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InterviewLCI (sur YouTube)· 28 juin 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSantéJusticeImmigration & asile

Laurent Jacobelli : "Le laxisme, c'est fini"|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    On a appris ce matin environ 1000 décès supplémentaires depuis le 24 juin. Vous craignez un bilan élevé ?

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Le ministre de l'Intérieur dit qu'il n'y a pas eu de fiasco dans la gestion de la canicule. Vous vous sentez visé ?

  • 3:00FerméeRéponse partielle

    Le plan climatisation coûte combien ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Fiasco ou pas fiasco selon vous cette gestion de la canicule ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Le gouvernement est-il responsable de la mort de Français à cause de la canicule ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Le RN a changé de position sur le climat. Vous reconnaissez un virage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Laurent JacobelliChiffre
    « Depuis 2017, ce sont 40000 Français et françaises qui sont morts de la chaleur. »
  • 5:30Laurent JacobelliFait
    « Le pire danger pour le climat et l'écologie en France, ce sont les écologistes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est l'heure de votre rendez-vous politique du dimanche sur LCI en toute franchise. Soyez les bienvenu. Bonjour Laurent Lcobelli.

Bonjour. Député du RN, député de Moselle, porte-parole du Rassemblement national. À mes côtés pour vous interroger, Arlette Chabo, éditorialiste politique à LCI, Marcelo Vestfred, chef adjoint du service politique du Parisien aujourd'hui en France, notre partenaire.

Bonjour à tous les deux. On a appris euh Laurent Jacobelli ce matin que depuis le 24 juin, environ 1000 décès supplémentaires ont été enregistrés par rapport à ceux observés les mois précédents sur la même période. Je précise que ça ne prend en compte euh que les certificats de décès électronique hein euh qui représentent environ 60 % de la mortalité totale.

Ce chiffre n'est donc pas définitif. Il va être consolidé dans les heures qui viennent. Vous vous craignez un bilan élevé, très élevé voire une écatombe.

On craint un bilan élevé en fonction de la durée de l'épisode caniculaire et de la fréquence des épisodes caniculaires. On sait à peu près que depuis 2017, ce sont 40000 Français et françaises qui sont morts de la chaleur, pas toujours de la canicule, mais de la chaleur. Évidemment, les plus fragiles et je pense à nos aînés, ceux qui sont malades, parfois les enfants en basâge et bien sont peu préparés et sont très susceptible de souffrir de la chaleur jusqu'au pire jusqu'à la mort.

C'est pour ça que nous avons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella lancé un plan climatisation parce que bien sûr il faut protéger l'environnement et faire Vous az attendu 15 secondes avant de nous parler du plan clim. Bah oui, parce que excusez-moi, non mais excusez-moi, quand on parle de français qui meur, je crois que le rôle du politique bien sûr, c'est d'apporter des solutions et on va rentrer dans le détail justement de ce plan. Et la solution, c'est de faire en sorte que dans des chambres d'hôpital, dans des chambres d'ép, dans des classes où il y a des enfants en basâge et bien la température ne soit pas de 35 ou 40°gr parce que effectivement il y a des organismes qui ne résistent pas à cela.

Alors aujourd'hui à la une du Parisien, nous publions une interview de Laurent Nouz, le ministre de l'intérieur qui dit alors quand on lui demande est-ce qu'il y a eu un fiasco dans la gestion de cette canicule par les pouvoirs publics, il dit "Non, pas du tout. Ce n'est pas un fiasco. Tous les services sont répandus présents car nous étions préparés.

Contrairement, dit-il, à ce que certains politiques racontent, vous sentez-vous visé au rassemblement national ?" Monsieur Nunz est maintenant de l'écologie. Remarquez, on a découvert la ministre de l'écologie il y a de jours madame Barbu qui s'est mis à nous parler et à dire qu'elle était horrifiée à l'idée qu'on puisse mettre la clime dans les établissements publics.

Excusez-moi, mais avec une équipe comme ça, on voit bien qu'on va pas s'en sortir. Monsieur Nugèz, moi je veux bien mais qu'il s'occupe de la sécurité des Français, il y a déjà beaucoup à faire et il n'y arrive pas. Donc il s'occupera du climat une autre fois.

Nous ce que l'on propose, c'est très clair et je vais le redire une deuxième fois, vous allez voir, c'est le plan climatisation. Sachez qu'en France 7 % des classes tout niveau d'ailleurs sont climatisées. C'est 70 % en Italie.

Donc vous voyez bien qu'on est très en retard par rapport aux autres et c'est ce coûpt-là il a un coûpt humain et je crois que la vie humaine n'a pas de prix. C'est difficile à et c'est même impossible à quantifier. Ça c'est dans les les écoles dépendent des mairies.

Est-ce que dans les mairies Renes vous avez climatisé tous vos touses vos écoles ? Alors euh à Carpentra où le maire euh vient d'être élu et c'est un maire Eren, il a euh en place dans toutes les classes des systèmes de rafraîchissement effectivement euh euh et il y a un plan euh de climatisation qui est mis en place à Nice par Eric Sioti qui est notre allié UDR. Donc oui, vous voyez, ce sont pas que des promesses, des annonces là, vous parlez de ma qui viennent d'être élu au mois de mars.

Enfin, excusez-moi. Oui, mais ils s'y mettent, ils se mettent en place, les commandes sont passées, ça y est, ils se sont mis en route eux. ce que le gouvernement euh n'a pas fait depuis des années, on dit Emmanuel Macron dans le les mots de Laurent Nunes, du ministre euh de l'intérieur, si vous vous sentez visé, c'est surtout moi je dis j'entends le RN par exemple ou d'autres formations racontent n'importe quoi sur la canicule.

C'est ce qu' vous dit. Ah bon ? Bah écoutez, monsieur Nunz et c'est un spécialiste hein de raconter n'importe quoi mais non je crois pas.

Je crois que quand on quand il fait 35 dans une salle et bien il y a des risques pour la vie humaine et que s'il faisait 25 au lieu de 35 et bien il y aurait moins de risqu et que la climatisation permet de régler cela. C'est pas l'alpha et l'oméga hein. C'est pas la climatisation qui va arrêter euh le dérèglement climatique.

C'est pas la climatisation qui va faire en sorte que nous ne prenions pas plusieurs degrés dans les décennies qui viennent. En revanche, c'est une solution intermédiaire d'adaptation comme l'ont fait beaucoup de pays. Juste avant Carlet Chabo vous pose la question, fiasco ou pas fiasco selon vous cette gestion de la canicule ?

Fiasco. Enfin, quand on voit que les ministères en sont à sortir des publicités pour expliquer comment boire de l'eau, ça montre bien l'état de leur incompétence. Il y a aujourd'hui, excusez-moi, il faut reprendre les choses, à Nant se construit un hôpital qui va valoir à peu près 1 milliard.

H bon, il a été demandé à ce que la cl n'y soit pas intégrée. Ce sont des erreurs politiques. Oui, évidemment.

Évidemment dans les blocs opératoires mais pas dans les chambres. Excusez-moi. Mais c'est un fiasco politique.

À l'origine, il y a des décisions politiques dictées par des talibans verts qui refusent la climatisation pour des prétextes complètement fantasmés et une classe politique complètement à genou devant ces verres qui dicteraiit ce qui est bien, ce qui est pas bien pour la planète. Or, ils ont toujours été à contresens. On l'a vu pour le nucléaire, on le voit aujourd'hui pour la climatisation.

Je vais vous dire, le pire danger pour le climat et l'écologie en France, ce sont les écologistes. Ça veut dire que vous dites déjà ce matin que le gouvernement est responsable de la mort d'un certain nombre de Français qu'il devra en répondre. Attendez, d'abord, est-ce que j'ai dit ça ?

Mais vous savez alors je vais être très honnête avec vous le gouvernement actuel est tout aussi responsable que les gouvernements précédents. Tous ceux qui ont refusé de climatiser les bâtiments publics parce que ça apporterait plus de pollution ou plus de réchauffement, ce qui est totalement faux, ils sont tous responsables de cette politique complètement imbécile, à la fois la chasse au nucléaire qui a été menée jusqu'à récemment. Or, le nucléaire, c'est une une énergie abondante, peu chère et modulable et qui aurait servi à alimenter les climatiseurs et le refus euh d'adapter euh à la chaleur un certain nombre d'établissements publics notamment avec la clime.

Donc, ils sont tous coresponsables si ça peut vous rassurer. On en vient ce fameux plan clim justement à cette climatisation. La question qu'on se pose et là moi je n'ai pas trouvé de chiffre.

Ça coûte combien ? Alors, vous aurez tous les chiffres mardi prochain. On va vous le présenter de manière chiffrée.

Comment on le finance ? Combien ça coûte. Alors euh dans les premières années euh le coût estimé est de 20 à 30 milliards, mais euh une fois encore euh une compagnie d'assurance que je ne vais pas citer parce que je crois qu'on a pas le droit de faire de publicité sur votre antenne euh a estimé que chaque épisode caniculaire coûtait à l'économie française 9 milliards.

Bon et ben ces 9 milliards, ils sont perdus. Ils sont perdus d'abord dans l'investissement, ils sont perdus en emploi, ils sont perdus en ressources fiscales. Donc finalement, ne pas mettre de clim coûte plus cher que mettre la clime.

Donc pour ça, on aidera les collectivités avec un un un fond vert, un plan vert qui est avec des prêts à 0 % et on aidera les particuliers avec 100 % Renov qui est la suite de la prime Renove. Vous pouvez pas nous donner un chiffre quand même parce que il faut attendre mardi mais j'allais dire le plan clim le répéter depuis plusieurs semaines depuis non je vous j'en ai dit un tout à l'heure vous m'avez pas entendu je vous ai dit dans un premier temps c'est un coût de de 20 à 30 milliards 20 à 30 milliards on reviendra tout à l'heure sur le budget ce qui est étonnant c'est bon vous êtes très fixé sur la climatisation et les climatiseurs. D'ailleurs tiens, quand le premier ministre annoncé euh l'achat de 30000 climatiseurs pour les hôpitaux, là vous dites il a enfin entendu notre message.

Mais j'ai l'impression que tout le monde l'a entendu. J'ai même entendu Sandrine Rousseau. Vous avez bien compris le mot que je viens de prononcer, Sandrine Rousseau, qui expliquait que dans des cas d'urgence, la climatisation n'était pas une mauvaise chose.

Je pense qu'il y a eu un déclic parce que voir comme on le voit parfois des anciens dans des chambres d'épés des gens malades parfois avec des pathologies notamment cardiaques qui sont très sensibles à la chaleur et bien ce serait inhumain de leur dire pour des raisons d'idéologie on refuse de vous apporter un peu de fraîcheur. Je pense qu'il y a des limites à l'idéologie c'est la compassion et je pense que aujourd'hui à peu près tout le monde à part deux trois idéologues qu'on aura plus jamais qu'on ramènera jamais du côté de la raison. Tout le monde a compris qu'il fallait de la climatique.

La Jacquobelli, quand on vous écoute quand comme observateur, parfois on se pince un peu pour pour y croire parce que le discours du Rassemblement [rires] national a quand même changé à 180°. Je me souviens de Thomas Ménager, porte-parole du groupe Eren 2023, dire les propos du J, les recommandations, elles sont exagéré. Même Marine Le Pen avait dit c'est alarmiste le JC groupement d'experts internationaux qui suit des températures.

Philippe Lotio qui est encore parlementaire du Var, j'emmerde pardon, j'emmerde le JC disait-il. Et aujourd'hui, vous dites le JC nous nous renseigne, documente le fait que les canicules vont être de plus en plus nombreuses et cetera. On a l'impression que vous avez un virage comme ça tout à coup la faveur de la hausse des températures.

Vous savez la vie c'est pas 0 1 blanc noir, c'est parfois un petit peu plus complexe que ça. Euh d'abord je pense qu'il suffit de se balader dans les rues à peu près partout en France pour voir qu'il y a un problème de de dérèglement climatique. Voilà.

Deuxièmement, le JC fait des constats, nous explique ce qui va se passer, fait des calculs, ce sont des des scientifiques. Sur ces constats-là, je crois qu'il y a pas de il y a pas de débat, en tout cas pas de notre côté. En revanche, parfois ils émettent des idées de solution et c'est là qu'on peut avoir un débat parce que le GC lui s'occupe du climat.

Mais nous euh en tant que responsable aspirant euh à diriger ce pays, nous devons prendre en compte effectivement le climat mais aussi l'économie mais aussi le social mais aussi le financier. Et donc on apporte nous des mesures parfois un peu plus complexes et un peu moins tranchées que celle que peut prener le GC. Donc voilà, il y a pas eu d'évolution.

Non, quand vous quand Marine Le Pen dit c'est alarmiste les constat les vous êtes pas alarmé vous. Pardon ? Vous n'êtes pas alarmé.

Alarmiste, c'est une connotation négative. Lucide et alarmiste c'est pas le même sens. Je On a oublié même Jean-Marie Le Pen qui disait c'était une arnaque.

Bah oui, d'accord. Partiz, il y a une évolution, il y a une sérieuse évolution quand même. Non, il y a il y a il y a deux choses, je le répète.

Dire que notre pays connaît va connaître [raclement de gorge] comme la planète d'ailleurs des dérèglements climatiques, c'est quelque chose que nous faisons. Sinon, nous proposerions pas et depuis plusieurs années un plan clim. euh nous n'aurions pas demandé euh à ce que l'on relocalise l'activité en France, que l'on préconise les circuits courts pour éviter le réchauffement climatique.

Nous avons été les premiers, les premiers à dire que 50 % euh euh de l'empreinte carbone en France était d aux importations. Donc ça veut bien dire qu'il y a une conscience du problème. On n'est pas obligé d'avoir les mêmes idées et les mêmes solutions que les autres.

Après les Français décidentité la caricature, vous avez évolué au rassemblement national sur Je ne crois pas et euh vous avez cité un certain nombre de députés qui tout de suite se sont expliqués lorsqu'on leur a dit voilà ce que vous avez dit et qui ont tout de suite euh modéré l'analyse qui avait été fait. Si on regarde les propositions qui sont celles de Corpus Ren, vous proposez l'arrêt des éoliennes voire de les démanteler. Vous proposez de baisser la TVA sur les énergies fossiles.

Donc tout ça, est-ce que ce sont pas des mesures écolo ? Pardon ? Ah non, c'est pas des mesures rigolo, c'est pour ça qu'elles sont bonnes.

Une fois encore euh les éoliennes aujourd'hui. Mais c'est un un c'est un cauchemar. Non mais mais excusez-moi, je vais vous répondre sur mais sur les énergies fossiles.

Oui, mais je vous réponds sur les deux. Vous allez voir, vous allez avoir un lot tout en euh sur les éoliennes aujourd'hui, c'est une énergie intermittente. Lorsque par hasard et par chance, l'énergie est produite parce qu'il y a du vent, et bien elle est prioritaire parce qu'elle ne elle ne se stock pas.

Donc elle part dans les tuyaux qui alimentent notre énergie. Ça veut dire que les centrales nucléaires, elles doivent parfois se mettre à l'arrêt, ce qui crée de l'érosion. Or, le nucléaire, c'est une énergie pérenne et euh peu cher.

S'il y avait pas d'éolienne, on ferait avec le nucléaire, on ferait euh avec l'hydroélectricité, euh on pourrait aller chercher du côté de la géothermie. C'est donc une lubie écolo les éoliennes. Voilà, aujourd'hui effectivement ça produit de l'énergie et de l'électricité en France qui serait produite autrement en faisant tourner plus nos centrales.

Et si on avait pas fermé Fenheim, on ne parlerait même pasolien sur l'essence les les émissions de gaz à effet de serre. Tout. Oui.

D'abord la France, c'est 1 % de la pollution mondiale notamment en cette matière. 1 %. Il y a aujourd'hui des gens qui font 50 km le matin, 50 km le soir pour aller travailler.

D'accord. Ces gens-là, ils vont consommer de l'essence que la TVA soit à 20 % ou à 5,5 % comme nous nous le proposons. Soit à la fin du mois et non plus d'argent et ça pose des problèmes pour alimenter les enfants, pour rénover la maison.

Tiens, par exemple, soit on leur laisse un peu de pouvoir d'achat et c'est ça que nous proposons et ça permet de réinvestir dans l'économie. Sinon, je vais vous dire, on va rentrer dans une logique que veulent les écolos, la décroissance, le droit à l'apparisse. Je les entends dire maintenant ça y est, dès qu'il fait plus de 25 degrés, il faut plus aller bosser.

Donc, on est dans une logique complètement folle où l'humain est devenu la variable d'ajustement euh de la planète et où sauver à Ragondin est plus important que sauver la vie d'une personne âgée. Et bien, il faut sortir de ça. Il faut dire "Oui, il y a un problème de dérèglement climatique.

Oui, il y a des solutions pérennes, il faut y travailler, il faut investir, mais il y a aussi la vie humaine à protéger au quotidien au-delà des idéologies de Harlet." Le grand expert Jean-Josel, un membre du Get qui a l'air depuis des années, dit "Bah oui, les politiques en parlent en ce moment et puis hop, comme d'habitude, une fois que la température aura baissée, ils passeront autre chose." Est-ce que vous dites aujourd'hui qu'il faut que ce sujet, le climat, l'adaptation au réchauffement, il faut que ce soit un débat de l'élection présidentielle ou ça reste à vos yeux secondaires ?

Ah non, c'est pas secondaire. Je pense que c'est important. D'ailleurs, beaucoup de Français se posent la question.

J'espère d'ailleurs que le débat pour l'élection présidentielle permettra de voir tous les sujets euh parce que on est à un moment de la vie de notre nation où il faut des réformes profondes, il faut changer beaucoup de choses à la fois dans le mode de gouvernance et à la fois aussi dans la hiérarchie des financements d'état et des dépenses d'état. Je crois que tout est à revoir et donc comme tout est à revoir, il faut débattre de tout. Mais vous savez euh contrairement à la caricature qui est faite de nous euh parce que nous voulons produire national, parce que nous voulons les circuits courts, parce que nous voulons la souveraineté, nous sommes fondamentalement plus écologistes que les verts.

Donc vous êtes un parti écolo le R, pas écolo au sens politique, nous sommes au sens de l'écologie. Mais d'où voudriez-vous que nous abandonnions et que nous détériorons notre paysage, notre nos campagnes ? Nous sommes les défenseurs du patrimoine.

Les paysages de France et du monde d'ailleurs font partie du patrimoine. Nous ne nous voulons pas évidemment je l'ai bien compris cet aspect-là, mais sur le bâti, les rénovations, tout cet aspect là, on vous a moins entendu et c'est moins expliqué et écrit dans vos programmes. Les fausses mesures, nous n'en voulons pas.

Nous ne croyons pas qu'en interdisant le centre-ville aux Français qui ont les voitures les plus anciennes, nous réglerons le problème du climat. Nous ne le croyons pas. Nous croyons simplement que nous cr nous nous créerons une espèce d'appart où certains n'auraient pas le droit au centre-ville.

Euh voilà, c'est simple. Nous ne croyons pas non plus qu'interdire de construire des nouveaux bâtiments pour préserver les sols soit une bonne solution. On peut pas faire le choix entre le mal logement et le logement et la défense de la nature.

Je pense qu'il y a il y a des voies médianes beaucoup plus intelligentes, beaucoup moins caricatural que celle qu'on nous présente comme un dogme. Alors tout cela ça nécessite de l'argent de toute façon et Harlette bien les finances publiques, elles sont dans le rouge. Alors puisqu'on est dans l'alerte rouge, il y a celle de la Cour des comptes cette semaine qui est venue s'ajouter à celle qui touche directement les températures.

Alors la dette hop qui a encore augmenté. euh l'objectif des 5 % de déficit pour cette année euh qui ne serait pas tenu selon euh la Cour des comptes. Et puis comme effectivement il y a une augmentation des taux d'intérêt, il y a euh le remboursement des intérêts de la dette qui montrait jusqu'à 77 milliards euh en 2026, c'est-à-dire cette année.

Franchement, vous vous dites si on arrive au pouvoir, on va arriver face al sera pas juste le mur de la de la chal et de la canicule, ça va être le mur de la dette. Donc vous vous dites ça sera extrêmement difficile. Vous êtes conscient ou vous dites finalement non ça sera extrêmement difficile.

Nous allons devoir rétablir les finances publiques d'un pays euh saccagé par 50 ans d'incompétences, 50 ans de mauvaise dépenses, 50 ans de dette complètement effrainée et 50 ans de fiscalité aberrente. Oui, nous allons devoir faire ce travail. Ça va être un travail long.

On va pas le faire en 6 mois. Je vais pas vous mentir, ça prendra du temps. Ça demande beaucoup de sérieux.

Donc ça ça veut dire que pendant ce temps-là, on ne finance pas grand-chose. Non, c'est pas ça. Ça veut dire que d'abord on hiérarchise à nouveau les priorités.

On parlait tout à l'heure de la santé notamment euh avec les personnes les plus âgées qui souffrent de la calinicule. On peut parler évidemment de la défense, on peut parler de la sécurité des Français. Il faut rétablir les priorités.

Pour nous, vous voyez le l'accueil des migrants par exemple ou le budget de l'Union européenne ne seront plus des priorités. Clairement pas. Donc on va hiérarchiser.

Vous allez pas tout financer à chaque fois c'est la même chose. C'est la contribution de la France à l'Union européenne immigration. Vous êtes très impatiente aujourd'hui.

Vous êtes norm il y a trois points. Ça c'est le premier point. Euh le deuxième point, nous allons mieux gérer les finances publiques.

C'est-à-dire que les dépenses inutiles, on va arrêter. Les agences qui servent à recaser les copains à 15000 € par mois parce qu'ils ont perdu leur siège de députés. On va arrêter.

Il y a des milliards à les trouver là. Les mauvaises normes aussi euh pour les entreprises, ça freine l'activité, c'est à peu près un coût de 100 milliards par an pour l'activité économique. Ben des entreprises qui investissent plus et qui embauchent plus, ça veut dire au final plus d'argent dans les caisses de l'État.

Et troisièmement, et je vais peut-être vous surprendre, nous allons faire euh la paix fiscale avec les entreprises et avec les Français et ce choc fiscal euh va permettre de relancer là aussi l'activité et la consommation. Ce sont plusieurs aspects euh des [raclement de gorge] des points que nous allons euh fiscal par avec les entreprises, c'est-à-dire pas de par exemple, je vais être très clair. Les impôts de production par exemple en France qui sont un peu plus de 3 % du PIB je crois, soit beaucoup plus que nos voisins allemands, bah d'abord ça grève le budget des entreprises parce que c'est un impôt qui est pris avant le calcul des bénéfices.

Donc même s'il gagne pas d'argent, il paye pour être très clair. Et puis c'est un élément de perte de compétitivité par rapport à nos concurrents. Donc ce sont des mesures urgentes à prendre quand on voit que quand un français ça sont des baisses de recettes pour l'État hein.

Donc ça a une conséquence ça veut dire à court terme. Après vous pouvez nous on n pas là on n'est pas là pour gérer la France à la petite semaine et pour se dire comment on va grapiller 300 € à chaque français pour finir le mois prochain. On est là pour se dire la France dans 5 10 15 ans comment elle se redresse ?

C'est ça notre objectif et je crois que si les Français nous amènent à l'Élysée et à Matignon en 2027 c'est pourquoi ? pour relever ce pays, c'est pas pour continuer à gérer de jour en jour en fonction de l'actualité et en fonction des urgences. Cette gestion là, on l'a fait.

C'est les petits mozards de la finance, il nous envoie dans le mur. Il faut maintenant être sérieux dans la gestion de la fin. Un point crucial mais qui est pas clair au Rassemblement national mais qui est essentiel sur les comptes publics.

Vous faites quoi vous Laurent Jacobelli sur les retraites ? Vous êtes ministre des comptes sociaux, vous êtes on reste on revient à 62 ans où on où on fait la capitalisation. C'est pas clair chez vous.

Ah, je croyais que c'était clair, mais je vais vous le répéter alors. Mais à force de le répéter, depuis que je suis porte-parole, je me suis dit qu'au bout d'un moment, ça allait être clair. Mais je vais recommencer.

Et vous avez 40 secondes. Oh, vous êtes vaches avec moi. Très bien.

En général, dans les examens, c'est vous avez 4 heur. Bon, euh très simple. Vous avez commencé à travailler très jeune, vous avez un métier dur, vous cotiserez 40 ans et vous pourrez partir à la retraite à partir de 60 ans et puis après, c'est progressif.

Voilà. Et au maximum du maximum, vous cotiserez 42 ans et vous pourrez partir à la retraite à partir de 62 ans. Nous, comment on prend le problème des retraites ?

Euh, on se dit, on tient à ce système de protection sociale. On veut que les Français puissent se jouir d'une recette paisible et heureuse avant d'être malade. Mais on va le financer.

Et pour le financer, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les jeunes doivent aller travailler plus tôt. En France, le premier emploi stable, c'est 27 ans.

Chez nos voisins, c'est 23 ans. Bah, il y a un manque à gagner de cotisation qui est énorme. Donc ça passe aussi par la revalorisation des filières techniques.

Et puis les anciens en France, on part en retraite. En général, on est déjà au chômage ou en arrêt maladie. L'art l'âge pardon effectif d'arrêt de travail est inférieur de 2 3 ans à l'âge au départ à la retraite.

Et ben ça grève les caisses sociales. Donc là aussi maintenir l'emploi des seigneurs. Voyez, il y a d'autres possibilités que de serrer la ceinture non. capitalisé, on peut y réfléchir très partiellement.

Voilà, nous en venons donc à la violence des mineurs et je vous le disais à l'émotion après la mort de Louis euh et de Liana. Louis 17 ans, émotion donc et colère après le lynchage à mort de ce jeune homme. Laurent Nunes, toujours dans le Parisien aujourd'hui en France ce matin, déclare à la question et au terme enauvagement de notre société, il dit c'est conoté politiquement et il y a une exploitation de l'extrême droite dans cette affaire.

Vous lui répondez quoi ? D'abord qu'il parle aux gens de l'extrême droite. Je ne suis pas de je ne suis pas d'extrême droite donc je peux pas lui répondre.

Moi ce que je sais c'est que c'est compliqué d'être un politique et de ne pas réagir quand on voit que à quelques semaines d'intervalle la petite Liana a été victime d'un pédo criminel dont on savait qu'il était pédocriminel mais qui était en liberté. Et c'est difficile de ne pas réagir quand on voit le jeune Ouis qui a été tué par cinq individus dont des mineurs avec pour âge maximum 20 ans. Euh il a été laissé mort dans la rue avec une vidéo qui a été tournée, une vidéo terrible pour ceux qui l'ont vu où il y a une forme de jouissance dans le meurtre de ceux qui ont commis l'acte.

Et bien ne rien dire, ne rien faire, c'est ce qu'ils ont fait, c'est la politique nunnaise. Moi, je trouve que c'est ça qui est grave. Oui, bien sûr, il faut en parler.

Oui, bien sûr, il faut se saisir de ces sujets, non seulement pour respect par les pour les victimes, pour leur famille, mais pour qu'il n'y ait plus euh ce genre euh de choses qui arrivent. Vous savez quoi ? Vous vous savez que en France pouvoir, vous faites quoi ?

Je vais vous répondre. En France, il y a selon les années à peu près 100 homicides de mineurs, pas fait par des mineurs, mais des mineurs qui sont tués. Euh chez nos voisins, euh notamment en Italie et Espagne, c'est 30.

C'est 32 trop hein, mais c'est trois fois moins. Donc il y a bien une spécificité française dont on se serait bien passé. Qu'est-ce qu'on fait ?

Je vais répondre à votre question. D'abord, on dit le laxisme c'est fini. La compréhension et l'écoute pour les criminels, c'est fini.

Euh dès qu'on touche à l'intégrité humaine, qu'on tabasse, qu'on violente, qu'on viole, qu'on tue, on a une peine de prison incompressible et on va derrière les barreaux. On n'est pas remis en liberté même avec un bracelet. On n pas de peine alternative.

On va en tôle. Premier point, fin du laxisme judiciaire. Deuxièmement, des peines planchées pour aider les juges à prendre leur décision, c'est-à-dire des peines planchées incompressibl.

Euh, on ne peut pas accepter que quelqu'un qui a tué ou qui a violé soit au bout de 2 à 5 ans libre. C'est inacceptable. De troisièmement, on donne les moyens à la justice parce que oui, c'est vrai, nous avons beaucoup moins de magistrats que les pays qui nous entourent et la justice est dans dans un état déplorable financièrement.

Donc ça vaut le coup de mettre 4 milliards euh ou 5 milliards supplémentaires par an pour qu'il y ait des jugements rendus. Un crime en France, il met 6 ans euh l'enquête, le jugement et cetera, c'est 6 ans. En Allemagne, c'est 2 à 3 ans.

Donc vous voyez bien qu'il y a un problème. Donc il faut maintenant dire le laxisme ça suffit, le sous-financement de la justice suffit. Et créer une justice des mineurs.

C'est pas juste de l'incantation. Non, on le fera. Voilà, c'est tout.

Je peux pas vous dire plus. Je crois que si les Français nous amènent au pouvoir, c'est notamment pour avoir plus de justice en France et croyez-moi, nous le ferons. D'autres pays y arrivent.

Pourquoi pas nous dans ce dossier là ? Parce que vous mettez sur le même plan que Liana, mais ça n'a rien à voir. Là, il y a aussi un Est-ce qu'il y a pas un sujet aussi aide sociale à l'enfance ?

Il était lui-même, il avait été placé dans un un foyer. Est-ce qu'il y a pas un sujet d'encadrement aussi de de ce côté-là ? Qu'est-ce qu'on fait avec ces cette structure ?

Non, vous avez raison. Enfin, je pense que là pour le coup, c'est de la violence pure. C'est cinq individus dont des mineurs qui ont tué un gamin, hein.

Euh, l'aide sociale à l'enfance aujourd'hui est exangue. D'abord, il y a un problème de recrutement et de vérification qui on de qui on recrute. Je vais pas reprendre les affaires récentes, mais on sait très bien malheureusement que ceux qui sont attirés par les enfants vont vers ce genre de métier, les métiers scolaires, les métiers d'encadrement des enfants et cetera.

Donc, il faut être très vigilant, mettre les moyens. Et vous savez qu'aujourd'hui l'aide sociale en France, elle est elle est euh submergée par les mineurs isolés. H Quand vous allez dans les départements qui ont le budget pour cela, il vous explique qu'il y a plus d'argent pour les petits-enfants français parce que il y a tout un tas de mineurs isolés qu'il faut loger, nourrir et blanchir et que ces mineurs isolés ont parfois 10 ans de plus que vous et une grande barbe.

Donc il y a un moment il faut dire les choses. Donc on ne peut pas tout payer et notamment c'est le coût aussi de l'immigration. Mais sur la justice, je voudrais revenir sur la justice des mineurs parce que de plus en plus de mineurs sont agressés euh violés ou tués par d'autres mineurs.

Aujourd'hui, il y a une forme de totem d'immunité pour les mineurs. Il faut que ça cesse. Il faut que l'âge légal maintenant soit ramené à 16 ans euh pour la justice et que même à partir de 13 ans, quand on a commis un délit voir un cri, on est une peine.

Alors d'excuses de minorité. Non non alors pas dans une grande prison avec des tueurs en série et des trafiquants de drogue. Bien évidemment dans des centres spécialisés même pour des peines très courte mais pour qu'on donne une limite à ces jeunes qui n'en ont pas entre le bien et le mal entre ce qui est civilisé et ce qui est sauvage entre le droit et le fanatisme ou la sauvagerie.

C'est c'est très important parce qu'il y a beaucoup d'enfants qui n'ont pas de repère, beaucoup de jeunes qui n'ont pas de repère et si on ne leur en donne pas et bien il y aura deux victimes. L'enfant qui deviendra peut-être un dealer, un meurtrier, un agresseur et la société. Dans l'affaire Lian Laurent Jacoblielli, deux points.

Tout d'abord sur les sanctions. Faut-il sanctionner les magistrats ? Ça paraît évident.

Si demain vous arrivez à l'antenne et que vous dites des horreurs, j'imagine que la direction de LCI vous sanctionnera. Euh c'est pareil pour tous ceux qui nous regardent dans l'ensemble des métiers. un magistrat qui euh fait mal son travail, je dis voilà, ça doit pouvoir arriver.

Ce sont des êtres humains comme les autres. Et bien, il doit être sanctionné. Sanction de la part de qui ?

Parce que il existe une une instance disciplinaire mais avec des sanctions virtuelles, on est bien d'accord. Elles sont très rares. Euh euh donc il faut voilà, je pense que ça d'abord ça légitimerait encore plus les magistrats lorsqu'ils énoncent une peine parce que tout le monde la croirait et puis ça redonnerait confiance en la justice.

Or vous savez que 3/4 des Français n'ont plus confiance dans la justice de leur pays. C'est quand même un vrai problème. Et le second point justement alors là vous allez voir il est un peu plus politique.

Arlette ou malaise et et interrogation sur l'attitude effectivement de Jordan Bardella le jour de la marche blanche et la mémoire de de Lien. il était c'est sa vie privée, il a parfaitement le droit euh au Grand Prix de Monaco photographié. Quand on l'a interrogé, il a répondu "Des marches blanches, il y en a tous les jours." Est-ce qu'il a bien compris euh ce qui se passait ?

Est-ce qu'il sous-estime peut-être le traumatisme des Français ? Ou bien bah ou bien une autre possibilité, cette affaire a été montée en épingle et ces propos n'ont pas été compris volontairement ou pas. Euh malheureusement, [raclement de gorge] c'estàdire monépingle, la réponse, elle est très claire.

Mais je vous répond en a tous les jours et ben et alors c'est malheureusement très vrai et c'est un un vrai contrat que c'est une réponse attendue dans c'est un vrai c'est un vrai constrat et c'est une manière d'alarmer nos compatriotes et de leur dire il n'est plus tolérable que dans ce pays toutes les semaines de manière régulière il y a des gens qui marchent dans la rue en souvenir d'un jeune qui est mort notre rôle à nous politique c'est de les protéger c'est qu'il n'y ait plus de marche blanche. pas que ça soit mal en soi une marche blanche, mais le rôle du politique n'est pas de suivre la famille avec une bougie. Le rôle du politique, il est d'être en compassion bien évidemment avec la famille, mais de trouver des mesures pour que cela n'arrive plus.

C'est le plus bel hommage qu'on peut rendre aux victimes dans la situation. Voilà, pas de maladresse de malaise. Mais écoutez, la famille a demandé à ce que les politiques ne participent pas à la marche blanche.

Qu'est-ce que vous auriez dit si Jordan Bardella ou un autre membre du Rassemblement national était arrivé à cette marche blanche en enfraignant les consignes de la famille ? Bref, quoi qu'on fasse finalement pour un certain nombre de journalistes, on est coupable. Excusez-moi, mais ça doit cesser.

Et je vais dire le meilleur arbitre là-dedans, c'est ce sont nos compatriotes. Voilà, un sondage est sorti après ça renforçant Jordan Bardella où il a pris, je crois, un ou deux points supplémentaires dans le cas où il serait candidat à l'élection présidentielle. Donc, je pense que les gens sont tout à fait capables de faire la différence entre ce qui est une fausse polémique et de vrais sujets.

Qu'on tue une petite fille parce qu'on est un pédocriminel. Le vrai sujet qui devrait alimenter toutes les discussions, c'est celui-là. Pas de savoir où était Jordan Bardella à ce moment-là.

Vraiment, je trouve que h tout à l'épon sa vie privée. En revanche, sur la réponse qui est une réponse d'un responsable politique, là on peut quand même discuter des des mots utilisés. Vous parliez du sondage qui arriverait en tête au premier tour de l'élection présidentielle si elle avait lieu par exemple aujourd'hui ?

Et bien c'est toujours le RN qu'il soit représenté par Jordan Bardella ou Marine Le Pen. C'est ce que révèle un sondage ifop fiducial pour LCI le Figaro et Sud Radio. Alors selon les différents scénarios testés Jordan Bardella recueillerait entre 35 et 37 % des intentions de vote contre 32 % pour Marine Le Pen qu'il devance donc de 3 à 5 points.

Question de Marcelo. On a l'impression que les Français ont intégré le fait que le candidat du RN, celui qui portera les tandards, les couleurs du RN en 2027, c'est Jordan Bardella. Il y a plus de plus de suspense pour les Français.

Ah non, je je crois que vous allez un peu vite en besogne. D'abord le 7 juillet, nous saurons quel est le jugement d'appel et si Marine Le Pen peut ou non être candidate à l'élection présidentielle. Si elle le peut, elle sera notre candidate naturelle et Jordane Bardella sera candidat pour être son premier ministre en fait.

Et donc ce sera un duo qui qui partira en campag de la pardon de la langue de bois. C'estd qu'au fond de vous-même vous savez vous vous organisez déjà. Ah, c'est deux choses différentes.

On va dire une passation de flambeau. D'abord, la langue de bois, c'est pas mon truc. Et deuxièmement, euh euh nous savons qu'il y a une décision judiciaire qui va tomber, voilà, le 7 juillet, on ne la connaît pas.

Moi, je la connais pas. Je peux vous assurer que les juges m'appellent pas le matin pour le dire. Donc, je ne sais pas.

Si vous vous le savez, dites-le-moi, mais moi je ne le sais pas. Donc, on continue. Et on a fait campagne depuis le début et on va continuer d'ailleurs même après cette décision à faire campagne avec un duo Marine Le Pen et Jordan Bardella.

On a la chance dans notre partie d'avoir deux leaders qui s'entendent très bien euh qui travaillent ensemble là où les autres se divisent. Chez nous, c'est pas la guerre entre Mélenchon et et Roussell par exemple, c'est pas de plus en plus de lignes différentes. Mais pas du tout.

Ça c'est ce que vous voulez absolument pas. Arrêtez avec ça. J'ai j'ai bien compris.

Vous avez essayé en trois pas vous hein, mais la presse souvent a essayé en trois fois. D'abord, ils sont incompétents. Maintenant, sur tous les sujets, les Français voi qu'on avait raison.

Tout le monde se rallie à nos mesures. Tout le monde parle comme nous. Donc ça marche plus.

Donc vous avez essayé. Ben non, ils s'entendent pas entre eux. Bon, je pense que vous comprenez finalement que ça marche pas.

Donc vous essayez maintenant à aller voir où l'un et l'autre passent leur dimanche matin pour dire "Ah, voyez, c'est pas bien le dimanche matin, il faisait du basketball, il aurait dû faire du football." Je pense qu'il faut il faut il faut cesser, il faut poser des questions. Je pense que j'ai répondu clairement à toutes les questions.

Il y a pas eu deux voix différentes qui sont sorties de de du même corps. Donc, on est très à l'aise. Nous avons un seul programme, une seule feuille de route et elle est représentée par deux personnalités qui travaillent ensemble.

Je sais que c'est pas habituel, je sais que c'est atypique. On s'appelle pas les LR, on s'appelle pas le PS, on s'appelle pas l'extrême gauche. Nous on n'est pas divisé et on travaille ensemble.

C'est surprenant. Vous dites le même programme. Ça veut dire que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella.

Sur certains le programme, il est en voie peut-être de finalisation mais ce sera vraiment le même. Il y aura pas d'inflexion. Il y a aujourd'hui et vous l'avez souvent relayé des réunions régulières euh où assistent auquel assistent Marine et Jordane sur le programme notamment et sur le déroulement de la campagne.

Ils y assistent ensemble et ils décident ensemble parce que c'est un projet qu'ils porteront ensemble et puis il y aura une incarnation présidentielle puisqu'il y aura un candidat avec son parcours, avec sa sensibilité, avec ses mots. Donc évidemment les deux ne sont pas clonés. On n'a pas une usine à clone hein ni à Perpignan ni à Momont ni à Aange.

Ce sont deux personnalités différentes mais qui travaillent ensemble avec les mêmes équipes et les même programme. Mais il y aura un choc quand même au RN pardon si Marine Le Pen est quand même condamné à faire un peu de figuration à côté de Jordan Bardella pendant la campagne. Vous allez me dire non ils feront campagne ensemble mais quand même il y aura un choc au rassemblement.

Mais j'espère que tout le monde sera choqué. J'espère que vous ar Chabo, vous serez choqué que tout le monde autour de ce plateau et tous ceux qui nous regardent seront choqués qu'en France c'est une décision de juge qui choisit à la place des Français qui sera le candidat du premier parti. Et ça pose quand même une vraie question dans une démocratie mature comme la nôtre.

Ça pose une vraie question dans la sincérité des campagnes électorales dans notre pays. On pourrait parler aussi du financement. Tout cela est quand même très inquiétant et donc j'espère que tout le monde sera ému.

Et puis Marine Le Pen est celle qui a transformé le Front National en Rassemblement national qui en a fait un grand mouvement populaire, le premier mouvement de France qui a su trouver des solutions au vrai problèmes des Français. Solution aujourd'hui piquée par tout le monde. Et bien moi je vous le dis à titre personnel si Marine Le Pen ne peut pas être candidate qu'il aura une forme d'injustice.

Mais je dis aussi et à titre personnel est-ce que vous serez-vous déçu ? J'allais dire parce que vous êtes engagé en 2017 pour Marine Le Pen. Si c'est Jordan Bardella qui devient candidat du Rassemblement national, c'est pas la même histoire.

C'est exactement la même histoire. C'est l'histoire mais bien sûr. C'est l'histoire d'idées qui progresse.

C'est l'histoire d'un pays à sauver. C'est l'histoire d'une équipe mobilisée pour aider les Français. Vous l'avez dit, je suis entré en politique au Rassemblement national.

Pas en politique, au Rassemblement national. J'étais avec Nicolas Duignon avant que je respecte aussi beaucoup. Je suis rentré donc au nationale pour Marine Le Pen.

Je ne connaissais pas personnellement à l'époque c en 2017 Jordan Bardella mais j'ai appris à connaître Jordan Bardella. J'ai fait à ses côtés deux campagnes européennes. Je suis le porte-parole du mouvement qui le préside et je peux vous assurer que Jordan a les qualités humaines, les qualités empathiques par rapport à la population française et les qualités techniques pour être un excellent président de la République.

Et c'est pour ça que même si humainement et oui bien sûr c'est compliqué à gérer. J'imagine d'abord pour Marine Le Pen politiquement, je rassure les Français, demain l'alternance sera garantie et la France sera bien gérée avec Jordan ou avec Marin. Mais où serez-vous ?

Le 7 juillet, jour de la décision de la cour d'appel, vous serez au siège, vous serez sur les plateaux télé. Qu'est-ce que vous avez pris ? Probablement les deux.

Probablement les deux parce queon va attendre la décision tous. Je pense qu'on sera un certain nombre à se rassembler parce que dans ces moments-là, euh la famille doit se retrouver et puis une fois que la décision sera prise, on affinera la manière dont on réagit à cela et il est très probable évidemment que les pores-paroles s'exprimeront dans les médias. On va accueillir Frédéric Delpêche pour ces questions du tac au TAC.

Mais juste avant pour poursuivre sur le 7 juillet et plus précisément l'après 7 juillet, est-ce que c'est pas là que le plus dur va commencer et que alors vous allez me dire "Ah vos journalistes, la presse, vous montez en épingle, mais il y a une guerre des clans qui va avoir lieu. On our' dans les discussions qu'on peut avoir journaliste politique hors micro entre les proches de Mar et les proches de Jordan Bardella, je parle pas des candidats forcément eux-mêmes mais de leur entourage, on sent bien qu'à un moment donné il y aura de la friction et de l'électricité dans l'air. Mais alors, excusez-moi, mais de deux choses l'une, moi les ça m'intéresse pas.

Moi, il y a la vie que je mène déjà où ces frictions, je les sens pas. Bon, mais peut-être que des gens viennent s'épencher sur votre épaule. Soit je sais qui c'est et je peux vous répondre, soit ça reste une rumeur et quelqu'un d'anonyme et excusez-moi, pour moi ça n'a pas de valeur.

Moi, ce que je vois c'est que on a un groupe à l'Assemblée nationale de 123 députés qui est un groupe uni qui fait bloc lorsqu'il y a des textes à défendre, qui votent les bons textes et qui rejettent les autres. Je ne vois pas de plusieurs groupes avec plusieurs tendances. Je vois un parti uni avec des députés, des députés européens, des sénateurs qui font le Tour de France pour aller voir les fédérations et mobiliser.

Je ne ressens pas ce que vous dites. Maintenant, si vous avez une information à me livrer et une déclaration, si elle est sourcée et citée, je pourrais peut-être commenter. Mais sinon, c'est compliqué simplement, c'est dans tous les partis.

Bah forcément, il y a des rivalités, des des envies, des idées un peu différentes. Il y a de la compétition, il y a qu'au rassemblement national. C'est parti.

Non non non non. dès qu'il y a des ambitions humaines que certains son tension la pâte humaine et la pâte humaine. Non mais évidemment mais c'est pas ça que j'ai compris comme question entre les si vous vous m'avez parlé d'une siss moitié d'un grand clash et ça n'arrive pas deux clans.

Il y a pas deux clans. On parle de personnes. Peut-être que des personnes ont envie de s'engager plus ou moins.

Ils disent bah voilà ça c'est des ambitions qui sont des ambitions collectives et personnelles. Ça peut exister même si je crois que c'est moins fort chez nous qu'ailleurs parce qu'il y a un vrai sentiment d'appartenance à une équipe, à une famille. Mais vous vous parlez par-ce que vous parlez de clan ?

Moi je ne parle pas de clan et je ne pense pas qu'il y a un clan ou alors c'est très bien caché parce que je vais tous les jours soit à l'assemblée soit au parti et pour l'instant ils sont tellement bien cachés que j'ai jamais vu. Frédéric Delpêche les questions du TACOTAC. Alors une question internationale.

Les frappes américaines la nuit dernière en Iran contre des sites de stockage de missiles et de drones. Donald Trump qui menace à nouveau de détruire l'Iran. Est-ce que cet accord de paix dont on a tant parler est morné ?

Espérons que non. Euh espérons que non. On voit que la situation en tout cas euh ne s'éclaircit pas.

D'abord parce qu'on a un régime iranien qui persiste dans sa volonté et on le sent bien dans sa volonté de continuer à être armé pour imposer une idéologie à ses voisins notamment qui est euh une idéologie terrible et que nous combattons et puis un président américain qui fait des volt finalement sa ligne de conduite et qu'on a bien du mal à suivre et à comprendre. Il faut être très honnête et ça montre bien à quel point il manque aujourd'hui dans le concert des nations d'autres voies que celle des États-Unis d'Amérique, de la Chine ou de la Russie. Et la voix française est une petite voix fluette que l'on n'entend plus.

Et croyez bien que en tant que gauliste convaincu, je le regrette. Je regrette que la France n'ait pas cette équidistance par rapport aux autres puissants. La France a validé l'accord à Versaill.

On a eu la France France la France suit quand il faut suivre mais elle n'est plus aujourd'hui à la manœuvre. Elle n'est plus écoutée par les cobelligérants. Elle n'est plus cette puissance qui peut faire que des ennemis s'entendent et je le regrette parce qu'on en est à laisser la diplomatie dans les mains de gens qui soit sont dangereux comme le régime iragien iranien soit allez on va dire indescriptible indéchiffrable comme Donald Trump.

Sébastien Lecornu a lancé une campagne de test de dépistage antidrogue pour les ministres, les membres de cabinet, mais on a appris que les résultats ne seront pas publié et resteront confidentiel. On ne va pas rendre public le nom des agents éventuellement consommateurs à dit Matignon. Vous comprenez cette discrétion ?

Oui, je crois que je comprends. Oui, oui, je crois. Bah, je sais pas, peut-être que les résultats sont inquiétants.

Euh mais c'est pas euh c'est pas une surprise. On entend beaucoup euh parler de substances qui circuleraient au sein des politiques comme ailleurs. D'ailleurs, je pense que la question qui se pose aujourd'hui, c'est comment dans notre pays pour les politiques et pour les autres, on freine la consommation de drogues, notamment les drogues dures qui sont en pleine explosion.

En ce moment, il y a un essort terrible et donc ça veut dire une politique ferme à nouveau sur les dealers et sur les consommateurs nationale aussi déteste. Oh, quand je vois ce qui se passe dans l'hémisque, je pense que ça pourrait être utile même si je le demande pas de manière formelle mais on voit certains députés arriver dans des états qui ne sont pas dignes de la République. Mardi, alors les députés, on verra dans quel état ils sont pour voter la loi fin de vie à l'Assemblée.

Vous avez bataillé ces derniers jours avec beaucoup d'amendements pour essayer de modifier ce fameux droit à mourir auquel vous êtes opposé. Est-ce que vous allez voter bien sûr contre mardi ? Est-ce que c'est le le combat n'est pas perdu ?

D'abord, vous savez, dans notre groupe, il y a la liberté de vote sur cette question parce que toutes les questions euh sociétales qui touchent finalement au plus profond de l'humain, qui touchent euh à ce que l'on a pu les uns et les autres subir et traverser comme épreuve, bah pour le coup, c'est plus que de la politique, c'est c'est du personnel. Donc je pense que à peu près 90 95 % de notre groupe votera contre cette loi. Certains par principe et d'autres simplement parce qu'elle est mal fichue, mal ficelé et que toutes les garanties ne sont pas réunies pour que quelqu'un qui au final aurait pu être sauvé ou quelqu'un qui ne veuille plus mourir ne meurt pas.

Et on voit bien ce qui se passe notamment au Pays-Bas avec ou en Belgique parfois avec tous les abus que ce type de loi ont amené et des gens qui sont conduits à la mort alors qu'ils sont parfois mineurs ou parfois qu'ils n'ont plus toute leur capacité intellectuelle. Donc tout cela est très grave et je crois que l'ensemble des moyens devrait être aujourd'hui mis dans les soins palliatifs où nous sommes très en retard et où je le répète 18 départements ne sont pas équipés. Dernière question Frédéric.

Alors le maire Eren de Carcasson Christophe Bart a fait parler de lui cette semaine en arrosant depuis un balcon des des manifestants des syndicalistes qui protestaient contre leur expulsion d'un d'un local municipal. Allez un peu de fraîcheur, la canicule s'est terminée leur a-t-il dit. Est-ce que c'est une maladresse ou vous comprenez ses sa méthode un peu expéditive ?

Écoutez, il a euh mis un peu d'eau fraîche euh sur des syndicalistes en pleine canicule. Euh c'est un homme plein d'empathie, euh Christophe Bartes. Euh mais euh plaisanterie dans le coin.

Euh excusez-moi, mais la municipalité précédente fournissait un locau à la CGT sans que la CGT ne paye de loyer, c'està-dire que c'était finalement un financement public. Or, c'est compliqué pour un maire de financer sur le budget de la mairie une association syndicale qui le critique en permanence. Il y a un moment l'argent public ne peut pas servir.

Là, c'est pas tellement sur le fond, c'est sur la manière sur la façon forme. Oui. Bah, c'est une manière méridionale de faire.

Et puis finalement, est-ce que c'est bien grave ? Non. Est-ce que c'est amusant plutôt ?

Il a fait passer un message, vous savez. Mais est-ce que c'est digne d'un élu, d'un responsable politique ? Mais ça c'est les électeurs qui vont le juger.

Je crois que les électeurs le soutiennent. en tant que porte-parole dans ce que vous dites et la façon dont vous ironz je vous connais un peu, je vous sens pas quand même à 100 % d'accord avec ce ce qu'il a fait. Ah mais écoutez moi, je sais pas comment j'aurais réagi si j'étais maire, mais mais une fois encore, il a il a fait quelque chose de plutôt drôle vis-à-vis des gens qui de gens qui ne supportent pas le résultat de l'élection.

En fait, c'est ça qui qui devrait vous choquer. Euh aujourd'hui, vous avez un groupe syndical, la CGT qui à Carcasson ne supporte pas que le maire, monsieur Bartes, soit élu maire. Et ben les antidémocrates, si vous voulez mon avis, c'est eux.

Et puis ça fait des décennies que d'autres municipalités les arrosent mais financièrement il a sifflé un coup d'arrêt. C'est peut-être pas idiot. Merci Frédéric.

J'ai une petite dernière question. Vous serez où le lundi 28 septembre Laurent Jacobelli ? Vous voulez pas noter sur votre agenda ?

Euh vous me posez une colle. Le pape en Melle la cathédrale de messe. Ah oui mais on a fait un changement brutal de de sujet.

Donc je cherchais le lien avec Carcasson. Non. Vous vous assistisserez ou par exemple 2 jours avant Place de la Concorde et au Champs-Élysée la venue du pape en France.

Alors si je vais le voir, ce sera probablement plutôt à MES qu'à Paris parce que je rappelle que je suis député de la Mosiselle et donc Mess à côté de de ma circonscription. Je je je je regarde juste mais c'est personnel le tour un peu politique que prend cette visite avec un hommage à l'Europe pratiquement fédérale à monsieur Schumann et cetera. C'est le choix du pape qui recevra le président de la République et cetera.

Voilà. Après, moi j'ai une une comment dirais-je, une ligne de conduite en tant qu'élu. Je suis l'élu de personnes qui ont toutes les religions voire qui n'ont pas de religion et j'évite en général de mélanger les deux.

Mais enfin, n'oublions pas que le pape est un chef d'état et c'est peut-être à ce titre aussi que j'irai à la cérémonie. Donc vous y assisterez peut-être. Effectivement, merci beaucoup Laurent Jacqu d'avoir été l'invité de LCI.

Merci Harlette, merci Marcelo, merci euh Frédéric.