Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
videoyoutube.com

Conférence de presse de Florian Philippot du Front national au Blanc-Mesnil 25 octobre 2014

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

...d'être présent à cette conférence de presse.

Je suis d'abord très heureux d'être ici, en Seine-Saint-Denis, et à l'invitation de Jordan Bardella, qui, vous le savez, est un jeune cadre prometteur du Front National, du Rassemblement Bleu Marine, qui témoigne de ce nécessaire renouvellement des générations, des idées, des figures politiques dont nous parlons et que nous mettons concrètement en œuvre, nous, de notre côté, au Front National, à travers aussi bien les responsabilités que nous accordons à tel ou tel au sein du parti, qu'à l'occasion des investitures pour les élections, et nous le verrons encore une fois lors des élections départementales ou régionales, où nous ferons le pari de la jeunesse, de la jeunesse qui le mérite, bien évidemment, et de la jeunesse patriote qui travaille au succès de nos idées. Alors, je viens dans le cadre d'un Tour de France que j'ai entamé il y a quelques mois maintenant, qui m'a conduit récemment à Asie, Dijon, Béziers, en Lausère, dans l'Essonne, aujourd'hui en Seine-Saint-Denis, pour parler à nos amis, à nos militants, adhérents, cadres sympathisants, curieux, qui viennent, électeurs, pour leur expliquer et leur montrer à quel point la dynamique populaire, la dynamique patrilote qui nous porte en ce moment, à travers la France et qui ne cesse de gagner en puissance, eh bien, permet d'être, d'espérer en l'avenir, permet d'espérer en de belles victoires lors des élections départementales qui arrivent dans maintenant moins de six mois, normalement, c'est le calendrier à respecter, parce que ça aussi, c'est un point dont on pourrait parler, aujourd'hui en France, on apprend l'existence d'élections six mois avant, mais c'est un autre sujet, et qui nous portera tout au long des années qui jalonnent à faire notre parcours jusqu'à, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les élections législatives de 2017, à moins, bien sûr, qu'il y ait avant cela des élections législatives anticipées, une dissolution de l'Assemblée nationale, comme nous la réclamons, et comme nous pensons qu'elle reviendra, parce que, manifestement, le président de la République et le gouvernement ont de plus en plus de mal à trouver une majorité. C'est le moins qu'on puisse dire au vu de l'actualité au Parti Socialiste cette semaine.

Alors, oui, Jordan l'a rappelé, nous sommes le premier parti de France, on le voit au résultat des européennes, et nous sommes aussi le premier parti de Seine-Saint-Denis. Ce résultat tout à fait historique, tout à fait exceptionnel dans ce département, ô combien symbolique dans le débat politique national depuis des années et des années, nous renforce dans l'idée que nous avons l'ambition d'être le parti, le mouvement de l'ensemble des Français patriotes, de l'ensemble des oubliés. Il y a des oubliés sur l'ensemble des territoires français, il y en a aussi dans ce qu'on appelle communément la banlieue, ça ne veut pas dire grand-chose, parce qu'il y a banlieue et banlieue, et que c'est une catégorie extrêmement variée et diverse, mais malgré tout, puisqu'on va reprendre ce vocable, nous avons, au Front National, au Rassemblement de Paris, l'ambition d'être également beaucoup plus présents dans les banlieues de notre pays.

Nous avons l'ambition, eh bien, de proposer aux Français, dans une France patriote, des banlieues patriotes. Alors, qu'est-ce que ça signifie ? Eh bien, ça signifie que les territoires dans lesquels vivent des millions de nos compatriotes, et dans lesquels, c'est vrai que pendant longtemps, le message, le discours du Front National a pu être mal compris, a pu être caricaturé, a pu recevoir une image caricaturale, et c'est le cas, je pense, particulièrement dans un département comme la Seine-Saint-Denis, et bien, je pense qu'il faut tourner la page de cette époque-là.

Nous avons l'ambition de rassembler l'ensemble des Français, et pour cela, je crois qu'il faut tenir un langage de vérité. Langage de vérité, c'est que les territoires, les banlieues, comme ici, en Seine-Saint-Denis, sont confrontés, peut-être encore plus que dans d'autres territoires, à des mots qui sont particulièrement inadmissibles, et contre lesquels, eh bien, les gouvernements successifs, UF et EPS, n'ont strictement rien fait, qu'ils ont laissé prospérer et se développer, comme on le voit en ce moment même, à vitesse grandée. Alors, bien sûr, Jordan, on les a évoqués, j'y reviens rapidement, l'insécurité et les violences, et quand on est à Seine-Saint-Denis, malheureusement, on ne peut pas passer à côté de ce sujet-là, qui pourrit la vie de nos compatriotes, qui fait qu'il y a aujourd'hui une majorité silencieuse qui a peur, qui a peur de sortir, qui a peur d'envoyer ses enfants à l'école, qui a peur d'ouvrir son commerce, qui a peur de l'ouvrir le soir, et qui s'adapte, qui adapte son mode de vie à un climat d'insécurité, de violence, qui est lié, bien évidemment, à un laxisme, un laxisme d'État qui dépasse les frontières de la gauche et de la droite, qui s'est développé depuis des années.

Eh bien, nous sommes l'alternative de ce point de vue-là, comme nous sommes l'alternative du point de vue de tous les sujets que j'éloque, c'est-à-dire que nous avons l'intention de mettre fin, d'éradiquer ce laxisme d'État. C'est terminé. Et d'appliquer les principes simples, d'abord l'application des peines.

Quand la justice prononce une peine, il faut qu'elle soit appliquée sans faiblesse. Quand il y a un crime ou un délit, il faut immédiatement une sanction. C'est le principe de la tolérance zéro que nous pronons partout, sur chaque mètre carré du territoire.

Les banlieues, comme en Seine-Saint-Denis, sont confrontées encore plus qu'ailleurs au problème du chômage. Le problème du chômage, notamment du chômage des jeunes, qui atteint des proportions tout à fait massives et décourageantes. Eh bien, nous aussi, nous disons, il y a un espoir.

Il y a une possibilité de s'en sortir à condition qu'on revoie radicalement la politique économique qui est menée, qu'on cesse de se laisser dicter notre politique par Bruxelles. Quand je dis dicter, maintenant, c'est au sens propre du terme, puisque nous avons des lettres pour nous dire en anglais, d'ailleurs, pour nous dire ce qu'on doit faire. Quand ça s'est fait cette semaine, la lettre devait être cachée, elle a été publiée par Mediapart.

Eh bien, évidemment, il faut changer radicalement de politique, mettre fin à l'austérité, mettre fin à cette politique, au bénéfice des plus gros et au déprimant des plus petits, notamment nos artisans, nos commerçants, nos PME. Il y a dans nos banlieues beaucoup de PME qui aimeraient se développer, qui aimeraient vivre, mais elles ne peuvent pas le faire si elles sont dans un contexte économique déprimé et de surcroît dans un contexte d'insécurité, puisqu'on sait très bien qu'il n'y a pas d'activité économique, là où règnent l'insécurité et l'incertitude. C'est un des problèmes particuliers que nous allons cibler, en particulier dans ces territoires, c'est l'attention, c'est la disparition des services publics dans tous les domaines.

Et là aussi, cela amènera à se poser des vraies questions. Pourquoi les services publics régressent ? Mais parce que nous avons signé les directives européennes de suppression, de libéralisation des services publics, et il faudra y mettre fin.

Le service public doit assurer la continuité territoriale sur l'ensemble, je le répète, l'ensemble du territoire national. Et bien évidemment, ces territoires sont confrontés au problème de communautarisme et de disparition de la laïcité. J'y reviendrai.

Et bien de ce point de vue-là aussi, nous sommes l'alternative. Nous sommes aujourd'hui, oui, il faut le dire, le seul parti qui défend la laïcité en France. Clairement.

De manière cohérente. De manière claire et nette. Et nous sommes le seul parti politique français à lutter réellement contre le communautarisme.

À même avoir refusé les logiques électorales communautaristes, c'est-à-dire l'idée que avant les élections, pendant les mandats, on s'adresse à telle ou telle communauté, à telle ou telle clientèle dans l'optique des prochaines élections. Ça n'est pas notre point de vue. Nous avons en horreur le communautarisme et nous défendrons partout l'unité nationale et le respect, la reconquête de chaque mètre carré du territoire national par le principe de laïcité.

Alors cette lutte contre le communautarisme, oui, c'est un des grands enjeux que nous allons développer, qui nous permettra d'ailleurs d'aller vers cet objectif que je formulais, c'est-à-dire des banlieues patriotes dans une France patriote, lutter contre le communautarisme au bénéfice de l'unité nationale et de l'égalité républicaine, de la méritocratie républicaine. Alors, qu'est-ce que ça signifie concrètement, lutter contre le communautarisme ? Je crois qu'il faut avoir l'honnêteté de dire les choses.

Ça signifie que, contrairement aux autres partis, nous ne considérons que des Français. Nous ne voyons, quand on est Français, nous ne voyons que des Français. Nous refusons de renvoyer telle ou telle personne à ses origines, à sa religion ou à je ne sais quel autre critère.

Nous, il y a des Français, vous connaissez cette devise que Marine Le Pen a fait sienne depuis maintenant quelques années, « Unis, les Français sont invincibles » et c'est bien ce que nous disons. Nous refusons de renvoyer les Français à leur appartenance. Nous refusons de les renvoyer à...

Nous refusons tout discours communautaire. Et c'est là une démarche extrêmement rassembleuse que nous proposons à l'ensemble de nos compatriotes. Nous tendons la main à l'ensemble de nos compatriotes.

Et nous disons, et nous savons que nos compatriotes d'origine étrangère qui aiment la France, qui ont fait le choix de l'assimilation, qui est un choix exigeant de l'assimilation à la France, de l'assimilation républicaine, ont toutes leurs places au sein du Front National. C'est pour nous une exigence morale, éthique, politique, absolument essentielle. Et nous ne transigerons pas sur ce.

Mais en contrepartie, en contrepartie de ce discours rassembleur et honnête, nous sommes extrêmement exigeants. Et nous disons que si nous nous appréçons à tous les Français, alors il faut que chacun ait à cœur de briser les logiques communautaristes. Il n'y a pas d'assimilation républicaine si on ne brise pas les logiques communautaristes.

Si on accepte telle ou telle dérive communautaire dans sa propre vie ou dans la vie de la cité. Il n'y a pas d'assimilation républicaine si on n'arrête pas immédiatement l'immigration légale et clandestine. Parce que je ne vois pas comment on peut assimiler de nouveaux Français si on continue avec un rythme de 200 000 entrées légales par an.

Ça, c'est l'immigration légale. plus les clandestins qui sont aujourd'hui extrêmement nombreux. Il suffit de voir le déplacement hier de Marie-Méprène à Calais qui est un point de fixation de ce problème d'immigration clandestine.

Mais ce problème dépasse largement bien évidemment les frontières de la seule ville de Calais. nous avons ce discours rassembleur mais nous disons en contrepartie qu'il faut se battre pour l'assimilation. Qu'il faut rappeler à chacun qu'on a les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Et ce discours exigeant nous le mettrons en œuvre notamment je le dis à travers cette politique de tolérance zéro. Il n'est pas question pour nous d'acheter la paix sociale la paix civile dans tel ou tel quartier en demandant aux forces de l'ordre d'être un peu plus tolérant ou de laisser passer telle ou telle infraction. Il n'est pas question de cela.

Nous avons bien l'ambition de faire respecter la loi sur chaque mètre carré du territoire national et qu'il n'y ait plus aucune zone de mon droit dans notre pays. Il ne doit y avoir qu'un seul droit sur l'ensemble du territoire national c'est le droit de la République française point barre. Ce discours exigeant il passe à travers l'école.

Et nous disons qu'il n'y a pas d'assimilation républicaine et d'assimilation à la France si nous avons dans les classes 20, 25 ou 30 nationalités différentes avec les enfants qui le soir ne parlent pas français chez eux. Je ne vois pas très bien comment les choses peuvent se faire. Ce qui nous renvoie à la question de l'immigration ce qui nous renvoie aussi à une vision exigeante de l'école de la République fondée sur l'anémitocratie sur l'autorité du maître sur la discipline et sur l'idée qu'il faut mettre paquet sur l'apprentissage du français à l'école primaire particulièrement dans les départements comme la Seine-Saint-Denis où on sait que c'est un véritable problème aujourd'hui la maîtrise de la langue française et on se rend compte quand on arrive en sixième que beaucoup d'enfants et encore plus en Seine-Saint-Denis ne maîtrisent absolument pas la langue française ni à l'oral ni à l'écrit.

Ça veut dire enfin le respect de la laïcité par qui ? Et c'est maintenant je crois il est maintenant temps que ce soit la république qui devienne revendicative c'est à elle d'avancer et ce n'est plus à elle de reculer devant telle ou telle pression communautariste anti-lalique cela signifie que nous sommes par exemple favorables à ce que la loi de 2004 sur les signes religieux ostensibles à l'école soit étendue à l'université puisque c'est un débat qui montre qu'il faut l'interdiction des signes religieux ostensibles comme le loi à l'université et il faut le faire très rapidement arrêter de tergiverser nous sommes pour l'application de la laïcité ça veut dire qu'il ne faut plus financer les associations communautaristes par les subventions publiques ça veut dire qu'il ne faut plus subventionner d'une manière ou d'une autre détourner souvent les lieux de culte les lieux cultuels qui sont transformés en lieux culturels pour être financés tout cela il faut y mettre fin et respecter intégralement la loi de 905 sur la laïcité voilà ce que nous disons c'est par ce discours exigeant par ce discours honnête que nous pouvons avoir une politique rassembleuse et permettre à l'ensemble de nos compatriotes qui ont fait le choix dans leur cœur c'est tout ce qu'on leur demande de la France d'être avec nous pour permettre la victoire des idées patriarales dans notre pays et permettre je le disais l'émergence de ces banlieues patriotes dans une France patriote voilà le message que je viens passer entre autres choses je parlerai aussi de l'actualité je parlerai bien sûr aussi des départementales j'organisais que nous serons présents bien sûr dans l'ensemble des cantons nouveau cantons de Seine-Saint-Denis nous le serons aussi sur l'ensemble des cantons français plus généralement ce sera une première d'ailleurs la commission nationale sera présente dans l'ensemble des cantons tant mieux et nous allons commencer via une première commission nationale investiture nous avons déjà investi pas mal de candidats la seconde a lieu le 4 novembre et nous allons maintenant très régulièrement investir le nouveau candidat pour les élections départementales avec cette petite originalité c'est bien sûr le mode de scrutin ce couple cette paire je ne sais pas si ça qui est très particulier comme mode de scrutin mais on va essayer d'en prendre le meilleur c'est-à-dire que les paires les couples ont cet avantage qui permettent plus facilement des alliances et c'est vrai que quand vous présentez deux candidats en même temps très naturellement vous pouvez présenter dans certains lieux pas partout évidemment un candidat fond national et un candidat qui n'est pas forcément fond national et un candidat