réforme des retraites et d'autres points sensibles qui tiennent à cœur à Emmanuel Macron.
Anne-Charlène Bézina, je parlais évidemment de moutons à cinq pas tout à l'heure en introduction, mais on a l'impression effectivement d'un président qui veut à la fois garder la main sur une majorité qu'aujourd'hui il n'a plus, nommer quelqu'un qui ressemblera à une cohabitation sans être tout à fait une cohabitation, pardon, mais alors effectivement on est assez inédit, mais ça n'existe pas ce qu'on cherche.
Je pense qu'il va falloir de toute façon que des logiques se cassent, d'accord ? Donc il y a des vérités hominions dans deux cas. La première, c'est que le président de la République ne peut absolument pas considérer qu'il a un acquis à garder. Ça n'est pas à lui d'avoir la main. Le président de la République est certes le président de la République très puissant de la cinquième République. s'il l'avait toujours ? C'est vrai, mais il va se rôder.
L'Assemblée nationale a son pouvoir et nécessairement ce que l'Assemblée nationale veut, elle pourra le faire, à condition, encore une fois, là c'est de l'arithmétique, on est tous devenus un peu profs de maths et plus profs de constitution ces derniers temps, c'est juste de dire, quand on a une majorité, on peut faire les choses, c'est tout.
Pour le président de la République, il faut apprendre à perdre la main, mais il faut aussi quand même que de l'autre côté, on apprenne à se dire que les macronistes sont le camp macroniste, le camp central, le bloc central, on ne sait plus vraiment comment le qualifier, c'est une majorité sortante, d'accord, mais qui est aussi le deuxième bloc en termes de nombre de sièges. Donc la coalition ne pourra pas se faire sans eux. Le gouvernement qui sera composé demain se fera avec des noms de peut-être anciens ministres de ce gouvernement actuel, ou de peut-être nouveaux, mais de cette écurie.
Et il faut s'habituer à cette idée que nous ne quitterons pas la politique qui était la nôtre avant les élections de juillet, parce que la majorité à l'Assemblée nationale n'est pas une majorité de cohabitation. La cohabitation, c'est à 300 sièges. Là, c'est de la semi-cohabitation dans un semi-système.
De la coabilition, enfin je me suis invité...
Coalitation, mélange de coalition et cohabitation, c'est le néologisme en effet en vogue à l'Elysée maintenant.
Robert est avec nous. Bonsoir Robert. Oui, bonsoir. On vous écoute Robert.
Eh bien, je voulais simplement faire remarquer que depuis 2002, on a eu Chirac-Le Pen, puis après on a eu Chirac-Macron, et ses présidents ont été élus grâce à un front républicain. Et en fait, l'Assemblée nationale actuelle, elle est uniquement issue du front républicain. Et donc, s'il y a un Premier ministre, il faut qu'il soit issu du front républicain. Il n'y a pas d'autres alternatives et tout ce que vous dites, ça n'a aucune importance, ça n'a aucune valeur. C'est le front républicain qu'ont décidé les Français. Mais c'est, pardon, excusez-moi Robert,
mais c'est quoi un Premier ministre issu du front républicain ? Ça peut vouloir dire quoi, en fait ? Si toute l'Assemblée nationale est issue du front républicain...
Et les Insoumis sont un peu en dehors du front républicain, quoi qu'ils en disent, mais c'est comme ça.
Non, pourquoi ? Parce qu'en juin, pendant les élections, les Insoumis ont joué aussi le front républicain.
Oui, mais c'est très tactique, je
pense. Le problème, c'est que tout le monde a été tactique et qu'on est à nouveau... Je vous remercie, Robert, pour votre intervention, bien sûr. Tout le monde a été tactique et on est toujours tactique en ce moment, sauf que, en fait, la tactique a quitté les partis. Maintenant, est-ce qu'on a l'impression que c'est Emmanuel Macron qui a le monopole de la tactique ?
Non, mais peut-être. Chacun... Non, personne n'a le monopole de la tactique, ni Emmanuel Macron, ni les autres. Chacun fait sa part de tactique avec ses intérêts propres. Ce qui est sûr, c'est que chacun essaye de faire dire au résultat des élections législatives s'il veut. Alors qu'en fait, il n'y a aucune vérité. À l'Élysée, on dit personne n'a gagné. Le message des Français, c'est qu'ils veulent que les partis s'entendent et fassent de la politique autrement et nous amènent à former un gouvernement d'un nouveau genre, comme on n'en a pas connu sous la Ve République, effectivement, un nouveau genre de cohabitation entre coalition et cohabitation. Ça, c'est le discours de l'Élysée.
La gauche dit que les Français ont voulu un virage politique, la rupture avec la politique menée par Emmanuel Macron et une politique de gauche avec l'abrogation de la réforme des retraites et le SMIC à 1 600 euros. En réalité, c'était 577 élections au niveau local. C'est une élection nationale, l'élection législative, mais ce sont des élections au niveau local. Et en fait, chaque électeur, quand il met son bulletin dans l'urne, a sa vérité propre et ses raisons qui lui sont propres.
Il n'y a aucune vérité, aucun enseignement qui puisse être tiré au niveau général des résultats de ces législatives anticipées, surtout dans ce contexte inédit avec la dissolution et la campagne jamais vue qu'on a connue. Vous vouliez intervenir Anne-Charlène Bézard ? Justement, pour dire que la question de cette auditeur, elle est pertinente. Elle nous permet de nous dire que justement, c'est ça la quadrature du cercle. C'est quoi un Premier ministre du Front républicain ? Parce que c'est la seule chose qu'on a comme leçon de ces urnes. On nous dit, c'est la leçon des urnes. Mais c'est quoi la leçon des urnes ? C'est que les Français ont dit ni la droite, ni la gauche, ni le centre.
C'est-à-dire que ce sont vraiment des élections. Sous la Quatrième République, on les catégorise comme ça. Est-ce que ce sont des élections de réaction ? Est-ce que ce sont des élections marquantes ? Est-ce que ce sont des élections de routine ? Eh bien là, on est vraiment sur des élections de réaction. C'est-à-dire qu'on voit qu'on est à droite, mais pas plus loin. La Troisième, on nous disait à gauche, mais pas plus loin. Pareil. À droite, mais pas plus loin, parce qu'on ne peut pas aller jusqu'au RN. Mais on est à droite. Le seul enseignement, c'est qu'on ne veut pas d'un gouvernement RN. On ne veut pas d'un gouvernement RN. C'est la seule certitude qu'on a.
Tout le reste, il faut arriver à s'entendre pour trouver quelqu'un
voulu dire à beaucoup d'élections. Voici Laurent qui est avec nous. Bonsoir. Oui, bonsoir. On vous écoute.
Oui, moi j'avais la question suivante. C'est, depuis quelques jours, on entend dire qu'une des conditions exprimées par Emmanuel Macron sur la nomination de son Premier ministre, c'est qu'il ne défasse pas la politique qu'il a menée ces sept dernières années. Est-ce qu'il n'y a pas là une contradiction réelle avec le vote et l'intention des Français qui, dans leur ensemble, qu'ils votent un peu de tous bords, ont sanctionné précisément cette politique dès sept dernières années ?
Merci pour votre question, Laurent Ludovic Vigogne. On revient toujours à l'illisibilité des résultats de ce second tour. C'est sûr que le pouvoir macroniste a été sanctionné, mais il n'a pas été non plus tant sanctionné que ça. On le rappelait, le fameux bloc central, c'est le deuxième bloc au sein de l'Assemblée nationale. Il y a 166 députés et c'est là-dessus que, de toute façon, va reposer la coalition, le futur gouvernement qui sera mis en place demain, dans les jours qui viennent, après la nomination du Premier ministre demain. Donc demain ? Oui, le Premier ministre sera sans doute demain. Donc, ça complique effectivement les choses.
Et on peut même considérer que c'est ce bloc central qui va avoir droit de vie ou de mort sur le nouveau Premier ministre. Si ce nouveau Premier ministre va trop loin d'effet, ce qui a été fait les années précédentes et que ça ne passe pas auprès de ce bloc central, ils peuvent très bien décider de baisser le pouce. Et à ce moment-là, ce Premier ministre là est condamné par les siens. C'est ça aussi l'incongruité de ce qu'on va vivre. Est-ce que ça veut dire que chacun, effectivement, avec des écarts de voix qui existent, mais effectivement qui ne sont pas fondamentaux, est-ce que ça veut dire que chacun est le faiseur de roi de tout le monde au bout du compte ? Oui, tout le monde se tient.
Tout le monde peut renverser. Là, on a vu aujourd'hui, vous voyez, la question de Xavier Bertrand à Matignon. On a vu que le Rassemblement National, les socialistes, ont dit qu'ils voteraient une motion de censure s'il était nommé à Matignon. Ils le tiennent. On voit en revanche que du côté de Bernard Cazeneuve, l'ERN dit qu'il votera une motion de censure s'il est nommé à Matignon. En revanche, les socialistes semblent un peu plus ouverts. Bon ben voilà, c'est les socialistes quelque part là qui peuvent choisir le Premier ministre.
En revanche, on peut imaginer si la droite républicaine de Laurent Wauquiez choisissait de dire non à Bernard Cazeneuve, ce serait la droite républicaine qui condamnerait Bernard Cazeneuve. Donc tout le monde se tient. C'est une équation extrêmement compliquée. Et c'est ce qui fait que l'incertitude va être quotidienne. Donc du coup, pourquoi est-ce qu'on a sorti ? Est-ce que c'était un leurre, une sorte de ballon d'essai, la candidature de M. Baudet ? Donc j'ai déjà oublié le prénom. Thierry, pardon, de Thierry Baudet.
Thierry Baudet, président du CESE, donc Conseil économique, social et environnemental. Non mais je le dis pour les auditeurs qu'on a déjà oublié depuis hier ou ce matin. Non mais c'est mal, mais c'est vrai que je pense que beaucoup des gens qui nous écoutent et même des interlocuteurs qu'on a dans la classe politique disaient j'ai dû taper en catastrophe le nom de Thierry Baudet sur Wikipédia. Bon, président du Conseil économique, social et environnemental, donc issu de la société civile, un profil un peu différent. Il avait un avantage pour Emmanuel Macron.
C'était, en tout cas, c'est ce que pensaient les observateurs, c'est qu'il aurait été plus malléable, en fait, plus facile à piloter pour le président de la République qui, effectivement, ne veut pas que ce qu'il a fait depuis 2017 et en particulier la réforme des retraites mais aussi la loi immigration à laquelle Thierry Baudet s'était opposé, tout ça, il ne veut pas que ce soit défait, Emmanuel Macron, et puis il veut fixer la feuille de route. En fait, ce profil issu de la société civile a vite été l'objet d'un tir de barrage de François Bayrou, de Gabriel Attal, des cadres du camp présidentiel qu'Emmanuel Macron a consulté.
Ça veut dire que les partis veulent une réponse politique à un message politique qui a été envoyé ?
Oui, il y a une aspiration, une demande d'un profil très politique et ce soir, à l'Elysée, on nous dit que c'est, en tout cas pour l'instant, tout peut changer très vite, mais que c'est ce profil politique que le président a retenu et effectivement, ça se joue entre Bernard Cazeneuve et Xavier Bertrand. Anne-Charlène Bézina ?
Oui, le Conseil économique, social et environnemental, c'est la troisième chambre du Parlement, c'est comme ça qu'il est inscrit dans la Constitution en tout cas, et Thierry Baudet, c'était un peu la troisième voix, c'est ça, c'est-à-dire qu'en fait, c'est une voix qui est portée très sincèrement par lui, en tout cas de démocratie participative, d'essayer de tenter quelque chose de nouveau dans la gouvernance, donc je pense qu'il y avait vraiment cet attrait-là, mais encore une fois, le message des urnes, on ne sait toujours pas trop ce qu'il faut lui faire dire, mais il y a vraiment un moment politique qu'on vit, donc je pense vraiment que la réponse, elle est politique.
On a Diane Parmel qui nous dit ceci, on s'étend davantage sur les raisons pour lesquelles le PS accepte de participer aux nouvelles consultations d'Emmanuel Macron, est-ce qu'on sait pourquoi les écologistes n'en sont pas ? Est-ce que c'est le début de la fin pour NFP ? Je crois qu'il y a une vision... Ils vivront les écologistes. Oui, c'est ça, il y a eu au moins une vision en tout cas avec Marine Tondelier.
En tout cas, ils vont parler au président vers 20h30, je crois. Mais la question sur l'éclatement... L'EFI, au sein de l'NFP, seulement L'EFI se soit refusé de répondre à l'invitation du président.
Mais donc, la question effectivement sur l'éclatement ou pas du nouveau Front Populaire, elle reste pertinente et elle tient depuis un moment. Est-ce qu'on a une partie de réponse de Vic Vigogne ? Est-ce qu'on est à deux doigts d'une rupture ou pas ? On va le voir. En tout cas, l'attitude que va avoir le Parti Socialiste là, les députés socialistes, va être centrale puisque c'est eux qui vont choisir du sort de Bernard Cazeneuve si c'est lui qui est retenu à la fin. C'est la question qu'ils vont avoir posée. Est-ce qu'ils le censurent ou pas ? C'est vrai qu'on pourrait être surpris de voir François Landre devenu député censurer son ancien Premier ministre.
Et puis, il y a au sein du groupe socialiste d'autres députés aussi qui pensent qu'ils ne peuvent pas comme ça s'opposer à Bernard Cazeneuve. C'est un homme de gauche malgré tous les désaccords qu'ils ont eus. Bien que Bernard Cazeneuve soit resté en dehors du nouveau Front Populaire, c'est-à-dire que leur électorat ne comprendrait pas qu'ils votent une motion de censure contre lui. Donc, ça va être un des éléments, une des clés de ce qui va se passer. Et effectivement, le nouveau Front Populaire peut y laisser des plumes, voire mourir définitivement.
Alors justement, et avant de retourner au standard, Simon, peut-être, est-ce que, je le suggérais en introduction, peut-être un peu maladroitement, est-ce qu'on se dit aujourd'hui que stratégiquement, le nouveau Front Populaire a mal joué ? En tout cas, est-ce que ce moment d'attente, souvenez-vous qu'il a duré très longtemps, proposer un non, puis finalement les insoumis disent oui, le PS dit non, ils se finissent par se mettre d'accord, et puis non, etc. pour qu'on en arrive enfin à Lucie Casté. Est-ce que ce temps-là, au fond, ça a été du temps perdu ?
Alors, on ne va pas refaire l'histoire, mais si le 8, ils étaient arrivés en 10 ans, on est arrivé en tête, et voici le nom, est-ce que ça n'aurait pas changé ?
Peut-être, peut-être, Peut-être qu'il n'aurait pas dû non plus, dès le soir du second tour, le 7 juillet, par la voix de Jean-Luc Mélenchon, dire le programme, tout le programme, et rien que le programme, peut-être, mais Emmanuel Macron n'avait pas besoin d'un nom, le 8, pour nommer un Premier ministre issu du nouveau Front Populaire, s'il en avait eu envie. Donc, bon, c'est difficile à dire.
Ce qui est certain, c'est que si Emmanuel Macron, en tout cas, ce qui est certain selon moi, donc c'est pas certain, c'est que si Emmanuel Macron prend du temps, et voilà, il y a ces ballons d'essai, dont vous parliez avec Thierry Baudet, un coup avec Xavier Bertrand, ça peut paraître, j'en suis sûr, insupportable, grotesque, pour les gens qui nous écoutent, et on en prend notre part, mais s'il se passe ce qu'il se passe en ce moment, c'est qu'Emmanuel Macron espère que tout cela va aboutir à l'explosion du nouveau Front Populaire, et on voit qu'au sein du Parti Social, il y a des anti-Olivier Faure qui se font entendre avec beaucoup de force et qui ont de l'importance et qui disent il faut que Bernard Cazeneuve soit nommé, en tout cas, il ne faut pas le censurer, il faut discuter, oui, avec le camp d'Emmanuel Macron, on n'a pas le choix.
Donc Emmanuel Macron fait traîner tout ça en espérant que ça aboutisse à cette fracturation.
Historiquement, il a toujours fait traîner l'arrivée des premiers ministres, par ailleurs, depuis qu'il a eu du mal à le nommer, c'est vrai,
c'est un trait de personnalité.
Il peut changer d'avis dans les dernières heures, on l'a vu avec Catherine Votrin. On est en train de parler de ce nouveau premier ministre qu'on attend toujours dans le téléphone sonne. Nous sommes avec Ludovic Vigogne qui est journaliste politique à la Tribune Dimanche, avec Anne-Charlène Bézina qui est maître de conférences en droit public à l'université de Rouen et avec Simon Lebaron du service politique de France Inter. Avec vous aussi, Ibatane, bonsoir.
Bonsoir.
On vous écoute.
Alors moi, ma question, c'est concernant le RN qui a dit qu'il allait censurer un gouvernement issu du nouveau Front populaire alors qu'en regardant un peu les électeurs qui sont passés de gauche au Rassemblement national, c'est souvent des ouvriers, des personnes vivant à la campagne qui souffrent de problèmes vraiment liés à la dégradation des services publics, à la baisse des salaires par rapport au niveau de vie ou au prix de l'énergie et des produits des premières nécessités alors que dans le programme du nouveau Front populaire, il y a tous ces éléments-là et qu'ils aient décidé de censurer un gouvernement ou en tout cas l'intention de censurer un gouvernement qui allait mettre en œuvre un programme qui est pour l'augmentation des salaires, la blocage des prix des produits des premières nécessités de l'énergie, des services publics, l'hôpital, l'éducation.
Alors c'est un volte-face. Pour moi, le nouveau Rassemblement National a montré sa vraie face en fait. Il n'est pas anti-système comme il le prétend, qu'il n'est pas du côté des pauvres comme il le prétend.
Ibatan, merci beaucoup pour...
Je trouve que le nouveau qu'est la presse, les médias doivent parler de ça.
Mais on va le faire, on va tâcher de répondre à votre question et votre interrogation. Ibatan, merci beaucoup. Ludovic Wigone, qu'est-ce qu'on répond ? On peut répondre que d'un autre côté, si un tel gouvernement du nouveau Front populaire avait vu le jour, sur le plan régalien, sur les questions de sécurité, d'immigration, il aurait appliqué une politique à l'opposé de ce que défend le Rassemblement National. Et donc, c'est la raison première pour laquelle pour le Rassemblement National il était impossible de soutenir un tel gouvernement. Et puis, de toute façon, stratégiquement, le Rassemblement National veut globalement prendre la place de la droite.
C'est aujourd'hui tout le calcul de Marine Le Pen et elle se prépare à un combat face à la gauche en 2027. Et un nouveau Front populaire avec une alliance avec le Rassemblement National, c'est un baiser de la mort encore plus mortel que mortel, non ?
Même s'il y a quand même des paradoxes intéressants à mettre en lumière, c'est vrai, parce que depuis 80, en réalité, le Front National pioche comme ça insidieusement dans les programmes du Parti Socialiste au départ et maintenant, parfois, dans les plates-bandes de... Les deux extrêmes se rejoignent, parfois, dans les terrains d'électorat.
Donc, c'est vrai qu'on peut se demander si toute cette question un peu sociale qui aurait un peu dédiabolisé le RN est véritable, puisque parfois, il y a quand même des instabilités dans la posture de Marine Le Pen qu'il faudra sûrement être amené à clarifier dans les prochaines motions de censure, parce que, quand vous parliez de baiser de la mort, il ne faut pas oublier quand même que le RN est prêt à l'abrogation de la réforme des retraites proposée par un gouvernement NFP. Sébastien Chenu a même fait savoir qu'a priori, peut-être la proposition viendrait d'eux qui serait votée par le Front de Gauche.
Donc, des accointances entre ces deux blocs parlementaires, à mon avis, on pourrait en voir arriver.
Sur la réforme des retraites, précisément, en effet, c'est probablement le point de blocage du détricotage potentiel des dernières années d'Emmanuel Macron.
Ce matin, encore, l'ancien président du groupe des députés du camp macroniste de Renaissance à l'Assemblée nationale, Sylvain Maillard, a dit que c'est une ligne rouge. Il l'a dit clairement, publiquement.
C'est une ligne rouge. Et en même temps, on a bien vu ce que ça donnait dans la rue à ce moment-là. Est-ce que ça a provoqué ? Est-ce que ça veut dire, Simon, que quelqu'un peut s'engager, un Premier ministre potentiel peut vraiment s'engager en disant non, d'accord, on ne touche pas à ça ? Alors que ça a été non seulement extrêmement éruptif, mais également au centre de la campagne pour les élections législatives ?
C'est très compliqué parce que c'est la réforme la plus sensible du second quinquennat d'Emmanuel Macron, voire des sept ans au pouvoir d'Emmanuel Macron, que la majorité des Français, l'écrasante majorité des Français était opposée à cette réforme et que la majorité des groupes politiques représentés à l'Assemblée nationale disent être pour l'abrogation ou au moins la suspension de cette réforme et donc une renégociation entre les partenaires sociaux, etc. Donc, comment Emmanuel Macron peut-il nommer un Premier ministre qui donne l'impression d'une cohabitation, qui donne l'impression qu'il a compris le message des urnes donc nous voulons une réorientation politique ?
Alors effectivement, peut-être pas un virage à 180 degrés comme le disait Ludovic tout à l'heure puisque le résultat des urnes n'est pas si catastrophique ou moins catastrophique que ce qu'on pouvait attendre pour Emmanuel Macron ou ce qu'il pouvait craindre. Mais en tout cas, comment il fait pour dire j'ai compris le message des urnes il faut une politique différente et en même temps je nomme un Premier ministre qui ne touchera pas à cette réforme.
On entend dire c'était le cas de François Bayrou hier par exemple d'autres cadres du camp présidentiel oui, on peut envisager des renégociations des réaménagements à la marge en donnant une marge de manœuvre aux partenaires sociaux qui pourront y discuter en faisant une conférence sociale etc. Mais on ne touche ni à l'âge de départ légal à 64 ans ni à la durée de comptabilisation donc à partir de là on voit que les groupes politiques ne seront pas satisfaits.
Sur les carrières très longues sur un certain nombre de métiers etc. Ça ne suffira pas pour les opposants. On n'est pas dans le corps de cette réforme. Patrick est avec nous bonsoir. Bonsoir. On vous écoute.
Je vous entendais dire que vous cherchez un bouton à cinq pattes. Il me semble que cet homme existe c'est Charles Le Courson qui a l'avantage d'avoir un nouveau nom.
Non pas nouveau parce qu'on l'avait il a traversé un petit peu l'atmosphère. Pardon Patrick finissez votre question ou votre remarque.
Donc il a l'avantage de parfaitement connaître les finances publiques c'est celui qui connaît le mieux parmi les hommes politiques par contre il a un énorme défaut c'est qu'il est honnête. C'est un gros gros problème pour faire carrière en politique. Et question subsidiaire pourquoi est-ce que depuis 17 ans vous censurez l'un des principaux partis d'opposition de l'Union Populaire Républicaine ? Merci de répondre à mes deux questions.
C'est le parti de François Asselineau. Moi je veux bien répondre à la première.
Répondez d'abord à la première. Le problème de Charles de Courson c'est qu'il n'a pas de troupe. Il fait partie d'un groupe qui s'appelle Liott qui est un rassemblement de centristes de Corse d'élus ultramarins qui compte 22 députés que Charles de Courson s'est présenté au premier tour de la présidence de l'Assemblée nationale au mois de juillet le 18 si je me souviens bien face à Yael Broun-Pivet et André Chassaigne notamment et qu'il a récolté un score dérisoire ne faisant même pas le point le plein.
Je crois qu'il a obtenu la moitié des voix du groupe Liott donc c'est un homme assez seul et donc il n'aurait pas du tout réussi à réunir une majorité sur son nom et à ne pas se faire censurer très vite. Le groupe Liott d'ailleurs parce que je suis en train de regarder ce qui s'est dit à peu près récemment qui demande au président de la République de nommer en urgence un premier ministre ayant une expérience politique éprouvée, une connaissance etc. et réclame un premier ministre pour changer de cap
et abroger la réforme des retraites exactement
donc de toute façon aux yeux d'Emmanuel Macron les cases ne sont pas cochées en fait voilà je voudrais répondre pardon allez-y ce qui est intéressant c'est que ce groupe Liott en revanche est assez proche de Xavier Bertrand et dans les éléments de négociation de ces derniers jours c'est quelque chose qui a compté puisque chaque député compte le fait d'en amener 22 déjà c'était un point important
je voulais juste répondre à Patrick puisqu'il je comptais le faire
oui sur Asselineau
Patrick disait vous censurez le parti donc l'Union Populaire Républicaine de François Asselineau qui a été deux fois candidat à la présidence de la République en 2012 et 2017 qui a échoué à se présenter à la dernière présidentielle en 2022 parce qu'il n'a pas eu le nombre de parrainages suffisant que Patrick se rassure quand François Asselineau est candidat à des élections ou des représentants de son parti nous leur donnons la parole puisque c'est la loi il y a l'équité du temps de parole qui s'applique le reste du temps malheureusement
à hauteur des représentations et des représentativités c'est comme ça que fonctionnera
et le reste du temps malheureusement pour Patrick et les partisans de l'UPR ils n'ont pas d'élus représentés donc c'est vrai que c'est plus difficile pour ces petits partis d'avoir la parole sur des antennes nationales mais quand il y a des campagnes on les entend
Cyril et là bonsoir Cyril
bonsoir déjà merci beaucoup pour vos émissions particulièrement vous madame Sintès dont je suis un grand fan
ben Cyril vous n'avez pas de questions n'est-ce pas merci beaucoup
allez-y sincèrement on a eu la réforme des retraites on a fait des coupes où on n'a pas suivi l'inflation pour l'hôpital l'école etc donc il y a eu beaucoup d'économies qui ont été faites et là j'entends sur votre antenne cet après-midi je ne suis pas sur du chiffre j'étais en train de travailler qu'à politique égale on va vers un déficit budgétaire de 5 ou 5,6% je sais plus et je me demandais du coup quelle légitimité a monsieur Macron à chercher quelqu'un qui ne va pas remettre en cause sa politique quand d'un point de vue purement technique cette politique apparemment ne fonctionne pas sur le pays au-delà de tout ce qui est idéologique etc simplement il fallait être raisonnable il fallait être intelligent technocrate etc et voir les chiffres et apparemment les chiffres ne sont pas bons
merci Cyril le caillou dans la chaussure Ludwig Wigan quand même un peu non le gros déficit l'annonce de Bruno Le Maire que en plus ce sera pire que prévu le fait de se tourner vers les collectivités on est dans une mauvaise séquence en termes de budget de finances et c'est que le début d'abord ça va être la première mission du nouveau gouvernement ça va être d'essayer de bâtir un budget dans ce contexte très difficile et certains annoncent qu'on est sans doute au bord d'une crise économique puisque les perspectives mondiales sont assez assez mauvaises donc ce sera le premier défi de ce gouvernement ensuite ce sera de le faire adopter le faire comprendre par les français parce qu'il y aura beaucoup d'économies des efforts à faire donc ça va être quelque chose de très important alors après ça peut peut-être susciter un peu de réflexe d'unité nationale peut-être qu'il y a des gens des députés qui vont se dire que pour la souveraineté du pays le fait qu'il ait des finances publiques mieux maîtrisées ça sera un point positif on verra mais ça va être l'enjeu majeur des mois qui viennent et le budget d'ailleurs Anne-Charlotte Bézina parce que c'est évidemment ce qu'il y a sur la table ici théoriquement c'est le 1er octobre que le gouvernement est censé présenter au parlement le budget alors on était question effectivement de le repousser on ne peut pas le repousser ad vitam on est d'accord comment ça marche ?
Alors on va même être honnête c'est-à-dire que dans la loi organique qui préside à tout cela il n'y a pas tellement de plan B en réalité c'est 1er octobre et c'est 1er octobre c'est pour les documents annexes qu'on peut traîner un peu donc l'interprétation se fonde sur la constitution je la trouve un petit peu généreuse et notamment on pourrait tout à fait avoir un conseil constitutionnel qui considère que bon c'est un vice de forme et que de ce fait tout le budget tombe soyons honnêtes si toutefois on arrive à ce que tout ce beau monde s'entende sur un budget avant le 31 décembre je vois mal le conseil constitutionnel dire on repart pour un tour de chauffe mais il y a une question qu'il faut se poser c'est comment on peut arriver à ce que l'Assemblée nationale soit d'accord sur des coupes soit d'accord sur de nouvelles enveloppes de nouvelles missions un budget c'est un an de travail entier c'est des millions d'administrations qui travaillent au quotidien donc là on est vraiment sur un enjeu presque de société de savoir comment ce budget qui à mon avis ne sera pas adopté au 31 décembre va faire réagir les français sur le niveau d'urgence dans lequel on est par rapport à cette gouvernance pas forcément budgétaire mais uniquement par rapport à cette gouvernance il va franchement falloir qu'on arrive à se mettre d'accord
je vous livre le pouche que j'ai reçu c'est un pouche du point pour dire les choses et saluer nos confrères Edouard Philippe de Point je serai candidat à la prochaine élection présidentielle ce que je proposerai sera massif l'ancien premier ministre s'engage donc officiellement dans la course à l'Elysée j'espère qu'on tombe de notre chaise on est d'accord c'est le moment
qui est plus surprenant mais l'instant est intéressant on ne fait jamais ça
par hasard il voit bien aussi l'instabilité dans laquelle on est donc il veut donner un peu de perspective pour les mois qui viennent on a sur le fil Whatsapp on a Nat qui nous dit ceci puisque nous sommes gouvernés par des ministres démissionnaires je suis devenue citoyenne démissionnaire même plus exaspérée même plus exaspérée dit-elle juste las il ne faut pas le perdre de vue ce message-là parce qu'il dit probablement beaucoup de choses de beaucoup beaucoup d'électeurs également
je pense malheureusement que c'est l'état d'esprit effectivement de beaucoup de ceux qui nous écoutent tout à l'heure je disais effectivement je ne sais pas si à la fois Emmanuel Macron et les responsables des partis politiques en général ont bien mesuré l'écœurement que tout cela provoque chez les électeurs mais en effet je pense qu'on n'a pas fini de mesurer au fil des mois et des années qui vont venir les effets de cette séquence à partir de la dissolution jusqu'à on ne sait pas où ça va finir mais que tout cela va avoir sur la vie politique et sur l'état d'esprit des électeurs
et avec je me souviens qu'on en a déjà parlé lors d'un téléphone sonne avec cette idée maintenant que le calendrier en est là on est le 3 septembre à quoi bon dissoudre en plein milieu du mois de juin et créer cette espèce de course éperdue juste avant les JO si c'est pour se retrouver deux mois après sans premier ministre puisque l'idée de départ enfin en tout cas la perspective qu'on avait c'était une une dissolution qui pouvait intervenir au mois de septembre oui justement on peut même ajouter au caractère ubuesque de la chose c'est qu'Emmanuel Macron a justifié cette dissolution notamment par le fait qu'il fallait clarifier oui surtout que le gouvernement tomberait à l'automne à l'occasion d'examen du budget que la censure était annoncée il a été acté et si le nouveau gouvernement qu'il forme tombe sur le budget à l'automne alors qu'il y a une dissolution tout ça pour ça ça semblera quand même un peu ubuesque pour les gens en tout cas on est d'accord on dit que cette fois-ci ce sera au moins demain enfin tout est possible non non on est d'accord jeudi dernier
j'ai dit vendredi sans doute vendredi j'ai dit sans doute dimanche d'accord
alors sur une échelle de 1 à 10 la probabilité pour qu'on se retrouve avec un troisième nom sorti du chapeau au-delà du choix qui semblait en train de se faire entre Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve il existe quand même ça existe ça existe toujours mais je pense que quand même là on voit bien la manière dont procède le chef de l'Etat il teste parmi ces deux noms lequel a le plus de chance de ne pas réunir de motions de censure contre lui et il fera son choix à partir de là dans les heures qui viennent sans doute peut-être même ce sera pas la première fois mais on prend une émission mais quand on d'aplomb c'est ça qui est bien allez merci beaucoup merci à tous vraiment merci à tous pour vos nombreuses questions