Condamnation de Marine Le Pen : "Non, le peuple français n'est pas privé de sa souveraineté."
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] Madame la présidente, monsieur le premier ministre, hier la justice de notre République a rendu son verdict dans une affaire qui n'a rien de banal tantelle été scrutée. Depuis hier, des responsables politiques se succèdent pour commenter voire pour condamner cette décision. Certaines autorités de l'État évoquent même un trouble.
Mettre en cause une décision de justice, c'est manquer aux principes élémentaires de la séparation des pouvoirs et de l'état de droit. Mettre en cause individuellement des magistrats, c'est d'exercer sur eux une pression inacceptable qui appelle les condamnations les plus fermes. Non, ces femmes et ces hommes ne sont pas les agents d'un système mais les juges impartiaux dont notre République a besoin.
Mettre en cause la loi quand il s'agit de l'appliquer au puissant, c'est accréditer l'idée qu'il aurait une justice à deux vitesses. Toutes les Françaises et tous les Français sont égaux devant la loi. Seul lese les faits compte 4 millions de détournements d'argent public et en l'espèce ils sont accablants.
Mettre en scène une position entre le peuple et sa justice, c'est emprunter une voix sans issue qui nous conduit hors de l'état de droit, hors de la démocratie, hors de la République. Le peuple français n'est pas privé de la souveraineté par des juges qui rendent la justice en son nom. Toutes les manœuvre du monde ne pourront renverser la réalité dans cette affaire.
Un système, des prévenus, un parti et sa chef ont été reconnus coupables et la justice, elle n'est pas sur le banc des accusés. Monsieur le Premier ministre, alors que les attaques contre notre état de droit sont proférées du crèelin à la Maison Blanche par les amis de madame Le Pen, en perçant par certains bands de cet hémicycle, nous vous demandons aujourd'hui d'exprimer devant la représentation nationale votre soutien inconditionnel à la justice de notre pays. Je vous remercie monsieur le président.
La parole est à monsieur le premier ministre. Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Valallot, d'abord, j'ai pas entendu la fin de votre question parce qu'elle était couverte par les manifestations diverses de soutien et probablement aussi de contestation.
Mais j'ai j'ai tout à fait saisi le sens de la question. Euh premièrement, euh il n'y a pas de possibilité à force pour un responsable gouvernemental de critiquer une décision de justice. J'estime même que nous n'en avons pas le droit. [Applaudissements] Deuxièmement, deuxièmement, le soutien que nous devons apporter au magistrats dans l'exercice de leur fonction doit être un soutien en effet inconditionnel, non mesuré, puissant.
Et il est très important que il est très important que l'ensemble de la représentation nationale formule ce soutien. Il est vrai qu'il y a des interrogations et j'ai moi-même souvent exprimé des interrogations sur le seul sujet qui me paraît devoir être dans cette affaire sous notre observation. En principe en principe de droit, toute décision lourde et grave en matière pénale doit être susceptible d'appel.
Toute décision et de recours. Il se trouve que le seul point de l'exécution provisoire fait que des décisions lourdes et graves ne sont pas susceptibles de recours. Des décisions potentiellement porteuses potentiellement porteuses de conséquences irréversibles ne sont pas susceptibles d'appel.
Je l'ai dit, je l'ai dit comme citoyen à différentes reprises. Par exemple, par exemple pour le maire de Toulon, je considère que il devrait y avoir possibilité, je considère comme citoyen qu'il devrait y avoir Je suis citoyen. Je suis citoyen.
Voilà. Et donc les principes du droit, allez, s'il vous plaît. Et donc les principes du droit, s'il vous plaît, font que les décisions de justice sont protégées, que les magistrats doivent être soutenus et que c'est au Parlement lorsque il s'agit de s'interroger, de prendre ses responsabilités.
Je vous remercie, monsieur le premier ministre. M.
Marine Le Pen